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  • il y a 6 semaines
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Elodie Huchard et ses invités, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h dans #100%Actu

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Transcription
00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans 100% Actu. On est ensemble pendant deux heures.
00:00:05On va commencer nos débats dans un instant, mais d'abord le journal avec Audrey Bertheau.
00:00:09Bonjour Audrey.
00:00:10Bonjour Elodie, bonjour à tous.
00:00:13Bonjour Elodie, bonjour à tous.
00:00:14Le MV Hondius, navire à bord duquel a été détecté un foyer d'antavirus, est arrivé ce matin au Canary.
00:00:22Vous allez voir ces images en direct de Ténérife.
00:00:26Le chef de l'Organisation mondiale de la santé est présent sur l'île espagnole pour superviser l'évacuation des
00:00:32passagers.
00:00:33Tous restent asymptomatiques, a souligné la ministre espagnole de la Santé.
00:00:38Christophe Glez va recevoir dans les prochains jours une visite consulaire, la première depuis son incarcération.
00:00:44Le journaliste sportif français est détenu en Algérie depuis près d'un an.
00:00:48La ministre française déléguée aux armées et le président algérien ont établi une feuille de route pour intensifier leur coopération.
00:00:55La maire du journaliste s'est félicitée de cette nouvelle.
00:00:59Et puis un important incendie s'est déclaré hier soir tout près de l'aéroport de Roissy dans le Val
00:01:03d'Oise.
00:01:04L'incendie se serait déclenché dans un entrepôt.
00:01:07Une soixantaine de pompiers ont été mobilisés sur place.
00:01:11Si les images sont impressionnantes, aucune victime n'est à déclarer et le trafic aérien n'a pas été perturbé.
00:01:19Merci à vous Audrey. On vous retrouve à 11h30 pour un prochain point complet sur l'actualité pour m'accompagner
00:01:26pendant ces deux heures.
00:01:27Karim Abric, bonjour.
00:01:28Bonjour.
00:01:28De la rédaction de CNews.
00:01:29Rodolphe Card, bonjour.
00:01:30Bonjour Elodie.
00:01:31Vous êtes journaliste et auteur et Myriam Djabali-Larak va nous rejoindre d'ici un instant.
00:01:36Vous l'avez peut-être suivi ce matin sur CNews chez Elliot Deval dans l'heure des pros.
00:01:40Le témoignage de Karine Jambu et de sa maman.
00:01:43Je le rappelle, Karine Jambu a été violée.
00:01:47Elle avait entre 5 et 7 ans.
00:01:48Et ce qui fait évidemment polémique, c'est qu'en 2018, son violeur avait été condamné à 30 ans de
00:01:54prison.
00:01:55Mais grâce au système de confusion des peines, il a obtenu sa remise en liberté.
00:02:00C'est évidemment une première décision incompréhensible.
00:02:02D'autant plus qu'il va retourner vivre à Rennes, là où habite également Karine.
00:02:07Karine qui s'est confiée longuement à CNews et à Elliot Deval avec sa maman.
00:02:12On regarde justement ce témoignage avec François Tiskevitch.
00:02:16C'est un mélange d'émotions.
00:02:19Entre la peur, la colère et la tristesse.
00:02:24Son violeur sort de prison, mais elle va devoir se cacher.
00:02:28Condamnée en 2018 à 30 ans de réclusion,
00:02:31celui qui y a fait vivre un véritable enfer à Karine Jambu sera libre ce mardi.
00:02:36L'homme s'installera à seulement 2 km de chez elle.
00:02:40Il m'a bousillé une partie de ma vie et aujourd'hui c'est lui qu'on me protège.
00:02:45Parce qu'il va sortir alors que je pense qu'une personne comme ça n'a pas à sortir
00:02:48et encore moins venir habiter dans la ville où j'habite, où je me suis reconstruite.
00:02:53Et en fait aujourd'hui on m'impose cette personne dans ma ville.
00:02:58Et moi qu'est-ce que je dois faire ? J'ai juste à... J'ai pas le choix en
00:03:02fait.
00:03:03Karine Jambu a été violée quand elle était âgée de 5 à 7 ans.
00:03:07Les faits ont été commis au domicile familial par un homme hébergé par ses parents.
00:03:12Je suis née dans une famille qui n'aurait jamais dû avoir d'enfant.
00:03:17Je suis née d'une mère qui a commis un infanticide.
00:03:20J'ai été maltraitée par ces géniteurs-là durant toute ma vie quand j'étais à leur domicile.
00:03:28Et à l'âge de 5 ans ils ont accueilli M. Blaudy qui est multirécidiviste
00:03:34et qui m'a violée avec leur accord pendant plusieurs années.
00:03:39Âgée aujourd'hui de 28 ans, Karine Jambu va désormais vivre dans la crainte de recroiser dans la rue son
00:03:46violeur.
00:03:47Il y a évidemment beaucoup de choses dans ce témoignage.
00:03:50On va le décrypter et le regarder ensemble.
00:03:52Karima, on entend Karine.
00:03:54On comprend évidemment sa peine, sa colère.
00:03:56Et puis on entend bien cette sorte de double peine.
00:03:59C'est-à-dire qu'elle a eu une enfance très compliquée.
00:04:01Elle le raconte chez ses géniteurs comme elle les appelle.
00:04:04Ce viol.
00:04:05Et puis quand elle tente enfin de se reconstruire,
00:04:07elle apprend qu'en fait son violeur va non seulement être libéré,
00:04:11mais qu'en plus il est potentiellement à proximité de chez elle.
00:04:13C'est vraiment une double peine que la justice lui inflige.
00:04:16Oui, en fait c'est de recréer encore une fois un traumatisme,
00:04:20de réveiller le traumatisme, d'en rajouter.
00:04:23C'est une gifle pour les victimes.
00:04:25C'est pire que ça en fait.
00:04:26C'est vraiment ce traumatisme dont je parle.
00:04:29Et je veux juste souligner, si vous n'avez pas,
00:04:32enfin si les gens à la maison n'ont pas écouté le témoignage complet,
00:04:36je les inviterais vraiment à l'écouter en rattrapage.
00:04:40C'est extrêmement émouvant.
00:04:42Et surtout, et c'est ça qui est important,
00:04:44je pense que ça peut faire oeuvre utile.
00:04:46Ce type de témoignage, en fait, c'est aussi un appel pour les politiques.
00:04:52C'est un appel pour la justice, pour dire, regardez, nous, les victimes,
00:04:56nous existons aussi.
00:04:58Il y a beaucoup d'énergie, beaucoup de mesures.
00:05:02On nous parle de l'état de droit.
00:05:04Tout ça pour les agresseurs.
00:05:06On parle de réinsertion, de réhabilitation.
00:05:09Oui, très bien, ça fait partie du principe de justice.
00:05:12Mais quelle justice pour les victimes quand on voit que son violeur multirécidiviste,
00:05:17il sera finalement libéré.
00:05:19Et avant-terme, en fait, c'est-à-dire avant-terme.
00:05:22Il y a eu ce qu'on appelle ce principe de confusion des termes de ces trontons qui ne fera
00:05:27pas.
00:05:27Voilà. Donc, parce qu'il y avait quand même, dans la loi, ça existe.
00:05:31Il y a quand même toutes ces possibilités.
00:05:33Et on voit que la peine, ça peut aller jusqu'à 30 ans.
00:05:36Et on voit que dans la réalité, ce n'est pas ce qui s'est passé.
00:05:39Et c'était la victime, finalement, de s'arranger avec ça.
00:05:42Et on le verra justement parce qu'elle-même en parle,
00:05:44de savoir comment elle peut continuer à vivre si près de son violeur.
00:05:48Rodolphe, comme le disait Karima, Karine veut aussi faire oeuvre utile
00:05:52parce qu'on donne cet exemple parce qu'effectivement, malheureusement,
00:05:55il éclaire tous les dysfonctionnements de la justice.
00:05:58Mais combien de victimes découvrent par une simple lettre qu'on lira dans un instant
00:06:01que leur violeur est libéré ?
00:06:04Combien apprennent que finalement, il va revenir vivre à côté de chez elle ?
00:06:07Et finalement, ce qu'on dit un peu à la victime, c'est non seulement vous n'avez pas le
00:06:10choix
00:06:10et si vous ne voulez pas le croiser, c'est à vous de partir.
00:06:13Oui, comme l'a très bien dit Karima, déjà, il y a l'imbrouglio, on va dire, juridique
00:06:17et qui, je pense, est d'ailleurs d'autant plus délétère vis-à-vis de la population
00:06:22parce que cette apparence d'une justice kafkaïenne vraiment
00:06:25où à chaque fois, on peut avoir des retournements, des situations comme celle-ci
00:06:29qui est complètement catastrophique, ça continue de creuser toujours plus ce fossé
00:06:33entre le peuple, une partie du pouvoir et notamment de la justice
00:06:36et ça, je pense qu'on va revenir dessus dans toute notre émission,
00:06:40c'est vraiment un enjeu aussi des années à venir
00:06:42et peut-être même pour les élections présidentielles de 2027.
00:06:45Et d'ailleurs, ces situations d'incohérence, ça me fait un peu penser au viol
00:06:49qu'on a connu dans le périscolaire, le scandale qu'on a soulevé tout récemment.
00:06:53Et moi, j'avais fait la proposition à mon modeste niveau,
00:06:57vous vous en souvenez peut-être, en 2007, tous les candidats à l'élection présidentielle
00:07:01avaient signé une charte pour l'écologie.
00:07:03Et moi, je mentionnais peut-être que ça pouvait être une opportunité
00:07:06qu'il y ait une charte qui permette un peu déjà d'apaiser les tensions
00:07:10parce qu'on sent à mesure qu'on va arriver à l'élection 2027,
00:07:12qu'on monte de cran en cran dans les attaques personnelles, dans les attaques politiques,
00:07:17peut-être une charte de la protection de l'enfance.
00:07:19Parce que pour moi, pour le coup, un État qui ne protège pas ses enfants
00:07:23et notamment l'enfance, c'est un État en faillite, je le dis tout simplement.
00:07:26Et qu'importe la couleur politique, je pense que c'est un engagement transpartisan.
00:07:30Oui, qui devrait l'être en tout cas.
00:07:32Exactement. Et qui permet en plus de jouer sur plusieurs choses,
00:07:35le politique, la justice et notamment ses situations
00:07:38et cette pauvre demoiselle qui va devoir, comme vous l'avez très bien dit,
00:07:43vivre avec son bourreau à côté de chez elle.
00:07:45Donc là, je pense qu'il faut revenir là-dessus,
00:07:47il faut avoir une vraie perspective d'évolution pour notre société
00:07:50où vraiment, on va, comment dire, avoir un renversement en tout cas
00:07:55du rapport de France entre la victime et notamment celui qui a commis les crimes.
00:08:00Je ne dis pas qu'aujourd'hui, on a un système qui est toujours dans la protection du deuxième.
00:08:04Il n'empêche...
00:08:06Pas non plus de généraliser, évidemment, et de dire que la justice défend toujours les coupables.
00:08:10Dans ce cas précis, on a assez peu de doutes.
00:08:11Mais je pense qu'en tout cas, c'est un domaine qui pourrait être relativement transpartisan
00:08:15et qui ferait du bien, quelque part, à notre vie politique un peu agite, si je puis dire.
00:08:19Vous avez bien raison et je voudrais qu'on regarde parce que je vous ai mentionné
00:08:22cette fameuse lettre par laquelle Karine a appris ces deux mauvaises nouvelles.
00:08:26Premièrement, la remise en liberté de son violeur et le fait qu'il allait s'installer à côté de chez
00:08:32elle.
00:08:32Je précise que malheureusement, ce sont bien les termes utilisés par le tribunal.
00:08:36J'ai l'honneur, l'honneur donc, de vous informer que monsieur,
00:08:40nous avons volontairement caché le nom, condamné donc par la cour d'assises de Lille-Évilaine
00:08:44à une peine de 30 ans, a purgé sa peine d'emprisonnement criminel
00:08:48et sortira de détention le 12 mai 2026.
00:08:51Karima, on fait volontairement le choix de vous montrer cette phrase.
00:08:54J'ai l'honneur de vous informer, j'ai l'honneur de vous informer
00:08:57que votre violeur est libéré et que vous l'aurez à côté de chez vous.
00:09:00Les termes, on peut se dire que c'est une lettre administrative et c'est le cas,
00:09:03mais dans ces cas-là, on se dit vraiment qu'il n'y a aucune considération pour la victime.
00:09:08On a l'honneur de lui dire qu'il va sortir.
00:09:10Oui, c'est ça. Donc, quand on commence la première phrase avec j'ai l'honneur,
00:09:16habituellement, j'ai l'honneur, c'est une bonne nouvelle.
00:09:18Que va-t-il se passer, quelque chose d'une belle nouvelle et non.
00:09:21Donc, c'est tout à fait plutôt la réactivation du traumatisme.
00:09:26En fait, ça montre cette espèce de froideur, ce manque d'empathie.
00:09:29C'est une lettre administrative.
00:09:31Ça veut dire que l'administration a l'habitude d'envoyer des lettres.
00:09:35Il n'y a pas quelqu'un, comme on dit, qui a envoyé le fameux drapeau rouge.
00:09:38Je veux dire, ça ne va pas. Il n'y a pas de considération à ce moment-là, cette froideur
00:09:42-là.
00:09:43Il y a une forme de non-considération envers les victimes.
00:09:46Donc, pour moi, déjà, c'est une forme de violence à travers les mots.
00:09:52Et puis, effectivement, je salue Myriam Jabali-Darag.
00:09:54Bonjour et merci d'être avec nous.
00:09:56Professeure d'économie et présidente de l'association Regards Lycéens.
00:09:59On était en train, justement, de parler de cette affaire.
00:10:02Et je voudrais qu'on regarde un autre passage de cette même lettre du tribunal
00:10:05qui annonce à Karine la libération de son violeur.
00:10:08C'est un peu plus loin.
00:10:09Je mesure, parce que quand même, à un moment donné, il faut souligner que ce n'est pas normal.
00:10:13Donc, on nous dit ceci.
00:10:14Je mesure combien ces informations constituent pour vous un réel bouleversement
00:10:17au regard de la confusion des paix de peine ordonnée par la cour d'assises.
00:10:21Je suis également pleinement consciente qu'il résidera à Rennes,
00:10:24soit malheureusement à proximité de votre lieu de vie et de vos centres d'intérêt.
00:10:27L'intéressé n'ayant pas d'autres adresses en sortie
00:10:29et sa fin de réclusion étant arrivée à son terme,
00:10:32cette situation inconfortable n'a pu être évitée.
00:10:36Myriam, après le j'ai l'honneur de vous annoncer sa libération,
00:10:40situation inconfortable.
00:10:41Ce n'est pas une situation inconfortable,
00:10:42c'est une situation intenable, invivable pour une victime.
00:10:45On a l'impression que Karine va être dans une sorte de léger inconfort
00:10:49pendant quelques temps.
00:10:50Une fois de plus, c'est ce qu'on disait déjà hier avec vous sur ce plateau,
00:10:52mais la justice, là, elle n'est pas du côté de Karine ni de sa famille.
00:10:55Elle est du côté de son violeur.
00:10:57Oui, ça vient nourrir davantage le sentiment de faillite totale de notre système judiciaire.
00:11:03On le disait, mais je le répète aujourd'hui,
00:11:05c'est que notre droit français, le système judiciaire français,
00:11:10est construit autour de la peine faite par les auteurs ou les coupables
00:11:17et non pas sur la reconstruction des victimes.
00:11:19Et ça, c'est important parce que ça met en place,
00:11:21ça met également en évidence toute la faillite du suivi post-carcéral.
00:11:26On ne remet pas en cause que quelqu'un de condamné doit être banni à vie ou exclu.
00:11:31Et non non plus, on est en démocratie.
00:11:33Donc chaque coupable fait amende et puis il doit être intégrable.
00:11:37Mais enfin, dans la même ville, avec une lettre comme celle-ci...
00:11:41Elle peut le croiser à chaque fois qu'elle va faire ses courses, par exemple.
00:11:43Ah, mais complètement.
00:11:44Et donc c'est ça que les Français et qui montent la déconnexion totale
00:11:48de notre système judiciaire avec la réalité du terrain,
00:11:51mais également le fait que notre droit doit peut-être changer.
00:11:54Parce que je rappelle que notre droit repose sur un héritage chrétien,
00:11:59donc l'idée de rédemption, de compassion, etc.
00:12:02Et tant mieux, j'ai envie de dire.
00:12:03Et en même temps, c'est une philosophie des Lumières.
00:12:05Donc la philosophie des Lumières qui dit que, bon,
00:12:07on doit condamner, mais que la peine doit être proportionnée, etc.
00:12:12Donc là, il y a une mise en évidence d'une faillite
00:12:17de la gestion post-carcérale des peines
00:12:20et en même temps du mépris ou de la non prise en considération
00:12:24des victimes, en fait, de leur reconstruction également.
00:12:27Oui, et puis effectivement, la reconstruction qui est importante pour Karine,
00:12:30on va le voir dans un instant.
00:12:31Je vous donne la parole, mais je voudrais qu'on regarde.
00:12:33Vous parliez justement de peut-être la nécessité
00:12:35de faire évoluer aussi une partie de notre droit.
00:12:38Eh bien, il y a une pétition justement qui a été lancée
00:12:41par la famille de Karine.
00:12:43Vous le voyez, modifiez la loi sur la confusion des peines en urgence.
00:12:47Il y a déjà, Karine, quasiment 50 000 signataires de cette pétition.
00:12:51Il y a également le QR code.
00:12:53Et vous voyez aussi le titre de la pétition
00:12:55qui est retrouvable évidemment sur Internet,
00:12:58si tant est que vous vouliez la signer.
00:12:59Karima, je crois que vous y ajoutez quelque chose
00:13:01quand Myriam était en train de parler.
