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Le 30 juin, la commission d’enquête du Sénat sur l’excellence des universités françaises auditionnait Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace. Ce dernier s’est exprimé sur plusieurs sujets sensibles : la sélection à l’université, l’augmentation des frais d’inscription et l’autonomie des universités. Concernant la sélection, il a dénoncé “l’hypocrisie” du système, qui “sélectionne par l’échec”. Il a également garanti qu’il n’y aurait pas d’augmentation des frais d’inscription à l’université avant l’élection présidentielle. Revivez leurs échanges. Année de Production : 2025
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TVTranscription
00:00:10Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de 100% Sénat,
00:00:13l'émission qui vous fait vivre les travaux de la Haute Assemblée.
00:00:17La commission d'enquête du Sénat sur l'excellence des universités françaises poursuit ses auditions.
00:00:22Les sénateurs ont entendu Philippe Baptiste, le ministre en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche.
00:00:27Je vous laisse écouter son audition.
00:00:29Nous avons le plaisir d'accueillir ce matin M. Philippe Baptiste, ministre de l'enseignement supérieur de la recherche et
00:00:35de l'espace.
00:00:37Bienvenue à vous, M. le ministre. Je vous dis quelques mots sur cette commission d'enquête.
00:00:43Je vous rappelle qu'elle a été créée à l'initiative du groupe Les Républicains, qui en a confié le
00:00:50rapport à notre collègue, la sénatrice Laurence Garnier.
00:00:54Elle vise à identifier les leviers permettant d'améliorer la qualité du service public de l'enseignement supérieur, dont l
00:01:01'université constitue le socle SIC.
00:01:05Vous le savez aussi, nos sujets d'intérêt sont multiples et ils visent surtout à identifier les critères de l
00:01:16'excellence, de mieux définir les forces et les faiblesses du modèle universitaire français face à la concurrence
00:01:23des établissements privés et étrangers. Les établissements privés, nous en avons parlé ici. On a même légiféré sur le sujet
00:01:33en votre compagnie, au Sénat.
00:01:35J'espère que ce sera le cas aussi à l'Assemblée nationale.
00:01:40Nous souhaitons que vous nous disiez aussi quel est votre sentiment sur les marqueurs de l'excellence académique et comment
00:01:46on peut la renforcer.
00:01:48Ce que je vous propose, c'est de vous céder la parole pour un propos liminaire d'environ une dizaine
00:01:54de minutes.
00:01:54Et puis ensuite, je passerai la parole à ma collègue, la rapporteure Laurence Garnier, pour vous poser des questions brèves
00:02:03auxquelles vous répondrez de façon tout aussi brève.
00:02:09Comme nous sommes dans une commission d'enquête, je suis obligé de procéder aux formalités d'usage et de vous
00:02:15rappeler qu'un faux témoignage devant cette commission
00:02:16est passible des peines prévues aux articles 434-13-14-15 du Code pénal.
00:02:23Et je vous invite, M. le ministre, à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en
00:02:28levant la main de droite et en disant « Je le jure ».
00:02:31J'ai pris bonne note de votre serment et je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos
00:02:38éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de notre commission d'enquête.
00:02:45Vous n'en arrivez pas, hormis d'être en charge du ministère, parce qu'il y a un conflit d
00:02:52'intérêts un peu particuliers.
00:02:54Je vous rappelle enfin, avant de vous donner la parole, que cette audition est diffusée en direct sur le site
00:03:01internet du Sénat.
00:03:02M. le ministre, vous avez la parole.
00:03:06Merci, M. le Président, Mme la rapporteure, Mesdames et Messieurs les sénateurs.
00:03:11Il y a plus de huit siècles que l'université a parti lié avec la formation de la jeunesse en
00:03:16France.
00:03:16Depuis sa naissance à Paris, à Toulouse ou à Montpellier, elle a servi l'excellence dans l'enseignement et dans
00:03:23la recherche.
00:03:23Partout, elle s'est implantée, elle n'a pourtant pas cessé d'évoluer.
00:03:27Et elle est devenue aujourd'hui le pilier principal de l'enseignement supérieur public dans notre pays.
00:03:33La transformation est évidemment très forte ces dernières années.
00:03:37Si je reste évidemment sur l'histoire contemporaine, en 30 ans, l'enseignement supérieur français a dû faire face à
00:03:44des chocs externes considérables.
00:03:46Une croissance démographique extrêmement forte après-guerre.
00:03:49Et une dynamique qui a été renforcée aussi par l'augmentation de l'accès aux études supérieures et l'allongement
00:03:55des études.
00:03:56Progression inédite aussi des taux de réussite au baccalauréat, qui a eu un effet très important sur les effectifs, mais
00:04:05aussi sur le profil des étudiants à l'université.
00:04:09Les bacheliers représentaient 10% de leur classe d'âge en 1960.
00:04:14En 2022, ils en constituaient 85%.
00:04:17En un mot, l'enseignement supérieur, qu'il y a une ou deux générations, restait réservé à une minorité de
00:04:24la population très bien formée initialement, est désormais devenu une réalité massive dans notre pays.
00:04:32Et la question que vous soulevez est en somme la suivante.
00:04:34Dans quelles conditions un service public d'enseignement supérieur devenu massif peut-il garantir l'excellence ?
00:04:42C'est en tout cas le choix qu'a fait notre pays, de manière répétée, d'essayer de résoudre cette
00:04:48espèce de paradoxe.
00:04:50L'excellence, elle peut se mesurer à partir de la réussite des étudiants qu'elle accueille, leur insertion durable dans
00:04:56l'emploi, la qualité et le rayonnement de la recherche aussi,
00:04:58qu'elle produit ou encore sa capacité à attirer d'où qu'ils viennent les esprits les plus prometteurs.
00:05:04La France a construit un système solide à un certain nombre d'égards en la matière.
00:05:09Malgré leur nombre inédit, tous les bacheliers sont accueillis dans l'enseignement supérieur.
00:05:13Je rappelle les derniers chiffres de Parcoursup de l'an dernier, c'était 34 étudiants qui voulaient poursuivre leurs études
00:05:19et pour lesquels nous n'avons pas réussi à trouver une place, 34 de trop, mais enfin 34 sur un
00:05:25million de candidatures.
00:05:26Nous comptons plus de 50% de diplômés du supérieur, une proportion supérieure à celle de nos partenaires de l
00:05:32'OCDE.
00:05:33Et nous avons développé un maillage territorial qui, certes, est perfectible, mais qui garantit qu'aujourd'hui,
00:05:39pas une seule commune hexagonale ne se trouve à plus de 150 km d'une antenne universitaire.
00:05:44L'insertion professionnelle de nos diplômés, elle est solide.
00:05:47Il est toujours avantageux aujourd'hui d'étudier à l'université en termes d'insertion.
00:05:52Ça, c'est des constats qui sont plutôt les réussites.
00:05:55Et je crois qu'il faut quand même les souligner dans ce propos, il faut éliminer.
00:06:00Il faut aussi être capable, évidemment, de regarder en face la dégradation de la position relative de la France
00:06:05dans la compétition internationale en matière de recherche et d'enseignement supérieur.
00:06:09Au classement de Changi, notre pays est tombé en 11e position.
00:06:13Nous ne sommes plus non plus dans le top 10 mondial en matière de publications scientifiques.
00:06:18Nous avons reculé à la 8e place en termes d'attractivité pour les étudiants internationaux.
00:06:22Tous les indicateurs, évidemment, ont leurs limites.
00:06:26Et les acteurs de l'université franthèse ont critiqué souvent et à juste titre
00:06:31le caractère à la fois quantitatif et partiellement arbitraire des classements internationaux.
00:06:36Mais on ne peut pas simplement se contenter de critiquer le thermomètre
00:06:40pour régler la question de la température.
00:06:44Voilà. Merci, M. le Président.
00:06:46Je m'en tiendrai ce matin aux questions qui touchent à l'enseignement plutôt qu'à la recherche.
00:06:50Bien que les deux aient partie liée...
00:06:54Alors, je sais qu'à l'université, on dit toujours qu'il faut absolument que la recherche et l'enseignement
00:06:59soient toujours de pair. C'est vrai. Je crois que c'est surtout très vrai au niveau du master.
00:07:03La question est peut-être un peu plus discutable en licence.
00:07:06Mais en tout cas, au niveau master, c'est très vrai.
00:07:09Le constat, c'est que notre système conçu en d'autres temps
00:07:11est confronté à un certain nombre d'angles morts
00:07:14qui fragilisent sa double vocation d'excellence et d'ouverture.
00:07:19Premier angle mort, c'est celui des promesses faites aux étudiants.
00:07:23La massification de l'enseignement supérieur
00:07:25correspond évidemment à une réussite démocratique.
00:07:28Mais le risque, quand même,
00:07:29demeure de laisser sur le côté
00:07:31certains étudiants malgré l'augmentation de leur nombre.
00:07:34Or, aujourd'hui,
00:07:36certains publics atteignent l'université
00:07:38avec des chances infimes
00:07:40de réussite.
00:07:44Par exemple,
00:07:45et c'est un exemple qui ne doit rien au hasard,
00:07:47moins de 5% des étudiants
00:07:49issus d'un baccalauréat professionnel
00:07:50obtiennent leur licence.
00:07:535%.
00:07:54Les orienter vers ces filières
00:07:55sans accompagnement spécifique,
00:07:57c'est construire une machine
00:07:58à fabriquer de l'échec,
00:08:00de la frustration sociale.
00:08:02C'est inadmissible.
00:08:03La vraie excellence,
00:08:04ce n'est pas de les écarter
00:08:06ni de leur permettre l'accès à l'université
00:08:08en leur premier temps
00:08:10un avenir radieux.
00:08:11Elles consistent à leur proposer
00:08:12des parcours
00:08:13où leurs chances de réussite sont réelles
00:08:16et à les accompagner jusque-là.
00:08:18C'est ce que nous avons commencé à faire
00:08:19avec les formations post-bac
00:08:21qui permettent aux bacheliers
00:08:22d'affiner leur orientation.
00:08:25Ce constat conduit naturellement
00:08:27à s'interroger sur les règles
00:08:28d'accès à l'enseignement supérieur.
00:08:31Le bac doit-il
00:08:33rester le premier diplôme universitaire
00:08:35et entraîner le droit
00:08:37à la poursuite d'études
00:08:38dans le supérieur ?
00:08:39Son statut peut-il demeurer le même
00:08:42quand 97% des candidats
00:08:44en terminale générale l'obtiennent ?
00:08:48Cette interrogation existe
00:08:49dans le débat public
00:08:50et bien entendu,
00:08:51on ne va pas la trancher
00:08:51dans les mois qui viennent,
00:08:53mais il me semble que ça fait partie
00:08:55des questions qui doivent quand même
00:08:56être posées,
00:08:58en particulier à la veille
00:09:00de débats qui vont être
00:09:02des débats politiques
00:09:03pour la prochaine présidentielle.
00:09:05C'est un choix fondamental,
00:09:06un choix qui dépasse le cadre
00:09:08et le temps de cette audition,
00:09:09comme je le dis,
00:09:10mais de la même manière,
00:09:11puisque j'ai posé la question du bac,
00:09:14le droit à la poursuite
00:09:15d'études en master
00:09:16sans condition
00:09:17est-il soutenable
00:09:18et positif
00:09:19pour nos étudiants
00:09:20dans notre pays ?
00:09:20C'est aussi une question,
00:09:22c'est quand même un système
00:09:23qui est extraordinairement atypique,
00:09:25c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:09:27à partir du moment
00:09:27où vous validez une licence,
00:09:29vous avez un droit
00:09:29à la poursuite d'études
00:09:30en master.
00:09:33Est-ce que ça ne génère que des...
00:09:37Ce n'est qu'un système
00:09:38que vertueux,
00:09:39je ne suis pas sûr.
00:09:41Trop souvent,
00:09:42le discours sur l'absence
00:09:44de sélection à l'université
00:09:45cache une sélection
00:09:47par l'échec
00:09:48qui ne dit pas son nom
00:09:49et qui pèse d'abord
00:09:50sur les plus modestes
00:09:54et qui nourrit
00:09:55la reproduction des inégalités.
00:09:57Les étudiants issus
00:09:58de catégories modestes
00:10:00choisissent massivement
00:10:01des filières
00:10:02qui sont les moins insérantes,
00:10:04à la fois en termes
00:10:05d'accès à l'emploi
00:10:05et de niveau de rémunération.
00:10:07Ils ne sont que 21%
00:10:09en écoles d'ingénieurs.
00:10:11Nous ne pouvons pas
00:10:13nous en satisfaire.
00:10:16Par ailleurs,
00:10:17ça, c'était le premier point.
00:10:18Par ailleurs,
00:10:19chaque étudiant,
00:10:20chaque étudiante
00:10:21doit pouvoir étudier
00:10:22à l'université
00:10:23quels que soient ses moyens.
00:10:24Et je le redis ici
00:10:26de manière extrêmement claire,
00:10:27ce gouvernement
00:10:28n'augmentera pas
00:10:28les droits d'inscription.
00:10:30Le débat sur leur évolution
00:10:31ne se tiendra pas
00:10:32dans le temps
00:10:33de ce gouvernement.
00:10:33Il peut appartenir,
00:10:35me semble-t-il,
00:10:36à un débat politique
00:10:37dans un cadre plus large,
00:10:38à nouveau,
00:10:38comme celui
00:10:39de l'élection présidentielle,
00:10:40toujours en garantissant
00:10:41que chacun puisse avoir
00:10:43à l'université,
00:10:44quelles que soient
00:10:45ses ressources,
00:10:46une véritable chance.
00:10:47Mais je crois
00:10:48que ce débat
00:10:49doit pouvoir avoir lieu,
00:10:51là aussi,
00:10:52pendant le temps politique
00:10:53de l'élection présidentielle.
00:10:57Je veux aussi redire,
00:10:58enfin,
00:10:58que l'égalité d'accès
00:10:59ne se joue pas seulement
00:11:00à 18 ans.
00:11:00Il faut aussi penser
00:11:01différemment
00:11:02à l'acquisition des compétences.
00:11:03La formation initiale
00:11:04n'est pas l'alpha et l'oméga.
00:11:05La mission de l'université
00:11:07concerne aussi
00:11:07la formation continue.
00:11:09Et on pourrait imaginer,
00:11:11par exemple,
00:11:11que les titulaires
00:11:12du paquet de l'obréa
00:11:13aient aussi des droits,
00:11:13justement,
00:11:14à la reprise d'études.
00:11:16Un enseignement supérieur
00:11:18qui sert à la fois
00:11:19à l'émancipation
00:11:20des étudiants
00:11:20et aux besoins
00:11:21de notre pays
00:11:21suppose de rapprocher
00:11:22davantage les deux objectifs.
00:11:24Le paradoxe aujourd'hui,
00:11:25c'est celui de filières saturées
00:11:27avec des débouchés
00:11:27qui sont parfois
00:11:28très insuffisants,
00:11:30tandis que des métiers
00:11:31en très forte tension
00:11:32se retrouvent
00:11:33sans étudiants.
00:11:35Les universités
00:11:36sont les mieux placées
00:11:37pour ajuster
00:11:37les offres de formation.
00:11:39Doivent-elles
00:11:39pouvoir fixer
00:11:40leurs capacités
00:11:41au regard
00:11:41des besoins
00:11:42de la nation ?
00:11:42Là encore,
00:11:43je crois que c'est
00:11:43une interrogation légitime.
00:11:45Pour y parvenir,
00:11:46la contractualisation
00:11:47entre l'État
00:11:48et les universités
00:11:48est un levier primordial.
00:11:50C'est elle
00:11:51qui marque la contrepartie
00:11:52de toute autonomie,
00:11:53la responsabilité.
00:11:54C'est ce que nous faisons
00:11:56au travers des contrats
00:11:56d'objectifs
00:11:57et de performances.
00:11:58Je voudrais rappeler
00:11:59que les premiers
00:11:59vont être signés
00:12:00dans les jours qui viennent
00:12:01avec les établissements
00:12:02de Nouvelle-Aquitaine
00:12:03d'une part
00:12:04et les établissements
00:12:05de PACA
00:12:06d'autre part
00:12:07avant leur généralisation
00:12:09dans les mois
00:12:09qui viennent
00:12:10à tout le territoire.
00:12:12Mesdames et messieurs
00:12:13les sénateurs,
00:12:14l'excellence
00:12:14de notre système universitaire
00:12:16est indissociable
00:12:16de notre capacité
00:12:17à attirer
00:12:18les meilleurs talents.
00:12:19L'excellence académique
00:12:20des universités françaises
00:12:21passe par notre attractivité
00:12:25à l'international.
00:12:26Les étudiants,
00:12:28les doctorants,
00:12:28les chercheurs internationaux
00:12:30sont pour nous
00:12:30une chance
00:12:31et une nécessité.
00:12:33Une chance
00:12:34parce qu'ils nous apportent
00:12:34une ouverture
00:12:35et une nécessité
00:12:36parce qu'ils répondent aussi
00:12:37des besoins de la nation,
00:12:39les besoins aussi européens
00:12:40qui ne sont pas couverts
00:12:41aujourd'hui
00:12:42par nos étudiants nationaux.
00:12:44Je rappelle simplement
00:12:44qu'en science,
00:12:46en science dure,
00:12:47plus de 50% des doctorants
00:12:48sont des étudiants
00:12:49non communautaires.
00:12:52Cette promesse,
00:12:53la promesse d'excellence
00:12:54dont on parle
00:12:54ne peut être faite en l'air.
00:12:56Elle suppose
00:12:56que pour être tenue
00:12:57deux éléments essentiels,
00:12:58deux éléments essentiels
00:12:59que je veux rappeler,
00:13:00des financements à la hauteur
00:13:01et un modèle d'organisation
00:13:02qui permette
00:13:03de se donner des objectifs.
00:13:04Le modèle de financement
00:13:06a été discuté
00:13:06pendant les assises
00:13:07de l'enseignement supérieur
00:13:09avec un rapport
00:13:10qui a été produit
00:13:10par Gilles Roussel
00:13:12et Jérôme Fournel.
