- il y a 10 heures
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Elodie Huchard et ses invités, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h dans #100%Actu
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00:00:01Bonjour à tous, bienvenue dans 100% Actu, merci beaucoup d'être avec nous en ensemble jusqu'à 13h pour
00:00:08décrypter l'essentiel de l'actualité.
00:00:10Première heure qui sera largement consacrée à la marche blanche, hommage à Louis qui va débuter à 11h dans quelques
00:00:18secondes maintenant du côté de Narbonne.
00:00:21On va y revenir bien sûr avec nos invités et puis Marion Maréchal sera d'ailleurs avec nous en direct,
00:00:28elle qui participe à cette marche blanche.
00:00:31Mais juste avant, c'est le rappel des titres avec Audrey Berthaud. Bonjour ma chère Audrey.
00:00:34Bonjour Mickaël, bonjour à tous. Un incendie dans les Pyrénées-Orientales a parcouru près de 1000 hectares.
00:00:40L'incendie s'est déclaré hier soir vers 19h30 et a connu une progression rapide cette nuit.
00:00:45Le feu n'est plus en propagation libre, il a baissé en intensité, a déclaré ce matin le préfet des
00:00:51Pyrénées-Orientales.
00:00:52Plus de 580 sapeurs-pompiers sont mobilisés sur le terrain.
00:00:56La Chine a annoncé qu'elle allait mener des exercices navals annuels avec la Russie, ce sera au mois de
00:01:02juillet,
00:01:02à proximité des côtes chinoises, puis des patrouilles conjointes dans une zone non précisée du Pacifique.
00:01:09La Chine et la Russie organisent depuis de nombreuses années des manœuvres militaires communes.
00:01:13Et puis à Washington, la météo orageuse a joué des tours au public hier venu assister aux célébrations en grande
00:01:20pompe des 250 ans des Etats-Unis.
00:01:23Malgré la météo, Donald Trump a pu prononcer un discours triomphant à Washington et tirer ce magnifique feu d'artifice
00:01:29géant.
00:01:30Merci beaucoup Audrey Berthaud. Et on reviendra bien sûr sur les 250 ans des Etats-Unis, ce sera dans la
00:01:36deuxième heure.
00:01:37On parlera notamment de la relation franco-américaine qui est parfois quelque peu tendue.
00:01:42On va en attendant bien sûr parler de cet hommage à Louis qui se déroule en ce moment même du
00:01:48côté de Narbonne.
00:01:50Mais juste avant, je vous présente bien sûr mes invités du jour.
00:01:53Caroline Pilastre, éditorialiste et consultante. Bonjour ma chère Caroline, Myriam Djabali-Larak, professeure d'économie et présidente de l'association
00:02:00Regards Lycéens.
00:02:01Bonjour Myriam, Joseph Touvenel, éditorialiste politique. Bonjour Joseph.
00:02:05Et puis Alain Bensoussan, avocat. Bonjour mon cher Alain. Je le disais effectivement, après une première marche blanche qui s
00:02:12'est déroulée hier du côté de Carcassonne,
00:02:14qui était organisée par le père de Louis. Une dernière marche blanche a lieu aujourd'hui, dès 11h, du côté
00:02:20de Narbonne.
00:02:22L'adolescent, je le rappelle, de 17 ans qui avait été lynché à mort par un groupe de cinq jeunes.
00:02:28Cinq jeunes qui l'avaient filmé en train d'agoniser.
00:02:31Marche blanche organisée cette fois-ci par la mère de Louis et sa tante également.
00:02:37Effectivement, on en parlait déjà hier un peu avec cette marche blanche organisée par le papa de Louis.
00:02:43Les Français en ont un peu marre, en ont un peu ras-le-bol de voir à chaque drame ces
00:02:49marches blanches.
00:02:50Elles sont utiles, notamment pour les familles aussi, pour les aider à surmonter cette épreuve si difficile, on l'imagine.
00:02:57Mais effectivement, ce que l'on veut et ce que les Français veulent à tout prix, c'est éviter de
00:03:01revoir ces images de marche blanche,
00:03:03de revoir ces drames qui brisent des familles et qui brisent des vies.
00:03:07Comment faire en sorte aujourd'hui que ces images, on ne les voit plus et que ces drames cessent définitivement
00:03:13?
00:03:13Caroline Pilastre.
00:03:14Un changement de paradigme judiciaire.
00:03:16Une véritable prise en compte et en considération de la victime au détriment et ou au profit pour certains du
00:03:24coupable.
00:03:25Et effectivement, ces marches blanches servent de thérapie, d'exutoire, parce qu'on a besoin de rendre hommage à une
00:03:31victime qui a été lynchée à terre,
00:03:34qui de surcroît a été filmée, en train d'agoniser par des criminels qui manquaient terriblement d'empathie et d
00:03:42'altruisme, c'est le moins qu'on puisse dire,
00:03:44alors qu'ils ont le même âge, qu'ils vivaient plus ou moins la même situation en fonction de là
00:03:48où ils se trouvaient en étant placés par l'AZEUR.
00:03:52Et trois d'entre eux étaient mineurs d'ailleurs.
00:03:53Trois d'entre eux étaient mineurs, effectivement.
00:03:55Donc Louis avait porté plainte pour harcèlement contre eux précédemment, ça a dû les exciter, les exalter, c'est une
00:04:02vengeance.
00:04:03Il a malheureusement subi de la folie et de la barbarie de la part de ces individus.
00:04:09Et d'ailleurs, il y a l'un des parents de l'un d'entre eux qui a dit qu
00:04:12'il se dissociait totalement de cet acte
00:04:14et qu'il ne reconnaissait pas son enfant et qu'il ne voulait plus de lien avec cet enfant.
00:04:18Donc comme quoi, parfois, il ne faut pas faire l'amalgame entre certaines familles et certains coupables malgré leur jeune
00:04:24âge.
00:04:25Il faut absolument déjà que la famille de Louis ait des réponses,
00:04:30qu'il y ait des responsabilités qui soient données aux uns et aux autres et qui soient assumées par les
00:04:36uns et les autres,
00:04:37quel que soit le profil de la ou des personnes concernées.
00:04:40Parce que tout dysfonctionne également dans cette situation et on peut tous faire également une transposition et une projection
00:04:46avec précédemment l'affaire Liana, encore précédemment mais qui est toujours actuelle malheureusement au niveau de l'actualité du périscolaire.
00:04:54C'est toute l'enfance qui est entre autres en danger dans ce pays et tout le régalien qui va
00:04:58mal.
00:04:59Donc tout est à revoir et tout est à revoir sans idéologie.
00:05:02– Effectivement, je rappelle quand même l'effet parce que c'est important aussi et ça montre à quel point
00:05:07ces individus,
00:05:09le père d'ailleurs de Louis employait ce mot hier, des barbares,
00:05:13Louis a été laissé à l'abandon, en train d'agoniser sur un chantier de Narbonne
00:05:18et les individus ricanaient, souriaient, se filmaient, filmaient Louis.
00:05:24Donc ça montre à quel point effectivement, et vous évoquiez cette problématique des jeunes,
00:05:27Joseph, ces jeunes sont de plus en plus violents.
00:05:30Alors fort heureusement, ce n'est pas la majorité des jeunes de notre pays, encore heureux,
00:05:34mais effectivement il y a là une vraie problématique, c'est que l'ultra-violence chez les jeunes,
00:05:39et on en parle régulièrement sur cette antenne, est un problème qu'il faut saisir à bras-le-corps.
00:05:43– Parce qu'il n'y a pas de cadre, ou l'absence de cadre, ou la disparition du cadre.
00:05:48Le premier cadre, c'est le cadre familial.
00:05:50Alors quelquefois il est explosé, quelquefois il est très difficile,
00:05:53mais quand les parents ne mettent pas le cadre, les interdits,
00:05:57l'éducation c'est interdire, savoir s'interdire c'est être éduqué.
00:06:01Et puis il y a la collectivité, il faut rappeler que Louis, il avait été confié à l'État français.
00:06:08C'était sous la responsabilité de l'État.
00:06:11Et on sait que l'AZOS c'est quelque chose d'abominable,
00:06:14on le sait parce qu'il y a des rapports, ça a été dit, ça a été redit, ça a
00:06:18été écrit,
00:06:18et quand je vois que dans ces rapports on nous dit que c'est des petites filles confiées à l
00:06:23'AZOS,
00:06:23sont prostituées, mais pas une, pas deux, la une, deux serait inacceptable.
00:06:2615 000 nous dit-on, confiées à l'État français.
00:06:30Louis était confié aussi à l'État français.
00:06:32Louis va porter plainte, ce qui est un acte de courage.
00:06:35C'est pas facile d'aller porter plainte quand on est victime, d'aller au commissariat.
00:06:39Et on ne l'écoute pas.
00:06:40Et l'État nous fait la démonstration qu'il ne sait pas protéger les victimes,
00:06:43et il ne sait pas protéger notre jeunesse.
00:06:46Cette jeunesse victime, c'est Rosa, c'est Louis, c'est toutes les autres,
00:06:49mais aussi cette jeunesse qui devient une jeunesse de bourreau.
00:06:52Parce qu'on n'ose pas mettre des règles, parce qu'on n'ose pas...
00:06:55Regardez ce qui se passe à Paris, au canal Saint-Martin.
00:06:59Un gamin de 14 ans, et on laisse faire.
00:07:02Et si on ne sait pas régler le problème d'un gamin de 14 ans,
00:07:05ce gamin de 14 ans, c'est celui qui demain, si on continue à la laisser faire, fera des gestes
00:07:09de violence.
00:07:10On est en train de les lancer dans le mur.
00:07:12Et quand je vois que LFI nous fait une petite proposition de loi,
00:07:16en disant qu'il y a des gens qui sont classés terroristes,
00:07:18mais pourquoi on leur interdirait de s'occuper des enfants ?
00:07:21Voilà où on en est.
00:07:22On marche sur la tête.
00:07:23On marche sur la tête.
00:07:24On marche sur la tête, oui, mais la conséquence, ce sont des drames,
00:07:27ce sont des morts, ce sont des souffrances.
00:07:30Myriam Djabali-Larac.
00:07:32Une nouvelle marche blanche, on en a fait beaucoup sur ces plateaux,
00:07:36une nouvelle marche blanche qui est nécessaire, en tout cas pour le recueillement,
00:07:40c'est un trauma collectif, c'est toute une communauté qui dit
00:07:43on a mal, on ne comprend pas, on est sidéré.
00:07:46Un catharsis qui va servir en tout cas à la reconstruction.
00:07:49Là, aujourd'hui, on est dans ce temps, mais ce qu'on remarque
00:07:51après ce rituel républicain, c'est que ces marches,
00:07:53même si la famille dit espérer que ce sera la dernière marche blanche,
00:07:57il faut rappeler que chaque drame, chaque marche blanche,
00:07:59en fait, est le signe d'une faille différente.
00:08:03Pour certains, c'était effectivement le cas des OQTF,
00:08:06pour d'autres, c'était de la violence collective, en l'occurrence, là, pour Louis.
00:08:09Pour d'autres encore, c'était de la violence sexuelle sur mineurs, etc.
00:08:14Donc, oui, l'institution, aujourd'hui, dysfonctionne, il y a des erreurs,
00:08:19parce qu'on se rend compte qu'on ne peut pas accabler une institution dans son ensemble.
00:08:23Une institution fonctionne avec des individus, comme vous, comme moi,
00:08:26qui ont des postes, et qu'à un moment,
00:08:28il faut pouvoir cibler les responsables dans ces institutions.
00:08:31Ça ne peut pas être un tout.
00:08:32Alors, le punitif, bien sûr, mais ce n'est pas une nouvelle loi.
00:08:35Alors, je sais qu'on va parler de la proposition de la loi Rodwell.
00:08:38Moi, à mon sens, ce n'est pas ça qui va permettre personne.
00:08:41On a l'arsenal juridique qu'il faut.
00:08:43Notre avocat nous le dira.
00:08:45Et puis, elle a été plusieurs fois durcie, cet arsenal.
00:08:47Mais, effectivement, je crois qu'il y a un problème de prévention
00:08:49sur cette violence collective.
00:08:52Donc, cinq jeunes, oui, qui montrent que la violence chez les jeunes est désinhibée.
00:08:56Quand elle est collective, elle est décuplée,
00:08:58parce qu'on ne se rend pas compte de qui fait quoi,
00:09:00parce qu'il y a une espèce de déchaînement
00:09:02qui fait que ce n'est ni toi, ni lui, ni moi,
00:09:04mais c'est tout le groupe ensemble.
00:09:05Donc, c'est une entité qui se déchaîne.
00:09:09Et puis, les réseaux sociaux ne sont pas étrangers à ça également,
00:09:12puisque vous avez dit qu'ils se montraient et qu'ils filmaient.
00:09:14Ce n'est pas à Donin.
00:09:15C'est une nouvelle forme de violence.
00:09:16C'est une espèce de course à l'horreur sur les réseaux sociaux.
00:09:18Donc, ces trois jeunes mineurs, pourquoi n'étaient-ils pas à l'école ?
00:09:20Étaient-ils scolarisés ?
00:09:21Étaient-ils en formation ?
00:09:22Je rappelle qu'il y a quelque chose de très simple dans d'autres pays
00:09:24qui s'appelle que l'instruction est obligatoire jusqu'à 16 ans,
00:09:26que la formation est obligatoire jusqu'à 18 ans,
00:09:29qu'aujourd'hui, au lieu de continuer à nous résigner,
00:09:32à nous accabler ou à faire des constats,
00:09:34comme on en fait depuis plusieurs mois à chaque nouvelle marche blanche,
00:09:38c'est enfin mettre en place des actions de bon sens.
00:09:40Chaque jeune doit être suivi.
00:09:42Quant à l'école, un jeune ne se présente plus en cours.
00:09:44Il faut absolument savoir où il est, qu'est-ce qu'il fait, où il va.
00:09:47Quand on dit qu'on va remettre le service militaire,
00:09:50on peut l'appeler comme on veut.
00:09:52Emmanuel Macron avait proposé des formes 6 mois, 1 an, ce qu'on veut.
00:09:55Il faut avoir le courage.
00:09:56De le mettre en place, eu égard aux contestations ou autres.
00:10:00Bref, en tout cas, ce service militaire, il est nécessaire aujourd'hui
00:10:03parce que la nouvelle génération de nos jeunes a changé,
00:10:06qu'elle a besoin, vous le disiez, vous avez raison, de cadres.
00:10:08Et ce service militaire ne va pas seulement servir à discipliner,
00:10:11il va aussi servir à pouvoir donner une orientation,
00:10:13ce qui se passait avant d'ailleurs dans l'ancienne génération,
00:10:16c'est-à-dire à découvrir des métiers.
00:10:18On peut très bien le prévoir dans un cursus,
00:10:21mais je crois que là, a priori, on est toujours dans l'expectative.
00:10:24On va, on va, on va.
00:10:25À un moment, il faut mettre les choses en place.
00:10:27Il faut un courage politique.
00:10:27Voilà.
00:10:28Il faut mettre les choses en place et arrêter d'attendre le constat,
00:10:31la consternation, la résignation.
00:10:32Je me mets à la place de ces familles-là.
00:10:34C'est très difficile, vous le disiez.
00:10:35Alain Bensoussan, je fais appel à vos qualités d'avocat,
00:10:39mais est-ce qu'aujourd'hui, on a les outils nécessaires
00:10:42pour faire face à cette ultra-violence chez les jeunes
00:10:46et offrir aussi une réponse judiciaire ferme face à ces individus
00:10:50qui ont fait preuve de monstruosité, c'est ça, de barbarie,
00:10:58on peut l'appeler comme on veut.
00:11:00Alors, c'est intéressant, les marches blanches,
00:11:04c'est de rendre hommage aux victimes et à leurs familles.
00:11:06Et ce qui est intéressant de noter,
00:11:08si on a une vue purement technicienne du droit,
00:11:11c'est qu'il n'y a pas de déficit de réponse judiciaire,
00:11:14il n'y a pas de déficit de réponse légale,
00:11:17il n'y a pas de déficit de réponse organisationnelle.
00:11:20Le déficit, il est où ?
00:11:21Au-delà de ce que disait Joseph, par exemple.
00:11:24Il y a le statut de la victime dans notre espace judiciaire.
00:11:28Il faut un changement complet de logiciel.
00:11:31La victime, c'est plutôt le parent pauvre
00:11:33et ça doit être le parent qu'on doit protéger.
00:11:36Il avait porté plainte, porté plainte pour harcèlement.
00:11:40Et là encore, dans cet accueil, on l'a vu avec l'Anna Rosa,
00:11:43il n'y a pas eu de réponse à la victime.
00:11:45Le vrai changement, il n'est pas institutionnel au sens de la loi,
00:11:50il est institutionnel au sens de la protection de la victime.
00:11:53Allez, on va tout de suite sur le terrain,
00:11:56puisque l'une de nos équipes suit cette marche blanche
00:12:00du côté de Narbonne pour rendre hommage à Louis,
00:12:0417 ans, qui avait donc été lynché à mort
00:12:06par ce groupe de cinq jeunes.
00:12:07C'était le 19 juin dernier.
00:12:11Régine Delfour, bonjour.
00:12:14Comment se déroule cette marche ?
00:12:16J'imagine qu'il y a énormément d'émotions
00:12:18parmi les participants.
00:12:23Oui, bonjour Mickaël.
