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  • il y a 19 heures
Fin juin, la délégation aux droits des femmes du Sénat remettait son rapport après plusieurs mois de travail sur les réseaux masculinistes. Ce mouvement, qui a gagné en popularité en ligne et sur les réseaux sociaux, repose sur le sexisme et l’antiféminisme. Certaines pratiques issues de cette mouvance, comme le “looksmaxxing”, peuvent avoir des effets négatifs chez les plus jeunes, en entraînant de la dysmorphophobie ou des troubles du comportement alimentaire.

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Transcription
00:0026 minutes, voilà en moyenne le temps nécessaire pour qu'un utilisateur soit proposé du contenu masculiniste sur TikTok ou
00:05YouTube.
00:06Pendant 7 mois, la délégation aux droits des femmes a dressé un état des lieux de la manosphère,
00:09ces communautés d'hommes en ligne où se propagent largement sexisme et antiféminisme.
00:13Tout cela aboutit à un rapport dont on vous parlait déjà dans une précédente vidéo.
00:16Dans ce rapport, les sénatrices pointent du doigt l'usage que font les masculinistes des réseaux sociaux.
00:20D'après elle, ces influenceurs parviennent à tordre l'algorithme à leur avantage, sans réaction des plateformes.
00:24Les plateformes ne mettent absolument rien en place pour pouvoir contrôler ces contenus,
00:30puisque ce sont des contenus qui font du buzz, or le système économique, le modèle économique sur lequel reposent ces
00:35plateformes,
00:36c'est justement de faire du buzz, c'est ce qui leur fait gagner de l'argent.
00:38Plus il y a de réactions, plus la visibilité augmente, les contenus sont donc de plus en plus extrêmes.
00:42Le rapport évoque par exemple le luxmaxing, une pratique qui, entre autres, incite à se donner des coups de marteau
00:47sur le visage pour avoir l'air plus virile.
00:49En fait, l'objectif des luxmaxers, comme ils s'appellent entre eux, est de ressembler presque à tout prix à
00:53un idéal masculin supposé plaire aux femmes.
00:55Il faut donc un regard de chasseur, une mâchoire carrée et des muscles saillants, quitte à prendre des stéroïdes.
01:00Évidemment, ces pratiques ne sont pas sans danger, ce qui n'empêche pas les influenceurs d'en faire la promotion
01:04auprès de leur communauté.
01:05Les masculinistes profitent évidemment de cet algorithme pour gagner beaucoup d'argent,
01:09puisque je crois que c'est claviculard, dont on a beaucoup parlé, qui se fait 100 000 dollars par mois.
01:15Justement, pour pouvoir donner des conseils, alors les conseils de séduction, en se donnant des coups de marteau sur la
01:20mâchoire pour avoir la mâchoire plus carrée,
01:22je ne suis pas totalement sûre que ce soit le meilleur des conseils de séduction.
01:27Alors le luxmaxing n'est pas le seul terme que le rapport évoque.
01:29On y parle aussi de tchad ou de sigma, deux termes qui veulent dire plus ou moins la même chose,
01:33la figure d'un homme viril ou d'un leader charismatique.
01:36Le problème, c'est que ces expressions intègrent parfois le vocabulaire des jeunes,
01:39ce qui aurait tendance à banaliser le discours masculiniste d'après Dominique Varian.
01:42Pour endiguer la propagation de cette idéologie, les sénatrices à l'origine du rapport ont formulé 24 propositions
01:48dans la création d'une amende pour les outrages sexistes en ligne.
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