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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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NewsTranscription
00:00Bonsoir à tous, Véronique, Jacqui et Célia Barot, Gilles-William, Golgadelle, Geoffroy Lejeune, Pascal-Pierre Garbarini,
00:06deux avocats et vous ne serez pas trop de deux, Johan Ozaï, pour évoquer évidemment ce qui va se passer
00:14demain au tribunal de Paris,
00:17puisque c'est précisément demain que Marine Le Pen, la ligne de départ de la présidentielle, va se clarifier demain
00:22avec la décision de la Cour d'appel de Paris
00:24dans l'affaire des assistants parlementaires du Front National, susceptible d'empêcher la quatrième candidature consécutive de Madame Le Pen.
00:32Il y a quelques minutes, il y a eu ce long tweet de Jordan Bardella, à la veille d'une
00:39décision qui comptera bien au-delà d'un simple rendez-vous judiciaire.
00:42Je veux m'adresser à Marine Le Pen, à la militante, à la dirigeante politique et à l'amie qu
00:46'elle est.
00:46Ce soir, je veux lui dire publiquement ce que je lui dis dans la vie, mon soutien total et ma
00:51fidélité ne dépendra jamais des circonstances.
00:53Demain sera un jour important, hors normes, à l'heure où des millions de Français placent en elle leur espoir
00:58et leur confiance.
00:59La privée de la possibilité de solliciter leur suffrage constituerait une atteinte lourde au libre choix des Français.
01:05Quoi que nous réservent ces prochaines 24 heures, nous continuerons avec la même détermination, avec la même fidélité.
01:11C'est un long tweet et puis il y a effectivement quelques images et quelques prises de parole que je
01:16vous propose peut-être d'écouter.
01:19Jordan et moi, nous travaillons depuis des années ensemble.
01:25Nous avons l'un pour l'autre une immense amitié, une immense confiance.
01:33Nous sommes tous les deux engagés en politique par devoir.
01:37Nous ne sommes pas engagés en politique par ambition personnelle.
01:41Quand on se bat pour une cause qui nous dépasse, me vient en tête un morceau d'une chanson que
01:48vous connaissez tous.
01:49C'est une chanson de résistance.
01:52Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place.
01:57Nous ne nous découragerons jamais.
02:00Nous lutterons toujours.
02:02Nous irons jusqu'au bout et nous irons, mes amis, jusqu'à la victoire avec vous.
02:09Je précise bien sûr que ces images sont des images du Rassemblement national.
02:13C'est un tweet du Rassemblement national.
02:15Les images sont choisies, la musique, le rythme, s'il y a des ralentis ou pas.
02:20C'est effectivement un tweet qu'on pourrait juger, entre guillemets, de propagande.
02:24Mais il faut le dire, c'est la communication du Rassemblement national.
02:29Et en aucun cas, ces images-là n'ont été retouchées par l'antenne de CNews.
02:34D'abord, je crois qu'il faut dire que tout cela, à mon sens, n'est pas fin.
02:38Il existe entre eux une relation qui est unique dans le monde politique.
02:42J'entends beaucoup, depuis quelques jours, même plus que cela,
02:45un certain nombre de nos confrères expliquaient que Marine Le Pen et Jordan Bardella ne s'entendent pas.
02:49Ils veulent à tout prix, en fait, qu'il y ait entre eux des désaccords
02:52et même visiblement une sorte de haine.
02:55Je crois que ce n'est pas le cas du tout.
02:56Il peut y avoir des petites différences politiques.
02:57Non, mais naturellement, mais à la marge.
03:00À la marge sur le plan économique, parfois, on ne dit pas forcément à la marge, d'ailleurs.
03:03La presse ne raconte pas ça. La presse raconte une histoire de rivalité.
03:06Oui, oui, une histoire de rivalité, de détestation, presque maintenant de haine.
03:10Je crois que tout ce qui a été dit à Liévin, ce qui est dit dans ce clip-là, est
03:13sincère.
03:13Et encore une fois, la relation qui existe entre eux est unique dans la vie politique.
03:19En tout cas, demain est un jour important pour, évidemment, cette élection présidentielle
03:23et certains disent aussi pour la démocratie.
03:25Je vous propose d'écouter le sujet de Mathieu Devez.
03:31Demain, Marine Le Pen sera de retour à la cour d'appel de Paris
03:34pour une décision qui pourrait rebattre les cartes de l'élection présidentielle.
03:38Le scénario idéal pour la chef de file du RN, la Rolex,
03:42elle retrouverait immédiatement son éligibilité et pourrait se lancer dans la course à l'Elysée.
03:47Mais cette hypothèse apparaît peu probable,
03:49notamment au regard de sa condamnation en première instance,
03:52en mars 2025, 4 ans de prison, dont 2 fermes aménageables sous bracelet électronique,
03:58100 000 euros d'amende et surtout 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
04:03La cour peut confirmer sa culpabilité pour détournement de fonds publics,
04:07mais ramener son inéligibilité à 2 ans ou moins.
04:10Dans ce cas, Marine Le Pen pourrait bien être candidate en 2027,
04:14sa peine ayant déjà été purgée.
04:16Car depuis sa condamnation du 31 mars 2025,
04:19la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale est déjà inéligible.
04:23En revanche, si la cour confirme une peine de plus de 2 ans d'inéligibilité,
04:28Marine Le Pen ne pourra pas briguer l'Elysée,
04:31le premier tour étant prévu le 18 avril 2027.
04:34Autre enjeu, la peine de prison.
04:36Si la cour d'appel suit les réquisitions du parquet général
04:39et prononce un an de prison ferme sous bracelet électronique,
04:42Marine Le Pen assure qu'elle renoncera à la présidentielle.
04:45Reste un ultime recours.
04:47Un pourvoi en cassation.
04:49S'ils étaient saisis, les hauts magistrats ont déjà indiqué
04:52que leur décision serait rendue au plus tard, début janvier.
04:55Mais pour Marine Le Pen,
04:56ce serait déjà trop tard pour mener une campagne présidentielle.
05:01Il n'y a pas de tendance ce soir.
05:04On ne peut rien savoir de cette décision judiciaire.
05:08Naturellement, seuls les magistrats, a priori, sont au courant.
05:11Il peut toujours y avoir des fuites.
05:12Ce que je sais, moi, c'est qu'au sein du gouvernement,
05:15par exemple, tout le monde est convaincu que Marine Le Pen sera éligible.
05:18D'où est-ce que ça sort ? Je n'en sais rien.
05:20Mais tout le gouvernement pense que Marine Le Pen
05:22pourra se présenter à l'élection présidentielle.
05:24D'où est-ce qu'ils tiennent ça ? Je ne peux pas vous le dire.
05:27C'est une simple rumeur.
05:28Est-ce qu'il y a eu des fuites ? Je n'en sais rien.
05:30Mais l'exécutif et beaucoup de responsables politiques
05:34pensent que les juges n'oseront pas condamner Marine Le Pen
05:37à plus de deux ans d'inéligibilité.
05:38C'est important que vous donniez cette information,
05:42en tout cas cette sensibilité qui vous a été rapportée
05:44à travers les conversations que vous avez pu avoir.
05:47Vous l'écoutez, on écoute Marine Le Pen ?
05:49Sauf si vous voulez dire les uns les autres quelque chose ?
05:51Non, moi je n'ai rien à dire.
05:54Écoutons Marine Le Pen.
05:57...à quelques jours d'une décision qui sera évidemment importante.
06:07Importante parce qu'elle peut venir contrecarrer
06:12le fonctionnement démocratique de notre pays.
06:16Elle peut venir en quelque sorte décider à votre place.
06:22Et en cela, ces répercussions auront bien sûr
06:30des... comment dire...
06:32une dimension historique.
06:35Parce que selon la décision des magistrats,
06:38les choses ne seront pas les mêmes.
06:42Alors des magistrats qui ne font aussi qu'appliquer la loi.
06:45Il faut le rappeler, cette loi d'inéligibilité,
06:48elle a été votée au Parlement.
06:51C'est ce qui a été souvent rappelé par les magistrats
06:53lors des débats, aussi bien en première instance
06:55qu'en appel, c'est que ce sont ces parlementaires
06:58qui font la loi et qui font ces peines.
07:01Marine Le Pen, dans ce dossier,
07:02en cours jusqu'à 10 ans d'emprisonnement,
07:04100 000 euros d'amende et 10 ans d'inéligibilité.
07:08Les avocats généraux ont requis à son encontre 5 ans.
07:11Et comme l'a rappelé Mathieu Devez,
07:13ce n'est que dans le cas où une peine égale
07:16ou inférieure à 2 ans d'inéligibilité
07:18qu'elle pourrait se présenter.
07:20Il y a quand même une particularité,
07:22c'est que Marine Le Pen, dans ce dossier,
07:26elle est sous l'empire de l'ancienne loi.
07:28C'est-à-dire que la peine d'inéligibilité,
07:33elle est facultative.
07:35Depuis la loi Sapin 2 de 2016,
07:39qui est du 31 décembre 2016,
07:42elle est obligatoire.
07:43Là, elle est facultative,
07:44ce qui veut dire que cela impose au juge
07:46de la motiver.
07:48Exactement.
07:49Avec la particularité,
07:50c'est qu'entre-temps,
07:51sur le jugement qui a été rendu le 31 mars 2025,
07:55il y a eu la décision du Conseil constitutionnel
07:58du 28 mars 2025
07:59qui a dit quelque chose de très important.
08:02Il a dit que l'atteinte,
08:03elle doit être proportionnée
08:05par rapport au mandat en cours
08:07et surtout,
08:09en cas d'inéligibilité,
08:11on doit vérifier,
08:12ce qui, à mon avis,
08:13a énormément de sens
08:15par rapport à la décision
08:16qui sera rendue demain.
