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Transcription
00:00Interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
00:06Et notre invité ce matin dans la grande interview C News et Europe 1, c'est Laurent Wauquiez.
00:10Bonjour à vous.
00:10Bonjour.
00:11Président du groupe de la droite républicaine à l'Assemblée nationale et député de Haute-Loire.
00:15C'est aujourd'hui, Laurent Wauquiez, que Marine Le Pen connaîtra la décision de justice de la Cour d'appel
00:19de Paris
00:19dans l'affaire des assistants du RN au Parlement européen.
00:22Elle risque une peine d'emprisonnement, d'inéligibilité,
00:25alloncer ne pas vouloir se présenter si elle était mise sous bracelet électronique.
00:28Est-ce que vous jugez, anormal, que la favorite des sondages, en tout cas jusqu'à présent,
00:34soit empêchée de se présenter à l'élection présidentielle ?
00:37D'abord, moi, et le mot que vous avez utilisé est intéressant, je n'ai pas à juger.
00:41Je ne suis pas juge.
00:42Par contre, j'ai un point de vue politique à exprimer.
00:44En tant que politique, je ne souhaite pas que les débats politiques soient tranchés dans les prétoires.
00:49Je considère qu'ils doivent être tranchés dans les urnes.
00:52Et je l'ai vu par le passé.
00:53Des combats politiques qui, en fait, utilisent la justice, parfois l'instrumentalisent.
00:58On tire des arguments.
01:00Vous parlez de l'affaire Fillon ?
01:01Oui, par exemple.
01:02Moi, je n'ai pas oublié que notre candidat à la présidentielle a été tué en partie par ça.
01:06Et donc, je n'ai pas envie de ça.
01:08Je le redis, mais c'est un jugement politique.
01:10Ce n'est pas une opinion sur la justice.
01:13En tant que politique, je considère que les débats politiques doivent être tranchés
01:17sur le terrain politique et pas sur le terrain judiciaire.
01:19Et pour autant, la justice doit passer dans tous les cas de figure.
01:22Personne n'est au-dessus ni au-dessous de la loi ?
01:24Oui, c'est pour ça d'ailleurs que, quand je vous dis ça, je ne commande pas une décision
01:27de justice qu'on connaîtra dans la journée.
01:29Je dis juste, je pense que le politique, lui, le débat politique, lui, ce n'est pas
01:34la justice qui le tranche.
01:35C'est nos idées.
01:36C'est ceux qui nous écoutent.
01:37C'est le jugement que se font les Français.
01:39Et je pense que c'est le principe sain d'une démocratie.
01:41Donc, ce serait aux Français de décider si, oui ou non, Marine Le Pen peut accéder
01:45à la fonction suprême, c'est ça ?
01:47Oui, ce que, enfin, il y a, je vais essayer de le redire différemment, il y a deux terrains.
01:51Il y a le terrain de la justice.
01:52La justice a à se prononcer de savoir si les faits qui sont reprochés à Marine Le Pen
01:56sont suffisamment graves pour conduire à son inéligibilité éventuelle ou à des sanctions.
02:00Mais ça, c'est le travail de l'éligité.
02:01Mais ça n'a pas d'impact politique de cette décision.
02:02Et moi, ce que je considère, c'est qu'en tant que politique, je n'aime pas des politiques
02:06qui se précipitent dessus, qui l'utilisent pour attaquer Marine Le Pen.
02:09Ce n'est pas mon approche.
02:10Mon approche, elle est simple.
02:12C'est les débats politiques, c'est dans les urnes, ce n'est pas dans les prétoires.
02:15Est-ce que Jordan Barnet, Marine Le Pen, c'est la même chose pour vous ?
02:18Je pense que ça ne fera pas de vraie différence.
02:21Je vais le dire très simplement.
02:23Dans tous les cas de figure, le RN sera qualifié au second tour de la présidentielle.
02:27Et donc, l'enjeu, pour moi, il n'est pas là.
02:29L'enjeu, c'est de se demander, et on va en parler, bien sûr.
02:32Est-ce que face à eux, c'est Mélenchon ?
02:34Ou est-ce que face à eux, c'est une offre de droite, avec une droite qui est rassemblée ?
02:37Et c'est le cœur de tout mon combat.
02:39Parce que je pense que ce soit Marine Le Pen ou que ce soit Bardella,
02:43ils seront au second tour de la présidentielle.
02:45Mais ce n'est pas le même projet.
02:46Ce n'est évidemment pas la même vision de la société, que ce soit l'un ou l'autre.
02:50Je ne suis pas certain.
