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00:01Europe 1 et CNews, 9h-10h, l'heure des pros.
00:04Pascal Praud.
00:08Bonjour à tous et bienvenue ce matin sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur l'antenne de CNews jusqu
00:13'à 11h.
00:14La justice n'interdira pas à Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle.
00:19C'est une bonne nouvelle pour ces électeurs mais aussi pour notre démocratie.
00:24Ce n'est pas au juge de décider qui peut concourir à la présidence de la République.
00:27C'est au français et ils voteront en connaissance de cause pour le candidat qu'ils ont choisi.
00:33La décision de la cour d'appel d'hier a renvoyé, si j'ose dire, la balle dans le camp
00:37de Marine Le Pen.
00:38Elle lui dit, c'est à vous de décider si vous êtes candidate ou non.
00:42Et Mme Le Pen a répondu par l'affirmative, elle briguera pour la quatrième fois la magistrature suprême.
00:48Parallèlement, elle se pourvoit en cassation, elle clame son innocence, ce pourvoi est suspensif.
00:54Marine Le Pen est présumée innocente. Ses adversaires politiques hésiteront à la qualifier de délinquante au risque de bafouer cette
01:02présomption d'innocence.
01:03Cette stratégie judiciaire au-delà de défendre ce qu'elle croit sa probité a un avantage politique certain.
01:11Depuis hier soir, j'entends nombre d'interprétations qui diffèrent sur les conséquences juridiques de ce pourvoi en cassation.
01:17Que se passera-t-il si la cour de cassation confirme ou infirme le jugement d'appel ?
01:23Mme Le Pen est condamnée à une peine de trois ans de prison, dont deux avec sursis et un an
01:28ferme sous bracelet électronique.
01:31Quand la cour de cassation rendra-t-elle son arrêt ?
01:34Il n'est pas certain que ce soit avant l'élection présidentielle. Autant de questions que nous allons aborder ce
01:39matin.
01:40Il est 9h, Augustin, donne adieu, c'est à vous.
01:43L'heure des pros, 9h-10h, Pascal Praud sur CNews et Europe 1.
01:54Bonjour Pascal, bonjour à tous. Un homme de 27 ans soupçonné d'être à l'origine d'un départ de
01:59feu dans l'héros a été placé en détention provisoire à l'issue de sa garde à vue.
02:04L'homme, désigné par plusieurs témoins, avait été interpellé dimanche soir alors qu'il se trouvait à proximité du point
02:09de départ d'un incendie à Carlancas.
02:11Connu de la justice, déjà condamné pour un précédent incendie, son procès est prévu le 27 août prochain.
02:18Les Etats-Unis ont lancé une série de frappes contre l'Iran et rétabli leurs sanctions économiques sur le pétrole
02:25iranien.
02:25L'armée américaine affirme répondre aux tirs sur des navires commerciaux dans le détroit d'Hormuz et dit avoir frappé
02:31plus de 80 cibles, dont des systèmes de défense antiaérienne.
02:35Les deux camps s'accusent mutuellement de violer leur protocole d'accord signé le 17 juin dernier.
02:42Et pour la troisième fois en quelques semaines, de fortes chaleurs étouffent la quasi-totalité du pays.
02:48Avec 67 départements en vigilance orange canicule aujourd'hui, les nappes phréatiques s'assèchent et le risque d'incendie augmente.
02:56On attend aujourd'hui jusqu'à 42 degrés à Perpignan ou encore à Carcassonne.
03:01Merci beaucoup Augustin, nous sommes ce matin avec Laure Lavalette, députée du Rassemblement National du Var, porte-parole de la
03:09campagne électorale.
03:11Eugénie Bastier va nous rejoindre, Pascal-Pierre Garbarini également, mais manifestement il y a des petits soucis ce matin d
03:16'embouteillage.
03:17Éric Nolot, lui qui nous l'a dit, voyage dans le bus avec ses rencontres inopinées.
03:24Oui, c'est mémorable.
03:26Et mémorable, donc vous êtes venu comme notre ami Richard Millet et Thomas Bonnet.
03:32Vous le savez, Marine Le Pen a donc été condamnée dans le cadre du procès en appel du RN concernant
03:36les assistants parlementaires européens du parti.
03:38Sa peine d'inéligibilité de 15 mois ferme était déjà purgée.
03:42La chef de file du Rassemblement National a officiellement confirmé sa candidature à l'élection présidentielle.
03:46Laure Lavalette est avec nous.
03:48Hier vous étiez donc Eugénie Bastier.
03:50Je vous en prie Eugénie, venez, rentrez, faites attention parce que parfois on peut tomber et se faire une entorse.
03:56Si tout va bien, il y a un petit peu de monde dans Paris peut-être ?
03:58Compliqué ce matin.
04:00Quelques embouteilles assez compliquées ce matin.
04:02C'est vrai que la jeune mère de famille que vous êtes doit s'occuper de trois enfants, de son
04:07mari accessoirement, d'avoir peut-être un vélo cargo,
04:11de faire deux éditos pour Le Figaro, de préparer une émission et de venir sur CNews.
04:17Donc vous êtes une femme d'aujourd'hui.
04:18Ils sont malades en plus, c'est pour ça que je suis en train de dire.
04:19Ils sont malades ?
04:20Oui.
04:20Ah oui, mais bon, ça les enfants sont parfois malades.
04:23Laure Lavalette, hier, vous êtes au siège du RRTN.
04:26Vous venez d'apprendre que Mme Le Pen peut être candidate.
04:31Qu'est-ce qui s'est dit ?
04:31En fait, on l'a appris au tribunal.
04:33Oui.
04:33Je veux dire, on a bien vu que la chambre d'appel restituait à Marine Le Pen son éligibilité.
04:39Donc ça a eu un grand soulagement de notre part.
04:41Finalement, grâce à l'exécution provisoire, son inéligibilité avait été purgée.
04:46Donc on comprend très vite, au moment du délibéré, on comprend très vite que Marine Le Pen va pouvoir se
04:51présenter en formant un pourvoi en cassation.
04:54Donc on est évidemment très heureux, puisque le matin, tous les scénarios étaient encore ouverts.
04:59Et qu'est-ce qui se dit à ce moment-là ?
05:01Est-ce que la stratégie judiciaire se met en place immédiatement ?
05:03Est-ce qu'il y a discussion ?
05:05Est-ce qu'il y a hésitation, pourquoi pas, avec ce bracelet électronique qui peut peser sur la campagne ?
05:11Est-ce que la candidature de Jordan Bardella est envisagée ?
05:14Ou est-ce qu'au contraire, il y a un consensus rapide pour mettre Marine Le Pen en position d
05:21'élection à cette présidentielle ?
05:24En fait, ce pourvoi en cassation, il a pour effet, évidemment, de remettre Marine dans son entière présomption d'innocence.
05:30Mais elle le forme aussi parce qu'elle veut clamer son innocence.
05:33On avait demandé une relaxe que nous n'avons pas eue, même si, évidemment, vous avez dû voir que...
05:37Troisième fois que je demande qu'est-ce qui s'est dit dans la réunion.
05:39Mais je vais peut-être la demander une quatrième fois.
05:42Qu'est-ce qui s'est dit ?
05:43On est tout de suite partis en ordre de bataille.
05:45Il n'y a pas eu d'hésitation sur le fait que Marine Le Pen y aille.
05:47Ça, c'est évident.
05:49Là, il y avait qui dans cette réunion ? Vous êtes combien ?
05:51On est 15.
05:52On est 15.
05:52Il y a les porte-parole et j'allais dire un peu les staffs de Jordan et les staffs de
05:56Marine.
05:57Et très vite, on comprend qu'elle peut aller.
05:58Qui parle ?
05:59On est très contents tout de suite.
06:00Marine Le Pen et Jordan Bardella s'entretiennent tous les deux.
06:04Et très vite, ça se met en place.
06:07Il y a consensus.
06:08Il y a consensus immédiat.
06:10Marine Le Pen prépare son allocution.
06:12Le pourvoi en cassation, qui le décide ?
06:15Marine Le Pen, tout de suite, mais encore une fois, parce qu'elle clame son innocence.
06:18Elle demandait la relaxe.
06:19Elle avait dit qu'elle utiliserait tous les moyens en sa possession pour clamer son innocence.
06:24Donc, le pourvoi en fait partie.
06:26Et il se trouve que ce pourvoi, il a comme effet d'être suspensif.
06:29Et on comprend très vite que Marine Le Pen peut donc...
06:32Avec des interprétations, j'attends Pascal-Pierre Garbarini, parce qu'il y a des interprétations qui divergent sur ce pourvoi
06:39en cassation.
06:40C'est-à-dire que si, par exemple, la cassation confirme le jugement, dans ces cas-là, il n'y
06:46a pas de souci majeur.
06:47Mais si elle infirme le jugement d'appel, que se passe-t-il ?
06:53On me dit parfois que c'est le premier jugement qui revient à la surface.
06:57Mais on me dit aussi le contraire.
06:59Il y a un débat de jury sur cette question.
07:00Mais en fait, le pari, je parle sous le contrôle de Laure Lavalette,
07:02le pari, c'est de dire que la décision de la Cour de cassation ne sera pas rendue avant l
07:06'élection présidentielle.
07:07Que les délais moyens sont plutôt d'un an, voire deux ans.
07:10et que l'accélération du calendrier annoncée au départ par le procureur auprès de la Cour de cassation,
07:15c'était pour dire que la question de l'inéligibilité sera tranchée avant l'élection présidentielle.
07:19Est-ce que c'est tenable dans une campagne électorale aussi importante que la Cour de cassation
07:24sur laquelle il y aura une pression ne se prononce pas avant l'élection présidentielle ?
07:28Mais il n'y a pas de raison vraiment qu'elle se prononce.
07:30Je pense que personne ne répondrait qu'elle se prononce.