08:18Il faut préserver la liberté de l'électeur.
08:21C'est une décision du Conseil constitutionnel
08:24qui vient en carambolage total
08:27avec le jugement qui avait été rendu.
08:30Et n'oublions pas l'autre élément
08:32qui, à mon avis, est important,
08:34c'est l'attitude de Mme Marine Le Pen
08:37à l'audience de la Cour
08:39où elle a été dans un positionnement
08:41beaucoup moins frontal
08:42et où elle s'est exprimée,
08:44elle a expliqué dans une autre posture
08:47qui avait,
08:48après on peut le dénoncer ou non,
08:50mais qui avait agacé les juges
08:52de première instance.
08:54Donc moi, je pense que tous ces facteurs-là
08:57peuvent apporter,
08:58amener les juges du second degré,
09:00c'est-à-dire de la Cour d'appel,
09:01à une décision qui lui soit
09:03beaucoup plus favorable.
09:05Écoutons Prisca Thévenot
09:07de Ensemble pour la République.
09:11À partir de combien dans les sondages
09:13on est au-dessus de la loi ?
09:14À partir de combien dans les sondages
09:16on a le droit de tout faire
09:17avec l'argent des Français ?
09:18C'est l'argent des Français.
09:20Et donc ce que je dis aujourd'hui,
09:21c'est s'il y a quelqu'un
09:22qui ne doit pas être bien aujourd'hui,
09:23ce ne sont pas les juges
09:24qui vont rendre une décision
09:25de façon indépendante,
09:26c'est plutôt l'héritière
09:28d'un système financier
09:29de détournement d'argent
09:31qui, effectivement,
09:31sera fixé demain.
09:33Elle va soutenir Gabriel Attal ?
09:34Oui, elle est l'une
09:36des plus proches de Gabriel Attal.
09:38C'est un bon soutien,
09:39à votre avis ?
09:41Je ne répondrai pas
09:41à cette question.
09:43Non, mais pourquoi est-ce
09:43qu'elle dit ça,
09:44Prisca Thévenot ?
09:45Parce qu'il rêve,
09:45il rêve de voir Marine Le Pen
09:47condamnée.
09:47Édouard Philippe,
09:48Gabriel Attal,
09:49il rêve de l'avoir condamnée.
09:50Il préfère Jordan Bardella
09:51comme candidat ?
09:52Parce qu'il pense que
09:52Jordan Bardella ne sera pas
09:53au niveau dans cette campagne,
09:55qu'il va s'écrouler
09:55et donc qu'il pourrait
09:57récupérer une partie
09:58des électeurs
09:58du Rassemblement national.
09:59Je vais vous dire,
10:00moi je connais Jordan Bardella
10:02depuis 2019,
10:02lorsqu'il a été tête de liste
10:04à la demande de Marine Le Pen
10:06aux élections européennes.
10:07Je leur recommande
10:08d'être assez prudent
10:09parce que Jordan Bardella,
10:11il est plus solide
10:12qu'ils ne veulent bien le dire.
10:13Il travaille beaucoup,
10:16ça n'est pas le ballon
10:17de Baudruche
10:18qu'ils veulent bien,
10:21comment dirais-je ?
10:22Caricaturer.
10:23Caricaturer, voilà.
10:24Je leur recommande
10:26d'être plus prudent que cela.
10:29J'entends ce que vous dites.
10:30Écoutez,
10:31François-Olivier Gisbert
10:31parce que
10:33François-Olivier Gisbert
10:34est un observateur
10:35quand même attentif
10:36de la société française,
10:37de la vie politique française
10:38depuis 50 ans.
10:39Donc c'est intéressant
10:40ce qu'il dit.
10:41Il n'a pas de mots
10:42assez durs
10:43sur la décision
10:44qui va être prise demain
10:45et sur le régime
10:46macronien,
10:47entre guillemets.
10:48C'est-à-dire qu'il parle
10:48quasiment d'un système illibéral
10:50en France aujourd'hui.
10:51C'est l'avis
10:51de François-Olivier Gisbert
10:53qui a commencé sa carrière
10:54au nouvel observateur
10:56dans les années 70
10:56qui suivait François Mitterrand,
10:58qui suivait Pierre Moroy
10:59et c'est un avis
11:00qu'on peut considérer
11:01comme autorisé.
11:04La justice aujourd'hui,
11:06ça dépend d'abord
11:06de quel type de juge
11:09va travailler
11:09sur votre cas.
11:11C'est clair
11:12qu'il y a les juges rouges,
11:14on les appelait juges rouges
11:16dans les années 70.
11:17Ça fait longtemps
11:17que ça existe,
11:18le syndicat de la magistrature.
11:19Et puis,
11:20il y a les juges
11:21qui jugent en droit
11:22mais il y a quelque chose
11:22qui cloche visiblement.
11:24Alors, je ne vais pas aller
11:24jusqu'à ce que disait De Gaulle.
11:27Vous vous souvenez,
11:27il disait,
11:28alors, tout en haut,
11:29il y a la France,
11:31après, il y a l'État
11:32et après seulement,
11:35il y a le droit.
11:36Non, je pense que le droit,
11:38c'est important.
11:39Mais en même temps,
11:40il ne faut pas se réfugier toujours
11:41derrière ce mot État de droit
11:44qui regroupe des choses
11:46quand même
11:46qui n'ont pas grand-chose
11:47à voir avec la justice.
11:50Je suis désolé,
11:51mais j'approuve à 200%
11:53ce que vient de dire Fogg.
11:55D'ailleurs, mon article
11:57dans le Figaro d'aujourd'hui,
11:58c'est de dire qu'effectivement,
12:00on ne se rend pas compte
12:02à quel point aujourd'hui
12:02la justice est politisée.
12:04Notamment à cause de l'attitude,
12:07pas seulement,
12:08mais du syndicat de la magistrature
12:09et de la manière
12:11dont le Conseil supérieur
12:12de la magistrature
12:14n'empêche même pas
12:15les atteintes
12:16à leur devoir de réserve.
12:18Ça, c'est de manière générale.
12:21L'expérience qui est la mienne
12:24montre que les juges
12:25se montrent plus durs
12:26vis-à-vis du côté droit
12:27que vis-à-vis du côté gauche.
12:28Quant à demain,
12:29on sera beaucoup plus intelligents
12:31demain, Pascal.
12:32Beaucoup plus que ce soir.
12:33Tu as fait une analyse juridique
12:35très rigoureuse des choses.
12:38Je ne suis pas pour autant certain
12:40que, par exemple,
12:42sous prétexte que Marine Le Pen
12:45s'est conduite
12:45avec beaucoup plus de...
12:47Elle a été bonne élève.
12:49Elle sera pour autant
12:51récompensée par des bons points.
12:52On n'en sait rien du tout.
12:54Je sais une seule chose,
12:55c'est si on prive
12:56l'électeur français,
12:58quels que soient les attendus
13:00du Conseil constitutionnel
13:02du droit de choisir,
13:03ça sera effectivement
13:05un mauvais coup
13:05pour la démocratie.
13:06Est-ce que, pardonnez-moi,
13:07est-ce que le contexte
13:08de faillite judiciaire
13:09dans lequel nous sommes
13:10avec les affaires Liana,
13:12avec l'affaire de Louis,
13:13avec ses parents
13:14qui montent au front
13:15pour finalement dire
13:16si la justice
13:17ne reprend pas ses droits,
13:19on se fait justice nous-mêmes,
13:20est-ce que ce contexte,
13:21même si c'est sur des drames
13:23et que ça ne touche pas
13:24aux politiques,
13:25peut quand même
13:26influencer les juges
13:27qui se disent
13:27« Bon ben là, voilà,
13:29on est de plus en plus
13:30récusés par l'opinion publique,
13:31donc on va peut-être
13:33mettre la pédale douce. »
13:34Question posée
13:34à quelqu'un
13:35qui est dans les prétoires
13:36chaque jour.
13:37Ah oui, moi je suis sûr...
13:38Vous pensez que ça a une influence ?
13:40Moi je pense qu'aujourd'hui
13:41il y a une telle faillite judiciaire
13:42et il y a une telle défiance,
13:44mais aujourd'hui,
13:45plus qu'avérée
13:46de l'opinion publique
13:47du peuple français
13:49par rapport à sa justice,
13:51qu'ils ne peuvent pas
13:53entre guillemets
13:53l'écarter d'un revers de manche.
13:55J'ajoute en plus
13:56que l'affaire Fillon,
14:00elle est dans la mémoire collective.
14:02Elle est dans la mémoire collective.
14:04L'affaire Fillon,
14:05tout le monde dit,
14:06en tous les cas,
14:08les gens censés
14:09qui ont un peu d'objectivité
14:10disent qu'ils ont privé
14:12l'élection présidentielle
14:14d'une personne
14:15qui avait la possibilité
14:16d'être président.
14:17Et moi je pense que ça,
14:18plus le contexte
14:19en effet judiciaire
14:20qui est quand même aujourd'hui
14:21très très mauvais
14:23et très critiqué
14:24des juges
14:25peut peut-être
14:26les conduire
14:27à avoir
14:27un peu
14:28une analyse
14:29beaucoup plus objective.
14:30Écoutons Marine Le Pen
14:31ce qu'elle disait
14:33en décembre 2025
14:34lorsqu'elle était venue
14:35sur notre plateau
14:36et qu'elle disait
14:38que son sort
14:38dépendait des juges.
14:42L'avenir
14:44de ma présence
14:46en fait
14:46à l'élection présidentielle
14:47dépend des juges.
14:48Voilà.
14:49Les juges
14:50ont le droit
14:50de vie et de mort
14:52sur
14:54la candidate
14:55à la présidentielle
14:56que je suis.