00:13:13Le rapport,
00:13:14il nourrit par le dialogue
00:13:15avec de nombreux acteurs.
00:13:17Il n'est pas magique,
00:13:18il ne génère pas non plus
00:13:19de l'argent magiquement,
00:13:21mais il propose
00:13:21un certain nombre
00:13:22de pistes
00:13:22assez concrètes,
00:13:23un certain nombre
00:13:24d'entre elles,
00:13:25pas toutes évidemment,
00:13:27il y en a qui,
00:13:27comme je l'ai indiqué précédemment,
00:13:28qui devront être discutées
00:13:30dans un débat plus large,
00:13:31mais un certain nombre
00:13:32de pistes,
00:13:33comme la diversification
00:13:34des ressources,
00:13:35etc.,
00:13:35sont à l'ordre du jour
00:13:36dès aujourd'hui.
00:13:37Mais je crois qu'aussi,
00:13:38il faut nous donner
00:13:39notre capacité
00:13:40de faire évoluer
00:13:41nos organisations.
00:13:42Les moyens de l'excellence,
00:13:43c'est aussi se donner
00:13:44la capacité de décider.
00:13:45La gouvernance
00:13:46de nos établissements
00:13:47est aujourd'hui perfectible
00:13:49et je crois nécessaire
00:13:50de revoir l'équilibre
00:13:52des pouvoirs
00:13:52au sein des conseils
00:13:53d'administration
00:13:54pour gagner en agilité
00:13:55et en capacité de décision
00:13:56sans jamais renoncer
00:13:58à la démocratie universitaire
00:13:59qui est absolument essentielle.
00:14:01Cette évolution
00:14:02doit aller de pair
00:14:02avec une place renforcée
00:14:04de l'évaluation
00:14:04et avec une concertation
00:14:05exigeante,
00:14:07associant l'ensemble
00:14:08de la communauté,
00:14:09personnel comme étudiant,
00:14:10et je crois aussi
00:14:11qu'il faut donner
00:14:11à ces questions de gouvernance
00:14:13aussi des marges de manœuvre
00:14:14à chaque établissement
00:14:15et ne pas forcément imaginer
00:14:17le même type de gouvernance
00:14:18partout dans toutes les universités.
00:14:20Mesdames et Messieurs
00:14:21les sénateurs,
00:14:22la France a fait le choix
00:14:23d'une université
00:14:24qui conjugue accueil
00:14:25du grand nombre
00:14:25et excellence académique.
00:14:27Nous l'avons fait
00:14:28dans un contexte
00:14:28qui a profondément changé.
00:14:30Le maintenir aujourd'hui
00:14:32suppose de nous en donner
00:14:34les moyens
00:14:34et je suis désormais
00:14:35à votre disposition
00:14:36pour répondre à vos questions
00:14:37et à éclairer vos travaux.
00:14:39Je vous remercie.
00:14:40Merci, Monsieur le ministre.
00:14:42Madame la rapporteure,
00:14:43je vous cède la parole
00:14:44pour une série de questions
00:14:46et de réponses.
00:14:47Merci, Monsieur le Président.
00:14:48Monsieur le ministre,
00:14:49merci pour vos propos liminaires.
00:14:52Vous avez souligné
00:14:53à juste titre
00:14:54les réussites
00:14:55et les difficultés
00:14:56que traversent
00:14:57notre université
00:14:57et les chocs
00:14:58auxquels elle a été confrontée.
00:15:00Évidemment,
00:15:00on va concentrer
00:15:01nos questions
00:15:01sur les difficultés
00:15:02puisque c'est notre travail
00:15:04et aussi,
00:15:04vous le savez,
00:15:05le vôtre,
00:15:06Monsieur le ministre,
00:15:07de faire en sorte
00:15:07que nous puissions
00:15:09dépasser ces difficultés
00:15:10en prenant
00:15:11un certain nombre
00:15:12d'orientations.
00:15:13Ce qui n'enlève rien
00:15:14à ce que vous avez justement souligné
00:15:16et un certain nombre,
00:15:17heureusement,
00:15:18de très belles réussites
00:15:19de nos universités françaises.
00:15:21Une question peut-être
00:15:22pour démarrer
00:15:22puisque la première phrase,
00:15:24votre première phrase
00:15:25a replacé l'université
00:15:27dans le temps long
00:15:28en expliquant
00:15:29que notre université française
00:15:31avait l'âge vénérable
00:15:33de huit siècles.
00:15:34Est-ce que vous pouvez,
00:15:35si on fait un peu
00:15:35de prospective cette fois-ci,
00:15:37nous dire comment vous,
00:15:38quelle est votre vision
00:15:39de la baisse attendue
00:15:42des effectifs étudiants
00:15:43au cours des 10,
00:15:4620 prochaines années
00:15:47sur le modèle universitaire
00:15:48tel qu'il existe aujourd'hui ?
00:15:53Vous avez déjà raison
00:15:55de souligner
00:15:56qu'on est sur des baisses
00:15:59des effectifs
00:15:59qui seront attendues
00:16:00pas demain matin,
00:16:02mais dans quelques années.
00:16:04Alors, là aussi,
00:16:05c'est très hétérogène
00:16:06selon les territoires.
00:16:08Il y a des territoires
00:16:09qui, aujourd'hui,
00:16:10ont déjà, aujourd'hui,
00:16:13subissent déjà cette baisse.
00:16:14Je pense, par exemple,
00:16:17en Lorraine, me semble-t-il,
00:16:18l'université voit déjà
00:16:19ses effectifs diminuer.
00:16:21Je vais pouvoir vérifier,
00:16:23mais je crois que c'est le cas.
00:16:25Alors que d'autres établissements
00:16:27continuent à avoir
00:16:28des taux de croissance
00:16:29qui sont extraordinairement élevés.
00:16:32Donc, oui, bien sûr,
00:16:34je pense que
00:16:37derrière, ça veut dire
00:16:38qu'il y a aussi
00:16:40de nouveaux métiers
00:16:41qui arrivent,
00:16:42de nouvelles formations,
00:16:43et en même temps
00:16:44que cette baisse démographique,
00:16:46il y a aussi
00:16:47une opportunité,
00:16:48entre guillemets,
00:16:49assez exceptionnelle,
00:16:50c'est-à-dire qu'il y a
00:16:50une opportunité
00:16:52et perte aussi,
00:16:53parce qu'il y a aussi
00:16:54un renouvellement générationnel
00:16:56qui arrive,
00:16:56et beaucoup de départs
00:16:57à la retraite
00:16:58dans les 15 prochaines années
00:16:59qui vont arriver,
00:17:00et donc aussi des capacités
00:17:02pour les différentes universités,
00:17:03bien de se réorienter
00:17:07et de répondre aussi
00:17:08à la fois
00:17:09à leurs propres besoins
00:17:10de recherche,
00:17:11naturellement,
00:17:11mais aussi aux aspirations
00:17:13et aux besoins
00:17:14des étudiants
00:17:15et aux besoins
00:17:16de la nation.
00:17:17Et donc,
00:17:17c'est cette capacité
00:17:18à croiser, en fait,
00:17:19ces trois éléments
00:17:20qui vont déterminer
00:17:21l'avenir
00:17:22de l'université.
00:17:24Voilà,
00:17:25je pense que
00:17:25le premier élément
00:17:27de réponse,
00:17:27c'est ça,
00:17:28c'est un moment
00:17:28de transformation
00:17:29assez profonde
00:17:30du système
00:17:30qui va venir
00:17:31dans les prochaines années.
00:17:33D'une part,
00:17:34juste pour redonner
00:17:35les chiffres,
00:17:38les départs
00:17:39des enseignants-chercheurs
00:17:40en retraite,
00:17:42c'est 5,4%
00:17:44par an
00:17:44de plus
00:17:45entre 2024
00:17:46et 2035,
00:17:47soit 78%
00:17:48sur la période.
00:17:49Donc,
00:17:49c'est quand même
00:17:50des chiffres
00:17:50qui sont quand même
00:17:52très élevés.
00:17:53On va presque
00:17:54doubler les flux
00:17:54de départ.
00:17:57Et donc,
00:17:58ça,
00:17:58c'est le premier
00:17:58élément de réponse.
00:18:00Le deuxième élément
00:18:01de réponse aussi,
00:18:02c'est,
00:18:02je crois aussi,
00:18:05on a vu massivement
00:18:07l'enseignement supérieur
00:18:08privé arriver.
00:18:0925%,
00:18:10on est passé
00:18:11de 10 à 25%
00:18:12des effectifs.
00:18:14Ce qui pose
00:18:17mécaniquement aussi
00:18:18des questions
00:18:18auxquelles
00:18:19nos établissements
00:18:20n'étaient pas
00:18:21confrontés précédemment.
00:18:22C'est-à-dire
00:18:22des questions
00:18:22de compétition,
00:18:24entre guillemets.
00:18:24Enfin,
00:18:24je ne sais pas
00:18:25si le mot de compétition
00:18:25est le plus adapté,
00:18:27mais en tout cas,
00:18:29il y a des choix
00:18:30qui vont être faits
00:18:32par les étudiants.
00:18:33Donc,
00:18:33je pense qu'il y a aussi
00:18:34une vigilance
00:18:34sur ce point-là.
00:18:36Loin de moi,
00:18:37l'idée de vouloir
00:18:38réduire la place
00:18:39de l'enseignement
00:18:39supérieur privé.
00:18:40Je pense que la question,
00:18:41il faut laisser
00:18:42les étudiants décider.
00:18:44Ça nous ramène
00:18:44au débat du sub-privé.
00:18:45La question,
00:18:46c'est comment est-ce
00:18:46qu'on garantit
00:18:47la qualité
00:18:47de ces enseignements.
00:18:48Mais après,
00:18:48en aucun cas,
00:18:49je ne veux la freiner.
00:18:52Donc,
00:18:52je pense qu'il y a
00:18:52une vraie question
00:18:53sur la question
00:18:54de la professionnalisation
00:18:55des diplômes,
00:18:56les attentes des étudiants
00:18:57et un vrai travail,
00:18:58je pense,
00:18:58à mener aussi
00:18:59au sein des universités.
00:19:00C'est déjà le cas aujourd'hui,
00:19:01mais je pense qu'il faut
00:19:02encore l'accentuer
00:19:04pour bien comprendre
00:19:05justement
00:19:05quelles sont
00:19:06les aspirations
00:19:06des uns et des autres.
00:19:10Merci beaucoup.
00:19:12On va parler
00:19:12un petit peu maintenant
00:19:13de la question
00:19:15de la sélection
00:19:15à l'entrée de l'université.
00:19:17Dans vos propos liminaires,
00:19:18vous posez la question
00:19:20le baccalauréat
00:19:21doit-il rester
00:19:21le premier diplôme universitaire ?
00:19:23Son statut peut-il
00:19:24demeurer le même ?
00:19:25Je vous cite,
00:19:25M. le ministre,
00:19:26alors qu'aujourd'hui,
00:19:2797% des lycéens
00:19:29de la filière générale
00:19:30l'obtiennent.
00:19:32On a une question
00:19:34qui, aujourd'hui,
00:19:36reste taboue
00:19:37pour un certain nombre
00:19:39d'acteurs
00:19:39de l'enseignement supérieur
00:19:41ou pour un certain nombre
00:19:42d'acteurs politiques,
00:19:43tout simplement.
00:19:44J'ai envie de prendre
00:19:46un peu la question
00:19:46à l'inverse.
00:19:48Est-ce qu'il n'y a pas
00:19:49déjà de fait,
00:19:51via la plateforme
00:19:53Parcoursup,
00:19:54une forme de sélection
00:19:56à l'entrée de l'université
00:19:58qui est réelle ?
00:19:59Et je double ma question
00:20:01pour qu'on puisse aller
00:20:01au fond du sujet
00:20:02et vous prendrez le temps
00:20:03nécessaire pour la réponse
00:20:04parce que c'est un sujet
00:20:06qui est important.
00:20:07Quand on regarde
00:20:09très précisément
00:20:10ce qui se passe
00:20:10dans Parcoursup,
00:20:11nous avons pu assister
00:20:12dans le cadre
00:20:13de la commission d'enquête
00:20:14à des commissions
00:20:14d'examens des voeux.
00:20:16une formation
00:20:17qui peut accueillir
00:20:1880 étudiants
00:20:21et qui a
00:20:222000 demandes.
00:20:23Je prends le cas
00:20:24auquel j'ai assisté.
00:20:26Je ne crois pas
00:20:27qu'il y ait de tabou
00:20:28à parler de sélection
00:20:29puisque de fait
00:20:30il y a une sélection
00:20:30qui s'opère.
00:20:31C'est le cas
00:20:32dans un certain nombre
00:20:33de filières
00:20:34et de formations
00:20:35proposées dans Parcoursup.
00:20:37finalement ce qui se passe
00:20:38quand on dit
00:20:39que l'université
00:20:39n'est pas sélective
00:20:40c'est qu'il reste
00:20:42en bout de train
00:20:43ce que certains
00:20:45que nous avons auditionné
00:20:46avant vous
00:20:46ont appelé
00:20:47les voitures balais
00:20:48qui elles accueillent
00:20:49tout le monde
00:20:50avec les difficultés
00:20:51que vous avez très bien évoquées
00:20:52tout à l'heure
00:20:53dans votre propos liminaire.
00:20:54Donc c'est là en fait
00:20:55que les universités
00:20:57ne sont pas sélectives.
00:20:58Elles sont sélectives
00:21:00sauf dans ces derniers wagons
00:21:02où elles ne le sont pas.
00:21:03Alors j'arrive à ma question
00:21:06vous avez évoqué
00:21:08le souhait
00:21:11partagé par
00:21:12beaucoup
00:21:13de présidents
00:21:15d'universités
00:21:15que nous avons pu auditionner
00:21:16de fixer eux-mêmes
00:21:19université
00:21:20par université
00:21:21établissement
00:21:21par établissement
00:21:22les capacités d'accueil.
00:21:25Est-ce qu'il n'y a pas
00:21:26selon vous
00:21:28compte tenu
00:21:29de tout ce qu'on vient
00:21:29d'évoquer
00:21:30sur le fonctionnement
00:21:31de Parcoursup
00:21:31une contradiction
00:21:32entre la demande
00:21:34quasi unanime
00:21:35des présidents
00:21:37d'universités
00:21:37de fixer
00:21:38les capacités
00:21:39d'accueil
00:21:40de leurs établissements
00:21:40et dans le même temps
00:21:42leur refus
00:21:43quasiment
00:21:43tout aussi unanime
00:21:45de parler de sélection
00:21:46à l'entrée de l'université.
00:21:50Merci Madame la rapporteure.
00:21:52Plutôt que de tabou
00:21:54je parlerais
00:21:55d'une gigantesque
00:21:56hypocrisie du système
00:22:00avec objectivement
00:22:02une forme
00:22:03de sélection
00:22:04par
00:22:05ce que j'ai dit
00:22:06dans mon groupe
00:22:07éliminaire
00:22:07par l'échec
00:22:08et par
00:22:10effectivement
00:22:12et qui génère
00:22:13directement
00:22:14une terrible frustration.
00:22:17Et je pense
00:22:18qu'il faut
00:22:18ouvrir cette question-là.
00:22:20Encore une fois
00:22:22on ne va pas changer
00:22:23la loi
00:22:24ne va pas évoluer
00:22:25sur ce point-là
00:22:26dans les dix mois
00:22:28qui viennent
00:22:29mais je pense
00:22:29que cette question
00:22:30mérite d'être ouverte.
00:22:35Vous l'avez très bien dit
00:22:37aujourd'hui
00:22:38dans
00:22:40les universités
00:22:41beaucoup de formations
00:22:42de fait
00:22:43ont une capacité
00:22:44qui est une capacité
00:22:45limitée
00:22:46et ce n'est pas
00:22:47une capacité limitée
00:22:50forcément par choix
00:22:51c'est la contrainte
00:22:53c'est-à-dire simplement
00:22:53vous avez
00:22:54deux salles de TD
00:22:55ou deux salles de TP
00:22:57vous pouvez mettre
00:22:5870 étudiants
00:22:59et pas 75
00:23:01et donc à la fin
00:23:02effectivement
00:23:02l'accueil se fait
00:23:04je n'ai plus le terme exact
00:23:05du texte
00:23:06de loi
00:23:06mais la capacité
00:23:08se fait
00:23:09à du limite
00:23:11évidemment
00:23:12des capacités
00:23:12d'accueil
00:23:13de fait
00:23:14il y a mécaniquement
00:23:15c'est impossible
00:23:15d'accueillir tout le monde
00:23:16et ça moi
00:23:17j'entends avec
00:23:18beaucoup de plaisir
00:23:21des gens
00:23:22à l'assemblée
00:23:24qui nous disent
00:23:24qu'il faut faire sauter
00:23:25toutes ces capacités
00:23:26et accueillir tout le monde
00:23:27j'ai hâte de savoir
00:23:28comment on va faire
00:23:28pour accueillir
00:23:29dans une salle de TP
00:23:30de chimie
00:23:31plus de 70 étudiants
00:23:32s'il a capacité limite
00:23:33et 70
00:23:34il faudra m'expliquer
00:23:35mais il y a sans doute
00:23:36quelque chose
00:23:37que je n'ai pas compris
00:23:38donc voilà
00:23:39oui bien sûr
00:23:40le système est aujourd'hui
00:23:41une forme d'hypocrisie
00:23:43maintenant
00:23:44le problème c'est quoi
00:23:45c'est que la loi
00:23:45aujourd'hui
00:23:46elle m'impose
00:23:47d'accueillir
00:23:50tous les étudiants
00:23:51qui obtiennent
00:23:52le baccalauréat
00:23:53c'est ce que dit
00:23:54la loi
00:23:54aujourd'hui
00:23:56et donc
00:23:56on se retrouve
00:23:57en fin de procédure
00:23:58parcoursup
00:23:59avec des commissions
00:24:00d'accès à l'enseignement
00:24:01supérieur
00:24:02qui font un travail
00:24:04de très grande qualité
00:24:05je crois vraiment
00:24:06qu'ils font ça
00:24:06avec beaucoup
00:24:07de bienveillance
00:24:09et où ils vont récupérer
00:24:10les dossiers
00:24:11d'étudiants
00:24:12qui sont des étudiants
00:24:13qui n'ont pas de proposition
00:24:14et qui vont leur trouver
00:24:14des solutions
00:24:15et parfois
00:24:16la solution
00:24:17effectivement
00:24:17c'est de les inscrire
00:24:19à l'université
00:24:20etc.