07:31La raison, c'est la présidentielle.
07:33Mais justement, maintenant qu'il y a un vent de démocratie, de liberté,
07:36qui a quand même soufflé dans cette chambre d'appel.
07:39Et d'ailleurs, je reprends les mots de la présidente.
07:42Elle dit bien que ça serait une atteinte au processus démocratique
07:46et il faut que les Français aient la liberté de choix.
07:48Je veux dire, le délibéré d'hier est tout à fait en accord avec l'arrêt du Conseil constitutionnel.
07:55Souvenez-vous qu'il disait qu'il fallait que la peine soit proportionnée
07:56et qu'elle laisse la liberté aux Français.
07:59Eugénie Bastier, je salue l'arrivée de Pascal-Pierre Garbarini, victime des embouteillages.
08:04On roule mieux en Corse que dans la capitale.
08:08Oui, bien sûr, mais on vit mieux en Corse.
08:11Eugénie Bastier.
08:12On voit très bien la stratégie, et qui n'est pas d'ailleurs idiote,
08:15pour conserver la candidate de Marine Le Pen,
08:17qui est d'ailleurs probablement une meilleure candidate que Jordan Bardella
08:20en termes de bête politique.
08:22Cependant, est-ce que vous ne craignez pas qu'elle soit affaiblie par ce jugement,
08:25parce que ça va être l'attaque constante pendant toute la campagne présidentielle,
08:28qu'elle a été condamnée par deux instances ?
08:30J'entendais déjà Gabriel Attal et Emmanuel Mompard ce matin sur France Inter,
08:33qui l'attaquait là-dessus, en disant, voilà,
08:35elle prône la sévérité pour les délinquants et elle-même est une délinquante.
08:38Est-ce que vous ne craignez pas que ça l'affaiblisse quand même considérablement ?
08:41Non, j'ai bien compris que la classe politique, d'un coup, tremblait un peu.
08:43Il n'y avait qu'à voir leur mine déconfite hier.
08:45Effectivement, je pense que la candidature de Marine Le Pen n'était pas une bonne nouvelle,
08:48ni pour Gabriel Attal, ni pour Édouard Philippe.
08:51Mais non, non, encore une fois, est-ce qu'ils vont avoir la présomption d'innocence à géométrie variable ?
08:54Je vous pose la question.
08:56Comme tout justiciable, Marine Le Pen est présumée innocente.
08:58Nous pensons que cet arrêt de la Cour de cassation arrivera après la présidentielle.
09:02Donc voilà, nous, on jette toutes nos forces dans la bataille.
09:05Et puis les Français jugeront, Madame Bastier.
09:07Je pense que c'est eux qui...
09:08Voilà, pour l'instant, Marine Le Pen et Jordan Bardella caracolent, j'allais dire, en tête des sondages.
09:12Ils sont toutes les deux les deux personnalités préférées des Français.
09:15Moi, je pense qu'au contraire, en tout cas, toutes les marques de sympathie que nous avons eues
09:18montrent bien qu'elle a la stature d'une femme d'État.
09:23Certains Français craignaient qu'elle ne puisse pas y aller.
09:25Je pense au contraire que ça donne un souffle nouveau dans cette élection présidentielle.
09:28Et même elle, je pense, à titre personnel, quand vous avez pu penser être empêchée
09:31et que finalement, vous pouvez y aller, je pense que vous avez une détermination, une ténacité qu'on lui connaît
09:35déjà.
09:35Et une pugnacité qui, là, est à son parole.
09:37J'ai une question juridique avec Pascal Pierre Garbarini.
09:41Et j'ai eu 5, 6, 7 avocats.
09:44Vous faites un métier merveilleux où, quand tu es un avocat, il t'explique que lui sait
09:51et que son confrère, qui est par ailleurs excellent, se trompe.
09:56Bon, c'est comme les chirurgiens.
10:00C'est bien résumé.
10:01Ça ressemble au journalisme un peu.
10:04Non, non, non, c'est comme les chirurgiens.
10:05Ou alors, il y a une autre profession que j'adore, que je cite souvent, c'est les coiffeurs.
10:09Quand tu vas chez un coiffeur, la première chose qu'il dit, c'est...
10:11Qui vous a fait ça ?
10:12Je suis d'accord.
10:13Voilà une dame qui va régulièrement chez toi.
10:15Je n'ai pas cette référence.
10:17Oui, je suis d'accord avec vous.
10:18Bon, et vous, je vous adore.
10:19Alors, je vais citer, parce qu'en plus, je l'ai eu au téléphone.
10:22Et puis, je l'apprécie et je l'aime beaucoup, Alain Jakubowicz.
10:25Bon, Alain Jakubowicz qui a écrit ceci.
10:27Avec ce pourvoi en cassation, Marine Le Pen risque de jouer perdant-perdant.
10:31Si la cour de cassation casse l'arrêt rendu aujourd'hui, en l'occurrence hier,
10:37elle se trouve dans la situation du jugement de première instance
10:40qui était plus sévère et assortie de l'exécution provisoire.
10:44Voilà ce qu'il dit et qu'il redit, puisque je l'ai eu avant l'émission.
10:48Et vous, vous dites non.
10:49Non.
10:50Bon, alors, qui a raison ?
10:53De toute façon, la cour de cassation se statuera,
10:55mais je dis non parce que je pense que mon confrère,
10:59excellent au demeurant, j'ose même plus le dire,
11:01parce qu'il va croire que...
11:04Mais mon confrère doit s'appuyer sur une décision
11:08de la cour de cassation de 1993.
11:10Isolée, il n'y en a qu'une.
11:11Il n'y en a qu'une.
11:12Donc, ce n'est pas une jurisprudence.
11:13La jurisprudence, c'est de nombreuses décisions qui vont dans le même sens.
11:16Là, c'est un arrêt de la chambre criminelle de la cour de cassation de 1993
11:21sur un problème de sursis mis à l'épreuve avec exécution provisoire.
11:26Où, dans ce cas-là, il avait été décidé en 1993
11:29qu'en effet, on revenait à la décision de première instance.
11:35Cependant, depuis lors, ça a changé.
11:38Ce ne sont pas les mêmes faits et ça a changé.
11:40Et la doctrine, aujourd'hui, dominante est dans la situation inverse
11:45de celle que je prône.
11:46C'est-à-dire de dire que, pas du tout, pas du tout,
11:49s'il y a une cassation, d'abord, il y aura certainement une cassation avec renvoi.
11:55Mais pendant le moment, entre le moment où tu renvoies
11:59et le moment où, donc, le procès va se tenir.
12:03Là, il y a un espace-temps.
12:05Vous êtes sous quel régime à ce moment-là ?
12:07Le régime de la présomption d'innocence
12:10sans les effets de l'arrêt de la Cour d'appel
12:15et, ipso facto, les effets du jugement du tribunal correctionnel.
12:21Je donne cet exemple. Pardonnez-moi.
12:23Mais donc, quelqu'un...
12:26Alors, c'est en matière criminelle.
12:28Mais comme ça, on va comprendre
12:29parce qu'on peut l'appliquer au tribunal correctionnel.
12:32Mais on fait criminel parce que c'est plus parlant, si je puis dire.
12:35Éloquent.
12:36Non. Je tue quelqu'un.
12:39Je prends 15 ans.
12:41Ok ?
12:43Je vais en appel.
12:44Forcément, je suis innocent.
12:46Je suis acquitté.
12:48Le parquet général fait cassation.
12:52Ok ?
12:53L'arrêt est cassé.
12:53Je retourne en prison ?
12:54Je refais les 15 ans ?
12:58Non, mais si pourtant, ça arrive.
13:00Le cas que vous jugez un problème,
13:01si ça arrive, qu'est-ce qui se passe ?
13:03Si ce que vous annoncez ne se passe pas,
13:06qu'on revient, on rend une décision semblable à celle de 93.
13:10Qu'est-ce qui se passe dans ce cas-là ?
13:11Alors, admettons.
13:13Très bonne...
13:14En effet.
13:15C'est un peu compliqué à comprendre, me dit-on.
13:17Parce que dès qu'on arrive un peu, effectivement,
13:19dans des décisions,
13:21dans des explications juridiques,
13:22que ça peut être compliqué à comprendre.
13:23Moi, ce qui m'intéresse, effectivement,
13:25et Éric a raison,
13:26c'est les conséquences des deux décisions.
13:28Si la Cour de cassation
13:31confirme le jugement en appel,
13:34qu'est-ce qui se passe ?
13:35Si elle vit, à ce moment-là,
13:37elle est sous bracelet ?
13:38Si elle confirme l'arrêt.
13:39Si elle confirme l'arrêt.
13:40L'arrêt, là, qui a été rendu hier.
13:41Donc là, par exemple,
13:43si elle confirme ça en janvier,
13:44donc elle finit avec un bracelet.
13:45Ça ne sera pas à janvier.
13:46Mais admettons que ce soit janvier.
13:49Admettons que ce soit janvier.
13:50Alors, premier cas.
13:51Premier cas.
13:52Premier cas.
13:52Admettons que ce soit janvier.
13:54Donc, les élections ne sont pas encore passées.
13:58D'accord.
13:58Elle est en janvier.
13:59Le juge d'application des peines
14:01a quatre mois pour la convoquer.
14:04C'est un délai de quatre mois.
14:05Avec la particularité, pardon,
14:07ce délai, il n'est pas obligatoire.
14:09Oui, mais il y aura pression.
14:11Les gens diront que vous la convoquez demain matin.
14:14Alors, admettons qu'il la convoque demain matin.
14:15Alors, il la convoque demain matin.
14:18Elle rentre.
14:19Prenons, par exemple, janvier, 5 janvier.
14:23Ok ?
14:23Elle a le rendez-vous chez le juge d'application des peines.
14:26Il lui met le bracelet.
