- il y a 5 semaines
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Elodie Huchard et ses invités, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h dans #100%Actu
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00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour ce 100% Actu.
00:04On est ensemble pendant une heure, évidemment on va parler de l'actualité internationale,
00:09mais d'abord le rappel de l'actualité avec Audrey Berthaud. Bonjour Audrey.
00:12Bonjour Elodie, bonjour à tous. Un accord avec l'Iran serait-il sur le point d'être annoncé ?
00:18C'est en tout cas ce qu'affirme le secrétaire d'État américain Marco Rubio ce dimanche.
00:22Il évoque une possible annonce dans les prochaines heures concernant un accord entre Washington et Téhéran
00:27qui pourrait officiellement mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
00:30Une déclaration qui intervient après les propos de Donald Trump sur la réouverture du détroit d'Hormuz.
00:36Et regardez justement ces deux réactions suite à cette déclaration, celle du président iranien.
00:42Aucune décision ne sera prise en dehors du cadre du Conseil suprême de sécurité nationale
00:46et sans la coordination et l'autorisation du guide suprême, puis celle du Premier ministre pakistanais.
00:52Je félicite Donald Trump pour ses efforts exceptionnels en faveur de la paix
00:57et pour l'entretien téléphonique très utile et productif qu'il a tenu.
01:02Et dans le reste de l'actualité, la situation en Ukraine.
01:06La Russie a visé l'Ukraine et notamment la capitale Kiev avec 600 drones et 90 missiles
01:11dans la nuit de samedi à dimanche.
01:13Selon le président ukrainien, la Russie aurait utilisé un missile à capaciter le nucléaire contre l'Ukraine.
01:19Ils sont vraiment fous à déclarer, Volodymyr Zelensky, dans un message sur Télégram.
01:26Merci beaucoup Audrey Berthaud et pour m'accompagner pendant cette première demi-heure.
01:30Memona Interman, bonjour.
01:31Bonjour Elodie Ocherard.
01:32Je rappelle que vous êtes grand reporter, ancienne membre du CSA et CIS.
01:36Caroline Pilastre, bonjour.
01:37Bonjour Elodie, bonjour à tous.
01:38Éditorialiste et consultante.
01:39Et Antrani Kervorpian, bonjour.
01:41Bonjour.
01:41Vous êtes analyste internationale chez Le Millénaire.
01:43Et précisément, on va commencer avec l'actualité internationale.
01:47On dira un mot de la situation en Iran dans un instant.
01:50Mais d'abord, ces tirs, ces tirs qui ont été entendus à la proximité de la Maison-Blanche, à Washington.
01:56Donald Trump était bien présent à l'intérieur de la Maison-Blanche à ce moment-là.
02:00Le récit d'abord, minute par minute, avec Anaïs Bauché.
02:05C'est une séquence qui semble irréelle.
02:11Le duplex d'une journaliste aux abords de la Maison-Blanche est interrompu par des coups de feu.
02:16Même chose pour ce reporter.
02:21Qui s'abrite rapidement.
02:24Et court se mettre à l'abri avec son équipe.
02:28Hier soir, un homme a ouvert le feu sur des agents du service secret chargés de la protection du président
02:33et du vice-président.
02:34Ces derniers ont riposté.
02:35Blessé par balle, le tireur a été transporté dans un hôpital de la région où il est décédé.
02:40Un passant a également été blessé pendant les changes de tir.
02:43Son état de santé n'est pas connu à l'heure actuelle.
02:45Donald Trump se trouvait dans la Maison-Blanche après avoir annulé tous ses déplacements à cause de la crise avec
02:49l'Iran.
02:49Le président américain a déjà été visé par trois tentatives d'assassinat présumé au cours des deux dernières années.
02:55La police a bloqué l'accès à la Maison-Blanche.
02:57Et les services secrets ont annoncé enquêter sur cette attaque avec l'aide du FBI.
03:03On va voir dans un instant les précédents qui ont déjà visé Donald Trump.
03:07Et on voit bien à quel point aujourd'hui Donald Trump est à la fois l'homme sans doute le
03:11plus protégé du monde,
03:12mais aussi le plus visé.
03:13Il y a quelques semaines à peine, on parlait de ce fameux dîner des correspondants
03:17où déjà quelqu'un avait tenté d'assassiner le président Trump.
03:21Et on peut imaginer que la sécurité autour du président aux Etats-Unis,
03:25mais lors de ses déplacements à l'étranger, soit absolument la plus rigoureuse possible.
03:29Je pense que pour le public américain, l'accumulation de cas d'attaques
03:35montre que la vulnérabilité du président n'est pas non plus sujet à discuter.
03:41Ça c'est un problème qui peut nous intéresser et qui peut intéresser également d'autres chefs d'État.
03:46Il y a tant de biais aujourd'hui qui peuvent permettre à des terroristes d'attaquer un chef d'État
03:52qu'on peut se dire, est-ce qu'un jour il y aura un point de détail
03:55qui fera que l'armure tout autour de lui soit craquelée ?
03:59C'est plutôt inquiétant je trouve.
04:00C'est évidemment inquiétant et on va entendre aussi dans un instant des témoins,
04:04puisqu'on a vu ces journalistes, mais il y avait aussi des témoins,
04:06des citoyens américains qui étaient non loin de cette scène.
04:10C'est vrai qu'en training, on le disait aussi beaucoup lors de la précédente attaque au dîner des correspondants,
04:15mais aussi à Butler, à quel point Donald Trump à chaque fois veut se montrer droit,
04:20veut montrer qu'il n'a pas peur.
04:22En revanche, c'est vrai que la multiplication de ces attaques contre lui,
04:25elle pose quand même question à Butler comme au dîner des correspondants.
04:29Il y a quand même, on est passé vraiment très très peu loin du drame.
04:33Oui, pour le cas de Butler que vous mentionnez avec le point levé,
04:35bon effectivement c'est emblématique de la position de Trump suite à ces événements
04:39qui deviennent mollet courant malheureusement.
04:41Mais la question la plus générale à se poser, comme vous l'avez dit indirectement,
04:45c'est la circulation des armes de façon générale aux Etats-Unis.
04:48On a à peu près 396 millions d'armes en circulation aux Etats-Unis
04:53pour une population de peu ou peu 350 millions,
04:56ce qui fait que les armes en circulation sont substantiellement plus importantes en nombre
05:00que la population elle-même.
05:01Donc ce qui est déjà fantastique.
05:02Après on sait qu'il y a des distinctions entre les différents Etats américains
05:06puisque c'est une fédération,
05:08donc on a pas mal d'Etats qui sont indépendants sur ces questions-là
05:11et qui ne se rejoignent pas forcément.
05:13La problématique est que Trump qui se met en avant de façon régulière,
05:16ça peut être une raison pour des gens psychologiquement instables
05:20d'agir notamment quand c'est relayé par des médias,
05:24les positions de Trump de façon générale j'entends.
05:26Oui parce que Caroline, on voit aussi ce qui se passe,
05:28c'est-à-dire qu'on a aujourd'hui une certaine presse,
05:30notamment de gauche aux Etats-Unis,
05:31qui n'a de cesse de cibler véritablement Trump.
05:35C'est plus une presse qui critique un président en exercice,
05:38c'est une presse véritablement qui lui met une cible dans le dos.
05:41Et malheureusement, dans l'esprit de certains,
05:44ça crée peut-être aussi ce passage à l'acte.
05:46Quand toute une presse vous explique que Donald Trump est un être horrible,
05:50dans l'esprit de certains, sans doute qui n'ont pas un esprit le plus clair possible,
05:54malheureusement ça peut créer ce passage à l'acte.
05:56Parce qu'à chaque fois, et on verra le profil,
05:57on est sur des profils quand même un peu psychiatriques et compliqués.
06:00– Effectivement, vous avez raison Elodie,
06:02déjà dire que l'assaillant aura réussi son coup d'éclat,
06:06puisqu'il y aura été fatal.