00:24:21pour trouver une solution
00:24:22et une place
00:24:23à tout le monde
00:24:23et donc
00:24:24on pousse les murs
00:24:25mais
00:24:27on ne fait que traduire
00:24:29ce que nous avons
00:24:30collectivement
00:24:31enfin
00:24:31ce qui a été
00:24:33voté
00:24:34c'est la loi
00:24:35d'aujourd'hui
00:24:35si on veut
00:24:36demain
00:24:37dire aux universités
00:24:38laisser aux universités
00:24:40la manière
00:24:41de régler
00:24:41leur capacité
00:24:42d'accueil
00:24:42honnêtement
00:24:43je serai président
00:24:44d'université
00:24:45je crois que je porterai
00:24:46ce discours là
00:24:46je comprends parfaitement
00:24:49je ne peux pas
00:24:50moi donner
00:24:50les capacités
00:24:51d'accueil
00:24:52la capacité
00:24:53de fixer
00:24:53les capacités
00:24:54d'accueil
00:24:54aux universités
00:24:55si à côté de ça
00:24:57on continue à dire
00:24:57que le baccalauréat
00:24:59impose
00:25:00de trouver une solution
00:25:01pour tous les étudiants
00:25:02pardon
00:25:02je les mets où
00:25:03les étudiants
00:25:03je veux dire
00:25:05moi il faut que je sois
00:25:06en mesure
00:25:06de respecter
00:25:07à la fin
00:25:07la loi
00:25:08donc
00:25:08si je veux être capable
00:25:10de trouver une place
00:25:11pour tous les étudiants
00:25:11il faut que moi
00:25:12ministère
00:25:13j'ai la main
00:25:13sur les capacités
00:25:15d'accueil
00:25:15des universités
00:25:16donc si on change
00:25:17l'un
00:25:17il faut changer l'autre
00:25:18je ne dis pas
00:25:19qu'il ne faut pas le faire
00:25:19vous m'avez compris
00:25:20mais je dis juste
00:25:21que les deux vont ensemble
00:25:22on ne peut pas dissocier
00:25:23l'un de l'autre
00:25:24je pense que cette question
00:25:25elle doit être posée
00:25:27encore une fois
00:25:28je pense que
00:25:29quand on dit
00:25:30quand on utilise
00:25:31le mot sélection
00:25:32derrière
00:25:33on a toujours une vision
00:25:34qui est extrêmement
00:25:35élitiste du système
00:25:37je ne crois pas
00:25:38que ce soit
00:25:38je pense que l'élitisme
00:25:39se décline
00:25:40quel que soit
00:25:41le type de formation
00:25:42il faut trouver
00:25:44des très bonnes solutions
00:25:45pour tous les étudiants
00:25:47qui ont vraiment envie
00:25:48d'aller dans le supérieur
00:25:48ça veut dire que derrière
00:25:50il faut leur trouver
00:25:51des bacs plus 1
00:25:51qui permettent
00:25:52des remises à niveau
00:25:53il faut pouvoir
00:25:54éventuellement garantir
00:25:55des poursuites d'études
00:25:56après quelques années
00:25:57de travail
00:25:57mais je pense qu'il faut
00:25:59revoir notre système
00:26:00aujourd'hui
00:26:00tel qu'il est aujourd'hui
00:26:01il y a beaucoup
00:26:02d'hypocrisie
00:26:03et puis beaucoup
00:26:04de frustration
00:26:04à la fin
00:26:06et pardon
00:26:07juste pour dire
00:26:08un dernier mot
00:26:09le paradoxe
00:26:10de tout ça
00:26:10c'est qu'on fait porter
00:26:12à nos universités
00:26:14à la fois
00:26:15cette nécessité
00:26:16d'acquérir tout le monde
00:26:17et en même temps
00:26:18on leur dit
00:26:19les gars
00:26:19vous n'oubliez pas
00:26:19le classement de Shanghai
00:26:21mais il y a un moment
00:26:23il y a quand même
00:26:24une petite difficulté
00:26:26on ne peut pas tout faire
00:26:27à la fois
00:26:30merci monsieur le ministre
00:26:31si j'entends bien
00:26:32vos propos
00:26:33donc on est d'accord
00:26:34sur le constat technique
00:26:36que confier aux universités
00:26:39la maîtrise
00:26:40de leur capacité d'accueil
00:26:42comme elle le réclame
00:26:43revient à instaurer
00:26:45une sélection
00:26:45de faits
00:26:46reviendrait
00:26:47à instaurer
00:26:48une sélection
00:26:48de faits
00:26:49à l'entrée
00:26:53j'ai bien compris
00:26:54le lien entre la loi
00:26:55et le fait
00:26:56que tant que cette loi
00:26:57est telle qu'elle est
00:26:58vous devez garder la main
00:26:59vous en tant que ministère
00:27:00sur les capacités d'accueil
00:27:01c'est parfaitement identifié
00:27:04et on voit parfaitement
00:27:04ce que vous voulez dire
00:27:05mais
00:27:06donc si les universités
00:27:08prenaient la main
00:27:08sur les capacités d'accueil
00:27:10de fait
00:27:11ça reviendrait
00:27:12à instaurer
00:27:12une sélection
00:27:13dans toutes les filières
00:27:14y compris celles
00:27:16qui aujourd'hui
00:27:16ne sont pas sélectives
00:27:18et où précisément
00:27:19se pose la question
00:27:19de la capacité d'accueil
00:27:20on est bien d'accord
00:27:21on dit la même chose
00:27:23oui oui
00:27:23mais
00:27:25je me méfie
00:27:26parce que le terme sélection
00:27:27est un terme un peu miné
00:27:28donc ça ne vous a pas échappé
00:27:31j'ai dit tabou
00:27:31vous avez répondu
00:27:32hypocrisie
00:27:33mais
00:27:38aujourd'hui
00:27:39y compris
00:27:39dans des filières
00:27:40non sélectives
00:27:40elles ont quand même
00:27:41des capacités d'accueil
00:27:42qui sont des capacités d'accueil
00:27:43entre guillemets
00:27:43physiques
00:27:44c'est ce que je mentionnais
00:27:45quelque part
00:27:45donc quelque part
00:27:47même ces formations
00:27:51qui sont non sélectives
00:27:52ont des capacités d'accueil
00:27:53parce que vous ne pouvez pas
00:27:54pousser les murs
00:27:54donc on peut appeler ça
00:27:56comme on veut
00:27:56mais c'est déjà le cas
00:27:58aujourd'hui
00:27:59merci
00:28:01l'idée étant d'accompagner
00:28:03l'ensemble
00:28:04d'une classe d'âge
00:28:07dans la formation
00:28:09qui lui permettra
00:28:11de répondre à ses aspirations
00:28:12et ensuite
00:28:13de s'insérer professionnellement
00:28:14le tout en lien
00:28:15avec les besoins
00:28:16de la nation
00:28:17comme vous l'avez évoqué
00:28:17dans votre propos liminaire
00:28:18quel type
00:28:21de
00:28:22solution
00:28:25imaginez-vous
00:28:26pour les étudiants
00:28:27dont
00:28:28on estime
00:28:29qu'ils ne sont pas faits
00:28:30certains l'ont dit
00:28:31tout le monde n'est pas fait
00:28:32pour faire des études
00:28:34généralistes
00:28:34à l'université
00:28:35pour autant
00:28:36l'objectif
00:28:36c'est bien
00:28:37de prendre en charge
00:28:38et d'accompagner
00:28:38l'ensemble
00:28:39d'une classe d'âge
00:28:40qui obtient
00:28:41son baccalauréat
00:28:43comment est-ce qu'on peut
00:28:44articuler
00:28:45ces besoins-là
00:28:48notamment
00:28:49on constate
00:28:49une difficulté
00:28:50sur les filières
00:28:51professionnalisantes
00:28:52type
00:28:53DUT
00:28:54et BUT
00:28:54qui sont parfois
00:28:55préemptées
00:28:56par des étudiants
00:28:57de filière
00:28:57générale
00:28:58là où on devrait
00:29:00prioritairement
00:29:02y accompagner
00:29:03des étudiants
00:29:04issus de bacs
00:29:05technologiques
00:29:06et professionnels
00:29:06vous avez rappelé
00:29:07les taux de réussite
00:29:08malheureusement très faibles
00:29:09des étudiants
00:29:10issus de bacs pro
00:29:12un de vos
00:29:14prédécesseurs
00:29:14disait
00:29:15en fait
00:29:15ceux qui veulent faire
00:29:16des études
00:29:18courtes
00:29:18donc BTS
00:29:20ceux qui sont issus
00:29:21des bacs pro
00:29:21et technologiques
00:29:22se retrouvent
00:29:23dans des filières
00:29:25généralistes
00:29:25à l'université
00:29:26non sélectives
00:29:27comme on vient
00:29:28de l'évoquer
00:29:28et ceux qui veulent
00:29:29faire des études
00:29:30longues
00:29:30issus de baccalauréats
00:29:32généraux
00:29:32se retrouvent
00:29:33dans des filières
00:29:34DUT
00:29:35et BUT
00:29:36pour ensuite
00:29:36poursuivre
00:29:37avec des masters
00:29:37comment est-ce qu'on
00:29:39règle
00:29:40cette difficulté là
00:29:41qui me semble majeure
00:29:42pour accueillir chacun
00:29:43selon ses talents
00:29:45ses compétences
00:29:46ses aspirations
00:29:47et ses capacités
00:29:48d'insertion professionnelle
00:29:49qu'est-ce qu'on propose
00:29:50concrètement
00:29:50est-ce qu'il faut
00:29:51augmenter les places
00:29:52en DUT
00:29:52en BUT
00:29:53comment est-ce qu'on
00:29:53organise tout ça
00:29:55est-ce qu'on redonne
00:29:56aussi de la cohérence
00:29:57au bac plus 3
00:29:58à la licence
00:29:59sans laquelle
00:30:01à l'issue de laquelle
00:30:02beaucoup considèrent
00:30:03qu'ils ne feront rien
00:30:04s'ils n'obtiennent pas
00:30:05un master
00:30:05est-ce qu'on pense
00:30:07à des bacs plus 1
00:30:07enfin
00:30:08quelle bretelle
00:30:09de sortie
00:30:10d'autoroute
00:30:11on imagine
00:30:11pour l'ensemble
00:30:13d'une classe d'âge
00:30:17merci beaucoup
00:30:18alors comme vous le savez
00:30:20les modèles
00:30:22sont extraordinairement
00:30:23variés
00:30:23vous avez sans doute
00:30:25eu l'occasion
00:30:26d'échanger
00:30:28avec
00:30:30les personnes
00:30:31qui sont
00:30:31venues sur ce banc
00:30:33précédemment
00:30:33sur le modèle suisse
00:30:35ou le modèle allemand
00:30:35avec des taux
00:30:36de poursuite d'études
00:30:38à l'université
00:30:39qui sont
00:30:39de l'ordre
00:30:40de 20 ou 25%
00:30:42en tout cas en Suisse
00:30:43en Allemagne
00:30:44je ne sais plus
00:30:44le chiffre exact
00:30:45mais c'est à peu près ça
00:30:48les ordres de grandeur
00:30:49donc des modèles variés
00:30:50il y en a beaucoup
00:30:53c'est bon
00:30:53et puis
00:30:55c'est vrai
00:30:55qu'il y a une course
00:30:56en avant
00:30:56vers le master
00:30:57aujourd'hui
00:30:58à l'université
00:31:00avec
00:31:01pas obligatoirement
00:31:02derrière
00:31:02des débouchés
00:31:03et des métiers
00:31:04qui correspondent
00:31:05en fait
00:31:05à la montée
00:31:06en compétences
00:31:07et en qualité
00:31:08de la formation
00:31:10initiale
00:31:10et donc là aussi
00:31:11ça peut générer
00:31:12parfois
00:31:12une certaine forme
00:31:13de frustration
00:31:15donc
00:31:16l'insertion professionnelle
00:31:17elle est très bonne
00:31:18au niveau master
00:31:19quand vous avez un master
00:31:20l'insertion professionnelle
00:31:21elle est très bonne
00:31:22la question est plus
00:31:23savoir
00:31:23est-ce que le métier
00:31:24que vous obtenez
00:31:25à la sortie de votre master
00:31:26correspond
00:31:27en termes
00:31:28de qualité
00:31:29ou de
00:31:30voilà
00:31:30véritablement
00:31:31à vos compétences
00:31:32et vous avez des chiffres
00:31:33là-dessus
00:31:33alors
00:31:35oui
00:31:35on peut vous transmettre
00:31:37des chiffres
00:31:38je ne les ai pas
00:31:38là
00:31:38comme ça
00:31:40quand l'insertion
00:31:41est qualitativement
00:31:43proche
00:31:43de la
00:31:45bon
00:31:46je
00:31:46très bien
00:31:47vous pouvez transmettre
00:31:48les chiffres
00:31:48pour revenir après
00:31:51au début
00:31:51de votre question
00:31:53je pense qu'il y a la question
00:31:55il y a quand même
00:31:55un impensé
00:31:56de la question
00:31:58qui est quand même
00:31:58la question
00:31:59de la formation initiale
00:32:05les très bons bacheliers
00:32:06réussissent très bien
00:32:07à l'université
00:32:08il n'y a pas de difficulté
00:32:10là-dessus
00:32:12le problème
00:32:13n'est pas là
00:32:13le problème
00:32:14est quand même
00:32:15malgré tout
00:32:16aujourd'hui
00:32:16avec les 97%
00:32:18dont on parle
00:32:19régulièrement
00:32:20ou les taux de succès
00:32:21qui sont quand même
00:32:22extrêmement élevés
00:32:23au baccalauréat
00:32:23moi derrière
00:32:24j'entends quand même
00:32:25beaucoup
00:32:26dans les universités
00:32:27et dans les amphis
00:32:27des maîtres de conférences
00:32:29et des professeurs
00:32:30qui m'expliquent
00:32:30qu'ils ont quand même
00:32:31quelques difficultés
00:32:32aujourd'hui
00:32:32et qui font grand écart
00:32:33avec des gens
00:32:34qui sont parfois
00:32:35très brillants
00:32:36et puis d'autres
00:32:36qui n'ont pas
00:32:38les compétences minimales
00:32:39qui leur permettent
00:32:40de réussir
00:32:41et d'accéder
00:32:42à l'enseignement supérieur
00:32:43donc là de nouveau
00:32:44il y a une question
00:32:44autour de ça
00:32:46après je pense
00:32:47que effectivement
00:32:50tout ne mène pas
00:32:50forcément
00:32:51à la poursuite
00:32:52d'études
00:32:52d'abord
00:32:54les bacs professionnels
00:32:55ont une vocation
00:32:58professionnelle
00:32:59c'est à dire que
00:32:59a priori
00:33:01ont quand même
00:33:01plutôt vocation
00:33:02à former des jeunes
00:33:03qui vont rentrer
00:33:04directement
00:33:05ou très rapidement
00:33:06sur le marché
00:33:06de l'emploi
00:33:07ça ne veut pas dire
00:33:08qu'il faut leur interdire
00:33:09pour autant
00:33:10la poursuite d'études
00:33:11mais ça veut dire
00:33:11que cette poursuite
00:33:12d'études
00:33:12je pense
00:33:13elle doit passer
00:33:14par une remise
00:33:16à niveau académique
00:33:17parce que simplement
00:33:18c'est des matières
00:33:18qui ne sont pas étudiées
00:33:19qui ne sont pas vues
00:33:20suffisamment
00:33:21précédemment
00:33:21pour leur donner
00:33:22une vraie chance
00:33:22de succès
00:33:23sinon là aussi
00:33:24on revient
00:33:25au terme d'hypocrisie
00:33:26du système
00:33:26dont on parlait
00:33:27tout à l'heure
00:33:28sur les BUT
00:33:30et sur les formations
00:33:31courtes
00:33:32je crois qu'on avait
00:33:32vraiment fait un effort
00:33:34alors surtout
00:33:35beaucoup sur les BTS
00:33:36dont on parle moins
00:33:36aujourd'hui
00:33:37parce que cet effort
00:33:38a été fait
00:33:38les BTS
00:33:39il y a 7-8 ans
00:33:41étaient en train
00:33:41de se transformer
00:33:43en classe préparatoire
00:33:45bis
00:33:46vraiment
00:33:47c'est à dire
00:33:47qu'on voyait
00:33:48on a
00:33:49au travers
00:33:51de Parcoursup
00:33:52et au travers
00:33:53des quotas
00:33:53qui ont été mis
00:33:54en place
00:33:56par filière
00:33:57ça permet
00:33:58d'accueillir
00:33:59aujourd'hui
00:33:59massivement
00:34:00dans les BTS
00:34:01des bacs techno
00:34:03et des bacs
00:34:05et des bacs pro
00:34:06c'est 50%
00:34:07les quotas
00:34:08alors
00:34:09je pense
00:34:10qu'on doit être
00:34:12je n'ai pas le chiffre
00:34:13je n'ai pas le chiffre
00:34:14mais je vous dirais
00:34:15à peu près
00:34:16que c'est cet ordre là
00:34:17c'est vraiment
00:34:19la majorité
00:34:20aujourd'hui
00:34:21donc
00:34:22ça a quand même
00:34:23changé
00:34:25pour autant
00:34:26les bacheliers professionnels
00:34:27réussissent moins bien
00:34:28que les autres
00:34:29dans ces BTS
00:34:29mais on n'est pas
00:34:31sur les chiffres
00:34:31dont on a parlé
00:34:32précédemment
00:34:33en licence
00:34:34à l'université
00:34:44oui alors pardon
00:34:44peut-être un complément
00:34:45sur le point
00:34:47de l'insertion professionnelle
00:34:50alors l'insertion
00:34:51il y a un outil
00:34:52qui s'appelle
00:34:53Insersup
00:34:53qui est un outil
00:34:54qui est diffusé partout
00:34:55pour mesurer justement
00:34:56l'insertion professionnelle
00:34:57des formations
00:34:58elle est mesurée
00:34:59vis-à-vis de l'accès
00:35:00à un emploi stable
00:35:01et en relation
00:35:02avec le niveau