02:51Je ne suis pas certain de ça.
02:53Moi, ce que je constate en étant à l'Assemblée nationale,
02:56c'est un RN très fort sur des sujets régaliens,
03:00sur lesquels on peut discuter, sur lesquels on a des votes qui sont parfois communs.
03:03Et en sens inverse, un RN sur les sujets économiques, la lutte contre l'assistanat,
03:07la baisse de la dépense publique, qui n'a pas un programme de droite.
03:11C'est juste l'observation que je fais depuis un an et demi à l'Assemblée nationale,
03:15quand je vois les votes dans l'hémicycle.
03:18Souvent, sur les sujets économiques, le RN va plus voter avec l'EFI.
03:22Souvent, sur les sujets régaliens, on va avoir plus de votes qui sont communs.
03:25Ça, c'est l'état politique du RN.
03:28Le reste, j'ai envie de dire, c'est un peu de la littérature.
03:31On nous amuse un peu avec ça.
03:32Je pense que c'est plus ça la vérité de ce qu'est aujourd'hui,
03:35le point d'équilibre politique.
03:37Et pour moi, que ce soit Bardella ou Marine Le Pen,
03:40ce n'est pas la bonne façon d'aborder la question.
03:42La question pour nous, celle-là, elle est fondamentale pour tous ceux qui nous écoutent.
03:46C'est est-ce qu'on laisse Mélenchon se qualifier au second tour ?
03:48Encore une dernière question.
03:50Il n'y a pas d'adversaire plus redoutable pour vous,
03:52entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ?
03:54Ce qui les porte, c'est la grande colère des Français.
03:56Et c'est là, elle semble inextinguible sur tous les sujets,
04:00grands sujets, grandes institutions qui semblent en déliquescence dans notre pays.
04:03C'est ça le moteur du RN aujourd'hui ?
04:05Ou désormais, c'est un vote d'adhésion ?
04:08Vous pouvez être en colère et adhérer.
04:09Je ne fais pas partie de ceux qui disent que c'est un vote par défaut, etc.
04:13Non.
04:13Il y a évidemment un vote de Français qui disent,
04:17et qui, comme vous l'avez dit, sont en colère, veulent renverser la table.
04:20Mais ne sous-estimons pas l'autre aussi.
04:22Il y a un vote de Français, qui sont des Français qui voient les dangers aujourd'hui à l'international,
04:27qui voient les menaces qui pèsent sur le champ économique de notre pays,
04:30et qui veulent au fond quoi ?
04:31De la fermeté très forte sur le régalien,
04:34mais aussi de la fermeté très forte sur l'économie.
04:37Ils en ont assez de la cistanat.
04:39Vous savez que c'est mon combat.
04:40Ils veulent qu'on rende l'argent à la France qui travaille.
04:42Vous savez que c'est ce que j'essaye de porter.
04:44Ils considèrent qu'on en a assez du gaspillage de l'argent public.
04:47Et vous qui venez de notre région, Verdonal, vous le savez bien.
04:51Moi, j'ai géré notre région sans aucune augmentation d'impôts et sans aucune augmentation de dettes.
04:56Et donc, il y a aussi des Français qui disent,
04:57pour redresser le pays, pour défendre notre civilisation, il faut les deux.
05:01Il faut retrouver de l'autorité, mais il faut aussi redéfendre le travail.
05:05Et c'est cette offre-là que je souhaite que la droite porte.
05:08Parce que je pense qu'il y a aussi cette attente d'un pays qui ne veut pas tout renverser,
05:12qui veut de la fermeté, mais qui veut aussi du sérieux.
05:14Un dernier mot sur Marine Le Pen, si elle était empêchée, on le saura cet après-midi.
05:17Est-ce qu'il s'agirait d'une dégradation de la démocratie,
05:20comme l'a dit France-Olivier Gisbert, qui était à votre place hier matin ?
05:23Je pense qu'en tout cas, ce serait le signe d'une crise de la démocratie.
05:25Oui, bien sûr.
05:26Parce que, comme je l'ai dit, dans une démocratie,
05:28il est toujours plus sain que ce soit le débat politique qui le tranche.
05:31Laurent Wauquiez, parlons de vous.
05:32Est-ce que vous êtes encore chez l'LR ?
05:34Parlons de la droite.
05:35Parlons de vous aussi, quand même.
05:36Est-ce que vous faites partie encore des LR ?
05:37Est-ce que c'est encore votre famille politique ?
05:39Où est-ce que vous allez prendre votre carte chez Horizon ?
05:41Votre soutien implicite à Édouard Philippe a fait frémir dans les rangs de votre famille politique.