00:12:24Vous devez l'entendre, il y a beaucoup de gens
00:12:26qui sont en train d'applaudir et qui crient pour Louis.
00:12:30Énormément de monde, Mickaël.
00:12:32Il y a des centaines de personnes qui sont présentes,
00:12:35qui viennent un peu partout de France,
00:12:38puisque nous avons pu échanger avec Alexandra Bischoff,
00:12:41qui m'accompagne, avec des gens qui venaient de Lyon,
00:12:43qui avaient fait quatre heures de route,
00:12:45puisque pour eux, c'était impensable de ne pas être présent.
00:12:48Il faut être présent pour dénoncer cette hyper-violence.
00:12:52Une autre femme me disait,
00:12:53mais moi, je ne supporte plus dans le monde
00:12:55dans lequel nous vivons.
00:12:56Il faut vraiment faire quelque chose.
00:12:58Alors là, nous venons partir de la mairie de Narbonne.
00:13:01On se dirige vers le quai d'Alsace,
00:13:03vers le chantier, en fait,
00:13:05où le corps de Louis a été retrouvé.
00:13:08Et il y a donc tous ces slegants,
00:13:09ces gens qui sont là dans la rue
00:13:11pour vraiment dénoncer encore cette violence, Mickaël.
00:13:14Merci beaucoup, Régine Delfour.
00:13:16Et je pense que vous pouvez nous le confirmer,
00:13:19mais plusieurs personnalités politiques
00:13:21sont présentes, d'ailleurs, dans cette marche.
00:13:26Oui, Mickaël, plusieurs personnalités politiques
00:13:29sont présentes, notamment Marion Maréchal
00:13:32ou encore Éric Zemmour.
00:13:38Ce sont les deux personnes
00:13:39que nous avons pu apercevoir, Mickaël.
00:13:40Mais il y en a d'autres aussi.
00:13:41Il y a des députés aussi
00:13:43de plusieurs régions.
00:13:44On sait que c'était un rendez-vous politique
00:13:46très attendu ici à Narbonne
00:13:50pour que cela n'arrive plus jamais, en fait.
00:13:52Effectivement.
00:13:52Merci beaucoup, en tout cas, Régine Delfour.
00:13:54Voilà des personnalités politiques
00:13:55qui sont présentes.
00:13:56Ce n'était pas le cas hier
00:13:57puisque c'est le souhait du papa de Louis
00:14:00qui avait lui organisé une marche blanche
00:14:01du côté de Carcassonne.
00:14:03D'ailleurs, je vous propose d'écouter
00:14:03le papa de Louis.
00:14:05La colère, bien sûr, est toujours là,
00:14:07mais il souligne aussi l'importance
00:14:08de cette marche blanche
00:14:10pour finalement faire le deuil
00:14:12une étape si difficile
00:14:13quand on a perdu l'un de ses enfants.
00:14:17Ça m'a fait du bien.
00:14:19C'est comme je voulais que ça se passe.
00:14:23Je ne suis pas apaisé,
00:14:25mais j'en avais besoin.
00:14:27Je suis en colère.
00:14:28Ça m'a fait du bien,
00:14:29mais je suis en colère quand même.
00:14:33Je suis inadmissible.
00:14:35Il n'y a rien qui va
00:14:36à tous les échelons.
00:14:39C'est n'importe quoi.
00:14:40Même beaucoup de jeunes
00:14:42que je ne connaissais pas
00:14:42qui sont venus me voir
00:14:43en me disant que Louis était
00:14:44un bon garçon.
00:14:46Il était aimé de tout le monde.
00:14:47Il n'y a pas une seule personne
00:14:49qui détestait mon fils.
00:14:50À part ses cinq cons.
00:14:52C'est tout.
00:14:54Il était trop lumineux pour eux.
00:14:56C'est pour ça.
00:14:58Vous imaginez le papa
00:15:01de Louis
00:15:03qui apprend...
00:15:03Je me mets à la place
00:15:04parce qu'on n'a pas besoin
00:15:05d'être papa, forcément,
00:15:06pour se mettre à la place
00:15:07du papa de Louis,
00:15:08mais on imagine sa douleur
00:15:10et surtout apprendre
00:15:12les conditions
00:15:13dans lesquelles son fils
00:15:14est mort,
00:15:15a été tué,
00:15:16lynché,
00:15:17dans un chantier.
00:15:18Son corps a été abandonné,
00:15:19en train d'agoniser.
00:15:20Je me mets à la place
00:15:21de ce papa
00:15:22parce que je suis papa
00:15:24et je me dis
00:15:25qu'effectivement,
00:15:26on a envie de lutter,
00:15:27de se battre
00:15:28pour que les choses changent
00:15:29et qu'une autre famille
00:15:31ne soit pas aussi victime
00:15:32de cette barbarie.
00:15:34Caroline Pilas.
00:15:34J'entends un homme brisé
00:15:36mais déterminé.
00:15:37Un homme en colère
00:15:38mais rationnel
00:15:39comme beaucoup de Français.
00:15:41Sa douleur est innommable.
00:15:43On essaye de l'imaginer
00:15:44mais psychologiquement,
00:15:46on ne veut pas.
00:15:46On a forcément
00:15:47une barrière psychique
00:15:48qui fait
00:15:49qu'un proche
00:15:51ne peut pas
00:15:51être assassiné de la sorte.
00:15:53Comment vivre avec ça ?
00:15:55Vous disiez
00:15:55que vous êtes papa.
00:15:56Mais lorsqu'on est humain,
00:15:59c'est tellement
00:16:01inconcevable
00:16:01d'être assassiné de la sorte
00:16:03face à des jeunes
00:16:04qui ont le même âge,
00:16:05qui ont un parcours
00:16:06plus ou moins similaire,
00:16:07qui sont de la même génération
00:16:09et qui s'amusent
00:16:10comme s'il n'était rien,
00:16:12comme si c'était un objet,
00:16:14comme si on le laissait là
00:16:15et qu'on n'en avait rien à faire.
00:16:17Il n'a pas de vie,
00:16:17il n'a pas de famille,
00:16:18il n'a pas un avenir.
00:16:19Et c'est ça
00:16:20qui est invraisemblable pour nous.
00:16:21C'est pour ça que souvent,
00:16:22je parle du fait
00:16:23de ne pas théoriser,
00:16:24de ne pas être dans un genre
00:16:25de philosophie
00:16:27concernant ces actes
00:16:28parce qu'à l'instant T,
00:16:30ils ne pensent pas,
00:16:31ces jeunes,
00:16:32ils sont à s'amuser.
00:16:33C'est un jeu.
00:16:34Ils ne pensent pas
00:16:35aux conséquences.
00:16:36Quand vous êtes adolescent,
00:16:38vous avez un genre
00:16:39d'immortalité,
00:16:40d'invincibilité.
00:16:41Mais là,
00:16:42on est au-delà de ça.
00:16:44Pour moi,
00:16:45ce sont des sociopathes.
00:16:46Je le dis,
00:16:46je le signe.
00:16:47Quand il y a un manque d'empathie
00:16:48et qu'on n'arrive pas
00:16:49à transférer une douleur
00:16:51qui peut être la sienne
00:16:53auprès d'autrui,
00:16:54c'est qu'il y a vraiment
00:16:55quelque chose
00:16:55qui dysfonctionne
00:16:56psychologiquement chez soi.
00:16:58Effectivement,
00:16:58ce papa a besoin de réponse.
00:17:00Ce papa,
00:17:00cette maman,
00:17:01cette famille,
00:17:01mais comme toutes les personnes
00:17:02qui ont vécu un drame pareil.
00:17:04Parce que se reconstruire,
00:17:05ça vient de la justice aussi.
00:17:07Mais ce qu'on a vu aussi,
00:17:08Caroline,
00:17:08sur ces images
00:17:09et ce que nous disait d'ailleurs
00:17:10très justement Régine Delfour,
00:17:11c'est que
00:17:12beaucoup de Français
00:17:13sont présents à cette marche,
00:17:15des familles,
00:17:16bien sûr,
00:17:17mais qui viennent de partout.
00:17:19Et la question que je vous pose aussi,
00:17:21c'est est-ce que le sursaut
00:17:22ne doit pas venir aussi des Français ?
00:17:24Et ils sont de plus en plus nombreux
00:17:26d'ailleurs à comprendre
00:17:27qu'il y a quelque chose
00:17:29qui ne fonctionne pas
00:17:30dans notre pays
00:17:31pour protéger nos enfants.
00:17:32Et effectivement,
00:17:34est-ce que la solution
00:17:35ne doit pas venir aussi, Joseph,
00:17:36des Français eux-mêmes
00:17:37face à un État
00:17:38qui ne répond pas ?
00:17:39D'abord, il y a le constat.
00:17:40Puis il y a plusieurs choses
00:17:41qui ne fonctionnent pas.
00:17:42On l'a vu,
00:17:43cet enfant était confié à l'État.
00:17:45Donc l'État a failli.
00:17:47La deuxième chose
00:17:48qui ne fonctionne pas,
00:17:50c'est qu'il était légèrement handicapé.
00:17:52Mais comment s'occupe-t-on
00:17:53du handicap
00:17:54qui soit léger ou lourd
00:17:55dans notre pays ?
00:17:56Alors, des paroles,
00:17:57des promesses,
00:17:57c'est ce que disait Myriam tout à l'heure,
00:17:59ça, des mots,
00:18:00on en a.
00:18:00Merci, Joseph.
00:18:01Les politiques,
00:18:02ça, ils savent très bien faire.
00:18:03Il y a un drame,
00:18:04on a les mots.
00:18:05Mais on n'a pas les actes,
00:18:06ça ne suit pas.
00:18:07Comment se fait-il
00:18:08qu'un garçon
00:18:09qui est légèrement handicapé,
00:18:10comme l'était Louis,
00:18:11se retrouve mêlé
00:18:13à des gens
00:18:14qui se comportent
00:18:15comme des bêtes sauvages ?
00:18:16Et quand je dis
00:18:16le terme de bêtes sauvages,
00:18:17c'est parce que
00:18:19dans la nature sauvage,
00:18:20c'est toujours
00:18:21le plus faible
00:18:21qui est pris.
00:18:23Eh bien là,
00:18:23c'était le plus faible.
00:18:24Nous ne savons pas
00:18:25défendre les plus faibles,
00:18:26alors que la servisation,
00:18:28c'est justement
00:18:29défendre les plus faibles.
00:18:30Joseph,
00:18:31on va retourner
00:18:31sur le terrain
00:18:33et à cette marche blanche
00:18:35hommage à Louis
00:18:36qui a lieu
00:18:36du côté de Narbonne
00:18:39puisque Marion Maréchal
00:18:40est avec nous.
00:18:41Bonjour,
00:18:43Marion Maréchal,
00:18:44vous êtes présidente
00:18:44du mouvement
00:18:45Identité Liberté.
00:18:46Vous êtes l'une
00:18:47des personnalités politiques
00:18:48qui participent
00:18:49à cette marche blanche.
00:18:51Pourquoi c'est important
00:18:52et c'est ma première question,
00:18:53pourquoi c'est important
00:18:54pour vous d'être présent
00:18:55en ce jour
00:18:56aux côtés
00:18:56notamment
00:18:57de la famille de Louis ?
00:19:01Écoutez,
00:19:01on a voulu répondre
00:19:02le plus nombreux possible
00:19:03à l'appel
00:19:03de cette maman,
00:19:04de ce papa
00:19:04et des amis de Louis
00:19:06qui nous ont enjoint
00:19:08d'une certaine manière
00:19:08d'être à leur côté
00:19:09non seulement
00:19:10pour rendre hommage
00:19:10à la mémoire de Louis
00:19:11qui est mort
00:19:12dans des conditions
00:19:13dramatiques
00:19:14mais de surcroît
00:19:15pour porter
00:19:15me semble-t-il
00:19:16un message politique
00:19:17de dire que dorénavant
00:19:19et si je reprends
00:19:19les mots de sa maman
00:19:20quand on tue
00:19:21comme un homme
00:19:22on paye comme un homme
00:19:23et qu'il est plus que temps
00:19:24me semble-t-il
00:19:26d'abaisser
00:19:27la majorité pénale
00:19:28à 15 ans
00:19:28pour que ces barbares
00:19:30parce qu'il n'y a pas
00:19:30d'autres mots
00:19:31ne puissent pas bénéficier
00:19:33d'aucune manière
00:19:34de l'excuse de minorité
00:19:35et qu'ils passent
00:19:36la peine maximale
00:19:37prévue par le code pénal
00:19:38derrière les barreaux.
00:19:40Excusez-moi, excuse de minorité
00:19:46Excusez-moi, je vous ai perdu
00:19:47Je vous disais effectivement
00:19:48puisque vous repreniez
00:19:49les mots de la maman
00:19:50de Louis dans les colonnes
00:19:51du JDD
00:19:51qui disait
00:19:52quand on tue
00:19:52comme un homme
00:19:53on paie comme un homme
00:19:54est-ce qu'aujourd'hui
00:19:54pour vous
00:19:54c'est simple
00:19:55il faut mettre fin
00:19:55à l'excuse de minorité
00:19:59Oui absolument
00:19:59il faut supprimer
00:20:00l'excuse de minorité
00:20:01et abaisser la majorité
00:20:02pénale à 15 ans
00:20:03c'est une mesure
00:20:04que nous portons
00:20:05depuis maintenant
00:20:05de très nombreuses années
00:20:06qui est la seule mesure
00:20:10adaptée à aujourd'hui
00:20:11l'ensauvagement
00:20:12de toute une partie
00:20:13de notre jeunesse
00:20:14qui ne se voit jamais
00:20:16confrontée
00:20:16à l'autorité de l'Etat
00:20:18il est plus que temps
00:20:19que l'Etat se penche aussi
00:20:21sur le fonctionnement
00:20:21de la sociale à l'enfance
00:20:22parce que le cas de Louis
00:20:24pourquoi c'est un scandale d'Etat
00:20:25c'est parce que
00:20:26ce jeune homme était
00:20:27sous la responsabilité de l'Etat
00:20:29il avait pour tuteur l'Etat
00:20:31et la seule chose
00:20:32qu'a réussi à faire l'Etat
00:20:33c'est mettre en contact
00:20:34ce jeune homme vulnérable
00:20:36avec des délinquants
00:20:37avec des agresseurs
00:20:38et il n'est pas le seul
00:20:39parce que l'aide sociale à l'enfance
00:20:40c'est une faillite globale
00:20:41ce sont des milliers
00:20:42de jeunes filles
00:20:43aujourd'hui placées
00:20:43en foyer
00:20:44qui sont en état de prostitution
00:20:46ce sont dans les rapports parlementaires
00:20:49des viols
00:20:49des agressions
00:20:50des violences quotidiennes
00:20:51qui sont documentées
00:20:52et donc il serait temps
00:20:53que le gouvernement
00:20:54prenne conscience
00:20:55de la gravité de la situation
00:20:56pour éviter à tout prix
00:20:58qu'il y ait demain
00:20:58de nouveaux Louis
00:20:59qui puissent mourir
00:21:00dans les conditions
00:21:00qui sont celles de ce jeune homme
00:21:03je rebondis sur ce que vous dites
00:21:04l'aide sociale à l'enfance
00:21:05est-ce qu'aujourd'hui
00:21:06c'est clair
00:21:06il faut tout remettre à plat
00:21:08et tout revoir
00:21:09pour éviter
00:21:10notamment des drames
00:21:11comme celui de Louis
00:21:12mais aussi
00:21:13vous le disiez très justement
00:21:14d'ailleurs
00:21:14protéger ces jeunes filles
00:21:15qui sont parfois
00:21:16amenées à être
00:21:18sous les filets
00:21:19des proxénètes
00:21:23évidemment
00:21:23mais ce qui est dramatique
00:21:24si vous voulez
00:21:24c'est que le diagnostic
00:21:25il a été fait
00:21:26il y a eu des enquêtes
00:21:27il y a eu des rapports parlementaires
00:21:29la seule chose qui manque
00:21:29maintenant c'est la volonté politique
00:21:31alors oui je sais
00:21:31les enfants ne votent pas
00:21:32c'est peut-être pour ça
00:21:33que le gouvernement
00:21:33se sent moins concerné
00:21:35mais aujourd'hui
00:21:36la faillite de l'aide sociale
00:21:37à l'enfance
00:21:37c'est une honte
00:21:39pour notre pays
00:21:40c'est une honte
00:21:41on est face à des enfants
00:21:42qui sont des enfants
00:21:44vulnérables
00:21:44qui sont des enfants fragiles
00:21:45qu'on place
00:21:46pour les sortir
00:21:47justement d'un contexte
00:21:48délicat
00:21:49et en fait qu'on livre
00:21:50à des agresseurs
00:21:51qu'on livre à des violeurs
00:21:52qu'on livre à des proxénètes
00:21:54c'est absolument insupportable
00:21:55on n'a pas les mots
00:21:56on n'a plus les mots
00:21:58donc évidemment
00:21:59qu'il faut que
00:21:59le drame de la mort de Louis
00:22:02impose une prise
00:22:02de conscience nationale
00:22:03une prise de conscience politique
00:22:05et qu'il y ait une réponse
00:22:06et l'une des réponses
00:22:07pardon
00:22:08mais on ne peut pas passer
00:22:09à côté de ce sujet non plus
00:22:11l'une des raisons
00:22:12de la faillite
00:22:13de l'aide sociale à l'enfance
00:22:13c'est aussi
00:22:14aujourd'hui
00:22:14parce que 20%
00:22:15des enfants flacés
00:22:16sont des mineurs
00:22:17clandestins isolés
00:22:18c'est un service public
00:22:20l'aide sociale à l'enfance
00:22:21qui est débordé
00:22:22qui est saturé
00:22:23qui est effondré
00:22:24à cause du sujet
00:22:25de l'immigration clandestine
00:22:27et ce sujet
00:22:28des MNA
00:22:29dont on sait aussi
00:22:30qu'ils sont malheureusement
00:22:32pourvoyeurs
00:22:32de délinquance
00:22:34sur un certain nombre
00:22:35de parties du territoire
00:22:36et donc là encore
00:22:37il faut une réponse globale
00:22:38il faut une réponse structurelle
00:22:39et non pas simplement
00:22:40une réponse
00:22:40d'émotion ponctuelle
00:22:42comme on a trop l'habitude
00:22:43de faire le gouvernement
00:22:44Mario Maréchal
00:22:45on constate effectivement
00:22:46que
00:22:47et pourtant
00:22:47la maman
00:22:48de Louis
00:22:49avait appelé
00:22:50à ce que des responsables politiques
00:22:51participent à cette marche blanche
00:22:53s'ils le souhaitaient
00:22:54mais ce que l'on constate
00:22:55c'est qu'effectivement
00:22:55il y a beaucoup de personnalités politiques
00:22:57mais plutôt de droite
00:22:58les personnalités de gauche
00:22:59ont l'air absentes
00:23:00comment vous expliquez
00:23:01cette absence ?