00:35:02de qualification
00:35:03et c'est
00:35:04après un master
00:35:05il est supérieur
00:35:06à 70%
00:35:07à 12 mois
00:35:0812 mois
00:35:1070%
00:35:11oui
00:35:11après un master
00:35:13après un master
00:35:34et l'emploi exercé
00:35:36parce que là aussi
00:35:37il y a des choses
00:35:38qui se glissent
00:35:39et quand vous avez parlé
00:35:40tout à l'heure
00:35:40de la frustration sociale
00:35:42qui peut être générée
00:35:43sans doute qu'on y trouve
00:35:44là une part d'explication
00:35:46on sera intéressé
00:35:46par les chiffres
00:35:48que vous pourrez nous fournir
00:35:49sur ce point
00:35:50donc nous avons évoqué
00:35:51la question
00:35:52de la sélection
00:35:53nous avons évoqué
00:35:55la question
00:35:56de l'accompagnement
00:35:57de l'ensemble
00:35:58d'une classe d'âge
00:36:00avant d'entrer
00:36:01dans le fond
00:36:02des formations dispensées
00:36:04notamment au niveau
00:36:05de la licence
00:36:05puisque c'est là
00:36:06que se concentre
00:36:07d'après les travaux
00:36:08de notre commission
00:36:09l'essentiel
00:36:09des difficultés
00:36:10rencontrées
00:36:11par nos universités
00:36:13une fois qu'on a été sélectionné
00:36:14par Parcoursup
00:36:15et avant d'entrer
00:36:16dans la formation
00:36:16on paye
00:36:17monsieur le ministre
00:36:18des droits d'inscription
00:36:19qui sont aujourd'hui
00:36:20très modestes
00:36:22on peut parler
00:36:22de quasi-gratuité
00:36:24176 euros
00:36:25de mémoire
00:36:25ou 178
00:36:26à l'entrée
00:36:27en licence
00:36:29les assises
00:36:31du financement
00:36:31des universités
00:36:32que vous avez évoquées
00:36:33préconisent
00:36:34une augmentation
00:36:35de ces droits d'inscription
00:36:36on a bien compris
00:36:37que ça ne serait pas fait
00:36:40sous le gouvernement
00:36:41actuel
00:36:42que vous souhaitiez
00:36:43que ce soit l'objet
00:36:43d'un débat
00:36:44au cours de la campagne
00:36:45présidentielle
00:36:45pour autant
00:36:46est-ce qu'il est possible
00:36:48de nous dire
00:36:49comment et sur quelle base
00:36:50ont été fixés
00:36:51les montants indicatifs
00:36:53qui sont donnés
00:36:55aujourd'hui
00:36:55par les assises
00:36:56du financement
00:36:57de l'université
00:36:58donc 900 euros
00:36:58en licence
00:36:591300 euros
00:37:00en master
00:37:02comment est-ce que
00:37:04vous êtes arrivés
00:37:04enfin vous
00:37:05les assises du financement
00:37:06des universités
00:37:07comment est-ce que
00:37:08vous êtes arrivés
00:37:08à ce chiffre
00:37:10est-ce que ça
00:37:11c'est modulable
00:37:12en fonction des revenus
00:37:13ou est-ce que c'est
00:37:14universel entre guillemets
00:37:15comme c'est le cas
00:37:16actuellement
00:37:16pour les 176 euros
00:37:18premier volet
00:37:19de la question
00:37:20deuxième volet
00:37:21est-ce que vous pourrez
00:37:22ensuite monsieur le ministre
00:37:23nous parler
00:37:23du système
00:37:23des bourses
00:37:25puisqu'une réflexion
00:37:26sur les droits
00:37:26d'inscription
00:37:28appelle aussi
00:37:29une réflexion
00:37:29sur la question
00:37:30des bourses
00:37:32est-ce que vous pourrez
00:37:33nous rappeler
00:37:33le pourcentage
00:37:34d'étudiants boursiers
00:37:35selon les chiffres
00:37:36de votre ministère
00:37:37est-ce qu'il faut
00:37:37faire évoluer
00:37:38selon vous
00:37:39sur l'attribution
00:37:41des bourses étudiants
00:37:45merci beaucoup
00:37:46madame la rapporteure
00:37:47d'abord
00:37:49vous l'avez
00:37:50je vais le redire
00:37:52quand même
00:37:52encore une petite fois
00:37:54vous savez
00:37:56je l'ai dit
00:37:56un nombre
00:37:56calculable de fois
00:37:57mais visiblement
00:37:58ça ne percole pas
00:38:00forcément
00:38:00complètement
00:38:00donc effectivement
00:38:02nous ne changerons pas
00:38:04le montant
00:38:04le montant
00:38:06des droits
00:38:07d'inscription
00:38:09ce gouvernement
00:38:11ne le fera pas
00:38:13modulo l'inflation
00:38:14enfin
00:38:15je vous laisse calculer
00:38:17le montant
00:38:17de l'inflation
00:38:18sur les chiffres
00:38:19que vous avez mentionné
00:38:21maintenant
00:38:22c'est une proposition
00:38:24du rapport
00:38:25de Jérôme Fournel
00:38:27et de Gilles Roussel
00:38:30c'est eux
00:38:31qui ont fait le choix
00:38:32de calculer
00:38:33ainsi
00:38:35les droits
00:38:37enfin ce qu'ils proposent
00:38:37je crois que le but du jeu
00:38:39à la fin
00:38:39ça correspond à peu près
00:38:41à 10%
00:38:43du coût réel
00:38:44des formations
00:38:44à peu près
00:38:46je pense que c'est à peu près
00:38:47ça l'idée
00:38:49voilà
00:38:50bon
00:38:52moi il me semble
00:38:53que
00:38:54si ce débat
00:38:55doit avoir lieu
00:38:56et si à un moment donné
00:38:57il faut
00:38:58faire ça
00:39:00enfin je crois
00:39:01l'alternative
00:39:02pour poser le problème
00:39:04il manque de l'argent
00:39:05pour la question
00:39:05d'enseignement supérieur
00:39:06je pense que c'est
00:39:07à peu près clair
00:39:08donc soit
00:39:09il y a un effort
00:39:10massif
00:39:11des prochains gouvernements
00:39:13en faveur de l'enseignement
00:39:15supérieur
00:39:15soit autrement
00:39:16il faut derrière
00:39:17aller trouver des ressources
00:39:18propres
00:39:19et ces ressources propres
00:39:20a priori
00:39:20c'est plutôt
00:39:21au travers des droits
00:39:22moi il me semble
00:39:23que cette question
00:39:25on peut se la poser
00:39:26il faut être très attentif
00:39:28au fait que
00:39:29les personnes
00:39:30les plus modestes
00:39:31doivent être exonérées
00:39:33massivement
00:39:34et moi
00:39:35il me semblerait légitime
00:39:37de dire
00:39:37que les 50%
00:39:38des foyers
00:39:41qui sont
00:39:41les foyers
00:39:43les moins favorisés
00:39:44devraient être
00:39:45totalement exonérés
00:39:46de ces droits
00:39:47et puis après
00:39:48avoir des mécanismes
00:39:49qui peuvent être
00:39:49des mécanismes progressifs
00:39:51il y a des écoles
00:39:52d'ingénieurs
00:39:53ou des écoles
00:39:53comme
00:39:54je pense à Centrale
00:39:55ou je pense à
00:39:56ou je pense à Sciences Po
00:39:58par exemple
00:39:59qui ont mis en place
00:40:00de tels mécanismes
00:40:02qui permettent
00:40:03de garantir
00:40:03que seules les personnes
00:40:04les plus aisées
00:40:05ont une contribution
00:40:07raisonnable
00:40:07au coût total
00:40:08de la formation
00:40:09voilà
00:40:10je pense qu'à côté de ça
00:40:11il y a une dynamique
00:40:13de bourse
00:40:13qu'il faut garder
00:40:14il y a aussi
00:40:14une réforme des bourses
00:40:15qu'il faut absolument
00:40:17mettre en place
00:40:19cette réforme
00:40:20pourquoi est-ce qu'il faut
00:40:20faire une réforme des bourses
00:40:22alors qu'elle coûte
00:40:23de l'argent
00:40:24et c'est la raison
00:40:25pour laquelle
00:40:25à ce stade
00:40:26on n'a pas réussi
00:40:26encore à la faire
00:40:29cette réforme des bourses
00:40:30est indispensable
00:40:30parce que dans le système actuel
00:40:32tout d'abord
00:40:34les bourses ne sont pas indexées
00:40:35et puis
00:40:36d'autre part
00:40:38le deuxième sujet
00:40:39c'est qu'il y a des effets
00:40:40de seuil
00:40:40qui sont extrêmement violents
00:40:42c'est-à-dire que
00:40:43en fonction
00:40:44du revenu
00:40:46et des calculs
00:40:47assez complexes
00:40:49brutalement
00:40:49vous passez
00:40:50d'un échelon
00:40:50à l'autre
00:40:51et vous perdez
00:40:52potentiellement
00:40:53des centaines d'euros
00:40:54c'est pas quelque chose
00:40:55de tout
00:40:55de linéaire
00:40:56et on voit
00:40:57qu'en fait
00:40:57la précarité
00:40:58des étudiants
00:40:59s'accumule
00:41:00autour de ces seuils
00:41:01c'est-à-dire qu'en fait
00:41:01c'est là qu'on trouve
00:41:03les étudiants
00:41:03les plus précaires
00:41:04donc il faut
00:41:04il faut travailler là-dessus
00:41:06c'est indispensable
00:41:07voilà
00:41:08et je pense que
00:41:09alors le taux
00:41:10d'étudiants boursiers
00:41:11on doit être
00:41:12à 33%
00:41:1433%
00:41:171 sur 3
00:41:19parfait
00:41:20merci beaucoup
00:41:22nous entrons
00:41:22dans la formation
00:41:23monsieur le ministre
00:41:24nous sommes maintenant
00:41:24en première année
00:41:25de licence
00:41:27et vous avez
00:41:28vous avez un complément
00:41:29à apporter
00:41:29non non
00:41:30pardon
00:41:30je pense que
00:41:31dans la réflexion
00:41:31aussi de
00:41:32de fournel
00:41:33et de roussel
00:41:34il y avait aussi
00:41:35la question
00:41:35de la modicité
00:41:37des droits
00:41:38oui
00:41:38et je pense que
00:41:39ça
00:41:40c'est mon temps proposé
00:41:42intègre aussi
00:41:43cette question
00:41:43de la modicité
00:41:44des droits
00:41:44oui tout à fait
00:41:45effectivement
00:41:45ils l'ont précisé
00:41:46tout à fait
00:41:46très bien
00:41:48donc nous entrons
00:41:49en licence
00:41:50et vous avez
00:41:52évoqué tout à l'heure
00:41:53la question
00:41:55du lien
00:41:56entre la formation
00:41:58universitaire
00:41:59et la recherche
00:42:00je reprends
00:42:02vos propos
00:42:02vous disiez
00:42:03il est indispensable
00:42:05d'avoir ce lien
00:42:06très fort
00:42:06en master
00:42:07en licence
00:42:09c'est plus contestable
00:42:10je crois
00:42:10ou plus discutable
00:42:13dans la mesure
00:42:14où c'est le cycle
00:42:15licence
00:42:15qui concentre
00:42:16l'essentiel
00:42:17des difficultés
00:42:18liées
00:42:19à la massification
00:42:20de l'enseignement
00:42:21supérieur
00:42:22est-ce que
00:42:23il vous semblerait
00:42:24possible
00:42:25d'envisager
00:42:28que nous ayons
00:42:29moins
00:42:30je dis pas
00:42:31pas du tout
00:42:32mais moins
00:42:33d'enseignants
00:42:33chercheurs
00:42:34dans ce niveau
00:42:35là d'études
00:42:36c'est le cas
00:42:37en classe préparatoire
00:42:38dont la qualité
00:42:39de la formation
00:42:40est souvent
00:42:41très bonne
00:42:41pour
00:42:43avoir
00:42:44davantage
00:42:45d'enseignants
00:42:48investis
00:42:49avec le temps
00:42:50nécessaire
00:42:50pour le faire
00:42:51dans leur mission
00:42:52d'accompagnement
00:42:53pédagogique
00:42:54des étudiants
00:42:54et j'ai même
00:42:56envie de dire
00:42:56on peut même
00:42:57resserrer encore
00:42:58le spectre
00:42:58en se concentrant
00:43:00davantage
00:43:00sur la première
00:43:01année de licence
00:43:03voire peut-être
00:43:03la deuxième
00:43:04en admettant
00:43:05que la troisième
00:43:05soit peut-être
00:43:06une année
00:43:06de transition
00:43:06vers le master
00:43:08mais est-ce qu'il n'y a
00:43:09pas un défaut
00:43:11d'encadrement
00:43:12de ces jeunes
00:43:13qui arrivent
00:43:14du lycée
00:43:15et est-ce qu'ils ont
00:43:16vraiment besoin
00:43:17pour réussir
00:43:18dans un premier temps
00:43:19d'être au contact
00:43:19direct
00:43:20immédiat
00:43:21et quasi quotidien
00:43:21d'enseignants
00:43:22chercheurs
00:43:22est-ce qu'ils n'ont
00:43:23pas d'abord besoin
00:43:24d'un encadrement
00:43:25pédagogique
00:43:26resserré
00:43:27avec
00:43:28en phase 2
00:43:29des accompagnants
00:43:30qui aient du temps
00:43:31à consacrer
00:43:32à ces missions
00:43:33pédagogiques
00:43:36merci beaucoup
00:43:38oui alors
00:43:39déjà je veux un tout
00:43:41petit peu
00:43:41peut-être
00:43:42nuancer
00:43:42le propos
00:43:43je pense que
00:43:44une des grandes forces
00:43:45de l'université
00:43:46aujourd'hui
00:43:46c'est bien
00:43:47d'avoir
00:43:50cette continuité
00:43:51entre les questions
00:43:51de formation
00:43:52et les questions
00:43:52de recherche
00:43:53elle est absolument
00:43:55fondamentale
00:43:56évidemment
00:43:56au niveau du master
00:43:57c'est ça que je voulais dire
00:43:58pourquoi
00:43:58parce qu'en fait
00:43:59en master
00:44:00vous préparez
00:44:01vous mettez
00:44:01les étudiants
00:44:02au meilleur
00:44:03vous essayez
00:44:04de les pousser
00:44:04au meilleur niveau
00:44:05de ce qu'est la recherche
00:44:07à un certain moment
00:44:08au niveau international
00:44:09donc vous avez besoin
00:44:11des enseignants
00:44:12et des chercheurs
00:44:13qui ont une pratique
00:44:15de recherche
00:44:15qui doivent être là
00:44:17pour justement
00:44:19former les étudiants
00:44:20ça j'en suis profondément
00:44:21convaincu
00:44:22je pense que
00:44:23ça a aussi de la valeur
00:44:24avant
00:44:25en licence
00:44:26parce que
00:44:26c'est découvrir
00:44:28ce que c'est
00:44:28qu'une pratique
00:44:29de recherche
00:44:30découvrir les méthodes
00:44:31c'est des choses
00:44:32qui ont beaucoup de valeur
00:44:33pour autant
00:44:34il y a aussi
00:44:34les questions
00:44:35de la formation
00:44:35vraiment initiale
00:44:37sur des choses
00:44:37qui sont parfois
00:44:38des choses de base
00:44:39des fois un peu
00:44:40de rattrapage aussi
00:44:41de ce qui n'a pas été
00:44:41complètement acquis
00:44:42précédemment
00:44:43où on voit bien
00:44:44qu'il y a un rôle
00:44:45qui a un rôle important
00:44:46aujourd'hui
00:44:47que peuvent jouer
00:44:47les enseignants
00:44:49en particulier
00:44:49qui sont à l'articulation
00:44:51entre le lycée
00:44:53et l'université
00:44:55c'est-à-dire
00:44:55beaucoup aux agrégés
00:44:56au Prague
00:44:57ou à leurs collègues
00:45:01certifiés
00:45:01qui font le lien
00:45:02entre les deux
00:45:03je pense qu'ils ont
00:45:04un rôle
00:45:04qui est vraiment
00:45:05très important
00:45:05et personne ne m'a attendu
00:45:07pour s'en rendre compte
00:45:09puisque
00:45:09aujourd'hui
00:45:11ils sont quand même
00:45:11présents
00:45:12de manière assez massive
00:45:13aujourd'hui
00:45:14en licence
00:45:15et dans l'enseignement
00:45:16supérieur
00:45:17de manière générale
00:45:18pour justement
00:45:19faire ce travail-là
00:45:20et puis il y a un rôle
00:45:21aussi d'accompagnement
00:45:22au travers aussi
00:45:23des vacataires
00:45:24mais aussi
00:45:24au travers des étudiants
00:45:26il y a beaucoup de tutorats
00:45:27qui sont mis en place
00:45:28aussi dans les universités
00:45:30il y a des modèles
00:45:31qui sont évidemment
00:45:33adaptés
00:45:33ce n'est pas les mêmes
00:45:34d'une université à l'autre
00:45:35c'est aussi ça
00:45:37l'autonomie
00:45:38mais il y a beaucoup
00:45:39de tutorats
00:45:39avec des accompagnants
00:45:41qui permettent
00:45:41de suivre les étudiants
00:45:42qui sont au quotidien
00:45:45par des étudiants
00:45:45qui sont en troisième année
00:45:47ou qui sont en master
00:45:48donc il y a quand même
00:45:49beaucoup de choses
00:45:49qui sont mises en place
00:45:51par contre
00:45:51il est vrai
00:45:52vous faisiez la comparaison
00:45:53par rapport
00:45:53aux classes préparatoires
00:45:55il est vrai qu'aujourd'hui
00:45:56le taux d'encadrement horaire
00:45:59d'un étudiant
00:46:00en classe préparatoire
00:46:01ou d'un étudiant
00:46:02qui est en licence
00:46:03n'est pas le même
00:46:04ce serait mentir
00:46:06que de dire
00:46:06que c'est le même
00:46:08alors il faut aussi
00:46:09se méfier un tout petit peu