05:47Alors, je sais, mes déclarations ont provoqué des réactions.
05:51C'est pour ça que je suis content aussi de pouvoir les expliquer ce matin, et très simplement.
05:54D'autant que vous avez dit tellement d'autres choses auparavant.
05:57Avec moi, il n'y aura jamais d'alliance avec Édouard Philippe.
05:59Si vous me permettez, je voudrais précisément répondre et prendre le temps de l'expliquer.
06:04Je n'ai fait que dire des évidences.
06:06Qu'est-ce que c'est que ces évidences ?
06:08Est-ce qu'il y a un risque que Jean-Luc Mélenchon soit qualifié au second tour de la présidentielle
06:12?
06:12Oui, c'est une évidence.
06:14Est-ce que s'il y a plusieurs candidatures de droite, ça peut marcher ?
06:19Non.
06:19Il n'y a aucun monde aujourd'hui dans lequel s'il n'y a plus d'un candidat à
06:23droite, il y a une chance que ça marche.
06:25S'il y a plusieurs candidats, on prend le risque non seulement d'avoir une droite qui ne se qualifie
06:30pas,
06:30mais de permettre à Jean-Luc Mélenchon de se qualifier.
06:33Et donc, est-ce qu'il faut un candidat unique ?
06:35C'est là aussi pour moi une évidence.
06:37Il faut un candidat du rassemblement et ça impose, alors bien sûr que ce n'est pas agréable de le
06:41dire,
06:42et ça imposera que tous les autres candidats acceptent de soutenir celui qui est le mieux placé.
06:47Et donc, à l'automne, ceux qui ne sont pas les mieux placés acceptent de se retirer.
06:51Y compris Bruno Retailleau donc.
06:52Mais cette règle de devoir se retirer, cette exigence, elle vaut pour tout le monde.
06:56J'ai bien dit tout le monde.
06:57Elle vaudra pour Bruno Retailleau, elle vaudra potentiellement pour David Lysnard,
07:01elle vaudra pour Xavier Bertrand, elle vaudra pour Édouard Philippe.
07:03Pourquoi ? Mais parce que sinon c'est la machine à perdre.
07:07Parce que sinon, qu'est-ce qui va se passer ?
07:08Et le choix de fond que je pose, qui est celui que je me pose à moi-même,
07:13que je vous pose aujourd'hui, qui se pose pour ceux qui nous écoutent ce matin,
07:17on a des différences.
07:19Est-ce que j'ai tout aimé dans ce qu'a fait Édouard Philippe par le passé ?
07:21Non.
07:22Je l'ai exprimé à de multiples reprises.
07:23Est-ce qu'il appelle à voter pour le NFP au second tour des législatives ?
07:26Et j'ai dit toutes les différences que j'ai eues avec lui.
07:29Et je sais que pour ceux qui nous écoutent, il y a aussi des doutes, bien sûr.
07:33Et je pose cette question simple.
07:35Est-ce que ces différences valent la peine de prendre le risque de qualifier Mélenchon ou non ?
07:41Et donc pour moi, seule chose que j'ai dite, je n'ai pas dit que je soutenais Édouard Philippe.
07:45Vous avez dit quand même qu'il peut incarner l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France.
07:49C'est explicite.
07:50Pardon, mais vous avez l'impression que c'est un grand scoop de dire ça ?
07:53Vous ne le dites pas de Bruno Retailleau.
07:55On est d'accord.
07:56J'ai dit de Bruno Retailleau que c'était le candidat légitime des LR
08:00et qu'il avait notamment des qualités de constance idéologique.
08:02Donc je dis exactement la même chose.
08:05Quelle est aujourd'hui la situation ?
08:06Parce qu'on fait semblant de découvrir.
08:09Il y a quand même un peu un jeu de théâtre en ce moment.
08:12Vous avez plusieurs candidats qui se réclament de la droite.
08:14Oui, il n'y en a qu'un autre.
08:15Votre famille politique, vos militants ont été élus.
08:18Vous savez quel sera mon candidat ?
08:20C'est celui du rassemblement de la droite.
08:22Je n'ai pas l'intention de soutenir une secte qui aboutit à ce qu'on échoue tous.
08:26Je n'ai pas l'impression, je n'ai pas l'intention d'être enfermé
08:29dans des candidatures à droite explosées
08:32qui aboutissent à ce que Mélenchon soit qualifié.
08:34Vous savez, la droite, ce n'est pas le sectarisme de la gauche.
08:37Ça ne doit pas être ça.
08:38La droite, elle est diverse.