14:27Dans un délai de cinq jours.
14:29C'est-à-dire avant le 10 janvier.
14:31Des techniciens vont dans son domicile
14:33et ils vont mettre une boîte
14:35et elle va avoir un bracelet à la cheville ou au poignet.
14:39Voilà.
14:40Ça, c'est le premier point.
14:41Donc, ça, c'est possible.
14:41Donc, elle peut avoir un bracelet dans ce cas-là.
14:43Avec la particularité, pardon, mais comme ça,
14:46le juge d'application des peines
14:47peut également aménager le bracelet.
14:49D'accord, il n'y a pas de souci.
14:49Mais on comprend qu'elle peut porter un bracelet dans ce cas-là.
14:52Ça, c'est s'il y a confirmation.
14:54Mais pas que.
14:55Avant la confirmation, il y a quand même des QPC.
14:57Mais nous sommes d'accord.
14:58Il y a quand même des coups qui permettent d'avoir déjà les délais.
14:59Non, mais c'est d'accord.
15:00En fait, oui, mais c'est crucial.
15:01Vous avez raison.
15:02Ça n'arrivera pas avant le projet.
15:03Je pense pour tout dire que vous avez raison.
15:06Je pense qu'il y a une sorte de consensus pour dire que ça n'arrivera pas.
15:11Mais on parle là en théorie.
15:13C'est ce qui nous intéresse.
15:14Deuxième cas.
15:15Et j'irais bien vivre en théorie quand vous êtes bien des proches.
15:17Je pense qu'il y a moins de souci.
15:18Et juste quand même aussi, je voudrais bien dire, il n'y a pas de bracelet.
15:21Il n'y a juste une...
15:22On n'a pas le droit de quitter le territoire national.
15:23Ça peut aussi être ça, l'aménagement.
15:25Ce n'est pas forcément...
15:26Le juge d'application des peines peut aménager...
15:28Là, non, parce qu'il a prononcé une détention à domicile sur surveillance électronique à Benicio.
15:35Mais avant de l'avoir rencontrée, je pense qu'il se négocie avec le JAP quand même.
15:38Donc ça, c'est la première chose.
15:39Ce qui se négocie, c'est l'aménagement.
15:40Donc c'est le premier cas, on peut considérer qu'il y a une forme de risque qui est pris
15:44par Mme Le Pen de finir la campagne électorale avec un bracelet.
15:47Premier cas.
15:48Deuxième cas.
15:49La cour de canstation infirme.
15:51Et ce cas-là, manifestement, c'est celui-là qui posait le problème pour la raison que je disais tout
15:56à l'heure.
15:56C'est-à-dire que certains disaient, on revient à la première instance et elle devient inéligible.
16:00Ou certains interprétaient cela comme ça.
16:01Qu'est-ce qui se passe si elle casse ?
16:03Eh bien, si elle casse, en général, dans ce type de dossier, elle casse avec renvoi.
16:08C'est-à-dire, elle casse et elle dit...
16:09Et il y a un nouveau procès.
16:10Il y a un nouveau procès devant la cour d'appel de Paris, vraisemblablement, autrement composée.
16:15D'accord.
16:15C'est-à-dire, la même chambre, mais avec d'autres magistrats.
16:19Ça, c'est la possibilité.
16:20Mais si on est dans le cas le plus défavorable contre elle, d'accord,
16:27l'inéligibilité avec exigences provisoires, si je prends l'arrêt de 93, il aura continué à courir.
16:33D'accord.
16:34Elle sera purgée.
16:36Et vraisemblablement, ça sera purgée.
16:38D'accord.
16:39Écoutez, je pense qu'on a été suffisamment clairs.
16:42Alors, ce matin, je voulais quand même qu'on écoute peut-être, parce que c'est Marie-Suzanne Lequéo.
16:47Elle est procureure générale près de la cour d'appel de Paris.
16:50C'est peut-être elle qu'il faut écouter en priorité, puisque c'est elle qui va être chargée du
16:54dossier.
16:55Donc, je vous propose de l'écouter.
16:56Elle était sur RTL ce matin.
16:58Avant d'arriver dans votre studio, j'ai découvert que l'arrêt faisait 339 pages.
17:05Donc, vous comprenez qu'il faut que je le regarde, que je l'analyse, puisque je répète aussi que juger
17:14une affaire,
17:15la cour de cassation ne rejuge pas le dossier comme le premier et le deuxième ressort.
17:20Elle se prononce sur l'application de la règle de droit.
17:23Voilà, ça, c'est son rôle.
17:24Il faut donc que je regarde quelle était la motivation, le raisonnement juridique des magistrats de la cour
17:31pour me déterminer s'ils sont conformes à la règle de droit et si j'ai ou pas un motif
17:36de pourvoi en cassation.
17:38Donc, je ferai connaître, bien évidemment, ma décision rapidement.
17:43C'est-à-dire ?
17:43Mais la semaine prochaine, mais en l'état, ce soir, je ne peux pas vous dire quelle sera ma position,
17:52comme d'ailleurs je pense que peut-être que les prévenus eux-mêmes réfléchissent à la possibilité de faire ce
17:56pourvoi.
17:57La justice ne fait pas de politique.
17:59C'est une décision judiciaire qui a des conséquences politiques, mais ce n'est pas une décision politique.
18:07Je tiens d'ailleurs à le rappeler extrêmement fermement.
18:12Simplement, donc, les magistrats, dans le cadre de la peine d'inégibilité,
18:17ont estimé qu'avec les 45 mois d'emprisonnement prononcés, dont 30 mois avec sursis,
18:23c'est-à-dire 15 mois fermes, qui ont déjà été exécutés par Mme Le Pen,
18:27ils lui permettaient que cette peine était proportionnée et permettait donc à Mme Le Pen,
18:33si elle le souhaite, bien évidemment, c'est une décision qui lui appartient de se présenter à la présidence de
18:39la République.
18:40Je retiens effectivement, alors c'est très important ce que dit Marie-Suzanne Le Keo,
18:44je retiens qu'elle dit, alors on la croit ou pas, la justice ne fait pas de politique,
18:48je retiens également qu'elle hésite à savoir si le parquet va faire appel,
18:54pourvoi, pardonnez-moi, de cette décision.
18:57Mais moi ce que je retiens, Laura Lavalette, c'est que la justice au fond dit,
19:01Marine Le Pen peut ou doit se présenter.
19:04Donc il y a une continuité à avoir avec la décision de la cour de cassation.
19:09C'est-à-dire que si par exemple il y avait, si le jugement était infirmé en l'espèce,
19:17elle permettrait néanmoins à Mme Le Pen de pouvoir faire campagne,
19:21il y aurait un lien en tout cas avec le jugement de l'appel.
19:25Je ne sais pas si je m'exprime assez clairement, mais j'y vois,
19:28et je trouve que c'est plutôt bien, on pourrait dire la même chose pour Jean-Luc Mélenchon,
19:31je trouve que c'est plutôt bien que la justice n'interfère pas dans une élection présidentielle.
19:36En tout cas ce qui est sûr, c'est que le délibéré d'hier est en adéquation
19:39avec l'arrêt du Conseil constitutionnel qui était sorti trois jours avant la première instance,
19:43où on parle de liberté des électeurs à pouvoir voter pour le candidat de leur choix.
19:48Et puis on peut s'arrêter deux secondes sur hier,
19:50vous avez vu que toutes les peines ont été divisées.
19:52Mais elles sont très légères les peines.
19:53Les dommages et intérêts ont été divisés par un peu.
19:55On a envie de dire tout ça pour ça.
19:56Et tout à qui le dites-vous.
19:58Mais non, mais par exemple, Louis Alliot,
20:00Louis Alliot, alors bien sûr, il a enfreint la loi, on reconnaît,
20:03mais c'est des peines avec sursis.
20:05Mais tous ont éliminé.
20:06Donc tout ça, j'ai envie de dire tout ça pour ça.
20:09C'est-à-dire que je lisais...
20:11Des aveux de la première instance.
20:12Mais bien sûr, et des aveux aussi de tout ce que je lis depuis des mois et des mois sur
20:16ce dossier.
20:17C'est-à-dire qu'à l'arrivée, la justice dit, oui, le RN a enfreint la loi, mais les
20:23peines sont légères.
20:24C'est ça que je retiens de ce jugement.
20:26Et Louis Alliot est un bon exemple, puisque Louis Alliot, il peut conserver sa mairie,
20:30alors qu'on l'empêchait quasiment de se présenter.
20:33Légère avec de la prison ferme pour Marine Le Pen quand même.
20:35Sauf Marine Le Pen, vous avez parfaitement raison.
20:37Même si c'est aménageable, c'est une peine de prison ferme.
20:39Et on ne parle plus de trouble à l'ordre démocratique, comme il avait été question en première instance.
20:43Enfin, tous ces arguments quand même qui, pour le coup, nous paraissaient très politiques,
20:45ont été balayés par le jugement d'hier.
20:48On remet l'église au centre du village par rapport aux atteintes à la probité.
20:53Moi, je ne cesse de le répéter.
20:55On a aujourd'hui une justice qui est très, très sévère pour les atteintes à la probité.
21:02D'accord ? Depuis l'affaire Cahuzac.
21:04Donc, aujourd'hui, la moindre personne élue devient presque autant coupable,
21:12ce n'est pas tout à fait le mot, mais autant responsable pénalement
21:15et méritant une peine parfois plus sévère que la personne qui va s'en prendre
21:20et qui va faire des atteintes à des biens ou à des personnes.
21:23Moi, personnellement, je suis particulièrement choqué de cette sévérité.
21:29Richard Millet.
21:30Pour résumer les choses et pour faire écho à un certain nombre d'éditorialistes ce matin,
21:33est-ce que cette candidature est un pari dans les conditions que vous venez d'énoncer ?