00:46:11des chiffres
00:46:11parce qu'évidemment
00:46:12si vous prenez
00:46:13le nombre d'étudiants
00:46:14inscrits en L1
00:46:15quelques mois après
00:46:16il y en a beaucoup moins
00:46:17donc quand vous faites
00:46:17les ratios
00:46:18il faut faire attention
00:46:19à tout ça
00:46:19mais enfin
00:46:21même en tenant compte
00:46:22de ça
00:46:23à la fin
00:46:23les taux d'encadrement
00:46:24ne sont pas les mêmes
00:46:25aujourd'hui
00:46:26et donc je pense que oui
00:46:27ça revient à l'effort
00:46:28qu'on doit faire
00:46:29je crois collectivement
00:46:30pour avoir un niveau
00:46:32de soutien
00:46:33de l'enseignement supérieur
00:46:34et donc des universités aussi
00:46:35qui soit au meilleur niveau
00:46:36moi je ne suis pas du tout
00:46:37dans une logique
00:46:38de dire
00:46:38il faut retirer
00:46:40de l'encadrement
00:46:40en classe prépa
00:46:41pour en mettre plus
00:46:42c'est pas ça le sujet
00:46:42le sujet c'est comment
00:46:43est-ce qu'on en met plus
00:46:45effectivement
00:46:45dans les universités
00:46:46aujourd'hui
00:46:46il me semble que c'est
00:46:47un sujet essentiel
00:46:48si on veut
00:46:49effectivement
00:46:50assurer la réussite
00:46:54Parfait
00:46:55merci beaucoup
00:46:55une question
00:46:56sur les étudiants
00:46:57internationaux
00:46:57on n'en a pas
00:46:58encore parlé
00:46:59le président Macron
00:47:01avait fixé l'objectif
00:47:02de 500 000 étudiants
00:47:04internationaux
00:47:05à horizon 2030
00:47:06je crois que nous sommes
00:47:07aujourd'hui à 440 000
00:47:11alors on a interrogé
00:47:13un certain nombre
00:47:14d'acteurs
00:47:15on a fini par comprendre
00:47:17que c'était très compliqué
00:47:18à comprendre
00:47:18la façon dont sont
00:47:21accueillis
00:47:22acceptés
00:47:23les étudiants
00:47:24internationaux
00:47:25dans nos établissements
00:47:26français
00:47:26en particulier
00:47:27dans nos universités
00:47:29nous semble un peu
00:47:30un peu complexe
00:47:31il y a un petit peu
00:47:32de Campus France
00:47:33les universités
00:47:34qui sont à la manœuvre
00:47:37les espaces
00:47:38Campus France
00:47:39qui n'ont rien à voir
00:47:39avec Campus France
00:47:41enfin qui sont
00:47:41parfaitement séparés
00:47:42en termes d'entités
00:47:46juridiques
00:47:47exactement
00:47:48bon
00:47:49la question
00:47:50pour être
00:47:51très très directe
00:47:52on n'a pas toujours
00:47:54eu le sentiment
00:47:54au regard des réponses
00:47:55qui nous ont été faites
00:47:56que l'accueil
00:47:57d'étudiants internationaux
00:47:58au niveau de la licence
00:47:59là aussi je concentre
00:48:00mes propos sur la licence
00:48:01c'est différent en master
00:48:03c'est encore plus différent
00:48:05au doctorat
00:48:06pour les avoir en doctorat
00:48:07il faut sans doute
00:48:08peut-être les accueillir
00:48:09dès le master
00:48:10au niveau de la licence
00:48:11c'est très compliqué
00:48:13ça part un peu
00:48:14dans tous les sens
00:48:15on a l'impression
00:48:16qu'on est sur une logique
00:48:17très quantitative
00:48:18liée à l'objectif
00:48:19numérique
00:48:20fixé par le président Macron
00:48:21et pas sur une logique
00:48:24d'excellence
00:48:24il semblerait
00:48:25on a reçu
00:48:26les représentants du MAE
00:48:28que la logique
00:48:29soit en train de bouger
00:48:31et que l'objectif
00:48:32soit davantage
00:48:33aujourd'hui
00:48:33de justement
00:48:35d'avoir le prisme
00:48:37de l'excellence
00:48:37pour faire venir
00:48:38les meilleurs
00:48:39est-ce que vous pouvez
00:48:40confirmer ce souhait
00:48:41nous dire un petit peu
00:48:42comment vous voyez les choses
00:48:45et par ailleurs
00:48:46au-delà de la question
00:48:47de l'excellence académique
00:48:50il y a une question
00:48:51de maîtrise
00:48:51de la langue française
00:48:53c'est très compliqué
00:48:54de savoir
00:48:54s'il faut un niveau B2
00:48:55s'il faut un niveau B1
00:48:57s'il semblerait
00:48:59que dans certains pays
00:48:59ce soit de l'auto-évaluation
00:49:02une de vos prédécesseurs
00:49:03l'a confirmé
00:49:05et puis le niveau
00:49:06de revenu
00:49:07tout simplement
00:49:08puisqu'on parlait
00:49:09de précarité étudiante
00:49:10tout à l'heure
00:49:10et que beaucoup
00:49:11de présidents d'universités
00:49:12ont aussi témoigné
00:49:13qu'une partie
00:49:14non négligeable
00:49:15elle est difficile
00:49:16à quantifier
00:49:16de la précarité étudiante
00:49:18venait aussi
00:49:19de ces étudiants
00:49:20internationaux
00:49:20qui n'ont pas
00:49:21le niveau
00:49:21de revenu
00:49:22nécessaire
00:49:23pour vivre
00:49:25décemment
00:49:25en France
00:49:26avec ce que ça suppose
00:49:28en termes de logement
00:49:29évidemment
00:49:29de nourriture
00:49:31et autres
00:49:31donc
00:49:32l'excellence
00:49:33les critères
00:49:34d'excellence
00:49:35d'accueil
00:49:35de ces étudiants
00:49:36les critères
00:49:37de maîtrise
00:49:37du français
00:49:38et les critères
00:49:38de revenu
00:49:41merci beaucoup
00:49:44autre hypocrisie
00:49:45du système
00:49:48c'est à dire
00:49:49qu'effectivement
00:49:49nous sommes
00:49:50aujourd'hui
00:49:51enfin
00:49:51où nous étions
00:49:52il y a encore
00:49:52pas très longtemps
00:49:54dans un système
00:49:55où
00:49:56effectivement
00:49:57on accueille
00:49:58le principe
00:49:59et d'accueillir
00:50:00tout le monde
00:50:01avec des études
00:50:02dont le coût
00:50:04je parle des droits
00:50:05d'inscription
00:50:06était très modique
00:50:07puisque le principe
00:50:08qui avait été posé
00:50:09en 2019
00:50:09n'était pas appliqué
00:50:11on pourrait y revenir
00:50:14et on se retrouve
00:50:16avec des étudiants
00:50:17internationaux
00:50:18qu'on accueille
00:50:19et dont
00:50:19on mesure
00:50:21que 40%
00:50:22d'entre eux
00:50:22sont en situation
00:50:24de précarité
00:50:25ou de grande précarité
00:50:27et donc
00:50:28ça veut dire
00:50:29que
00:50:29et étonnamment
00:50:30les étudiants
00:50:32qui sont
00:50:32en situation
00:50:33de précarité
00:50:34ou de grande précarité
00:50:35c'est un frein
00:50:37à la réussite
00:50:37que vous soyez
00:50:38un étudiant
00:50:39communautaire
00:50:39ou non communautaire
00:50:40c'est la même chose
00:50:41alors pour autant
00:50:42je voudrais quand même dire
00:50:43qu'y compris
00:50:44avant les réformes
00:50:45qu'on a lancées
00:50:45il y a quelques temps
00:50:46les étudiants
00:50:47non communautaires
00:50:47réussissent plutôt
00:50:49mieux leur licence
00:50:49que les étudiants
00:50:50non communautaires
00:50:52pardon
00:50:52les non communautaires
00:50:54réussissent mieux
00:50:55que les étudiants
00:50:57communautaires
00:50:57un peu mieux
00:50:58et en master
00:50:59à peu près
00:51:00à peu près pareil
00:51:02donc
00:51:03pourquoi
00:51:04donc voilà
00:51:04oui effectivement
00:51:05je pense qu'il y a une forme
00:51:06d'hypocrisie à cela
00:51:07parce que
00:51:08on accueille
00:51:09très largement
00:51:10sans donner
00:51:12les moyens
00:51:12de la réussite
00:51:13à ces étudiants
00:51:15donc
00:51:15le plan
00:51:17que nous avons présenté
00:51:19il y a quelques mois
00:51:21comme il s'agit
00:51:21d'accueil international
00:51:22et qu'on est sur un marché
00:51:24entre guillemets
00:51:24international
00:51:25il a un titre anglais
00:51:28c'est
00:51:29choose France
00:51:29for higher education
00:51:31il a pour objectif
00:51:33de répondre
00:51:34quelque part
00:51:35à tout ce que vous avez
00:51:35mentionné
00:51:36le premier
00:51:36c'est d'avoir
00:51:37une stratégie
00:51:38c'est de dire
00:51:39en gros
00:51:39qui veut-on recruter
00:51:41on veut recruter
00:51:43d'abord
00:51:43des étudiants
00:51:45d'abord
00:51:46on veut recruter
00:51:46des étudiants
00:51:47non communautaires
00:51:48c'est le premier point
00:51:48c'est-à-dire
00:51:49pas du tout
00:51:49dans une logique
00:51:50de fermeture
00:51:51on est bien dans une logique
00:51:52de continuer à dire
00:51:53on veut être
00:51:54un pays attractif
00:51:55pour attirer
00:51:56des étudiants
00:51:57parce que
00:51:57c'est
00:51:59le brassage
00:52:00des idées
00:52:00des talents
00:52:01des hommes
00:52:01des femmes
00:52:01c'est la formation
00:52:02c'est le rayonnement
00:52:03de la France
00:52:03mais c'est aussi
00:52:05et c'est notre premier point
00:52:06d'entrée stratégique
00:52:07un certain nombre
00:52:08de besoins
00:52:09pour la nation
00:52:10pour l'Europe
00:52:12et ces besoins
00:52:13ils se concentrent
00:52:14essentiellement
00:52:15sur les sciences
00:52:16et les technologies
00:52:17nous ne formons pas
00:52:18assez d'ingénieurs
00:52:19nous ne formons pas
00:52:20assez de techniciens
00:52:21nous ne formons pas
00:52:22assez de personnes
00:52:24dans le monde
00:52:25paramédical
00:52:26ou médical
00:52:27donc c'est là
00:52:28qu'il faut accentuer
00:52:29nos efforts
00:52:30et donc ça
00:52:32quelque part
00:52:32ça n'avait jamais été dit
00:52:34et clairement posé
00:52:35avant
00:52:36et donc effectivement
00:52:37on se retrouvait
00:52:38dans un système
00:52:38opérationnel
00:52:39qui s'était mis en place
00:52:40on va dire
00:52:42avec une grande
00:52:43diversité
00:52:44et beaucoup
00:52:46d'agilité
00:52:47mais sans forcément
00:52:48beaucoup de cohérence
00:52:49donc effectivement
00:52:50aujourd'hui maintenant
00:52:51il y a un discours
00:52:51qui est extrêmement clair
00:52:52autour de ça
00:52:53deuxième point
00:52:54on veut recruter
00:52:55de très bons étudiants
00:52:57donc on veut
00:52:58on veut recruter
00:52:59de très bons étudiants
00:53:00et on veut en recruter
00:53:02partout dans le monde
00:53:03évidemment
00:53:04dans les bassins
00:53:06de recrutement
00:53:06traditionnels
00:53:07de la France
00:53:09mais pas que
00:53:09aussi
00:53:10en Inde
00:53:11aussi
00:53:12aussi
00:53:13faire venir
00:53:14plus d'étudiants
00:53:15japonais
00:53:16je discutais récemment
00:53:17avec des collègues
00:53:17japonais
00:53:18c'est pour ça
00:53:18que je prends cet exemple
00:53:19les flux sont assez modestes
00:53:21etc
00:53:22donc je pense vraiment
00:53:22qu'il y a une vraie dynamique
00:53:23autour de ça
00:53:25il faut vraiment
00:53:26qu'on fasse ça
00:53:26et puis
00:53:28il faut assumer le fait
00:53:29que parmi les très bons étudiants
00:53:30et bien
00:53:31il y en a qui n'ont pas
00:53:32les ressources
00:53:33il faut leur trouver des bourses
00:53:34et c'est les bourses
00:53:35du gouvernement français
00:53:36et il faut continuer
00:53:37à faire des efforts
00:53:38autour de ça
00:53:38je salue le travail
00:53:39en particulier
00:53:40du Quai d'Orsay
00:53:41sur le sujet
00:53:42c'est vraiment important
00:53:44et puis
00:53:45à côté de ça
00:53:46je pense aussi
00:53:47qu'il faut assumer
00:53:48le fait que
00:53:49ceux qui n'ont pas
00:53:50de bourse
00:53:50il faut garantir
00:53:51que quelque part
00:53:53ils ont bien
00:53:53la capacité
00:53:54de vivre
00:53:56en France
00:53:57à la fois
00:53:58à travers
00:53:58un contrôle
00:53:58de ressources
00:53:59mais aussi
00:54:00au travers
00:54:02de droits
00:54:03d'inscription
00:54:03qui correspondent
00:54:04à une partie
00:54:04du coût réel
00:54:05de la formation
00:54:06on est en train
00:54:07de parler
00:54:07de 30%
00:54:08puisque
00:54:09les tarifs
00:54:11qui avaient été fixés
00:54:12en 2019
00:54:14correspondent grosso modo
00:54:15à peu près
00:54:1630%
00:54:16du coût réel
00:54:17de la formation
00:54:19et on demande
00:54:20effectivement
00:54:20à ces étudiants
00:54:22qui ne sont pas boursiers
00:54:23de contribuer
00:54:25ainsi
00:54:26donc il y a
00:54:27des mécanismes
00:54:27d'exonération
00:54:28qui sont aussi
00:54:29à la main
00:54:29des universités
00:54:30etc
00:54:30je ne vais pas rentrer
00:54:31dans tous les détails
00:54:32autour de ça
00:54:33mais c'est vers ça
00:54:34qu'on tend
00:54:35donc c'est à dire
00:54:35un système
00:54:36où à la fois
00:54:37on assume
00:54:39l'excellence
00:54:40des profils
00:54:41qu'on veut recruter
00:54:41on assume aussi
00:54:43des choix
00:54:43et des orientations
00:54:44qui sont des orientations
00:54:46stratégiques
00:54:47sur un certain
00:54:47nombre de secteurs
00:54:48qui sont clés
00:54:49pour l'avenir du pays
00:54:52pas exclusivement
00:54:53c'est à dire
00:54:53que à côté
00:54:54je ne suis pas en train
00:54:54de dire
00:54:55que tout le monde
00:54:55doit faire des études
00:54:56d'ingénieur
00:54:56ou de technologie
00:54:57pour venir en France
00:54:58mais enfin
00:54:59on assume
00:55:00un discours
00:55:01en disant
00:55:01d'attractivité
00:55:02autour de ça
00:55:02et puis
00:55:03une contribution
00:55:04modeste
00:55:05un tiers
00:55:06du coût réel
00:55:07les deux tiers
00:55:07restant
00:55:08à charge
00:55:09de la nation
00:55:11pour le coût
00:55:12des études
00:55:13voilà
00:55:13c'est ça
00:55:14s'agissant de
00:55:16alors je sais bien
00:55:17que ça nourrit
00:55:18un certain nombre
00:55:19de débats
00:55:19et de questions
00:55:20parfois avec
00:55:21beaucoup d'excès
00:55:22mais je pense
00:55:23qu'on est vraiment
00:55:24dans une logique
00:55:25d'accueil
00:55:25d'ouverture
00:55:26enfin vraiment
00:55:27revendiquer
00:55:28pas du tout
00:55:28dans le principe
00:55:29d'une fermeture du pays
00:55:30qui serait une folie
00:55:33fermer le pays
00:55:34aujourd'hui
00:55:34se priver
00:55:35de ses talents
00:55:36enfin il va falloir
00:55:36m'expliquer
00:55:37qui on va mettre
00:55:38dans nos usines
00:55:39demain
00:55:40comme techniciens
00:55:40et comme
00:55:42ingénieurs de production
00:55:43on n'y arrivera
00:55:44on n'y arrivera pas
00:55:45simplement
00:55:45avec nos ressources nationales
00:55:47donc bon
00:55:49s'agissant
00:55:53du niveau de langue
00:55:54le niveau de langue attendue
00:55:55donc il y a un
00:55:56vous savez il y a le BEF
00:55:57qui est le
00:55:59voilà
00:56:01qui permet de
00:56:02qui permet de
00:56:05de contrôler le niveau
00:56:06de langue attendue
00:56:08et on est au niveau
00:56:09B2
00:56:09donc
00:56:11qui est mesuré
00:56:12par des tests
00:56:12standardisés
00:56:13qui sont
00:56:14le DELF
00:56:15de DELF
00:56:15et puis il y a aussi
00:56:16un autre test
00:56:17on m'échappe
00:56:17mais bon
00:56:19B2
00:56:24merci pour vos réponses
00:56:25une dernière question
00:56:26me concernant
00:56:27pour que nos collègues
00:56:28puissent aussi
00:56:28vous interroger
00:56:29alors c'est pas
00:56:30une petite question
00:56:31mais peut-être
00:56:31que nos collègues
00:56:32y reviendront
00:56:33sur la gouvernance
00:56:34des universités
00:56:35vous avez dit
00:56:36beaucoup de choses
00:56:36dans votre propos
00:56:37liminaire
00:56:39notamment sur
00:56:40la différenciation
00:56:41entre établissements
00:56:42en disant
00:56:42qu'on n'est pas obligé
00:56:43de tout standardiser
00:56:44qu'on peut laisser