14:56En me défendant,
14:58je défends aussi
14:59la liberté des Français
15:00de voter pour qui
15:00ils le souhaitent.
15:03C'était donc
15:04il y a deux ans
15:05et c'est vrai
15:05que ce sont les juges
15:06bien sûr
15:06et nous le disons
15:07qui vont décider.
15:09Écoutez ce qu'a dit
15:10Édouard Philippe
15:11dans une charge
15:12contre le Rassemblement
15:13National.
15:14C'était hier
15:15dans ce débat.
15:16Alors on en a
15:17beaucoup parlé ce matin
15:18le débat
15:18il n'y avait pas
15:195 000 personnes
15:20il y avait que
15:203 500 personnes
15:21c'est bien cela ?
15:22On a un peu triché
15:22sur la jauge.
15:24Alors au départ
15:24ils en annonçaient 8 000
15:25après c'était 5 000
15:27et manifestement
15:27selon nos confrères
15:28on était plus proche
15:29des 3 500.
15:30Maxime Le Guet
15:30était hier présent
15:32il a mis
15:323 500 personnes.
15:34Écoutons ce que
15:35disait Édouard Philippe.
15:38Le Rassemblement National
15:39de M. Bardella
15:40est paraît-il
15:41converti au libéralisme
15:42à l'Europe
15:43au capitalisme
15:44et peut-être même
15:45on ne sait pas encore très bien
15:47à la réforme des retraites.
15:49Le Rassemblement National
15:50de Mme Le Pen
15:51c'est l'inverse.
15:52Le Rassemblement National
15:53c'est un en même temps
15:54qui ne s'assume pas.
15:56Social dans le Nord
15:56libéral dans le Sud.
15:58Porte-voix revendiquée
15:59des classes populaires
16:00dans les campagnes
16:01mais gourmande
16:02petit four à Monte Carlo.
16:04Pour la dépense publique
16:05mais contre l'impôt
16:08pour l'euro
16:09mais contre l'Europe.
16:11Geoffroy Lejeune
16:11c'est la traduction
16:12de ce que disait
16:13Yohann Ouzahi
16:13tout à l'heure
16:14de montrer des différences
16:16entre Jordan Bardella
16:17et Marine Le Pen
16:18mais est-ce qu'il dit
16:19c'est un effet de tribune
16:20ou c'est vrai ?
16:22Il y a des divergences
16:23des différences
16:24entre Marine Le Pen
16:25et Jordan Bardella
16:25c'est une certitude
16:26il y a une différence
16:26de fibre
16:27d'ailleurs leur duo
16:28a été pensé pour ça
16:29Marine Le Pen
16:30elle-même dit
16:31que Bardella
16:32lui ouvre un électorat
16:33avec lequel
16:34elle a la plus de mal
16:35elle n'est pas conservatrice
16:36elle n'est pas spécialement libérale
16:37et donc forcément
16:37elle est contente
16:38d'avoir quelqu'un avec elle
16:39pour l'instant
16:40son numéro 2
16:40qui parle à une droite
16:42plus classique
16:42etc.
16:42donc évidemment
16:43il rappelle une sorte
16:45de droite des années 80
16:46oui voilà
16:47une droite RPR
16:48RPR ou Sarkoziste
16:49de 2007
16:50mais si vous me donnez
16:52une heure et demie
16:53je vous fais la même chose
16:54avec les macronistes
16:55et les philippistes
16:56on peut s'amuser
16:56c'est ça qui est terrible
16:57en fait
16:57c'est un effet de tribune
16:59évidemment
16:59moi je veux bien
17:00mais déjà
17:01c'est pas incompatible
17:02de manger des petits fours
17:03à Monte Carlo
17:04et de défendre
17:04les classes populaires
17:05je ne dis pas
17:06que c'était une opération
17:07très intelligente
17:07de la part de Bardella
17:08mais c'est pas incompatible
17:08enfin quand même
17:09pardon
17:10je t'interromps
17:11mais enfin
17:12j'y vois une manière
17:13de racisme
17:14l'allusion à Monte Carlo
17:17si jamais il était
17:18avec une immigrée
17:20par exemple
17:20et qu'on se permette
17:22de parler
17:23de Sidi Bou Saïd
17:25on apprécierait
17:26je suis d'accord
17:27pardon
17:28par ailleurs
17:29la vraie histoire
17:29des petits fours
17:30de Monte Carlo
17:30c'est que Bardella
17:31c'est quelqu'un
17:32qui vient des classes populaires
17:33donc son ascension
17:34lui permet aujourd'hui
17:35d'assister à des grands prix
17:36de Formule 1
17:37et en fait
17:37je comprends
17:38que ça soit son truc
17:40donc l'accuser de ça
17:41je trouve que c'est
17:41très déplacé
17:42et surtout sur les contradictions
17:43internes dans les partis
17:44mais le bloc central
17:45on peut vraiment s'amuser
17:46ce sont des gens
17:47qui ont gouverné
17:48ensemble
17:48avec des gens
17:49qui venaient du parti socialiste
17:50voire des écologistes
17:51et des gens qui venaient
17:52des républicains
17:53dans les premiers gouvernements
17:54d'Emmanuel Macron
17:54il y avait Gérald Darmanin
17:55qui vient de la droite populaire du nord
17:57et François de Rugy
17:59qui était écologiste
18:00les amis
18:01vous avez fait
18:01cent fois pire
18:02bon on va marquer une pause
18:03et nous revenons
18:04et nous reviendrons
18:06effectivement
18:06sur l'épisode
18:07de Fillon
18:07ce que disait
18:07François-Olivier Gisbert
18:09et puis on pourra
18:09écouter également
18:10ce qu'a dit
18:11Pierre Lelouch
18:12Pierre Lelouch
18:12qui a été
18:13particulièrement
18:14sévère
18:15sur
18:16Édouard Philippe
18:17et la vie politique
18:18française du moment
18:22on termine
18:23le chapitre
18:25Marine Le Pen
18:25et la décision
18:26à quelle heure d'ailleurs ?
18:27à partir de 13h30
18:29avec deux heures
18:30minimum de lecture
18:31donc
18:32reste à savoir
18:32si vous connaîtrons
18:34le cas de Marine Le Pen
18:35en début d'après-midi
18:35la dernière fois
18:36ça s'est passé comment ?
18:37c'était assez long
18:38j'ai plus
18:39la durée
18:40en tête
18:41mais c'est vrai
18:41que aussi bien
18:42pour le cas de Nicolas Sarkozy
18:43que pour Marine Le Pen
18:45les juges
18:46prennent assez
18:47enfin beaucoup de temps
18:48pour aussi expliquer
18:49pour être aussi pédagogique
18:50ça va être intéressant
18:52pour les éditions
18:52de demain matin
18:54de revenir
18:54sur le premier jugement
18:55de Marine Le Pen
18:56pour savoir
18:57à quel moment
18:58on sait
18:59si elle est éligible
19:01ou pas
19:01parce que c'est
19:03dans le cas de Nicolas Sarkozy
19:04entre le début
19:05de la lecture
19:05et la fin de la lecture
19:06au début
19:07il est relaxé de tout
19:08et à la fin
19:09il est en prison
19:09donc est-ce que c'est
19:10dans les dernières minutes
19:11de la lecture
19:12ou est-ce que
19:13en fait on peut assister
19:14à plusieurs cas de figure
19:15par exemple
19:15dès le début
19:16les magistrats
19:17peuvent dire
19:18nous reconnaissons
19:19la culpabilité
19:20de l'ensemble
19:20des prévenus
19:21et des peines
19:22d'inéligibilité
19:23ont été prévues
19:25pour l'ensemble
19:25des prévenus
19:26avec exécution provisoire
19:27donc là
19:27dès le début
19:28nous savons
19:28que Marine Le Pen
19:30est inéligible
19:31avec ou sans
19:32exécution provisoire
19:33sinon ils vont faire
19:33cas par cas
19:34et là ça peut être long
19:35puisqu'il y a 12 prévenus
19:36dont le parti
19:37Maître qui avait
19:38l'habitude
19:39de messieurs les avocats
19:40de ce genre de choses
19:41ils vont faire durer
19:43le plaisir
19:44ils vont commencer
19:45par la motivation
19:46plaisir ou pas
19:47ça va être long
19:49ils sont très nombreux
19:51à être examinés
19:53non ça coûte deux heures
19:57écoutez ce que disait
19:57François Fillon
19:58parce que vous parliez
19:59tout à l'heure
19:59que la campagne de 2017
20:00avait été percutée
20:01avec les conséquences
20:02quand même
20:02parce que François Fillon
20:04nul ne sait
20:05ce qui se serait passé
20:07s'il avait pu aller au bout
20:08sans être mis en examen
20:10et il y a eu 9 années
20:12d'Emmanuel Macron
20:13en tout cas quand il sort
20:13de la primaire
20:14on est en novembre 2016
20:16il est très très largement
20:18favori
20:18c'est le favori
20:20à contester
20:20je suis d'accord avec vous
20:22donc écoutez
20:23écoutez ce que disait
20:24François Fillon
20:25à l'époque
20:27je ne cèderai pas
20:28je ne me rendrai pas
20:31je ne me retirerai pas
20:32j'irai jusqu'au bout
20:34parce qu'au delà
20:35de ma personne
20:36c'est la démocratie
20:37qui est défiée
20:39je vous demande
20:40de me suivre
20:41c'est pas de moi
20:42qu'il s'agit
20:43de mes droits
20:44ou de la présomption
20:46d'innocence
20:46c'est de vous
20:47dont la volonté souveraine
20:49ne peut pas être annulée
20:52annihilée
20:53détruite
20:54et écoutez ce que
20:55disait précisément
20:56François-Olivier Gisbert
20:57et je vous ai fait écouter
20:58ce passage là
20:59parce que
21:00François-Olivier ce matin
21:01faisait référence à ça
21:04on avait eu quand même