00:23:05Je ne comprends pas
00:23:05je ne comprends pas
00:23:07à partir du moment
00:23:07où la famille elle-même
00:23:09appelle à ce qu'on soit
00:23:10à leur côté
00:23:11je ne comprends pas
00:23:11que les cœurs de père
00:23:13et de mère
00:23:14ne viennent pas saigner
00:23:15aux côtés de cette famille
00:23:16ce n'est pas un sujet partisan
00:23:17ce n'est pas un sujet politicien
00:23:18je veux dire
00:23:19c'est un sujet
00:23:20qui devrait tous
00:23:20nous inquiéter
00:23:21nous occuper
00:23:21parce que
00:23:22hier ça a été l'ouï
00:23:24mais demain
00:23:24ça aurait pu être
00:23:25l'un de nos enfants
00:23:26mais moi je vois la gauche
00:23:27en effet plus affairée
00:23:28sur les plateaux
00:23:28à dénoncer
00:23:29la pseudo-récupération
00:23:30voilà cet argument
00:23:31en fait
00:23:31qui consiste à vouloir
00:23:32stériliser le débat
00:23:33à vouloir empêcher
00:23:34ceux qui veulent dénoncer
00:23:36les situations
00:23:37de le faire
00:23:38empêcher d'apporter
00:23:38des solutions
00:23:39empêcher de regarder
00:23:40les problèmes en face
00:23:41je trouve ça extrêmement malheureux
00:23:43mais je ne suis pas surprise
00:23:44et si au moins
00:23:45il pouvait y avoir
00:23:46une coalition des droits
00:23:47j'ai envie de dire
00:23:48la plus large possible
00:23:49sur ce sujet
00:23:49bon ben je pense que
00:23:50ce serait au moins
00:23:51une bonne nouvelle
00:23:52pour nos enfants
00:23:53Merci beaucoup Marion Maréchal
00:23:56Eurodéputée
00:23:56présidente du mouvement
00:23:58Identité Liberté
00:23:58d'avoir été avec nous
00:24:00en direct
00:24:00sur CNews
00:24:01peut-être une petite réaction
00:24:02sur ce que vient de dire
00:24:04Marion Maréchal
00:24:05effectivement
00:24:06c'est un constat
00:24:07finalement
00:24:07que l'on a fait
00:24:08aussi avant cette interview
00:24:11mais c'est la question
00:24:13de l'excuse de minorité
00:24:14c'est l'accueil
00:24:15de nos enfants
00:24:15dans la ZEU
00:24:16finalement
00:24:17le constat est là
00:24:19mais il faut trouver
00:24:20aujourd'hui
00:24:20des solutions
00:24:21et je reviens
00:24:22sur ce que vous disiez
00:24:22tout à l'heure
00:24:22Joseph Touvenel
00:24:23c'est bien beau
00:24:24d'avoir des constats
00:24:25c'est bien beau
00:24:26d'avoir les mots justes
00:24:27quand on est
00:24:27une personnalité politique
00:24:28mais aujourd'hui
00:24:29ce que veulent les français
00:24:30c'est des solutions
00:24:31des actes
00:24:32moi je note
00:24:33que la majorité sexuelle
00:24:34a été portée à 15 ans
00:24:36par Jack Lang
00:24:36c'est sous Jack Lang
00:24:37qu'on a décidé
00:24:38que c'était la majorité sexuelle
00:24:40c'est à dire
00:24:41qu'à partir
00:24:42d'une gamine
00:24:44ou un gamin de 16 ans
00:24:45qui dit
00:24:45moi j'ai rien à dire
00:24:49j'étais d'accord
00:24:49les parents
00:24:50peuvent rien dire
00:24:50comment se fait-il
00:24:51dans ces cas-là
00:24:52que la majorité pénale
00:24:53soit pas au même âge
00:24:55qu'est-ce qui le différencie
00:24:57si on considère
00:24:59que le jeune
00:25:02même pas un jeune adulte
00:25:03de 15 ans
00:25:03l'adolescent
00:25:04est capable d'être majeur
00:25:06alors ou il l'est sexuellement
00:25:07et il l'est aussi pénalement
00:25:09ou alors il l'est pas pénalement
00:25:10mais il l'est pas sexuellement
00:25:11il y a un manque de cohérence
00:25:12et puis sur les politiques
00:25:14quand la famille dit
00:25:15je veux pas de politique
00:25:15il est normal qu'il n'y en ait pas
00:25:16quand la famille souhaite
00:25:18la démarche de la famille
00:25:19elle est logique
00:25:20qu'est-ce que c'est
00:25:20que normalement la politique
00:25:21c'est la vie de la cité
00:25:24et quand on voit
00:25:25ce qui se passe
00:25:27de façon dramatique
00:25:29c'est vraiment la vie de la cité
00:25:30qui est en jeu
00:25:31et il est absolument anormal
00:25:33effectivement
00:25:34de voir qu'il n'y ait
00:25:36globalement
00:25:36qu'une seule couleur politique
00:25:37officiellement représentée
00:25:39et que les autres
00:25:40ne soient pas là
00:25:40les autres se cachent
00:25:41il y a un manque
00:25:42à la fois de cohérence
00:25:43et de courage
00:25:43de la part de gens
00:25:45normalement on devrait retrouver
00:25:46la droite, la gauche, le centre
00:25:47tout le monde
00:25:48tous les parents
00:25:49tous ceux qui sont attachés
00:25:51à ce que des enfants
00:25:52ne soient pas massacrés
00:25:53devrait être
00:25:54Allez Joseph
00:25:54on va marquer une courte page
00:25:56de publicité
00:25:56mais on aura l'occasion
00:25:57de revenir sur ce qu'a dit
00:25:58Marion Maréchal
00:25:59et notamment
00:26:00vous le disiez
00:26:00sur l'absence
00:26:01de cette personnalité de gauche
00:26:03restez avec nous
00:26:03on marque une courte page
00:26:05depuis tout de suite
00:26:09De retour dans 100% Actu
00:26:11merci d'être avec nous
00:26:12et soyez les bienvenus
00:26:13si vous venez de nous rejoindre
00:26:15émission largement consacrée
00:26:17bien sûr à la marche blanche
00:26:18qui se déroule actuellement
00:26:20pour rendre hommage à Louis
00:26:21du côté de Narbonne
00:26:22c'est là où avait été retrouvé
00:26:24le corps de l'adolescent
00:26:25de 17 ans
00:26:26sur l'un des chantiers
00:26:27de la ville
00:26:28l'adolescent tué
00:26:30assassiné par ce groupe
00:26:31de 5 jeunes
00:26:325 barbares
00:26:33même si bien sûr
00:26:34on va respecter
00:26:35la présomption d'innocence
00:26:36mais malheureusement
00:26:37ils ont aussi filmé
00:26:38leur acte
00:26:39ce qui rend encore une fois
00:26:40ce drame
00:26:41encore un peu plus terrible
00:26:42si je puis dire
00:26:43on va retourner sur le terrain
00:26:45puisque l'une de nos équipes
00:26:46est sur place
00:26:47et suit cette marche blanche
00:26:48Régine Delfour
00:26:49rebonjour
00:26:49comment se déroule
00:26:51cette marche blanche
00:26:52vous nous parliez tout à l'heure
00:26:53de gens qui applaudissaient
00:26:55de gens j'imagine aussi en colère
00:26:57et puis se mêlent aussi
00:26:58un peu d'émotion
00:27:03oui Michael
00:27:04beaucoup de gens en colère
00:27:06ici à Narbonne
00:27:08on est arrivé près
00:27:09en fait du chantier
00:27:10là où le corps de Louis
00:27:11a été retrouvé
00:27:13alors il y a une petite pause
00:27:14il y a de la musique
00:27:14qui est en train
00:27:16d'être jouée
00:27:17on a entendu
00:27:18beaucoup de slogans
00:27:19notamment en justice
00:27:20pour Louis
00:27:21il y a aussi
00:27:22des slogans
00:27:23qui réclament
00:27:24plus de fermeté
00:27:25par rapport
00:27:26évidemment aux personnes
00:27:28on va dire
00:27:28la route principale
00:27:29suspect
00:27:30et puis on a pu échanger
00:27:31avec son ambition
00:27:32qui m'accompagne
00:27:33avec beaucoup de personnes
00:27:35qui sont faites
00:27:36dans les personnes
00:27:37qui sont en cette marche
00:27:38il y a des couples
00:27:39il y a des jeunes
00:27:39il y a des familles
00:27:40il y a des personnes âgées
00:27:41c'est vraiment
00:27:42vous voyez
00:27:42il y a toutes les personnes
00:27:43en fait
00:27:44qui sont réunies
00:27:46ici à Narbonne
00:27:47et toutes en fait
00:27:47nous ont confié
00:27:48qu'elles étaient
00:27:49très en colère
00:27:49elles étaient en colère
00:27:50par rapport aux politiques
00:27:51menées depuis ces dernières années
00:27:53par rapport au fait
00:27:54que la justice
00:27:55ne soit pas toujours
00:27:56à pétrer
00:27:57cette grande marche
00:27:58en fait
00:27:58elle est là
00:27:59pour que ça stoppe
00:28:01en fait
00:28:01et nous ont dit
00:28:02que cette hyper-violence
00:28:03est devenu vraiment
00:28:04trop régulière
00:28:05préviante
00:28:05dans notre société française
00:28:06il fallait vraiment
00:28:07que les politiques
00:28:08comprennent ce qui se passe
00:28:09en France
00:28:10il fallait vraiment
00:28:11mettre le haut là
00:28:12et c'est pour ça
00:28:12que beaucoup
00:28:13ont fait le déplacement
00:28:13certains ont fait
00:28:145-6 heures de route
00:28:15mais qu'elles
00:28:16pour pouvoir être présentes
00:28:17aujourd'hui
00:28:17merci beaucoup
00:28:18Régine Delfour
00:28:20accompagnée
00:28:20d'Alexandra Bischoff
00:28:23et puis on voit
00:28:23effectivement
00:28:24ces français
00:28:24réunis
00:28:25du côté de Narbonne
00:28:27pour simplement dire
00:28:29qu'il ne faut pas
00:28:30que ce genre de drame
00:28:30se répète
00:28:32qui réclame la justice
00:28:33bien sûr
00:28:34pour Louis
00:28:35et on voit
00:28:36ces images
00:28:37voilà
00:28:37de français
00:28:39qui expriment
00:28:40leur ras-le-bol
00:28:41face à ce
00:28:42à ce nouveau
00:28:43drame
00:28:44on évoquait
00:28:45tout à l'heure
00:28:45juste avant la pause
00:28:46mais on aura l'occasion
00:28:47d'évoquer différents sujets
00:28:48puisqu'on écoutera aussi
00:28:49dans quelques minutes
00:28:49Marine Le Pen
00:28:50qui s'est exprimée
00:28:51sur cette affaire
00:28:53concernant l'ASE
00:28:54notamment
00:28:55mais on évoquait
00:28:56l'absence
00:28:57de personnalité politique
00:28:59de gauche
00:29:00Myriam
00:29:01comment
00:29:01aujourd'hui
00:29:02et on le disait
00:29:03avant la pause
00:29:03un sujet qui devrait
00:29:05être transpartisan
00:29:06qui concerne
00:29:06tous les français
00:29:08comment expliquer
00:29:09l'absence
00:29:09de personnalité
00:29:10de gauche
00:29:10à cette marche
00:29:12je vais avoir
00:29:12une analyse naïve
00:29:14en disant
00:29:14j'espère qu'ils ont cru
00:29:15que c'était une marche blanche
00:29:17qui ne devait pas avoir
00:29:18de teinte politique
00:29:18et donc ils ont voulu
00:29:19laisser la place
00:29:21vraiment à la parole
00:29:23de la famille
00:29:23je voudrais le croire
00:29:25mais je pense que
00:29:26là effectivement
00:29:27on est dans une lecture
00:29:29politique
00:29:29Marion Maréchal
00:29:30a mis le doigt
00:29:31sur deux points
00:29:32qui sont très importantes
00:29:33à mon sens
00:29:34elle a parlé
00:29:35d'une
00:29:35alors Myrème
00:29:37je vous interromps
00:29:38mais juste avant
00:29:38on va entendre
00:29:40effectivement
00:29:41la personne
00:29:42qui s'exprime
00:29:43actuellement
00:29:43du côté
00:29:43de la marche blanche
00:29:45du côté de Narbonne
00:29:53je n'ai pas envie
00:29:54de te dire au revoir
00:29:54et j'en suis incapable
00:29:56je vais parler de toi
00:29:58de nos premières nuits
00:29:59qu'on a passées ensemble
00:30:00depuis le jour
00:30:01de ta naissance
00:30:03de ces 8 mois
00:30:03de ces 8 mois d'allaitement
00:30:04tes yeux dans les miens
00:30:05quel beau bébé
00:30:06tu étais
00:30:08je n'étais pas préparée
00:30:09à l'enfant atypique
00:30:10que tu as été
00:30:12même si notre parcours
00:30:13a été difficile
00:30:14et compliqué
00:30:15notre lien
00:30:16toi et moi
00:30:17est indéfectible
00:30:19et notre amour
00:30:19en est de même
00:30:20et ça
00:30:21personne ne pourrait
00:30:22échanger quoi que ce soit
00:30:24combien de fois
00:30:24tu as pu me faire rire
00:30:26avec tes histoires
00:30:27à dormir debout
00:30:27l'oiseau qui rentrait
00:30:29dans ta chambre
00:30:29pour vider ton armoire
00:30:30tes fameux plans d'évasion
00:30:33tes histoires
00:30:34tes questions
00:30:34intelligentement farfelues
00:30:36au moment du coucher
00:30:37le soir venu
00:30:38tes câlins interminables
00:30:40et ce besoin viscéral
00:30:42d'être toujours
00:30:42l'un contre l'autre
00:30:43ton intelligence hors normes
00:30:45qui t'a permis
00:30:46qui t'a permis
00:30:47d'apprendre tout seul
00:30:49le vélo
00:30:50la guitare
00:30:51la natation
00:30:52ce côté autodidacte
00:30:54qui nous a laissé
00:30:54sans voix
00:30:55d'ailleurs
00:30:56ta guitare
00:30:56est toujours à la maison
00:30:59elle ne jouera plus
00:31:00elle restera silencieuse
00:31:02comme toi maintenant
00:31:04mais elle restera
00:31:05à sa place
00:31:07et moi
00:31:08je resterai
00:31:09à ma place
00:31:10mon fils
00:31:11celle de ta mère
00:31:13je suis au clair
00:31:14avec notre histoire
00:31:18chaque décision
00:31:19concernant ton parcours
00:31:20ton avenir
00:31:21nous avons toujours
00:31:22discuté ensemble
00:31:23à coeur ouvert
00:31:23et sans mensonge
00:31:24même si en grandissant
00:31:26tu devenais de plus en plus secret
00:31:27pour me protéger
00:31:28ou peut-être
00:31:29pour pas me décevoir
00:31:31moi
00:31:32naïve
00:31:32j'ai respecté ton espace
00:31:34tu devenais un jeune homme
00:31:36j'étais là
00:31:37derrière chacun de tes pas
00:31:39et grâce à la parole
00:31:40de tes amis
00:31:41aujourd'hui
00:31:41j'ai la certitude
00:31:42que tu le savais
00:31:44je vais continuer mon fils
00:31:46je ne marcherai plus
00:31:47derrière tes pas
00:31:48mais chaque pas
00:31:49que je ferai
00:31:50je les ferai pour toi
00:31:51je vais continuer mon fils
00:31:53continuer à me battre
00:31:54comme je l'ai fait
00:31:55depuis le jour de ta naissance
00:31:57avant que tu partes
00:31:58je t'ai promis
00:31:59que ton prénom
00:32:00traverserait la France entière
00:32:01que ton histoire
00:32:02fera naître le changement
00:32:03qu'on te devons
00:32:04que nous te devons
00:32:07je vais me battre
00:32:08jusqu'à ma dernière force
00:32:09s'il le faut
00:32:10pour que justice
00:32:10te soit rendue
00:32:12mais aujourd'hui
00:32:13la justice des hommes
00:32:14telle qu'elle est
00:32:14écrite ne me convient pas
00:32:18quand je t'ai dit
00:32:18que j'allais me battre
00:32:19pour que justice
00:32:20te soit rendue
00:32:21je vais me battre
00:32:21pour que leur peine
00:32:23soit la hauteur
00:32:23de ce qu'ils t'ont fait
00:32:24je ne veux plus
00:32:25entendre parler
00:32:26d'excuses de minorité
00:32:27est-ce que toi
00:32:28à mon fils
00:32:28on t'a donné
00:32:30est-ce qu'on a invoqué
00:32:31l'excuse de minorité
00:32:32pour t'excuser
00:32:33mais personne
00:32:34n'invoque ta minorité
00:32:35pour condamner plus servèrement
00:32:36ceux qui du même âge
00:32:37que le tien
00:32:38ont t'arraché
00:32:39à la vie
00:32:42parce que toi aussi
00:32:43mon fils
00:32:44t'avais une vie
00:32:45à construire
00:32:46un avenir
00:32:46à créer
00:32:47ce n'est pas
00:32:48ententable
00:32:49que tes assassins
00:32:51ne passent que 8
00:32:5210 ans
00:32:53de prison
00:32:54ou 20
00:32:55pour les plus âgés
00:32:55sans parler de remise
00:32:57de liberté
00:32:57pour bonne conduite
00:32:58ou toute autre
00:32:59remise de perle
00:33:00je me battrai
00:33:01mon fils
00:33:01je me battrai
00:33:02pour qu'ils prennent
00:33:03tous 30 ans
00:33:03de peine ferme
00:33:04incompressive
00:33:05définitive
00:33:06applaudissements
00:33:11applaudissements
00:33:15applaudissements
00:33:41Nous allons redonner tout le sens au mot « perpétuité ».