00:56:45aussi des marges
00:56:45de manœuvre
00:56:46aux établissements
00:56:46y compris en matière
00:56:47de gouvernance
00:56:48donc je ne reviens pas
00:56:50sur les différents schémas
00:56:51EPE
00:56:52grands établissements
00:56:54qui permettent
00:56:55en tout cas
00:56:55cette souplesse
00:56:56que vous évoquiez
00:56:58vous avez évoqué
00:56:59également
00:57:00la question
00:57:01de l'équilibre
00:57:02des pouvoirs
00:57:02en conseil
00:57:03d'administration
00:57:05peut-être que
00:57:06c'est là-dessus
00:57:06que
00:57:08j'aimerais avoir
00:57:09des précisions
00:57:09on a le sentiment
00:57:11d'une
00:57:12représentation
00:57:13importante
00:57:14pour ne pas dire
00:57:15peut-être
00:57:16trop importante
00:57:17des personnels
00:57:18d'établissements
00:57:19des étudiants
00:57:20au sein
00:57:20des conseils
00:57:21d'administration
00:57:21et d'une
00:57:22sous-représentation
00:57:24des enseignants
00:57:25chercheurs
00:57:25de ceux
00:57:26qui font
00:57:26la qualité
00:57:27de l'université
00:57:29comment est-ce
00:57:30qu'on peut
00:57:32articuler
00:57:32tout cela
00:57:33pour que ça
00:57:34fonctionne bien
00:57:34et comment est-ce
00:57:35qu'on peut redonner
00:57:35aussi une forme
00:57:36de souplesse
00:57:36dans un schéma
00:57:37qui est d'une complexité
00:57:39que je crois
00:57:39on ne voit nulle part
00:57:40ailleurs au monde
00:57:44alors
00:57:46je voudrais quand même
00:57:47relativiser
00:57:48ce dernier point
00:57:49c'est-à-dire
00:57:49qu'en termes
00:57:50de
00:57:53gouvernance
00:57:53universitaire
00:57:54il peut y avoir
00:57:54des schémas
00:57:55assez complexes
00:57:56dans le monde entier
00:57:58mais
00:57:59bon
00:57:59je vous accorde
00:58:01le point
00:58:02le
00:58:05diversité
00:58:05cette diversité
00:58:07elle existe
00:58:07déjà aujourd'hui
00:58:08c'est-à-dire qu'au travers
00:58:10des établissements
00:58:11publics
00:58:11expérimentaux
00:58:12qui ont été créés
00:58:14et au travers
00:58:15je ne sais pas
00:58:16des universités
00:58:17technologiques
00:58:17d'un côté
00:58:18des universités
00:58:19traditionnelles
00:58:19de l'autre
00:58:20il y a déjà
00:58:21énormément de diversité
00:58:22mais pourquoi
00:58:23je crois que c'est
00:58:24important
00:58:24parce qu'en fait
00:58:27les universités
00:58:28sont quand même
00:58:29très différentes
00:58:30aujourd'hui
00:58:31et se voient
00:58:32comme étant
00:58:32très différentes
00:58:33les unes des autres
00:58:35certaines
00:58:36ont une vocation
00:58:38et se focalisent
00:58:39sur les questions
00:58:40de recherche
00:58:42elles s'appellent
00:58:43universités
00:58:43intensives
00:58:44en recherche
00:58:45elles portent
00:58:46cette carte
00:58:47de visite
00:58:48d'autres
00:58:49se voient
00:58:50vraiment
00:58:51comme des universités
00:58:53qui sont
00:58:53ancrées
00:58:54dans leur territoire
00:58:54et devant répondre
00:58:56aux besoins
00:58:57socio-économiques
00:58:58immédiats
00:58:59du territoire
00:58:59donc on voit bien
00:59:01qu'il y a une très
00:59:02très grande diversité
00:59:03et c'est ce constat
00:59:05de cette diversité
00:59:06de fait
00:59:06qui appelle
00:59:07quelque part
00:59:07aussi une organisation
00:59:09et une gouvernance
00:59:09qui doivent être
00:59:11me semble-t-il
00:59:12plus souples
00:59:13et non pas
00:59:14pour que le ministère
00:59:15décide
00:59:17comment telle université
00:59:18doit être gouvernée
00:59:19ou pas
00:59:20mais pour laisser
00:59:20aux acteurs
00:59:21cette capacité
00:59:21justement
00:59:22à se donner
00:59:23des outils
00:59:24qui sont efficaces
00:59:27c'est vrai
00:59:28qu'aujourd'hui
00:59:28c'est parfois complexe
00:59:30il y a ces questions
00:59:31de représentation
00:59:32au conseil
00:59:32d'administration
00:59:33qui font qu'aujourd'hui
00:59:35souvent
00:59:38les débats en CA
00:59:39sont parfois
00:59:41longs
00:59:41et parfois
00:59:43ne touchent pas
00:59:44toujours immédiatement
00:59:45aux questions
00:59:45stratégiques
00:59:46de l'université
00:59:49et donc
00:59:50ce point-là
00:59:53est effectivement
00:59:54un point délicat
00:59:55parce que je pense
00:59:55que le conseil
00:59:57d'administration
00:59:57c'est là
00:59:58qu'on devrait penser
00:59:59la stratégie
00:59:59de l'établissement
01:00:00c'est-à-dire en gros
01:00:02vers quel type
01:00:03de formation
01:00:03je veux aller
01:00:04quelles sont mes orientations
01:00:05en recherche
01:00:06demain
01:00:07quelle est ma vision
01:00:09à 10 ans
01:00:09comment je m'organise
01:00:11et je m'articule
01:00:11avec les différents acteurs
01:00:13de l'enseignement supérieur
01:00:14sur mon territoire
01:00:15etc
01:00:16et c'est vrai
01:00:16qu'on est quand même
01:00:17beaucoup
01:00:18aujourd'hui
01:00:19sur des sujets
01:00:20qui sont des sujets
01:00:20très techniques
01:00:21très infras
01:00:22et sans forcément
01:00:22réussir
01:00:23à avoir cette vision
01:00:24un peu stratégique
01:00:25qu'on devrait avoir
01:00:26au conseil d'administration
01:00:27donc je pense
01:00:27qu'il faudrait se donner
01:00:28les outils
01:00:28pour faire cela
01:00:31je l'appelle
01:00:32de mes voeux
01:00:33mais c'est aussi
01:00:34des points
01:00:35qui ont été mentionnés
01:00:36lors des assises
01:00:38assez largement
01:00:44merci monsieur le ministre
01:00:45alors nous avons
01:00:46jusqu'à environ
01:00:4810h30
01:00:49et par ordre
01:00:51d'arriver
01:00:52à l'écran
01:00:53je vais donner
01:00:54la parole
01:00:54à Pierre-Antoine Lévy
01:00:56David Rose
01:00:56Karine Daniel
01:00:57Max Brisson
01:00:59et Bernard Fialer
01:01:01s'il veut
01:01:01s'exprimer
01:01:02et s'il reste du temps
01:01:04Pierre-Antoine Lévy
01:01:07merci monsieur le président
01:01:09madame la rapporteure
01:01:09monsieur le ministre
01:01:10écoutez
01:01:10toutes les questions
01:01:13quasiment
01:01:13beaucoup de questions
01:01:14ont été posées
01:01:15par la rapporteure
01:01:17et le président
01:01:17et monsieur le ministre
01:01:18vous avez fait déjà
01:01:19un panégérique
01:01:20assez complet
01:01:21sur la situation
01:01:21moi je voudrais revenir
01:01:22sur le rapport
01:01:24qui est sorti
01:01:25de Jérôme Fournel
01:01:25puisque nous avons eu
01:01:26un rapport qui est sorti
01:01:27la semaine dernière
01:01:28lors des assises
01:01:29du financement
01:01:29des universités
01:01:32lors de la mission
01:01:33que nous avions menée
01:01:34avec Laurence Garnier
01:01:35nous avions évoqué
01:01:37lors d'un point
01:01:39l'augmentation éventuelle
01:01:41des frais de scolarité
01:01:42par les universités
01:01:43il s'avère que nous avions
01:01:44effectivement
01:01:45indiqué que nous souhaitions
01:01:46que ce débat soit porté
01:01:48un petit peu plus tard
01:01:49et là Jérôme Fournel
01:01:50lui a quasiment
01:01:51mis sur la table
01:01:52une augmentation
01:01:53par 5
01:01:54des frais de scolarité
01:01:55puisqu'il passe
01:01:55à 900 euros
01:01:56pour les frais de licence
01:01:59et à 1300 de mémoire
01:02:01pour les frais de master
01:02:02je voudrais vous entendre
01:02:03sur ce sujet
01:02:06est-ce que vous attendiez
01:02:07finalement
01:02:08à cette conclusion
01:02:10sachant que ça pourrait porter
01:02:12les ressources
01:02:13des universités
01:02:13de 3-10%
01:02:14puisqu'aujourd'hui
01:02:15c'est assez symbolique
01:02:16on l'avait entendu
01:02:17je voudrais avoir
01:02:19votre position là-dessus
01:02:20sachant que
01:02:20vous avez dit
01:02:21lors de votre audition
01:02:22que ce débat
01:02:23serait ouvert
01:02:23lors des élections présidentielles
01:02:24nous sommes en pré-période
01:02:26des élections présidentielles
01:02:27donc c'est peut-être
01:02:28le moment
01:02:28de le lancer
01:02:31pour savoir
01:02:32ce que vous comptez faire
01:02:34et ce que vous souhaitez
01:02:34nous dire là-dessus
01:02:37M. le ministre
01:02:39merci
01:02:40merci beaucoup
01:02:40M. le sénateur
01:02:43oui oui
01:02:43donc
01:02:45Roussel et Fournel
01:02:46ont effectivement
01:02:48mentionné ce point
01:02:50mais je pense que
01:02:51si on fait
01:02:53un
01:02:55peut-être
01:02:56un pas de côté
01:02:57avant
01:02:58juste pour comprendre
01:02:58pourquoi ils en sont
01:02:59venus là
01:03:01c'est qu'ils ont fait
01:03:02aussi préalablement
01:03:03le constat
01:03:04que
01:03:06le financement
01:03:07des universités
01:03:08aujourd'hui
01:03:08il y a un mur
01:03:09de financement
01:03:10devant nous
01:03:11et qu'il y a une difficulté
01:03:13quand même
01:03:14majeure
01:03:14vers laquelle on va
01:03:16si on n'est pas capable
01:03:17de réinjecter
01:03:18de manière significative
01:03:20de l'argent
01:03:22dans les universités
01:03:24donc il y a deux options
01:03:25c'est ce que je disais tout à l'heure
01:03:26une première option
01:03:27qui consiste à dire
01:03:28qu'effectivement
01:03:29l'Etat
01:03:31décide de faire un effort
01:03:32qui est un effort massif
01:03:33pour l'enseignement supérieur
01:03:34sachant qu'à côté de ça
01:03:36je crois qu'il y a aussi
01:03:37un effort
01:03:38au moins aussi massif
01:03:40à faire
01:03:40du côté de la recherche
01:03:41et qui lui
01:03:42pour le coup
01:03:43il n'y a pas de ressources propres
01:03:44disponibles
01:03:45donc ça c'est la première option
01:03:49dans le cadre
01:03:50des finances publiques
01:03:51telles qu'on le connaît
01:03:52aujourd'hui
01:03:52c'est pas une option
01:03:53qui est absolument évidente
01:03:54mais qui n'est pas impossible
01:03:55c'est une question politique
01:03:57si c'est pas le cas
01:03:58et bien ça veut dire
01:03:59que derrière
01:04:00il faut qu'on travaille
01:04:01à l'augmentation
01:04:01des ressources propres
01:04:03et donc derrière
01:04:04mécaniquement
01:04:05et c'est je crois
01:04:05la logique
01:04:06qui a été poussée
01:04:08par Jérôme Fournel
01:04:10et Gilles Roussel
01:04:11qui ont ouvert
01:04:13cette question des droits
01:04:14je pense qu'il n'est pas
01:04:15illégitime
01:04:16qu'il y ait un débat
01:04:17autour de ça
01:04:19je pense que c'est
01:04:20effectivement
01:04:21c'est un changement
01:04:22je pense qu'il faut être
01:04:23très précautionneux
01:04:24aussi
01:04:24et encore une fois
01:04:25je le redis
01:04:26c'est moi
01:04:27il me semble que
01:04:29c'est des choses
01:04:29qui peuvent être étudiées
01:04:31qui peuvent être regardées
01:04:32et qui peuvent être débattues
01:04:34dans le cadre
01:04:34d'un projet de société
01:04:36c'est-à-dire typiquement
01:04:36une campagne présidentielle
01:04:38c'est pas nous
01:04:38qui allons faire ça
01:04:39maintenant
01:04:39là aujourd'hui
01:04:40et je pense que
01:04:42il me semble que
01:04:43si ces questions
01:04:44devaient être débattues
01:04:45il faudrait être
01:04:45extrêmement attentif
01:04:46au fait que les plus fragiles
01:04:47ne soient pas
01:04:49impactés
01:04:49par ces augmentations
01:04:51de droits
01:04:52et il me semble
01:04:54que les modèles
01:04:55c'est ce que je disais
01:04:55tout à l'heure
01:04:57qui ont été proposés
01:04:58par exemple
01:04:59progressifs
01:05:00proposés par Sciences Po
01:05:01ou par Centrale
01:05:03sont des modèles
01:05:05qui sont de ce point de vue-là
01:05:06assez intéressants
01:05:07je pense qu'on peut aussi
01:05:08réfléchir à des mécanismes
01:05:10de prêts
01:05:10avec des prêts
01:05:11avec des mécanismes
01:05:12par remboursement contingent
01:05:13enfin
01:05:13il y a plein d'options
01:05:14qui sont possibles
01:05:15et qui me semble-t-il
01:05:16peuvent être discutées
01:05:17dans les mois qui viennent
01:05:20Merci
01:05:21David Ross
01:05:23Merci
01:05:23Monsieur le Président
01:05:24Madame la rapporteure
01:05:25Monsieur le Ministre
01:05:26merci pour vos propos
01:05:27les minaires Matido
01:05:28qui montrent que
01:05:29l'université est d'attaque
01:05:30dès le matin
01:05:32alors une première remarque
01:05:33un peu humoristique
01:05:34vous avez parlé
01:05:35des contrats d'objectifs
01:05:36et de performances
01:05:36je crois que vous avez oublié
01:05:37le mot moyen
01:05:38mais je pense que c'était
01:05:39pas un lapsus révélateur
01:05:41plus sérieusement
01:05:42alors qu'un rapport
01:05:43vient de sortir
01:05:44sur la défaillance
01:05:45de l'enseignement privé
01:05:46on voit à quel point
01:05:46il est important
01:05:47de défendre
01:05:48l'enseignement public
01:05:49supérieur
01:05:49et en particulier
01:05:50les universités
01:05:52alors on a bénéficié
01:05:53évidemment de votre expertise
01:05:54vous avez abordé
01:05:55en transparence
01:05:56beaucoup de sujets
01:05:57y compris en
01:05:59en nommant le système
01:06:01des fois teinté
01:06:01d'hypocrisie
01:06:02ce qui est assez courageux
01:06:03en revanche
01:06:04vous dégoupiez souvent
01:06:05des grenades
01:06:06en ouvrant les sujets
01:06:07en disant
01:06:08qu'il faudrait
01:06:08qu'il soit résolu
01:06:08plus tard
01:06:10on pourrait
01:06:11si on était
01:06:11un petit peu méchant
01:06:12reprocher finalement
01:06:13au ministre en place
01:06:14de ne pas régler
01:06:14les problèmes
01:06:15alors qu'il est en fonction
01:06:16c'est toujours le procès
01:06:17qui est un peu facile à faire
01:06:18et est-ce qu'il n'y a pas
01:06:19un risque justement
01:06:19dans une campagne présidentielle
01:06:21de lancer des sujets
01:06:22même si là
01:06:22vous avez un peu modéré
01:06:23les propos déjà
01:06:24dans les réponses
01:06:25en laissant les autres
01:06:27s'occuper des réponses
01:06:28alors à moins que vous êtes
01:06:28candidat à des élections
01:06:30présidentielles
01:06:30vous allez peut-être
01:06:30nous l'annoncer
01:06:31mais est-ce qu'avec votre expérience
01:06:33vous avez évoqué
01:06:34la réforme des bourses
01:06:35sur laquelle effectivement
01:06:35Sylvie Rotaillot
01:06:36avait eu des difficultés
01:06:37à la mettre en place
01:06:38vous voyez les difficultés
01:06:39à mettre en place
01:06:40financièrement
01:06:41là ce qui est évoqué
01:06:42sur les frais d'inscription
01:06:43dont on voit
01:06:44que si on le mettait en place
01:06:45au-delà du coût lui-même
01:06:47le rapport dit
01:06:48qu'il faudrait que l'État
01:06:49prenne peut-être
01:06:49à sa charge
01:06:50le coût des bourses
01:06:50donc c'est un budget pour l'État
01:06:52donc je ne sais pas
01:06:52si ça a été ciblé
01:06:53qu'il faudrait aussi
01:06:54qu'il y ait une péréquation
01:06:55entre les universités
01:06:56donc on imagine
01:06:57le chantier que ça lancerait
01:06:59on pourrait peut-être
01:06:59même imaginer une péréquation
01:07:00avec les acteurs du privé
01:07:01tant qu'on y est
01:07:02voilà donc tout ça
01:07:03montre que les sujets
01:07:04sont complexes
01:07:04donc est-ce qu'il ne faudrait pas
01:07:05dans ce cadre finalement
01:07:06de l'élection présidentielle
01:07:08et dans le cadre
01:07:08des cinq prochaines années
01:07:10imaginer une loi de programmation