08:40Elle doit permettre de se rassembler de façon plurielle.
08:42Elle ne sait pas le faire.
08:43La gauche sait le faire.
08:44La droite ne sait pas le faire.
08:45Merci, merci.
08:46Vous venez exactement de dire ce qu'est mon combat.
08:48C'est-à-dire que ce pour quoi je plaide,
08:50c'est de dire qu'il va falloir se rassembler.
08:52Et je voudrais juste prendre un instant dessus.
08:56Bien sûr que ça suppose un effort.
08:59Bien sûr que ça suppose de discuter avec des gens
09:01avec lesquels on n'est pas d'accord.
09:02Et Édouard Philippe devra clarifier ses positions.
09:05S'il veut convaincre...
09:06Sur quoi, par exemple ?
09:08Notamment sur les sujets régaliens.
09:09La laïcité ?
09:10Après, la laïcité notamment.
09:12Après, ce que je constate,
09:13c'est qu'il fait le choix dans son positionnement
09:15d'un positionnement à droite.
09:16Mais bien sûr qu'il devra qualifier,
09:18s'il veut convaincre.
09:19Et s'il veut notamment convaincre quoi ?
09:21Qu'il portera un projet de droite
09:23et pas la prolongation du macronisme.
09:25Mais, Mme Ferrari,
09:27ce serait absurde
09:28qu'aujourd'hui, les Républicains disent
09:30qu'il est hors de question de travailler
09:31avec Édouard Philippe et Horizon.
09:33Pourquoi ?
09:34Et parce que les Républicains le font déjà.
09:36Qu'est-ce qu'on a fait aux municipales ?
09:38Les Républicains ont gagné des villes
09:40à Besançon et à Clermont-Ferrand.
09:41Avec les alliances.
09:42Avec le Modem, l'UDI et Horizon.
09:44Qu'est-ce qu'on fera ?
09:45Qu'est-ce que les Républicains, pardon,
09:47feront au Sénatorial ?
09:48Mais les Républicains au Sénatorial
09:50s'apprêtent à porter des listes
09:51en lien avec Horizon.
09:52En Vendée, Bruno Retailleau
09:54va être tête de liste des Sénatorial
09:56sur une liste où il y a un candidat Horizon.
09:58Dans les bousses du Rhône,
09:59le candidat qui portera notre liste
10:01est Bruno Muselier
10:02qui est un soutien de Gabriel Attal.
10:03J'entends votre raisonnement, Laurent Wauquiez.
10:04Juste parce que je vais aller au bout.
10:06Il y a un espèce de jeu de dupe en ce moment
10:09où on fait semblant de dire
10:11hors de question de travailler
10:12avec un tel ou un tel
10:13au risque de faire perdre tout le monde
10:15et qualifier Mélenchon.
10:16Moi, j'assume de mettre un pavé dans la mare.
10:18Il faudra un rassemblement de la droite.
10:21Oui, ça suppose de régler
10:22les différends qu'on a eus.
10:23Oui, ça suppose que chacun clarifie
10:25que ce soit bien un projet
10:26de reconstruction de la droite.
10:27Mais la question de fond,
10:29et celle-là, c'est une évidence
10:30et personne ne peut la contourner,
10:31soit c'est ça, soit en qualité.
10:33Mais ce pavé dans la mare, Laurent Wauquiez,
10:34et je vous ai laissé
10:35à essayer de développer votre heureusement,
10:38c'est que vous flinguez votre candidat,
10:39Bruno Retailleau, en disant ça.
10:41Lui, il dit
10:42je ne souhaite pas assez de mal à Édouard Philippe
10:43pour vouloir que Laurent Wauquiez le soutienne.
10:45C'est la réponse du berger à la bergère.
10:47Est-ce que ce n'est pas vous
10:47qui semez la cizanie à droite ?
10:49Pardon, moi je ne fais aucune...
10:52Enfin voilà, je peux tomber là-dedans
10:53et m'amuser et rajouter...
10:55Vous ne répondrez pas à Bruno Retailleau.
10:56Et rajouter une punchline à la punchline
10:58et tout le monde perd ses nerfs.
11:01Je ne crois pas que ce soit au niveau du sujet.
11:03Le sujet, ce n'est pas Bruno Retailleau.
11:05Le sujet, ce n'est pas Laurent Wauquiez.
11:06Le sujet, c'est de se dire
11:08est-ce qu'on est capable d'offrir
11:10une offre qui soit rassemblée ?
11:11Alors, j'ai eu des très forts différents
11:13avec Édouard Philippe.
11:14Je considère qu'il faut les surmonter.