00:33:55Je le ferai pour toi, mon fils.
00:34:13Je le ferai pour toi, mon fils, mais aussi pour ne plus jamais ressentir cette colère, cette douleur, en voyant
00:34:19ces mêmes images dans les médias,
00:34:20pour que plus aucun père, aucune mère, frère, soeur, tante, oncle, grand-parent, ami, n'ait le cœur brisé comme
00:34:27nous l'avons aujourd'hui à vie.
00:34:31Merci d'être venus aussi nombreux.
00:34:56Merci d'être venus aussi nombreux aujourd'hui pour la mémoire, pour honorer la mémoire de mon fils.
00:35:01Par votre présence, vous nous prouvez à tous que nous sommes tous parents et enfants de France.
00:35:07Je vous invite, pour terminer ensemble cette dernière marche, de rester maintenant dans le recueillement, la bienveillance et le silence,
00:35:14pour que nos mots de demain aient l'impact qu'ils doivent avoir.
00:35:18Quant à toi, Boubou, comme je te l'ai dit, ce n'est pas un au revoir.
00:35:24Tu es avec moi, dans mes pensées, dans mon cœur, au plus profond de mon âme et de mes entrailles.
00:35:32À toujours et à jamais, je t'aime.
00:35:55Et voilà la maman de Louis qui s'est exprimée devant ces personnes présentes, présentes à cette marche blanche.
00:36:02Dernier hommage à Louis, tué par ce groupe de cinq jeunes.
00:36:08Il y a énormément de choses sur lesquelles on peut rebondir, effectivement, sur ce qu'a dit la mère de
00:36:12Louis.
00:36:13On a vu, bien sûr, son émotion et on la comprend.
00:36:16On disait tout à l'heure, on peut être père, mère, grand-père, grand-mère, mais tous les Français comprennent
00:36:22l'émotion de cette maman et ce qu'elle vit et ce drame.
00:36:26Et c'est terrible, mais il y a un autre aspect qui est très intéressant et c'est la volonté
00:36:32de cette mère de se battre.
00:36:33Elle dit « Je me battrai jusqu'au bout ».
00:36:36Et elle évoque, encore une fois, la justice.
00:36:38Et c'est la justice qui est finalement au cœur de son discours.
00:36:43Elle reprend plusieurs choses.
00:36:45Elle dit cette phrase qui est assez incroyable et qu'on peut reprendre.
00:36:48Et ça fait écho aussi à ce qu'elle avait dit dans le JDD.
00:36:51Mais la justice des hommes, aujourd'hui, ne me convient pas.
00:36:54C'est ce qu'elle dit.
00:36:55La justice des hommes ne me convient pas.
00:36:56Elle veut redonner son sens au mot « perpétuité ».
00:37:00Aujourd'hui, ce que vit cette maman et ce que ressentent les personnes qui sont présentes à cette marche blanche,
00:37:06c'est que la justice ne fait pas son job, ne fait pas son travail.
00:37:10Il faut plus de fermeté.
00:37:11C'est ce que veulent les Français.
00:37:13Est-ce que vous comprenez aujourd'hui ?
00:37:14Je vois que vous n'êtes peut-être pas d'accord, Alain, mais vous comprenez le message de cette maman
00:37:19qui est partagé, j'en ai aucun doute, par de très nombreux Français.
00:37:23Vous avez raison.
00:37:24Vous avez raison.
00:37:25Et quelque part, quand on regarde sa détresse, elle a raison.
00:37:31Mais ce n'est pas un déficit de justice.
00:37:34C'est un déficit de la loi.
00:37:37Et c'est totalement différent.
00:37:39C'est-à-dire qu'aujourd'hui, l'opinion publique a changé.
00:37:43Nous avions une opinion publique qui était organisée en trois parties.
00:37:47Ce n'a pas de sens, la peine de mort.
00:37:48La réclusion criminelle doit être la moins possible.
00:37:53Il faut donner une chance, un pardon.
00:37:56Et la troisième, c'est que les mineurs doivent avoir une seconde chance.
00:38:00On était organisé selon, effectivement, permettez-moi ce terme, dans un moment difficile de bienveillance de la loi.
00:38:06C'est ça l'idéologie.
00:38:07Et donc, c'est un problème politique et un problème de loi face à un problème d'application de la
00:38:13loi.
00:38:13Dans un problème de loi, aujourd'hui, les formules qui sont utilisées,
00:38:19tu tues comme un majeur, tu seras puni contre un majeur,
00:38:22voilà un élément qui n'a pas un phénomène de justice.
00:38:24Tu es comme un homme, tu paies comme un homme.
00:38:25Tu paies comme un homme.
00:38:26C'est-à-dire, si je l'avais repris dans mon langage à moi légal, c'est ce que ça
00:38:31veut dire.
00:38:31Et donc, à ce niveau-là, c'est un déficit de valeur.
00:38:35Et que la valeur, aujourd'hui, n'est plus celle de la minorité.
00:38:38Et c'est très bien.
00:38:39Ça doit se faire.
00:38:40C'est la valeur de la victime.
00:38:42Ensuite, il y a, c'est toujours en regard, non pas à la justice, mais à la loi.
00:38:46C'est-à-dire, l'idéologie qui fait notre peuple français face à Saltois.
00:38:49C'est la notion d'excuse de minorité.
00:38:51Attention, là encore.
00:38:53L'excuse de minorité, c'est de dire qu'en dessous de 18 ans, on est tous mineurs.
00:38:56Mais on sent bien que ce n'est plus du tout la même chose aujourd'hui que ce principe.
00:39:00C'est 13 ans, la limite.
00:39:02Là, il n'y a pas de condamnation.
00:39:04Mais en 13 et 15 ans, quand on voit la violence sur les réseaux sociaux,
00:39:08c'est déjà insupportable.
00:39:09Et bien entendu, 15 ans et 18, il n'y a quasiment plus de différence
00:39:13si ce n'est la réponse sociale à un acte personnel.
00:39:18Et donc, il faut changer d'abord la loi.
00:39:21Et peut-être que l'opinion publique aujourd'hui se retrouve à l'intérieur de la loi
00:39:25avant d'accuser le phénomène de justice, c'est-à-dire l'application de la loi.
00:39:29C'est un changement de loi, c'est un changement de paradigme sur le plan légal.
00:39:33Myriam, je vous redonne la parole parce qu'effectivement, vous avez été interrompu tout à l'heure.
00:39:37Mais ce discours est touchant, déjà d'une part, forcément,
00:39:43parce qu'on voit toute l'émotion de cette maman qui a perdu son fils de manière tragique.
00:39:48Et puis, il y a le fond aussi, cette volonté de cette maman de se battre,
00:39:55de faire en sorte que les choses changent,
00:39:57qu'il n'y ait plus de Louis, de Liana, de Théo.
00:40:02On pourrait en citer beaucoup, malheureusement, de Philippines.
00:40:06Ils sont malheureusement aujourd'hui trop nombreux.
00:40:07Mais aujourd'hui, c'est intéressant.
00:40:10Ce qu'elle dit, c'est qu'elle considère que la justice n'est pas à la hauteur,
00:40:15que la justice ne condamne pas assez sévèrement ces individus qui font preuve de barbarie.
00:40:21Il y a deux séquences dans le discours de cette maman qui fait écho à chacun d'entre nous,
00:40:25qu'on soit mère, père ou frère ou sœur.
00:40:27Et effectivement, elle rappelle le lien indéfectible, unique entre une maman et son fils,
00:40:31parce qu'elle l'a vu naître, elle l'a vu porter, etc.
00:40:33Et ça, je crois, c'est pour ça qu'une marche blanche, le traumatisme,
00:40:36c'est après, une fois qu'on a fait la marche blanche,
00:40:38c'est qu'est-ce qui se passe après, c'est après que le plus dur arrive.
00:40:41Et cette deuxième partie...
00:40:42Avec cette phrase, permettez-moi, parce que je voudrais quand même rappeler ce qu'a dit la maman de Louis,
00:40:47parce qu'il y a la partie judiciaire, si je puis dire, et la partie émotion.
00:40:50Mais quand elle dit, parce qu'on sait que Louis adorait la guitare,
00:40:54quand elle dit « la guitare restera silencieuse tout comme toi »,
00:40:57c'est des mots qui nous interpellent, qui nous touchent en tant qu'être humain.
00:41:04Même si ces individus n'ont pas fait preuve d'humanisme, je puis dire.
00:41:07C'est ce que l'adage dit, tu n'es plus là où tu étais,
00:41:10mais tu seras partout là où je suis, quand quelqu'un est décédé,
00:41:13que c'est très difficile à supporter.
00:41:14Ça revient à peu près à dire ça.
00:41:17Et cette guitare, si elle est le symbole de Louis,
00:41:18elle est surtout l'histoire entre une maman et son enfant.
00:41:21Et elle le dit, on a eu des moments difficiles.
00:41:24Vous savez, quand on éduque un enfant, vos enfants sont jeunes,
00:41:26mais on a toujours des moments où on doute,
00:41:28où l'enfant veut partir, et elle dit « j'ai peut-être été naïve »
00:41:31parce qu'elle doit se faire des reproches, je ne l'ai peut-être pas assez accompagnée.
00:41:34Oui, parce que Louis était TDHA.
00:41:36Il avait un trouble déficitaire, un déficit de l'attention.
00:41:40Un trouble de l'attention avec hyperactivité.
00:41:43Et ça, c'est très difficile parce que ça crée également
00:41:45quelquefois de la déscolarisation, quelquefois de bons résultats,
00:41:49quelquefois de mauvais résultats,
00:41:50et quelquefois des actions qu'on n'arrive pas également à comprendre.
00:41:53Donc oui, c'est très difficile.
00:41:54Et nous, en tant que parents, on ne fait jamais bien.
00:41:58Mais c'est vrai que quand un enfant dysfonctionne,
00:42:00on se dit « c'est toujours de notre faute.
00:42:02Qu'est-ce que j'aurais pu faire ?
00:42:03Qu'est-ce que je n'ai pas su faire ?
00:42:05Comment je n'ai pas su l'accompagner quand le malheur arrive ? »
00:42:08Eh bien, c'est la faute d'abord de la maman, du papa ou des parents.
00:42:11Voilà.
00:42:12Donc je pense qu'il y a une certaine culpabilité.
00:42:14Elle le dit à sa manière.
00:42:15Et puis derrière, il y a cette colère qui monte
00:42:17et qui demande des réponses.
00:42:19C'est une marche blanche un peu différente
00:42:20de celle qu'on a connue pour Liana.
00:42:22Parce que là, juste derrière, il y a vraiment des messages forts,
00:42:25une volonté de justice, de protection.
00:42:28Et puis elle accuse nommément la justice.
00:42:30Alors on l'a accusée très clairement pour Liana.
00:42:33Là, en l'occurrence, on accuse les défaillances
00:42:35de l'ASE et de la protection de l'enfance.
00:42:37On dit, comme pour la justice, qu'elles sont débordées.
00:42:40Myriam, on va marquer une courte page de publicité.
00:42:42On sera dans quelques minutes avec Eric Zemmour
00:42:43qui participe également à cette marche blanche.
00:42:46On revient dans un instant.
00:42:47A tout de suite.
00:42:51Il est bientôt midi.
00:42:53100% Actu, ça continue.
00:42:54Merci beaucoup d'être avec nous.
00:42:55Et soyez les bienvenus si vous venez de nous rejoindre.
00:42:57Émission largement consacrée à cette marche blanche
00:43:00pour rendre hommage à Louis du côté de Narbonne.
00:43:03Et on va d'ailleurs tout de suite retrouver Eric Zemmour
00:43:06qui nous attend.
00:43:07Bonjour Eric Zemmour.
00:43:08Vous êtes le président du parti Reconquête.
00:43:11J'aimerais, Eric Zemmour, vous faire réagir
00:43:13sur ce que vient de dire la maman de Louis
00:43:16qui s'est exprimée il y a quelques minutes.
00:43:18Et cette phrase,
00:43:19la justice des hommes aujourd'hui ne me convient pas.
00:43:21Est-ce que vous partagez ce constat ?
00:43:23Cette justice aussi ne vous convient pas.
00:43:27Oui, bien sûr.
00:43:28On sait bien que la justice ne convient à aucun Français
00:43:32depuis 30 ans qu'elle a cessé largement
00:43:35de protéger les Français,
00:43:37qu'elle a cessé depuis longtemps
00:43:39de protéger les victimes innocentes
00:43:41et qu'elle a des trésors d'excuses
00:43:45pour les criminels et les gens qui les volent,
00:43:49qui les violent, qui les tuent.
00:43:50On sait bien, ça fait des années qu'on le dit.
00:43:53Vous savez, moi j'ai écrit des livres là-dessus,
00:43:55il y a des décennies.
00:43:57Donc si vous voulez, c'est un sujet qui me hante
00:43:59depuis longtemps.
00:44:00Il y a eu un basculement de la justice française
00:44:03depuis 30 ans, 40 ans
00:44:06qui, pour des raisons idéologiques,
00:44:08pour certains d'entre les juges,
00:44:10a décidé de ne plus protéger en vérité
00:44:12les victimes françaises.
00:44:13Ça, c'est la première chose qui est essentielle.
00:44:16Qui a déclaré
00:44:18qu'elle ne veut plus d'excuses de minorité
00:44:20et qu'elle veut redonner du sens aussi
00:44:22au mot perpétuité ?
00:44:23C'est un constat, j'imagine, que vous partagez.
00:44:27Bien sûr, vous savez, on propose à reconquête
00:44:30depuis des années de réformer considérablement,
00:44:33de révolutionner, je dirais,
00:44:36le corpus judiciaire avec des peines planchées,
00:44:40avec des constructions d'abord de dizaines
00:44:42de milliers de places de prison,
00:44:45avec la suppression du juge des libertés,
00:44:49du juge d'application des peines.
00:44:51On sait qu'aujourd'hui, il y a une différence énorme
00:44:55entre les peines qui sont encourues,
00:44:58les peines qui sont prononcées
00:44:59et les peines qui sont vraiment exécutées.
00:45:01Donc on sait bien qu'il faut réviser tout ça.
00:45:04Cette affaire et ce meurtre de Louis
00:45:07a mis en lumière aussi les dysfonctionnements
00:45:10de l'aide sociale à l'enfance.
00:45:12Là aussi, pour vous, c'est une priorité.
00:45:14Il faut tout remettre à plat
00:45:18et protéger surtout nos enfants
00:45:19qui sont encadrés dans ces structures de l'AZE.
00:45:24Non mais là, vous avez raison.
00:45:26Si vous voulez, ça a mis en lumière...
00:45:28Vous dites dysfonctionnement, c'est une litote.
00:45:30C'est absolument scandaleux
00:45:32et vraiment indigne.
00:45:34Ce qui se passe, j'entends parler
00:45:36de prostitution d'enfants de 11 ans, 12 ans
00:45:38qui sont prostitués par leur propre moniteur.
00:45:42Là, on est dans l'horreur absolue.
00:45:45Franchement, je ne pouvais pas penser
00:45:46que ce fût imaginable.
00:45:48Donc il faut évidemment faire un ménage là-dedans
00:45:52qui est vraiment indispensable.
00:45:55C'est absolument scandaleux.
00:45:57Aujourd'hui, qu'est-ce que vous attendez
00:45:59de la justice française par rapport à ces individus,
00:46:02ces cinq jeunes, ces présumés meurtriers
00:46:04qui ont commis un acte barbare,
00:46:06qui ont laissé agoniser Louis dans ce chantier ?