01:07:12de l'enseignement supérieur
01:07:13ça c'est ma première question
01:07:15et la deuxième question
01:07:16finalement
01:07:17alors vous avez dit
01:07:17qu'il ne faut pas considérer
01:07:19le bac comme le premier
01:07:20diplôme universitaire
01:07:21alors ma connaissance
01:07:22ce n'est pas le cas
01:07:22c'était l'époque de Napoléon
01:07:24puisque effectivement
01:07:25ça a été un moment venu
01:07:27mais bon ça pose
01:07:27globalement la question
01:07:29est-ce qu'il faut un concours
01:07:30entre l'université supplémentaire
01:07:32une remise à niveau
01:07:33un lycée universitaire
01:07:34finalement ça repose
01:07:35la question du bac
01:07:37ou de la réforme du bac
01:07:39alors je sais que vous n'allez
01:07:40peut-être pas me répondre
01:07:40à la question
01:07:41mais j'espère que vous allez
01:07:42prendre un risque
01:07:42quelle est la place finalement
01:07:44de l'enseignement supérieur
01:07:45en général
01:07:45dans le lycée
01:07:46je veux dire par là
01:07:47la place du ministre
01:07:48par rapport à la réforme du bac
01:07:50moi je suis très surpris
01:07:51que dans le conseil supérieur
01:07:52des programmes
01:07:53on s'arrête
01:07:54nous parlementaires
01:07:54puisqu'on y siège
01:07:55sur la partie lycée
01:07:57et qu'il n'y a pas de lien
01:07:57entre les programmes du lycée
01:07:58et de l'université
01:08:00que dans les jurys de bac
01:08:01il y a de moins en moins
01:08:01d'universitaires aussi présents
01:08:03puisque c'est maintenant
01:08:04sur le bénévolat
01:08:04et donc les emplois du temps
01:08:06sont assez chargés
01:08:07vous avez vous-même évoqué
01:08:08qu'on va avoir un besoin
01:08:09assez évident
01:08:10d'ingénieurs
01:08:11de techniciens
01:08:13et de professionnels
01:08:14du monde médical
01:08:15or l'orientation
01:08:16la passion des matières
01:08:17se fait souvent au lycée
01:08:19et puisqu'il n'y a pas
01:08:21de sujet tabou
01:08:22je trouve que
01:08:23l'objectif des enseignants
01:08:24du lycée
01:08:25est souvent
01:08:25de donner un socle
01:08:26de connaissances
01:08:26pas forcément
01:08:28d'attirer les jeunes
01:08:29vers leur discipline
01:08:29et c'est un vrai problème
01:08:31parce que font davantage
01:08:31les universitaires
01:08:32donc ça pose aussi
01:08:33la question de la présence
01:08:34ou pas sur un temps limité
01:08:35d'universitaires
01:08:36dans la formation
01:08:37et l'éducation du lycée
01:08:38bref comment est-ce qu'on peut
01:08:39justement dans le cadre
01:08:40d'un monde meilleur
01:08:41et des prochains cycles présidentiels
01:08:43imaginez la place
01:08:44de l'enseignement supérieur
01:08:45dans le cycle du lycée
01:08:48Monsieur le ministre
01:08:49je vous laisse la place
01:08:50pour une déclaration
01:08:51ou une candidature
01:08:56Alors je prends mon souffle
01:08:58mais pour
01:08:58voilà
01:09:01j'ai peut-être
01:09:02me réservé sur ce point
01:09:05le
01:09:07voilà c'est ça
01:09:09donc
01:09:09je respire
01:09:12donc
01:09:13non
01:09:13peut-être
01:09:14pour revenir
01:09:15quand même
01:09:17je crois pas
01:09:18qu'on soit resté
01:09:19inactif
01:09:19au cours
01:09:20des 18 derniers mois
01:09:21je pense que
01:09:23la situation politique
01:09:25telle qu'elle est
01:09:25aujourd'hui
01:09:26elle est complexe
01:09:28comme vous le savez
01:09:29trouver des majorités
01:09:31à l'Assemblée nationale
01:09:31n'est pas complètement
01:09:32évident
01:09:34et je pense
01:09:35qu'il y a un certain
01:09:35nombre de sujets
01:09:36qui ne pouvaient pas
01:09:38être traités
01:09:39dans les temps
01:09:42que nous connaissons
01:09:42maintenant
01:09:43aujourd'hui
01:09:45les différents sujets
01:09:46qui ont été mentionnés
01:09:47aujourd'hui
01:09:47que ce soit
01:09:48les droits d'inscription
01:09:48pour
01:09:49c'est un changement
01:09:50de modèle
01:09:50de la société
01:09:51je pense que
01:09:52ça mérite
01:09:52d'être débattu
01:09:55justement
01:09:55au moment
01:09:56d'une élection nationale
01:09:58importante
01:09:59je pense que
01:09:59il me semble
01:10:00que ça fait partie
01:10:01c'est légitime
01:10:02d'avoir ce débat là
01:10:03de la même manière
01:10:05la question
01:10:06de changement
01:10:07de modèle
01:10:07par exemple
01:10:08de gouvernance
01:10:09etc
01:10:09tout ça mérite
01:10:10des débats
01:10:10qui sont des débats
01:10:12qui sont des débats
01:10:12de fond
01:10:13et qui effectivement
01:10:15ne peuvent pas être faits
01:10:16là maintenant
01:10:16tout de suite
01:10:18si je devais faire
01:10:19la liste des choses
01:10:20qui ont été faites
01:10:20au cours des derniers mois
01:10:22je vous dirais
01:10:22qu'on a quand même
01:10:23beaucoup travaillé
01:10:24sur la déconcentration
01:10:25du ministère
01:10:25qui est peut-être
01:10:26une action
01:10:26qui peut être vue
01:10:27comme assez technocratique
01:10:28mais il me semble
01:10:29que dans un ministère
01:10:30d'opérateurs
01:10:30c'est important
01:10:31d'avoir aussi
01:10:31des décisions
01:10:32qui se prennent
01:10:33au plus près
01:10:34de ces opérateurs
01:10:34c'est à dire
01:10:35au plus près du terrain
01:10:36et pas uniquement
01:10:36en centrale
01:10:37et donc il y a un gros travail
01:10:38sur la déconcentration
01:10:39un travail sur les contrats
01:10:40d'objectifs
01:10:41de moyens
01:10:42et de performance
01:10:43les comptes
01:10:43effectivement
01:10:44la question sur les droits
01:10:45d'inscription
01:10:46pour les étudiants internationaux
01:10:47et en particulier
01:10:48le plan
01:10:49de tous transport
01:10:50à your education
01:10:50qui a été mis en place
01:10:52le discours sur les ERC
01:10:53etc
01:10:53enfin je pense qu'on a fait
01:10:54quand même un certain nombre
01:10:56de choses
01:10:56dans les temps
01:10:58qui étaient les nôtres
01:11:00s'agissant
01:11:01du baccalauréat
01:11:03et la place
01:11:04du supérieur
01:11:05dans le lycée
01:11:08comme vous le savez
01:11:10y compris sur les diplômes nationaux
01:11:12comme les licences
01:11:13etc
01:11:13il n'y a pas de syllabus
01:11:14c'est-à-dire que ce n'est pas le ministère
01:11:15qui fixe
01:11:17dans un bureau
01:11:21les volumes horaires
01:11:22et les cours
01:11:23et ce qui doit être traité
01:11:24ou pas traité
01:11:25c'est la liberté
01:11:26académique
01:11:27des établissements
01:11:28et des universités
01:11:29qui se conforment
01:11:30à des volumes globaux
01:11:32etc
01:11:32mais qui après
01:11:33et donc je ne vois pas
01:11:34comment on pourrait articuler
01:11:36nationalement
01:11:37enfin
01:11:37les programmes
01:11:38au sens où vous posiez la question
01:11:40ça me semble compliqué
01:11:42par contre
01:11:42il me semble que
01:11:44la question clé
01:11:46c'est la question
01:11:47de l'orientation
01:11:48ça
01:11:49c'est absolument fondamental
01:11:51et l'articulation
01:11:52entre l'enseignement supérieur
01:11:54d'un côté
01:11:54et le lycée
01:11:55pré-bac
01:11:56post-bac
01:11:56elle doit se faire
01:11:58au travers de la question
01:11:59de l'orientation
01:12:00alors je pense que c'est déjà le cas
01:12:01il y a déjà beaucoup
01:12:02d'établissements
01:12:03d'enseignement supérieur
01:12:04qui vont dans les lycées
01:12:05qui vont expliquer ce qu'ils font
01:12:06il y a des journées
01:12:07portes ouvertes
01:12:07etc
01:12:08mais ça va au-delà de ça
01:12:09je pense qu'il faut vraiment
01:12:10c'est la question clé
01:12:13elle est
01:12:14elle est
01:12:14elle est
01:12:15elle est vraiment
01:12:16elle est vraiment là
01:12:18je pense que sur la question
01:12:21du baccalauréat aussi
01:12:22c'est bien un grade universitaire
01:12:24de bachelier
01:12:24encore aujourd'hui
01:12:25au sens du code
01:12:26au sens du code
01:12:27de l'éducation
01:12:28donc ça
01:12:29ça reste quelque chose
01:12:30qui est
01:12:31qui est important
01:12:32qui est important
01:12:32aujourd'hui
01:12:33donc voilà
01:12:34je pense que
01:12:35je pense pour
01:12:36pour résumer
01:12:37moi je suis prêt à faire
01:12:38beaucoup de choses
01:12:39dans la situation politique
01:12:40qu'on connaît aujourd'hui
01:12:41avec les difficultés
01:12:42et les contraintes
01:12:43qu'on connaît
01:12:43qu'on connaît aujourd'hui
01:12:45mais je pense qu'il y a
01:12:46effectivement des questions
01:12:47qui sont des questions majeures
01:12:49qui doivent être
01:12:50au coeur du débat
01:12:52pour les dix prochains mois
01:12:54et je voudrais
01:12:55qu'effectivement
01:12:56les questions d'enseignement supérieur
01:12:57et les questions de recherche
01:12:59ne soient pas
01:13:00les oubliés du débat
01:13:04merci monsieur le ministre
01:13:05Karine Daniel
01:13:06pour une question
01:13:07pour faire la transition
01:13:09sur les débats
01:13:10qui animent
01:13:10l'enseignement supérieur
01:13:12et la recherche
01:13:12on voit
01:13:13qu'il est beaucoup
01:13:13orienté
01:13:14aujourd'hui
01:13:16sur
01:13:16la question
01:13:18des frais d'inscription
01:13:19sur la question
01:13:20de la sélection
01:13:20sur la question
01:13:21de parcours sup
01:13:23qui est un outil
01:13:24de sélection
01:13:25et d'orientation
01:13:26in fine
01:13:26et ça me semble
01:13:29être une focale
01:13:31un petit peu décalée
01:13:32par rapport aux enjeux
01:13:33et notamment
01:13:34aux enjeux démographiques
01:13:35qui sont devant nous
01:13:36et à la nécessité
01:13:39qui va à l'inverse
01:13:41de pouvoir attirer
01:13:44dans la décennie
01:13:45qui vient
01:13:46ou les décennies
01:13:47qui viennent
01:13:47des jeunes
01:13:49à aller vers
01:13:50l'enseignement supérieur
01:13:51tout simplement
01:13:52parce qu'on en aura besoin
01:13:53au niveau national
01:13:54ou au niveau international
01:13:55or tous les sujets
01:13:57qui sont sur le débat
01:13:58public aujourd'hui
01:13:59et qui concernent
01:14:01l'enseignement supérieur
01:14:02que j'ai évoqué
01:14:03sont plutôt
01:14:05dans le volet
01:14:06barrière à l'entrée
01:14:06finalement
01:14:07et donc ça me semble
01:14:09complètement contre-productif
01:14:10par rapport aux enjeux
01:14:12et par rapport
01:14:12à l'ambition
01:14:14que l'on doit avoir
01:14:15pour l'enseignement supérieur
01:14:16et la recherche
01:14:17au niveau quantitatif
01:14:19pour attirer des jeunes
01:14:21vers les nécessités
01:14:23que nous aurons
01:14:24en termes de développement
01:14:25et d'innovation
01:14:26et puis aussi
01:14:27en termes d'intérêt
01:14:29parce qu'on sait
01:14:29que l'enseignement supérieur
01:14:31et la recherche
01:14:32c'est d'abord
01:14:32et avant tout
01:14:33traiter les questions
01:14:34qui devront animer
01:14:36notre nation
01:14:37le débat
01:14:38l'innovation
01:14:38demain
01:14:39et qui sont évidemment
01:14:40les sujets passionnants
01:14:41et qui doivent aussi
01:14:42être une entrée
01:14:43par laquelle
01:14:45on doit discuter
01:14:46de l'enseignement supérieur
01:14:47et de la recherche
01:14:50il y a en fait
01:14:51il y a deux phénomènes
01:14:52qui se conjuguent
01:14:53c'est-à-dire qu'effectivement
01:14:54il y a un plateau
01:14:55démographique
01:14:56et puis à long terme
01:14:57une décroissance
01:14:58démographique
01:14:59d'une part
01:15:00et puis d'autre part
01:15:04ce que vous avez appelé
01:15:05les barrières à l'entrée
01:15:07moi je serais heureux
01:15:09d'entendre votre analyse
01:15:09sur ce point
01:15:10mais je crois que
01:15:11les barrières à l'entrée
01:15:12aujourd'hui
01:15:13elles existent
01:15:14elles ne sont pas nommées
01:15:17elles ne sont pas dites
01:15:19c'est pour ça que j'utilisais
01:15:21le terme
01:15:21système un peu hypocrite
01:15:23mais quand vous voyez
01:15:24aujourd'hui
01:15:25les taux de succès
01:15:26d'un certain nombre
01:15:27de bacheliers
01:15:27vous avez un bac
01:15:28qui est un peu juste
01:15:29les taux de succès
01:15:31que vous allez avoir
01:15:31en licence
01:15:32ça va être très très
01:15:33compliqué
01:15:34et donc ces taux
01:15:35enfin quelque part
01:15:36pardon mais
01:15:37ces barrières à l'entrée
01:15:39elles existent
01:15:40et je pense que
01:15:41une des faiblesses
01:15:43mais à la fois
01:15:43pour nos universités
01:15:45mais aussi pour
01:15:46les jeunes bacheliers
01:15:47c'est de ne pas
01:15:49dire les choses
01:15:50donc je pense
01:15:51qu'il faudrait
01:15:52un peu plus
01:15:53de clarté
01:15:55là-dessus
01:15:56et être un peu
01:15:57plus clair
01:15:58sur le fait
01:15:58de dire
01:15:59effectivement
01:16:00si vous venez
01:16:01dans le monde
01:16:01de l'enseignement supérieur
01:16:02et si vous vous inscrivez
01:16:04en licence
01:16:04et bien
01:16:05compte tenu de votre profil
01:16:06votre taux de succès
01:16:07vos risques
01:16:08d'échec
01:16:09sont quand même
01:16:10très élevés
01:16:10et bien il faut faire
01:16:11des formations
01:16:12de remédiation
01:16:13ou peut-être
01:16:13qu'il faut commencer
01:16:14à travailler
01:16:14puis revenir après
01:16:15etc
01:16:16moi je plaide
01:16:18pour ça
01:16:19je plaide pour un système
01:16:20qui est un système
01:16:21qui est un peu plus transparent
01:16:22et qui dit un peu plus
01:16:24les choses
01:16:25et qui aujourd'hui
01:16:27on a quand même
01:16:27un des problèmes
01:16:29aujourd'hui
01:16:30c'est quand même
01:16:30en particulier
01:16:31en licence
01:16:32c'est quand même
01:16:33aujourd'hui
01:16:34on génère quand même
01:16:35des taux d'échec
01:16:35qui sont quand même
01:16:36assez importants
01:16:37et qui génèrent aussi
01:16:39directement de la frustration
01:16:41et puis aussi une forme
01:16:41d'épuisement
01:16:42chez les enseignants
01:16:43chercheurs aussi
01:16:43et chez les enseignants
01:16:46dans les universités
01:16:47qui se retrouvent
01:16:48devant des nombres
01:16:50très importants
01:16:51d'étudiants
01:16:52et sans avoir
01:16:53toujours complètement
01:16:53les moyens
01:16:54de faire
01:16:54tout ce qu'ils peuvent faire
01:16:56pour eux
01:16:58merci
01:16:59merci monsieur le président
01:17:03monsieur le ministre
01:17:04moi je partage
01:17:07beaucoup des constats
01:17:08que vous avez fait
01:17:09ce matin
01:17:10et
01:17:11beaucoup de
01:17:12vos propositions
01:17:13j'ai pas
01:17:15en revanche
01:17:15un petit peu
01:17:16enfin j'ai quelques
01:17:16difficultés quand même
01:17:18entendre un ministre
01:17:19dire
01:17:20qu'on renvoie ça
01:17:22pour les débats
01:17:23sur les élections
01:17:24présidentielles
01:17:24ça fait tous
01:17:26au moins que ça dure
01:17:26vous nous en proposez
01:17:27dix de plus
01:17:29ça interroge quand même
01:17:31sur les choix
01:17:32qui ont pu être faits
01:17:34après le départ
01:17:35de monsieur Bayrou
01:17:36mais cela étant dit
01:17:39je voudrais revenir
01:17:40sur deux points
01:17:41de ce que vous avez dit
01:17:42et je partage avec vous
01:17:43le fait que bien entendu
01:17:45l'école
01:17:46la question de l'école