00:13:03Oui, mais parce qu'on parle de cette réhabilitation,
00:13:07cette réinsertion, cette logique du pardon,
00:13:09mais ça vient aussi avec le fait de sentir que l'agresseur,
00:13:14le violeur, la personne qui a commis un crime ou un délit,
00:13:19elle a purgé véritablement sa peine.
00:13:22Elle a payé pour ce qu'elle a fait.
00:13:23Et dans ce cas-ci, il y a quand même une intervention humaine
00:13:26où on décide, OK, est-ce qu'on fait oui ou non cette fameuse...
00:13:30Est-ce qu'on accorde oui ou non cette confusion des peines?
00:13:32Et ensuite, quand il y a la libération de la personne,
00:13:35il y a aussi une évaluation des risques.
00:13:38Est-ce qu'elle peut être encore une fois un danger public?
00:13:45Oui ou non?
00:13:46Dans ce cas-ci, de ce que j'ai compris du témoignage,
00:13:49notamment de la mère de Karine,
00:13:52ça mentionnait que, bon, oui, étant donné le risque est atténué,
00:13:56mais on considérait quand même, donc il n'est pas pratiquement nul.
00:14:01Et en plus, le profil...
00:14:02Et on rappelle que c'est un récidiviste.
00:14:03Exactement. Et c'est ce que j'allais dire.
00:14:05Et c'est un multirécidiviste.
00:14:08Il est extrêmement dangereux.
00:14:09Il est extrêmement violent.
00:14:11C'est un pédocriminel qui a violé sa propre fille
00:14:14avant de faire d'autres victimes
00:14:16et de violer, d'abuser de Karine Jambu
00:14:20quand elle était une toute petite enfant.
00:14:23Donc, il y a ces éléments-là où on a quand même cette incompréhension,
00:14:27où on se dit, OK, dans ce cas-ci, il est libéré.
00:14:31Il y a des enfants.
00:14:32Bien sûr.
00:14:34Ça pose quand même un vrai questionnement et une vraie inquiétude.
00:14:37Une vraie inquiétude aussi quand on voit parfois
00:14:39à quel point le suivi n'est pas toujours effectivement.
00:14:42Vous avez fait référence au témoignage justement de la mère de Karine
00:14:46qui parle précisément de la dangerosité de cet individu.
00:14:51On l'écoute.
00:14:52Et je suis désolée de le dire, mais la justice n'en a rien à faire, en fait.
00:14:56Rien à faire.
00:14:58On nous dit, et c'est écrit dans le courrier qu'a reçu Karine,
00:15:02on pense que la dangerosité a été atténuée.
00:15:06Atténuée, ça ne veut pas dire supprimée.
00:15:09Je connais encore le français.
00:15:10Ça veut donc dire que oui, on pense qu'elle a été atténuée.
00:15:15On pense aussi qu'il reste quelque chose.
00:15:17Mais ce n'est pas grave.
00:15:18Il faut qu'il sorte.
00:15:19Il y a des jeunes qui sont emprisonnés.
00:15:22Il y a des hommes, il y a des femmes.
00:15:24Il doit faire plusieurs demandes d'aménagement de peine.
00:15:28Lui, une demande, elle est acceptée.
00:15:31Ces mots à Rodolphe de la mère de Karine, effectivement,
00:15:33ils font évidemment mal au cœur.
00:15:37Elle a l'air même pas dégoûtée, presque pire que ça.
00:15:40Elle est découragée, résignée.
00:15:42Et c'est horrible parce qu'on se dit, elle essaye, elle, d'accompagner sa fille qui est sa fille
00:15:46adoptive.
00:15:47Elle essaye de la soigner.
00:15:48Elle essaye de faire qu'elle va mieux.
00:15:50Et elle se rend compte, en fait, aujourd'hui, que la justice n'est pas de leur côté, comme elle
00:15:54le dit.
00:15:54Elle a des mots très durs, mais sans doute très justes.
00:15:56Les extraits que vous avez donnés de la lettre, ils sont accablants.
00:16:00C'est vraiment le sentiment d'adaptation pour les victimes.
00:16:04Comparaison n'est pas raison, mais vous vous en souvenez,
00:16:06on est pas mal revenus sur la fermeture du site Orange à Marseille,
00:16:12ils me semblent tenus à cause des narcotrafics.
00:16:14Et à chaque fois, même si la situation n'est pas la même,
00:16:18la société civile, les gens honnêtes, j'ai envie de dire,
00:16:21les victimes sont obligés de s'adapter à une situation
00:16:23où, justement, la justice ne rend pas, justement, le jugement qu'on attend d'elle.
00:16:30Et vraiment, la parole de l'attente est assez éloquente sur le sujet.
00:16:36Il y a vraiment une résignation, un dépit.
00:16:38Et ça, si on prend la chose dans une perspective plus large,
00:16:41je pense que c'est vraiment aussi très dangereux, une fois de plus.
00:16:45Parce qu'à chaque fois, comme je l'ai dit,
00:16:47si on continue de creuser ce fossé,
00:16:49les gens n'auront plus aucune confiance dans les institutions,
00:16:52dans la justice, notamment.
00:16:55Et là, vous avez la volonté, par exemple,
00:16:57de se faire justice par soi-même.
00:16:59C'est des choses qu'on peut connaître.
00:17:01Et quand on en arrive à un niveau de dépit
00:17:03où on n'a plus aucune confiance pour les institutions,
00:17:05c'est des situations qui peuvent apparaître.
00:17:07C'est des situations éminemment dangereuses.
00:17:09Donc là, ça doit être, j'ai envie de dire,
00:17:11un signal d'alerte, une fois de plus,
00:17:13pour justement qu'on secoue, pardon les mots d'expression,
00:17:16un peu le cocotier.
00:17:16D'ailleurs, c'est très bien, par exemple, qu'il y ait cette pétition,
00:17:19justement, pour alerter.
00:17:21Et d'ailleurs, c'est intéressant parce que plus on voit
00:17:24une résignation vis-à-vis des institutions,
00:17:26plus on voit des, comment dire, des signaux d'alerte,
00:17:29ou on voit des volontés d'avoir des pétitions,
00:17:31des référendums sur toute une série de questions.
00:17:34Parce que les gens savent pertinemment,
00:17:36ils sont très conscients de l'état de la France.
00:17:38Il ne faut absolument pas sous-estimer l'état de conscience
00:17:41de la France, justement, et de la France profonde,
00:17:43des enjeux de leur pays et de la population.
00:17:45Donc là, il faut une réponse.
00:17:47Et quand on aura à nouveau ce lien établi entre le politique
00:17:51et la population, notamment ces aspirations-là,
00:17:52on pourra aller mieux.
00:17:53Mais vraiment, ces signaux d'alerte, il faut les prendre en compte.
00:17:55Et vous avez raison, il y a justement une réflexion
00:17:57qui est en cours à l'Assemblée nationale,
00:17:59puisque cette semaine, dès mardi,
00:18:00les députés se pencheront sur une proposition de loi
00:18:03qui vise, je cite, à garantir l'information
00:18:05et la protection effective des victimes de violences sexuelles
00:18:08lors de la libération de leurs agresseurs.
00:18:10Il était sans doute temps de réfléchir à ce sujet.
00:18:13On va écouter de nouveau Karine,
00:18:15qui explique que malheureusement, pour elle,
00:18:18elle a l'impression que la justice n'est pas vraiment de son côté.
00:18:21Écoutez-la.
00:18:23Je ne connais aucune de ces conditions de sortie.
00:18:25Je ne connais rien.
00:18:27Et en fait, aujourd'hui, j'ai l'impression
00:18:28que je n'ai aucune protection.
00:18:32Donc il m'a bousillé une partie de ma vie.
00:18:34Et aujourd'hui, c'est lui qu'on protège.
00:18:36Parce qu'il va sortir, alors que je pense
00:18:38qu'une personne comme ça n'a pas à sortir
00:18:40et encore moins venir habiter dans la ville où j'habite,
00:18:43où je me suis reconstruite.
00:18:46Et en fait, aujourd'hui, on m'impose cette personne dans ma ville.
00:18:50Et moi, qu'est-ce que je dois faire ?
00:18:51J'ai juste à...
00:18:53Je n'ai pas le choix, en fait.
00:18:55On m'oblige.
00:18:57Et je ne connais rien, en fait.
00:18:59Je ne sais pas...
00:19:00Je n'ai aucune de ces conditions.
00:19:02Donc en fait, moi, je ne sais pas quoi faire aujourd'hui.
00:19:04Si je le croise, qu'est-ce que je fais ?
00:19:06Ce que dit Karine Myriam est extrêmement concret.
00:19:09C'est-à-dire que la justice vient de lui offrir une vie d'angoisse
00:19:12chaque fois qu'elle sortira de chez elle,
00:19:13qu'elle ira faire des courses, qu'elle ira travailler,
00:19:15qu'elle ira boire un verre avec des amis.
00:19:17Elle se demandera si elle peut le croiser.
00:19:19Sachant que si demain, elle le croise,
00:19:21elle ne sait pas, et on la comprend,
00:19:22elle ne sait pas comment elle doit réagir.
00:19:24Elle n'a aucune information.
00:19:26Elle ne sait pas s'il est soumis à un contrôle ou pas.
00:19:28C'est quand même incroyable.
00:19:29Elle est l'une des victimes de cet homme
00:19:31et elle ne sait rien de ses conditions de surveillance ou non.
00:19:34Elle sait qu'il est dans la même ville qu'elle.
00:19:35Voilà.
00:19:36Peut-être à son voisin, peut-être à deux pas.
00:19:38C'est ce qui est déjà inacceptable en soi,
00:19:41parce que des mesures auraient pu être prises.
00:19:43Il y avait un magistrat que vous aviez en duplex hier
00:19:46qui expliquait justement que la confusion de peine était un fait.
00:19:50Donc le magistrat ne pouvait pas le refuser.
00:19:52Par contre, ce qui est incompréhensible pour les Français lambda
00:19:55et dont on peut se poser la question,
00:19:57c'est la remise de peine malgré tout.
00:19:59Parce que 2007, il a eu une nouvelle condamnation,
00:20:02mais le packaging de 30 ans n'a pas été fait au total.
00:20:05Donc la confusion des peines n'empêche pas de faire quand même sa peine en entière.
00:20:08Qui est vraiment une totalité.
00:20:09Voilà, à 19 ou 21 ans, je crois qu'il l'a fait au lieu de 30 ans.
00:20:12C'est ça qui n'est pas compréhensible.
00:20:13On a donc un fossé qui se creuse entre la culture judiciaire
00:20:16et la culture populaire.
00:20:18Et la défense en fait des victimes
00:20:20et cet aspect un petit peu compassionnel
00:20:23et de réinsertion, de rédemption,
00:20:25de compassion pour les auteurs des faits.
00:20:28Je crois que notre justice doit évoluer dessus.
00:20:30Non pas sur la confusion des peines qui est un fait.
00:20:33Parce que contrairement aux Etats-Unis,
00:20:34on estime que les peines ne doivent pas être gigantesques et cumulatives.
00:20:38Parce qu'en soi, peut-être, en tout cas dans certains cas,
00:20:40ce n'est pas utile.
00:20:41Mais en l'occurrence, là, il y a une vraie défaillance.
00:20:43Il y a peut-être des cas où c'est utile.
00:20:44Bien sûr.
00:20:44Mais a-t-on les moyens aujourd'hui de le faire ?
00:20:46Sur population carcérale, 87 millions de détenus.
00:20:51On n'a plus de place.
00:20:52Il n'y a plus d'argent.
00:20:53Alors que les budgets explosent
00:20:55et qu'on réinjecte à chaque fois de l'argent.
00:20:57Donc 20 000 places de prison pour le stock qu'on a,
00:20:59elle est effectivement à plus de 87 000 détenus.
00:21:01Je fais confiance au chiffre que vous dites.
00:21:03Et c'est surtout cette défaillance de survie post-carcérale.
00:21:06On n'a pas pensé cela.
00:21:08On n'a pas pensé cela.
00:21:09Et on est sur...
00:21:11Alors, il disait tout à l'heure,
00:21:12la justice n'a pas à cultiver le œil pour œil et dent pour dent, en fait.
00:21:18Et là, qu'est-ce qui va se passer ?
00:21:19On va donner envie aux gens de se faire justice soi-même.
00:21:21Ce qui est l'essence même de notre justice en France,
00:21:25c'est de dire qu'on s'occupe justement de la peine des victimes et des coupables,
00:21:30mais on ne protège pas assez ce qui va se passer derrière pour la victime.
00:21:35Et c'est ce sentiment-là d'abandon, de non-protection des victimes,
00:21:38qui est une grande faillite pour notre système aujourd'hui
00:21:40et qui met en évidence, en fait, cette affaire-là.
00:21:43Oui, justement, après la pause, on verra un certain nombre d'autres exemples aussi de Français
00:21:47qui se sentent abandonnés par l'État avant la pause.
00:21:50Je voudrais qu'on regarde une dernière citation.
00:21:52C'est celle du procureur qui explique pourquoi cet agresseur, ce violeur,
00:21:57doit résider à Rennes, dans la même ville.
00:21:59Donc, que sa victime, un suivi socio-judiciaire lui imposant des mesures de soins
00:22:04et lui interdisant toute forme de contact avec la victime de quelque manière que ce soit.
00:22:08Une mesure de surveillance judiciaire l'assignant à résidence
00:22:10avec interdiction de contact avec des mineurs, encore heureux.
00:22:13un placement sous surveillance électronique mobile pour le localiser à tout moment.
00:22:17Et Karima, elle est là, en fait, la justification,
00:22:18puisque ce qu'on nous explique, c'est que s'il n'avait pas été à Rennes,
00:22:22il aurait été SDF, dans une situation d'errance
00:22:24qui n'aurait pas permis la mise en place des mesures de surveillance nécessaires.
00:22:28Premièrement, on est quand même en droit de douter que ces mesures de surveillance
00:22:31soient bien mises en place, mais, à la rigueur, soyons optimistes.
00:22:34Mais, en revanche, cet homme, il peut l'habiter ailleurs, en fait.
00:22:37C'est-à-dire que, là, on explique, le pauvre, il serait SDF
00:22:40et, en plus, on ne pourrait pas le surveiller.
00:22:41Alors, c'est ça qu'on est en train de dire à Karine.
00:22:42Non, ce n'est pas recevable pour les victimes,
00:22:46parce qu'il a fait, donc, plusieurs victimes.
00:22:48Et, en plus, on s'est dit, justement, sur la question de la surveillance,
00:22:52on n'est pas rassuré.
00:22:54Et, ensuite, de le renvoyer, en fait, on a l'impression, on se dit,
00:22:58mais est-ce qu'on a vraiment essayé toutes les options?
00:23:00Quand on nous met ça, il va être SDF et tout.
00:23:03C'est quoi? On doit avoir, en plus, on doit avoir pitié.
00:23:05Oui, on doit être triste.
00:23:07On doit se dire, ah, bien, c'est la meilleure idée du siècle.
00:23:09Non. Cela dit, moi, je pense encore une fois que s'il y a eu cette évolution
00:23:14en termes de doctrine, si vous voulez, par rapport à la justice pour les agresseurs,
00:23:20je pense qu'il y a aussi toute une refonte à voir pour les victimes.
00:23:25Je pense que c'est la base.
00:23:26Je vous avais déjà mentionné, il y a des choses qui ont été faites,
00:23:29notamment pour les victimes d'agressions sexuelles.
00:23:32Quand je parlais, par exemple, du Canada, où il y a eu des choses qui ont été faites
00:23:36pour des tribunaux spécialisés pour l'accompagnement des victimes,
00:23:39je pense qu'on devrait en faire davantage, surtout quand ce type de situation absolument horrible
00:23:45qui vienne réactiver les traumas, un accompagnement pour les victimes,
00:23:49pour essayer déjà qu'elles en sachent un peu plus sur les conditions de libération.
00:23:55Est-ce qu'on ne peut pas leur offrir aussi du soutien?
00:23:58Est-ce qu'il y a des choses qu'on peut faire?
00:24:00Évidemment, il y a une refonte, il faut repenser.
00:24:02On a beaucoup pensé aux agresseurs.
00:24:05Il serait peut-être temps de penser aux victimes.
00:24:07On va marquer une première pause dans ce 100% actuel.
00:24:10Je vous rappelle que le témoignage de Karine et de sa mère était ce matin dans l'heure des pros.
00:24:15Et comme l'a fait Karima, je vous encourage à écouter ce témoignage en replay
00:24:20parce qu'il illustre malheureusement tellement bien une partie de l'échec de notre justice.
00:24:25Et après la pause, on parlera de Français qui sont un peu oubliés par l'État.
00:24:29Une dame qui a un logement squatté, une fleuriste qui affiche elle-même les photos de ces voleurs
00:24:34pour tenter de les retrouver.
00:24:36Comment en est-on arrivé là?
00:24:37On voit ça juste après la pause.
00:24:42De retour pour la deuxième partie de 100% Actu.
00:24:45Dans un instant, on va vous parler de ces Français qu'on abandonne,
00:24:49qui se débrouillent tout seuls et évidemment qui en ont ras-le-bol avec deux exemples, deux reportages.
00:24:53Mais d'abord l'actualité avec Audrey Berthaud.
00:24:55Rebonjour Audrey.
00:25:00L'armée israélienne poursuit ses raids au Liban.
00:25:04Les autorités libanaises ont annoncé la mort de neuf personnes dans le sud du pays.
00:25:08De son côté, le Hezbollah revendique des tirs contre le nord d'Israël.
00:25:13Tsaal a appelé plusieurs localités à évacuer en prévision de frappe.
00:25:17Et tout cela malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril.
00:25:20Emmanuel Macron poursuit sa tournée africaine.
00:25:22Après l'Egypte, il est attendu au Kenya ce midi.
00:25:25Au programme, un tête-à-tête et une conférence de presse avec son homologue kenyan.
00:25:29Il doit également signer plusieurs accords entre des entreprises françaises et kenyanes.
00:25:33Le Kenya accueille actuellement 140 entreprises françaises.
00:25:38Et puis de nouvelles attaques djihadistes dans le centre du Mali.