06:07Mais effectivement, quand vous avez certains journalistes
06:10et certains médias qui se prennent pour des militants,
06:12qui font des tribunes contre le président,
06:15qui est une cible à abattre au sens figuré,
06:17en l'occurrence dans leur manière d'être et de faire au quotidien,
06:22parce qu'ils ne rentrent pas dans la ligne idéologique
06:24qui est la leur depuis tant d'années,
06:26ils ne l'imaginaient même pas réavoir ce statut au bout de tant d'années,
06:31il y a de la détestation et de la haine.
06:33Donc quand vous mettez en plus, avec ce cocktail explosif,
06:37des gens qui sont très facilement manipulables,
06:41malléables, instables psychiquement, psychiatriquement parlant,
06:44eh bien forcément on arrive à ce que le président des Etats-Unis,
06:47de la première puissance mondiale, soit une cible.
06:49Et c'est vrai que jusqu'à présent,
06:50heureusement pour lui et pour sa famille effectivement,
06:54il est passé à travers les balles, c'est le cas de le dire,
06:57mais on se dit jusqu'à quand,
06:59parce que ces détraqués vont certainement continuer,
07:02puisque de toute manière, ils ne s'arrêteront pas de sitôt,
07:05vu que M. Trump est une cible,
07:07parce qu'il est extrêmement clivant.
07:09Et comme en plus il a l'image de quelqu'un d'extrêmement fort,
07:11de performant, et qui ne se laisse pas abattre,
07:14c'est le cas de le dire, facilement,
07:16il y a aussi de la provocation de son côté,
07:18en termes de communication, en disant, écoutez, essayez encore.
07:20Donc oui, c'est très dommageable,
07:23et c'est extrêmement effrayant,
07:26parce que là, on n'est pas dans un film de science-fiction.
07:28Et je pense que les services d'ordre ont vraiment beaucoup de travail
07:32sur la suite de son quinquennat, si je puis dire.
07:35Oui, avec des services, on le voit,
07:37qui à chaque fois parviennent à ce qu'il échappe au pire.
07:40Je vous donne la parole dans un instant.
07:43On va regarder un certain nombre de témoins
07:45qui se trouvaient justement juste à proximité de ces tirs.
07:48Écoutez évidemment le désarroi et la panique de ces témoins.
07:53C'est effrayant.
07:54Je veux dire, nous vivons dans une époque effrayante.
07:57Il semble qu'il y ait de la violence en permanence,
07:59surtout ces derniers temps.
08:00Alors c'est triste d'entendre que les gens
08:02ne peuvent pas tout simplement s'unir,
08:04et que ce soit que violence et haine permanente.
08:13On vient de Boston, et malheureusement,
08:15comme vous pouvez le voir,
08:16je porte ma veste de bénévole de Boston.
08:20J'étais là-bas lors de l'attentat du marathon.
08:27J'ai l'impression que c'est difficile de croire
08:29qu'on n'a pas fait beaucoup de progrès.
08:31On ne s'est pas vraiment amélioré depuis.
08:34J'aurais espéré qu'on aurait trouvé un moyen
08:37de mieux contrôler les armes à feu,
08:43ou au moins d'empêcher que ce genre de choses
08:45se reproduisent.
08:46Mais bon.
08:47Mais Mona, vous vouliez ajouter quelque chose
08:49avant qu'on entendre ces témoins ?
08:50Oui, je souhaitais ajouter que les incidents
08:54qui se sont produits jusqu'à présent,
08:55qui étaient déjà très préoccupants,
08:57l'étaient.
08:58Mais cette fois-ci, c'est pour le symbole.
09:00C'est qu'on est vraiment tout près de la Maison-Blanche.
09:02Et c'est ça qui doit frapper l'imaginaire
09:05et l'imagination des Américains.
09:06Mais il ne faut pas se leurrer.
09:08C'est qu'aujourd'hui, tout autour des chefs d'État,
09:09il y a une sécurité, mais qui est devenue,
09:12j'allais dire, folle.
09:13Ça veut dire que le contact...
09:15Folle, mais adapté, effectivement.
09:16Mais adapté, mais nécessaire, mais indispensable.
09:18L'autre après-midi, vendredi après-midi,
09:19il y avait un événement à l'Élysée.
09:21J'ai été, et tout autour de l'Élysée,
09:23de la place Beauvau, jusqu'à plus loin
09:25que l'ambassade des États-Unis,
09:26c'était véritablement hermétique.
09:28Avec un contrôle, mais véritablement
09:31sans aucune possibilité, a priori, de passer.
09:35Mais est-ce que ça veut dire que l'armure
09:36va être complètement étanche ?
09:38Ça, je ne sais pas.
09:39Moi, je me souviens quand même des années.
09:41Bon, il faut dire que 2001 a été le barrage net.
09:44À part Maggie Thatcher,
09:46qu'on n'accrochait pas à cause de la guerre
09:47en Irlande du Nord, qu'on n'approchait presque pas.
09:50On ne pouvait quand même de temps en temps.
09:51On pouvait discuter, nous les journalistes notamment,
09:54directement, nous sommes les relais par rapport au public.
09:56Et le public lui-même pouvait venir.
09:58La difficulté qui s'annonce,
10:00c'est que ces chefs d'État seront désormais littéralement
10:03enfermés devant leur toit d'ivoire.
10:06Quel lien avec la démocratie ?
10:08Oui, forcément, même pour aller par exemple
10:09à la rencontre de ce qu'on appelle les bains de foule,
10:11forcément, ça nécessite une certaine sécurité.
10:14Si vous voulez vraiment rendre hermétique
10:15ce qu'on appelle la bulle, par exemple,
10:17le bain de foule devient de fait totalement impossible.
10:19Oui, c'est un véritable problème de démocratie qui se pose.
10:23Et avec un corollaire, c'est-à-dire qu'un jour ou l'autre,
10:27il y aura un incident qui fera que des civils qui passent,
10:31comme la personne qui est entre la vie et la mort aux États-Unis,
10:34et ça va frapper encore plus le public.
10:36Que faire ? Que faire en pareil cas ?
10:39Est-ce qu'on va laisser l'intelligence artificielle
10:40avoir un double d'un président, d'un chef d'État ?
10:44Tous les fantasmes sont possibles.
10:46Et donc, aux États-Unis, comme ailleurs dans le monde,
10:48ce qui s'est passé hier à la Maison-Blanche
10:50ne peut pas être pris pour juste un élément de bavardage.
10:53C'est quelque chose d'extrêmement préoccupant.
10:55C'est extrêmement préoccupant, d'autant plus,
10:57on va regarder maintenant avec notre correspondant sur place,
10:59Ramzi Malouki, le profil justement de celui, de ce tireur.
11:03Alors évidemment, c'est un profil, comme on le dit souvent aussi
11:06sur certains événements français psychiatriques.
11:09Regardez justement ses précédentes déclarations
11:12avec Ramzi Malouki.
11:14C'est le New York Post qui a dévoilé son identité
11:17avant tout le monde.
11:18Le New York Post, on le sait, est fiable.
11:19Il a des renseignements au sein même des autorités.
11:23Nassir Bess, c'est son nom, âge 21 ans.
11:26D'après le New York Post, il souffre de troubles psychiatriques.
11:29Ce n'est pas la première fois que les autorités l'arrêtent
11:31à proximité de la Maison-Blanche.
11:34Il avait déjà essayé illégalement de pénétrer
11:38dans les zones sécurisées.
11:39Cet homme, toujours selon le New York Post,
11:41affirmait être Jésus-Christ.
11:44Alors maintenant, qu'est-ce qui a poussé ce jeune homme de 21 ans
11:46à se procurer une arme, à la sortir de son sac
11:49et à tirer vers les agents de sécurité ?
11:51Cache pas tel, le patron du FBI a déclaré que l'enquête était en cours
11:55pour connaître les motivations de ce tireur.
11:58Toujours est-il que c'est le troisième incident
11:59à proximité de la Maison-Blanche en l'espace de quelques semaines.
