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«Marine Le Pen sait que faire la campagne de trop n'est pas la meilleure idée», a observé Paul Sugy, journaliste, dans #120MinutesInfo, à propos des interrogations qui portent sur la candidature de la députée RN à la présidentielle 2027.

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Transcription
00:00Vous posez la question de sa réelle envie d'y aller, parce que, et avançons dans nos discussions peut-être
00:05également,
00:05ce plan B, le plan Bardella qui a tellement été mis en avant, qui a tellement été préparé.
00:10Là aujourd'hui, Marine Le Pen, je ne vais pas faire de la psychologie de comptoir,
00:14mais là elle est renvoyée vraiment à sa psyché profonde, à sa philosophie profonde.
00:19Est-ce que je dois y aller ? Est-ce que malgré une culpabilité prononcée, je peux le faire ?
00:25Et nous, nous nous posons la question de sa réelle envie d'accéder à cette fonction suprême.
00:30Ça ne vient pas de nulle part, j'entends beaucoup de commentateurs, d'éditorialistes qui se posent cette question.
00:35Jordan Bardella a tellement été préparé, cette succession est tellement écrite, que cette question se pose aujourd'hui.
00:42Il y a une leçon que Marine Le Pen a pu méditer de très près, c'était celle de la
00:46campagne de Jean-Marie Le Pen en 2007.
00:48Elle a été aux premières loges pour voir ce que coûtait politiquement de faire une campagne de trop.
00:52Et 2007, pour Jean-Marie Le Pen, c'était la campagne de trop.
00:54Il aurait dû s'arrêter au coup d'éclat de 2002.
00:57Et Marine Le Pen, dont je ne doute pas un instant qu'elle ait rêvé tout au long de sa
01:01vie et qu'elle rêve encore d'être un jour président de la République.
01:04Mais mesurant avec l'instinct politique qui est le sien l'amenuissement de ses chances, c'est aussi que faire
01:08la campagne de trop n'est pas la meilleure idée.
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