00:00– Non, elle n'est pas détenue.
00:01– Elle est prisonnière, elle a le statut de…
00:04– Non, non, non, non, non.
00:04– Elle a pris un enferme, quel est son statut alors ?
00:07– Non, elle a une condamnation à un an de prise en ferme
00:11qui peut s'effectuer d'une manière ou d'une autre,
00:15il y a toutes sortes de possibilités dans ce qu'on appelle l'application des peines,
00:18mais elle n'est pas détenue.
00:20Celui qui est détenu, c'est celui qui est derrière les barreaux
00:23et qui éventuellement est en cours d'exécution.
00:25– Donc elle n'a pas de numéro d'exécution, elle n'est pas…
00:26– Non, non, non, absolument pas, absolument pas.
00:28– C'est important de le préciser.
00:29– Et tout cela pourra très bien se passer, je dirais même,
00:34avant que la campagne présidentielle, à proprement parler, ne commence.
00:39De telle sorte que finalement, il n'y a plus aucun obstacle à sa candidature.
00:45L'inéligibilité, le problème est réglé, on le sait tous,
00:48et ce n'est pas la peine de s'y attarder.
00:49Et le problème de l'exécution de la peine et de la difficulté,
00:53voire de l'impossibilité de faire campagne avec un bracelet électronique à la cheville,
00:57ne se posera probablement pas non plus.
01:01– Pourtant elle est contraignante, cette situation de…
01:03– Oui, mais disons, elle aura affaire à un juge de l'application des peines
01:07qui va probablement lui imposer le port d'un bracelet pendant un certain temps,
01:12pas pendant un an.
01:13– C'est ce que disait Nusaï tout à l'heure, je suis complètement son raisonnement.
01:19Alors il y a juste un point sur lequel je voudrais insister.
01:23Les juges se sont affranchis du soupçon politique qui pesait contre eux,
01:30à savoir votre décision est en réalité un petit peu judiciaire et beaucoup politique,
01:37si vous l'empêchez d'être candidate à la présidentielle.
01:40Mais il reste, il n'y a pas que les juges, il y a aussi le parquet…
01:44– Alors qu'est-ce qu'on dit ?
01:45Ce sont des juges qui ont eu un éclair de lucidité
01:47ou qui ont eu peur de l'opinion et de l'impact démocratique qui pourrait être le leur ?
01:52– Oui, mais je ne voudrais pas faire du triomphalisme,
01:55mais moi j'ai dit que ça s'arrangerait.
01:57Pourquoi ?
01:57Parce qu'il y a dix ans, quand François Fillon était écarté
02:02de la campagne présidentielle dans des conditions qu'on sait
02:04et sur lesquelles je ne reviendrai pas.
02:06Il y avait là une sorte de conflit, voire de combat
02:11entre le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire.
02:14Tout cela, je ne dis pas que ça a disparu, il ne faut peut-être pas être trop naïf,
02:18mais tout cela s'est atténué.
02:20Et je pense que la réflexion des juges de la Cour consistant à dire
02:24nous avons à prendre en cause le dossier, ce qui s'est passé,
02:28ce qui a été fait, ce qui a été toléré,
02:30mais nous avons aussi à prendre en considération les conséquences de notre décision.
02:36Ça me paraît être une manière très équilibrée et très responsable
02:41d'affronter la situation et le devoir qui était le leur.
02:43– Oui.
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