01:17:47avec un grand E
01:17:49au sens impérial
01:17:50du terme
01:17:51ou de l'université
01:17:52avec un grand U
01:17:53au sens impérial du terme
01:17:54doit être au coeur du débat
01:17:55d'élection présidentielle
01:17:55c'est bien quelque chose
01:17:56que nous pouvons partager
01:17:59comme d'ailleurs
01:17:59un certain nombre
01:18:00des constats
01:18:00et des propositions
01:18:01que vous avez faites
01:18:03vous avez dit
01:18:04avec courage
01:18:05que vous venez encore
01:18:07de le faire
01:18:07vous avez dénoncé
01:18:09les barrières
01:18:10à l'entrée
01:18:10hypocrites
01:18:11et donc une sélection
01:18:12hypocrite
01:18:13et moi je dois partager
01:18:14avec vous
01:18:15le fait que
01:18:16cette sélection
01:18:16par l'échec
01:18:18est assez insupportable
01:18:19elle est
01:18:21moi j'y vois
01:18:22une sorte
01:18:22de décrochage
01:18:24silencieux
01:18:25dans l'indifférence
01:18:26de l'institution
01:18:27qui
01:18:29doit nous poser
01:18:30problème
01:18:32David Ross
01:18:33parlait
01:18:34de la place
01:18:35de l'enseignement
01:18:36supérieur
01:18:36au lycée
01:18:37moi j'aimerais
01:18:37que l'on parle
01:18:38en sens inverse
01:18:39et en parallélisme
01:18:40des formes
01:18:40de la place du lycée
01:18:41d'enseignement supérieur
01:18:43et que donc
01:18:44on s'interroge
01:18:46sur les dispositifs
01:18:48lycées licences
01:18:49comme on disait
01:18:50autrefois
01:18:52moins 3 plus 3
01:18:53c'est à dire
01:18:54un système
01:18:55d'orientation
01:18:57sélection
01:18:57de sélection
01:18:58orientation
01:18:58c'est à dire
01:18:59pas une orientation
01:19:00qui jette
01:19:00mais une orientation
01:19:02sélection
01:19:02qui conduit
01:19:04vers
01:19:05les voies de réussite
01:19:06pour chacune et chacun
01:19:07qui sont des voies différentes
01:19:08mais qui sont des voies
01:19:09d'égalité
01:19:10et pourquoi
01:19:11on n'arrive pas
01:19:12à construire
01:19:13comme les Suisses
01:19:14ont su le faire
01:19:15et d'autres
01:19:15cette charnière
01:19:17entre le lycée
01:19:18et l'université
01:19:18pourquoi ce silo
01:19:20pourquoi ces deux mondes
01:19:21s'ignorent à ce point
01:19:22c'était un petit peu
01:19:23un point commun
01:19:24que j'avais
01:19:25avec la remarque
01:19:26de David Ross
01:19:27jusqu'à
01:19:28jusqu'à quand
01:19:29allons-nous rester
01:19:30dans l'hypocrisie
01:19:31parce que conserver
01:19:32le baccalauréat
01:19:32comme grade universitaire
01:19:34c'est de l'hypocrisie
01:19:35dire les choses
01:19:38en transparence
01:19:39et avec un discours
01:19:40qui montre
01:19:41que la sélection
01:19:42et l'orientation
01:19:43sont les deux piliers
01:19:44d'une même politique
01:19:46juste une petite question
01:19:47plus technique
01:19:47ensuite
01:19:48vous avez beaucoup parlé
01:19:49des Prague
01:19:50qui assurent une partie importante
01:19:52du niveau
01:19:53enfin au niveau licence
01:19:54pourquoi une telle
01:19:56l'absence
01:19:56de prise en considération
01:19:58dans leur carrière
01:19:59dans leur déroulé de carrière
01:20:00dans la manière
01:20:02dont leur institution
01:20:03la maison mère
01:20:05continue
01:20:05de s'occuper d'eux
01:20:07et de ne pas
01:20:07les oublier
01:20:12merci beaucoup
01:20:13je voudrais
01:20:14m'inscrire en foi
01:20:15sur un point
01:20:15c'est indifférence
01:20:16de l'institution
01:20:17je crois pas
01:20:19je crois vraiment pas
01:20:21je pense que
01:20:23c'est
01:20:24aujourd'hui
01:20:25moi j'entends
01:20:26aussi bien
01:20:26les présidents
01:20:27d'universités
01:20:28les enseignants
01:20:29chercheurs
01:20:29les enseignants
01:20:31qui quelque part
01:20:34souffrent
01:20:34de cette situation
01:20:35et en sont aussi
01:20:36indirectement
01:20:37aussi
01:20:37un peu
01:20:38les victimes
01:20:39parce qu'ils sont
01:20:41contraints aujourd'hui
01:20:42à faire le grand écart
01:20:43entre des
01:20:44enfin ils sont face
01:20:45à des injonctions
01:20:45contradictoires
01:20:46ce que je disais
01:20:48en introduction
01:20:48c'est à dire à la fois
01:20:49Shanghai
01:20:50et puis
01:20:51faire réussir
01:20:52tout le monde
01:20:53et accueillir tout le monde
01:20:54donc c'est
01:20:55tout ça
01:20:55je crois pas
01:20:57et puis je vois aussi
01:20:58des gens sur le terrain
01:20:59qui sont quand même
01:21:00très mobilisés
01:21:01pour la réussite
01:21:02des étudiants
01:21:03et des publics
01:21:03qui sont parfois
01:21:04des publics
01:21:04très fragiles
01:21:06voilà
01:21:07donc maintenant
01:21:09sur notre capacité
01:21:10à faire bouger
01:21:11radicalement le système
01:21:12puisque les sujets
01:21:14dont on a débattu
01:21:15ce matin
01:21:15et qui encore une fois
01:21:16ne sont pas des sujets
01:21:17d'actualité
01:21:17mais sont des sujets
01:21:18effectivement
01:21:19me semble-t-il
01:21:20de campagne
01:21:20ce sont des changements
01:21:21qui sont des changements
01:21:22radicaux
01:21:23pour faire des changements
01:21:25radicaux
01:21:25d'abord je pense
01:21:26qu'il faut qu'il y ait
01:21:26un consensus
01:21:27parce que c'est des changements
01:21:28qui sont importants
01:21:28et donc il faut qu'il y ait
01:21:29une forme
01:21:29en tout cas
01:21:30de débat politique
01:21:31sur le sujet
01:21:31encore faut-il
01:21:32que le débat
01:21:33intéresse quelqu'un
01:21:35dans la classe politique
01:21:38je ne suis pas certain
01:21:39pardon
01:21:39d'entendre
01:21:41beaucoup
01:21:42de
01:21:44questionnements
01:21:44ou de débats
01:21:45au travers
01:21:46des classes politiques
01:21:47diverses
01:21:47sur
01:21:49ces questions
01:21:50qui pour autant
01:21:50me semblent être
01:21:51des questions
01:21:52essentielles
01:21:53pour l'avenir des jeunes
01:21:54mais aussi
01:21:55pour l'avenir
01:21:55de la nation
01:21:56et donc je pense
01:21:57qu'il faut faire vivre
01:21:59ce débat
01:21:59au-delà de nos sensibilités
01:22:01politiques
01:22:02quelles qu'elles soient
01:22:03je pense que c'est
01:22:04la première question
01:22:05si on veut aussi
01:22:06réformer ce système
01:22:07qui suscite
01:22:08malheureusement
01:22:09aujourd'hui
01:22:09de l'indifférence
01:22:13c'est mon premier
01:22:14c'est mon constat
01:22:15peut-être le plus
01:22:15le plus
01:22:16le plus
01:22:17le plus
01:22:17le plus
01:22:17le plus
01:22:17le plus
01:22:17le plus
01:22:17le plus
01:22:17le plus
01:22:17le plus
01:22:19maintenant sur la place
01:22:20du
01:22:20sur la
01:22:21je voudrais aussi
01:22:22revenir sur la place
01:22:23des prages
01:22:23aujourd'hui
01:22:23je n'ai pas les
01:22:25statistiques
01:22:25mais je pense que
01:22:26la dernière fois
01:22:26que j'avais regardé
01:22:28la situation
01:22:29aujourd'hui
01:22:30les évolutions
01:22:30de carrière
01:22:31entre
01:22:32les professeurs
01:22:33agrégés
01:22:34qui sont dans le supérieur
01:22:34ou les professeurs
01:22:35agrégés
01:22:35qui restent dans le lycée
01:22:37sont tout à fait
01:22:39comparables
01:22:39il n'y a pas de
01:22:40il n'y a pas
01:22:41de
01:22:43mauvais traitement
01:22:44qui serait
01:22:45à un moment
01:22:46ou un autre
01:22:46pour les professeurs
01:22:48agrégés
01:22:49je pense qu'ils font
01:22:51vraiment partie
01:22:52des atouts
01:22:53aujourd'hui
01:22:54de l'université
01:22:55ils sont présents
01:22:55assez massivement
01:22:56dans l'université
01:22:58et ils contribuent
01:22:59justement à ce lien
01:23:00entre
01:23:00l'accompagnement
01:23:02aussi entre
01:23:02le lycée
01:23:03et l'université
01:23:05je pense qu'ils sont
01:23:05vraiment
01:23:07essentiels
01:23:07peut-être qu'il faut faire
01:23:08plus pour eux
01:23:09c'est vrai
01:23:10c'est peut-être
01:23:10des choses
01:23:11qu'il faut regarder
01:23:12mais je ne crois pas
01:23:12aujourd'hui
01:23:13qu'il y ait
01:23:13une forme
01:23:14de maltraitance
01:23:15entre guillemets
01:23:15spécifique
01:23:16d'un point de vue
01:23:17en particulier
01:23:18de la rémunération
01:23:19pour les professeurs
01:23:22agrégés
01:23:24sur la place
01:23:26sur l'articulation
01:23:28entre le lycée
01:23:29et le sup
01:23:30je pense que
01:23:32c'est un petit peu
01:23:33la réponse
01:23:33que je faisais
01:23:34tout à l'heure
01:23:34je pense que
01:23:35la première
01:23:36des choses
01:23:37à faire
01:23:37c'est la question
01:23:38c'est qu'il faut
01:23:39travailler
01:23:39sur la question
01:23:40de l'orientation
01:23:41l'orientation
01:23:43c'est-à-dire
01:23:43être capable
01:23:44de faire venir
01:23:45des formations
01:23:45du supérieur
01:23:46dans les lycées
01:23:48organiser ces échanges
01:23:49plus massivement encore
01:23:50qu'on ne le fait
01:23:51aujourd'hui
01:23:51on le fait déjà
01:23:52je pense qu'il y a eu
01:23:53des gros efforts
01:23:53qui ont été faits
01:23:54et je pense que
01:23:55le ministre
01:23:57Geffrey
01:23:57est particulièrement
01:23:59sensible aussi
01:23:59à cette question-là
01:24:00donc je pense
01:24:01qu'il y a un vrai travail
01:24:02qui est fait aujourd'hui
01:24:03mais il faut probablement
01:24:04aller plus loin
01:24:10merci monsieur le ministre
01:24:11pour la franchise
01:24:13et la qualité
01:24:14de vos réponses
01:24:17notre commission
01:24:18d'enquête
01:24:19s'arrête quasiment
01:24:20avec vous
01:24:21il y a encore
01:24:22quelques auditions
01:24:24cet après-midi
01:24:24mais on aura fait
01:24:25le tour
01:24:26je redonne
01:24:28quelques indications
01:24:28peut-être
01:24:29sur le calendrier
01:24:31donc notre rapport
01:24:33sera soumis
01:24:34à la commission
01:24:34de la culture
01:24:35pour la rentrée
01:24:36nous aussi
01:24:37on a nos devoirs
01:24:40d'été
01:24:40on a notre cahier d'été
01:24:41et donc avec
01:24:43l'objectif
01:24:44de présenter
01:24:44à la commission
01:24:45le rapport
01:24:45dès les premiers jours
01:24:46de septembre
01:24:47merci chers collègues
01:24:48merci monsieur le ministre
01:24:51on continue à suivre
01:24:52les travaux
01:24:53de la commission
01:24:54d'enquête du Sénat
01:24:54sur l'excellence
01:24:55des universités françaises
01:24:56les sénateurs ont entendu
01:24:57des syndicats
01:24:58d'enseignants-chercheurs
01:25:00commençons par rappeler
01:25:02les fondamentaux
01:25:03l'université est l'endroit
01:25:04dans le système
01:25:05d'enseignement
01:25:06où recherche et enseignement
01:25:07se rejoignent
01:25:08et se nourrissent mutuellement
01:25:09les étudiants
01:25:10y sont au contact
01:25:11de la recherche de pointe
01:25:12les chercheurs
01:25:13y sont au contact
01:25:14des étudiants
01:25:16l'université française
01:25:17a par ailleurs
01:25:18énormément évolué
01:25:19au cours des 30 dernières années
01:25:20c'est quelque chose
01:25:21que j'ai pu observer
01:25:22personnellement
01:25:23dans ma carrière
01:25:23la qualité des recherches
01:25:25a énormément augmenté
01:25:27dans toutes les disciplines
01:25:28ces recherches sont publiées
01:25:30dans des endroits
01:25:31plus prestigieux
01:25:32qu'il y a 30 ans
01:25:33plus internationaux aussi
01:25:35d'autre part
01:25:36les personnels
01:25:37de l'université
01:25:37et notamment
01:25:38les enseignants-chercheurs
01:25:39sont très attachés
01:25:40à leur double mission
01:25:41d'enseignement
01:25:42et de recherche
01:25:43ils ont un très haut niveau
01:25:44de conscience professionnelle
01:25:45et ils prennent très à cœur
01:25:46l'accomplissement
01:25:47de leurs deux missions
01:25:48c'est important
01:25:49à mon avis
01:25:50de garder ce point en tête
01:25:51vous avez des personnels
01:25:52qui ont effectué
01:25:53des études longues
01:25:54et difficiles
01:25:54qui ont dépassé
01:25:55des concours de recrutement
01:25:56très prestigieux
01:25:57et qui ont très à cœur
01:25:58de bien faire leur travail
01:25:59si vous estimez
01:26:00qu'ils ne font pas leur travail
01:26:01c'est qu'il y a quelque chose
01:26:03qui ne va pas
01:26:03quelque chose
01:26:04qui n'est pas allé
01:26:04qu'est-ce qui s'est passé
01:26:06la réponse
01:26:07à mon avis
01:26:08c'est que l'État
01:26:08n'a pas su avoir
01:26:09une vision globale
01:26:10de l'enseignement supérieur
01:26:12et de la recherche
01:26:12et qui n'a pas su les traiter
01:26:14comme deux questions
01:26:15qui sont intrinsèquement liées
01:26:16pour réduire
01:26:17un certain nombre
01:26:18de problèmes
01:26:18de l'enseignement supérieur
01:26:20on a rajouté du travail
01:26:22aux enseignants-chercheurs
01:26:23sans voir que le temps
01:26:24qu'on rajoute
01:26:25sur l'enseignement
01:26:26c'est forcément du temps
01:26:27qu'on prend
01:26:27sur la partie recherche
01:26:29aujourd'hui
01:26:31pour répondre
01:26:32aux besoins
01:26:32en enseignement
01:26:33les enseignants-chercheurs
01:26:34français sont en
01:26:35sur-service moyen
01:26:36de 32%
01:26:37c'est-à-dire
01:26:37qu'ils effectuent tous
01:26:38en moyenne
01:26:3932% de plus
01:26:41que leurs heures
01:26:41statutaires théoriques
01:26:42c'est épuisant
01:26:43et ça n'est pas tenable
01:26:44sur le long terme
01:26:45à cette augmentation
01:26:47significative
01:26:48de la mission
01:26:49d'enseignement
01:26:49il faut ajouter
01:26:50une grosse hausse
01:26:51des missions administratives
01:26:53quelle que soit
01:26:54l'opinion qu'on a
01:26:55sur Parcoursup
01:26:56et mon master
01:26:56leur mise en place
01:26:58représente
01:26:58des millions
01:26:59de dossiers
01:27:00de candidatures
01:27:01à évaluer
01:27:01et à classer
01:27:02chaque année
01:27:02un travail
01:27:03qui n'existait pas avant
01:27:04un travail supplémentaire
01:27:06qui n'a pas été compensé
01:27:07et qui rajoute
01:27:08à l'épuisement
01:27:09des enseignants-chercheurs
01:27:10et de tous les collègues
01:27:11universitaires
01:27:12selon le baromètre
01:27:14bien-être au travail
01:27:15commandité par notre
01:27:16ministère de l'enseignement
01:27:17supérieur et de la recherche
01:27:1860% des enseignants-chercheurs
01:27:21estiment aujourd'hui
01:27:22que leur travail
01:27:23met en danger
01:27:24leur santé physique
01:27:24ou mentale
01:27:25c'est énorme
01:27:27cette dégradation
01:27:28des conditions de travail
01:27:29a eu des conséquences
01:27:31sur l'attractivité
01:27:32de notre métier
01:27:38globalement
01:27:398% des postes
01:27:40d'enseignants-chercheurs
01:27:41n'ont pas été pourvus
01:27:42au dernier concours
01:27:44un doublement
01:27:45par rapport au taux
01:27:46en 2020
01:27:47Voilà pour cette commission
01:27:48d'enquête du Sénat
01:27:49sur l'excellence
01:27:50des universités françaises
01:27:51C'est la fin de cette émission
01:27:53merci de l'avoir suivie
01:27:54continuez à suivre
01:27:55l'actualité politique
01:27:56et parlementaire
01:27:56sur notre site internet
01:27:57publicsénat.fr
01:27:58Je vous souhaite
01:27:59une très bonne suite
01:28:00des programmes
01:28:00sur Public Sénat
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