11:16Je ne partage pas
11:17toutes les mêmes idées de Sarah Knafo.
11:19Pourtant, je fais sans doute partie
11:20des rares à plaider
11:21pour que Sarah Knafo soit
11:22dans ce rassemblement de la droite.
11:24Donc une primaire ?
11:25Et vous le savez,
11:26c'était ce pourquoi moi je plaide.
11:28Après, ce que je constate malheureusement,
11:30c'est que les candidats
11:31ne sont pas là-dedans.
11:32Donc je le redis à l'automne.
11:34Il faudra choisir le candidat
11:35qui est le mieux placé.
11:36Il faudra construire un programme
11:38qui soit clairement à droite
11:39parce que pour moi,
11:39il n'y a pas d'ambiguïté dessus.
11:41Et ensuite, il faudra que ceux
11:42qui ne sont pas les mieux placés
11:43acceptent de se retirer
11:44pour soutenir celui qui peut gagner
11:46face à Mélenchon
11:47parce que sinon,
11:49vous qualifiez Mélenchon.
11:50Encore une dernière question.
11:51Quand je vous entends,
11:52vous avez dit
11:52je ne veux pas être présidentie
11:53d'une secte.
11:54La secte, c'est les LR aujourd'hui ?
11:55Non, pas du tout.
11:56Pas du tout.
11:57Le comportement de la secte,
11:58c'est la gauche.
11:59La gauche, c'est la secte.
12:00Vous-même, vous l'avez très bien dit.
12:02Vous avez dit
12:02mais enfin, c'est extraordinaire.
12:03À droite,
12:04vous n'êtes pas capable
12:04de vous rassembler.
12:05Mais vous avez raison.
12:06Vous avez raison.
12:07C'est ça qui m'exaspère.
12:08C'est que dès qu'on dit
12:09il va falloir travailler ensemble,
12:11on le fait au municipal,
12:12on le fait au sénatorial,
12:13on est capable
12:14de discuter en commun,
12:15mais ensuite,
12:16à l'approche de la présidentielle,
12:17tout le monde enclenche
12:18la machine à perdre.
12:19Moi, j'ai fait mon combat
12:21de ce rassemblement de la droite.
12:23Je le redis ce matin,
12:24je ne soutiens pour l'instant
12:25aucun candidat.
12:26Je ne soutiens pas
12:27Édouard Philippe,
12:27je ne soutiens pas
12:28Bruno Rotaillot,
12:29je ne soutiens pas
12:30David Lysnard.
12:31C'est quand même
12:32le candidat de votre parti
12:33désigné par les militants.
12:35Vous savez,
12:35je pense que vous allez avoir
12:37rudement besoin...
12:37Il y a du ressentiment
12:38entre vous deux ?
12:39Vous lui avez parlé depuis ?
12:40Mais pas du tout
12:41et je vous l'ai redit.
12:42Je pense que la droite
12:43va avoir rudement besoin
12:44de gens qui sont capables
12:45de discuter avec les uns
12:46et les autres
12:46et d'être ces artisans
12:47de rassemblement.
12:48Vous savez,
12:49des fans qui vont jouer à fond
12:51la candidature de leurs champions
12:53en démolissant de préférence
12:54les autres candidats de droite,
12:55vous aurez tout ce qu'il faut
12:56sur vos plateaux.
12:57Moi, le choix que j'ai fait,
12:58c'est de dire
12:59je suis pour le rassemblement,
13:00je me bats pour ça,
13:01j'essaye que tout le monde
13:02reste ensemble,
13:03mais que ce soit
13:03pour un projet de droite.
13:05Parce que ça,
13:06c'est très clair pour moi,
13:07c'est moins d'immigration,
13:09c'est moins de dépenses publiques,
13:10c'est moins d'assistanat,
13:11c'est plus de sécurité,
13:14c'est ça ce que je veux.
13:15Pas un projet attrape-tout,
13:17un projet de droite.
13:18Et vous en discuterez
13:18avec Bruno Retailleau
13:19s'il le fait ?
13:19Bien sûr.
13:20Mais vous ne l'avez pas vu récemment.
13:22On s'est vu il y a un jour.
13:24Et donc,
13:25il est évidemment le bienvenu
13:27et il n'y a aucune forme
13:29de contestation de ma part
13:30de sa candidature.
13:32Je dis juste,
13:33en octobre,
13:34il en faudra un seul
13:35et si jamais
13:36Edouard Philippe doit se retirer,
13:37il faudra qu'il se retire.
13:38Si Bruno Retailleau
13:39doit se retirer,
13:39il faudra qu'il se retire.