12:02Mais celui-ci intrigue tout particulièrement parce qu'au moment où ce tireur a tiré,
12:07c'est le cas de le dire, vers les agents de sécurité,
12:09Donald Trump se trouvait à l'intérieur de la Maison-Blanche
12:11en train même de négocier avec le régime de Téhéran.
12:15Entre Annie Kévorke, on vient de voir le profil de ce tireur.
12:18Et la question que pose Ramzi, elle est justement intéressante quand il dit
12:21qu'est-ce qui a poussé ce profil visiblement agité à passer à l'acte.
12:27Et ça rejoint la discussion qu'on avait.
12:29C'est-à-dire que ces profils, on le dit aussi souvent,
12:31malheureusement, sont très malléables, sont capables de passer à l'acte très rapidement.
12:36Et il y a une petite musique aux États-Unis où à chaque fois,
12:38on explique que Donald Trump s'attaque à une partie des Américains.
12:42Il y a aussi tous ceux qui estiment, toute la presse de gauche,
12:45qui estime qu'il n'est pas un bon président.
12:47Et sur ce genre de profil de caractère, malheureusement, ça peut donner une raison.
12:51Oui, vous avez donné un adjectif assez important, malléable.
12:54C'est-à-dire qu'à force d'écouter les mêmes choses, un profil qui est psychologiquement instable,
12:59par définition, va pouvoir chavirer assez rapidement, si je puis dire.
13:03Maintenant, en réalité, ça pose un problème également international,
13:05puisque vous avez dit que les relais, notamment de gauche à l'échelle américaine,
13:09relaient une image particulière de Donald Trump, effectivement.
13:12Mais admettons que la droite, la droite ou un certain parti de droite,
13:17arrive au pouvoir en France en 2027.
13:20Il n'est pas exclu qu'on ait également des cas à peu près similaires
13:23ou des regroupements encore plus agressifs qu'on a maintenant.
13:25Mais on le voit déjà un petit peu, c'est-à-dire que la diabolisation
13:28qu'on continue à mettre sur le Rassemblement national,
13:31on met aussi des cibles sur Marine Le Pen, sur Jordan Bardella et sur leurs élus.
13:34Et absolument, c'est exactement ça le parallèle à faire.
13:36C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'on stigmatise de façon constante,
13:39durant des mois, des années, sans s'intéresser au programme lui-même,
13:42par définition, ça crée un émoi auprès de gens qui ont une tendance
13:45et sont enclins à passer à l'acte, avec leurs antécédents notamment.
13:50Avec ces antécédents qui sont importants.
13:52Et puis, on l'a déjà dit au long de cette émission,
13:54mais je voudrais qu'on s'arrête un moment quand même
13:56sur les précédentes attaques qui ont visé Donald Trump.
13:59Vous vous souvenez sans doute, vous l'aviez suivi sur CNews,
14:01de ses tirs lors du dîner des correspondants.
14:04L'attaque aussi à Butler pendant la campagne.
14:07On revient justement sur ces tentatives d'assassinat avec Sharon Camara.
14:11Un second mandat sous haute tension pour le président américain.
14:15En deux ans, Donald Trump a été la cible de quatre tentatives d'assassinat présumées.
14:20Ce samedi soir, un homme a ouvert le feu contre un poste de contrôle de sécurité
14:24près de la Maison-Blanche à Washington,
14:26avant d'être abattu par les policiers du Secret Service.
14:29Le président Trump, qui a annulé tous ses rendez-vous de ce week-end
14:33pour se concentrer sur le conflit en Iran,
14:35était bien présent, mais n'a pas été affecté selon les autorités.
14:38L'incident intervient moins d'un mois après l'attaque lors du gala de la presse à Washington.
14:44Le 25 avril dernier, un homme armé a pris d'assaut un portique de sécurité
14:48près de la salle de balle où le président participait à ce dîner avec les médias.
14:53Donald Trump, son épouse Melania, ainsi que le vice-président J.D. Vance
14:57et d'autres membres du gouvernement ont été évacués en urgence.
15:01L'attaque n'a fait aucun blessé, l'auteur a pu être maîtrisé et arrêté.
15:07En septembre 2024, un homme armé a été arrêté à proximité d'un terrain de golf
15:11de West Palm Beach en Floride, où Donald Trump jouait une partie.
15:15L'homme de 58 ans, lourdement armé, a pu être interpellé avant de passer à l'acte.
15:20Le 13 juillet 2024, Donald Trump est visé par des tirs lors d'un meeting de campagne
15:25à Butler en Pennsylvanie.
15:28Celui qui était alors candidat a été touché à l'oreille.
15:31Les images du futur président, du sang coulant sur le visage et le poing levé,
15:35ont fait le tour du monde et marqué un tournant dans cette campagne présidentielle.
15:39Cette fois-ci, le bilan a été plus tragique.
15:42Un spectateur tué, un autre blessé et l'auteur des tirs a été abattu par les forces de sécurité.
15:48Caroline, on voit bien à quel point le président Trump est traqué.
15:52Et aussi la force de caractère de Donald Trump.
15:54Parce qu'à Butler, on voit évidemment les secrets de service qui veulent essayer
15:57de le maintenir hors de portée.
16:00Et lui, au contraire, se relève le poing en l'air.
16:02On se rappelle qu'au dîner des correspondants, dans la foulée,
16:05il fait une conférence de presse, expliquant même que lui aurait voulu
16:08que ce dîner se tienne.
16:10On voit aussi une légende de Donald Trump qui s'inscrit là-dessus,
16:14d'un homme qui, on le veut à terre, lui, au contraire, tout de suite après,
16:17il se relève et il montre qu'il n'a pas peur.
16:19Je pense que sincèrement, ça fait partie de sa personnalité
16:21et de son tempérament intrinsèquement parlant.
16:23Et ça plaît aussi à son électorat.
16:25Parce que ça veut dire, allez continuer à m'attaquer,
16:27fustigez-moi, essayez de m'abattre.
16:29Vous n'arriverez pas à m'affaiblir.
16:30Je suis un warrior, quoi que je fasse.
16:32Malgré l'illégitimité que certains voudraient avoir contre moi,
16:37je continuerai à la fin de mon mandat.
16:38Mais n'oublions pas également qu'il y a un véritable traumatisme aux États-Unis.
16:42Parce qu'il y a eu des présidents précédemment, on le sait très bien,
16:46qui ont été assassinés.
16:47Donc les Américains vivent aussi avec cette épée de Damoclès.
16:50Bien sûr.
16:50Donc les services d'ordre font partie des meilleurs au monde
16:53parce qu'ils sont formés justement pour aller à l'encontre,
16:57malheureusement, de ces drames qui ont déjà eu lieu chez eux.
16:59Mais effectivement, vous parliez de haine, de violence
17:02qui a toujours existé dans le milieu politique.
17:04Mais on atteint des sommets depuis des années
17:06avec des gens qui ne font qu'enflammer certains esprits,
17:10comme on le disait, faibles
17:12et qui voudraient les voir moins performés
17:15ou être totalement abattus.
17:17Donc on a changé aussi de monde au niveau de la rhétorique,
17:19de la sémantique et de l'attitude de certains.
17:22Et comme on ne sait pas quand les uns ou les autres
17:24pourraient passer à l'acte,
17:25parce qu'on ne peut pas mettre une personne des forces de l'ordre
17:27derrière chaque personne atteinte psychiquement,
17:30c'est très compliqué de vivre dans ce monde
17:32avec cet état d'esprit
17:33quand on est un grand de ce monde,
17:34un homme d'État en l'occurrence.
17:35Et Mémona, pour terminer sur ce sujet,
17:37forcément la question qui se pose,
17:38c'est celle des responsabilités.
17:40Alors responsabilités sans doute individuelles,
17:42par exemple de ce tireur ou des autres tireurs
17:44qui ont pu passer à l'acte,
17:45mais ça rejoint ce qu'on disait.