21:37Alors ça, c'est là aussi que les analyses diffèrent.
21:41Je lisais Vincent Trimollet de Villers dans le Figaro ce matin.
21:43Il parle de Paris.
21:44Il y a beaucoup de gens qui parlent de Paris.
21:48Il y a beaucoup de gens qui trouvent une forme de perversité,
21:50une malignité de la justice française également.
21:52C'est des interprétations que j'ai lues ici ou là.
21:56C'était habile, je trouve, de la part de la Cour d'appel,
21:59de dire finalement, ça ne nous concerne plus.
22:00On laisse la possibilité à Marine Le Pen de se présenter.
22:03Donc, il y avait une certaine habilité, je trouve,
22:05et c'était à Marine Le Pen de prendre sa décision.
22:07Elle avait dit, la seule chose qui l'empêcherait de se présenter,
22:09c'est d'être sous bracelet électronique.
22:11Ce que là, elle ne le va pas l'être.
22:12Donc, la question ne s'est plus posée.
22:14Mais moi, je pense que c'est les Français qui ont gagné hier.
22:16On a une grande chance.
22:17Mais le pari, il est politique aussi.
22:18Le pari, il est politique.
22:19C'est quel impact va avoir ce parcours judiciaire auprès de l'électorat ?
22:23On peut imaginer à grands traits que la base soit renforcée
22:26et remobilisée par cette décision.
22:28Et qu'à l'inverse, quand il s'agira d'aller convaincre au-delà de cette famille politique,
22:31ça peut être un handicap.
22:32Ça peut être perçu comme ça.
22:33Moi, je ne pense pas.
22:34Je pense que ce qui est un handicap, c'est le bilan d'Emmanuel Macron des dernières années.
22:37C'est notre sécurité, notre immigration, notre hôpital qui ne fonctionne pas,
22:40notre école qui est à la délire.
22:41Le Rassemblement National est quand même condamné en tant que personne morale
22:44à 2 millions d'euros d'amende, dont 1 million d'euros avec sursis.
22:47Oui, mais les dommages à l'intérêt ont été divisés par deux, par exemple.
22:49On nous rend de l'argent.
22:51Donc, c'est vrai que c'était...
22:52Je rappelle donc que Nicolas Bay, député européen depuis 2014,
22:55est condamné à un an avec sursis.
22:575 000 euros d'amende, 2 ans d'inéligibilité.
23:00Louis Alliot, ex-député européen, est condamné à un an de prison
23:02et 2 ans d'inéligibilité, le tout avec sursis.
23:05Alors, c'est des peines...
23:06Le sursis, par définition, est considéré comme des peines...
23:11Moi, je l'interprète comme ça, en tout cas légères, puisque...
23:16Je vous rappelle quand même que pour des affaires quasi similaires,
23:20Jean-Luc Mélenchon n'est pas inquiété et M. Bayreau a été relaxé.
23:24Donc aussi, oui, il était temps que ses peines soient légères
23:26parce qu'elles sont déjà de trop.
23:27Encore une fois, nous plaidions la relaxe.
23:29On est persuadés d'être...
23:30Oui, alors sur le dossier, moi, je ne connais pas à fond le dossier,
23:32mais manifestement, le majordome de Jean-Marie Le Pen a été payé
23:35par le Rassemblement National, ce qui, a priori, n'est pas...
23:38Je vais vous dire, il se trouve que le Parlement européen avait le contrat, je veux dire...
23:41Oui, mais convenez que l'exemple que je cite est répréhensible.
23:51Si le majordome de Jean-Marie Le Pen, à l'époque, a été payé
23:55avec l'argent du Parlement européen, ce n'est pas convenable.
23:59J'entends ce que vous dites.
24:00J'entends aussi ce que dit la présidente hier.
24:02Il n'y a pas d'enrichissement personnel.
24:03Elle revient dessus, elle explique.
24:05Je suis d'accord avec vous, mais ça, ce n'est pas des choses qui se font.
24:08On a reproché à nos attachés parlementaires d'avoir travaillé au niveau national
24:11et d'avoir fait de la politique nationale et pas de la politique européenne.
24:16Ça, c'est autre chose.
24:17J'ai dit, parce que Marine Le Pen, hier, a fait un tour de passe-passe.
24:21Il y avait de la perversité dans le jugement qui était rendu,
24:23mais il y avait de la perversité aussi dans la réponse.
24:25Elle a fait un tour de passe-passe en disant, je vais en cassation
24:27parce que je considère que je suis innocent, nous sommes innocents.
24:32Sur le fond du dossier, c'est accablant.
24:34Si, le Rassemblement national est coupable et donc Marine Le Pen est coupable.
24:37C'était l'histoire du majordome et le fond du dossier.
24:40Donc, en fait, elle a fait cette manœuvre parce qu'elle pense
24:43qu'elle a gagné assez de temps pour se tirer d'affaires.
24:45Mais la culpabilité, c'est ça qui me choque.
24:47En disant, je suis innocent, il suffit de jeter un coup d'œil au dossier
24:50pour comprendre qu'elle est coupable et le Rassemblement national aussi.
24:53Pardonnez-moi, chacun est différent.
24:55Non, mais d'accord.
24:56Qu'un député du Parlement européen puisse travailler pour l'URN,
25:00j'imagine tout à fait comment ça peut se passer.
25:02Un assistant par exemple.
25:03Vous savez que je ne suis pas d'accord avec vous, mais bon.
25:05Vous avez déjà eu cette discussion.
25:06Non, mais la loi, c'est la loi à partir de là.
25:08Excusez-moi de vous dire qu'à l'heure actuelle,
25:10quand on voit les campagnes municipales,
25:11je peux vous dire que le nombre d'attachés parlementaires,
25:13de parlementaires LFI,
25:16qui étaient il n'y a pas longtemps du tout sur le terrain,
25:19dans les campagnes municipales,
25:20alors que leur contrat n'était pas suspendu.
25:22Ça, je peux vous dire que c'est choquant.
25:23Mais vous trouvez ça anormal.
25:23Et c'est maintenant que ça n'a rien à voir.
25:25Et c'est quand même très choquant parce que c'est maintenant
25:27et que les règles, on les connaît bien.
25:28Non, mais ce que je vous dis, c'est vraiment...
25:29Les règles étaient très floues, M. Nolot.
25:31Les règles du Parlement européen étaient très floues.
25:34Nul n'est censé ignorer la loi.
25:35Elles n'ont pas cessé d'évoluer
25:38jusqu'au moment où le jugement intervient.
25:41Oui.
25:42Pardonnez-moi, je voudrais juste souligner
25:44qu'on peut quand même prendre acte
25:47que la justice fonctionne.
25:51Je pense que lorsqu'on doit la critiquer,
25:54on la critique.
25:55Mais là, le second degré de juridiction,
25:57il a fonctionné.
25:58Il y a une décision qui a été prise.
26:00Le conseil conditionnel a remis,
26:02si je puis dire, des éléments de langage.
26:04Et la Cour d'appel a rendu une...
26:07On marque une pause.
26:08Je réponds simplement à Eugénie
26:09qui dit,
26:09« Nul n'est censé ignorer la loi ».
26:12Il faut se rappeler que l'affaire
26:13avait débuté par un courrier anonyme
26:15adressé à l'office antifraude
26:17de l'Union européenne.
26:18C'est toujours comme ça.
26:19Le RN a dénoncé par ailleurs les filles.
26:22J'entends en conséquence de quoi à l'époque
26:24le président qui était socialiste allemand
26:26du Parlement européen
26:27avait saisi le dit office
26:29pour qu'il ouvre une enquête.
26:31Nous sommes d'accord.
26:32Et on retrouve donc à l'origine de ce processus
26:34les deux instances qui parfois
26:36ont vidé la souveraineté nationale,
26:39le Parlement européen, la magistrate.
26:42Pardonnez-moi de le dire comme ça
26:43parce que c'est une réalité.
26:44Oui, mais d'ailleurs,
26:44dans son jugement,
26:46la Cour dit que Marine Le Pen,
26:49en faisant ça,
26:49a altéré la confiance
26:50que les électeurs pouvaient avoir
26:52dans les institutions européennes.
26:53Et ça, je ne suis vraiment pas sûre
26:54que ce soit le cas
26:54parce que je pense que la confiance
26:55dans les institutions européennes
26:56est plutôt due à l'inefficacité
26:58de l'Union européenne
26:59qu'aux agissements de Marine Le Pen.
27:01Vous avez parfaitement raison.
27:01Je ne suis pas du tout sûr
27:02que ça joue un rôle
27:03dans l'affaissement démocratique.
27:04C'est aux électeurs de juger.
27:06Madame Lavalette,
27:06je veux vous remercier.
27:09d'avoir donné ces précisions,
27:12ces informations.
27:13Il est 9h25,
27:14on marque une pause
27:15et nous revenons pour envisager,
27:18d'abord écouter Madame Le Pen
27:19et envisager les conséquences
27:20politiques de ça.
27:23Europe 1 et CNews,
27:259h, 10h,
27:26l'heure des pros.
27:27Pascal Praud.
27:30T1 et Somaya Labidi
27:31est avec nous.
27:32Bonjour Somaya.
27:32Vous nous rappelez évidemment
27:33les titres.
27:37Bonjour Pascal
27:38et bonjour à tous.
27:39Les soldats du fin d'œil
27:40mordent un sapeur-pompier
27:41volontaire du 1073
27:44annoncent ce matin
27:44sur X de Laurent Mouniez
27:46qui précise que l'homme
27:47de 22 ans
27:48a été emporté
27:49par une chute de pierre
27:50lors d'une intervention
27:51sur un incendie.
27:52En Savoie,
27:54le ministre de l'Intérieur
27:55a salué sa mémoire
27:56et a dressé ses pensées
27:57les plus sincères
27:57à sa famille
27:58et à ses proches.