00:25:41Des dizaines de personnes ont perdu la vie.
00:25:43Le Mali fait face à une situation sécuritaire critique après une offensive sans précédent.
00:25:48Fin avril, des groupes armés contre l'agent au pouvoir.
00:25:52Un responsable local a fait état d'un total de 80 morts.
00:25:57Merci à vous Audrey Berthaud.
00:26:00Prochain point sur l'actualité à midi.
00:26:02Je vous le disais, ces Français que l'Etat abandonnent.
00:26:05Ou en tout cas à qui ils ne trouvent pas de solution.
00:26:07Qui en ont ras-le-bol.
00:26:08Et donc qui se débrouillent comme ils le peuvent avec ce premier exemple.
00:26:12On va vous parler maintenant de Marie-Claude.
00:26:15On vous en avait déjà parlé en octobre dernier.
00:26:17C'est une femme de 73 ans.
00:26:19Sa maison est squattée à Nantes.
00:26:21Elle est donc obligée de vivre pour l'instant dans un appartement en banlieue nantaise.
00:26:26Évidemment, sa santé se dégrade liée notamment au stress de cette situation.
00:26:31On regarde ensemble cette histoire qui est révoltante mais aussi bouleversante.
00:26:34Le résumé avec Kylian Salé.
00:26:38Depuis plus de 15 mois, cette maison que faisait rénover Marie-Claude est squattée par un homme de 50 ans.
00:26:44Elle avait accepté de lui louer une chambre.
00:26:46Depuis, il ne paye plus les loyers, ne répond plus à sa propriétaire et dégrade la maison.
00:26:52Il a cassé des chambres en de porte.
00:26:54Le jardin, il a eu des sousagements, des arbres au poutier.
00:26:58Il a apporté des troncs d'arbres, des troncs d'arbres quand même de longs dans sa main.
00:27:05Pour Marie-Claude, 73 ans, la situation est épuisante.
00:27:09Elle voit sa santé se dégrader de jour en jour.
00:27:12Je suis atteinte d'une maladie de Lyme et ça fait ressortir tous les effets.
00:27:17Et puis, je crois qu'au niveau cardiaque, ça me prend un petit peu aussi.
00:27:21Alors, quand elle trouve la force, Marie-Claude s'installe sur la place royale de Nantes, comme ici, en octobre
00:27:27dernier.
00:27:28Pour faire changer les choses, pour dire que ce n'est pas normal.
00:27:34Voilà, les gens me disent que je suis courageuse parce qu'ils sont dans le même cas.
00:27:38Ils n'ont pas cette volonté de venir s'afficher.
00:27:42Ce n'est pas facile.
00:27:43Une audience devait avoir lieu devant le tribunal de Nantes cette semaine.
00:27:47Le squatteur et son avocat ont demandé un renvoi.
00:27:50accepté.
00:27:51La prochaine audience aura lieu le 11 juin.
00:27:55Myriam, on le voit une fois de plus, cette histoire révoltante.
00:27:57Elle a 73 ans, on la sent faible.
00:27:59Elle est malade.
00:28:00Et la seule solution qu'on lui donne, c'est que finalement, il n'y a pas vraiment de solution.
00:28:04Et puis, on renvoie les audiences.
00:28:05Ce qui fait que ça fait plus d'un an qu'elle attend une réponse.
00:28:08Et qu'elle va attendre au moins jusqu'en juin prochain.
00:28:11Et des exemples, là, on parle de Marie-Claude.
00:28:13Mais ce genre d'exemple de squatte, ça existe de plus en plus.
00:28:17Et malgré les lois, rien ne change.
00:28:19C'est sûr.
00:28:20Là, on voit des Français courageux, résilients.
00:28:22Karine Jambou, tout à l'heure, qui ose quand même parler et s'exprimer.
00:28:26Cette vieille dame qui entame une grève de la faim pour récupérer son bien.
00:28:30C'est tout à fait incohérent.
00:28:32Et c'est moins l'autorité qui est remise en cause que la capacité de l'État aujourd'hui à
00:28:36protéger, en fait,
00:28:38le citoyen honnête lambda qui travaille.
00:28:40On voit bien qu'on a un État providence qui, là, pour le coup, paraît parfois un peu incapable d
00:28:48'assurer l'État protecteur.
00:28:50Et donc, il faut revenir aux fondamentaux.
00:28:52Il faut revenir aux régaliens que l'État aujourd'hui n'assure plus.
00:28:56Je répète que ce soit la violence, le trafic, la fraude, les mauvaises protections judiciaires, en l'occurrence,
00:29:03les agressions, la cybercriminalité.
00:29:06On a un État qui semble fort administrativement, puisque les lois s'empilent l'une sur l'autre.
00:29:12Ça, on sait faire des lois.
00:29:13Et puis qui coûte, finalement, et qui coûte aux citoyens, mais faible dans le terrain et faible au niveau de
00:29:20la protection que l'État nous doit, en fait.
00:29:24Et c'est cette incompréhension-là, cette déconnexion avec le terrain qui, aujourd'hui, crée de la défiance démocratique
00:29:30et qui conduit, finalement, même à voter ou à bipolariser le débat politique.
00:29:37Parce que cette défiance...
00:29:38Avec une volonté de renverser vraiment la table, quel que soit le vote.
00:29:40Et là, on est là-dessus parce que ces faits se multiplient.
00:29:45Ils ne laissent plus personne, qu'on soit jeunes, moyens, vieux, riches, pauvres, population aisée, classe moyenne.
00:29:52On est tous victimes d'une incurie de l'État ou d'une faiblesse, d'une défaillance, d'une incohérence,
00:30:00en fait.
00:30:00Qu'elles viennent de la justice, qu'elles viennent de la protection, qu'elles viennent...
00:30:03Et puis, tous les symboles d'autorité de l'État sont pris en charge.
00:30:07Mais là, c'est même plus... Je défie plus l'autorité.
00:30:09C'est, en fait, l'État n'arrive plus à protéger et à faire du régalien.
00:30:13Et puis, vous parliez de l'État et des lois.
00:30:15On va quand même les regarder aussi parce qu'il y a des lois contre les squats.
00:30:19On se rappelle de la loi Casbarian de 2022.
00:30:23Ça triplait les peines.
00:30:24Donc, normalement, le fait d'occuper illégalement un domicile d'autrui est puni de trois ans de prison de 45
00:30:29000 euros d'amende.
00:30:31Une loi qui permettait également au juge, ou plutôt qui interdisait au juge, d'accorder des délais supplémentaires aux squatteurs.
00:30:38Il y avait aussi une sanction pour ceux qui facilitent ou qui incitent aux squats.
00:30:41Et puis, comme une loi ne suffit pas en juin dernier, on en a rajouté encore une.
00:30:46Alors là, c'est quand même assez drôle puisque grâce à cette nouvelle loi de juin dernier, figurez-vous que,
00:30:50normalement, on peut réduire les délais d'expulsion de plusieurs mois à 72 heures.
00:30:56Rodolphe, les lois, elles existent. Je trouve ça très bien.
00:30:59On passe de... En 72 heures, le squatteur doit être expulsé.
00:31:02Ça fait plus de 15 mois qu'il est chez Marie-Claude.
00:31:04Il restera, de toute évidence, jusqu'en juin.
00:31:07C'est pareil, comme le disait Myriam.
00:31:09Légiférer, c'est bien, mais appliquons tout l'arsenal qu'on a.
00:31:11Parce que, pour le coup, on a l'arsenal sur ce sujet.
00:31:13Oui, d'ailleurs, dès qu'on fait des lois, on sait à quel point il y a des avocats qui
00:31:16se mettent sur des créneaux pour, justement, outrepasser ces lois.
00:31:19Ou, en tout cas, les prendre de manière un peu plus intelligente.
00:31:23C'est intéressant de voir à quel point, à chaque fois, on retrouve vraiment des situations dysfonctionnelles.
00:31:28Pour moi, on a un État, aujourd'hui, qui est vraiment dans un principe, j'en veux dire, darwinien inversé.
00:31:33C'est-à-dire d'adaptation.
00:31:35Mais, à chaque fois, on se rend compte que, comme cette pauvre, c'est Marie-Claude, il me semble, à
00:31:38chaque fois, c'est le principe d'adaptation est renversé.
00:31:41En réalité, c'est le citoyen honnête, travailleur, cette pauvre dame retraitée, qui est obligée de s'adapter à la
00:31:47personne qui, justement, va à l'encontre des lois.
00:31:50Et, comme on l'a vu avec le squatteur.
00:31:53Et, si j'étais un peu provocateur, comme disait le président, vous savez, du Salvatore, Boukele, il disait, justement, quand
00:31:59l'État ne résout pas un problème, c'est qu'il est complice.
00:32:01Et, en réalité, on le voit, par exemple, sur les situations de squatte.
00:32:05On voit de plus en plus, par exemple, des sociétés parallèles officieuses, justement, s'organiser pour aller faire du délogement,
00:32:12ce qui est complètement illégal.
00:32:14Bien sûr.
00:32:14Mais, par contre, parce que, justement, j'ai envie de dire, les populations honnêtes s'adaptent, justement.
00:32:19Il n'y a pas de réponse de l'État.
00:32:20Ils sont dans des situations, comme cette dame, parfois, qui met en cause leur santé.
00:32:24Oui.
00:32:24Sans parler, aussi, de l'aspect financier, qui est aussi une question qu'on n'a pas conscience.
00:32:28Oui, parce que quand elle va récupérer sa maison, elle découvrira aussi dans l'état dans lequel elle doit se
00:32:32trouver, même si, visiblement, elle s'en doute un peu.
00:32:34Exactement.
00:32:35Donc, on voit, de plus en plus, une contre-société qui se développe à cause de l'impérissie, aussi, de
00:32:40l'État.
00:32:41Donc, plus l'État, comment dire, sera en retrait et sera incapable de résoudre toute une série de situations,
00:32:47plus cette contre-société va se développer.
00:32:49Donc, là, vous voyez, c'est vraiment, comment dire, un serpent qui se mord la queue.
00:32:53On a beau tabler loi sur loi, d'ailleurs, ça me fait toujours penser, par exemple, aux lois immigration qu
00:32:57'on enchaîne à intervalles réguliers.
00:32:58On en fait un toutes les années et demie.
00:33:00Voilà.
00:33:01Une toutes les années et demie, environ, oui.
00:33:02C'est exactement ça.
00:33:03Donc, tant qu'on n'a pas un pouvoir décisionnaire, un pouvoir politique qui tranche le Nogordien sur une situation,
00:33:08on arrive vraiment à un éclaircissement pour toute une série de personnes qui sont dans cette situation-là,
00:33:13on arrivera toujours, malheureusement, sur ce type de situation.
00:33:16Mais je me permets juste, on pousse les honnêtes gens à faire justice eux-mêmes, vous avez raison.
00:33:21Moi, je connais des propriétaires qui n'ont pas attendu que la justice, six mois après, que leur logement soit
00:33:25dévasté
00:33:26et qu'en plus, les remises en état du logement soient à leur propre frais.
00:33:31Donc, ils ont pris un huissier, ils sont venus avec des bras forts et ils ont mis la loi du
00:33:36« je fais… »
00:33:37Enfin, justice soi-même.
00:33:39C'est un moment où on pousse les gens à faire preuve de bon sens puisque la justice ne le
00:33:43fait pas
00:33:44et qu'on est aujourd'hui dans l'incapacité de protéger le français lambda.
00:33:49Alors, cette dame Marie-Claude respecte la loi, mais combien de temps, en fait, va-t-on pouvoir résister à
00:33:57cette incurie,
00:33:58à cette incohérence judiciaire ?
00:34:00Vous parlez de Neugordien, vous avez raison.
00:34:01Aujourd'hui, il y a plusieurs instituts, dont l'Institut Montaigne, qui…
00:34:04Et puis, on les voit, ils sont suffisamment…
00:34:06Alors, vous parlez également de ces avocats qui profitent de ces espèces de trous pour faire fortune.
00:34:11C'est vrai également, par exemple, et puis l'État…
00:34:14Enfin, c'est quand même un cercle vicieux parce que l'État, ensuite, est réattaqué
00:34:17et donc, il doit payer parce qu'il n'arrive pas à faire maintenir ses propres règles.
00:34:22Vous parliez de la légalisation pour les sans-papiers également,
00:34:27où vraiment, il y a un vrai gouffre et il y a une vraie manne financière pour les avocats
00:34:31parce qu'on a des trous dans le législatif.
00:34:34Mais la question, c'est aussi, cette législation, elle n'est pas adaptée.
00:34:39Elle est faite du haut, sans connexion avec le terrain et à la réalité.
00:34:42Et comme on le disait, Karima, effectivement, le fait…
00:34:45Alors, on l'avait montré d'ailleurs dans certains reportages de se faire justice soi-même
00:34:49ou d'aller déloger ses squatteurs, évidemment, c'est illégal.
00:34:52Évidemment, il ne faut pas le faire.
00:34:53Mais le problème, c'est que ceux qui en arrivent à ce point-là sont aussi ceux
00:34:57qui ont essayé de passer par la justice, par les voies légales et normales et où rien n'avance.
00:35:03Un Français ne peut pas comprendre comment il y a autant de lois contre les squats
00:35:06et qu'à la fin, on légifère, on passe des heures là-dessus au Parlement
00:35:10pour qu'à la fin, ça ne change rien.
00:35:13On est vraiment au royaume de l'aberration.
00:35:16On est vraiment dans le paradis de l'inaction.
00:35:19C'est complètement absurde.
00:35:22Quand on regarde la situation, en fait, il y a eu cette loi, effectivement,
00:35:25pour durcir sur la loi anti-squat, si vous voulez,
00:35:29pour vraiment durcir et faciliter les expulsions.
00:35:32Mais dans ce cas-ci, il y a quelque chose de particulier.
00:35:35C'est que, finalement, c'était un locataire.
00:35:39En fait, il avait loué une chambre initialement et il est devenu, après, un squatteur.
00:35:45C'est-à-dire qu'il a décidé de s'approprier une partie...
00:35:47Il est entré par une...
00:35:48Exversion légale de l'histoire.
00:35:50Exactement.
00:35:51Donc, on se retrouve dans une situation où il y a des failles, finalement, dans la loi
00:35:56et il profite de ces failles dans la loi.
00:35:59Lui va dire qu'il y a de la diffamation, que bon, tout ça.
00:36:02Mais quand on regarde...
00:36:04Oui, mais quand on voit la situation, que ça fait des mois et des mois et des mois,
00:36:08ce n'est pas normal.
00:36:09Et quand je parle de ces aberrations, vous savez, moi, j'entends...
00:36:13On nous parle parfois de la trêve hivernale.
00:36:15Évidemment, tout le monde a un cœur, personne n'a envie de baisser les gens,
00:36:18mais c'est comme si on réfléchissait...
00:36:19La trêve hivernale, elle n'a pas duré depuis 15 mois, toute évidence.
00:36:22Exactement.
00:36:23Non, mais aussi, c'est comme si on réfléchissait,
00:36:26on était dans une période où l'électricité n'existe plus.
00:36:29Vous ne pouvez pas être, finalement, relocalisé dans un endroit.
00:36:32Il va y avoir du chauffage.
00:36:33Donc, ce n'est pas à elle, en fait, ce n'est pas à cette dame,
00:36:38finalement, de subir les conséquences,
00:36:40parce que c'est elle qui se retrouve dans une situation
00:36:42où elle est, justement, à la rue, sans chauffage,
00:36:45en train de faire la grève de la faim.
00:36:46De payer en autre appartement, en plus.
00:36:48Voilà. Donc, tout ça pour dire que, oui, il y a ce respect du droit au logement,
00:36:52mais là, on est en train de bafouer complètement,
00:36:56mais complètement, non seulement le droit à le respect de la propriété privée,
00:37:00mais on place des Français en situation de détresse
00:37:04et la loi ne protège pas, finalement, le citoyen lambda
00:37:08qui veut simplement vivre sa vie, qui n'est pas...
00:37:11C'est comme si on les dépeignait comme des grands propriétaires,
00:37:14terniers, riches, qui abusent des gens.
00:37:17Donc, il faut récupérer tous les logements vacants de tout le monde.
00:37:19Donc, comme quoi, la propriété privée, chacun, effectivement,
00:37:23en a un peu son interprétation.
00:37:25Un autre exemple, dans ce style-là, de Français qui en ont ras-le-bol
00:37:28et qui se débrouillent parce qu'en fait, il n'y a pas d'autre mot,
00:37:31c'est le témoignage d'Isabelle.
00:37:33Elle s'est confiée à CNews.
00:37:35Elle est commerçante.
00:37:36Elle a été victime d'un certain nombre de vols.
00:37:39Et comme elle en a eu ras-le-bol et que ces vols n'étaient pas résolus,
00:37:43elle a donc décidé d'afficher le visage des voleurs présumés.
00:37:47Eh bien, figurez-vous que la technique a porté ses fruits
00:37:49puisque certains sont revenus payer la facture.
00:37:52Alors, évidemment, ça ne se passe pas toujours comme ça.
00:37:55On se rappelle que c'est aussi illégal de diffuser ces photos
00:37:57et de les placarder.
00:37:59Le reportage est à Château, dans les Yvelines,
00:38:01avec Enzo Cordier et Kylian Salé.
00:38:03Il faut les arroser. Par contre, c'est un cache-côte.
00:38:05C'est-à-dire qu'il n'y a pas trop en dessous.
00:38:07Dans sa jardinerie-animalerie,
00:38:09Isabelle Miguet ne compte plus les plaintes déposées pour vol
00:38:12et les classements sans suite.
00:38:14Jusqu'à décembre dernier, cette commerçante respectait la loi.
00:38:17Je n'affichais pas les voleurs.
00:38:20Je les affichais avec des smileys.
00:38:22Donc, j'ai toute population, des personnes âgées,
00:38:25des jeunes, des moins jeunes, des hommes, des femmes.
00:38:29Mais un dimanche matin, fin 2025,
00:38:31Isabelle est victime d'un énième vol.