13:40Si David Lissner doit se retirer,
13:41il faudra qu'il se retire.
13:44Le candidat de droite de grâce,
13:45sinon c'est Mélenchon.
13:46Parlons d'Edouard Philippe,
13:47Laurent Wauquiez.
13:48Vous avez sans doute écouté
13:49son premier grand meeting
13:49de campagne ce dimanche.
13:51Il dit qu'il va demander
13:51des efforts,
13:52mais des efforts justes
13:53aux Français,
13:54notamment aux employés
13:56du secteur public
13:57à qui il faudra dire
13:58qu'il faut travailler plus
13:59et aux retraités.
14:00Est-ce que vous êtes d'accord
14:01avec ça ?
14:02Est-ce qu'il faut que les retraités
14:02contribuent plus
14:03et payent un peu plus
14:05pour les nouvelles générations ?
14:06Moi, vous connaissez
14:07ma position sur ce sujet.
14:08Il ne peut y avoir
14:09aucun effort demandé aux retraités
14:11si on ne commence pas
14:12par supprimer
14:14les régimes spéciaux de retraite.
14:15Et j'ai bien aimé
14:15que dans votre propos,
14:16vous rappeliez cette condition
14:18de l'effort,
14:18y compris sur la sphère publique.
14:20Vous ne pouvez pas
14:21aller devant les retraités
14:22et leur dire
14:23qu'en fait,
14:24on va diminuer
14:24votre pouvoir d'achat,
14:25mais on continue
14:26à avoir des régimes spéciaux
14:27de retraite
14:28dans certains domaines.
14:30Et là,
14:30on n'a pas le courage
14:30de s'y attaquer.
14:31Et donc,
14:32ce pour quoi je plaide,
14:33c'est le jour des législatives,
14:35une série de référendums
14:36sur les régimes spéciaux de retraite,
14:38sur la baisse de l'immigration,
14:39sur le fait d'arrêter
14:40l'assistanat,
14:41sur le fait de rendre
14:42l'argent à la France
14:43qui travaille,
14:44pour que les Français
14:45puissent trancher
14:45tout de suite les choses
14:46et qu'au moins,
14:48ils ne soient pas trompés.
14:49Parce que trop souvent,
14:50ce qui se passe
14:50au moment des présidentielles,
14:51on vote pour une personne,
14:53parfois par défaut,
14:54à l'arrivée,
14:54on n'a pas le programme.
14:55La meilleure façon
14:56de le trancher,
14:57c'est au moment
14:57des législatives,
14:59serrer de référendums
14:59pour garantir
15:01que les Français
15:01tranchent eux-mêmes
15:02les grandes options politiques
15:04pour la France.
15:04Ça, je trouve
15:05qu'au moins,
15:06c'est une assurance vie
15:07pour les Français.
15:07Laurent Bocchi,
15:08on a parlé du Rassemblement National,
15:09du bloc central de la droite,
15:11on n'a pas parlé de LFI,
15:12tout est au carré,
15:13dit Jean-Luc Mélenchon.
15:14C'est le candidat aussi
15:15le plus redoutable
15:16avec des troupes
15:17en ordre de marche,
15:18pour le coup,
15:19selon vous ?
15:19Oui, bien sûr.
15:20Et c'est pour ça
15:21que je n'aime pas
15:21le jeu de théâtre
15:22qui se joue en ce moment à droite,
15:23où tout le monde
15:24fait semblant
15:24de ne pas voir Mélenchon.
15:26Je le répète,
15:27c'est un danger
15:28pour la République.
15:29Il est aujourd'hui très haut.
15:30Pour moi,
15:31il finira autour de 20%.
15:32Donc, il sera au second tour ?
15:34Non, pas si vous avez
15:35un candidat unique de la droite.
15:36Oui, si vous avez
15:37plusieurs candidats à droite.
15:39Et donc, voilà,
15:39ouvrons tous les yeux,
15:41il faut arrêter de faire semblant.
15:42Il y a une vraie menace de LFI.
15:44Et donc,
15:45ce qui serait quand même fou,
15:46dans un pays
15:47qui est majoritairement à droite,
15:49on se retrouverait
15:50à avoir le candidat de LFI
15:51au second tour de la présidentielle.
15:53Moi, je ne veux pas ça.
15:53Et comment on fait
15:54pour dessercer cette tonaille ?
15:56Qu'est-ce que vous,
15:56vous feriez
15:57si vous n'y arriviez pas
15:58et que ce serait
15:58Eren et LFI ?
16:00Vous votez pour qui ?
16:01Le invoqué ?
16:02C'est une question importante.