00:46:09Est-ce qu'aujourd'hui, vous attendez une réponse ferme
00:46:11où vous craignez malheureusement d'être encore une fois
00:46:13déçus par la décision des juges ?
00:46:17Écoutez, on peut toujours espérer.
00:46:19Après tout, on peut espérer
00:46:21qu'on trouvera enfin des juges
00:46:23qui sont conscients
00:46:25de l'exemplarité des peines
00:46:27et qui se souviennent
00:46:28qu'ils jugent au nom du peuple français
00:46:31et non pas au nom d'une idéologie
00:46:34gauchisante de la victimisation.
00:46:36Bon, on peut l'espérer.
00:46:37Je crains malheureusement
00:46:38que ça continue comme avant,
00:46:41une fois passée l'émotion.
00:46:43Et je voudrais dire que nous sommes...
00:46:45Il faut le remettre dans le contexte.
00:46:46Cette mort de Louis n'est pas une mort
00:46:48qui tombe comme ça.
00:46:49Il y a eu une succession d'agressions,
00:46:52de morts, de crimes horribles,
00:46:54de buis la petite Lola,
00:46:56le Thomas, Elias,
00:46:59Philippine et bien d'autres
00:47:00qui sont tombés sous les coups
00:47:03de jeunes violents
00:47:06et qui les considèrent comme des ennemis.
00:47:09Qui les considèrent comme des ennemis
00:47:11par leur religion,
00:47:12par leur nationalité,
00:47:13par simplement leur race blanche,
00:47:17entre guillemets.
00:47:17Je pense qu'il faut tenir compte de ça.
00:47:20C'est une guerre qui a lieu sur notre sol
00:47:22et nous devons absolument
00:47:24enfin en prendre conscience.
00:47:26Et c'est pour ça que je crains
00:47:27que dans le cadre actuel
00:47:30à la fois de la justice
00:47:31et du pouvoir,
00:47:33on ne refuse de voir
00:47:35cette dure réalité.
00:47:37Dernière question.
00:47:37Vous évoquiez la violence
00:47:39chez les jeunes
00:47:39et on en parlait juste avant la pause
00:47:41de cette ultra-violence
00:47:42chez les jeunes.
00:47:43Comment ils mettent fin aujourd'hui
00:47:44et qu'est-ce qui explique
00:47:45qu'aujourd'hui,
00:47:46un jeune qui a 15 ans
00:47:47n'a plus rien à voir
00:47:49avec un jeune de 15 ans
00:47:50d'il y a 20, 30 ou 40 ans,
00:47:53voire plus ?
00:47:56Mais parce que
00:47:57il est fallacieux
00:47:58de dire que c'est un jeune.
00:48:00Ce n'est pas un jeune.
00:48:02Les jeunes français
00:48:03ne sont pas soudain
00:48:04devenus des barbares.
00:48:06Simplement,
00:48:07nous avons aujourd'hui
00:48:08de nombreux jeunes
00:48:11qui viennent
00:48:11d'une autre culture,
00:48:13d'une autre civilisation
00:48:14qui n'ont pas connu
00:48:15justement
00:48:15ce fameux processus
00:48:17de civilisation
00:48:18qui court sur plusieurs siècles
00:48:19et qui nous a
00:48:20qui a contraint
00:48:22notre peuple
00:48:23petit à petit
00:48:24à contenir
00:48:25ses passions
00:48:26et ses pulsions.
00:48:27C'est un autre système
00:48:28de pensée,
00:48:29un autre système
00:48:30de civilisation
00:48:30qui n'interdit pas
00:48:33la violence,
00:48:33qui ne la censure pas,
00:48:34qui la sanctionne
00:48:35a posteriori
00:48:36et le contact
00:48:37entre ces deux peuples,
00:48:38entre ces deux civilisations
00:48:39est absolument explosif
00:48:41et il finit d'ailleurs
00:48:43par
00:48:45convertir,
00:48:46par
00:48:47corroder
00:48:48l'esprit
00:48:49de jeunes français
00:48:49qui sont
00:48:50assimilés à l'envers
00:48:52et qui s'agrègent
00:48:54à ces jeunes
00:48:56violents
00:48:57par fascination
00:48:58de la violence
00:48:58parce qu'ils croient
00:48:59être une forme
00:49:01de virilité.
00:49:02Donc si vous voulez,
00:49:03c'est absolument
00:49:04catastrophique
00:49:05mais c'est une situation
00:49:05que j'analyse
00:49:07depuis des années
00:49:07voire des décennies
00:49:09et il faut absolument
00:49:11arrêter,
00:49:12arrêter,
00:49:13arrêter cela
00:49:13et arrêter
00:49:15cette invasion
00:49:16que nous subissons
00:49:16depuis des décennies.
00:49:18Voilà.
00:49:18C'est la seule solution.
00:49:20La solution
00:49:21c'est d'arrêter
00:49:22l'invasion
00:49:22et d'engager
00:49:23enfin une remigration
00:49:25des gens
00:49:26que nous ne tolérons
00:49:27plus sur notre sol
00:49:28car ils sont violents
00:49:29et car ils ne respectent
00:49:30pas nos lois
00:49:31ni notre culture
00:49:32ni notre civilisation.
00:49:34Merci beaucoup
00:49:35Éric Zemmour
00:49:36de nous avoir accordé
00:49:37ces quelques minutes
00:49:39vous qui participez
00:49:39à cette marche blanche.
00:49:41Dernier hommage
00:49:42à Louis du côté
00:49:43de Narbonne.
00:49:44Je tiens tout de même
00:49:45à préciser effectivement
00:49:46que les présumés
00:49:47meurtriers
00:49:47sont bel et bien français
00:49:49et je parle
00:49:50sous votre autorité
00:49:52Mathieu Deves
00:49:52qui nous a rejoint
00:49:54bonjour
00:49:54du service police justice
00:49:56trois mineurs
00:49:56deux majeurs
00:49:58tous de nationalité française
00:49:59tous mis en examen
00:50:01pour tentative
00:50:02d'assassinat
00:50:03à ce stade.
00:50:03Je me tourne vers vous
00:50:05Alain
00:50:05parce que c'est intéressant
00:50:06aussi ce que disait
00:50:07tout à l'heure
00:50:08notamment la mère de Louis
00:50:09ce que dit
00:50:09Éric Zemmour également
00:50:10mais aujourd'hui
00:50:11que risquent
00:50:12ces mineurs
00:50:14est-ce qu'ils vont
00:50:16écoper d'une peine
00:50:17de huit ans
00:50:17dix ans
00:50:18c'est ce que disait
00:50:18la maman de Louis
00:50:19tout à l'heure
00:50:19ou est-ce qu'effectivement
00:50:20la justice peut se montrer
00:50:22plus sévère
00:50:22au vu des éléments
00:50:23dont on dispose actuellement ?
00:50:25On va disposer
00:50:26de vidéos
00:50:27ce qui est navrant
00:50:29ce qui est une horreur
00:50:30mais qui vont permettre
00:50:31aux avocats
00:50:32de faire une analyse
00:50:33beaucoup plus fine
00:50:34de la participation
00:50:35de chacun
00:50:36de ces cinq personnes
00:50:37à l'acte
00:50:38L'excuse de minorité
00:50:40ça diminue
00:50:42la peine
00:50:42de moitié
00:50:43ça c'est
00:50:44les premiers éléments
00:50:45et si on veut
00:50:46calculer
00:50:47c'est assez difficile
00:50:48je ne connais pas
00:50:49deux têtes
00:50:49mais tous les éléments
00:50:50font qu'on va
00:50:52vers une peine
00:50:54extrêmement importante
00:50:55pourquoi ?
00:50:56Parce que
00:50:56Vers la perpétuité ?
00:50:58Vers la perpétuité
00:50:58oui
00:50:59pour les non mineurs
00:51:00pour les non mineurs
00:51:01parce qu'on a
00:51:03une attaque
00:51:04une attaque
00:51:05de barbarie
00:51:05en groupe
00:51:06on a peut-être
00:51:06la préméditation
00:51:07on a le fait
00:51:09qu'on est face
00:51:10à une victime
00:51:10handicapée
00:51:12et on a
00:51:13une prise de vue
00:51:14semble-t-il
00:51:15un aller-retour
00:51:16on a non-assistance
00:51:17à personne
00:51:18bien évidemment
00:51:18en situation
00:51:19de très grande
00:51:20difficulté
00:51:20donc toutes les
00:51:21circonstances
00:51:22nous mènent
00:51:23au maximum
00:51:23de la peine
00:51:24Pour les mineurs
00:51:25pour les majeurs
00:51:27c'est la peine
00:51:28des majeurs
00:51:29divisée par deux
00:51:30et après
00:51:31de la même manière
00:51:32on va
00:51:34on va
00:51:34réanalyser
00:51:35chacun des actes
00:51:36ce qui est intéressant
00:51:37à noter
00:51:37dans un cadre
00:51:39de ce type
00:51:39c'est que la vidéo
00:51:40qui est une horreur
00:51:41va permettre
00:51:42en fait
00:51:42encore mieux
00:51:43une personnalisation
00:51:44des peines
00:51:44parce que ces gens-là
00:51:45ne sont plus anonymes
00:51:46comme on l'avait fait
00:51:47en 1995
00:51:47ces gens-là
00:51:48veulent qu'on reconnaisse
00:51:49leur culpabilité
00:51:50et bien avec la vidéo
00:51:51ce sera plus ou moins facile
00:51:53parce qu'il faudra déterminer
00:51:54la présence
00:51:55effectivement sur les lieux
00:51:56ça c'est assez facile
00:51:57l'acte
00:51:58l'acte
00:51:59qui a entraîné la mort
00:52:00c'est peut-être pas forcément
00:52:01tous les actes
00:52:02il y en a un
00:52:02et chacun des avocats
00:52:03va essayer de décrire
00:52:04en disant que
00:52:05ce n'est pas son client
00:52:06bien évidemment
00:52:07pour le protéger
00:52:08qui a donné
00:52:09le coup mortel
00:52:10ensuite c'est la réunion
00:52:12de ces coups mortels
00:52:13ensuite c'est
00:52:13les conséquences
00:52:14de ces coups mortels
00:52:15en réunion
00:52:16et à chaque fois
00:52:17dans un état de droit
00:52:18de personnalisation
00:52:19des peines
00:52:19il va y avoir
00:52:21une définition
00:52:22la plus précise possible
00:52:24de la peine
00:52:24par rapport à l'acte
00:52:27réaction
00:52:27parce qu'on n'a pas eu
00:52:29le temps
00:52:29juste avant la pause
00:52:30effectivement
00:52:31de revenir
00:52:31sur ce que disait
00:52:32la maman de Louis
00:52:33et j'aimerais qu'on revienne
00:52:34quand même
00:52:34parce que je pense
00:52:35que c'est le message
00:52:37le plus touchant
00:52:38le plus impactant
00:52:39si je puis dire
00:52:40de cette marche blanche
00:52:42de cet hommage
00:52:44elle dit
00:52:45cette justice
00:52:46ne me convient pas
00:52:47Joseph Touvenel
00:52:48je ne veux plus
00:52:50d'excuses de minorité
00:52:51en fait
00:52:51ce qu'elle souhaite
00:52:52la maman de Louis
00:52:52c'est que les 5 individus
00:52:53qui ont a priori tué
00:52:56et on va respecter
00:52:56la présomption d'innocence
00:52:57mais tué Louis
00:52:58soit jugé
00:53:00de la même manière
00:53:01finalement
00:53:01qu'il n'y ait pas
00:53:01de différence
00:53:02entre les mineurs
00:53:03et les majeurs
00:53:03qu'il paie
00:53:04pour ce crime
00:53:05que justice soit faite
00:53:06vous avez remarqué
00:53:07Mickaël
00:53:07qu'elle parle à son fils
00:53:08au présent
00:53:09elle va même lui parler
00:53:10d'avenir
00:53:12parce que pour un parent
00:53:14c'est une manière
00:53:15de le faire vivre
00:53:17on peut le maintenir
00:53:17toujours là
00:53:18présent
00:53:18mais dans le même temps
00:53:22on voit
00:53:22et puis elle termine aussi
00:53:23par quelque chose
00:53:24qui est important
00:53:24elle termine par des mots
00:53:26qui sont des mots
00:53:27de bienveillance
00:53:29c'est à dire que
00:53:30on est dans une société
00:53:32moi j'ai l'impression
00:53:32de marche blanche
00:53:33en marche blanche
00:53:34d'être pris
00:53:35comme si j'étais
00:53:36dans les anneaux
00:53:36d'un anaconda
00:53:37vous savez
00:53:37ce serpent géant
00:53:39qui petit à petit
00:53:39vous enserre
00:53:40vous étouffe
00:53:41vous étouffe
00:53:41la France étouffe
00:53:43et on a encore
00:53:44cet acte de civilisation
00:53:46et de cette mère
00:53:46qui souffre
00:53:47de ne pas appeler
00:53:48à la violence
00:53:49et de ne pas appeler
00:53:49à la haine
00:53:50il y a de la grandeur
00:53:51dans la fin
00:53:52de son discours
00:53:53malgré sa souffrance
00:53:54et il faudrait
00:53:55que nos autorités
00:53:56politiques
00:53:56mais que ce soit
00:53:57de droite
00:53:58de gauche
00:53:59prennent conscience
00:54:00de la souffrance
00:54:01de cette France
00:54:01voilà l'occurrence
00:54:02de droite
00:54:02puisque à gauche
00:54:03il n'y a pas grand monde
00:54:03oui mais justement
00:54:04où sont-ils
00:54:06que font-ils
00:54:07à part bavarder
00:54:08bavasser
00:54:09faire des mots
00:54:10des promesses
00:54:10des conférences de presse
00:54:12des discours
00:54:12où sont-ils dans les actes
00:54:14je rappelle que Louis
00:54:15était un enfant
00:54:17confié à la République
00:54:18à l'ASE
00:54:19la République
00:54:20l'a abandonné
00:54:21alors que lui-même
00:54:22avait tiré un signal d'alarme
00:54:23il avait porté plainte
00:54:25oui et on écoutera
00:54:26dans un instant
00:54:26Marine Le Pen
00:54:27d'ailleurs au sujet
00:54:27de l'ASE
00:54:28mais juste avant
00:54:29Caroline Pilastre
00:54:30ce qu'on constate aussi
00:54:32c'est que les parents
00:54:33des victimes
00:54:34désormais prennent la parole
00:54:35avant ils restaient
00:54:37silencieux
00:54:38ils ne voulaient pas
00:54:38forcément médiatiser
00:54:40ces affaires
00:54:40or aujourd'hui
00:54:41on assiste à quelque chose
00:54:42qui est totalement différent
00:54:43peut-être aussi
00:54:44grâce à CNews
00:54:46grâce à Europe 1
00:54:47au JDD
00:54:48à tous ces médias
00:54:50qui mettent en lumière
00:54:51finalement
00:54:51ces drames
00:54:52ces drames
00:54:53qui brisent des vies
00:54:54qui brisent des familles
00:54:55et aujourd'hui effectivement
00:54:56ces familles
00:54:56ont décidé de parler
00:54:57et on constate
00:54:59malheureusement
00:54:59ça ne devrait pas être le cas
00:55:00mais que la médiatisation
00:55:03change totalement
00:55:04les choses
00:55:05et que les dossiers
00:55:06sont mis en lumière
00:55:07et que les politiques
00:55:08s'en saisissent
00:55:09et que les choses
00:55:10changent
00:55:10ou en tout cas
00:55:11on l'espère
00:55:11qu'elles vont changer
00:55:12mais c'est ce qu'on constate
00:55:14c'est qu'aujourd'hui
00:55:14si les médias
00:55:15nos médias
00:55:16n'en parlaient pas
00:55:17de ces affaires
00:55:18malheureusement
00:55:19ça serait mis sous le tapis
00:55:19les parents se diraient
00:55:20bon de toute façon
00:55:21ça ne sert à rien
00:55:22de médiatiser ces affaires
00:55:23parce que ça va nulle part
00:55:23et aujourd'hui
00:55:24on constate qu'effectivement
00:55:25les parents décident
00:55:26de prendre la parole
00:55:27et là aussi
00:55:27c'est un changement
00:55:28déjà dire que
00:55:29cette maman
00:55:30ainsi que cette famille
00:55:31même si c'est un lieu commun
00:55:32est digne autant
00:55:34que courageuse
00:55:35j'ai trouvé également
00:55:36qu'il y avait
00:55:36beaucoup de bienveillance
00:55:37sans résilience
00:55:38moi je ne suis pas
00:55:39pour le slogan
00:55:41ni oubli
00:55:41ni pardon
00:55:42non absolument pas
00:55:43vous avez assassiné
00:55:44un être cher
00:55:45gratuitement
00:55:46en vous amusant
00:55:47vous payez à la hauteur
00:55:48de cet acte là
00:55:49pas de repentance
00:55:50pour ces gens là
00:55:51me concernant
00:55:52après chacun est libre
00:55:53de penser ce qu'il veut
00:55:53en fonction de ses opinions
00:55:54et de sa sensibilité
00:55:56pourquoi est-ce que
00:55:57les victimes
00:55:58ne parlaient pas
00:55:59jusqu'à il y a encore peu
00:56:00parce qu'il y avait
00:56:01une doxa médiatique
00:56:02et il faut le dire
00:56:03sans tourner autour du pot
00:56:04il y a les bonnes
00:56:05et les mauvaises affaires
00:56:06il y a les bonnes
00:56:07et les mauvaises victimes
00:56:07il y a les bons
00:56:08et les mauvais coupables
00:56:09certaines histoires
00:56:10intéressent plus que d'autres
00:56:11c'est comme ça
00:56:12ça s'appelle l'actualité
00:56:13et en fonction des lignes éditoriales
00:56:15et des angles
00:56:15des différentes chaînes
00:56:17dans les médias
00:56:17ça ne devrait pas être comme ça
00:56:18ça ne devrait pas être comme ça
00:56:19parce que c'est un sujet
00:56:20une fois de plus
00:56:21apolitique et transpartisan
00:56:23comme énormément de sujets
00:56:24nous concernant en France
00:56:26et dans le monde entier
00:56:27ces victimes
00:56:28n'osaient pas parler
00:56:29parce qu'elles avaient aussi peur
00:56:30de ne pas être cru
00:56:32d'être dissuadées rapidement
00:56:34on en parlait en offre
00:56:36et encore aujourd'hui
00:56:36pardonnez-moi
00:56:37Caroline Pilast
00:56:38mais encore aujourd'hui
00:56:38les victimes
00:56:39ne sont pas entendues
00:56:40Louis n'a pas été entendue
00:56:43Rosa n'a pas été entendue
00:56:44plus globalement
00:56:45au niveau du système
00:56:46en parler du système médiatique
00:56:48ça fait un écho
00:56:49il y a un impact
00:56:50forcément
00:56:51quand on en parle
00:56:52sur une chaîne
00:56:53cela va avoir
00:56:54une résonance nationale
00:56:56mais effectivement
00:56:57au niveau du système
00:56:58il y a un manque
00:56:59de considération
00:57:00de prise en considération
00:57:01des victimes
00:57:02et des citoyens
00:57:03en règle générale
00:57:04dans ce pays
00:57:05quel que soit leur profil
00:57:06et leur sociologie
00:57:07on le voit
00:57:08pourquoi est-ce que là
00:57:08ça craque
00:57:09pourquoi est-ce que
00:57:10tous ces citoyens
00:57:11se sont mobilisés
00:57:12c'est une marche politique
00:57:13effectivement
00:57:14autant qu'émotionnelle