21:04l'épisode de 2017
21:07où François Fillon
21:08qui était le favori
21:09le grand favori
21:10pour l'élection présidentielle
21:11avait été mis en examen
21:13juste
21:13presque quelques jours
21:15mais il s'était présenté
21:16il avait pu se présenter
21:18il n'y avait aucune raison
21:19de
21:20comment dire
21:20de la condamner
21:21à l'IGBT
21:22on a l'impression
21:22que c'était calculé
21:23pile poil
21:24pour qu'elle ne puisse pas
21:25se présenter
21:26donc on lui a fait
21:28une Fillon
21:29et moi je trouve
21:30que ça montre
21:31quelque chose
21:31de la grande dégradation
21:33de la démocratie
21:34que nous vivons aujourd'hui
21:35on lui a fait une Fillon
21:38voilà ce qu'elle dit
21:39et on termine
21:40avec ce que disait
21:40Pierre Lelouch
21:41c'était sur votre plateau
21:42vendredi
21:42vous écoutiez
21:43vous paraissiez vous-même
21:45surpris
21:45de ce que disait
21:46Pierre Lelouch
21:47il a eu des mots
21:48plus que sévères
21:49pour Edouard Philippe
21:50pour Jean-François Copé
21:52enfin vraiment
21:52il ne reconnaît plus du tout
21:53son ancienne famille politique
21:55et il est extrêmement sévère
21:56avec eux
21:57c'était vendredi
21:58sur votre plateau
22:00il y a une chose
22:01qui caractérise
22:02tous les anciens
22:03premiers ministres
22:04ou actuels
22:06de monsieur Macron
22:07c'est le fait
22:08que c'était des gens
22:10parfaitement inconnus
22:11et en général
22:12série B
22:13C ou W
22:16les Castex
22:17Born
22:17Attal
22:18qui sortaient du cabinet
22:19de Marisol Touraine
22:21Edouard Philippe
22:22que j'ai connu
22:23comme député
22:23qui n'était quand même pas
22:24un front bencher
22:26une grande voix du part
22:27il a pris des gens
22:29médiocres
22:29en moyen
22:30parce que lui
22:30il est au-dessus
22:31c'est comme ça
22:31c'est narcisse
22:32donc le point commun
22:34entre tous ces premiers
22:35ministres
22:36c'est qu'ils ne sont pas bons
22:37le point commun
22:38entre
22:38ils sont candidats
22:39à l'élection présidentielle
22:40alors c'est pas rassurant
22:41mais non
22:42c'est pour ça
22:43qu'il y a un problème
22:44c'est que
22:45ce qu'ils appellent
22:46le bloc central
22:46etc
22:47ces gens-là
22:47sont responsables
22:48de 1300 milliards
22:50de dates publiques
22:51et qu'ils vous annoncent
22:52aujourd'hui
22:53ils ont des plans
22:54ils ont des plans
22:55pour réduire
22:57ils vont remettre
22:58de l'ordre
22:58dans les comptes
22:59le plus drôle
23:00d'entre eux
23:00c'était
23:01François Béroux
23:02qui est arrivé
23:03au mois d'août
23:04l'an dernier
23:04je vais travailler
23:05tout l'été
23:05on va faire
23:0740 milliards
23:08d'économies
23:09il arrive
23:09à la fin de l'élection
23:10j'ai pas pu
23:11donc je m'en vais
23:13résultat
23:1351 milliards
23:14d'impôts en plus
23:16ces gens
23:16sont indignes
23:18d'être candidats
23:19à la présidentielle
23:20je le dis
23:20comme je le pense
23:21en tout cas moi
23:22comme citoyen
23:23jamais
23:24jamais
23:24parce que quand on porte
23:25une responsabilité
23:26pareille
23:27dans l'effondrement
23:28de notre pays
23:28depuis 10 ans
23:29on n'ose pas
23:30se présenter
23:31devant les électeurs
23:32l'exemple Béroux
23:33est terrible
23:34parce que c'est vrai
23:34d'un côté
23:35il demande 40 milliards
23:36d'économies
23:37à l'arrivée
23:37ça fera 50 milliards
23:38en plus
23:38il n'est pas parti
23:40il y a eu un vote
23:41il a été battu
23:41oui
23:42mais à l'arrivée
23:43vous voyez
23:43il n'a pas réussi
23:45à faire ses économies
23:47ce que dit Pierre Lelouch
23:49me fait penser
23:50au discours
23:51d'Edouard Philippe
23:51hier
23:52ce qu'Edouard Philippe dit
23:54mais vous vous rendez pas compte
23:55si le rassemblement national
23:56arrive au pouvoir
23:57ils vont ruiner la France
23:58le chômage va augmenter
24:00la dette va augmenter
24:02à l'international
24:03on sera plus reconnu
24:04on va passer pour des demeurés
24:05mais pardon
24:06mais tout ça
24:07c'est déjà le cas en fait
24:08ça c'est leur bilan
24:09en fait ils parlent
24:10de leur bilan
24:11non mais comment est-ce
24:12qu'on peut oser monter
24:12sur scène
24:13s'adresser aux français
24:14et dire
24:16concernant quelqu'un
24:16qui n'a jamais exercé
24:18le pouvoir
24:18ils vont être responsables
24:19du pire
24:20moi j'ai une fascination
24:21pour ces gens là
24:22qui se croient autorisés
24:23à dire que le pire
24:24va arriver à cause
24:25du rassemblement national
24:26alors que le pire
24:27ils l'ont fait depuis 10 ans
24:28bon en tout cas
24:29monsieur Philippe
24:30il était très content
24:31de son bilan
24:31il a dit que finalement
24:32c'était mieux
24:33que si ça avait été pire
24:34le bilan d'Edor Philippe
24:35il n'en a pas trop parlé
24:36quand même
24:37il n'en a pas trop parlé
24:38il n'est pas allé
24:39dans les sables mouvements
24:40en tout cas
24:40il a dit qu'il y avait
24:41moins de dettes
24:42qu'il y avait moins de chômage
24:43etc
24:45non non
24:45il en a un peu parlé
24:46c'est ce qu'il a dit
24:48Edor Philippe
24:49entre 2017 et 2020
24:51c'est 380 milliards
24:53d'euros de dettes
24:54le chiffre c'est ça
24:55le drame
24:56c'est que le français
24:57est assez facile
24:59à circonvenir
25:00il faut le reconnaître
25:02pardon
25:03mais ils ne reçoivent pas
25:04la juste
25:05c'est ce qu'elle veut dire
25:06la juste monnaie
25:07de leur pièce
25:08on est un état en faillite
25:09et pourtant
25:10monsieur Macron
25:13va parader en Syrie
25:15on trouve ça tout à fait
25:16il est le président
25:16le plus impopulaire
25:17qu'on ait jamais eu
25:18oui mais enfin
25:20alors hier
25:20c'est Voldemort
25:22Emmanuel Macron
25:23c'est l'homme
25:24dont on ne doit pas dire
25:25le nom
25:25c'est à dire que
25:26vous avez son premier ministre
25:27qui n'a pas cité
25:28une fois son nom
25:29tellement il a honte
25:30il a demandé sa démission
25:31il n'y a pas longtemps
25:31il n'y a pas honte
25:33peut-être
25:33mais c'est extraordinaire
25:34si le bilan était bon
25:35il dirait
25:35ben voilà
25:36moi je m'inscris
25:37dans les pas de Macron
25:38je souhaite continuer
25:39ce qui a été fait
25:40etc
25:40il ne le cite même pas
25:42s'il pouvait même oublier
25:43qu'il a été premier ministre
25:44il le ferait
25:45il n'y a pas d'héritier
25:46du macronisme
25:48alors
25:49voilà ce qu'on pouvait dire
25:50sur ce sujet
25:52vous savez qu'aujourd'hui
25:53l'actualité
25:53elle était forte
25:54sur Cédric Julliard
25:55qui a avoué le crime
25:57en tout cas
25:58qui est allé
26:00vers une sorte d'aveu
26:02en disant
26:03j'avoue
26:04ma participation
26:04dans la disparition
26:06de mon épouse
26:07mais avant cela
26:08je voudrais
26:09qu'on parle
26:10de ce qui s'est passé
26:11avec cette sénatrice
26:12on ouvre la page football
26:13mais ce n'est pas vraiment du foot
26:14une sénatrice paragoyenne
26:16a tenu des propos
26:17racistes
26:18envers Kylian Mbappé
26:19et ça monte fortement
26:21ce sujet
26:21après l'élimination
26:22de son pays
26:23contre l'équipe de France
26:24en huitième de finale
26:24de la coupe du monde
26:26elle est sénatrice paragoyenne
26:28et elle a dit
26:28elle a parlé donc
26:29d'Mbappé
26:30et elle a dit
26:31un idiot
26:32qui n'a même pas appris
26:33à écrire
26:34au lieu du lait maternel
26:35il têtait des noix de coco
26:36et la chose la plus instruite
26:37qu'il ait jamais entendue
26:38ce sont des chimpanzés
26:40tu aurais dû lui faire
26:41un doigt d'honneur
26:42Orlando Gilles
26:43je le fais au Sénat
26:44il ne se passe rien
26:45alors évidemment
26:46il y a réaction
26:47au plus haut niveau
26:48puisque
26:48madame Ferrari
26:50ministre des sports
26:51a réagi
26:52mais d'abord Kylian Mbappé
26:54madame Céleste Amaria
26:55vous êtes une femme
26:56méprisable et indigne
26:57de sa fonction
26:57vous ne représentez pas
26:59le Paraguay
26:59ce pays qui a transpiré
27:00la passion et l'honneur
27:01tout au long de la compétition
27:02par votre inconscience
27:03et votre racisme décomplexé
27:05le monde entier
27:05a déjà oublié le parcours
27:06et l'effort historique
27:07que vos joueurs ont réalisé
27:09durant cette coupe du monde
27:10pour laisser place
27:10à une dame incompétente
27:11donnant la pire image
27:13possible de son pays
27:14je ne laisserai jamais