17:46Ce qui est intéressant, c'est pourquoi il passe à l'acte
17:48et qui peut être responsable de manière indirecte
17:52ou plus ou moins directe de ces passages à l'acte ?
17:54Il y a dans notre pays, par exemple,
17:56si chacun regarde, il y a sa porte.
17:58Chez nous, par exemple, comme aux États-Unis,
17:59mais chez nous, c'est encore plus clivé
18:02qu'aux États-Unis, que je connais un peu
18:03où je vais régulièrement.
18:04Dans ce pays, la France,
18:06jamais on avait atteint un tel degré de haine
18:11propagé par les réseaux sociaux,
18:13à l'aide des réseaux sociaux,
18:14mais qui vient, il faut s'en rendre compte,
18:16de l'extrême-gauche.
18:18Aujourd'hui, l'extrême-gauche
18:20propage à travers les réseaux sociaux
18:22une volonté de tuer,
18:25parfois symboliquement,
18:26mais parfois, on se dit que ça pourrait aller
18:29jusqu'au coup de...
18:30Parce que c'est un discours qui se diffuse
18:32dans l'esprit de certains
18:32et qui infuse justement dans la tête.
18:34Bien sûr, il y a des gens qui sont influençables,
18:36mais l'idéologie d'élimination de l'autre
18:40devient si répandue que là,
18:42ça nous pose un problème de responsabilité
18:44des médias grands publics,
18:46ici par exemple,
18:48mais aussi de ceux qui,
18:50ayant une base importante
18:52par leur fameux follower,
18:54devraient quand même se poser la question
18:55qu'est-ce qui se passe ?
18:56Ou de la responsabilité.
18:57À force de propager de la haine,
18:59d'accuser injustement,
19:00un petit truc, on tire une ficelle
19:03et la ficelle aboutit à quoi ?
19:04À quelque chose d'explosif.
19:06Là, ce qui arrive aux Etats-Unis
19:07devrait nous inciter à être encore plus attentifs
19:10à un examen de conscience.
19:11À être plus responsable.
19:12À un examen de conscience.
19:13Il y a des gros pôles qui charrient de la haine.
19:15On les connaît,
19:16on les a identifiés,
19:17mais si jamais il se passe quelque chose
19:19aujourd'hui dans le pays,
19:19il faudra vraiment les interroger
19:21et leur poser la question
19:22de leur responsabilité.
19:23Oui, effectivement,
19:24et que chacun ait conscience
19:25que les messages de haine
19:26qui sont diffusés,
19:27bien malheureusement parfois,
19:28ils sont reçus par des esprits
19:31qui peuvent passer à l'acte.
19:33Dora Delrazig, bonjour.
19:34Bonjour.
19:35De la rédaction de CNews,
19:36nous a rejoints,
19:37puisque au même moment,
19:38Donald Trump était réuni
19:39autour de son équipe
19:40pour discuter
19:41de la dernière proposition iranienne.
19:44Un compromis largement négocié
19:46qui pourrait,
19:47on va le dire évidemment,
19:48au conditionnel,
19:49vers un accord entre les Etats-Unis
19:51et l'Iran.
19:52Les choses semblent se préciser, Dora.
19:54Oui, exactement.
19:54Après des semaines de blocage,
19:57le scénario d'une résolution
19:58en plusieurs étapes,
19:59en plusieurs temps de ce conflit,
20:01donc, se dessine.
20:03Il y a un texte, en fait,
20:04qui fixe les bases, justement,
20:06de la négociation,
20:07de la discussion.
20:08C'est-à-dire qu'on va fixer un cadre,
20:12mettre les sujets, comme ça,
20:14sur une feuille de papier
20:15et on va en discuter.
20:16Donc, ça va être assez long dans le temps,
20:19donc ce n'est pas pour demain.
20:20En tout cas, il y a un air d'optimisme
20:21du côté des Américains.
20:24Marco Rubio,
20:25qui est actuellement en Inde,
20:26qui poursuit sa tournée,
20:28a déclaré ce matin
20:30que le monde pourrait s'attendre
20:31à une bonne nouvelle
20:32dans les prochaines heures.
20:33Je vous propose de l'écouter.
20:40Mais je pense qu'il est peut-être possible
20:42que dans les prochaines heures,
20:43le monde reçoive une bonne nouvelle,
20:44au moins en ce qui concerne
20:45le détroit d'Hormuz
20:46et un processus qui pourrait, à terme,
20:48nous mener là où le président
20:49souhaite que nous soyons,
20:50c'est-à-dire dans un monde
20:51qui n'est plus à craindre
20:52ni à s'inquiéter
20:53d'une arme nucléaire iranienne.
21:00Voilà, Marco Rubio,
21:02qui vient, en quelque sorte,
21:03confirmer, en fait,
21:04les propos de Donald Trump
21:06qui a publié hier soir
21:08un message sur son réseau social.
21:11Donc, plusieurs pays ont permis,
21:13justement,
21:14ont œuvré, en fait, en coulisses
21:16pour essayer de trouver un accord.
21:18On parle des pays du Golfe,
21:20du Qatar, du Pakistan,
21:21de la Turquie, de l'Égypte,
21:22de la Jordanie
21:23ou encore de Bahreïn.
21:25Du côté des Iraniens, par contre,
21:27on est plus dans la retenue
21:29puisque Téhéran évoque
21:30une phase de finalisation
21:31d'un protocole d'accord
21:33selon le porte-parole
21:35du ministère des Affaires étrangères iranien.
21:37Cela ne signifie pas nécessairement
21:40que l'Iran et les États-Unis
21:41vont s'accorder, justement,
21:43sur des questions importantes.
21:44Est-ce qu'on sait ce que contient,
21:46pour l'instant, ce texte, Dora ?
21:47Alors, on sait que ce texte
21:49est divisé en trois étapes.
21:51La fin officielle de la guerre,
21:53le règlement de la crise
21:54dans le détroit d'Hormuz,
21:56des blocages du côté iranien
21:57et des blocages du côté américain.
21:59Et puis, l'ouverture d'une fenêtre
22:01de 30 à 60 jours,
22:03une période donc assez large
22:05pour discuter plus longuement
22:07des sujets qui fâchent
22:09puisque dans le texte, pour l'instant,
22:10on n'aborde pas la question
22:12de l'uranium enrichi,
22:14ni du programme nucléaire iranien,
22:17ni du programme balistique aussi.
22:20On sait que l'uranium enrichi
22:22et surtout le programme nucléaire,
22:23eh bien, c'est à cause de cela
22:25que Donald Trump et Benjamin Netanyahou
22:27sont allés faire la guerre en Iran.
22:29Donc, c'est un protocole
22:32qui va permettre surtout
22:34à Donald Trump d'avoir du temps
22:35puisque Donald Trump, on le sait,
22:37a des échéances très importantes.
22:38Il y a le 4 juin, son anniversaire,
22:41il y a le 4 juillet,
22:42il y a surtout la Coupe du Monde.
22:43Et donc, accueillir la Coupe du Monde
22:45alors que l'on fait la guerre,
22:46ce ne serait pas l'idéal.
22:48En tout cas, le président américain
22:50aurait cette période de 60 jours
22:52pour pouvoir discuter avec les Iraniens.
22:54Merci beaucoup, Dora,
22:55pour toutes ces précisions.
22:56On va marquer une pause
22:57dans ce 100% actu
22:59et on reviendra avec une image
23:01qui fait du bien,
23:02notamment à Lens,
23:03la célébration des joueurs
23:05et des supporters.
23:06On vous montrera tout ça
23:08juste après la pause.
23:09Restez avec nous.
23:13De retour pour la deuxième partie
23:15de 100% actu.
23:16On va vous montrer maintenant
23:17des images qui font du bien,
23:19des images positives.
23:20Vous les avez peut-être vues,
23:22c'est Lens qui a remporté
23:24la Coupe de France
23:25et on regarde notamment
23:27ces images,
23:28les joueurs qui ont fêté
23:29avec leurs supporters
23:31cette victoire.