28:00Quelle que soit la décision
28:01de la Cour de cassation,
28:03même sous bracelet électronique,
28:04Marine Le Pen
28:05doit faire campagne.
28:07déclaration ce matin
28:07sur notre antenne
28:08de Marion Maréchal.
28:10Selon la députée européenne,
28:11il s'agit d'un choix historique,
28:12un choix existentiel,
28:14c'est renaître
28:14ou disparaître.
28:16Quelle que soit
28:16la configuration judiciaire,
28:18il faut entrer
28:18dans la course
28:19à la présidentielle.
28:20A-t-elle martelé ?
28:22Et puis le chef de l'OTAN
28:23prend la défense
28:24de Washington.
28:25Selon Marc Root,
28:25les frappes américaines
28:27en Iran
28:27étaient absolument nécessaires.
28:29Réaction après des attaques
28:30sur plus de 80 cibles en Iran
28:33menées en riposte
28:34à des tirs iraniens
28:34sur des navires commerciaux
28:36dans le T3 d'Ormuz.
28:38Merci beaucoup,
28:39Somaïa.
28:39Nous recevons à présent
28:40Sébastien Chenu
28:41avec qui nous allons pouvoir
28:43examiner les conséquences
28:44de la décision
28:45de Marine Le Pen hier
28:46qui était sur TF1.
28:48Liberté de vote
28:49pour les Français,
28:50a-t-elle dit ?
28:50Écoutons Mme Le Pen.
28:52J'ai été heureuse
28:53qu'on rende aux Français
28:55leur liberté de voter
28:56et que la Cour
28:57me rende mon éligibilité.
29:00Je suis en désaccord,
29:02nous sommes d'ailleurs
29:02en désaccord
29:03avec l'application
29:06de l'article 432.15
29:09du Code pénal
29:09au fait que l'on nous reproche,
29:11dont je rappelle
29:11qu'il consiste
29:14pour nos assistants
29:15à avoir fait
29:16de la politique nationale
29:17plutôt que d'avoir fait
29:17de la politique européenne
29:19et par conséquent
29:20je vais soumettre
29:21ce sujet de droit
29:22à mon avis
29:23extrêmement sérieux
29:24à la Cour de cassation.
29:26Je considère
29:26que deux juridictions
29:28peuvent commettre
29:29une erreur
29:29et je pense que
29:30l'état de droit
29:32d'ailleurs
29:33le considère
29:35lui aussi
29:35puisqu'il permet
29:36précisément
29:37d'inscrire
29:38un pourvoi en cassation
29:39ce que je ferai
29:40pour que la Cour de cassation
29:42tranche
29:42ce sujet de droit.
29:44Marine Lange Pen
29:45à 9h33
29:46sur l'antenne
29:47d'Europe 1
29:47sur l'antenne
29:48de CNews
29:49je ferai campagne
29:50a-t-elle dit
29:51hier à Gilles Boulot.
29:53A partir du moment
29:54où ma peine
29:56d'inéligibilité
29:57est purgée
29:58alors je veux
29:59aller au bout
30:00comme tout
30:01justiciable
30:02d'ailleurs
30:02a le droit
30:03de le faire
30:04au bout
30:05des voies de recours
30:05qui me sont
30:06offertes
30:07pour pouvoir
30:08défendre
30:09précisément
30:10mon innocence
30:10dans ce dossier.
30:11Ma conviction
30:12a été très rapidement
30:13faite
30:13puisque
30:13j'avais indiqué
30:14vous le savez
30:15que je ne ferai pas
30:17campagne
30:18sous bracelet électronique
30:20mais comme j'ai la possibilité
30:22de faire un pourvoi
30:23en cassation
30:23ce qui n'était pas
30:24obligatoirement
30:24le cas
30:25des autres hypothèses
30:26et que le pourvoi
30:27en cassation
30:28suspend
30:28les effets
30:30de l'arrêt
30:31je ferai donc
30:31campagne
30:32sans bracelet électronique.
30:34Donc ce soir
30:35je suis candidate
30:35à l'élection présidentielle.
30:37Et elle a évoqué
30:38évidemment
30:38le binôme
30:39qu'elle formera
30:40avec
30:41Jordan Bardella.
30:45Nous offrons
30:46aux Français
30:47un binôme
30:48un binôme
30:49président
30:50de la République
30:50et premier ministre
30:51s'ils nous font confiance
30:52et que ce binôme
30:54il a
30:55une véritable solidité
30:56il est très fort
30:57de ses convictions
30:58de l'habitude
30:59que nous avons
31:00de travailler
31:00ensemble
31:01depuis des années
31:02maintenant.
31:03Nous avons
31:04les solutions
31:04nous les exprimons
31:05d'ailleurs aux Français
31:06tout au cours
31:08de la campagne
31:10et je pense
31:11que ce binôme
31:12est gagnant
31:13c'est un ticket gagnant
31:14en quelque sorte.
31:14Nous nous sommes préparés
31:16moi
31:17à ce rôle
31:19éminent
31:20de président
31:21de la République
31:21dont
31:22les Français
31:23détiennent
31:23la clé
31:23et Jordan
31:25au rôle
31:26non moins
31:26éminent
31:26de premier ministre.
31:28C'est intéressant
31:29parce qu'on dit
31:30souvent qu'une élection
31:30présidentielle
31:31c'est la rencontre
31:31d'un homme
31:32ou d'une femme
31:32avec le peuple français
31:33et c'est la première fois
31:35à mon sens
31:35qu'un candidat
31:37arrive en disant
31:38binôme.
31:39Alors Sébastien Chenu
31:39évidemment
31:40beaucoup de gens
31:40ont pensé hier
31:41à Jordan Bardella
31:42parce que
31:43même si l'entente
31:44est parfaite
31:45entre Mme Le Pen
31:46et M. Bardella
31:47il n'empêche
31:48c'est humain
31:48il y avait
31:50j'imagine
31:51je ne suis pas
31:51dans la tête
31:52de Jordan Bardella
31:53mais il imaginait
31:54porter
31:55la voix du Rassemblement
31:56National
31:57porter les couleurs
31:58du Rassemblement
31:58National
31:59jusqu'à l'élection
32:00vous étiez avec lui
32:02hier dans la salle
32:04quel comportement
32:05avait-il ?
32:06Non Jordan Bardella
32:07n'était pas au tribunal
32:08je n'y étais pas
32:08non plus
32:09dans la salle après
32:10vous étiez
32:10on s'est vu hier soir
32:11après le 20h
32:12vous n'étiez pas
32:13dans la réunion
32:14dans laquelle
32:15Laure Lavalette
32:16était
32:16non elle a d'abord vu
32:17ses conseils
32:19juridiques
32:20pour traiter
32:20l'ensemble
32:21j'allais dire
32:22lever les hypothèques
32:23juridiques
32:24d'une candidature
32:25et à partir du moment
32:26où juridiquement
32:27elle a considéré
32:28qu'elle ne serait pas
32:29entravée
32:30notamment par un port
32:31de bracelets
32:31avec le côté suspensif
32:33de la cour de cassation
32:35elle a politiquement
32:37échangé
32:37évidemment
32:38avec Jordan
32:38et décidé
32:39d'être candidate
32:41voilà
32:42c'est une décision
32:43entre elle et elle
32:44Marine Le Pen
32:44nous on lui a manifesté
32:47notre souhait
32:47de la voir
32:48être candidate
32:49mais à la fin
32:49c'était évidemment
32:50une décision
32:51qu'elle ne pouvait pas
32:51et Jordan Bardella
32:52quelle réaction
32:53qu'on peut
32:53Jordan Bardella
32:55il s'est préparé
32:56à devenir Premier Ministre
32:57vous imaginez
32:58déjà l'immensité
32:59de la tâche
32:59il a devant lui
33:02la nécessité
33:04de convaincre
33:04les Français
33:05et de faire gagner
33:05sa candidate
33:06de monter un programme
33:07de construire
33:08une majorité
33:09et si les Français
33:10le désirent
33:11de faire vivre
33:12ce programme
33:13et cette majorité
33:13et de l'appliquer
33:14donc si vous voulez
33:15Jordan Bardella
33:16nous l'aurions sollicité
33:18si Marine Le Pen
33:19avait été empêchée
33:20par cette rencontre
33:21et donc la charge
33:22évidemment
33:23était immense
33:24et elle demeure
33:25pour le moins
33:26très importante
33:27sur ses épaules
33:28mais je ne crois pas
33:29que
33:29chez nous
33:30et peut-être
33:31parce que finalement
33:31nous n'avons jamais gagné
33:33une élection présidentielle
33:34il y a assez peu
33:35de guerres d'égo
33:37d'égo démesuré
33:39on ne se répartit pas
33:40des titres et des postes
33:41parce qu'en fait
33:41on n'en a pas grand chose
33:42à faire
33:42on veut gagner
33:43non pas du tout
33:44on veut gagner
33:45Pascal Pro
33:46vous comprenez bien
33:47on veut gagner
33:47c'est que vous échappez
33:48aux lois humaines
33:49le rassemblement national
33:51échappe vos lois
33:51non mais vous dites ça
33:52avec beaucoup de cynisme
33:53non pas de cynisme
33:54avec beaucoup d'ironie
33:55oui mais je veux dire
33:57je pense que
33:59parce que
34:00nous n'avons jamais été
34:01et probablement
34:02peut-être que si nous étions
34:03au gouvernement
34:04usés par des années de pouvoir
34:05ça fonctionnerait peut-être
34:06différemment
34:06peut-être
34:07mais je pense que
34:08parce que nous nous sommes
34:09construits dans l'adversité
34:10peut-être parce qu'il y a un chef
34:11aussi
34:11et que dans d'autres
34:13nous voulons gagner
34:14et nous voulons que nos idées
34:15arrivent au pouvoir
34:18et la répartition
34:19attendez
34:19la répartition des responsabilités
34:21je vais vous dire
34:22il y aura du travail
34:23pour tout le monde
34:23il y aura de quoi faire
34:24pour tout le monde
34:25mais vous en faites un peu trop
34:25quelqu'un qui a été
34:26Eric Nolo
34:27qui a été des mois
34:28et des mois
34:29dans le costume
34:30d'un présidentiable
34:31qui était
34:32d'ailleurs
34:32qui faisait des meilleurs scores
34:34dans les sondages
34:34que Marine Le Pen
34:35dans sa tête hier
34:36il s'est passé quelque chose
34:37même s'il est loyal au parti
34:40même s'il va avoir
34:41des responsabilités
34:43non mais c'est la vie
34:44on ne va pas se raconter
34:45de ça là
34:45je vais vous dire
34:46c'est la vie
34:46c'est comme dans le monde du sport
34:48je vais vous dire
34:49dans le monde du sport
34:50quand un sélectionneur
34:51en finale de coupe du monde
34:53met un avançant
34:54plutôt qu'un autre
34:55l'autre avançant
34:56si l'équipe gagne
34:57il sera très content
34:58celui qui est sur le banc
34:59bien sûr qu'il sera très content
35:01mais il aurait préféré
35:02que ce soit lui qui joue
35:03c'est la vie
35:03c'est...