27:14aux gens comme elle
27:15la liberté de laisser propager
27:17leur haine et leur racisme
27:18à travers le monde
27:19réaction de Philippe Diallo
27:20le président de la FED
27:21les propos racistes
27:22de la sénatrice paraguayenne
27:23Céleste Amaria
27:24visant
27:25qu'Eliane Mbappé
27:26sont délicteux
27:27et condamnables
27:27ils doivent être poursuivis
27:29ici comme ailleurs
27:29la FFF procède
27:30à un signalement au parquet
27:31à des fins de poursuite judiciaire
27:32j'apporte mon soutien
27:34à notre capitaine
27:34aux joueurs
27:35et plus généralement
27:35à toutes les victimes
27:36de tels propos odieux
27:37les joueurs de l'équipe de France
27:38représentent la France
27:39c'est notre pays
27:40qui t'a insulté
27:41et il y a même
27:42je crois
27:43madame Ferrari
27:45ministre
27:46madame Marina Ferrari
27:48ministre des sports
27:48je suis absolument scandalisé
27:49par les propos
27:50de la sénatrice paraguayenne
27:51Céleste Amaria
27:53c'est tout à fait étonnant
27:55ces promos
27:56et scandaleux
27:57disons-le
27:57et orduriers
27:58bien sûr
27:59qui ont été tenus
28:00à l'égard de
28:02de Kylian Mbappé
28:03David Lissnard
28:04propos d'un racisme répugnant
28:05d'une sénatrice paraguayenne
28:07à l'encontre de Mbappé
28:08après ce d'avant-match
28:09de Sheila Vert
28:09gardien icône du pays
28:11il ponctuit dans l'abjection
28:13le non-match
28:14uniquement fait de provocation
28:15et de mauvais coups
28:16de la part d'une équipe
28:17qui avait décidé
28:18de ne rien montrer
28:19sur le plan du jeu
28:19mais le ministère
28:20des affaires étrangères français
28:22aurait le droit
28:23de protester
28:24auprès du ministère
28:25paraguayen
28:26je vous signale
28:26il le fera
28:27oui c'est la moindre des choses
28:29j'imagine
28:30qu'il le fera
28:31et c'est tout à fait
28:32c'est tout à fait étonnant
28:34mais
28:34c'est vrai que
28:36les latino-américains
28:38ont gardé
28:39une sorte de racisme
28:40décomplexé
28:41qui n'existe plus
28:43au Brésil
28:44pardon
28:44au Brésil
28:45les Brésiliens
28:45ne sont pas comme ça
28:46pardon
28:47c'est les Argentins
28:48je parle
28:49il y a 4 ans
28:51les Argentins
28:51c'était déjà très mal comporté
28:52avec l'équipe de France
28:53bien sûr
28:54c'est tout à fait étonnant
28:56de voir
28:56des réactions
28:58d'un racisme
28:59décomplexé
28:59je répète
29:00le mot
29:01et qui est condamné
29:02unanimement
29:03ici en France
29:04à juste raison
29:05évidemment
29:05moi ce qui m'a le plus surpris
29:06c'est la réaction de Dembappé
29:07moi je ne suis pas un fan
29:07d'Embappé
29:08je trouve son comportement
29:09par le passé
29:10parfois
29:11il a fait quelques provocations
29:12etc
29:12et je trouve sa réaction
29:13ultra intelligente
29:14notamment
29:15parce qu'il arrive à dire
29:16du bien de l'équipe paraguayenne
29:17qui s'est très mal comportée
29:18sur le terrain
29:19et ça c'est assez classe
29:20il est en train de réussir
29:21sa coupe du monde
29:21il a réussi d'abord
29:23sur le terrain
29:24et en dehors
29:25alors qu'avant
29:26il était bon sur le terrain
29:27et mauvais en dehors
29:30et l'autre domaine du football
29:33que je voulais envisager
29:35avec vous
29:36c'est l'affaire
29:36oui bien sûr
29:37c'est l'affaire extraordinaire
29:38d'ailleurs
29:40de Balogun
29:40alors Balogun
29:41je ne suis pas certain
29:42que tout le monde connaisse Balogun
29:43ceux qui nous écoutent
29:44je pense même
29:45qu'ils ne le connaissent pas
29:45c'est un joueur américain
29:47il se trouve
29:47c'est un art des Etats-Unis
29:48il joue à Monaco d'ailleurs
29:49il joue à Monaco
29:50il se trouve qu'il a pris
29:51un carton rouge
29:53et que ce carton rouge
29:54a été annulé
29:55la présidente de la FIFA
29:56Jenny Infantino
29:57a confirmé
29:58lundi soir
29:59avoir été appelé
29:59par Donald Trump
30:00au sujet du carton rouge
30:02infligé à l'attaquant américain
30:04Folarin Balogun
30:05et lui avoir répondu
30:06que les instances disciplinaires
30:07de la FIFA
30:08étaient indépendantes
30:08sauf quand même
30:09que ce carton est annulé
30:10alors écoutez
30:12d'abord
30:13ce que dit Donald Trump
30:15sur ce joueur Balogun
30:17et comment il s'exprime
30:18parce qu'il n'était pas au courant
30:18de ce qu'était
30:19un carton rouge
30:20Donald Trump
30:22je ne sais pas
30:23c'est une idée un peu folle
30:25all I did
30:25all I did
30:26mais tout ce que j'ai fait
30:27j'ai demandé un réexamen
30:28parce que je ne pensais pas
30:29que c'était une faute
30:30je pensais que c'était juste
30:31deux grands athlètes
30:32qui se sont rentrés dedans
30:34et qui se sont emmêlés
30:35ce n'était pas un type
30:36qui en frappait un autre
30:37au visage
30:38ou quoi que ce soit
30:41alors on a la photo
30:42je ne peux pas vous montrer
30:43malheureusement
30:44je ne peux pas vous montrer
30:46les images
30:46parce que
30:47les images
30:48appartiennent à la FIFA
30:49comme vous le savez
30:50et puis Rudy Garcia
30:51qui est l'entraîneur
30:52c'est ce soir
30:53Etats-Unis
30:53Belgique
30:54a priori
30:55les Belges sont favoris
30:56les Etats-Unis
30:56ce n'est pas une grande équipe
30:57de football
30:58de soccer
30:58et Rudy Garcia
31:00qui est un entraîneur français
31:01qui a entraîné Marseille
31:02qui a entraîné Lyon
31:03est l'entraîneur de la sélection
31:04de Belgique
31:06Il n'y a rien de trop
31:08croyez-moi
31:08Il ouvre des yeux
31:10Bien sûr
31:10Grand
31:11Bon
31:12Et écoutez la réaction
31:13de Rudy Garcia
31:14qui est quand même étonné
31:15que ce joueur
31:16il ne devait pas l'avoir
31:18comme adversaire
31:18face à lui
31:19et après l'intervention
31:20de Trump
31:21il l'aura
31:23Comme je disais
31:23à vos collègues
31:24là-bas
31:24en interview individuelle
31:26je ne savais pas
31:26que dans les bureaux
31:27de la FIFA
31:27le 5 juillet
31:28correspondait au 1er avril
31:30en Europe
31:31c'était une découverte
31:32pour moi
31:35Je pense qu'il faut
31:36se référer
31:38au communiqué
31:39de ma fédération
31:39de la fédération belge
31:40Je pense que
31:42beaucoup de choses
31:43est dedans
31:45La fédération belge
31:46elle ne se défend pas
31:48elle-même
31:48elle ne défend pas
31:49l'équipe nationale
31:50elle défend le football
31:51en général
31:51elle défend son intégrité
31:53elle défend son éthique
31:55De mémoire
31:56je pense que c'est
31:57la première fois
31:58dans l'histoire
31:58de la Coupe du Monde
31:59qu'il y ait ce genre
32:00de décision
32:03après
32:04moi je suis coach
32:05je vais me concentrer
32:06sur mon équipe
32:07sur le match
32:09peu importe
32:10le 11-2 départ
32:13des USA
32:15ce qui compte pour moi
32:16c'est le terrain
32:16c'est mon équipe
32:17et qu'on gagne
32:18et qu'on arrive
32:20en quart de finale
32:22Je peux vous dire
32:22que l'arbitrage
32:23ce soir
32:23il va être scruté
32:24parce que
32:26c'est vrai
32:27que dans une Coupe du Monde
32:28c'est toujours bien
32:28quand le pays organisateur
32:29est présent
32:30le plus longtemps
32:32parce qu'il y a
32:33un enthousiasme
32:34un engouement
32:35du public
32:36qui reste intact
32:37et le jour
32:38où le pays organisateur
32:39est sorti
32:41c'est déjà pas mal
32:42ce qu'ils ont fait
32:42pour les Etats-Unis
32:43il faut enlever
32:44le carton jaune
32:45d'Olysée
32:46bien sûr aussi
32:46puisqu'on en est
32:47à retirer les cartons
32:48mais la fédération
32:49a fait appel
32:50il faut qu'ils le retirent
32:51oui mais ils ne vont pas
32:52l'appeler
32:53pourquoi ils vont le garder
32:54parce que
32:55il faut qu'Emmanuel Macron
32:56appelle
32:57au Paraguay
32:57l'arbitre
32:59qui est champion du monde
33:00Ousbek
33:02il n'a pas mis un carton
33:03les Paraguayens
33:04ils ont frappé
33:05c'était un combat de rue
33:06ils n'ont mis que des coups
33:08ils n'ont qu'insulté
33:09ils n'ont fait qu'insulter
33:10ils crachaient dessus
33:11ils poussaient des épaules
33:13alors qu'il n'y avait pas le ballon
33:14il ne s'est rien passé
33:16moi je ne connais pas trop le football
33:17mais ce que vous décrivez là
33:19et ce que j'entends
33:20ça ressemble quand même
33:21à une forme de trucage
33:22bah oui
33:23c'est du trucage
33:24non mais dans une coupe du monde de foot
33:26c'est quand même problématique
33:27non ?