23:32On regarde et on laisse
23:34un petit peu vivre ces images.
23:51On est bien loin d'un certain nombre
23:52d'images malheureusement
23:53qu'on peut voir en marge
23:54de matchs de foot.
23:56On écoute Alain Finkielkraut,
23:57il était ce matin l'invité
23:58du grand rendez-vous
23:59C News Europe 1,
24:00Les Echos.
24:01Lens m'a évité
24:03d'être totalement
24:05Asbine.
24:06Parce que j'ai vu des images
24:08des supporters
24:10l'ensois
24:11qui accueillaient
24:13leur équipe
24:14au retour
24:15du grand match
24:18contre
24:19l'OGC Nice.
24:20Et il y en a eu un notamment
24:22et l'arme aux yeux
24:23qui a dit
24:24mon grand-père
24:25était mineur,
24:26j'aurais voulu
24:27qu'il voit ça.
24:27J'étais très ému.
24:30Pas à la moindre violence,
24:33pas le moindre souci.
24:35Voilà.
24:36C'est simplement
24:37une grande émotion
24:38pour un peuple
24:40en effet
24:40qui se trouvait reconnu
24:42à travers cette victoire.
24:43Mais Mona,
24:44effectivement,
24:44ces images,
24:45elles font plaisir,
24:46la fête,
24:47la ferveur
24:48sans aucune violence
24:49en marge
24:50de cette célébration,
24:51de ces célébrations
24:52même,
24:52ils l'ont fait
24:52deux soirs de suite.
24:53Oui,
24:53et c'est une joie
24:54qui dépasse même
24:56le cadre du football.
24:57C'est une joie du peuple,
24:58c'est une joie de Lens.
25:00C'est vrai qu'on est
25:00très contents pour eux,
25:01on aime beaucoup Nice,
25:02qui n'aime pas Nice.
25:03Mais que cette récompense
25:05durement arrachée
25:06aille au Lensois,
25:07alors ils ont déjà
25:07un musée du Louvre
25:08et ils ont cette coupe.
25:10Félicitations,
25:11je suis véritablement
25:12heureuse
25:12pour les gens du Nord
25:13et de Lens en particulier.
25:15Ça dépasse vraiment
25:15le cadre du foot
25:16et ce que disait
25:17Alain Fickelkot,
25:19rejoint un peu
25:19ce que nous ressentons,
25:20c'est-à-dire
25:20l'idée du lien,
25:22l'idée de la transmission,
25:23l'idée de gens
25:24qui en ont vraiment
25:25bavés si on peut dire
25:26et qui ont cette chose
25:27merveilleuse
25:27pour s'en réjouir.
25:29Bravo,
25:29ça nous fait du bien.
25:30Merci pour nous aussi.
25:32Merci effectivement
25:32et puis c'est vrai
25:33que Caroline,
25:34on a vu cette volonté
25:35de célébrer
25:36avec leurs supporters.
25:37Ils sont tout de suite
25:38rentrés à Lens
25:39dès le soir du match.
25:39Ils ont recélébré cela.
25:41Hier,
25:42on voit le lien aussi
25:43véritablement
25:44entre ces joueurs,
25:45ces supporters
25:45et une ville
25:46et une région aussi
25:47qui est derrière.
25:48Oui,
25:48il y a un vrai moment
25:49de partage,
25:50de complicité.
25:50Ça devrait être ça,
25:51le sport,
25:52c'est l'alliésie populaire.
25:53Dans toute sa splendeur,
25:54il n'y a rien de péjoratif
25:56parce que nous sommes
25:56tous du peuple,
25:57nous en faisons tous partie.
25:59Donc bravo à eux,
26:00je suis très contente
26:00également qu'ils aient gagné.
26:02Et effectivement,
26:03on se dit
26:04que les choses
26:04peuvent bien se passer
26:06normalement,
26:06naturellement.
26:07C'est une victoire.
26:08Dans la vie,
26:09on perd,
26:10on gagne.
26:11Ça fait partie aussi
26:12de ce qu'on apprend
26:13au niveau de la culture sportive,
26:15artistique
26:15et dans la vie,
26:16éducativement parlant aussi.
26:18Donc c'est une bonne chose.
26:20Ça met du baume au cœur
26:20comme la météo
26:21en ce moment,
26:22j'ai envie de vous dire.
26:22et espérant
26:24que pour le PSG
26:25dans quelques jours
26:25s'enferme en oiseau
26:26de mauvais augure,
26:27les choses se passent bien
26:28quoi que soit le résultat
26:29parce que c'est de ça
26:30dont on a besoin
26:31en ce moment
26:32dans une période
26:33qui est quand même
26:34assez maussade et morose
26:35sur plein d'aspects.
26:36On a besoin d'union,
26:38on a besoin
26:38que les gens se fédèrent
26:40et soient tout simplement aimables.
26:42Et de ne pas bouder
26:42ce genre de joie.
26:44Ah mais évidemment,
26:45c'est pour ça qu'il faut en parler.
26:46Bien sûr qu'il faut boire
26:47cette joie
26:47à grande gorgée
26:48parce qu'il y a tant de raisons
26:50de nous rendre inquiets.
26:51Et là, soudain,
26:53c'est cette joie
26:54qui est communicative
26:54et qui se partage.
26:56Ce mot-là,
26:56vous avez absolument raison,
26:58voilà du partage.
26:59Je voudrais qu'on réécoute
27:00Alain Finkielkraut
27:01qui était l'invité,
27:01je vous le disais ce matin,
27:02du grand rendez-vous
27:03toujours sur cette célébration.
27:06« Beaucoup de choses ont changé,
27:09mais il faut le reconnaître,
27:11aimer mettre les pieds dans le plat,
27:14la population a changé.
27:17C'est-à-dire,
27:18lors d'une victoire du PSG
27:21il y a quelques années,
27:22on a eu des émeutiers
27:24ou des manifestants
27:25qui marchaient sur des voitures
27:27en criant
27:27« Français, Français,
27:29on t'encule ! »
27:30Donc, c'est à cela
27:31que nous assistons aujourd'hui,
27:34à un phénomène,
27:35disons, sécessionniste.
27:38Et il est très difficile d'en parler
27:40à cause de cet antiracisme
27:43auquel je faisais allusion tout à l'heure.
27:46Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale,
27:49pour des raisons évidentes,
27:51on a réaffirmé
27:53le grand principe
27:54de l'égale dignité des personnes.
27:57Mais ce principe lui-même
27:59est devenu fou,
28:00c'est-à-dire,
28:02au nom de l'égale dignité des personnes,
28:06on considère,
28:07certains considèrent aujourd'hui,
28:09comme discriminatoire
28:11la distinction
28:13entre autochtones et étrangers.
28:16Ils prônent donc
28:17l'hospitalité inconditionnelle,
28:20ils sont des adeptes
28:22du sans-frontierisme.
28:24Et ça,
28:25c'est effrayant,
28:28c'est-à-dire que
28:29l'angoisse existentielle
28:31de ces Français
28:32qui réclament le droit
28:34à la continuité historique,
28:35non seulement n'est pas prise en compte,
28:37mais elle est calomniée,
28:38elle est criminalisée.
28:40Sur ce que vient de dire Alain Finkielkraut,
28:42d'abord sur la première partie,
28:43Mémona,
28:44effectivement,
28:44on se dit,
28:45ces images montrent
28:45qu'il n'y a pas de fatalité.
28:47Quand on explique
28:47qu'après les matchs,
28:48vous y faisiez référence,
28:49par exemple,
28:50du PSG,
28:51Paris est à feu
28:52et à sang,
28:53on peut avoir du foot
28:54où tout se passe bien.
28:55Donc le problème,
28:56il n'est pas lié au foot,
28:57il est peut-être lié
28:58aux personnes qui s'agrègent
28:59à ces moments-là,
29:00dans les rues parisiennes notamment.