00:38:33Pour elle, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
00:38:36Elle publie alors le visage des voleurs présumés sur Internet.
00:38:39C'est la seule manière qui fonctionne de nos jours.
00:38:42C'est de diffuser les images, diffuser les voleurs.
00:38:46Et en les diffusant, les gens ont honte, les familles, les amis partagent.
00:38:52Et donc, on arrive comme ça à savoir, à toucher le voleur et les faire venir.
00:38:56Une technique payante, car une semaine après,
00:38:59les voleurs sont revenus pour payer la facture.
00:39:02Afficher les visages des voleurs présumés,
00:39:04une manière risquée de faire,
00:39:06mais comprise par de nombreux Français.
00:39:08Je me mets aussi à la place des commerçants
00:39:09qui, au bout d'un moment, en ont assez
00:39:11et cherchent à se défendre.
00:39:14S'ils ont des récidives et récidives,
00:39:16je peux comprendre les commerçants aussi.
00:39:18En France, la loi interdit de capter
00:39:20et de transmettre l'image d'une personne
00:39:22dans un lieu privé sans son accord.
00:39:24Un délit qui peut être puni d'un an de prison
00:39:26et 45 000 euros d'amende.
00:39:29Vous l'avez entendu à la fin de ce reportage,
00:39:30cette pratique, normalement, est illégale.
00:39:32Mais c'est intéressant l'exemple qu'on vient de voir,
00:39:34Rodolphe, parce qu'elle a des caméras de vidéosurveillance.
00:39:37C'est-à-dire que, quand il y a eu les vols,
00:39:38elle a pu fournir ces mêmes images
00:39:41à la gendarmerie sur place,
00:39:42qui n'a rien donné.
00:39:43Et ce qu'elle dit, c'est que,
00:39:44comme ce sont des gens, sans doute, de Château,
00:39:47peut-être connus, ou en tout cas,
00:39:49qu'on croise souvent dans la rue,
00:39:49les gens ont eu honte et sont revenus.
00:39:51Signe qu'on peut encore faire quelque chose, quand même.
00:39:53Alors, on n'est pas sur du grand délinquant,
00:39:54je vous l'accorde, mais à une modeste échelle,
00:39:56ça fonctionne.
00:39:57Oui, c'est l'importance, parfois, de la rumeur,
00:39:59qu'on sait à quel point elle peut être forte,
00:40:00justement, dans les villages.
00:40:02Et comme vous le disiez très bien,
00:40:03Madame, justement, ce tiers,
00:40:05qui doit faire un peu tampon entre deux citoyens,
00:40:07quand on voit qu'il est absent,
00:40:09en réalité, le citoyen honnête,
00:40:11il se retrouve avec, quelque part,
00:40:13deux adversaires.
00:40:14D'un côté, un État qui ne le comprend pas,
00:40:15qui ne le protège pas,
00:40:16et de l'autre côté, on va dire,
00:40:18la petite, pas criminalité,
00:40:21là, c'est pas de la criminalité,
00:40:22c'est du vol de peau de fleurs.
00:40:23Il n'empêche, c'est quand même une accumulation.
00:40:25Et c'est vrai que c'est quand même intéressant
00:40:27de voir à quel point, aussi,
00:40:29cette accumulation de faits divers,
00:40:31vous me direz, il n'y a pas mort d'homme,
00:40:32c'est vrai, mais par contre,
00:40:33on voit à travers tous les sujets
00:40:35qu'on vient d'évoquer que,
00:40:36justement, cette accumulation de faits divers,
00:40:38à gauche, souvent, on a dit,
00:40:39le fait divers, c'est fait pour diversion.
00:40:41Ça ne permet pas de parler des grands enjeux.
00:40:43Moi, je pense qu'il faut aller
00:40:44dans une logique totalement inverse,
00:40:45et on voit, et à mon avis,
00:40:47c'est l'honneur de CNews,
00:40:48de donner la parole à une partie des victimes
00:40:51sur ce genre de choses,
00:40:53du plus grave à l'histoire du viol,
00:40:55jusqu'à cette banalité un petit peu...
00:40:58De la délinquance.
00:40:59Voilà, exactement.
00:41:00Ben non, c'est un phénomène systémique
00:41:02de grande ampleur.
00:41:03Et on voit que ça permet,
00:41:05ou en tout cas,
00:41:05ça constitue une colère légitime,
00:41:09populaire, qui, pour l'instant,
00:41:11reste froide.
00:41:12Oui.
00:41:12On voit qu'il y a un dépit,
00:41:14il y a même une dame
00:41:15dont on vient de faire l'entretien
00:41:17qui dit, justement,
00:41:18elle a de l'empathie, en plus,
00:41:19pour la personnalité.
00:41:20Et par contre,
00:41:22lorsqu'il y a une déglaciation
00:41:23de ses passions,
00:41:25là, par contre,
00:41:25on peut vraiment rentrer
00:41:26dans des grands enjeux.
00:41:27Et d'ailleurs,
00:41:28il y avait un sondage assez intéressant
00:41:29dans le Figaro
00:41:30qui était sorti il y a quelques mois
00:41:31qui disait qu'il y avait
00:41:3341% des Français
00:41:34qui attendaient
00:41:36un gouvernement autoritaire.
00:41:38Et donc, à chaque fois,
00:41:39on voit...
00:41:39Autoritaire,
00:41:40au son promet
00:41:41de l'autorité de l'État,
00:41:43ces Français
00:41:43n'avaient pas envie
00:41:44d'être en dictature.
00:41:45Non, mais je le précise
00:41:45pour ne pas compter.
00:41:46Bien sûr.
00:41:46On est en train de monter
00:41:47le modèle du secteur.
00:41:48Non, non, du tout, du tout.
00:41:49Oui, mais c'est quand même
00:41:50une indication
00:41:50parce que, justement,
00:41:51comme vous dites très bien,
00:41:52c'était le retour à l'ordre.
00:41:53Tout simplement,
00:41:54ils n'attendent pas
00:41:54l'arrivée d'un dictateur.
00:41:56Ils veulent de l'ordre.
00:41:56Ils veulent que ça se passe
00:41:58relativement bien,
00:41:58que les victimes soient protégées,
00:42:00que les bourreaux soient sanctionnés.
00:42:01Je veux dire,
00:42:01le B.A.B.
00:42:02d'une société
00:42:04qui fonctionne, exactement.
00:42:06Et donc, on voit
00:42:06que là, c'est un enjeu
00:42:07parce qu'ensuite,
00:42:08on voit tous
00:42:09nos fiers politiciens
00:42:10arriver sur les plateaux,
00:42:12critiquer le populisme.
00:42:13Non, le populisme,
00:42:13souvent,
00:42:14c'est une demande
00:42:15d'hyper-démocratie,
00:42:16c'est-à-dire qu'on entend
00:42:16leur voix
00:42:17et justement qu'il y ait en face
00:42:18un État
00:42:19qui réponde à leurs attentes.
00:42:20Donc, c'est pour ça
00:42:21qu'il ne faut pas balayer ça
00:42:22d'un revers de la main
00:42:23et c'est très bien
00:42:23qu'on revienne
00:42:24sur ces faits divers
00:42:25qui sont en réalité
00:42:26non pas des faits divers
00:42:26mais des faits
00:42:27qui mettent le doigt
00:42:29sur des dysfonctionnements
00:42:30qui sont beaucoup plus larges
00:42:31dans notre société.
00:42:32Et vous avez raison
00:42:32de le rappeler
00:42:33parce que Myriam s'est fait
00:42:34tout ce qu'on vient d'évoquer,
00:42:35tous les cas
00:42:36qu'on vient d'évoquer
00:42:36jusqu'à présent,
00:42:37évidemment,
00:42:38ils sont très différents,
00:42:39évidemment,
00:42:39il y a une différence
00:42:40de gravité
00:42:41comme vous le rappeliez.
00:42:42En revanche,
00:42:43ce sont autant de cas
00:42:45de françaises,
00:42:45là, effectivement,
00:42:46ce sont trois femmes
00:42:47qui, à un moment donné,
00:42:48se sentent abandonnées
00:42:50par la justice,
00:42:52par une justice défaillante,
00:42:54une justice qui ne va pas
00:42:54assez vite,
00:42:55une justice qui les déçoit
00:42:56et donc qui tentent aussi
00:42:57de trouver des solutions.
00:42:59Alors là, effectivement,
00:43:00elle récupère,
00:43:01il n'y avait sans doute
00:43:02pas un gros butin,
00:43:02mais on voit que
00:43:03si cette commerçante,
00:43:04on arrive là
00:43:05à se mettre elle-même
00:43:06dans l'illégalité,
00:43:07c'est aussi parce qu'elle se dit
00:43:08comme on n'ira jamais
00:43:09chercher les voleurs
00:43:10et que je ne serai jamais payée,
00:43:11moi, je tente le tout
00:43:12pour le tout.
00:43:13Et pour le coup,
00:43:13effectivement,
00:43:13on revient au fait
00:43:14que certains sont revenus
00:43:16régler la facture.
00:43:16Voilà, on en rit,
00:43:18mais pour les gens
00:43:19qui travaillent,
00:43:19c'est dramatique.
00:43:21La protection est devenue
00:43:23la première demande
00:43:24des classes moyennes.
00:43:25C'est vraiment
00:43:25la première demande.
00:43:26Alors, vous avez raison
00:43:27de le souligner,
00:43:27autorité ne veut pas dire
00:43:29autoritarisme.
00:43:29Oui, bien sûr.
00:43:29Mais en même temps,
00:43:30je me pose la question,
00:43:31est-ce qu'autorité
00:43:32voudra dire protection ?
00:43:33Parce que ce n'est pas
00:43:34parce qu'on décrète
00:43:35qu'on n'a pas le droit
00:43:35de faire ça
00:43:36et on le fait,
00:43:36je pense que dans certains secteurs,
00:43:38l'État est suffisamment autoritaire,
00:43:39c'est que derrière,
00:43:40elle n'est pas en mesure
00:43:41de suivre un texte,
00:43:42finalement,
00:43:43ne fait pas la loi,
00:43:44ne fait pas la...
00:43:45Parce que la justice
00:43:46de la faillite,
00:43:47ce n'est pas tant les lois,
00:43:48notre code pénal est énorme
00:43:49et à chaque fois,
00:43:50on l'enrichit un peu plus.
00:43:57l'application
00:43:58de la punition,
00:43:59en fait,
00:43:59des auteurs,
00:44:00des victimes.
00:44:01Et on en arrive à ça.
00:44:02Vous savez,
00:44:03depuis hier,
00:44:03je reçois des messages
00:44:04sur les réseaux
00:44:05qui me disent
00:44:05mais moi,
00:44:05c'était sur Karine Jambou
00:44:06et aujourd'hui,
00:44:07ça m'énerve,
00:44:08ça me dégoûte.
00:44:08Et finalement,
00:44:09les verbes que j'entends,
00:44:11ça montre vraiment une colère.
00:44:12Jusqu'à quand cette colère
00:44:14va-t-elle rester inerte ?
00:44:15Et c'est bien ça le danger
00:44:16parce que les élections arrivent
00:44:18mais on voit bien
00:44:19que partout,
00:44:20la colère gronde.
00:44:21Alors,
00:44:21je ne veux pas être alarmiste
00:44:22mais il ne faut pas non plus
00:44:23sous-estimer un phénomène
00:44:24qui est réel.
00:44:25Dire ça me dégoûte
00:44:26sur une affaire,
00:44:27c'est déjà un autre niveau
00:44:28que dire c'est pas normal.
00:44:29c'est une réaction épidermique.
00:44:30Exactement.
00:44:31Et c'est déjà un verbe
00:44:32qui dénote de la colère
00:44:33et qui est presque
00:44:34dans l'action.
00:44:35Donc,
00:44:35à sous-estimer finalement
00:44:37ces incohérences,
00:44:38ces aberrations,
00:44:40cette ineptelande
00:44:41parce qu'on est presque
00:44:42dans un monde d'ineptie,
00:44:45jusqu'à quand le citoyen lambda
00:44:47va-t-il résister ?
00:44:48Aujourd'hui,
00:44:49on voit bien
00:44:49que les citoyens
00:44:50essayent de faire
00:44:51à leur manière
00:44:52et comme ils peuvent
00:44:52parce que si elle ne l'avait pas fait,
00:44:54vous avez raison de le souligner,
00:44:55elle aura attendu six mois,
00:44:56elle aura attendu quatre mois
00:44:57et peut-être pas.
00:44:58Elle prend le risque
00:44:58en même temps en le faisant.
00:44:59On ne sait pas
00:45:00si on tombe sur des gentils voleurs
00:45:01ou des vrais réseaux.
00:45:02Si elle prend un risque
00:45:03parce qu'elle est effectivement
00:45:04dans l'inégalité.
00:45:05Mais vous montrez
00:45:05des Français courageux
00:45:06là aujourd'hui,
00:45:07des Français courageux
00:45:08qui se mettent,
00:45:09vous l'avez dit,
00:45:09en dehors des règles,
00:45:10en dehors de la loi
00:45:11parce que finalement,
00:45:12c'est eux
00:45:12qui se retrouvent en prison.
00:45:14En quelques mots
00:45:14pour terminer,
00:45:15Karima,
00:45:16effectivement,
00:45:16tous ces honnêtes gens
00:45:22et évidemment
00:45:23qu'on souhaite
00:45:24qu'il le reste,
00:45:25mais on peut comprendre aussi
00:45:25qu'à un moment,
00:45:26ils se disent,
00:45:26je paye des impôts,
00:45:28j'ai du mal à finir le mois
00:45:30et à la fin,
00:45:30ces impôts,
00:45:31ils ne me protègent pas.
00:45:32Et effectivement,
00:45:33ce sentiment de colère
00:45:35et de dégoût,
00:45:35malheureusement,
00:45:36il peut être aussi
00:45:37très inflammable.
00:45:38Oui,
00:45:38et c'est la perte de confiance
00:45:40aussi envers le politique,
00:45:42envers finalement,
00:45:44on pense,
00:45:44on érige ce modèle démocratique,
00:45:46on se dit
00:45:47que c'est un idéal
00:45:48et au fond,
00:45:49il y a vraiment
00:45:49un décrochage,
00:45:50on l'a vu avec des mouvements,
00:45:51que ce soit
00:45:52les Gilets jaunes,
00:45:53quand je pense
00:45:53au mouvement Légueux
00:45:54d'Alexandre Jardin.
00:45:56Donc,
00:45:57on voit que finalement,
00:45:59il y a des Français
00:45:59qui décident
00:46:00de s'organiser eux-mêmes,
00:46:02qui sont dans une révolte pacifique,
00:46:04mais qui sont quand même
00:46:05dans une forme de révolte
00:46:06pour essayer
00:46:07de secouer,
00:46:08quand on dit cocotier,
00:46:09et dire,
00:46:10faites quelque chose.
00:46:11Donc ça,
00:46:11c'est un vrai enjeu.
00:46:13Et le deuxième point,
00:46:14ça nous parle aussi
00:46:15du phénomène
00:46:16de la délinquance,
00:46:18oui,
00:46:18de la criminalité,
00:46:19mais la délinquance aussi.
00:46:21Donc,
00:46:21comment on répond à ça?
00:46:23Il y a la question
00:46:23de l'éducation,
00:46:24plus largement
00:46:25sur la justice
00:46:26des mineurs aussi.
00:46:28Donc,
00:46:28il y a quand même
00:46:29ce gros enjeu.
00:46:30Donc,
00:46:30cette délinquance,
00:46:31cette criminalité
00:46:32et d'un côté,
00:46:34des citoyens
00:46:35qui,
00:46:35de plus en plus,
00:46:36décrochent du politique
00:46:37et s'organisent eux-mêmes.
00:46:39Et justement,
00:46:39après la pause,
00:46:40on verra un autre exemple
00:46:41d'impunité.
00:46:42Hier ont eu lieu
00:46:42les comparutions immédiates
00:46:44après les violences
00:46:45en marge
00:46:46du match de demi-finale
00:46:48de la Ligue des champions.
00:46:49Devinez combien de peines
00:46:50de prison ferme?
00:46:51Aucune,
00:46:52évidemment.
00:46:52On en parlera
00:46:53juste après la pause.
00:46:54Restez avec nous.
00:46:58Midi sur CNews.
00:46:59Bienvenue dans la deuxième heure.
00:47:00200% Actu,
00:47:02c'est l'heure du journal
00:47:02avec Audrey Berthaud.
00:47:04Rebonjour Audrey.
00:47:04Bonjour Elodie.
00:47:05Bonjour à tous.
00:47:06Un projectile non identifié
00:47:07a frappé un navire
00:47:09au large des côtes
00:47:09du Qatar ce matin.
00:47:11Hier,
00:47:11les gardiens de la Révolution
00:47:12ont menacé
00:47:13de prendre pour cible
00:47:14des navires ennemis
00:47:15dans la région.
00:47:16Un petit incendie
00:47:17s'est déclaré
00:47:18mais a été éteint.
00:47:19Aucune victime
00:47:20n'a été recensée
00:47:21et aucun impact
00:47:21sur l'environnement
00:47:23n'a été signalé
00:47:24selon une agence
00:47:25de sécurité maritime britannique.
00:47:27De son côté,
00:47:28le Koweït a fait état
00:47:29d'une attaque de drones
00:47:30ce dimanche
00:47:31sur son territoire.
00:47:32Les forces armées
00:47:33ont détecté à l'aube
00:47:34un certain nombre
00:47:35de drones hostiles
00:47:36dans l'espace aérien
00:47:38koweïtien.
00:47:39C'est ce qu'a écrit,
00:47:39vous le voyez,
00:47:40l'état-major de l'armée
00:47:42sur X,
00:47:43sans préciser pour le moment
00:47:44la provenance des drones.
00:47:46Le MV Hondius,
00:47:48navire à bord duquel
00:47:49a été détecté
00:47:50un foyer d'antavirus
00:47:51est donc arrivé
00:47:52ce matin au Canary.