00:57:16et pour répondre à la question
00:57:17pourquoi il n'y a pas
00:57:17la gauche actuellement
00:57:18parce que
00:57:19n'oublions pas
00:57:20pas de gauche à la marche blanche
00:57:21et pas de réaction
00:57:22ou pas plus que ça d'ailleurs
00:57:23parce que nous sommes aussi
00:57:24dans une période pré-électorale
00:57:26qu'il faut donner des gages
00:57:28à son électorat
00:57:29et que les représentants politiques
00:57:31actuellement
00:57:32qui se mobilisent
00:57:33dans cette marche
00:57:34aujourd'hui
00:57:34qui est orientée à droite
00:57:36sont considérés
00:57:37comme de la kryptonite
00:57:38pour la gauche
00:57:39et la gauche de la gauche
00:57:40il ne faut pas se leurrer
00:57:42les citoyens ne se leurrent pas
00:57:43alors qu'ils sont accusés
00:57:43de récupération politique
00:57:44mais en fait non
00:57:46le constat c'est surtout
00:57:47qu'ils se saisissent
00:57:48de dossiers
00:57:48et d'affaires
00:57:49et de drames
00:57:50qui devraient tous nous concerner
00:57:52il n'y a pas de clivage
00:57:53dans la mort d'un enfant
00:57:54et dans la mort d'une personne
00:57:55qui a été horriblement assassinée
00:57:57Caroline Pilastro
00:57:57on va écouter Marine Le Pen
00:57:58qui était du côté de Liévin
00:58:00hier
00:58:01aux côtés de Jordan Bardella
00:58:02notamment
00:58:03elle s'est exprimée
00:58:04effectivement
00:58:04sur ce drame
00:58:05et sur le meurtre
00:58:06l'assassinat de Louis
00:58:07écoutez ce que disait
00:58:08Marine Le Pen
00:58:09leader du RN
00:58:10concernant Louis
00:58:11et ce drame
00:58:14qu'est-ce qui a été fait
00:58:15pour protéger
00:58:16le petit Louis
00:58:17qui était confié
00:58:19aux soins
00:58:19de l'Etat
00:58:20il était
00:58:22à l'aide sociale
00:58:23à l'enfance
00:58:24ils auraient dû le protéger
00:58:25ils auraient dû entendre
00:58:28sa plainte
00:58:29il a porté plainte
00:58:30et personne
00:58:32ne l'a protégé
00:58:34mais
00:58:36c'est Louis
00:58:37c'est Liana
00:58:39c'est Philippine
00:58:41c'est Elias
00:58:42c'est Thomas
00:58:45il va falloir
00:58:47faire preuve
00:58:48d'une fermeté
00:58:48c'est absolument
00:58:49totale
00:58:50mes chers amis
00:58:51et il faudra
00:58:52tout revoir
00:58:52parce que là encore
00:58:54plus rien ne fonctionne
00:58:55ni dans la protection
00:58:57des enfants
00:58:58ni dans le fonctionnement
00:58:59de la justice
00:59:01Alain
00:59:02il faudra tout revoir
00:59:03il faut plus de fermeté
00:59:04mais elle revient
00:59:04surtout sur l'ASE
00:59:05et c'est le point
00:59:07sur lequel j'aimerais
00:59:08vous interroger
00:59:09aujourd'hui
00:59:09on le sait
00:59:10ces enfants
00:59:10qui sont dans ces structures
00:59:11de l'ASE
00:59:12de l'aide sociale
00:59:12à l'enfance
00:59:14ne sont pas protégés
00:59:15comme ils devraient l'être
00:59:16et je reprends ce que disait
00:59:17tout à l'heure
00:59:18Joseph d'ailleurs
00:59:18ils sont sous la tutelle
00:59:19de l'Etat
00:59:19et pourtant
00:59:20ils ne sont pas protégés
00:59:21certaines filles
00:59:23malheureusement
00:59:24deviennent
00:59:25se prostituent
00:59:27Louis
00:59:28qui était
00:59:29aussi dans une structure
00:59:30de l'ASE
00:59:31malheureusement
00:59:32a été tué
00:59:32par ces 5 barbares
00:59:34et aujourd'hui
00:59:35Marine Le Pen
00:59:36dit qu'il faut tout
00:59:37remettre à plat
00:59:37finalement concernant l'ASE
00:59:38mais comment faire
00:59:39c'est la question
00:59:40comment faire aujourd'hui
00:59:41pour éviter que ces jeunes filles
00:59:43ne se retrouvent dans la rue
00:59:44comment éviter
00:59:45que Louis
00:59:46ou d'autres
00:59:47ne meurent
00:59:48alors qu'ils sont
00:59:49sous l'autorité de l'Etat
00:59:51d'abord et avant tout
00:59:52quand un service
00:59:54comme celui-ci
00:59:55qui est un service départemental
00:59:57c'est l'Etat
00:59:58bien sûr
00:59:59mais à des niveaux
01:00:00qui ne sont pas
01:00:01au plus haut niveau
01:00:02du régalien
01:00:03il faut engager
01:00:05la responsabilité
01:00:06des présidents
01:00:07des responsables
01:00:09de ces organisations
01:00:10c'est à dire que là encore
01:00:12il y a un déficit de loi
01:00:14bien sûr
01:00:15par rapport à l'opinion publique
01:00:16il y a un déficit de justice
01:00:17il y a en tout cas d'accueil
01:00:19puisque dans le cas
01:00:20de Louis
01:00:20il avait porté plainte
01:00:22il demandait protection
01:00:23mais de rapport en rapport
01:00:26on voit tous les dysfonctionnements
01:00:28c'est pas de nouveau
01:00:29un déficit budgétaire
01:00:31c'est un déficit
01:00:32d'affectation
01:00:33des budgets
01:00:33au bon endroit
01:00:34et à la protection
01:00:35mais les dirigeants
01:00:36Alain
01:00:36les dirigeants
01:00:37de ces structures de la ZE
01:00:38vont vous répondre
01:00:38on n'a pas les moyens
01:00:39on ne peut pas
01:00:41qu'ils répondent
01:00:42on ne peut pas les encadrer
01:00:43vous connaissez déjà les réponses
01:00:44oui simplement
01:00:45la différence
01:00:46je crois qu'il ne faut pas
01:00:47toujours mettre en cause
01:00:49de la justice
01:00:49il faut aussi
01:00:50venir sous la protection
01:00:52de la justice
01:00:52et les victimes
01:00:54et les associations
01:00:55de victimes
01:00:55c'est cela leur réponse
01:00:58c'est d'aller en responsabilité
01:00:59devant les tribunaux
01:01:00pour que d'abord
01:01:02et avant tout
01:01:02il y a un champ
01:01:03de responsabilité
01:01:04pour que derrière
01:01:05la prise de conscience médiatique
01:01:07il y a aussi
01:01:07la prise de conscience judiciaire
01:01:14dans une entreprise
01:01:15quand un salarié se blesse
01:01:17la responsabilité
01:01:19du chef d'entreprise
01:01:19est toujours engagée
01:01:20quitte à dire
01:01:21qu'il n'en avait pas
01:01:22moi je rejoins Alain
01:01:24la responsabilité
01:01:25devrait être engagée
01:01:26un responsable
01:01:27il doit assumer
01:01:28et si on ne peut pas assumer
01:01:30parce qu'on n'a pas les moyens
01:01:31alors on dit
01:01:31je ne peux pas être responsable
01:01:33c'est le confort
01:01:34de l'irresponsabilité
01:01:36de nos sociétés
01:01:37c'est un des nœuds gordiens
01:01:38que l'Institut Montaigne
01:01:39que l'Institut Montaigne
01:01:40pointe du doigt
01:01:40pour les prochaines élections
01:01:42qui arrivent
01:01:43la présidentielle
01:01:43en disant que c'est un vrai problème
01:01:44dans l'administration
01:01:45on a toujours ce confort
01:01:47de l'irresponsabilité
01:01:48qui nous évite
01:01:49de pointer du doigt
01:01:49les responsables
01:01:50mais pour revenir justement
01:01:52à l'ASE
01:01:53aujourd'hui sur ce drame
01:01:54qui finalement
01:01:55n'est pas un dysfonctionnement
01:01:57de la justice
01:01:57ça l'était sur l'IANA
01:01:59là la justice est en cours
01:02:00on le saura
01:02:00mais vous le disiez
01:02:03la difficulté
01:02:03c'est l'idéologie
01:02:04ce que j'appelle moi
01:02:05la philosophie
01:02:06qu'on retrouve aussi
01:02:06dans l'éducation nationale
01:02:07c'est qu'on part du principe
01:02:09en justice
01:02:09comme dans l'éducation nationale
01:02:11qu'un jeune
01:02:12comme un individu
01:02:12est éducable
01:02:13qu'il a le droit
01:02:14à une seconde chance
01:02:15et qu'il n'a pas encore
01:02:16cette notion de responsabilité
01:02:18notre justice
01:02:18est basée sur cela
01:02:19depuis 1789
01:02:21l'éducation nationale
01:02:22aussi
01:02:23cette philosophie
01:02:24aujourd'hui
01:02:25je ne pense pas
01:02:26qu'il faille la modifier
01:02:27parce qu'effectivement
01:02:28si on part du principe
01:02:29qu'on n'a pas le droit
01:02:29à une deuxième chance
01:02:30et qu'on n'est pas éducable
01:02:32et qu'on n'a pas le droit
01:02:32à l'erreur
01:02:33c'est compliqué
01:02:34pour quelqu'un
01:02:34qui fait une erreur
01:02:35ça c'est le premier point
01:02:37ensuite si on fait un parallèle
01:02:38entre l'ASEU
01:02:39et la justice
01:02:40on ne peut pas nier
01:02:41qu'il y a un manque
01:02:41de moyens
01:02:42et un manque de formation
01:02:44lesASEU
01:02:44et ça Marion Maréchal
01:02:46le dit
01:02:46elle a raison
01:02:46elle pointe le doigt
01:02:47sur les MNA
01:02:48les mineurs non accompagnants
01:02:50qui aujourd'hui
01:02:51sont un vrai poids
01:02:53pour l'ASEU
01:02:54parce qu'on y retrouve
01:02:55je ne sais pas
01:02:55à quelle proportion
01:02:56mais nous on en a en cours
01:02:57et qui aujourd'hui
01:02:58sont sous la responsabilité
01:03:00de l'Etat
01:03:00ensuite il y a le problème
01:03:02de la formation
01:03:03de ces éducateurs
01:03:04et de ces cadres éducatifs
01:03:05on a un problème d'emploi
01:03:07on a du chômage
01:03:08ma foi
01:03:08si ce n'est pas un problème
01:03:10de moyens
01:03:10pourquoi ne pas former
01:03:11des jeunes
01:03:12qui aujourd'hui
01:03:12cherchent ou sont désœuvrés
01:03:14pour les mettre
01:03:14justement dans ces cadres associatifs
01:03:16dans ces ASEU
01:03:17parce qu'aujourd'hui
01:03:18ce que fait l'Etat
01:03:19c'est qu'elle externalise
01:03:20elle externalise
01:03:21auprès d'associations
01:03:22qui ne sont pas contrôlées
01:03:23elle externalise
01:03:24auprès d'entreprises
01:03:25qui aujourd'hui
01:03:26touchent de l'argent des droits
01:03:27Myriam permettez-moi juste
01:03:28de rebondir sur ce que vous dites
01:03:30vous parlez d'erreur
01:03:31et c'est là où
01:03:32peut-être
01:03:33je me pose la question
01:03:34et c'est vraiment une question
01:03:35mais est-ce que ces jeunes
01:03:36aujourd'hui
01:03:37et pour moi
01:03:38ce n'est pas une erreur
01:03:39c'est un acte barbare
01:03:40c'est un acte inhumain
01:03:41est-ce qu'aujourd'hui
01:03:42ces jeunes
01:03:42sont récupérables
01:03:44c'est la question
01:03:44vraiment que je pense
01:03:45que beaucoup se posent
01:03:46est-ce qu'aujourd'hui
01:03:47quand on commet
01:03:48un tel acte
01:03:49qu'on le filme
01:03:50qu'on le diffuse
01:03:52de manière
01:03:53qui n'est
01:03:53c'est pas anonyme
01:03:54on connaît immédiatement
01:03:55l'identité de ces individus
01:03:56est-ce qu'aujourd'hui
01:03:57un jeune
01:03:58on peut lui faire comprendre
01:03:59qu'on ne peut pas commettre
01:04:00ce genre d'acte
01:04:02c'est la question aussi
01:04:03qu'on peut se poser
01:04:04il y a juste titre
01:04:05moi je dis juste
01:04:06que notre justice
01:04:06elle est basée
01:04:07sur ce triptyque là
01:04:08c'est la philosophie
01:04:09de la justice
01:04:10quand j'entends
01:04:10là c'est Récemoin
01:04:11qui dit qu'il faut tout jeter
01:04:12non il reste une justice
01:04:13en France
01:04:14la justice existe
01:04:15elle nous protège quand même
01:04:17après elle est tournée
01:04:18là je suis d'accord
01:04:18juste autour de l'auteur
01:04:20des faits
01:04:21elle n'est pas assez tournée
01:04:22sur les victimes
01:04:22l'ultra-violence des jeunes
01:04:25aujourd'hui on la voit
01:04:26tous les jours dans nos écoles
01:04:27parce qu'on banalise
01:04:28notamment la violence verbale
01:04:30on banalise la violence physique
01:04:31et depuis le primaire
01:04:33et on banalise
01:04:34les réseaux sociaux aussi
01:04:35qui sont un véritable
01:04:36problème et fléau
01:04:37dans ces affaires
01:04:37et on a commencé
01:04:38à le prendre en compte
01:04:39le gouvernement actuel
01:04:40un peu trop tard
01:04:41et poussé finalement
01:04:42par ces derniers faits
01:04:43les lois qui sont en cours
01:04:44aujourd'hui
01:04:44sur justement
01:04:45l'interdiction des téléphones
01:04:47l'apprentissage
01:04:47des réseaux sociaux etc
01:04:48mais aussi le service
01:04:50peuvent être des pistes
01:04:51en tout cas de réflexion
01:04:52allez rapidement
01:04:52Caroline Pilas
01:04:53il nous reste une minute
01:04:54à me repose
01:04:54je voudrais revenir
01:04:55sur quelque chose
01:04:56qui a été peu souligné
01:04:57et même par moi
01:04:58parce que c'était
01:04:59difficile d'en parler
01:05:01comme Louis
01:05:02était en situation
01:05:03de handicap vulnérable
01:05:04ça crée
01:05:06une manipulation
01:05:07au niveau
01:05:08de cet acte
01:05:10qui est encore plus terrible
01:05:11c'est à dire
01:05:12qu'il a été aussi ciblé
01:05:14parce que
01:05:15sur cet aspect
01:05:16il était plus faible
01:05:17nous sommes 12 millions
01:05:18de personnes en situation
01:05:19de handicap en France
01:05:20et nous avons
01:05:20plus de 10 millions
01:05:21d'aidants
01:05:22je ne voudrais pas
01:05:23non plus
01:05:23qu'on jette
01:05:24l'opprobre
01:05:25sur cette famille
01:05:25parce que cette famille
01:05:26n'a pas abandonné
01:05:27Louis
01:05:27cette famille
01:05:29l'a placée
01:05:30à ce moment précis
01:05:31avec besoin d'aide
01:05:31parce qu'il est en transit
01:05:32pour aller dans un institut
01:05:34spécialisé
01:05:34orienté
01:05:36concernant
01:05:36sa situation
01:05:38de handicap
01:05:38il faut le rappeler
01:05:39et par la suite
01:05:41je vous assure
01:05:42je ne peux pas en parler
01:05:42sur ce plateau
01:05:43pour l'instant
01:05:44mais il y a énormément
01:05:45de cas
01:05:46liés
01:05:46au handicap
01:05:48qui sont
01:05:48aussi scandaleux
01:05:50que ce qu'on entend
01:05:50actuellement
01:05:51dans le périscolaire
01:05:52donc quand on dit
01:05:53que tout est à revoir
01:05:53dans ce pays
01:05:54tout est à revoir
01:05:55concernant également
01:05:57les personnes vulnérables
01:05:58et c'est un scandale national
01:06:00qui est en train
01:06:00de se créer
01:06:01et qui nous saute au visage
01:06:02effectivement
01:06:03et je pense que ça sera
01:06:03un véritable sujet
01:06:05pendant la campagne
01:06:06des présidentielles
01:06:07qui arrive à grands pas
01:06:09ces affaires
01:06:10concernant le périscolaire
01:06:11les lettres sociales
01:06:12à l'enfance
01:06:13et toute la protection
01:06:14de l'enfance
01:06:14de manière globale
01:06:15restez avec nous
01:06:16à marquer une courte page
01:06:17de publicité
01:06:17on reviendra
01:06:18dans la dernière demi-heure
01:06:20sur ces prises de parole
01:06:22de Jordan Bardella
01:06:22et de Marine Le Pen
01:06:23c'était hier
01:06:24du côté de Liévin
01:06:25dans le Nord
01:06:26on va se poser la question
01:06:28bien sûr
01:06:29de l'avenir politique
01:06:30de Marine Le Pen
01:06:31de Jordan Bardella
01:06:32à deux jours
01:06:33de cette décision
01:06:35de justice tant attendue
01:06:36Marine Le Pen
01:06:37va être candidate
01:06:38ou non
01:06:39à la présidentielle
01:06:41on le saura
01:06:41dans deux jours
01:06:42on en parle
01:06:43dans un instant
01:06:44à tout de suite
01:06:48100% actus
01:06:49ça continue
01:06:50merci beaucoup
01:06:50d'être avec nous
01:06:51on va parler
01:06:52de Marine Le Pen
01:06:53et de Jordan Bardella
01:06:54puisqu'à deux jours
01:06:55du verdict
01:06:56de son procès
01:06:56Marine Le Pen
01:06:57était hier
01:06:57à Liévin
01:06:58lors d'une fête champêtre
01:07:00le binôme
01:07:01qu'elle compose
01:07:01avec Jordan Bardella
01:07:02a affiché son unité
01:07:04avant la décision
01:07:05des juges
01:07:05on va écouter
01:07:06Jordan Bardella
01:07:07qui espère toujours
01:07:08voir Marine Le Pen
01:07:09présidente
01:07:11je veux remercier
01:07:12Marine pour son amitié
01:07:13pour sa confiance
01:07:14pour sa fidélité
01:07:15je vais lui redire
01:07:17mon total soutien
01:07:18ma totale amitié
01:07:20lui redire
01:07:21que je me suis engagé
01:07:22pour elle
01:07:22en politique
01:07:23pour l'avoir élue
01:07:24présidente de la République
01:07:25et j'espère bien
01:07:27l'avoir élue
01:07:28présidente de la République
01:07:29dans quelques mois
01:07:31et voilà
01:07:31Jordan Bardella
01:07:32on aura l'occasion
01:07:33bien sûr
01:07:33d'écouter d'autres interventions
01:07:35de Marine Le Pen
01:07:36et Jordan Bardella
01:07:37lors de cette fête champêtre
01:07:38c'était du côté
01:07:38de Liévin
01:07:40lors de cette prise de parole
01:07:41Jordan Bardella
01:07:42a parlé de décision
01:07:43de décision injuste
01:07:46si
01:07:47admettons
01:07:48admettons
01:07:48encore une fois
01:07:49c'est hypothétique
01:07:49mais si Marine Le Pen
01:07:50est écartée de la présidentielle
01:07:51par les juges
01:07:52des juges qui ont finalement
01:07:53son destin politique
01:07:55entre les mains
01:07:56est-ce que ça serait
01:07:57une décision injuste ?