35:06ça se passe comme ça
35:07c'est la vie
35:07la vie humaine
35:08et je ne peux pas lui en vouloir
35:10d'ailleurs
35:11mais en revanche
35:12celui qui est sur...
35:12il n'est pas un figurant
35:13de notre campagne présidentielle
35:15il est un élément majeur
35:16et moteur de la victoire
35:17mais en revanche
35:18ce qui est important
35:19dans ces cas là
35:20c'est de juger
35:21et les entraîneurs
35:22le font toujours
35:23comment ils jugent
35:24celui qui se met sur le banc
35:25quelle attitude il aura
35:26est-ce que le groupe
35:28sera plus important
35:30que sa propre personne
35:31même si
35:32et c'est ça
35:33s'il s'en fichait
35:34ça serait facile
35:34mais comme il ne s'en fiche pas
35:36il doit faire peut-être un effort
35:37et c'est ça qu'on juge
35:39aussi
35:39c'est parce que
35:40mais il ne faut pas
35:41comment dire
35:42il ne faut pas
35:42se raconter de salade
35:44forcément
35:45les hommes sont les hommes
35:46mais en revanche
35:47le groupe est plus important
35:48c'est vrai aussi dans nos métiers
35:49mais ça a toujours été le cas
35:50dans notre pouvoir politique
35:51le groupe est plus important
35:53jurisprudence Didier Deschamps
35:54le groupe est plus important
35:56il préfère des soldats
35:58à des artistes
35:59dit-il
36:00l'important n'est pas de briller
36:01l'important est de gagner
36:03dit Didier Deschamps
36:04il a raison
36:05jurisprudence
36:05Didier Deschamps
36:06il implique aussi
36:07tout le groupe
36:07Deschamps président
36:08non mais ce qui est important
36:09si on file votre métaphore
36:10c'est que Didier Deschamps
36:10implique tous les autres
36:12membres de l'équipe
36:13dans l'aventure collective
36:14et Jordan Bardella
36:15à mon avis aura un rôle important
36:16c'est-à-dire d'essayer
36:17d'élargir aussi
36:18la base
36:19les électeurs
36:21vous êtes plutôt content
36:22ce matin
36:25vous étiez un peu
36:26alors je ne sais pas
36:28est-ce que vous attendiez
36:29à une décision
36:31ou pas
36:31je crois que c'est
36:32Yoann Ozaï
36:32qui a dit
36:33lundi soir
36:34que tout l'exécutif
36:35était persuadé
36:36que la magistrature
36:37permettrait
36:38à Marine Le Pen
36:39de se présenter
36:41c'est ce qu'on entendait
36:42du côté de l'exécutif
36:43est-ce que c'était
36:43de la rumeur
36:44du bluff
36:44on n'en sait rien
36:45il s'avère que c'est
36:46finalement ce qui s'est
36:46plutôt proche
36:48et la période
36:49qu'on a vécu
36:50en tout cas
36:51c'est ce que disait
36:51notre ami Pascal Pierre Garbarini
36:53a influencé les juges
36:54les juges ont pris
36:55une responsabilité démocratique
36:56et ils ont eu raison
36:58parce que
36:59ce n'est pas à eux
37:00de décider
37:00je pense que ça a pesé
37:01c'est pour ça que les juges
37:04font de la politique
37:05et ils ont raison
37:06en l'espèce
37:06ils ne sont pas imperméables
37:07aux éléments extérieurs
37:08et ils ont eu raison
37:09en l'espèce
37:10me semble-t-il
37:10ce qui était intéressant
37:11dans les attendus
37:12c'était de lire
37:13que l'exécution provisoire
37:15est une atteinte
37:16au processus démocratique
37:17c'est-à-dire qu'en fait
37:18on rend aux français
37:19la possibilité de choisir
37:21leur président
37:22ou présidente
37:23de la république
37:23et ça
37:25je pense qu'il faut le saluer
37:26après l'université
37:27est-ce que vous n'avez pas l'impression
37:28que tous ces argusties judiciaires
37:30qu'on est en train de développer
37:30depuis quelques temps
37:32sur ce plateau
37:32ne vont pas lasser les français
37:34et parasiter la campagne
37:35parce qu'on ne va parler que de ça
37:35on va parler du calendrier judiciaire
37:37de Marine Le Pen
37:37pendant six mois
37:39ça va revenir dans tous les débats
37:40on va parler de
37:41l'espace médiatique
37:43on parlera
37:43les français s'en fiche
37:44oui mais est-ce que ça va pas
37:46les parasiter la campagne
37:46vous empêcher de faire campagne
37:48mais Eugénie
37:50Eugénie
37:50ça va parasiter
37:52Saint-Germain-des-Prés
37:53non mais je parle
37:53d'un bruit médiatique
37:54mais ça va parasiter
37:56l'émission que vous ferez
37:56qui s'appelle
37:57l'heure de vérité
37:58où on ne parle que de ça
37:58regardez vous en parlez aussi
37:59vous aussi depuis une heure
38:00ce matin
38:00on en parle une fois
38:02les français
38:04c'est la différence
38:05non mais dites pas
38:05que c'est le bruit médiatique
38:06vous en parlez aussi
38:06mais c'est la différence
38:08entre cette petite coterie
38:11parce que vous en parlez aussi
38:12les gens parlent ce matin
38:13parce que c'est la qualité
38:14vous en parlerez aussi
38:15parce qu'il y aura un feuilleton
38:16mais les français
38:18on va voir un reportage
38:19à Hénin-Beaumont
38:20à Hénin-Beaumont
38:21allez à Hénin-Beaumont
38:23est-ce que vous pensez
38:24mais c'est ça la France
38:25justement je vous dis juste
38:26à Hénin-Beaumont
38:27les gens ils veulent gagner
38:27mieux leur vie
38:28Pascal là depuis ce matin
38:28ça fait 42 minutes
38:29qu'elle a commencé l'émission
38:30on parle pas du fond
38:32attendez
38:33on parle pas du fond
38:34c'est-à-dire
38:35on parle pas du fond
38:36mais en fin de présentiel
38:37on parle de cette
38:40feuilleton judiciaire
38:41est-ce que vous avez pas peur
38:42que vous ne puissiez pas
38:44faire campagne
38:44mais je vais vous dire
38:45il y a deux choses
38:45nous on va parler du fond
38:46nous on va parler du fond
38:47on a des choses
38:48à proposer aux français
38:49Marine Le Pen va parler
38:50de ses propositions
38:51sur le pouvoir d'achat
38:52elle sera ramenée
38:53sans geste
38:53d'accord mais si
38:54il y a quelqu'un
38:55qui dit
38:55j'ai dit à raison
38:56mais c'est la petite coterie
38:57que je lis depuis hier soir
38:58vous m'amusez les journalistes
39:00je peux vous dire
39:00vous m'amusez
39:01parce que vraiment
39:02vous êtes loin
39:05des préoccupations
39:05je pensais
39:06j'ai dit que je posais
39:07une question
39:07et là où vous avez raison
39:09c'est que
39:10France Inter fera
39:11des éditos dessus
39:12quotidien en parlera
39:13quotidiennement
39:14demandera que la cour
39:15de cassation
39:15mais là vous êtes démagogue
39:17mais je suis pas
39:17non Saint-Germain
39:18c'est pas toute la France
39:19mais Hénin-Beaumont
39:19c'est pas toute la France
39:20non plus
39:20il y a plus de français
39:22d'Hénin-Beaumont
39:23que de Saint-Germain-des-Prés
39:24si vous me permettez
39:25je pense que la France
39:26elle ressemble plus
39:27à Hénin-Beaumont
39:28qu'aux flores
39:28non mais c'est pas ça
39:29le débat
39:29il se trouve que
39:30dans les faits
39:31il va y avoir
39:32de nouveaux épisodes
39:33du feuilleton
39:34dans les faits
39:35avec
39:35on en parle
39:36depuis le début
39:37de l'émission
39:37des conséquences
39:38qui sont pour l'instant
39:40imprévisibles
39:40il y aura pas nécessairement
39:41des nouveaux épisodes
39:41ma question c'est
39:42est-ce que ça va affaiblir
39:42Marine Le Pen
39:45d'être renvoyé
39:46sans cesse
39:46à cette double condamnation
39:47et vous savez
39:48moi je pense que
39:48si nos adversaires
39:49parlent de ça
39:49matin, midi et soir
39:50c'est qu'ils n'ont donc
39:51rien à proposer aux français
39:52et moi je prends
39:53les français pour des gens
39:54intelligents
39:55responsables
39:56qui attendent autre chose
39:56donc Marine Le Pen
39:57elle va parler du fond
39:58elle va faire des propositions
39:59et si les autres
40:00si M. Attal
40:01M. Philippe
40:01bon de toute façon
40:02ils n'iront pas tous
40:02mais veulent parler
40:04uniquement des histoires
40:05de prétoires
40:06et bien ils passeront
40:07à côté de leur campagne
40:08et donc ça veut dire
40:09qu'ils n'auront rien
40:09à proposer aux français
40:10et les français
40:11vont vite s'en apercevoir
40:13je n'ai pas de conseil
40:15à donner à Gabriel Attal
40:16ni à Édouard Philippe
40:17sauf qu'Édouard Philippe
40:18alors c'est terrible
40:19il reçoit des soutiens terribles
40:20il a reçu Laurent Wauquiez
40:21mais il a reçu Alain Minc
40:23donc c'est perdu
40:24je n'en sais rien
40:25mais comme Jacques Chirac
40:27Alain Minc
40:27qu'est-ce qu'il avait dit
40:28à Jacques Chirac