29:01C'est l'environnement
29:03qui fait que le foot
29:04apparaisse aujourd'hui
29:05comme un lieu
29:06où il y a des divisions
29:08et un pôle de haine.
29:10Mais Alain Finkielkraut
29:10a absolument raison
29:11de dire qu'il faut
29:12faire une distinction
29:14entre l'idée
29:15de l'universalité,
29:17de l'universalisme,
29:18de l'être humain,
29:19nous sommes tous des êtres humains
29:20et tous à égalité,
29:21mais en même temps,
29:22et c'est là où nous conteste
29:23ce lien possible
29:24entre l'affirmation
29:26d'une égalité humaine
29:29à travers tous les peuples
29:30et l'idée aussi
29:31qu'il faille quand même
29:32protéger un peu
29:33l'espace que nous partageons,
29:35y compris avec des gens
29:36qui viennent d'ailleurs
29:37Finkielkraut,
29:38on est un cas,
29:39on vient de Pologne,
29:41protéger ce que nous partageons
29:42ensemble
29:43et faire en sorte
29:43qu'on s'agrège
29:44autour des valeurs
29:46de la République française
29:47de 1789.
29:49Aujourd'hui,
29:50il y a une façon
29:51de manipuler l'opinion
29:54en disant
29:54vous n'êtes pas pour ouvrir
29:55totalement les frontières
29:56donc vous êtes raciste.
29:57C'est une arnaque.
29:59Ça, c'est une arnaque.
30:00Oui, et puis la critique
30:01que fait Alain Finkielkraut
30:02aussi, Caroline,
30:03on l'entend beaucoup,
30:04c'est-à-dire que quand
30:05on commence,
30:06comme le disait Mémona,
30:07à critiquer l'ouverture
30:08des frontières
30:08ou l'immigration
30:09non régulée,
30:10dans ces cas-là,
30:11on est évidemment
30:13raciste,
30:13on est islamophobe
30:14et donc toute critique
30:15est presque interdite
30:15finalement.
30:16En fait, c'est terrible
30:17parce qu'effectivement,
30:18il a raison dans le sens
30:19où il y a un changement
30:19de paradigme
30:20depuis plusieurs années
30:21et le foot
30:22est une caisse
30:23de résonance
30:23politiquement parlant.
30:25Ça ne devrait pas avoir lieu.
30:26Il n'y a pas une question
30:27d'origine,
30:27de religion ou non.
30:29Si on fédère,
30:30si on est dans
30:31une cohésion nationale,
30:32on est tous ensemble
30:33quelle que soit
30:34sa sensibilité
30:35et malheureusement,
30:36le pays,
30:37comme le reste du monde,
30:38est tellement communautarisé
30:39depuis plusieurs années
30:40en dehors des guerres,
30:42du quotidien
30:42des uns ou des autres
30:43que foncièrement,
30:46il y a de la récupération,
30:48il y a de l'instrumentalisation.
30:50Donc on se dit
30:51que le rugby,
30:52la majorité du temps,
30:53ça se passe bien
30:54au niveau des résultats.
30:55Il n'y a jamais vraiment
30:56de heurts,
30:57il n'y a pas de dérapage
30:59à ce que je sache.
31:00Pourquoi dans le foot ?
31:01Alors oui,
31:02on va me dire,
31:02le foot,
31:03c'est quand même
31:03le sport le plus populaire.
31:04Donc forcément,
31:06il y a peut-être
31:07un petit peu plus
31:08d'énervement,
31:09d'excès,
31:10d'exaspération
31:10par moment.
31:11Mais ça n'est pas une raison.
31:12Comme vous le disiez,
31:13ça n'est pas une fatalité.
31:15Si les gens ont envie
31:16de se comporter correctement,
31:17qu'ils aient gagné
31:18ou perdu,
31:18ça veut dire que c'est
31:19une question d'état d'esprit.
31:21Ça veut dire que c'est
31:21une question de respect
31:23pour le pays
31:24ou la religion
31:25ou l'origine pour le coup
31:26qui est la vôtre
31:28ou dans lequel vous vivez.
31:29Mais ça veut dire
31:30qu'on peut faire cohésion.
31:32Si on en a envie,
31:33on le peut.
31:33On n'est pas obligé
31:34de se diviser toujours
31:35et que ça parte
31:36dans des histoires
31:38terribles politiquement
31:39et en termes
31:40de dérapage une fois de plus.
31:41Et c'est pour ça
31:42qu'on vous a montré
31:42ces images de liesse
31:44qui effectivement font plaisir
31:45et qu'on essaye,
31:46qu'on espère voir davantage.
31:48On va parler maintenant
31:49de l'interview
31:50du ministre de la Justice,
31:51Gérald Darmanin,
31:52qui s'est confié
31:53à nos confrères
31:54du journal du dimanche,
31:55notamment sur la question
31:58migratoire.
31:58On va voir un certain
31:59nombre de propositions
32:00du garde des Sceaux.
32:02D'abord,
32:03Gérald Darmanin
32:03fait ce constat
32:04et cette proposition.
32:06Nous sommes arrivés
32:07à la limite
32:07de nos capacités
32:08d'intégration
32:09et d'assimilation.
32:10J'ai donc désormais
32:11une conviction très forte.
32:12Il faut mettre fin
32:14à l'immigration
32:14telle qu'elle est aujourd'hui.
32:16Raison pour laquelle
32:16je propose
32:17un moratoire
32:18de trois ans
32:19sur l'immigration illégale.
32:20et cette question
32:21devra être tranchée
32:22à la prochaine présidentielle.
32:23Mais Mona Interman,
32:24ce n'est pas la première fois
32:25que Gérald Darmanin
32:26fait cette proposition
32:27en disant
32:28qu'il faut mettre en stop
32:29et qu'ensuite
32:30on puisse réfléchir
32:31à comment on agit.
32:32Est-ce que ça vous semble
32:32une bonne idée ?
32:33Oui, c'est une bonne idée.
32:34Oui, il faut maintenant
32:35s'arrêter un moment
32:36et regarder
32:37quelle est la situation
32:38de la France.
32:40Le postulat,
32:41c'est qu'il faut arriver
32:42à une société
32:42qui soit plus apaisée.
32:43Mais il faut reconnaître
32:44que nous sommes parvenus
32:46à un moment
32:46où nous ne sommes plus capables
32:48de nous parler.
32:49Dès qu'on dit
32:50qu'il faut remettre
32:52un peu les compteurs à zéro
32:53et voir comment
32:53on va s'orienter
32:54dans ce pays,
32:55aussitôt on nous jette
32:56de la poudre aux yeux
32:57en nous jetant
32:59des anathèmes
32:59en disant
33:00vous êtes disqualifiés
33:01parce que là vous êtes
33:02en train de parler du racisme.
33:04J'en sais quelque chose.
33:05J'en sais quelque chose.
33:06Donc si je le dis,
33:07c'est que c'est le moment
33:09où il faudra regarder
33:11les choses sereinement.
33:12Les propositions
33:13de Gérald Darmanin
33:14sont sur la table.
33:15Elles seront forcément
33:16dans l'espace public
33:17à partir de l'automne
33:19pour les élections
33:22présidentielles.
33:22Qui peut dire
33:23qu'aujourd'hui
33:24le problème
33:26des vagues migratoires
33:28n'est pas en train
33:29de saper
33:30les piliers
33:31de cette société française.
33:34J'ai l'avantage
33:36évidemment
33:36d'avoir 50 ans
33:37d'expérience
33:38de la vie publique
33:39derrière moi.
33:40Dire que la France
33:41a tellement changé
33:42qu'elle est en train
33:43de perdre le Nord
33:45n'est pas
33:45jeter l'anathème
33:47sur ceux d'entre nous
33:48qui ont des racines
33:50qui plongent ailleurs.
33:51J'ai la moitié de moi
33:52qui vient de l'étranger.
33:53Oui, le but n'est pas
33:53de faire l'amalgame
33:54et de mettre tout le monde
33:55dans le même sac.