01:07:59C'est un scandale démocratique
01:08:01parce qu'en fait
01:08:02sur le fond de l'affaire
01:08:03on sait très bien
01:08:03qu'elle n'a pas empoché
01:08:05des sommes etc
01:08:06c'est de l'argent
01:08:07qu'a utilisé a priori
01:08:08le parti
01:08:09alors que ça devait être
01:08:10réservé pour le parti
01:08:11pour les affaires européennes
01:08:13alors déjà c'est
01:08:14bon voilà
01:08:14il n'y a pas eu
01:08:15d'enrichissement personnel
01:08:16etc
01:08:16mais laissons les français
01:08:18la démocratie
01:08:19c'est laissons les français
01:08:20choisir
01:08:21c'est pas au juge
01:08:21de choisir à notre place
01:08:23c'est aussi simple que ça
01:08:24donc ça sera un scandale
01:08:25démocratique
01:08:26qu'elle puisse pas
01:08:27se présenter
01:08:27à l'élection présidentielle
01:08:28et Marine Le Pen
01:08:29qui elle vous allez le voir
01:08:30parle de dimension historique
01:08:32avec cette décision
01:08:34on va l'écouter
01:08:34elle pense que cette décision
01:08:36effectivement peut
01:08:37contrecarrer le fonctionnement
01:08:38démocratique de la France
01:08:40on l'écoute
01:08:41à quelques jours
01:08:44d'une décision
01:08:45qui sera évidemment
01:08:47importante
01:08:50importante
01:08:51parce que
01:08:53elle peut venir
01:08:55contrecarrer
01:08:56le fonctionnement
01:08:57démocratique
01:08:58de notre pays
01:08:59elle peut venir
01:09:01en quelque sorte
01:09:02décider
01:09:03à votre place
01:09:06et
01:09:06en cela
01:09:08ces répercussions
01:09:11auront bien sûr
01:09:12des
01:09:15comment dire
01:09:16une dimension historique
01:09:18parce que
01:09:19selon la décision
01:09:20des magistrats
01:09:21les choses
01:09:22ne seront pas
01:09:24les mêmes
01:09:25Myriam
01:09:27elle parle de
01:09:28dimension historique
01:09:29c'est vrai que ça serait
01:09:29du jamais vu
01:09:30de voir
01:09:31finalement des juges
01:09:32à travers leur décision
01:09:34empêcher une candidate
01:09:35de se présenter
01:09:36à la présidentielle
01:09:37en tout cas
01:09:38ça ferait jurisprudence
01:09:39et surtout
01:09:40ça intervient
01:09:40à un moment
01:09:41où un parti
01:09:41qui a connu
01:09:43en quatre étapes
01:09:44je peux rappeler
01:09:44juste les dates
01:09:461984
01:09:46percée de Jean-Marie Le Pen
01:09:482002
01:09:48second tour
01:09:49le Front National
01:09:50ce qui s'appelait
01:09:51avant Front National
01:09:51passe au second tour
01:09:52des législatives
01:09:53en 2017
01:09:54on a une normalisation
01:09:55en 2022
01:09:5589 députés
01:09:57et là
01:09:572024-2026
01:09:58on a
01:09:59un rassemblement national
01:10:00qui apparaît
01:10:01comme une vraie
01:10:02alternative
01:10:03politique
01:10:03et un parti
01:10:05gouvernemental
01:10:05donc aujourd'hui
01:10:06oui ça serait
01:10:07une entrave
01:10:07à la démocratie
01:10:08en même temps
01:10:09j'ai envie de dire
01:10:10on ne peut pas demander
01:10:10à nos responsables politiques
01:10:11d'être responsables
01:10:12et comptables
01:10:16en fait
01:10:16de ne pas connaître
01:10:17la loi
01:10:18et en même temps
01:10:19de ne pas avoir
01:10:19de sanctions
01:10:20est-ce qu'il faut aller
01:10:21jusqu'à l'interdiction
01:10:22de se présenter
01:10:23je ne crois pas
01:10:24parce que là
01:10:24pour le coup
01:10:25oui ça entraverait
01:10:26gravement et durablement
01:10:27le processus démocratique
01:10:28et surtout
01:10:29la volonté
01:10:31de la population
01:10:32et de la France
01:10:33et des citoyens français
01:10:34pour ce parti
01:10:35aujourd'hui
01:10:35qui apparaît
01:10:36véritablement
01:10:37comme une alternative
01:10:38crédible
01:10:38à une situation
01:10:41en tout cas
01:10:41qu'on n'a pas essayé
01:10:42ça c'est le premier point
01:10:43le deuxième point
01:10:44ce que je note
01:10:44dans cette allocution
01:10:46c'est la complémentarité
01:10:47entre Jordan Bardella
01:10:49et Marine Le Pen
01:10:50on a d'un côté
01:10:51effectivement
01:10:51l'expérience
01:10:52la crédibilité
01:10:54de Marine Le Pen
01:10:54et puis de l'autre côté
01:10:55l'incarnation
01:10:57la jeunesse
01:10:58les réseaux sociaux
01:10:58que représente
01:11:00Jordan Bardella
01:11:02est-ce qu'il aura
01:11:03attention ?
01:11:04Marine Le Pen
01:11:05dans les urnes
01:11:06si je puis dire
01:11:06voilà tout à fait
01:11:07et on le voit
01:11:07d'ailleurs à travers
01:11:08les sondages
01:11:09qui sont quasiment
01:11:11les mêmes
01:11:11d'ailleurs pour Jordan Bardella
01:11:12ou Marine Le Pen
01:11:13aux alentours
01:11:13de 35%
01:11:15il n'y a pas de sanction
01:11:16de la part des français
01:11:17après cette affaire
01:11:18non mais la justice
01:11:19est ce qu'elle est
01:11:20la justice se base
01:11:21théoriquement sur des lois
01:11:22elle se base
01:11:23sur une jurisprudence
01:11:24et donc effectivement
01:11:25s'il y a une peine
01:11:26qui est prononcée
01:11:27elle ne devrait pas
01:11:28l'homme de loi
01:11:28qui est à côté de moi
01:11:29pourra le dire
01:11:30elle ne devrait pas
01:11:31aller jusqu'à
01:11:31l'inéligibilité
01:11:32parce que ce serait
01:11:33là pour le coup
01:11:34un vrai scandale
01:11:35et une vraie
01:11:36ingérence
01:11:37dans le processus
01:11:38démocratique
01:11:38elle peut très bien
01:11:40avoir une condamnation
01:11:41qui n'aille pas
01:11:42jusqu'à ce point là
01:11:43et qui permette
01:11:44justement aux français
01:11:45de s'exprimer
01:11:45dans les urnes
01:11:46Mathieu Devez
01:11:48vous avez rejoint
01:11:49Mathieu Devez du service
01:11:50pour les justices
01:11:51quels sont les différents
01:11:52scénarios
01:11:52de cette décision
01:11:54la cour d'appel
01:11:55doit rendre sa décision
01:11:57donc mardi
01:11:57en début d'après-midi
01:11:59quels sont les différents
01:12:01scénarios
01:12:01qui sont envisagés
01:12:02à l'heure actuelle
01:12:03alors il y en a plusieurs
01:12:04c'est dans deux jours
01:12:05c'est news
01:12:05il sera bien sûr
01:12:06mardi à la cour d'appel
01:12:08de Paris
01:12:08le jugement de Marine Le Pen
01:12:09pour détournement
01:12:10de fonds publics
01:12:11première option
01:12:12la relax
01:12:13bon la relax
01:12:14Marine Le Pen
01:12:15tout va bien pour elle
01:12:16elle peut se présenter
01:12:16en 2027
01:12:17mais cette option
01:12:18on ne va pas se mentir
01:12:18est loin d'être
01:12:19la plus probable
01:12:20après sa condamnation
01:12:21première instance
01:12:22et au vu des réquisitions
01:12:23formulées lors du procès
01:12:24en appel
01:12:24deuxième option
01:12:25une condamnation
01:12:26à deux ans
01:12:28d'inéligibilité
01:12:29ou moins
01:12:29Marine Le Pen
01:12:30pourra donc se présenter
01:12:32puisqu'avec
01:12:33l'exécution provisoire
01:12:34qui avait été prononcée
01:12:35on s'en souvient
01:12:36en première instance
01:12:37elle aura déjà
01:12:38purgé sa peine
01:12:39je vous rappelle
01:12:39qu'elle avait été condamnée
01:12:40en mars 2025
01:12:42donc deux ans
01:12:43ça fait mars 2027
01:12:44le premier tour
01:12:45c'est le 18 avril 2027
01:12:46j'ai jamais été très bon
01:12:48en maths
01:12:48mais je vous fais confiance
01:12:49jusque là vous suivez
01:12:50elle pourrait donc
01:12:51se présenter
01:12:52car le maintien
01:12:53de l'exécution provisoire
01:12:54tel qu'il a été
01:12:56prononcé en première instance
01:12:57fera en effet courir
01:12:58son inéligibilité
01:12:59jusqu'au 1er avril 2027
01:13:00soit juste avant
01:13:0117 jours exactement
01:13:02avant le premier tour
01:13:03troisième possibilité
01:13:05une peine
01:13:06d'un an
01:13:07de prison ferme
01:13:09aménageable
01:13:09avec un bracelet électronique
01:13:11alors là
01:13:11Marine Le Pen
01:13:12sur ce point
01:13:12elle a été assez claire
01:13:14elle dit qu'il faut être
01:13:15totalement libre
01:13:16de ses mouvements
01:13:17pour recandidater
01:13:17à la présidentielle
01:13:18exactement
01:13:19je la cite
01:13:20d'ailleurs
01:13:21il y a quelques jours
01:13:22elle disait
01:13:23quand on est candidat
01:13:23à la présidentielle
01:13:24il faut être
01:13:25totalement libre
01:13:26de ses mouvements
01:13:26elle ajoute
01:13:27qu'elle ne peut pas
01:13:28dépendre d'un magistrat
01:13:29pour faire un meeting
01:13:30à Romorantin
01:13:31ou aller sur un marché
01:13:32à Hénin-Beaumont
01:13:33et puis
01:13:34quatrième possibilité
01:13:35alors là
01:13:35c'est clairement la pire
01:13:36le pire des scénarios
01:13:37pour Marine Le Pen
01:13:38une condamnation
01:13:39à plus de deux ans
01:13:41plus de deux ans
01:13:41donc d'inéligibilité
01:13:43le premier tour de la présidentielle
01:13:44a été fixé au 18 avril
01:13:45et à cette date
01:13:46Marine Le Pen
01:13:47aura purgé
01:13:48sa peine
01:13:49de deux ans
01:13:49d'inéligibilité
01:13:50mais si la cour d'appel
01:13:51décide de confirmer
01:13:52une peine de plus de deux ans
01:13:53Marine Le Pen
01:13:55ne pourra donc
01:13:55pas se présenter
01:13:57à l'élection
01:13:58présidentielle
01:13:59de 2027
01:14:00le premier tour
01:14:0018 avril
01:14:01le second
01:14:02c'est le 2 mai
01:14:02Alain Bensoussan
01:14:03je me tourne vers vous
01:14:04différents scénarios
01:14:05on vient de le voir
01:14:06avec Mathieu Devez
01:14:08au vu des éléments
01:14:09dont on dispose
01:14:10aujourd'hui
01:14:10alors
01:14:11je sais que vous n'êtes pas
01:14:12Madame Irma
01:14:13et je ne vais pas vous demander
01:14:13de faire de Paris
01:14:14mais au vu des éléments
01:14:15actuels
01:14:15effectivement
01:14:16est-ce que Marine Le Pen
01:14:16a de quoi être optimiste
01:14:18pessimiste
01:14:20moi je vais être
01:14:22je ne vais pas répondre
01:14:23à cette question là
01:14:24mais j'espère
01:14:25rester un désespéré optimiste
01:14:27moi il me semble
01:14:28que l'inéligibilité
01:14:30elle ne devrait pas être
01:14:32du ressort du juge
01:14:34il me semble
01:14:35que c'est à l'opinion publique
01:14:36et notamment
01:14:37l'opinion française
01:14:38de décider
01:14:39et ainsi
01:14:39j'espère que la décision
01:14:41si elle devait être prise
01:14:42elle est dans le sens
01:14:44où tous les candidats
01:14:45qui représentent
01:14:46aujourd'hui
01:14:47une opinion publique
01:14:47en France démocratique
01:14:48puissent s'exprimer
01:14:49on va écouter Marine Le Pen
01:14:51puisqu'elle évoque aussi
01:14:53le scénario
01:14:54dans lequel
01:14:55elle ne pourrait pas
01:14:55se présenter
01:14:56après cette décision
01:14:58de justice
01:14:59mais elle fait confiance
01:15:00totalement
01:15:00à Jordan Bardella
01:15:01écoutez
01:15:02Marine Le se présentera
01:15:05à la présidentielle
01:15:06et si elle est élue
01:15:07Jordan sera
01:15:08premier ministre
01:15:10mais si
01:15:11mes amis
01:15:13mais si la justice
01:15:15m'interdit
01:15:16de me présenter
01:15:18à la présidentielle
01:15:19alors
01:15:21c'est avec
01:15:22une grande énergie
01:15:25moi aussi
01:15:26et une grande conviction
01:15:28et une grande confiance
01:15:30que je soutiendrai
01:15:32évidemment
01:15:32tous les jours
01:15:33et jusqu'à sa victoire
01:15:35la candidature
01:15:36de Jordan Bardella
01:15:38Joseph
01:15:38qu'est-ce que perdrait
01:15:39le Rassemblement National
01:15:41avec Marine Le Pen
01:15:43qu'est-ce que gagnerait
01:15:44le Rassemblement National
01:15:45avec Jordan Bardella
01:15:46aussi
01:15:46parce qu'on le voit
01:15:46les deux
01:15:47quand il y a des sondages
01:15:48sont au coup d'à-coup
01:15:49quasiment avec le même résultat
01:15:50on peut se dire finalement
01:15:51que ça ne change pas grand chose
01:15:52si je puis dire
01:15:54Marine Le Pen
01:15:54elle a eu une expérience
01:15:55qu'il n'y a pas
01:15:56Jordan Bardella
01:15:56donc c'est entre l'expérience
01:15:58et puis Marine Le Pen
01:15:59elle a aussi
01:16:00elle a souffert dans sa vie
01:16:02être la fille de son père
01:16:03ça n'a pas été facile
01:16:05et donc quand on a souffert
01:16:06dans sa vie
01:16:07peut-être qu'on a
01:16:08une part de connaissance
01:16:09de l'humanité
01:16:10un peu plus profonde
01:16:11et il me semble
01:16:12que c'est important
01:16:13pour quelqu'un
01:16:13qui voudrait diriger le pays
01:16:15après aux Français
01:16:16de choisir
01:16:16mais c'est une petite leçon
01:16:18il y en a deux
01:16:18qui doivent écouter ça
01:16:19avec beaucoup d'attention
01:16:20il s'appelle
01:16:21le Retailleau évoqué
01:16:22vous voyez
01:16:22on peut être en politique
01:16:23dans le même parti
01:16:24sans se tirer dans les pattes
01:16:26oui parce que c'est vrai
01:16:26qu'ils ont affiché
01:16:27une unité
01:16:28une cohésion
01:16:29une unité très forte
01:16:31un soutien très fort
01:16:32un dernier mot là-dessus
01:16:33peut-être Caroline Pilastre
01:16:34et puis on parlera
01:16:34des 250 ans
01:16:35des Etats-Unis
01:16:36c'était hier
01:16:37il y a eu une grande fête
01:16:38on en parlera avec Carole Diman
01:16:39déjà Marine Le Pen
01:16:40est la figure de proue
01:16:41de ce parti
01:16:42quoi qu'il en soit
01:16:43elle a effectivement
01:16:44l'expérience
01:16:45qui lui donne une légitimité
01:16:47par rapport à Jordan Bardella
01:16:49qui en a une
01:16:50mais qui est différente
01:16:51au niveau de la jeunesse
01:16:52après ce qui est fort
01:16:53en termes de communication
01:16:54et ce qui les différencie
01:16:56justement des autres partis
01:16:57c'est qu'ils forment
01:16:58un vrai binôme
01:16:59sans doute qu'il y a
01:17:00des dissensions
01:17:01des divergences
01:17:01mais qui ne sont jamais
01:17:04visibles aux yeux
01:17:05du grand public
01:17:06ils doivent sans doute
01:17:07laver leur linge sale
01:17:08en privé
01:17:08et c'est ce qui fait
01:17:09aussi leur force
01:17:10et ce que doit apprécier
01:17:12également l'électorat
01:17:14qui leur est très fidèle
01:17:15quoi qu'il en soit
01:17:16je suis sûre que si
01:17:16elle subit cette peine
01:17:18d'inéligibilité
01:17:20c'est dur à dire
01:17:20pardon
01:17:21oui c'est pas facile
01:17:21il y a un parfum de revanche
01:17:23malgré tout
01:17:24comme l'était dans un autre cas
01:17:26l'affaire Fillon
01:17:27avant les élections
01:17:28on peut faire
01:17:28effectivement un parallèle
01:17:30les électeurs
01:17:31se sentiront encore plus renforcés
01:17:33de voter pour ce parti
01:17:34ça ne changera absolument rien
01:17:36parce que quoi qu'il en soit
01:17:37c'est ce que représente le parti
01:17:39ce que défend le parti
01:17:40et c'est ça le plus important
01:17:42et rendez-vous donc
01:17:43mardi 13h
01:17:44c'est ça ?