40:29Alain Minc
40:32Laurent Wauquiez hier m'a dit
40:33qu'il ne soutenait plus
40:33Édouard Philippe
40:34je l'ai croisé à l'Assemblée Nationale
40:35je lui ai dit
40:35ben alors
40:35on ne comprend plus
40:38ce que fait Laurent Wauquiez
40:39sur notre antenne
40:39il est revenu
40:40il a rétropé
40:40absolument
40:41il a dit que c'était finalement
40:42Édouard Philippe
40:43je l'ai trouvé d'ailleurs
40:43très faible
40:45sur Marc Campagne hier
40:46alors écoute
40:46il a lui-même
40:50une enquête
40:50pour des tournements
40:51de fonds publics
40:52qui est ouverte
40:52contre l'Édouard Philippe
40:57Richard Millet
40:58voulait dire quelque chose
40:58et après on écoute
40:59Édouard Philippe
41:00ça va tomber à plage
41:00je vous disais tout à l'heure
41:02je voulais dire que
41:03pour paraphraser Alphonse Ali
41:05il faudrait mettre
41:05Saint-Germain-des-Prés
41:06à Hénin-Bonmont
41:07oui il fallait mettre
41:08les villes à la campagne
41:10ce que je voulais dire
41:11c'est que le fait
41:11qu'Édouard Philippe
41:12et Gabriel Attal
41:13fassent un 20h
41:14déjà dit beaucoup de choses
41:15c'est-à-dire qu'ils ajustent
41:16leur agenda
41:16sur le timing de Marine Le Pen
41:18moi j'ai échangé
41:19avec des proches d'Édouard Philippe
41:20ces dernières semaines
41:20ils avaient une peur
41:21c'était que Marine Le Pen
41:23ressorte
41:24grandie de cette
41:25action judiciaire
41:26oui enfin
41:27il ne faut pas exagérer non plus
41:28à Edmond Dantès
41:29il est resté 15 ans
41:31c'est aéropictif
41:31Edmond Dantès
41:32il est resté 15 ans
41:34voilà
41:34je ne crois pas
41:37écoutez
41:38on peut dire
41:39que ça se passait
41:40comme ça avant
41:41que les gens
41:42faisaient n'importe quoi
41:43je l'ai dit tout à l'heure
41:44le majordome
41:45de Jean-Marie Le Pen
41:46payé par l'argent
41:47du Parlement européen
41:48vous avez le droit
41:49de dire que c'est une erreur
41:50ce n'est pas aujourd'hui
41:52ce qu'on reproche
41:52à Marine Le Pen
41:53vous avez le droit
41:54de dire que c'est une erreur
41:55c'est ça qu'on attend
41:56aussi de la sincérité
41:59quand je vous dis
42:00Marine Le Pen
42:00Edmond Dantès
42:01je vous dis simplement
42:02derrière ça
42:03elle a été tellement enterrée
42:04j'en ai fait des plateaux
42:05on m'a dit
42:06mais vous ne pensez pas
42:06qu'elle devrait passer le relais
42:08vous ne pensez pas
42:08que c'est fini
42:09vous ne pensez pas
42:09que son nom
42:10vous ne pensez pas
42:11qu'elle n'a plus rien
42:11à proposer
42:12vous ne pensez pas
42:12que les gens vont se lasser
42:14vous ne pensez pas
42:15que ses militants
42:15veulent quelqu'un d'autre
42:16j'entendais un dingue
42:17de commentateurs
42:18sur France Télévisions
42:19qui disaient
42:19mais les électeurs
42:20et les militants
42:21sont très déçus
42:22etc
42:23non mais
42:24laissez Edmond Dantès
42:26Edmond Dantès
42:26il n'est pas son majordome
42:28avec de l'argent détourné
42:28il était innocent
42:30c'est une fiction
42:30c'est plutôt Jean Valjean
42:31c'est une fiction
42:32Jean Valjean
42:32c'est une fiction
42:33qui vous dit
42:34qu'elle a un côté
42:37non pas indestructible
42:39mais quand même
42:39elle en a quand même pris
42:41et elle revient toujours
42:42parce que pourquoi
42:43elle a créé un lien aussi
42:44avec les français
42:45au-delà de ça
42:45ce que vous dites
42:46peut s'entendre
42:47je précise pour la jeune génération
42:49qui nous écoute
42:49qui est Edmond Dantès
42:50et pas L'attaquant du Paris Saint-Germain
42:52ou
42:53Chacun ses références
42:54de Alexandre Dumas
42:57qui était
42:58dans le programme
42:59de Montecrisdo
43:00que je vous invite à lire
43:01Le plus grand polar
43:02de tous les temps
43:03parce que c'est génial
43:04c'est six volumes
43:06c'est long
43:07c'est extraordinaire
43:08et les adaptations
43:10ne sont que la racine carrée
43:12du livre
43:13tellement il y a d'épisodes
43:15etc
43:15c'est formidable
43:16la plus grande série
43:17de tous les temps
43:18exactement
43:19on revient à 9h47
43:21à Édouard Philippe
43:22que vous avez trouvé faible
43:24et je vous laisse
43:25vos propos
43:27parce que je ne veux pas
43:28me fâcher avec Édouard Philippe
43:29ni avec personne
43:30on ne sait jamais
43:32on ne sait jamais
43:33vous avez raison
43:35en revanche
43:36c'est intéressant aussi
43:37parce que ça veut dire
43:37qu'Édouard Philippe
43:38celui hier
43:39qui a aussi peut-être
43:40marqué des points
43:40c'est Gérald Darmanin
43:41avec cette décision là
43:43parce que
43:43la droite sociale
43:45qu'il incarne
43:47est sans doute
43:47une possibilité
43:48de contrer
43:49le Rassemblement National
43:51et oui
43:52c'est une droite sociale
43:54il peut
43:55l'électeur
43:56je pense au contraire
43:56je pense que c'est la droite libérale
43:58qui peut se dire
43:58Marine Le Pen
43:59étant elle-même
44:00un peu sociale
44:00on a un créneau
44:01en tout cas c'est comme ça
44:02que l'LR l'analyse
44:03c'est un représentant
44:04des LR
44:04oui alors les analyses
44:06de LR
44:06généralement
44:07moi je pense que
44:10Gérald Darmanin
44:11a une carte à jouer
44:12précisément
44:13depuis hier
44:14parce qu'il peut
44:15venir prendre
44:15il s'occupe déjà
44:16de la justice
44:16parce que je ne sais pas
44:17s'il a une carte à jouer
44:17pour autre chose
44:18mais quand il touche
44:19à quelque chose
44:19en général ça ne se passe
44:20pas très bien
44:21bon écoutons Édouard Philippe
44:23sur le pouvoir
44:24en cassation
44:25écoutez
44:26écoutez les choses
44:27sont claires
44:27elle a été condamnée
44:29deux fois
44:29par la justice
44:31elle se pourvoie
44:32en cassation
44:33comme elle en a
44:33parfaitement le droit
44:34elle pourra être candidate
44:36elle sera candidate
44:37pour la quatrième fois
44:38et le terrain
44:39se déplace
44:40aujourd'hui
44:42du dossier judiciaire
44:44à la réalité politique
44:47d'une participation
44:49à une campagne électorale
44:50à laquelle moi
44:51j'entends
44:52défendre mes positions
44:53et lutter pied à pied
44:55contre les positions
44:55que prend Mme Le Pen
44:56on ne choisit pas
44:57son candidat
44:57dans une démocratie
44:58on affronte le candidat
44:59que normalement
45:00un parti politique
45:01vous donne
45:01en l'occurrence
45:01c'est la justice
45:02qui a tranché
45:02bon c'est comme ça
45:04moi ce qui m'intéresse
45:05c'est de dénoncer
45:06le danger que représente
45:08Mme Le Pen
45:08je comprends très bien
45:09la colère
45:10qui peut saisir
45:10un certain nombre
45:10de ses électeurs
45:11mais ce que propose
45:13Mme Le Pen
45:13c'est un retour en arrière
45:17sur la question
45:17de la réforme des retraites
45:18avec une retraite
45:19à 60 ans
45:19c'est l'engagement
45:20qu'elle a pris
45:21bon alors
45:21ça c'est intéressant
45:23ça c'est un point précis
45:24bon
45:25est-ce que ce qu'il dit
45:26est vrai
45:26est-ce que le RN
45:28propose la retraite
45:29à 60 ans
45:30j'ai l'impression
45:32enfin bon
45:32on tourne en rond
45:33puisqu'on répète ça
45:34depuis des années
45:35nous proposons
45:36un système
45:36qui fait que
45:37lorsque vous avez commencé
45:38à travailler
45:38avant 20 ans
45:39souvent vous êtes dans
45:40des métiers durs
45:41quand vous avez commencé
45:42à travailler avant 20 ans
45:43vous avez fait des métiers
45:44souvent manuels
45:44etc
45:44vous pouvez
45:45lorsque vous avez
45:46vos 40 annuités
45:47il faut toujours mettre
45:48les deux ensemble
45:49partir à partir
45:50de 60 ans
45:50et puis après
45:51progressivement
45:5142 annuités
45:53vous pouvez partir
45:53à partir de 62 ans
45:55est-ce qu'il faut
45:56introduire ou pas
45:56un peu de capitalisation
45:58là-dedans
45:58ça peut être un débat
45:59de toute façon
46:00rien jamais d'obligatoire
46:02donc la règle
46:02c'est 42 annuités
46:04c'est-à-dire que
46:04quelqu'un
46:05qui commence à travailler
46:06on va prendre
46:07quelqu'un
46:08qui commence à travailler
46:09et qui a fait des études
46:09il a 23, 24, 25 ans
46:11donc il partira
46:13à 67 ans
46:14mais évidemment
46:15parce que lorsqu'il
46:15rentre tard
46:17sur le marché du travail
46:18alors pourquoi
46:18monsieur Philippe
46:19dit cela ?