33:56Aujourd'hui,
33:57vous ne pouvez plus le dire.
33:58Pourquoi ?
33:58Parce que,
33:58alors soyons clairs,
33:59c'est la gauche
34:01du côté de Mélenchon
34:03qui empêche
34:04de regarder
34:05avec sérénité
34:07où nous en sommes.
34:08Et pourtant,
34:09ce sont bien
34:09les gens qui viennent
34:10de l'extérieur,
34:11ce sont des immigrés
34:13légaux ou illégaux
34:14qui payent
34:15les pots cassés.
34:16Pourquoi ?
34:17Parce qu'il n'y a même plus
34:17les moyens
34:18de les accueillir correctement.
34:21Quand on regarde
34:21les places
34:22dans les équipements
34:24d'urgence,
34:24par exemple,
34:25on se rend bien compte
34:26que la grande majorité
34:28des personnes
34:29qui essaient
34:29de trouver un toit
34:30pour une nuit,
34:31ce sont des émigrés
34:33et parfois illégaux.
34:34Est-ce qu'on va continuer
34:35comme ça ?
34:35On va dire qu'on ne peut
34:36pas les intégrer.
34:37C'est là où il y aura
34:38un jour un parti
34:39véritablement extrémiste
34:40qui va dire aux Français
34:41écoutez,
34:42nous on va s'en occuper,
34:44mettez-vous de côté,
34:45on va instaurer
34:45un régime autoritaire.
34:46Il faut éviter ça.
34:47Bien sûr.
34:48Il faut éviter.
34:49Je voudrais qu'on regarde
34:50une autre proposition
34:51du ministre de la Justice,
34:52toujours sur la question
34:54migratoire,
34:54concernant cette fois
34:55les titres de séjour.
34:56Gérald Darmanin dit ceci,
34:57nous pourrions commencer
34:59par considérer
35:00que les titres de séjour
35:01délivrés pour le travail,
35:02ce qui est sans doute
35:03important dans certains
35:04secteurs d'activité,
35:05n'ouvrent plus droit
35:06au regroupement familial.
35:08Elle est intéressante
35:08cette proposition,
35:09Caroline Pilastre,
35:10parce qu'on voit
35:11qu'il estime que si on a besoin
35:12d'une immigration de travail,
35:14il n'a pas l'air
35:14d'y être opposé.
35:15En revanche,
35:16il ne faut pas que cette
35:16immigration de travail
35:17se transforme en regroupement
35:19familial et peut-être
35:20d'ailleurs à terme
35:20en immigration illégale.
35:22Mais c'est un sujet
35:23éminemment important
35:24qui va faire partie
35:25de la présidentielle,
35:27puisque lorsqu'il y a
35:28des enquêtes d'opinion,
35:29la majorité des Français,
35:30quelle que soit
35:30leur sensibilité politique,
35:32est sujette
35:33et est très apte
35:36à vouloir un changement
35:38par rapport
35:38à l'immigration clandestine.
35:39On fait bien le distinguo
35:41entre l'immigration choisie
35:42et l'immigration clandestine.
35:43Dans son pays,
35:45quel que soit le gouvernement,
35:46on est censé être souverain.
35:48Et depuis des années,
35:49ça n'est plus le cas
35:49à cause de l'idéologie politique,
35:51comme vous le disiez
35:52tout à l'heure.
35:53Et à chaque fois
35:54que vous essayez
35:54de mettre ce sujet
35:55sur la table,
35:57il y a certains,
35:58pour ne pas dire
35:59évidemment beaucoup
36:00à l'extrême-gauche,
36:01qui mettent la poussière
36:02sous le tapis
36:03en vous taxant
36:04de tous les mots
36:04parce qu'ils ne veulent pas
36:06en entendre parler,
36:06parce que ça ne fait pas
36:07partie de leur logiciel
36:08et qu'il y a aussi
36:09beaucoup d'opportunisme électoral,
36:10ne nous leurrons pas.
36:11Donc oui,
36:12il va bien falloir
36:13retourner la table
36:14sur cette question
36:14parce que nous n'avons plus
36:16les moyens d'accueillir.
36:17Les Français,
36:18une fois de plus,
36:19quelles que soient leurs origines,
36:20leurs religions,
36:20non, ça m'est totalement égale,
36:22ont du mal à vivre.
36:24Ils sont obligés
36:24de se serrer la ceinture.
36:25Donc quand vous accueillez,
36:27moi, on m'a appris
36:27à accueillir correctement
36:29et ne pas faire croire
36:30à certains qui viennent
36:31et qui voudraient
36:32de manière sereine
36:33s'intégrer,
36:34s'assimiler,
36:34appeler ça comme vous voulez,
36:35au sein de notre pays,
36:37le faire en étant
36:38sous un pont de RER,
36:41en étant traité
36:41comme un animal
36:43et encore
36:43je suis gentil.
36:44non, il faut respecter
36:45aussi les gens
36:46et ne pas leur faire croire
36:47qu'on peut tout leur offrir
36:48parce qu'on ne peut plus,
36:49c'est en train d'exploser
36:50et moi j'ai l'habitude
36:51de le dire
36:52à défaut de me répéter
36:53si cela continue comme ça
36:54mais ça n'est pas
36:54qu'une question nationale,
36:56c'est une question
36:56qui est européenne.
36:58Cela va se terminer
36:59en guerre civile
37:00puisqu'on voit
37:00les confrontations
37:01que ce soit en Bretagne,
37:03en Italie
37:04mais bien sûr
37:04personne ne peut le souhaiter
37:05mais le problème
37:06c'est qu'il y a
37:07une vraie confrontation
37:08en termes d'idées
37:09et certains
37:10qui vous parlent
37:11de guerre de civilisation
37:12ou de guerre de religion
37:13j'ai envie de vous dire
37:14on n'en est quand même
37:14pas très loin.
37:15Et je voudrais
37:15qu'on regarde ce sondage
37:17justement de l'Institut CSA
37:18pour CNews Europe 1
37:20et le JDD
37:20sur le regroupement familial.
37:22La question était celle-ci
37:23êtes-vous pour ou contre
37:24l'arrêt de la politique
37:25de regroupement familial
37:26en France ?
37:2759% des Français
37:28étaient pour l'arrêt
37:29ce qui est une augmentation
37:30par rapport à mars 2025
37:32et 40% étaient contre
37:34une autre proposition
37:36du ministre de la Justice
37:37qui propose de réformer
37:38la Constitution
37:39pour établir
37:40des quotas limitatifs
37:42et non indicatifs
37:43comme c'est le cas
37:44aujourd'hui
37:44mais Mona c'est un sujet
37:45dont on entend souvent
37:46parler dans le débat
37:48politique
37:48avec certains même
37:49qui estiment
37:50qu'il faudrait aller
37:50jusqu'au référendum
37:51que les Français
37:52puissent intervenir
37:54puissent choisir
37:54ces quotas.