01:17:45oui
01:17:45mardi 13h
01:17:46on nous annonce
01:17:46deux heures
01:17:47un peu de prononcer
01:17:49donc aux alentours de 15h
01:17:50on devrait être fixé
01:17:51on devrait être fixé
01:17:52ça sera à suivre bien sûr
01:17:53sur CNews
01:17:55dès le matin
01:17:55le dispositif de la rédaction
01:17:56avec le service police-justice
01:17:58le service politique
01:17:59qui seront mobilisés
01:18:01voilà
01:18:01il est bien meilleur que moi
01:18:02pour faire la promo
01:18:03le teasing
01:18:04comme on dit en anglais
01:18:05on va parler des Etats-Unis
01:18:06pas d'anglicisme
01:18:08mais voilà
01:18:08le teasing
01:18:10annonce en tout cas
01:18:10de la décision
01:18:11ça sera donc mardi
01:18:12à suivre sur CNews
01:18:13on va parler d'un autre événement
01:18:15qui a forcément intéressé
01:18:17notre expert international
01:18:18franco-américain
01:18:20tout à fait
01:18:21franco-américain
01:18:21voilà
01:18:22Harold Eman
01:18:23puisque c'était les 250 ans
01:18:24hier des Etats-Unis
01:18:26le 4 juillet 1776
01:18:28donc date très importante
01:18:30dans l'histoire de ce grand pays
01:18:32on va écouter Donald Trump
01:18:34et puis bien sûr
01:18:34j'ai plein de questions
01:18:35à vous poser
01:18:35notamment Harold
01:18:36sur les relations franco-américaines
01:18:39on le sait
01:18:39la France a été très importante
01:18:40dans l'histoire américaine
01:18:41les Etats-Unis ont été
01:18:43également un pays
01:18:44très important
01:18:44dans l'histoire française
01:18:45mais on va voir
01:18:46où on en est un peu
01:18:47aujourd'hui entre Donald Trump
01:18:48et Emmanuel Macron
01:18:51il n'y a rien que les américains
01:18:56ne puissent faire
01:18:57et nous le prouvons maintenant
01:18:58notre marché boursier
01:18:59est plus fort qu'il ne l'a jamais été
01:19:01aucun rêve dans l'histoire
01:19:03est plus grand et incroyable
01:19:04que celui qui a commencé
01:19:06le 4 juillet 1776
01:19:09après 250 ans
01:19:11cette république américaine
01:19:13se tient toujours là
01:19:13grande et forte
01:19:15et nous nous aimons tous
01:19:16comme nous le voyons ce soir
01:19:21cette république américaine
01:19:23se tient là
01:19:23toujours aussi
01:19:24aussi forte
01:19:26J.Devans
01:19:27vice-président américain
01:19:28avait également
01:19:29fustigé aussi
01:19:30les détracteurs des Etats-Unis
01:19:31est-ce qu'on est
01:19:32Harold Eman
01:19:32un peu trop dur
01:19:33avec les Etats-Unis
01:19:34est-ce que
01:19:34on dit souvent
01:19:35cette expression
01:19:36c'est le premier
01:19:37le gendarme
01:19:38le gendarme du monde
01:19:40est-ce que c'est encore
01:19:41le cas aujourd'hui
01:19:42ou est-ce qu'on est
01:19:43trop dur avec les Etats-Unis
01:19:45on en attend peut-être
01:19:45un peu trop
01:19:47On en attend beaucoup
01:19:48et chaque fois
01:19:50que quelque chose
01:19:51se passe
01:19:52les Etats-Unis
01:19:53sont critiqués
01:19:54presque aussitôt
01:19:55donc on veut le gendarme
01:19:56mais on ne veut pas
01:19:57le gendarme
01:19:57la question maintenant
01:19:59devient est-ce que
01:19:59les Etats-Unis
01:20:00veulent être le gendarme
01:20:01et avec la guerre
01:20:04Iran-Etats-Unis
01:20:05on a plutôt l'impression
01:20:07que oui
01:20:08ça continue
01:20:09c'est une façon
01:20:10de faire
01:20:11les Etats-Unis
01:20:13sont quand même
01:20:13la grande puissance
01:20:14du monde
01:20:14et ne peuvent pas
01:20:15se retirer
01:20:16de partout
01:20:17et ils sont
01:20:18la grande puissance
01:20:19depuis la deuxième
01:20:19guerre mondiale
01:20:20et donc
01:20:20on est installé
01:20:23les Américains
01:20:24en Europe
01:20:25en Extrême-Orient
01:20:26pas tellement
01:20:27en Afrique
01:20:27et en Amérique latine
01:20:30avec la doctrine
01:20:31Monroe
01:20:31donc
01:20:32se retirer
01:20:34ça serait énorme
01:20:35ça serait énorme
01:20:36donc on joue
01:20:37le rôle
01:20:38de gendarme
01:20:40les gens apprécient
01:20:41et n'apprécient pas
01:20:43où sont-ils
01:20:44quand on les veut
01:20:45et pourquoi sont-ils
01:20:46là
01:20:47parce qu'ils nous énervent
01:20:48donc voilà
01:20:49c'est une relation
01:20:50paradoxale
01:20:51relation paradoxale
01:20:52et relation parfois
01:20:53compliquée aussi
01:20:54entre les Etats-Unis
01:20:55et la France
01:20:55dans l'édition
01:20:57du jour
01:20:58du JDD
01:20:59il y a eu
01:21:00monsieur Keschner
01:21:01qui est donc
01:21:02bien sûr
01:21:02l'ambassadeur des Etats-Unis
01:21:04en France
01:21:04Charles Keschner
01:21:05qui a réagi
01:21:06et qui a parlé
01:21:07de ces relations
01:21:07franco-américaines
01:21:08et c'est très intéressant
01:21:09on va pouvoir
01:21:09voir effectivement
01:21:11ces déclarations
01:21:12Charles Keschner
01:21:13qui donc parle
01:21:14de relations
01:21:15excellentes
01:21:16voilà
01:21:16nos relations
01:21:18sont excellentes
01:21:18les Etats-Unis
01:21:19n'existeraient pas
01:21:20sans la France
01:21:20bien sûr
01:21:21c'est ce que dit
01:21:21Charles Keschner
01:21:22dès les premiers
01:21:23instants de leur histoire
01:21:24la France
01:21:24s'est tenue à leur côté
01:21:25elle a répondu
01:21:26à l'appel de la liberté
01:21:27et puis
01:21:29deuxième citation
01:21:30nos relations
01:21:31et c'est celle
01:21:31dont je vous faisais part
01:21:32nos relations
01:21:33sont excellentes
01:21:33nous sommes des partenaires
01:21:34et comme tous les partenaires
01:21:35il nous arrive
01:21:36d'avoir des divergences
01:21:38d'opinion
01:21:39où on en est aujourd'hui
01:21:39des relations
01:21:40franco-américaines
01:21:41Harold ?
01:21:42Alors Charles Keschner
01:21:43dit vrai
01:21:44mais il a beaucoup changé
01:21:45depuis qu'il a été installé
01:21:46il y a un an
01:21:47il y a un an
01:21:48c'était le moins diplomatique
01:21:49de tous les ambassadeurs
01:21:50il le disait même lui-même
01:21:51il a envoyé des lettres
01:21:52ouvertes directement
01:21:54à Emmanuel Macron
01:21:55il a complètement changé
01:21:56à la fête de l'ambassade
01:21:58le 3 juillet
01:21:59la garde d'une partie
01:22:01il a dit sensiblement
01:22:02cela aussi
01:22:03alors que deux rafales
01:22:05ont survolé l'ambassade
01:22:06donc
01:22:07et c'était absolument
01:22:08plein
01:22:09craqué
01:22:09il est plutôt élogé
01:22:10sur Emmanuel Macron
01:22:11Emmanuel Macron
01:22:12accomplit un bon travail
01:22:13en établissement
01:22:14une relation de confiance
01:22:15et d'amitié
01:22:16avec Donald Trump
01:22:17je pense que leurs tensions
01:22:18qui ont pu marquer
01:22:19leur relation
01:22:19les ont en réalité
01:22:20aidé à aborder
01:22:21de nombreux sujets
01:22:22alors c'est Donald Trump
01:22:23qui aime beaucoup
01:22:25Emmanuel Macron
01:22:25et c'est Charles Kochener
01:22:27qui a dû se mettre
01:22:28au diapason
01:22:29parce qu'il y a un an
01:22:30la lettre ouverte
01:22:31il aime se moquer aussi
01:22:32d'Emmanuel Macron
01:22:32on l'a vu par le passé
01:22:33oui mais il se moque gentiment
01:22:34puis il dit après
01:22:35de toutes les façons
01:22:36je l'apprécierai toujours
01:22:38je l'apprécierai toujours
01:22:39parce qu'il aime
01:22:40les gens qui gagnent
01:22:41les élections
01:22:42il aime le faste
01:22:44de Versailles
01:22:45et de Notre-Dame
01:22:46et tout cela
01:22:46ça marche
01:22:47et du défilé
01:22:48du 14 juillet
01:22:49il n'a pas pu en faire un
01:22:51hier
01:22:51parce que la météo
01:22:53était trop mauvaise
01:22:54mais il a été
01:22:55super impressionné
01:22:57par le défilé
01:22:58du 14 juillet
01:22:58auquel il a assisté
01:22:59pendant son premier mandat
01:23:00donc voilà
01:23:01il y a quelque chose
01:23:02de viscéral
01:23:03Donald Trump
01:23:04c'est aussi un homme
01:23:06qui a des espèces
01:23:07de fixations
01:23:07et il y en a une
01:23:08c'est que la France
01:23:09c'est bien
01:23:10Emmanuel Macron
01:23:11c'est un gars bien
01:23:12voilà comment il réfléchit
01:23:13il est un peu moins élogieux
01:23:15concernant
01:23:17Jean-Luc Mélenchon
01:23:18puisqu'il en a parlé aussi
01:23:19dans cette interview
01:23:20du JDD
01:23:20il dit à propos
01:23:21de Jean-Luc Mélenchon
01:23:22je pense que sa politique
01:23:24ainsi que celle
01:23:24de son parti
01:23:25sur le 7 octobre
01:23:26et sur Israël
01:23:27est viscéralement
01:23:28antisémite
01:23:29tant que je serai
01:23:29ambassadeur
01:23:30il ne sera pas
01:23:30le bienvenu
01:23:31dans cette ambassade
01:23:33c'est un message
01:23:34pour les élections
01:23:35à venir
01:23:36Harold Iman
01:23:37bien évidemment
01:23:38clairement
01:23:39Jean-Luc Mélenchon
01:23:40ne sera pas un allié
01:23:41c'est ce qu'on nous
01:23:42alors là
01:23:43il y a une exception
01:23:44à la diplomatie
01:23:44parce que normalement
01:23:45en diplomatie
01:23:45on ne dit jamais
01:23:46je suis en poste
01:23:47mais je ne parlerai pas
01:23:48à tel ou tel parti
01:23:49ça ne se fait jamais
01:23:50mais bon
01:23:51il le fait
01:23:52mais pour lui
01:23:53ça rentre sous le
01:23:56sous l'étiquette
01:23:57antisémitisme
01:23:58et ça
01:23:58ce n'est jamais
01:23:59permis
01:24:00voilà pourquoi
01:24:03cette exception
01:24:04à la règle
01:24:05diplomatique
01:24:06n'est pas choquante
01:24:08si vous voulez
01:24:08il y a une raison
01:24:09il n'a pas dit ça
01:24:10comme lorsqu'il s'est installé
01:24:13à l'ambassade
01:24:14place à la concorde
01:24:16il ne l'a pas dit
01:24:17avec légèreté
01:24:19là c'était beaucoup
01:24:19plus pondéré
01:24:20et on voit pourquoi
01:24:20voilà
01:24:21interview complète
01:24:22en tout cas
01:24:23retrouvée dans l'édition
01:24:24du jour
01:24:24du JDD
01:24:26merci à tous
01:24:27merci beaucoup
01:24:27d'avoir été avec moi
01:24:29Caroline Pilast
01:24:29Myriam Djabahi Larak
01:24:30Joseph Touvenel
01:24:31Alain Ben Soussan
01:24:33et puis bien sûr
01:24:34Harold Iman
01:24:34merci à vous
01:24:35de nous avoir suivis
01:24:37chez vous
01:24:37dans un instant
01:24:38c'est Midi News
01:24:39présenté par
01:24:40Elodie Huchard
01:24:42et puis on se retrouve
01:24:42pour ma part
01:24:43à partir de 15h
01:24:45pour le meeting
01:24:45d'Edouard Philippe
01:24:46à tout à l'heure
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