33:28alors c'est du trucage officiel
33:30puisque c'est des règlements
33:31c'est dans les règlements
33:33donc vous pouvez effectivement
33:36suspendre un carton rouge
33:37tout ça et bon
33:41c'est dans le règlement
33:42que le président du pays
33:43organisateur
33:44il intervient auprès de la FIFA
33:45et l'autre il arrange le coup
33:47il est bien le règlement
33:49à ce rythme là
33:49ils vont gagner
33:50c'est un bon règlement
33:52non mais c'est dans le règlement
33:55c'est ce qu'a dit Infantino d'ailleurs
33:57Infantino
33:57qu'est-ce qu'il dit
34:00Infantino
34:00il a dit voilà
34:01au cours de notre conversation
34:02j'ai expliqué qu'une procédure juridique
34:03était en cours
34:04impliquant les instants judiciaires
34:05indépendants de la FIFA
34:06et que l'affaire serait tranchée
34:07en temps voulu
34:08par les organes compétents
34:09a indiqué Infantino
34:11critiqué depuis la suspension
34:13dimanche
34:14de Balogoun
34:16Gianni Infantino
34:17n'a pas commenté
34:18le fond de l'affaire
34:18sachant que le carton rouge
34:20il est sévère quand même
34:20oui oui en plus
34:22c'est ça le point de départ
34:24et moi je suis d'accord
34:24avec Pascal Pierre Garbarini
34:26à partir du moment
34:27où on décide de jouer
34:28avec l'avare
34:28avec l'arbitrage vidéo
34:29on le joue vraiment
34:30avec l'avare
34:31et en effet on retire
34:31le carton jaune de l'Izé
34:32qui n'est absolument pas mérité
34:34c'était déjà arrivé par ailleurs
34:35on n'a jamais vu de l'avant
34:36si si justement
34:38un carton
34:38enlevé comme ça
34:39non pas un carton
34:40mais il y a l'histoire
34:40de l'émir
34:41qui rentre sur le terrain
34:42ça c'est en 1982
34:44l'émir du Couette
34:45justement
34:47France-France-Couette
34:48justement
34:49l'émir du Couette
34:50il y a eu un but
34:51un jour
34:51il y avait Claude Papy
34:52qui jouait en 10
34:53ah bon ce jour-là
34:54oui
34:54il a remplacé Platini
34:56et il y a effectivement
34:58je crois un but
34:59je me demande
34:59si c'est pas Boussis
35:00d'ailleurs qui marque
35:01et puis il y a un coup de sifflet
35:02dans la tribune
35:03et les joueurs
35:05Couetien
35:05se sont arrêtés
35:06parce qu'il y avait
35:07le coup de sifflet
35:07mais bon
35:08c'était dans la tribune
35:09et le but
35:10a été refusé
35:11et donc vous avez l'émir
35:13vous avez l'émir
35:16qui descend sur la pelouse
35:18et c'est une séquence
35:20unique
35:20bien intéressant
35:21le match
35:21annulation du but
35:22enfin c'est déjà arrivé
35:23c'était dans le tour premier
35:26dans le groupe
35:26et de mémoire
35:27l'équipe de France
35:28ne jouait pas en bleu
35:29non elle jouait en blanc
35:30non elle jouait avec un riz
35:32ils avaient oublié les maillots
35:33non non
35:33ça c'est le dernier match
35:35de 1978
35:37à Mardel Plata
35:39France contre la Hongrie
35:40la Hongrie
35:41avec
35:41les riz blancs
35:44ah oui
35:44je peux vous dire
35:45que celui
35:46l'homme qui s'occupait
35:47des maillots
35:48il s'appelait
35:49monsieur Patrel
35:50et Henri Patrel
35:51il était président
35:53de la ligue de Paris
35:54je crois
35:54il avait oublié
35:55les maillots
35:55ils n'avaient pas oublié
35:57les maillots
35:57ils se sont rendu compte
35:58qu'ils avaient les mêmes
35:58maillots que les hongrois
35:59ils jouaient blanc
36:00contre blanc
36:00ce jour là
36:01donc il a fallu
36:02prendre un club
36:05local
36:05de Mardel Plata
36:06il y a deux heures
36:08de décalage
36:09sur le coup d'envoi
36:11du match
36:11et vous avez
36:12Michel Drucker
36:12qui est en train
36:13de commenter
36:13avec Juste Fontaine
36:14et Roger Piantony
36:15et il y aura
36:16deux heures
36:16de décalage
36:17et ça c'est en 72
36:18sincèrement Pascal
36:19c'est toujours aussi bien
36:1920h foot
36:20oui
36:22bon il est 20h49
36:24est-ce que
36:25ah oui je voulais
36:26vous montrer
36:26vous avez vu les images
36:29c'est drôle parfois
36:30l'intelligence artificielle
36:32ils ont fait un montage
36:33pour caricaturer
36:35ce qu'a été
36:36France Paraguay
36:37bon
36:38et vous allez voir
36:39c'est extraordinaire
36:40parce que c'est éditorialement
36:41ça veut dire quelque chose
36:42regardez ces images
36:43on va les commenter ensemble
36:45donc vous voyez
36:46par exemple
36:46les Paraguayens
36:47qui entrent
36:48habillés en footballeur américain
36:50les français
36:50bon l'arbitre
36:51il a une canne blanche
36:53pour dire qu'il n'a rien vu
36:54donc voilà
36:55eux ils boxent
36:56voilà
36:56ça c'est le fameux joueur
36:58bon ça c'est
36:59l'intelligence artificielle
37:01donc vous avez l'arbitre
37:02qui est là avec son chien
37:04et qui effectivement
37:05est sa canne blanche
37:06et puis
37:07ben vous avez
37:08tout l'arbitre
37:09ça m'a fait sourire
37:11mais
37:11alors ça c'est au moment
37:13d'un tir
37:14d'un pénalty
37:15où il creusait
37:17à ce moment-là
37:18le point de pénalty
37:21bon
37:21donc c'est
37:23c'est du détournement
37:25d'image
37:27avec
37:29l'intelligence artificielle
37:32il est 20h50
37:33il nous reste
37:342-12 minutes
37:34pour parler
37:35effectivement
37:35de l'affaire
37:36Jubilard
37:37et vous allez pouvoir
37:39peut-être nous donner
37:40des précisions
37:42écoutons d'abord
37:42Pierre Dubuisson
37:43qui est un des deux avocats
37:45de Cédric Jubilard
37:46et qui raconte
37:47comment les choses
37:48se sont mises en place
37:49il y a eu
37:50donc cette relation
37:52de confiance
37:52qui s'est tissée
37:53et puis un jour
37:54il y a quelques semaines
37:54il m'a dit
37:55écoutez maître
37:56il faut que je vous dise
37:57la vérité
37:57c'est moi
37:58c'est moi
37:59c'est moi
38:00qui suis à l'origine
38:01de la disparition
38:01de ma femme
38:04l'explication
38:04qu'il donne
38:05est la suivante
38:05il s'agit
38:06d'un couple
38:08qui s'est dégradé
38:09inexorablement
38:10depuis plusieurs mois
38:11avec des tensions
38:12de plus en plus fortes
38:13et c'est dans le cadre
38:13d'une énième
38:15dispute conjugale
38:16que les choses ont mal tourné
38:17et que celui-ci
38:18se retrouve donc
38:19à l'origine
38:20de la disparition
38:20de sa femme
38:23tétanisé
38:23quand il a repris
38:25ses esprits
38:25et qu'il a réalisé
38:26son geste
38:26quand il a réalisé
38:27ce qu'il avait fait
38:28il a tout de suite
38:30pensé à ses enfants
38:31il n'a pas voulu
38:32leur infliger
38:33ce regard
38:35terrible
38:35cette vision
38:37de ce corps
38:38inanimé
38:38de leur mère
38:39et donc
38:39il s'est dit
38:41il ne faut pas
38:41qu'il ne voit ça
38:42donc je dois déplacer
38:43le corps
38:43il a pensé aussi
38:45parce qu'il s'agit
38:46d'un être humain
38:46mes enfants
38:47m'en voudront
38:48ils ne me le pardonneront pas
38:49et donc
38:50très rapidement
38:51pour ne pas dire immédiatement
38:52il a pris la décision
38:53de déplacer
38:54le corps
38:54de Delphine
38:55avec le véhicule
38:57et il a déplacé
38:58ce corps
38:58dans un endroit
38:59pour lequel
38:59il nous a donné
39:00quelques précisions
39:01mais pas beaucoup
39:01de détails
39:02il réserve
39:02toutes les informations
39:04tous les détails
39:05à la justice
39:05il est disposé
39:06à collaborer entièrement
39:07et moi
39:08à ce stade
39:09je formule le vœu
39:09très vif
39:10qu'on puisse évidemment
39:11retrouver Delphine
39:12pour lui donner
39:13une sépulture
39:17Maître Goldnadel
39:17il y a une communication
39:19donc des avocats
39:21on aurait pu imaginer
39:22que ça ne passe pas
39:23par la presse
39:25que ça aille directement
39:26au tribunal
39:27bien sûr
39:27quelle est la stratégie
39:29et pourquoi ?
