00:00Exactement, c'est très problématique pour le gouvernement car les familles se décident à parler.
00:03Autrefois, vous avez bien compris qu'on les maintenait dans un silence, en les félicitant pour leur résilience, leur absence
00:10de haine.
00:10On disait dès lors que c'était une famille digne et on faisait dire par un supposé proche que la
00:15famille était contre toute instrumentalisation, toute récupération.
00:20Pour Lola, ce fut Daniel Boyce. Moi, j'ai découvert qu'on l'appelait un vieux fantassin de la gauche
00:25française.
00:25C'était dans les médias, un ancien socialiste de Béthune. Il s'est proclamé, en tout cas, il a été
00:29présenté comme un ami et porte-parole des parents de Lola.
00:32On apprendra plus tard de la bouche même de la mère de Lola, qu'en fait, effondrée par son chagrin,
00:37elle s'était tenue très loin de tout ça et était au courant de rien.
00:41Une fois que vous avez arraché ces paroles aux Français, évidemment, vous tuez dans l'œuf toute forme de manifestation.
00:45Personne n'a envie de s'opposer à la volonté des parents, même si d'une certaine façon, toute la
00:51société est concernée.
00:52Mais c'est vrai que la parole des parents est assez sacrée. Sauf que si cette parole des parents est
00:56sacrée, elle l'est sacrée dans un sens, mais aussi dans l'autre, quand elle dit autre chose.
01:00Et là, la famille avait demandé que ce drame soit récupéré, au bon sens du terme, pas au sens péjoratif,
01:07c'est-à-dire pris en compte politiquement.
01:09Donc, ce devrait être un devoir pour tous les politiques de le faire et pour les Français d'emboîter le
01:14pas.
01:14On se souvient que la famille de Louis avait demandé que tous les politiques soient là.
01:19Eh bien, pardon, il y avait Louis Alliot, Frédéric Falcon, qui est le député RN de l'Aude, Éric Zemmour,
01:24encore Marion Maréchal.
01:25Personnellement, je n'en ai pas vu d'autres, vous me direz.
01:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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