37:55Alors s'il y a un référendum
37:56je pense que la messe est dite
37:58je pense qu'à regarder
37:59les chiffres
38:01enquête après enquête
38:02on a même vu
38:03le travail de la fondation
38:04Georges Jaurès
38:05récemment
38:06on se rend bien compte
38:07qu'il y a une inadéquation
38:08entre le personnel politique
38:10qui veut garder les places
38:11et qui veut apparaître
38:13comme étant
38:13les grands gestionnaires
38:15les visionnaires
38:15et puis l'opinion
38:17elle-même
38:17si un référendum
38:18tant mieux
38:19tant mieux
38:20sinon en effet
38:21réformer la Constitution
38:23pourquoi pas
38:23mais qu'on ne vienne pas
38:24accuser
38:25de racisme
38:26de xénophobie
38:28ceux qui veulent
38:28simplement réfléchir
38:29à une formule
38:31qui nous permette
38:31de vivre ensemble
38:33on peut parler
38:34en effet
38:34des discussions
38:35autour de l'assimilation
38:36et de l'intégration
38:38l'assimilation
38:39elle nous a permis
38:40à nous enfants d'étrangers
38:41de nous sentir français
38:43d'être des français
38:44ça ne veut pas dire
38:45renoncer à nos racines
38:46bien sûr
38:47mais ça veut dire
38:47simplement savoir
38:48où on est assis
38:49où on regarde l'avenir
38:50c'est pas du tout
38:52renoncer à cet imaginaire
38:54que nos parents
38:55venant de l'étranger
38:55ont apporté
38:56ils nous ont légué
38:57et de toute façon
38:58on l'a cet imaginaire
38:59bien sûr
38:59mais de savoir
39:00où on est
39:00je me souviens très bien
39:01des discussions
39:02avec Georges Charpak
39:04qui était né
39:05dans une famille d'Odessa
39:06une famille qui avait dû
39:07fuir les pogromes
39:08et qui en arrivant en France
39:09ne parlant pas un mot de français
39:11ayant été dans une école
39:12à Alésia
39:13m'avait dit
39:14le soir en rentrant chez nous
39:16on a dit à nos parents
39:17ben maintenant
39:17on parle le français
39:18or qu'est-ce qui se passe
39:19aujourd'hui
39:19et ceux qui suivent
39:21ces sujets
39:21le savent très bien
39:22c'est qu'il y a
39:23une majorité d'enfants
39:25qui viennent de ces familles
39:27originaires de toutes les régions
39:29géographiques du monde
39:29et qui ne parlent pas
39:30le français
39:31chez eux
39:31donc ça veut dire
39:32il n'y a même pas
39:32cette volonté
39:33de s'agripper
39:35à la France
39:36pour avancer
39:37voilà
39:38et si on dit ça
39:39on est raciste
39:40non mais justement
39:40ce que vous dites
39:41rejoint ce qu'on retrouve
39:42dans les colonnes du JDD
39:43parce que le ministre de la Justice
39:45évoque aussi justement
39:46ceux qui veulent s'intégrer
39:47versus ceux
39:48qui ne le veulent pas
39:49on regarde cette dernière citation
39:50de Gérald Darmanin
39:51qui veut donc
39:52mettre un coup d'arrêt
39:54dit-il à l'immigration
39:55expulsons ceux
39:56qui doivent l'être
39:57en conditionnant
39:58les visas
39:58à l'acceptation des OQTF
40:00et travaillons aujourd'hui
40:01à l'assimilation
40:02de ceux qui sont
40:02sur le territoire national
40:04Caroline
40:05vous l'évoquiez tout à l'heure
40:06Gérald Darmanin
40:07explique clairement
40:08qu'il faut
40:09gérer l'immigration
40:10illégale
40:11l'immigration
40:12qu'on appelle souvent subie
40:13ce qui permettrait
40:14peut-être plus facilement
40:15justement
40:15d'assimiler
40:16et d'intégrer
40:17l'immigration
40:18qui est choisie
40:19bien sûr
40:20non mais tout ça
40:20est une question
40:21de bon sens
40:22quand on soit encore là
40:23en 2026
40:23c'est quand même sidérant
40:25une fois de plus
40:26ça n'est pas une question politique
40:27ça devrait être
40:29transpartisane
40:29cette question
40:30puisque ça nous concerne
40:32tous
40:32quel que soit
40:33notre profil
40:33et notre statut
40:35effectivement
40:35si de toute manière
40:36des choix
40:37ne sont pas pris
40:38rapidement
40:38cela va imploser
40:40c'est déjà le cas
40:41dans certains endroits
40:42même dans certaines
40:44petites villes
40:44et certains villages
40:45vous voyez
40:46ce qui se passe
40:47quand on impose
40:48des personnes
40:49qui ne sont pas intégrées
40:51ça ne veut pas dire
40:51que ce soit leur faute
40:52mais il faut bien commencer
40:53par quelque chose
40:54dans la vie
40:54vous parliez tout à l'heure
40:56de langue
40:56effectivement
40:57mais quand vous endossez
40:59la culture du pays
41:00dans lequel vous vivez
41:01ça ne veut pas dire
41:02renier ses origines
41:03renier sa famille
41:04ça veut dire simplement
41:06s'intégrer
41:07moi je suis très
41:09sujette
41:09et très sensible
41:10à la cohésion nationale
41:11je pense que
41:12c'est ça qui est en jeu
41:13c'est vraiment ça
41:14c'est en fait
41:15la définition de ce pays
41:17et on est un grand peuple
41:19et un grand pays
41:19là-dessus
41:20pour terminer
41:21je voudrais qu'on revienne
41:21avec vous
41:22Sabrina Berlin-Bouillet
41:23bonjour
41:23du service
41:24polyjustice
41:25de CNews
41:25sur ce qui s'est passé
41:26à Reims
41:27on le rappelle
41:27ce rassemblement
41:28de tuning illégal
41:308 personnes blessées
41:31que sait-on à cette heure
41:33est-ce qu'on a
41:33de nouvelles informations
41:34tout à fait
41:35rappelez-vous
41:35c'était ce vendredi soir
41:36dans la zone commerciale
41:38de Reims
41:38vers 23h30
41:39un conducteur perd
41:40le contrôle
41:41de son véhicule
41:42lors de ce rassemblement
41:44un rassemblement
41:45de tuning
41:45un rassemblement illégal
41:46avec environ 300 participants
41:48la voiture elle est sortie
41:49de la route
41:50affauchée une partie
41:51de la foule
41:52le bilan à ce stade
41:53est de 4 blessés
41:54dont un jeune homme
41:55de 20 ans
41:56qui est en urgence absolue
41:57et ce matin
41:58on en sait plus
41:59sur le suspect
42:00ce conducteur
42:01qui a été interpellé
42:02c'est un homme
42:03il est âgé de 20 ans
42:04et au moment du drame
42:05il n'était pas seul
42:06dans sa voiture
42:07à bord de son véhicule
42:08se trouvaient
42:09ces deux enfants
42:10deux petits
42:10âgés de 4 et 7 ans
42:12ils ont été légèrement
42:13blessés dans l'accident
42:14je vous rappelle
42:15que ce suspect
42:16conduisait sans permis
42:17il était alcoolisé
42:18cet homme était déjà
42:19connu de la police
42:20puisque son casier judiciaire
42:22fait état de 15 condamnations
42:2415 condamnations
42:25pour des faits de vol
42:26de violences conjugales
42:27et pour des infractions
42:28routières
42:29liées à l'alcool
42:30à l'absence de permis
42:31justement
42:32selon nos informations
42:33il est actuellement
42:34sous sursis probatoires
42:36pour des violences
42:37avec armes
42:38et dernière information
42:39en garde à vue
42:40il contesterait
42:41avoir voulu faire
42:42des dérapages
42:43avec sa voiture
42:44malgré les vidéos
42:45prises par les spectateurs
42:46il sera présenté
42:47au tribunal de Reims
42:48dans la journée
42:49pour blessure involontaire
42:51sur ses enfants
42:52et des victimes
42:53aggravé par l'état alcoolique
42:54un permis de conduire
42:55annulé
42:56et en compromettant
42:57la sécurité des usagers
42:58il risque jusqu'à
42:597 ans de prison
43:00Merci beaucoup Sabrina
43:01pour ces dernières informations
43:03on arrive au terme
43:04de ce 100% actus
43:05merci à toutes les trois
43:06d'avoir été mes invités
43:08je vous rappelle
43:09un certain nombre
43:10de rendez-vous
43:10sur l'antenne
43:11de CNews
43:12aujourd'hui
43:13d'abord
43:13d'ici quelques minutes
43:14la messe de la Pentecôte
43:15à suivre évidemment
43:16sur notre antenne
43:18et puis ce grand reportage
43:19à 17h
43:20et également
43:21prof les nouveaux martyrs
43:22de la République
43:24un documentaire
43:25qui sera retrouvé
43:25à 17h
43:27sur l'antenne
43:27de CNews
43:28bon après-midi à tous
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