46:20parce qu'il est un peu
46:21démago
46:21donc il dit une erreur
46:23parce qu'il réduit
46:24notre proposition politique
46:25à quelque chose
46:26qui peut peut-être
46:27heurter certains
46:28en disant
46:28c'est 60 ans
46:29il oublie les 40 annuités
46:30il oublie que c'est pour
46:31les gens qui ont commencé
46:32à travailler
46:32c'est 40 annuités
46:33ou 42 ?
46:3440 annuités
46:36avant 20 ans
46:37et après 20 ans
46:38c'est 42 annuités
46:39c'est exactement ça
46:40ça c'est la position
46:41du RN
46:41vous voyez
46:43la position de monsieur Philippe
46:44que je ne connais pas bien
46:45d'ailleurs
46:46en la matière
46:47mais lui
46:47ce qu'il propose
46:49mais peu importe
46:51a caricaturé
46:52a joué sur les peurs
46:54des français
46:55en leur disant
46:56regardez avec vous
46:57ça va être la ruine
46:58avec le RN
46:58ça va être la ruine
46:59etc
46:59ces gens-là
47:00ne se rendent pas compte
47:00que c'est avec eux
47:02que c'est la ruine
47:02que nous les avons vus
47:03à l'oeuvre
47:04donc moi j'aimerais
47:04que monsieur Philippe
47:05prenne les choses au sérieux
47:06parce que c'est le fiasco
47:07avec l'air sérieux
47:08monsieur Philippe
47:08il a l'air très sérieux
47:09mais dès qu'il a été au pouvoir
47:11c'était un fiasco
47:11monsieur Chenu
47:12ne faites pas leur campagne
47:13ils font ce qu'ils veulent
47:14ils font ce qu'ils veulent
47:15s'ils veulent
47:16moi je vais vous dire
47:17ils passent leur temps
47:19à expliquer que le RN
47:20est un danger
47:21je pense qu'ils se trompent
47:22de stratégie
47:23parce que ça ne marche plus
47:24mais laissez-les faire
47:26c'est pas votre problème
47:27leur campagne
47:28c'est pas de votre souci
47:30prenez votre campagne à vous
47:31et arrivez avec des propositions
47:33que les français
47:34puissent se convaincre
47:35là par exemple
47:35ce que vous avez dit
47:36sur le RN
47:37est très clair
47:37sur la retraite
47:38même si c'est clair
47:39en tout cas
47:39c'est la démagogie
47:41elle est de votre côté
47:41parce que promettre la retraite
47:42à 60 ans
47:43même pour une partie
47:43de la population
47:44aujourd'hui
47:44ce n'est pas possible
47:46en Allemagne
47:46la retraite
47:47l'Allemagne vient de voter une loi
47:48pardonnez-moi Eugénie
47:50c'est 42 annuités
47:53pardonnez-moi
47:54mais si vous avez commencé
47:55à 17 ans ou 18 ans
47:56que vous êtes en train de bosser
47:58depuis 42 ans
47:59moi ça ne me choque pas
48:00et je trouve ça plutôt bien
48:01de ne pas faire travailler
48:02certaines personnes
48:03dans des métiers difficiles
48:05qu'on fait 40 ans
48:05en Allemagne
48:06en Allemagne
48:07ils viennent de décider
48:08de prolonger la retraite
48:09à au-delà de 67 ans
48:11voilà où ils en sont
48:13nous sommes hyper en retard
48:14vous voulez les faire bosser
48:18vous êtes terrible avec les vieux
48:19vous voulez leur piquer de l'argent
48:21quand ils sont déjà en retraite
48:22vous voulez les faire bosser plus
48:24non je veux que mon pays
48:25sauver mon pays
48:26d'une dette catastrophique
48:27et d'un modèle social
48:28qui n'est plus tenable
48:29je suis désolée
48:30pour moi il faut au moins
48:31il faut que la majorité des français
48:32en tout cas partent à la retraite
48:33à 67 ans
48:34c'est pas possible
48:34ce qu'il faut c'est qu'il y ait plus
48:35de lycées
48:35c'est ce qui se passerait Génie
48:37est-ce qu'il y aurait une majorité
48:38des français qui partirait à 67 ans
48:40dans votre modèle
48:40qui partirait à 67 ans
48:42ça dépend s'ils ont 42 annuités
48:44ou pas
48:44si vous avez vos 42 annuités
48:46vous pouvez partir
48:46à partir de 62 ans
48:47ce qu'il faut c'est davantage
48:48de français qui travaillent
48:49c'est-à-dire plus jeunes
48:50et là il y a un enjeu de société
48:52autour duquel
48:53personne ne dit rien
48:54moi je pense qu'il faut faire
48:55rentrer les gens
48:55les jeunes, les gamins
48:56beaucoup plus tôt
48:57sur le marché du travail
48:58certains parlaient même
48:59de majorité professionnelle
49:00donc là je pense
49:01qu'on a un enjeu
49:03maintenir les seniors
49:03dans le monde du travail
49:04parce que beaucoup sortent
49:05à 57 à 50 ans
49:06oui mais ça c'est
49:07les entreprises
49:08d'accord mais là
49:09il y a peut-être
49:10des politiques à mener
49:11incitatives
49:12il y a quand même
49:12quelque chose à faire
49:13il n'y a pas jamais rien à faire
49:14et c'est un choix de société
49:15c'est vrai que c'est un choix de société
49:16cette question des retraites
49:17mais nous on l'assume
49:18comme un choix de société
49:18sur lequel on peut avoir un débat
49:20aucun problème
49:21mais qu'on arrête
49:22de caricaturer les choses
49:23en disant que
49:24le Rassemblement National
49:25promet ou propose
49:26quelque chose
49:27qui n'est pas tenable
49:27c'est un choix de société
49:28ça veut dire que
49:29quand on parle politique
49:29on choisit
49:30c'est-à-dire qu'on fera
49:31des économies ailleurs
49:32pour financer ce choix de société
49:33et des économies ailleurs
49:35si j'écoute par exemple
49:35Marc Toiti
49:36qui est un économiste
49:37qui n'est pas un économiste
49:38de la maison RN
49:38il nous disait
49:40la semaine dernière
49:40il y a 150 milliards d'euros
49:42par an
49:43à aller chercher
49:44dans la tuyauterie de l'Etat
49:45les agences etc
49:46150 milliards d'euros
49:47je ne sais pas
49:48si on se rend compte
49:48que même
49:49si un tiers
49:50de ces sommes
49:52revenaient dans le budget
49:53de l'Etat
49:53on pourrait faire des choses
49:54extraordinaires dans notre pays
49:55notre pays est blindé
49:58de structures
49:59de tuyauteries inutiles
50:01dans lesquelles on se perd
50:02et qui tue
50:02notre capacité de croissance
50:04à créer la croissance
50:05je rappelle que vous venez
50:06de l'UMP
50:07oui
50:07vous avez un parcours
50:08de l'UMP
50:09vous avez quitté l'UMP quand ?
50:11ça commence à dater
50:11puisque moi je n'étais pas
50:12aux républicains
50:13c'était avant
50:13donc en 2014
50:16et que
50:17alors je ne sais pas
50:18comment vous vous définiriez
50:19politiquement ?
50:21un souverainiste
50:21moi j'ai toujours voté
50:22contre les traités
50:24la première fois que j'ai voté
50:25c'était contre Maastricht
50:26j'étais toujours
50:27très hostile à ça
50:27parce que j'avais l'impression
50:28qu'on allait effacer le pays
50:30et d'ailleurs je pense que
50:31finalement
50:32et sur le plan économique
50:33je ne suis pas
50:35ultra-libéral
50:35c'est le moins qu'on puisse dire
50:36je crois beaucoup
50:37en l'exercice
50:37vous êtes un étatiste
50:38vous êtes un colbertiste
50:39je ne suis pas un étatiste
50:40ou colbertiste
50:40oui c'est pas mal
50:41je trouve qu'en tous les états
50:42l'Etat a un rôle à jouer
50:44et en matière stratégique
50:46et en matière d'équilibre
50:47mais maintenant
50:48je suis pour la liberté
50:48d'entreprendre
50:49je suis pour que
50:49les PME
50:50les TPE
50:50qu'on leur donne de l'oxygène
50:51qu'on arrête de les noyer
50:54de normes
50:55bien entendu
50:55je suis pour la liberté
50:56mais je pense que l'Etat
50:57a un rôle dans la société
50:59et tout le monde
50:59est pour moins de normes
51:01il y en a de plus en plus
51:02il y en a de plus en plus
51:05je marque le fameux temps
51:07et tout le monde
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