00:47:53Le chef de l'Organisation
00:47:54mondiale de la santé
00:47:56est présent sur l'île
00:47:57espagnole de Tenerife
00:47:58aux Canaries
00:47:58pour superviser
00:48:00l'évacuation des passagers.
00:48:01Tous restent
00:48:03asymptomatiques,
00:48:03a souligné
00:48:04la ministre espagnole
00:48:05de la Santé.
00:48:06On fait un point
00:48:07maintenant sur votre météo
00:48:09puisqu'à partir de 15h,
00:48:10ce sont 8 départements
00:48:11du sud-ouest
00:48:12qui sont placés
00:48:13en vigilance orange
00:48:15pour orage.
00:48:18Regardez les départements
00:48:19concernés,
00:48:20l'Ariège,
00:48:20l'Aveyron,
00:48:21la Haute-Garonne,
00:48:22le Gers,
00:48:23les Pyrénées-Atlantiques,
00:48:25les Hautes-Pyrénées,
00:48:27le Tarn
00:48:27et le Tarn-et-Garonne.
00:48:29Les intempéries
00:48:30devraient inclure
00:48:30de la grêle
00:48:31et surtout
00:48:32de puissantes rafales.
00:48:33Un mot de politique
00:48:35puisque Manuel Bonpart,
00:48:36le coordinateur
00:48:37de la France Insoumise,
00:48:38était l'invité
00:48:38ce matin
00:48:39du grand rendez-vous
00:48:40CNews Europe 1
00:48:41et les échos.
00:48:41Interrogé sur une éventuelle
00:48:43victoire du Rassemblement
00:48:44National en 2027,
00:48:46il estime
00:48:46et espère
00:48:47que plusieurs mouvements
00:48:48de contestation populaire
00:48:49pourraient avoir lieu.
00:48:51Écoutez-le.
00:48:52J'espère
00:48:53que si,
00:48:54par malheur,
00:48:55le Rassemblement National
00:48:56devait remporter
00:48:57l'élection présidentielle,
00:48:59il y aura
00:48:59des mobilisations populaires
00:49:01puissantes dans ce pays.
00:49:02Je l'espère.
00:49:03Je vais vous dire
00:49:05je l'espère
00:49:07parce que
00:49:08quand je vois
00:49:08par exemple
00:49:09ce que font
00:49:09les maires élus
00:49:11il y a quelques semaines
00:49:12du Rassemblement National
00:49:13dans des mairies
00:49:14qui,
00:49:15à Liévin par exemple,
00:49:17mettent en place
00:49:17des politiques discriminatoires
00:49:18et illégales
00:49:19dans l'accès au logement
00:49:20à Carcassonne,
00:49:21s'attaquent
00:49:22aux organisations syndicales.
00:49:24Je vous dis
00:49:25heureusement
00:49:25et je souhaite
00:49:26que face à ce type
00:49:27de politique
00:49:28il y ait une mobilisation
00:49:29populaire
00:49:30et ça m'inquiète beaucoup
00:49:31et ça m'inquiète beaucoup
00:49:32sur votre conception
00:49:33de la démocratie
00:49:34si vous considérez
00:49:35que parce que quelqu'un
00:49:37a gagné une élection
00:49:38on n'a plus le droit
00:49:39de se mobiliser
00:49:40et de protester
00:49:41contre sa politique.
00:49:42Et après le plein d'essence
00:49:44et bien maintenant
00:49:45c'est le prix
00:49:45de la baguette
00:49:46qui devrait augmenter Audrey.
00:49:47Avec les tensions
00:49:48au Moyen-Orient
00:49:49les prix du gaz
00:49:50et de l'électricité
00:49:51repartent à la hausse.
00:49:53Une inquiétude majeure
00:49:54pour les artisans boulangers.
00:49:56Four allumé
00:49:56dès l'aube
00:49:57chambre froide
00:49:58leur facture explose
00:49:59et certains craignent
00:50:00déjà de devoir
00:50:01répercuter ses coûts
00:50:02sur le prix du pain.
00:50:04Reportage ce matin
00:50:05dans une boulangerie
00:50:06en Corse
00:50:06avec Christina Lodzi.
00:50:09A Bigulia
00:50:10la journée d'Ange Mathieu
00:50:11débute bien avant l'aube.
00:50:12Comme chaque nuit
00:50:13il prépare baguettes
00:50:14et viennoiseries
00:50:15mais derrière l'odeur
00:50:17du pain chaud
00:50:17l'inquiétude grandit.
00:50:19La hausse du coût
00:50:19de l'énergie
00:50:20pèse de plus en plus
00:50:21sur son activité.
00:50:21Le prix de l'énergie
00:50:23en 4-5 ans
00:50:24a doublé
00:50:25donc oui
00:50:26aujourd'hui
00:50:26il pèse clairement
00:50:27sur l'électricité
00:50:28pour nous
00:50:28c'est la seule énergie
00:50:30qu'on ait
00:50:31c'est énorme
00:50:32pour nous
00:50:33c'est 5 à 6 000 euros
00:50:34par mois.
00:50:35Car la boulangerie
00:50:36fait partie des métiers
00:50:37les plus dépendants
00:50:38à l'énergie.
00:50:38Entre les fours
00:50:39les pétrins
00:50:40et la conservation
00:50:41des produits
00:50:41les dépenses explosent
00:50:43tandis que les marges
00:50:44se réduisent.
00:50:45Aujourd'hui
00:50:45on essaye de serrer
00:50:46un maximum les boulangers
00:50:47donc on prend sur nos marges
00:50:48pour éviter d'augmenter
00:50:50mais ça va devenir
00:50:51de plus en plus compliqué.
00:50:52Malgré tout
00:50:53pour beaucoup de clients
00:50:54le pain reste un produit
00:50:55du quotidien
00:50:55auquel il est difficile
00:50:56de renoncer.
00:50:57Je pense que je continuerai
00:50:58à en acheter.
00:50:59Écoutez moi
00:51:00peu importe le prix
00:51:01de toute façon
00:51:02on est obligé de manger
00:51:03mais bon c'est vrai
00:51:04que de nos jours
00:51:06c'est pas facile.
00:51:07Non
00:51:07on en mangera toujours du pain
00:51:08et les boulangers
00:51:09les pauvres
00:51:10ils peuvent pas monter
00:51:10trop le pain
00:51:11mais l'électricité
00:51:12la farine
00:51:13la main d'oeuvre
00:51:13le reste
00:51:14les transports
00:51:15comment ils vont faire ?
00:51:16A ce jour
00:51:17dans de nombreuses boulangeries
00:51:18la baguette de pain
00:51:18dépasse déjà le seuil
00:51:19symbolique d'un euro
00:51:20mais avec l'envolée
00:51:22des coûts de l'énergie
00:51:23certains artisans boulangers
00:51:24pourraient bientôt
00:51:24être contraints
00:51:25d'augmenter encore
00:51:26leurs tarifs.
00:51:27Un nouveau casse-tête
00:51:28pour cette profession
00:51:29déjà fragilisée
00:51:29par l'inflation
00:51:30et la hausse
00:51:31des matières premières.
00:51:32Voilà pour l'essentiel
00:51:33de l'actualité.
00:51:34Merci Audrey
00:51:35on vous retrouve
00:51:35dans 30 minutes
00:51:36pour un prochain journal.
00:51:38On va parler maintenant
00:51:39de ces comparutions
00:51:40immédiates
00:51:41qui ont eu lieu hier.
00:51:43Elles concernaient
00:51:43les suspects
00:51:44de violences
00:51:45en marge
00:51:45du match de demi-finale
00:51:47de Ligue des Champions
00:51:48mercredi.
00:51:49Pour en parler
00:51:49Juliette Salade
00:51:50bonjour
00:51:50du service
00:51:51police-justice
00:51:52de CNews.
00:51:53Vous étiez justement
00:51:54à ces comparutions
00:51:55hier Juliette
00:51:56et alors
00:51:56que peut-on retenir
00:51:57visiblement ?
00:51:58En tout cas
00:51:58pas de peine
00:51:59de prison ferme.
00:52:00Effectivement
00:52:00c'était 4 dossiers
00:52:02qui ont été étudiés
00:52:03hier par le tribunal
00:52:04de Paris
00:52:05des dossiers
00:52:06pour différentes
00:52:09infractions.
00:52:10Ce que ces dossiers
00:52:11avaient de commun
00:52:11c'était que
00:52:12les individus
00:52:13étaient très jeunes
00:52:13le plus âgé
00:52:14des mises en cause
00:52:15hier avaient 22 ans.
00:52:17Le point commun
00:52:17en effet aussi
00:52:18c'est que tout le monde
00:52:19est ressorti libre
00:52:20de son audience
00:52:21hier
00:52:21pas de peine ferme
00:52:23prononcée
00:52:24malgré des peines
00:52:25requises
00:52:26de prison ferme.
00:52:28D'abord il y a eu
00:52:28ce suspect
00:52:30de 19 ans
00:52:31connu de la justice
00:52:32plusieurs fois
00:52:34condamné
00:52:34par le tribunal
00:52:35pour enfants
00:52:36puisqu'il est tout jeune
00:52:37majeur.
00:52:3819 ans
00:52:38il a été reconnu
00:52:39coupable de tir
00:52:40de mortier
00:52:41dans le visage
00:52:41d'une policière
00:52:43qui a entraîné
00:52:44plusieurs jours
00:52:45d'ITT.
00:52:46Le tribunal
00:52:47le ministère public
00:52:48avait requis
00:52:49un enferme
00:52:49et pourtant
00:52:50il n'a écopé
00:52:51que de 10 mois
00:52:52de prison
00:52:53avec sursis.
00:52:54Il y a un autre
00:52:56individu
00:52:58qui a été aussi
00:52:59mis en cause
00:53:00pour des violences
00:53:02sur policiers
00:53:04des tirs
00:53:05de bouteilles
00:53:05de verre
00:53:06sur un policier
00:53:07le soir
00:53:07de cette finale
00:53:08son procès
00:53:08a été renvoyé
00:53:09donc il sera
00:53:11jugé ultérieurement
00:53:13le suspens
00:53:14hier
00:53:14c'était de savoir
00:53:15si en attendant
00:53:15on le mettait
00:53:16en détention provisoire
00:53:17parce que vous le savez
00:53:17dans 3 semaines
00:53:18se joue la finale
00:53:19du PSG
00:53:20donc l'occasion
00:53:21pour lui
00:53:21de s'il veut
00:53:22ressortir
00:53:23et réitérer
00:53:24les faits reprochés
00:53:25le tribunal
00:53:27l'a placé
00:53:27sous contrôle judiciaire
00:53:28donc avec une obligation
00:53:29de pointer
00:53:30une fois par semaine
00:53:31au commissariat
00:53:32d'Aubervilliers
00:53:33et puis ensuite
00:53:34il y en a eu
00:53:35deux autres
00:53:35qui ont comparu
00:53:36ensemble
00:53:37leur audience
00:53:37était groupée
00:53:38eux ils ont été
00:53:39trouvés
00:53:40à proximité
00:53:41de feu de poubelle
00:53:42vers la place
00:53:43de la Concorde
00:53:43donc suspectés
00:53:45de participation
00:53:46à regroupement
00:53:47pour commettre
00:53:47des dégradations
00:53:48l'un a été arrêté
00:53:49avec un taser
00:53:51déchargé
00:53:51mais quand même
00:53:52il s'agit
00:53:52d'une arme
00:53:53de catégorie D
00:53:55eux ont écopé
00:53:56d'un stage
00:53:56de citoyenneté
00:53:57gentil
00:53:59et 200 euros
00:54:00d'amende
00:54:00pour l'un
00:54:01qui avait commis
00:54:02des dégradations
00:54:03ça, ça avait réussi
00:54:04à être prouvé
00:54:05donc la conclusion
00:54:07c'est que tout le monde
00:54:08a pu dormir
00:54:08chez lui
00:54:09hier soir
00:54:10Merci beaucoup
00:54:11Juliette
00:54:12pour toutes ces précisions
00:54:13et pour en parler
00:54:13nous sommes avec
00:54:14Axel Ronde
00:54:15porte-parole
00:54:15CFTC Police
00:54:16Île-de-France
00:54:17bonjour Axel
00:54:18et merci beaucoup
00:54:19d'être avec nous
00:54:20Juliette vient de l'expliquer
00:54:22très clairement
00:54:22des comparutions immédiates
00:54:24pour deux individus
00:54:26notamment
00:54:26qui s'en sont pris
00:54:27directement
00:54:28à vous
00:54:28à vos collègues
00:54:29l'un a tiré des mortiers
00:54:30dans le visage
00:54:31d'une policière
00:54:32l'autre a agressé
00:54:33également
00:54:34les forces de l'ordre
00:54:35ce qu'on retient
00:54:36c'est qu'on nous dit souvent
00:54:37qu'il faut mieux protéger
00:54:38ceux qui nous protègent
00:54:39ça c'est la jolie formule
00:54:40dans les faits
00:54:41on peut vous tirer dessus
00:54:43avec des mortiers
00:54:44finalement
00:54:45chacun dort chez lui
00:54:46et surtout pas de peine
00:54:47de prison
00:54:47pour ces délinquants
00:54:49oui on voit
00:54:50qu'encore une fois
00:54:51c'est open bar
00:54:53finalement
00:54:53sur les fonctionnaires
00:54:54de police
00:54:55c'est un signal
00:54:57qu'on envoie
00:54:57à ces délinquants
00:54:58finalement
00:54:59vous pouvez les attaquer
00:55:00vous pouvez les violenter
00:55:01et vous ressortirez
00:55:02avec quasiment rien
00:55:04ça c'est pas possible
00:55:05au bout d'un moment
00:55:06nous on fait le job
00:55:07on interpelle massivement
00:55:09les individus
00:55:10mais on voit encore une fois
00:55:11que souvent
00:55:12des procédures
00:55:13ont été classées sans suite
00:55:14parce que la parole
00:55:15du policier
00:55:16finalement ne vaut plus
00:55:17grand chose
00:55:18quand on fait
00:55:19des interpellations
00:55:20on nous demande
00:55:21de corroborer
00:55:22nos faits
00:55:23et notre vision
00:55:25qu'on a eue
00:55:26on a relevé ça
00:55:27sur un procès verbal
00:55:28qui ne sert plus à rien
00:55:30finalement
00:55:30il faut les corroborer
00:55:32avec des éléments matériels
00:55:33des vidéos
00:55:34protections
00:55:35par exemple
00:55:35de caméras
00:55:36des aveux
00:55:37des individus
00:55:38des traces
00:55:40et indices
00:55:41ou des traces
00:55:41ADN
00:55:42pour que ces dossiers
00:55:44arrivant
00:55:45sur le bureau du juge
00:55:46puissent être
00:55:47réellement
00:55:49instruits
00:55:49en tous les cas
00:55:50qu'il y ait une réponse
00:55:51non
00:55:51on a eu beaucoup
00:55:52de classements sans suite
00:55:53donc on est extrêmement inquiets
00:55:55pour la suite
00:55:56puisqu'il va y avoir
00:55:57à la fin du mois
00:55:58un nouveau match
00:55:59à haut risque
00:56:01on sait que l'année dernière
00:56:02il y a eu énormément
00:56:03de débordements
00:56:05de calques
00:56:06de pillages
00:56:07et là aussi
00:56:07à peine 5%
00:56:09des individus
00:56:09qui avaient été interpellés
00:56:10ont été condamnés
00:56:13à des peines
00:56:14donc nous on est extrêmement inquiets
00:56:15parce que sur le terrain
00:56:16c'est nous qui subissons
00:56:18toute cette haine
00:56:18et cette violence
00:56:19plus de 23 policiers
00:56:20ont été blessés
00:56:21sur la dernière séquence
00:56:23mais je rappelle
00:56:23que quand même
00:56:24en France
00:56:24il y a à peu près
00:56:2517 policiers
00:56:25qui sont blessés
00:56:26chaque jour
00:56:26sur des violences
00:56:28aussi
00:56:28et on voit que finalement
00:56:30la réponse
00:56:31elle n'est pas à la hauteur
00:56:32en tout cas pour nous
00:56:33elle n'est pas du tout
00:56:34à la hauteur
00:56:34et on voit bien
00:56:35que les individus
00:56:36non plus
00:56:36cette réponse
00:56:37n'est pas à la hauteur
00:56:38puisqu'ils continuent
00:56:40dans cette délinquance
00:56:41ils continuent
00:56:42à nous attaquer massivement
00:56:43à nous tirer
00:56:43des mortiers d'artifice
00:56:44quand on voit
00:56:45la puissance
00:56:46des explosions
00:56:47que font ces mortiers
00:56:49sur les fonctionnaires
00:56:49de police
00:56:50qui les blessent
00:56:51qui les blessent gravement
00:56:52qu'est-ce qu'on attend ?
00:56:53On attend un mort
00:56:54pour réagir
00:56:55que les politiques
00:56:55réagissent réellement ?