16:03Madame Ferrari.
16:04On est ce qu'on fait.
16:05On est ce qu'on fait.
16:07Vous connaissez très bien
16:08ma position,
16:08je l'ai toujours répété.
16:09Le premier danger
16:10pour la République,
16:11c'est LFI.
16:11Et moi,
16:12je ne mets pas de signe égal
16:13entre LFI et le RN.
16:14Vous le savez.
16:15Enfin, vous ne demandez pas
16:16à Didier Deschamps
16:17quel est son pronostic
16:18pour la finale
16:18si la France est disqualifiée.
16:20Bon, ne me demandez pas ça.
16:21Vous voyez bien l'énergie
16:22que je mets déjà
16:23pour faire en sorte
16:23de se rassembler.
16:24Vous voyez à quel point
16:25c'est difficile.
16:26Dès qu'on parle de rassemblement,
16:27on crée une éruption
16:28volcanique à droite.
16:29Donc, non,
16:30je me bats pour qu'on ait
16:31un candidat de droite
16:32et que je puisse au second tour
16:34vous dire
16:34voilà une offre
16:35qui est sérieuse
16:35sur le plan économique,
16:36qui est déterminée
16:37sur le régalien,
16:37c'est celle-là qu'il faut.
16:38Donc, si c'est RN,
16:40M. Philippe
16:41ou RN, M. Rotaillot,
16:42vous votez sans barguigner
16:44pour l'un ou l'autre à droite.
16:45Oui, bien sûr.
16:46Je suis à droite.
16:47Et je suis à droite
16:48sur tous les sujets,
16:49y compris sur l'économie.
16:50Moi, j'ai été très frappé
16:51quand même de voir
16:52encore la semaine dernière
16:53dans une interview
16:54sur une autre chaîne,
16:55Marine Le Pen a répété
16:57qu'elle n'était pas de droite
16:58et que baisser la dépense publique
16:59n'était pas sa priorité.
17:01Moi, c'est ma priorité.
17:02Il faut rendre l'argent aux Français.
17:04Il y a trop de gaspillage.
17:05On le voit sur tous
17:06les sujets qu'on aborde.
17:07Et des sujets régaliens.
17:08Le projet de loi Riposte
17:09sur la sécurité du quotidien
17:10et la lutte contre le narco
17:11au trafic a été examinée
17:13hier à l'Assemblée nationale.
17:14Vous avez notamment déposé
17:14un amendement
17:15pour interdire l'usage
17:16du protoxyde d'azote,
17:18un gaz qui est détourné
17:20pour des fins récréatives.
17:22Ce n'est pas récréatif du tout
17:23et qui entraîne au contraire
17:24de grave risque pour la santé.
17:25La gauche a reterré
17:26la plupart de ces amendements.
17:27Qu'est-ce que ça vous inspire ?
17:30Vous savez,
17:30c'est vraiment
17:31un de mes gros combats
17:31sur cette histoire
17:32du protoxyde d'azote.
17:33Très sous-estimé.
17:34Je pense d'ailleurs
17:34qu'il faut qu'on en parle
17:35beaucoup plus.
17:36J'étais à Clermont-Ferrand
17:37il y a quelques jours.
17:38Les policiers ramassent
17:39tous les jours
17:40dans les jardins publics
17:41ces espèces de bonbonnes
17:42qui sont pleines
17:43de ce gaz extrêmement dangereux
17:44qui crée de l'addiction,
17:46qui brûle le cerveau
17:47de nos adolescents
17:48et on ne réagit pas.
17:50Tous les jours, on a ça.
17:51Et donc, dans la loi Riposte,
17:52pour moi, un des gros enjeux,
17:54c'est qu'on se dote
17:54d'un moyen d'interdire
17:55enfin sérieusement
17:56tout le trafic
17:58autour du protoxyde d'azote.
17:59Et c'est vital,
18:01parce qu'on est en train
18:02d'avoir une génération,
18:03ça se multiplie
18:03à une vitesse effrayante,
18:05notamment chez nos ados.
18:07Ça crée des accidents
18:07ensuite qui sont catastrophiques,
18:09des cervelles avec des lésions
18:11dont ils ne vont pas se refaire.
18:13Donc, le combat
18:14contre le protoxyde d'azote,
18:15très sous-estimé,
18:16on n'en parle pas beaucoup
18:17sur les plateaux,
18:18c'est un combat essentiel.
18:19Donc, il faut qu'on le met.
18:20Que vous mèneriez,
18:21vous, en tant que ministre,
18:23ministre de l'Intérieur,
18:24si d'aventure,
18:25un candidat que vous soutenez
18:26arrivait au pouvoir en 2027 ?