39:30je parle sous réserve
39:32de mon ami
39:33je ne suis pas sûr
39:34qu'elle soit extraordinaire
39:36d'abord expliquer
39:37je dis ce que je pense
39:39expliquer que c'est
39:40vis-à-vis de ses enfants
39:42qu'il a tué sa femme
39:43enfin si j'ose dire
39:44et qu'il a caché
39:44ensuite le corps
39:45je ne suis pas sûr
39:47que ça convaincra
39:48beaucoup le jury
39:48très sincèrement
39:50alors cyniquement parlant
39:52cyniquement parlant
39:55Jubilard
39:55continuant
39:56de nier
39:57devant le jury
39:59aurait peut-être
39:59eu un meilleur résultat
40:02qu'en reconnaissant
40:03de cette manière-là
40:04je ne
40:05je
40:06je
40:07Maitre Dubuisson
40:08est un bon avocat
40:09il n'y a pas
40:09il n'y a pas de doute
40:10mais sur sa stratégie-là
40:12et sur le moralisme
40:14qu'il en tire à ce moment-là
40:15je vous mentirai
40:17en disant
40:18que je suis
40:19Fana
40:20je vous adore
40:21les avocats
40:22parce que
40:24vous dites toujours
40:25du bien de vos confrères
40:26mais que vous n'auriez pas
40:26du tout fait
40:27ce qu'ils
40:28la stratégie
40:29qu'ils ont mis en place
40:30alors je vous assure
40:31très souvent
40:32si je dis que Dubuisson
40:33je connais le père
40:34je connais le père et fils
40:34bien sûr
40:35ah c'est père et fils
40:35ils sont tous les deux
40:36c'est le père et fils
40:42je vous assure
40:43je ne me sens
40:44aucune obligation
40:45particulière
40:46par rapport à mes confrères
40:46on écoute le deuxième passage
40:48et j'interroge
40:49tout de suite après
40:50Pascal Garbarini
40:51comment est-il entré
40:52en contact avec
40:53Cédric Jubilard
40:54comment ça s'est fait
40:54écoutez donc
40:55c'est Pierre Dubuisson
40:56qui est le fils
40:57si j'ai bien compris
40:57et à côté
40:58c'est son père
40:58Guy Dubuisson
41:00moi je l'ai rencontré
41:02il y a environ six mois
41:03il m'a désigné
41:03comme avocat
41:04je suis allé le voir
41:05régulièrement
41:06à la maison d'arrêt
41:06presque chaque semaine
41:08depuis le mois de janvier
41:10et immédiatement
41:11j'ai constaté
41:12je l'ai déjà dit
41:12à plusieurs reprises
41:14que j'avais affaire
41:14à un détenu
41:15différent des autres
41:16indépendamment
41:17de la question
41:17de la culpabilité
41:18ou de l'innocence
41:19ce qui était flagrant
41:21c'était sa grande fragilité
41:22qui était liée
41:23évidemment
41:23à la situation
41:24d'isolement carcéral
41:26qui est un régime punitif
41:27auquel il est soumis
41:28depuis cinq ans
41:28mais aussi aux médicaments
41:29très forts
41:29très lourds
41:31qui lui ont été administrés
41:32ces derniers mois
41:32et même ces dernières années
41:33j'ai appris à le connaître
41:35j'ai tissé une relation
41:36de confiance
41:36et progressivement
41:38et assez rapidement
41:39j'ai ressenti
41:40que celui-ci
41:42avait le besoin profond
41:44de parler
41:45il était verrouillé
41:46quelque part
41:47psychologiquement
41:47depuis le début
41:49verrouillé probablement
41:50en raison de l'immense
41:51pression médiatique
41:52qui était exercée
41:53sur lui
41:53à travers cette affaire
41:54qui est donc l'une
41:55des plus grandes affaires
41:56criminelles françaises
41:56de ces dernières années
41:58verrouillé aussi probablement
41:59en raison de
42:00forme de brutalité
42:01qu'il a évoquée
42:02ou en tout cas
42:02de pression très forte
42:03de la part des enquêteurs
42:05il m'a dit lui-même
42:06je me suis recroquevillé
42:07comme une huître
42:09sur mon rocher
42:10ensuite il a été
42:12condamné
42:12il a été
42:13incarcéré
42:14à l'isolement
42:14pendant cinq ans
42:15et ça a été très difficile
42:16pour lui
42:16de parler
42:20non mais c'est une stratégie
42:22on verra ce qu'elle vaut
42:24en général
42:26les aveux
42:27on les réserve
42:28à la juridiction
42:29de jugement
42:29comme il y a une cour d'assises
42:32on arrive
42:32on a nié les faits
42:34je voudrais faire
42:34une déclaration
42:35nous vous écoutons
42:36voilà
42:38je reconnais les faits
42:39bon
42:39là c'est une autre stratégie
42:41mais là c'est pour accélérer
42:42sans doute
42:42les recherches
42:43avant le jugement en appel
42:45c'est-à-dire que le jugement en appel
42:46n'aura pas lieu
42:47et qu'il y avait une
42:48il y aura un renvoi peut-être
42:50je n'en sais rien
42:51mais je sais que
42:53aujourd'hui
42:54vous voyez bien le débat
42:55que l'on a là-dessus
42:56sur
42:56et je l'ai entendu d'ores et déjà
42:58sur
42:59est-ce que c'est une stratégie
43:00est-ce que c'est de la communication
43:02est-ce que ça pose
43:03c'est forcément une stratégie
43:04il penche Cédric Jubilard
43:05en disant ça
43:06qu'il prendra moins
43:08et qu'il sera moins condamné
43:09j'imagine
43:09ça c'est pas sûr
43:11ça c'est pas sûr
43:13c'est pas sûr du tout
43:14il y a toujours une prime
43:15à l'aveu
43:15forcément puisque
43:17ça aide à la manifestation
43:18de la vérité
43:19et puis l'aveu
43:20pendant longtemps
43:20a été considéré
43:21comme la reine des preuves
43:22aujourd'hui c'est plus le cas
43:24mais puisqu'on doit quand même
43:25démontrer
43:26établir que
43:27l'aveu
43:27il est corroboré
43:29par des éléments matériels
43:30mais qui existaient
43:31la difficulté
43:32c'est qu'encore une fois
43:34si on est orthodoxe
43:35on va plutôt
43:36faire avouer
43:37devant ces juges
43:39ce qu'on apprend également
43:40le tout peut profiter
43:42à l'accusé
43:42cyniquement parlant
43:44je ne sais pas si
43:45il y a une précision
43:47à nous apporter
43:48de la pression médiatique
43:50de la pression des enquêteurs
43:51et c'est pour cela
43:51qu'il n'avait pas fait
43:52avant ces déclarations
43:54aussi intervient
43:56cette date
43:56de procès en appel
43:57qui normalement
43:58était attendue
43:58en septembre prochain
44:00pour le moment
44:01aucune information
44:02concernant
44:03s'il y aura
44:03des suppléments
44:04d'informations
44:04d'investigation
44:05qui vont être menés
44:06ou non
44:07est-ce que ce procès
44:08va être retardé
44:09mais en tout cas
44:09ce n'est pas une déclaration
44:11qui n'aura pas de conséquences
44:13ce qu'on apprend également
44:14dans ce que dit
44:14Maître Dubuisson
44:15c'est qu'il est
44:16manifestement sous médicament
44:17de manière très importante
44:18c'est la règle
44:19pour tous ces condamnés
44:21et qui parfois
44:23pas du tout
44:24pas du tout
44:27si un médecin l'a vu
44:29et a considéré
44:30qu'il était faible
44:31ou qu'il avait
44:32des velléités suicidaires
44:34ou qu'il avait
44:35une pression psychologique
44:36qui le conduisait
44:37à être dépressif
44:38il y a des médicaments
44:39qui lui ont été donnés
44:40il a été ausculté
44:42vraisemblablement
44:43et il y a des prescriptions
44:45médicales
44:45qui lui ont été données
44:46ensuite on verra bien
44:48encore une fois
44:48on verra bien
44:50maintenant
44:50il y a l'autre élément
44:51c'est la découverte
44:52du corps
44:53puisque ça
44:54c'est très important
44:55bien évidemment
44:56pour la famille
44:57pour qu'elle puisse
44:59enterrer
45:00cette jeune femme
45:01bon et ça
45:02ce sont les éléments
45:03que l'on attend
45:04et qui n'ont pas été donnés
45:05fin 2020
45:06c'est-à-dire que le corps
45:07est enterré
45:09quelque part
45:10depuis quasiment
45:106 ans
45:11et puis ensuite
45:13encore une fois
45:13je ne connais pas
45:14le dossier
45:14et mes confrères
45:16ils font leur travail
45:17il n'y a aucun souci
45:18ensuite
45:19il y a aveux
45:20et aveux
45:21c'est-à-dire
45:22c'est-à-dire
45:23j'avoue
45:23je ne suis pas très clair
45:24mais qu'est-ce que ça veut dire
45:25ça veut dire que
45:26je ne sais pas
45:27quel type d'aveux
45:28il va donner
45:29parce qu'il y a des aveux
45:30qui peuvent dire
45:31bon voilà
45:32je l'ai tué
45:33pour telle et telle raison
45:34il y a des aveux
45:35qui sont des moitiés d'aveux
45:36où en disant
45:37eh bien en fait
45:38j'ai une responsabilité
45:39mais elle est partagée
45:40parce qu'en fait
45:41je l'ai tué
45:41mais j'étais presque
45:42en légitime défense
45:43parce que vous comprenez
45:44donc il faut voir ensuite
45:45comment cet aveu-là
45:47sera développé
45:48à la barre
45:49bon Guy Debusson
45:50c'est donc
45:50alors c'est assez rare