00:56:57Non c'est pas possible
00:56:57à un moment donné
00:56:58il faut que tout le monde
00:56:59prenne ses responsabilités
00:57:00la police nationale
00:57:01prend ses responsabilités
00:57:02en faisant le job
00:57:04vous savez nous
00:57:04on n'a pas peur
00:57:04d'être blessés
00:57:05ce que nous avons peur
00:57:06c'est de finir en prison
00:57:07parce qu'on aura
00:57:08et fait un mauvais geste
00:57:10une mauvaise posture
00:57:12sur une interpellation
00:57:13ou sur un événement
00:57:15de maintien de l'ordre
00:57:16c'est ça qui nous fait peur
00:57:17actuellement
00:57:18c'est de partir
00:57:20en garde à vue
00:57:20parce que finalement
00:57:21la réponse pénale
00:57:23sera extrêmement dure
00:57:24sur les policiers
00:57:25et on voit
00:57:26qu'elle ne l'est pas
00:57:26sur les délinquants
00:57:27Justement parce qu'on sait
00:57:28qu'aucune peine de justice
00:57:29n'est censée servir d'exemple
00:57:31mais vous rappeliez
00:57:32il y a un enjeu
00:57:33qui va être très rapide
00:57:34c'est celui de la finale
00:57:35du coup
00:57:35qui aura lieu
00:57:36dans trois semaines
00:57:37et finalement
00:57:38on a envoyé un message
00:57:39très clair hier
00:57:40c'est-à-dire que
00:57:41ceux qui voudront
00:57:42s'en prendre à vous
00:57:43le 30 mai
00:57:45si je ne me trompe pas
00:57:46dans la date
00:57:46et bien finalement
00:57:47ils pourront profiter
00:57:48de la même impunité
00:57:49parce que
00:57:50ceux qui sont ressortis
00:57:51libres du tribunal
00:57:53on imagine
00:57:53que vous allez sans doute
00:57:54les retrouver
00:57:56dans trois semaines
00:57:57sur le périphérique
00:57:58ou aux abords du stade
00:58:01Malheureusement oui
00:58:01mais encore une fois
00:58:02c'est au législateur
00:58:03de prendre les bonnes décisions
00:58:04de remettre
00:58:05si vous voulez
00:58:06la parole du policier
00:58:07au centre de tout
00:58:09finalement
00:58:09puisque comme je vous ai dit
00:58:10quand on fait des interpellations
00:58:12sur des émeutes
00:58:14c'est compliqué
00:58:15de ramener
00:58:16beaucoup de traces et indices
00:58:17parce que vous êtes
00:58:18dans un univers
00:58:19extrêmement chaotique
00:58:20et bien c'est la parole
00:58:21du policier
00:58:22qu'on ne prend pas en compte
00:58:23alors même que nous
00:58:24nous voyons l'action
00:58:25nous avons vu
00:58:25ce qu'a fait l'individu
00:58:26et bien il va falloir
00:58:27amener des éléments
00:58:28de preuve
00:58:29déterminer que cette personne
00:58:30a bien commis
00:58:31cette infraction
00:58:32pour laquelle
00:58:33on l'a interpellé
00:58:34encore une fois
00:58:35c'est la parole
00:58:37du policier
00:58:37qui n'est plus prise en compte
00:58:39non seulement
00:58:39on est plus pris en compte
00:58:40mais en plus
00:58:40on n'est pas respecté
00:58:41sur la voie publique
00:58:42et en plus
00:58:43les auteurs
00:58:44sont encouragés
00:58:45finalement
00:58:45par des décisions
00:58:49judiciaires
00:58:50parce qu'au final
00:58:50on voit bien
00:58:51que la justice
00:58:52elle-même
00:58:52manque de moyens
00:58:53donc c'est tout
00:58:54un cheminement
00:58:56à revoir
00:58:57tous des process
00:58:58à revoir
00:58:59les procédures
00:58:59que ce soit
00:59:00pour la justice
00:59:01mais aussi
00:59:02pour la construction
00:59:03de nouvelles places
00:59:03de prison
00:59:04ou des réponses
00:59:06différentes
00:59:06mais en tous les cas
00:59:07il va falloir mettre
00:59:08quelque chose en place
00:59:08nous on espère
00:59:09on espérait aussi
00:59:11qu'on mette en place
00:59:12des courtes peines
00:59:13parce que finalement
00:59:14on voit bien
00:59:15que ces personnes
00:59:16risquent des années
00:59:17de prison
00:59:17mais n'y vont jamais
00:59:18donc on préférerait
00:59:19qu'ils partent 15 jours
00:59:20au moins en prison
00:59:20en univers carcéral
00:59:21pour leur montrer
00:59:22ce que c'est
00:59:23et leur passer
00:59:23l'envie de recommencer
00:59:24à un moment donné
00:59:25il faut qu'on trouve
00:59:26des solutions
00:59:27nous on en propose
00:59:28mais elles ne sont
00:59:29jamais vraiment
00:59:30écoutées la parole
00:59:31des syndicats de police
00:59:32pourtant on représente
00:59:33réellement ce qui se passe
00:59:34sur le terrain
00:59:35en tous les cas
00:59:35ce que nous disent
00:59:36nos collègues
00:59:36qui n'en peuvent plus
00:59:37qui sont désabusés
00:59:39fatigués
00:59:40éreintés
00:59:40parce que encore une fois
00:59:41on est présent
00:59:43sur tout type d'événements
00:59:45qu'il y a en France
00:59:45et je peux vous garantir
00:59:47des violences
00:59:48qu'on a tous les jours
00:59:49et malheureusement
00:59:50effectivement des violences
00:59:51il y en a tous les jours
00:59:52contre vous
00:59:52et on ne cessera
00:59:53de rappeler aussi
00:59:54le courage
00:59:54de tous ceux
00:59:56qui sont sur le terrain
00:59:56et qui font face
00:59:57à cette violence
00:59:58merci beaucoup
00:59:59Axel Ronde
01:00:00d'avoir été avec nous
01:00:02Rodolphe
01:00:02c'est vrai que
01:00:02quand on voit
01:00:03d'un côté
01:00:04la parole publique
01:00:05qui explique que
01:00:06tous ceux
01:00:06qui touchent un policier
01:00:08on l'entend
01:00:08toucher un policier
01:00:09c'est toucher à la République
01:00:10tout comme toucher un enseignant
01:00:11c'est toucher à la République
01:00:12ça ce sont les bonnes paroles
01:00:13et derrière
01:00:14on a un stage de citoyenneté
01:00:15alors on voit
01:00:16la différence
01:00:17entre les paroles
01:00:19et les actes
01:00:19pour le coup là
01:00:20oui et en plus
01:00:21il me semble que le 30 mai
01:00:22il y a deux gros concerts
01:00:23dans la capitale
01:00:25de Damso
01:00:25et de Ayana Kamoura
01:00:27donc de grands artistes
01:00:29oui il va falloir sécuriser aussi
01:00:30donc ça va encore
01:00:31comment dire
01:00:32agrandir le potentiel
01:00:34risque justement
01:00:35de débordement
01:00:36premier constat
01:00:37aujourd'hui
01:00:38aucun événement festif
01:00:40ne se fait quasiment
01:00:41sans débordement
01:00:42ça fait partie
01:00:43j'ai envie de dire
01:00:43dorénavant
01:00:44d'une coutume française
01:00:45une coutume
01:00:46dont on se passerait
01:00:47plutôt bien
01:00:48et ensuite
01:00:49comme vous le dites très bien
01:00:50Elodie
01:00:51bon ce stage de citoyenneté
01:00:52il fait doucement rire
01:00:54rire jaune
01:00:54on pourrait même éviter de le donner
01:00:55ça gagnerait du temps
01:00:56à tout le monde finalement
01:00:57et ça économiserait un peu d'argent
01:00:59oui parce que la personne
01:01:00qui va faire le stage de citoyenneté
01:01:01va se filmer
01:01:02toute l'après-midi
01:01:03pour ricaner sur les réseaux
01:01:04on sait très bien
01:01:05comment ça fonctionne
01:01:06ce genre de stage
01:01:07malheureusement
01:01:09ensuite
01:01:09peut-être revenir
01:01:10sur l'aspect
01:01:11qui manque
01:01:12c'est vraiment
01:01:13ce choc d'autorité
01:01:13il me semble que c'est souvent
01:01:14Thibaut de Montbrial
01:01:15qui revient sur cette notion
01:01:16de choc d'autorité
01:01:17c'est-à-dire
01:01:17il faut une privation
01:01:18de liberté
01:01:19oui
01:01:19monsieur le syndicaliste
01:01:20l'a très bien dit
01:01:21il n'y a pas de place de prison
01:01:22oui mais voilà
01:01:23on revient une fois de plus
01:01:25à cet enchaînement
01:01:25de causes et effets
01:01:26justement qui montre
01:01:27à quel point notre système
01:01:28est compliqué
01:01:28et aussi peut-être mentionner
01:01:30à quel point
01:01:31ce laxisme
01:01:32en tout cas
01:01:33dans les peines
01:01:34il a trois effets délétères
01:01:36premier effet
01:01:37il a une baisse de confiance
01:01:38justement
01:01:39dans les forces
01:01:40pas de police
01:01:41mais plutôt judiciaires
01:01:43deuxième point
01:01:44il y a un dégoût
01:01:44des forces de police
01:01:45là pour le coup
01:01:45ce qu'on peut comprendre
01:01:46en plus on sait
01:01:47à quel point
01:01:48les violences
01:01:49sur les policiers
01:01:50mais aussi les pompiers
01:01:50on a vu les pompiers
01:01:51dans leur portage
01:01:52c'est intéressant de voir
01:01:53à quel point
01:01:54tous les institutions
01:01:57sont un peu amalgamées
01:01:58comme un état
01:01:59un peu violent
01:02:00auquel il faut se prendre
01:02:01et troisième chose
01:02:02et c'est peut-être le pire
01:02:03c'est que ça enhardit
01:02:04aussi les délinquants
01:02:05c'est-à-dire
01:02:06il n'y a pas de punition
01:02:07même quand on s'est fait
01:02:08attraper la main
01:02:09dans le pot de confiture
01:02:10quelque part
01:02:10donc il y a une volonté
01:02:11de retourner
01:02:13ou en tout cas
01:02:13de reproduire
01:02:14ce genre de choses
01:02:15et moi pour tout vous avouer
01:02:16l'année dernière
01:02:17j'étais place du Trocadéro
01:02:19au moment de la finale
01:02:20et j'ai vu un peu
01:02:20comment évoluaient
01:02:22les scènes
01:02:22et c'est vrai
01:02:23que ça déborde très vite
01:02:24en réalité
01:02:25il suffit qu'il y ait
01:02:264-5 éléments
01:02:27un peu virulents
01:02:28pour que tout de suite
01:02:29il y ait un effet de groupe
01:02:30et par exemple
01:02:31il suffit qu'il y ait
01:02:32un projectile lancé
01:02:33sur une bagnole
01:02:34ou en tout cas
01:02:34une voiture de police
01:02:35et directement derrière
01:02:37vous avez tout un attroupement
01:02:39qui va se dérouler
01:02:40donc oui on voit
01:02:41à quel point
01:02:42justement
01:02:42on revient à chaque fois
01:02:43sur des périodes
01:02:44comme ça
01:02:45où en tout cas
01:02:46chaque événement festif
01:02:47aujourd'hui
01:02:49va faire découler
01:02:50son lot d'attaques
01:02:51de violences
01:02:52contre les forces d'aujourd'hui
01:02:52et c'est vrai que
01:02:53Karima on vient d'entendre
01:02:54parler notamment
01:02:55des courtes peines
01:02:55ou des peines planchées
01:02:56le ministre de la justice
01:02:57par exemple
01:02:57Gérald Darmanin
01:02:58y est plutôt favorable
01:02:59mais ça entraînera
01:03:00deux choses
01:03:01premièrement
01:03:01c'est pas parce qu'elles existent
01:03:03qu'elles seront prononcées
01:03:04par des magistrats
01:03:05et puis au bout
01:03:06de cette réflexion là
01:03:08arrive très vite
01:03:08la question
01:03:09du nombre de places de prison
01:03:10tant qu'on n'en construit pas
01:03:11on ne peut déjà pas
01:03:12mettre en prison
01:03:14suffisamment de personnes
01:03:15pour les courtes peines
01:03:16ils n'y arriveront jamais
01:03:17oui mais il faut commencer
01:03:18quelque part
01:03:19et je trouve
01:03:19qu'il y a quand même
01:03:20cette urgence
01:03:21et si on veut briser
01:03:22le cycle aussi
01:03:24de ces récidives
01:03:25parce qu'il y a aussi
01:03:26beaucoup de
01:03:26plusieurs profils en prison
01:03:28où on a des
01:03:29multirécidivistes aussi
01:03:30donc on fait juste regarder
01:03:32les profils
01:03:34que vous avez mentionné
01:03:35tout à l'heure
01:03:3519 ans
01:03:37celui qui est
01:03:38un des suspects
01:03:39il a tiré
01:03:40c'était un tir de mortier
01:03:41dans le visage
01:03:42de la policière
01:03:44donc c'est quand même
01:03:45un acte extrêmement violent
01:03:47on parle maintenant
01:03:48de peine avec sursis
01:03:49c'était un individu
01:03:51qui était déjà connu
01:03:52des services policiers
01:03:54où il avait fait
01:03:55quand même
01:03:55plusieurs actes délictuels
01:03:57quand il était mineur
01:03:58donc encore une fois
01:04:00ça veut dire que
01:04:00quelque part
01:04:01on a échappé
01:04:02cette personne
01:04:02on l'a échappé
01:04:03on n'a pas brisé
01:04:04le cycle
01:04:05de cette violence
01:04:06qui continue
01:04:07qui prend de l'ampleur
01:04:09et maintenant
01:04:09il s'en prend
01:04:10à un policier
01:04:11un agent finalement
01:04:13de la paix
01:04:14donc vous voyez
01:04:15il y a quand même
01:04:16cette idée
01:04:16que moi je pense
01:04:17que oui
01:04:18cette fameuse
01:04:18privation de liberté
01:04:19si vous attaquez
01:04:20à un agent
01:04:21qui est dépositaire
01:04:22de l'autorité
01:04:22à un policier
01:04:23à un gendarme
01:04:24et bien
01:04:25ça devrait être
01:04:26systématique
01:04:26il y a une conséquence
01:04:28ça peut être
01:04:28une courte pelle
01:04:29mais ça doit avoir lieu
01:04:30pour au moins
01:04:31essayer d'endiguer
01:04:32les choses
01:04:32et ça pourrait avoir
01:04:34des répercussions
01:04:35sur la suite
01:04:35et Rodolphe mentionnait
01:04:37qu'aujourd'hui
01:04:38c'est devenu
01:04:38une sorte de rituel
01:04:39et on le voit
01:04:40c'est vrai
01:04:41mais on a l'impression
01:04:43que ça s'accentue
01:04:44à chaque fois
01:04:45vous savez
01:04:46il y a eu des manifestations
01:04:47et c'est pas unique
01:04:48à la France
01:04:49mais ce qu'on regarde
01:04:51quand même en France
01:04:51c'est l'ampleur
01:04:52de ce phénomène
01:04:53et il y a quelques années
01:04:54on avait plutôt l'impression
01:04:55que c'était
01:04:56bon quelques black blocs
01:04:57qui venaient
01:04:58et maintenant
01:04:59bien vous voyez
01:05:00qu'il y a des profils
01:05:01des jeunes
01:05:02comme si ce n'était pas
01:05:03suffisant
01:05:04de faire la fête
01:05:04comme s'il fallait
01:05:05aller jusqu'au bout
01:05:06il fallait provoquer
01:05:08ce type de violence
01:05:09il y a des confrontations
01:05:10directes
01:05:11avec des policiers
01:05:12et la sanction
01:05:13elle n'est pas
01:05:14au rendez-vous
01:05:15donc il n'y a pas
01:05:16d'effet de dissuasion
01:05:17donc oui
01:05:18vous avez mentionné
01:05:19sur cet aspect
01:05:20de renforcer
01:05:21ce dispositif
01:05:24judiciaire
01:05:24je pense que c'est urgent
01:05:26urgent
01:05:26et c'est urgent
01:05:27et je voudrais vous faire
01:05:27réagir Myriam
01:05:28à un point
01:05:29qu'a soulevé Karima
01:05:30notamment dans la justice
01:05:31des mineurs
01:05:32c'est-à-dire qu'effectivement
01:05:33on dit souvent que la justice
01:05:34des mineurs
01:05:35Gabriel Attal a essayé
01:05:36de s'y attaquer
01:05:37cela n'a pas fonctionné
01:05:38mais ce que soulevait
01:05:39Gabriel Attal
01:05:40et c'est ce qu'on voit là
01:05:40avec ce suspect de 19 ans
01:05:41c'est les mineurs
01:05:42soit on arrivera
01:05:43à les sanctionner
01:05:44en fonction évidemment
01:05:46de leur âge
01:05:47très jeune
01:05:47mais comme ça
01:05:48peut-être qu'on peut
01:05:49les sauver
01:05:49sinon on leur offre
01:05:51simplement
01:05:51entre guillemets
01:05:52un parcours de récidive
01:05:53si à 19 ans
01:05:54elle est déjà connue
01:05:55des services de police
01:05:56si aujourd'hui
01:05:57il tente de tuer
01:05:58une policière
01:05:58avec des tirs de mortier
01:05:59c'est aussi parce que
01:06:00plus jeune
01:06:01dans ses précédents méfaits
01:06:02il n'a pas trouvé
01:06:03de réponse de l'Etat
01:06:04ni de sanction
01:06:05je crois que la récidive
01:06:07la seconde chance
01:06:08est un mauvais message
01:06:09pour les jeunes
01:06:09alors il y a deux niveaux
01:06:11de lecture
01:06:11sur cet événement
01:06:13la première
01:06:13c'est qu'on a une violence
01:06:14mais les autres capitales
01:06:16européennes
01:06:16ne sont pas en reste
01:06:17chaque événement
01:06:18voilà
01:06:18donc là dessus
01:06:19il faut vraiment
01:06:19qu'on se pose
01:06:20et qu'on réfléchisse
01:06:21et qu'on essaie de voir
01:06:22d'où vient cette violence urbaine
01:06:23ensuite
01:06:23le deuxième niveau de lecture
01:06:25vous le dites
01:06:25c'est au niveau
01:06:26au niveau du droit
01:06:27au niveau de notre législation
01:06:29et de notre justice
01:06:29je rappelle juste
01:06:30qu'on est
01:06:30même si on est dans
01:06:31une société
01:06:32fortement sécularisée
01:06:33je rappelle que
01:06:34notre droit repose
01:06:35quand même
01:06:36sur une morale chrétienne
01:06:37avec ce triptyque
01:06:38rédemption
01:06:39pardon
01:06:39seconde chance
01:06:40sauf que
01:06:41jusque quand
01:06:42pourra-t-on aller
01:06:43avec cette logique
01:06:44puisque notre société
01:06:45s'est transformée
01:06:46et que nous devons
01:06:46quand même
01:06:47avant tout
01:06:48protéger
01:06:50les victimes
01:06:50et les innocents
01:06:51ensuite
01:06:52ce qui se joue
01:06:54ici
01:06:55c'est la violence
01:06:55perçue
01:06:56et vous l'avez dit
01:06:57justement
01:06:57c'est qu'on voit
01:06:58qu'il y a
01:06:58une violence visible
01:06:59des images choquantes
01:07:01des dégâts
01:07:02et finalement
01:07:02la réponse de la justice
01:07:03c'est rien
01:07:04ou stage de citoyenneté
01:07:06ça me fait penser
01:07:06à ce qu'on fait
01:07:07dans les lycées
01:07:08quelques fois
01:07:08et qui fonctionnent
01:07:09les tiges
01:07:10vous savez
01:07:10les travaux d'intérêt général
01:07:12je pense que ça marche
01:07:13mieux également
01:07:14que les stages de citoyenneté
01:07:15c'est à dire que
01:07:15tout seul
01:07:16ça ne sert à rien
01:07:17il faut je pense
01:07:21intégrer dans une logique
01:07:22dans une chaîne
01:07:22de suivi
01:07:23de surveillance
01:07:24également
01:07:25ça peut donner des résultats
01:07:26et je suis d'accord
01:07:27avec monsieur Attal
01:07:27c'est à dire que
01:07:28la prévention est utile
01:07:29si on est dans du curatif
01:07:30c'est que la prévention
01:07:31à un moment
01:07:32n'a pas marché
01:07:32donc tiges
01:07:33stases de citoyenneté
01:07:34mais pas tout seul
01:07:35aujourd'hui
01:07:36on a une violence
01:07:37qu'on voit
01:07:37qui choque les français
01:07:39et on ne comprend pas
01:07:40comment la justice
01:07:42la réponse pénale
01:07:44ne se résume
01:07:45car
01:07:46alors vous avez dit
01:07:46que celui de 19 ans
01:07:47il serait jugé
01:07:48plus tard
01:07:48c'est ça
01:07:49un autre
01:07:50qui vous dites
01:07:51donc stage de citoyenneté
01:07:52c'est quand même
01:07:53une déconnexion
01:07:54entre la gravité
01:07:55de ce qu'on a vu
01:07:56et ce qui est montré
01:07:57juste pour finir
01:07:59la France est très sévère
01:08:00dans ses textes
01:08:01en fait
01:08:01mais dans l'application
01:08:03c'est néant
01:08:03c'est la question
01:08:04de lui rajouter quelque chose
01:08:05oui oui c'est ça
01:08:06c'est que dans la loi
01:08:07les peines prévues
01:08:08pour des violences
01:08:09contre les forces de l'ordre
01:08:10c'est 5 ans
01:08:1010 ans
01:08:11quand c'est aggravé
01:08:12là en l'occurrence
01:08:13les tirs de mortier
01:08:13c'est une arme par destination
01:08:15il risquait 10 ans
01:08:16il a pris 10 mois de sursis
01:08:17ça serait l'idée
01:08:18de la question des peines planchées
01:08:19et ça c'est toujours
01:08:20le grand débat
01:08:21oui mais c'est aussi
01:08:22le débat qu'on a eu
01:08:23sur les squads
01:08:23c'est à dire que
01:08:24l'arsenal législatif
01:08:25on l'a maintenant
01:08:26faut-il encore l'appliquer
01:08:27merci beaucoup Juliette
01:08:28de nous avoir accompagné
01:08:29sur cette partie
01:08:31on marque une pause
01:08:31et on se retrouve
01:08:32avec mes invités
01:08:34pour parler notamment
01:08:34de Michel Onfray
01:08:36il devait être le parrain
01:08:37d'un salon du livre
01:08:39dans l'Orne
01:08:40il y a une pétition
01:08:42qui a été lancée
01:08:42par Place Publique
01:08:43elle a récolté
01:08:44quelques 400 signatures
01:08:46ça suffit
01:08:47à ce que Michel Onfray
01:08:47soit désinvité
01:08:49du salon du livre
01:08:50la bien-pensance
01:08:51a donc visiblement
01:08:52gagné
01:08:52on en parle
01:08:53juste après la pause
01:08:58De retour pour la dernière partie
01:08:59de 100% Actu
01:09:01l'heure du journal
01:09:02avec Audrey Berthaud
01:09:03rebonjour Audrey
01:09:03rebonjour Elodie
01:09:04on va commencer avec Israël
01:09:06qui aurait donc installé
01:09:07une base secrète
01:09:08dans le désert irakien
01:09:09oui ce sont des informations
01:09:10du Wall Street Journal
01:09:12on va tout de suite rejoindre
01:09:13Pauline Trevzer
01:09:14notre envoyée spéciale
01:09:16en Israël
01:09:16Pauline
01:09:17quelles sont les informations
01:09:19que vous avez
01:09:20sur cette base secrète
01:09:21en Irak ?