18:28Il y a, si vous me permettez,
18:29un sujet qui me tient très à cœur
18:30et qui dépasse aussi cette question,
18:32c'est la présomption
18:33de légitime défense
18:33pour nos policiers et nos gendarmes.
18:35Vous en faites souvent les échos.
18:37Nos policiers et nos gendarmes
18:38interviennent dans des conditions
18:39extrêmement dangereuses.
18:40Vous savez que c'est un combat
18:41que j'ai mené
18:41avec les députés de la droite républicaine.
18:43Il faut qu'il y ait une présomption
18:45d'usage légitime des armes
18:47par les policiers et les gendarmes.
18:48Aujourd'hui,
18:49on est complètement fous.
18:51On met sur un pied d'égalité
18:52des barbares,
18:53des mafieux
18:54et de l'autre côté
18:55des policiers et des gendarmes
18:56qui nous protègent.
18:57Et quand un policier,
18:58un gendarme intervient
18:59qui prend son arme,
19:00il a juste ce doute
19:01de se dire
19:02est-ce qu'à l'arrivée,
19:03ce n'est pas moi
19:03qui vais être traîné
19:04devant la justice ?
19:05Donc, on se bat
19:06et normalement,
19:07on le fera passer
19:08cet après-midi.
19:08C'est quand même aussi
19:09un élément important
19:10pour qu'il y ait cette présomption
19:11de légitime défense
19:12pour nos policiers
19:13et nos gendarmes.
19:13Ça, c'est du concret.
19:14Et vous n'avez pas répondu
19:15à ma question,
19:16vous seriez prêt
19:16à être ministre de l'Intérieur
19:17d'un candidat de droite.
19:18C'est pour ça que je n'ai pas répondu
19:19à votre question,
19:19Madame Théry.
19:20Mais je vous la repose
19:21une deuxième et une troisième fois.
19:22Vous êtes prêt
19:23à servir le pays ou pas ?
19:24Vous le savez,
19:25je n'ai pas participé
19:26à un gouvernement d'Emmanuel Macron
19:28parce que ce que je souhaite,
19:29c'est que ce soit
19:30sur un programme clair de droite.
19:31Un programme clair de droite,
19:32évidemment que je me bats pour.
19:33Un programme qui n'est pas clair
19:34et qui n'est pas de droite,
19:35évidemment que je ne me comprenais pas.
19:36Et vous,
19:37qu'est-ce que vous dites
19:38au peuple de droite
19:39qui vous écoute ce matin ?
19:40Il n'y a pas que le peuple de droite
19:41qui vous écoute,
19:42mais est-ce qu'il y a eu
19:42des incohérences
19:43dans ce que vous disiez ?
19:44Est-ce que vous regrettez
19:44d'avoir dit qu'il n'y aurait jamais
19:45d'alliance avec Edouard Philippe ?
19:47C'est juste ce que je dis.
19:48C'est oui,
19:49il y a eu des changements.
19:50Bien sûr que je comprends
19:51que ça soulève des questions.
19:53Ces changements,
19:53ils sont dictés
19:54par ce qui doit être
19:55notre obsession.
19:56Arrêtez Mélenchon.
19:57Et ce que je dis
19:57à ceux qui nous écoutent,
19:58aidez-moi.
19:59Aidez-moi à faire
19:59ce rassemblement de la droite.
20:01Aidez-moi à expliquer
20:02à tous ces candidats
20:02qui pullulent
20:03qu'il faudra à un moment
20:04être responsable
20:05et qu'il faudra porter ensemble
20:06un projet de droite.
20:08Sinon, c'est l'échec assuré.
20:09Et j'ai besoin d'aide dessus
20:10parce qu'on voit très bien
20:12comment le moindre propos
20:13est détourné.
20:14En réalité, pourquoi ?
20:15Parce qu'aucun de ces candidats
20:16ne veut le rassemblement.
20:17Donc on a besoin de ça.
20:19Il faut se battre
20:19pour ce rassemblement.
20:20Je ne peux pas le faire seul.
20:22Et donc j'ai besoin
20:23de ce soutien
20:23de tous ceux qui se disent
20:27que Mélenchon au second tour.
20:29Laurent Wauquiez était notre invité.
20:30Merci beaucoup d'être venu
20:31et clarifier les choses ce matin
20:32dans la grande interview
20:33sur CNews et sur Europe 1.
20:35Bonne journée à vous.
20:36Merci Laurence Ferrari.
20:37Merci Laurent Wauquiez.
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