45:51d'avoir un père
45:52et un fils ensemble
45:54et qui défendent
45:55ça arrive
45:56pourquoi
45:57on en a connu
45:58on en a connu
45:58pourquoi a-t-il libéré
46:00sa conscience
46:01si j'ose m'exprimer ainsi
46:03Guy Debusson
46:04la question lui a été posée
46:06et je vous propose
46:07de l'écouter
46:09on s'aperçoit
46:10et c'est de la conclusion
46:11qu'en libérant sa conscience
46:14il voulait aussi
46:17démontrer
46:17qu'il y avait peut-être
46:18une autre image de lui
46:19c'est-à-dire
46:20qu'il y a une sensibilité
46:21chez l'homme
46:21qui est incontestable
46:22et bien entendu
46:24des remords
46:24des remords extrêmement profonds
46:26qui font que
46:27vis-à-vis de ses enfants
46:29vis-à-vis des partis civils
46:30vis-à-vis des tiers
46:32il a beaucoup à dire
46:33alors on a
46:33et j'en termine par là
46:34on a dit que
46:35pendant le premier procès
46:37il était mutique
46:37qu'il ne disait rien
46:38mais quand je lui pose la question
46:40ou quand on lui pose la question
46:41il nous dit oui
46:41parce que dès le matin
46:42on me cachetonnait à mort
46:44c'est-à-dire qu'on lui mettait
46:45des médicaments
46:46extrêmement puissants
46:47extrêmement forts
46:48qui en faisaient presque un zombie
46:49donc effectivement
46:50il dit
46:51je n'ai pas répondu
46:52maintenant je suis à même
46:53de répondre dans le détail
46:55de répondre
46:55à toutes les questions
46:56qui me seront posées
46:57mais surtout
46:58je voulais libérer ma conscience
46:59et je n'en ai jamais eu l'occasion
47:01tout simplement
47:01parce que
47:02là je vais faire une critique
47:03les enquêteurs
47:05qui ont dit
47:06beaucoup de choses
47:07dans ce dossier
47:08sont passés à côté
47:09de la quasi-totalité
47:12soulager sa confiance
47:13Véronique Jacquet
47:14moi je suis un peu dubitatif
47:15parce qu'il n'a pas parlé
47:16pendant 5 ans
47:17et puis bon
47:17sans doute
47:18parce qu'il pensait être acquitté
47:20lors du premier procès
47:21pas de corps
47:22bon voilà
47:23peut-être
47:23faut-il noter une dimension
47:25chez lui
47:25parce que c'est quand même
47:26un être intrinsèquement pervers
47:27c'est la starification
47:29il recherche à nouveau
47:30la starification
47:30peut-être à travers ses aveux
47:32parce que j'ai entendu dire
47:33que c'est lui
47:34qui avait demandé
47:34à ses avocats
47:35de convoquer
47:36la conférence de presse
47:37et c'est quelqu'un
47:38qui a aimé quand même
47:39ils ont changé
47:40ils ont changé
47:40sous la lumière
47:41oui tout à fait
47:41ils n'ont pas obligé
47:42de le faire
47:42il y a eu la lumière
47:43quand on a cherché le corps
47:45pendant des semaines
47:46puis il y a un autre élément
47:49moi j'ai une pensée
47:50pour les avocats précédents
47:53oui oui
47:54parce que les avocats
47:55ils se sont battus
47:56bec et ongle
47:57ils ont tenu l'audience
47:59ils ont hurlé
48:01l'innocence de leurs clients
48:03tu apprends ensuite
48:04deux ans plus tard
48:05ou trois ans plus tard
48:06qu'en fait
48:06ils reconnaissent les faits
48:07tu as mal aux cheveux
48:08et seulement quelques mois
48:09après le changement
48:11et je sais de quoi je parle
48:14il a porté un sourire
48:16un sujet dramatique
48:17mais j'entends
48:19ce que vous dites
48:21notre camarade
48:22Gauthier Lebray
48:22est là
48:22et c'est lui
48:23qui va prendre
48:24la succession
48:26entre 21h
48:27et 22h
48:29merci Célia
48:29merci toujours
48:31pour la qualité
48:31de vos précisions
48:32judiciaires
48:33juridiques
48:34merci beaucoup
48:35bonsoir Pascal
48:36comment allez-vous
48:37bien et vous-même
48:38qu'est-ce que vous avez
48:39à nous dire
48:39on va parler de Marine Le Pen
48:40pendant une heure
48:41on va être avec
48:41Laure Lavalette
48:42très proche de Marine Le Pen
48:44députée évidemment
48:45au Rassemblement National
48:46et donc on va se projeter
48:47sur la journée de demain
48:48qui va être une journée
48:49quoi qu'il arrive
48:50historique
48:50pour l'histoire
48:51de la Vème République
48:53service littéraire
48:54avant de vous quitter
48:55vous savez que
48:56c'est le seul magazine
48:57que je présente à chaque fois
48:58alors vous lirez
49:00service littéraire
49:01de l'excellent
49:02François Céréza
49:04avec Walter Scott
49:05alors je ne sais pas
49:05si vous avez lu
49:06Ivan Oé
49:07Quentin Durward
49:08vous disiez ça
49:09quand vous étiez enfant
49:10j'ai lu Quentin Durward
49:11j'ai pas lu Ivan Oé
49:12mais je le regardais
49:13à la télé
49:13ben voilà
49:14c'est plus des choses
49:15je crois pas
49:16d'avoir lu ça
49:16mais en revanche
49:17on voyait des
49:17il y avait un épisode
49:18quand on était enfant
49:19il y avait une série
49:20Quentin Durward
49:21et puis Ivan Oé
49:21je pense que
49:22je me demande
49:23si Roger Moore
49:24je vous le confirme
49:25c'était Roger Moore
49:25Roger Moore
49:27alors vous lirez un papier
49:28formidable de Morand
49:29à poil
49:30parce qu'il avait
49:31Morand
49:32visiblement
49:32Paul Morand
49:34académicien français
49:35et qui a une vie particulière
49:38qui était au gouvernement
49:38de Vichy
49:39et qui a une femme
49:41qui s'appelait Hélène
49:42Hélène qui était princesse
49:44et puis une vie amoureuse
49:45assez invraisemblable
49:47et savez-vous
49:47qui lisait
49:49à Paul Morand
49:50vieux
49:50qui avait du mal à lire
49:53qui venait
49:53il habitait
49:54dans le 7ème arrondissement
49:56sur le champ de Mars
49:57qui venait lire
49:58comme cela
49:59des poèmes
50:00ou des livres
50:02qui étaient lectrices
50:03pour lui
50:04et bien c'était
50:04Nathalie Baille
50:05figurez-vous
50:06exactement
50:07donc vous lirez cela
50:08c'est tout
50:09c'est Bernard Morlino
50:11également
50:12qui écrit
50:13il y a Alain Paco
50:14Gilles Brochard
50:16donc voilà
50:16c'est toujours formidable
50:20service littéraire
50:21par exemple
50:21il y a Léon Blois
50:22qui disait d'Alphonse Daudet
50:23voilà 15 ans
50:24qu'il copie Dickens
50:25outrageusement
50:25il possède ce style
50:26visqueux et blanchâtre
50:28que les romanciers
50:29pour dames
50:30se font passer
50:31c'est un copiste
50:32et un démarqueur
50:33et à l'époque
50:34c'était
50:34il y avait du talent
50:35mais ils étaient méchants
50:36méchants
50:37les frères Boncourt
50:38tous ces gens-là
50:38ils étaient méchants
50:39mais ils ne portaient pas plainte
50:39les uns contre les autres
50:40non ils ne portaient pas plainte
50:41mais ils n'étaient pas toujours gentils
50:43donc ces services littéraires
50:45ne sont pas toujours conduits gentiment
50:46pendant l'occupation
50:47non plus
50:49qui ça ?
50:49ah bah oui
50:51non seulement
50:52ils se sont même
50:53très très mal conduits
50:54puisqu'ils étaient vichy
50:55donc je veux dire
50:55c'est assez cohérent
50:57avec leur méchanceté
50:58oui
50:58là Léon Blois
51:00et Alphonse Daudet
51:01mais en revanche
51:03Paul Morand
51:03oui
51:04je pense que
51:05Alphonse Daudet
51:06était mort depuis
51:06une belle lurette
51:08et Walter Scott
51:09je n'en parle même pas
51:09donc
51:11service littéraire
51:12c'est
51:14acheté
51:15et abonné
51:16voilà
51:18bon on va y aller
51:19je peux le répéter
51:21non non
51:22non non
51:23restez là entre nous
51:24mais écoutez
51:24j'ai un petit karaoké
51:26Gilles William a faim
51:27on mange
51:28on était
51:29on était bien
51:30on était bien
51:31c'est vrai
51:32petite bouteille de vin
51:33si vous voulez avoir
51:34avec des questions
51:35vous revenez cette
51:36vous êtes là demain avec nous
51:37oui demain
51:38et mercredi matin
51:38et mercredi matin
51:40vous êtes là
51:40bon
51:40bah écoutez
51:41nous c'est notre dernière semaine
51:43mais ça nous fait plaisir
51:44quand même de la passer
51:44précisément avec vous
51:47Christophe Droyot
51:48était à la réalisation
51:49Pascal Choup
51:50était à la vision
51:51Rodrigue
51:52était au son
51:53merci à
51:54Benjamin Hannault
51:55à André Mallet
51:56et à Tess Lafetter
51:58tous indispensables
51:59bien évidemment
52:00passez une excellente soirée
52:01avec Gauthier
52:01et à demain matin
52:02à Tess Lafetter
52:04à Tess Lafetter
52:05à Tess Lafetter
52:05et à Tess Lafetter
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