01:09:25Eh bien écoutez
01:09:26c'est une information
01:09:27révélée par le Wall Street Journal
01:09:29selon laquelle
01:09:30l'armée israélienne
01:09:31aurait construit
01:09:32une base secrète
01:09:34une base militaire
01:09:35en Irak
01:09:35dans le désert irakien
01:09:37une base qui aurait été
01:09:38donc construite
01:09:39avant l'attaque
01:09:40du 28 février
01:09:42contre l'Iran
01:09:43au vu de sa situation
01:09:44géographique
01:09:46on comprend donc
01:09:47qu'elle aurait servi
01:09:47à préparer
01:09:48les opérations
01:09:49de Hatsal
01:09:50contre le régime iranien
01:09:52mais ce qui est important
01:09:53ce qu'il faut bien comprendre
01:09:54c'est que
01:09:55Bagdad n'était pas informé
01:09:56de cette présence
01:09:58militaire israélienne
01:09:59sur son territoire
01:10:00sur le territoire
01:10:01irakien
01:10:02car selon
01:10:03le Wall Street Journal
01:10:05eh bien cette base
01:10:05se situe
01:10:06dans une zone
01:10:07déserte
01:10:08une zone
01:10:08difficile d'accès
01:10:10elle aurait donc
01:10:10servi aux opérations
01:10:12aériennes
01:10:13alors que l'Irak
01:10:14n'est pas
01:10:14un allié
01:10:15d'Israël
01:10:16on sait qu'il y a
01:10:17en Irak
01:10:17justement une forte
01:10:18présence
01:10:19de milices
01:10:20pro-irakiennes
01:10:22maintenant ce qu'on pourrait
01:10:22craindre
01:10:23c'est une escalade
01:10:24régionale
01:10:25les milices
01:10:26irakiennes
01:10:26pro-iraniennes
01:10:28pourraient réagir
01:10:29dans les prochaines heures
01:10:30pour l'heure
01:10:31il n'y a pas eu
01:10:32de réaction
01:10:32du côté de Bagdad
01:10:33Merci beaucoup
01:10:35Pauline Trevzer
01:10:35merci à Fabrice Eisner
01:10:37qui vous a accompagné
01:10:38pour ce duplex
01:10:39retour en France
01:10:40près de Lyon
01:10:40un homme est décédé
01:10:42et une jeune femme
01:10:42a été grièvement blessée
01:10:44lors d'une rixe
01:10:44qui a opposé
01:10:45deux bandes rivales
01:10:46c'était cette nuit
01:10:47Vers 4h30 du matin
01:10:48deux groupes
01:10:49se seraient donnés
01:10:50rendez-vous
01:10:50sur un parking
01:10:51de chassieux
01:10:52pour en découdre
01:10:53un homme
01:10:54dont l'âge
01:10:54n'est pas encore connu
01:10:55est décédé
01:10:56percuté par une voiture
01:10:57une jeune femme
01:10:58également percutée
01:10:59a été grièvement touchée
01:11:00à plusieurs membres
01:11:01trois personnes
01:11:02ont été interpellées
01:11:03Le président
01:11:04de l'association
01:11:05française
01:11:06des maîtres restaurateurs
01:11:07Alain Fontaine
01:11:08alerte sur la situation
01:11:09des restaurants
01:11:10français traditionnels
01:11:11Leur offre est mise
01:11:12en difficulté
01:11:13par l'essor
01:11:14des fast-food
01:11:15Nous avons pu rencontrer
01:11:16Alain Fontaine
01:11:17dans son restaurant
01:11:18et c'est un reportage
01:11:19d'Alexandre Bischoff
01:11:21avec le récit
01:11:21de Nicolas Roger
01:11:23Situé dans le centre-ville
01:11:25parisien
01:11:25ce bistrot
01:11:27c'est celui
01:11:28d'Alain Fontaine
01:11:28Le président
01:11:30de l'association
01:11:31française
01:11:31des maîtres restaurateurs
01:11:33décrit un point
01:11:34de bascule
01:11:35dans le rapport
01:11:36de force
01:11:36qui oppose
01:11:37la restauration rapide
01:11:38et la cuisine traditionnelle
01:11:41L'année dernière
01:11:42il y a plus
01:11:43il y a 52%
01:11:45de fast-food
01:11:46par rapport
01:11:47à la restauration
01:11:48traditionnelle
01:11:49c'est à dire
01:11:49qu'ils sont majoritaires
01:11:50maintenant en France
01:11:51quand on dit fast-food
01:11:52c'est restauration rapide
01:11:53il y en avait
01:11:5413 000
01:11:55il y a 20 ans
01:11:56il y en a 52 000
01:11:57cette année
01:11:58dans un contexte
01:11:59d'inflation
01:12:00les marques
01:12:01de restauration
01:12:02rapide
01:12:02mettent en avant
01:12:03des menus
01:12:04à bas prix
01:12:05des offres
01:12:06que la restauration
01:12:07traditionnelle
01:12:08ne peut pas se permettre
01:12:09de présenter
01:12:10à la clientèle
01:12:11quand on voit
01:12:12que certains
01:12:12affichent des menus
01:12:13à 5 euros
01:12:15c'est pas possible
01:12:16pour nous
01:12:16on n'a pas
01:12:17ces économies
01:12:17d'échelle
01:12:18possibles
01:12:18on a des compétences
01:12:21dans nos cuisines
01:12:21on a des gens
01:12:22qu'il faut payer
01:12:23quand d'autres
01:12:24entretiennent
01:12:25la précarité
01:12:25de l'emploi
01:12:26nous on entretient
01:12:27de l'emploi
01:12:27et on essaye
01:12:28de les conserver
01:12:28avec des salaires
01:12:29normaux
01:12:30donc on a un niveau
01:12:30de charge
01:12:31très important
01:12:32Alain Fontaine
01:12:33appelle les politiques
01:12:34à prendre en main
01:12:35le sujet
01:12:36il souhaite notamment
01:12:37que la France
01:12:38porte l'inscription
01:12:39des bistrots
01:12:40et des cafés français
01:12:41au patrimoine
01:12:42immatériel
01:12:43de l'UNESCO
01:12:44si vous aimez jardiner
01:12:46ou si vous voulez savoir
01:12:47si la météo
01:12:47va changer
01:12:48vous les connaissez
01:12:48forcément
01:12:49ce sont les centres glaces
01:12:50Audrey
01:12:50oui ils représentent
01:12:51une période cruciale
01:12:52lorsque l'on jardine
01:12:53en effet
01:12:54cette année
01:12:54il tombe
01:12:55les 11, 12 et 13 mai
01:12:57reportage de Jérôme Rampeneau
01:12:58à Saint-Laurent-de-Médoc
01:12:59en Gironde
01:13:00dans une pépinière
01:13:01le 11, 12, 13 mai prochain
01:13:03trois jours à risque
01:13:04pour les jardiniers
01:13:05ce sont les seins de glace
01:13:06qui pourraient détruire
01:13:07d'un coup de gel
01:13:08les nouvelles plantations
01:13:09alors beaucoup se préparent
01:13:10mais attendent
01:13:11avant de planter
01:13:12on ne sait jamais
01:13:13si on plante
01:13:14depuis que tout gèle
01:13:15ce n'est pas marrant
01:13:16il y a des plantes
01:13:17qui ne supportent pas
01:13:18du tout du tout le gel
01:13:20par exemple pour les géraniums
01:13:21j'attends
01:13:21en plus
01:13:23le climat
01:13:24ça vient des grands-parents
01:13:26aussi
01:13:26quand on a connu la campagne
01:13:29on a toujours entendu parler de ça
01:13:31ce sont trois dictons
01:13:32sur Saint-Mamé
01:13:33Saint-Pancras
01:13:34et Saint-Gervais
01:13:34datant du Moyen-Âge
01:13:36qui se sont transmis
01:13:36depuis des générations
01:13:37de jardiniers
01:13:38comme Saint-Pancras
01:13:40souvent apporte la glace
01:13:41mais avec le réchauffement climatique
01:13:43dans les pépinières
01:13:44les faits se ressentent
01:13:45de moins en moins
01:13:46sur la clientèle
01:13:47même s'il faut rester prudent
01:13:48Saint-Piloufas
01:13:51les trois ou quatre dernières années
01:13:53on a eu beaucoup de froid
01:13:54début mai
01:13:54cette année
01:13:55c'est tout l'inverse
01:13:56on a eu énormément de chaleur
01:13:58au mois d'avril
01:13:58et on a les premières
01:14:01et premières journées
01:14:02du mois de mai
01:14:03qui sont pluvieuses
01:14:04donc les gens
01:14:05qui ont planté
01:14:06depuis début avril
01:14:08voire mi-avril
01:14:09ont gagné
01:14:09quasiment trois semaines
01:14:10de végétation
01:14:11dans leur jardin
01:14:12et cette année
01:14:14donc on a
01:14:14les Saint-Glas
01:14:15je pense qu'on n'aura pas de froid
01:14:17on aura de l'humidité
01:14:18des écarts de température
01:14:20entre le jour
01:14:20et la nuit
01:14:21représentent aussi
01:14:22un risque
01:14:22pour des plantes fragiles
01:14:24comme les poivrons
01:14:24ou les tomates
01:14:25mais il suffit
01:14:26de les couvrir
01:14:27pour les protéger
01:14:29voilà pour l'essentiel
01:14:30de l'actualité
01:14:31merci Audrey Berthaud
01:14:32de m'avoir accompagnée
01:14:33pour le journal
01:14:34je vous le disais
01:14:35avant la pause
01:14:36on va parler maintenant
01:14:37de cette polémique
01:14:38autour d'un salon du livre
01:14:39dans l'Orne
01:14:40c'est le philosophe
01:14:41et auteur
01:14:42Michel Onfray
01:14:42qui devait parrainer
01:14:43la sixième édition
01:14:44du salon du livre
01:14:46de Vimoutier
01:14:46elle est prévue
01:14:47le 23 mai prochain
01:14:48mais une pétition
01:14:49a été lancée
01:14:50par Place Publique
01:14:51et donc le parrainage
01:14:52ainsi que sa venue
01:14:53ont été annulés
01:14:54les explications
01:14:55de Chloé Tarkat
01:14:56à l'origine
01:14:57de la polémique
01:14:58une lettre adressée
01:15:00au préfet de l'Orne
01:15:01elle est signée
01:15:02par l'un des co-référents
01:15:03du parti Place Publique
01:15:04en Normandie
01:15:05et du secrétaire
01:15:05de la section ornaise
01:15:07de la Ligue des Droits
01:15:07de l'Homme
01:15:08les deux hommes
01:15:09reprochent à Michel Onfray
01:15:10des propos tenus
01:15:11fin mars
01:15:12sur CNews
01:15:13à propos du maire
01:15:14de Saint-Denis
01:15:15Bali Bagayoko
01:15:16faute de réponse
01:15:17des autorités
01:15:18une pétition
01:15:19est alors mise en ligne
01:15:20Michel Onfray
01:15:21contribue à mettre
01:15:22à mal notre cohésion nationale
01:15:24il s'en prend directement
01:15:25à notre bien collectif
01:15:26le plus précieux
01:15:27celui de faire
01:15:28nation
01:15:28qui s'appuie
01:15:29sur notre constitution
01:15:30et sur la déclaration
01:15:31des droits de l'homme
01:15:32et du citoyen
01:15:32qui proclame
01:15:33l'égalité de droit
01:15:34entre les hommes
01:15:35par cette pétition
01:15:36nous demandons donc
01:15:37expressément
01:15:38aux organisateurs
01:15:39du salon du livre
01:15:39de Vimoutier
01:15:40de renoncer à faire
01:15:41de Michel Onfray
01:15:42le parrain
01:15:43de sa sixième édition
01:15:44un acte de censure
01:15:46selon Michel Onfray
01:15:47et ce fait que
01:15:48M. Sacriste
01:15:48a écrit au préfet
01:15:49en lui disant
01:15:50que ma présence
01:15:51était indésirable
01:15:52c'est pas seulement
01:15:52le parrainage
01:15:53c'était ma présence
01:15:54sous prétexte
01:15:55de troubles
01:15:55à l'ordre public
01:15:56alors il peut me cracher
01:15:57dessus
01:15:57j'ai un peu l'habitude
01:15:58je veux juste
01:15:58pouvoir donner mon avis
01:15:59qu'il continue
01:16:01à me cracher dessus
01:16:01mais qu'au moins
01:16:02on entende
01:16:03ma parole
01:16:03sans qu'elle soit censurée
01:16:04avec plus de 400 signatures
01:16:06recueillies
01:16:07les organisateurs
01:16:08ont finalement décidé
01:16:09de supprimer
01:16:10le parrainage
01:16:10de l'événement
01:16:11le philosophe
01:16:12sera malgré tout présent
01:16:13au salon
01:16:14en tant qu'auteur
01:16:14il rappelle
01:16:15que les accusations
01:16:16formulées à son encontre
01:16:18relèvent selon lui
01:16:19de la diffamation
01:16:21le problème
01:16:22Karima
01:16:22on voit bien
01:16:23c'est la volonté
01:16:23d'effacer purement
01:16:25et simplement
01:16:25tout ce qui ne leur plaît pas
01:16:26c'est une pétition
01:16:27qui a recueilli
01:16:28un peu plus de 400 signatures
01:16:30c'est quand même
01:16:30pas vraiment énorme
01:16:31ils ne sont pas en accord
01:16:32avec Michel Onfray
01:16:33donc Michel Onfray
01:16:34ne doit pas être
01:16:35le parrain de cette édition
01:16:36c'est ça la libre pensée
01:16:37la liberté d'expression
01:16:38version place publique
01:16:40notamment
01:16:40oui voilà
01:16:41et en plus
01:16:42ça met énormément
01:16:43de pression
01:16:45sur des organisateurs
01:16:46qui n'ont pas toujours
01:16:48les moyens
01:16:49le courage
01:16:49de dire
01:16:51ben non
01:16:51écoutez
01:16:51nous on croit
01:16:53en cette liberté
01:16:54d'expression
01:16:55on croit
01:16:56aussi
01:16:56vous savez
01:16:57cette question
01:16:58de la justice
01:16:58c'est que dans ce cas-ci
01:16:59on a l'impression
01:17:00qu'il y a une condamnation
01:17:01sans jugement
01:17:02oui
01:17:02c'est vraiment
01:17:03c'est ça le problème
01:17:04en fait
01:17:05donc il y a vraiment
01:17:06un enjeu là-dessus
01:17:07mais j'allais dire
01:17:07c'est pas la première fois
01:17:08qu'on est devant
01:17:10de telles offensives
01:17:12on a vu par exemple
01:17:13la volonté
01:17:14d'annuler
01:17:15des conférences
01:17:16il y a eu
01:17:17par exemple
01:17:18dans des universités
01:17:19quand c'est la venue
01:17:20de gens
01:17:21d'auteurs
01:17:22ou de philosophes
01:17:24ça ne plaît pas
01:17:25c'est pas dans la ligne
01:17:26à l'extrême gauche
01:17:27souvent
01:17:28et bien
01:17:28non
01:17:29on va mettre
01:17:30beaucoup de pression
01:17:30pour faire
01:17:31des annulations
01:17:32aussi
01:17:32donc ça procède
01:17:33de cette logique
01:17:34on avait l'impression
01:17:35que c'était très très
01:17:36peut-être 2015
01:17:38tout ça
01:17:38ce mouvement
01:17:39un peu
01:17:40de la culture
01:17:41qu'on appelle
01:17:41de l'annulation
01:17:42et on voit
01:17:43qu'aujourd'hui
01:17:44on est encore
01:17:46dans cette idéologie
01:17:47et que ça fonctionne encore
01:17:48oui on est totalement
01:17:49dans cette idéologie
01:17:49et c'est vrai que
01:17:50Rodolphe là
01:17:51on parle de Michel Onfray
01:17:52mais ce n'est pas
01:17:52le premier auteur
01:17:53qui subit ça
01:17:54comme le disait Karima
01:17:55ce sont aussi
01:17:56des penseurs
01:17:57qui ne peuvent pas aller
01:17:58dans certaines universités
01:17:59ce sont des artistes
01:18:00dont on estime
01:18:01qu'ils n'ont pas
01:18:02la bonne pensée
01:18:03ou pas la bonne
01:18:03origine
01:18:04et on voit
01:18:04que c'est un phénomène
01:18:05extrêmement large
01:18:06et d'ailleurs
01:18:07qui nous semble aussi
01:18:08en expansion
01:18:08parce qu'aujourd'hui
01:18:09on assume par exemple
01:18:11de dire
01:18:11non Michel Onfray
01:18:12n'a pas allé
01:18:12à ce festival du livre
01:18:13non Amir
01:18:14n'a pas chanté sur scène
01:18:15ce sont des cas différents
01:18:16mais c'est une même logique
01:18:17qui est derrière
01:18:18oui à l'université
01:18:19on avait eu le cas
01:18:19de Sylviane Agensinsky
01:18:21il y a un certain temps
01:18:22ou même
01:18:23Alain Finkenkraut
01:18:24à Sciences Po
01:18:24donc on voit
01:18:25qu'il y a vraiment
01:18:27une dérive de la gauche
01:18:29de censure
01:18:29vraiment quasi
01:18:30c'est l'inquisition
01:18:31qui se renouvelle
01:18:33quelque part
01:18:33pour prendre
01:18:34une référence historique
01:18:35et aussi peut-être
01:18:36mentionner que
01:18:38monsieur Onfray
01:18:39a peut-être fait plus
01:18:39pour l'éducation populaire
01:18:41que toutes ces petites associations
01:18:42vous en souvenez
01:18:43il n'y a à peu près
01:18:43aucun doute
01:18:43oui avec son université populaire
01:18:46qui était un vrai succès
01:18:48pour le coup
01:18:49qui amenait l'éducation
01:18:51la philosophie
01:18:52l'histoire
01:18:53à des franges de la population
01:18:54notamment populaire
01:18:55classe moyenne
01:18:56qui n'avait pas forcément accès
01:18:58donc Jean-Luc Mélenchon
01:18:59excusez-moi
01:19:00Michel Onfray
01:19:01absolument pas
01:19:01Jean-Luc Mélenchon
01:19:02c'est juste après
01:19:03c'est juste après
01:19:04mais par contre aussi mentionner
01:19:05que Michel Onfray
01:19:06a deux péchés originels
01:19:08il s'est attaqué
01:19:09aux vaches sacrées
01:19:10de la gauche
01:19:10c'était son livre
01:19:11sur Freud
01:19:12sur Freud
01:19:13vous en souvenez
01:19:13c'était aussi
01:19:15comment dire
01:19:15ces attaques répétées
01:19:17sur l'Union Européenne
01:19:18où il a dénoncé
01:19:18le système maastrichien
01:19:20comme il dit clairement
01:19:20et donc là
01:19:21vous avez vraiment
01:19:21deux tabous
01:19:22qui ont été brisés
01:19:23par Michel Onfray
01:19:23et c'est pour ça
01:19:24que la gauche
01:19:25n'aime pas les transfuges
01:19:26alors que Michel Onfray
01:19:27pense hors case
01:19:28et ça la gauche
01:19:29ne le tolère absolument pas
01:19:30la gauche n'aime pas
01:19:31les transfuges
01:19:31comme disait Rodolphe
01:19:32mais la gauche
01:19:33n'aime pas non plus
01:19:34Myriam globalement
01:19:35ceux qui ne pensent pas
01:19:35comme elle
01:19:36c'est aussi ça
01:19:37peut-être le principal
01:19:38péché originel
01:19:38là de Michel Onfray
01:19:40mais évidemment
01:19:40de tant d'autres
01:19:41la gauche est pourtant
01:19:42de culture très philosophique
01:19:43très intellectuelle
01:19:44et je rappelle que
01:19:45Michel Onfray
01:19:45c'est d'abord un philosophe
01:19:46et que la philosophie
01:19:47c'est un des fleurons français
01:19:50c'est une autre culture
01:19:51sur Michel Onfray
01:19:52moi je l'ai connu
01:19:53quand il parlait
01:19:53de l'univers
01:19:55comme modèle
01:19:56de l'universalisme
01:19:57en fait
01:19:58et il avait cette image
01:19:59très intéressante
01:20:00il parlait des loups
01:20:01qui entrent dans la bergerie
01:20:02déjà très rapidement
01:20:03quand il parlait
01:20:04de violence politique
01:20:04de délitement des institutions
01:20:06et en 2017
01:20:07cette phrase
01:20:08qui a fait polémique
01:20:09quand il a parlé
01:20:11d'Emmanuel Macron
01:20:11et de son épouse
01:20:12en disant
01:20:12les loups
01:20:13entrent dans la bergerie
01:20:15bon
01:20:16entre dans Paris
01:20:17pardon
01:20:17flair ou pas le flair
01:20:18mais aujourd'hui
01:20:18qu'est-ce que montre
01:20:19place publique en fait
01:20:20c'est tout le contraire
01:20:21de ce qu'il devrait faire
01:20:22c'est tout le contraire
01:20:24de ce que la gauche
01:20:24devrait faire
01:20:25parce que Michel Onfray
01:20:26à lui seul
01:20:27cristallise
01:20:28le débat intellectuel français
01:20:30c'est quoi
01:20:31c'est élite
01:20:31versus populaire
01:20:32que Michel Onfray
01:20:33montre très bien
01:20:34universalisme versus identité
01:20:36liberté versus conformisme
01:20:38et Michel Onfray
01:20:40c'est à peu près
01:20:40un des rares philosophes
01:20:42qui arrive à la fois
01:20:43à refuser
01:20:44les étiquetages classiques
01:20:46à critiquer la gauche
01:20:47et la droite
01:20:48et à s'attaquer
01:20:48aux dogmes culturels
01:20:49donc
01:20:50c'est complètement
01:20:51contre-productif
01:20:52et finalement
01:20:54ça montre quoi
01:20:55c'est symptomatique
01:20:56d'un débat français
01:20:57qui est devenu
01:20:58moral et culturel
01:20:59polarisé
01:21:00et vraiment nocif
01:21:01même pour notre jeunesse
01:21:02vous avez raison
01:21:03nocif
01:21:03et surtout
01:21:04la réflexion
01:21:04effectivement
01:21:05ne prime plus
01:21:06pour les quelques minutes
01:21:07qui nous restent
01:21:08je voudrais qu'on revienne
01:21:09sur l'interview
01:21:10de Manuel Bompard
01:21:11le coordinateur
01:21:11de la France Insoumise
01:21:13était l'invité
01:21:14du grand rendez-vous
01:21:15il a été interrogé
01:21:16sur les propos
01:21:16du maire de Saint-Denis
01:21:18Bali Bagayoko
01:21:19rappelez-vous
01:21:19qui a expliqué
01:21:20que si le rassemblement
01:21:21national
01:21:22l'emportait
01:21:23en 2027
01:21:24il faudrait
01:21:24une insurrection
01:21:25populaire
01:21:26écoutez l'avis
01:21:27de Manuel Bompard
01:21:28j'espère
01:21:29que si
01:21:30par malheur
01:21:31le rassemblement
01:21:32national
01:21:32devait remporter
01:21:33l'élection présidentielle
01:21:35il y aura
01:21:36des mobilisations
01:21:36populaires
01:21:37puissantes
01:21:37dans ce pays
01:21:38je l'espère
01:21:39je vais vous dire
01:21:41je l'espère
01:21:43parce que
01:21:44quand je vois
01:21:45par exemple
01:21:45ce que font
01:21:46les maires élus
01:21:47il y a quelques semaines
01:21:48du rassemblement
01:21:49national
01:21:49dans des mairies
01:21:50qui
01:21:51à Liévin
01:21:52par exemple
01:21:52mettent en place
01:21:53des politiques
01:21:54discriminatoires
01:21:55et illégales
01:21:56dans l'accès
01:21:56au logement
01:21:56à Carcassonne
01:21:58s'attaque
01:21:58aux organisations
01:21:59syndicales
01:21:59je vous dis
01:22:01heureusement
01:22:01et je souhaite
01:22:02que face à ce type
01:22:04de politique
01:22:04il y ait une mobilisation
01:22:06populaire
01:22:06et ça m'inquiète
01:22:07beaucoup
01:22:07et ça m'inquiète
01:22:08beaucoup
01:22:09sur votre conception
01:22:10de la démocratie
01:22:10si vous considérez
01:22:12que parce que
01:22:12quelqu'un a gagné
01:22:13une élection
01:22:14on n'a plus le droit
01:22:15de se mobiliser
01:22:16et de protester
01:22:17contre sa politique
01:22:19Rodolphe
01:22:19c'est la stratégie
01:22:20de la France insoumise
01:22:21elle n'est pas
01:22:21franchement étonnante
01:22:22ce qui pose question
01:22:23c'est quand on est
01:22:24un mouvement politique
01:22:25quand on concourt
01:22:26à des élections
01:22:27le principe même
01:22:28ça devrait être
01:22:28d'en respecter l'issue
01:22:30quelle qu'elle soit
01:22:31on se rappelle
01:22:31que la France insoumise
01:22:32pense toujours
01:22:33par exemple
01:22:33avoir gagné seule
01:22:34les élections législatives
01:22:36anticipées
01:22:37et c'est toujours
01:22:37cette même rhétorique
01:22:38en réalité qu'on entend
01:22:39oui c'est peut-être
01:22:40aussi la fin d'une parenthèse
01:22:41c'est est-ce qu'on accepte
01:22:42aujourd'hui de perdre
01:22:43dans le champ démocratique
01:22:45c'est une vraie question
01:22:45en réalité
01:22:47Manuel Bompard
01:22:48et d'ailleurs
01:22:48on se souvient aussi
01:22:49des déclarations
01:22:50de Madame Pano
01:22:51ou même de Raphaël Arnaud
01:22:52dans une réunion
01:22:53justement
01:22:54avec le média
01:22:56Street Press
01:22:56j'étais revenu dessus
01:22:57dans ma biographie
01:22:58sur Jean-Luc Mélenchon
01:22:59où justement
01:22:59une des personnes
01:23:01du public lui disait
01:23:02et en cas d'arrivée
01:23:03du RN au pouvoir
01:23:04qu'est-ce qu'on fait ?
01:23:04Raphaël Arnaud disait
01:23:05je ne peux pas dire ça ici
01:23:07bon ça pose question
01:23:08oui ça en dit long
01:23:09sur son idée du coup
01:23:10notamment quand on sait
01:23:11à quel point
01:23:12la France insoumise
01:23:13a encore des liens
01:23:14alors avec feu
01:23:15la jeune garde
01:23:16on sait que le mouvement
01:23:17a été dissous
01:23:17mais on sait qu'en réalité
01:23:18les personnalités
01:23:19restent en place
01:23:20et que les réseaux
01:23:21et les idéaux
01:23:21surtout les idées
01:23:22sont là encore
01:23:23donc oui ça nous pose question
01:23:25parce que justement
01:23:27si l'élection présidentielle
01:23:29tourne
01:23:29et que le RN est élu
01:23:30c'est vraiment
01:23:31l'appel populaire
01:23:32je veux dire
01:23:32il n'y a aucun débat là-dessus
01:23:34et là pourtant
01:23:35ils jouent sur les ambiguïtés
01:23:36le mot insurrection
01:23:37alors eux vont parler
01:23:38de manifestation populaire
01:23:40sauf qu'on sait très bien
01:23:41à quel point ça peut dériver
01:23:42et il ne faut absolument pas
01:23:44sous-estimer
01:23:44sous-estimer aussi
01:23:45à mon avis aussi
01:23:46la capacité
01:23:47et les cellules dormantes
01:23:48d'une partie de l'extrême gauche
01:23:49par le sabotage
01:23:51par toute une série
01:23:52d'actions violentes
01:23:53qui peuvent aussi
01:23:53se procurer
01:23:54et à chaque fois
01:23:54on voit qu'il n'y a jamais
01:23:55de condamnation
01:23:56claire et nette
01:23:56en tout cas du côté
01:23:57de la France en soumise
01:23:57En 30 secondes chacune
01:23:58Karima puis Myriam
01:24:00Oui mais la langue française
01:24:02elle est merveilleuse
01:24:03il y a plusieurs mots
01:24:04qu'on peut utiliser
01:24:05qui ont des sens différents
01:24:06dans ce cas-ci
01:24:07le mot qui a été utilisé
01:24:08c'est insurrection populaire
01:24:10si on avait vraiment
01:24:11voulu entendre
01:24:13manifestation
01:24:15protestation
01:24:15et bien contestation
01:24:17et c'est un mot
01:24:18qu'il aurait pu aussi utiliser
01:24:20donc sciemment
01:24:21il a utilisé le mot insurrection
01:24:23et c'est pas du tout
01:24:24la même chose
01:24:25et c'est cette logique
01:24:26donc révolutionnaire
01:24:28et ça donne une idée
01:24:29quand même
01:24:29de leur vision
01:24:30de la démocratie
01:24:31advenant des résultats
01:24:34démocratiques
01:24:34qui ne leur plaisent pas
01:24:35Et puis de ce qui se passera
01:24:36ensuite Myriam
01:24:37puisque si
01:24:38le rassemblement national
01:24:39ou finalement
01:24:40quelqu'un d'autre
01:24:41arrive en tête
01:24:42en 2027
01:24:42ça veut déjà dire
01:24:43qu'ils ne respecteront pas
01:24:44le choix des urnes
01:24:45donc ils vont continuer
01:24:46cette stratégie aussi
01:24:47de bordélisation
01:24:48comme ils le disent
01:24:49Ah ben il fait
01:24:50conflit
01:24:51rupture
01:24:52populisme de gauche
01:24:53j'ai l'impression
01:24:54qu'on veut absorber
01:24:54le PS finalement
01:24:55c'était
01:24:56c'est l'enjeu aujourd'hui
01:24:57de LFI
01:24:57le PS n'a plus de place
01:24:59et donc c'est à dessein
01:25:00on est dans une vraie stratégie
01:25:01on disqualifie l'autre
01:25:02tout le temps
01:25:03même dans un camp
01:25:04idéologique commun
01:25:05parce que
01:25:05qu'est-ce qui reste de commun
01:25:06finalement entre le PS
01:25:07et LFI
01:25:08et donc l'objectif
01:25:09c'est vraiment
01:25:10de bordéliser
01:25:11pour l'instant le PS
01:25:12et après de faire
01:25:13sa stratégie électorale
01:25:14pour 2017
01:25:15Merci à tous les trois
01:25:16d'avoir été les invités
01:25:17de 100%
01:25:18Actu
01:25:19tout de suite
01:25:19vous retrouvez
01:25:20Enquête d'Esprit
01:25:21et puis à 15h
01:25:23vous retrouvez
01:25:23sur l'antenne de CNews
01:25:24la messe annuelle
01:25:25de l'œuvre d'Orient
01:25:26qui sera célébrée
01:25:27en la cathédrale
01:25:28Notre-Dame de Paris
01:25:29rendez-vous donc
01:25:30à 15h
01:25:31sur CNews
01:25:32Bonne après-midi à tous
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