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  • il y a 2 jours
Bruno Retailleau donnait rendez-vous à ses sympathisants ce samedi 20 juin pour son tout premier meeting de campagne en vue de 2027. Testé autour de 9% dans les sondages, le patron des Républicains espère définitivement lancer sa campagne face à Gabriel Attal et Édouard Philippe, ses deux principaux concurrents à droite. 

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Transcription
00:00Merci mes amis, merci Clément, merci à tant d'autres que je ne peux pas nommer par leur prénom.
00:07Merci à vous tous, merci d'avoir bravé la canicule.
00:11Vous êtes aujourd'hui, contrairement aux prévisions météorologiques, des milliers venus de toute la France, de l'outre-mer, de
00:24Mayotte, de la Réunion d'ailleurs.
00:26Vous êtes des milliers venus de toutes les fédérations, des milliers de militants, des milliers de sympathisants, des milliers aussi
00:33peut-être tout simplement de curieux,
00:37mais surtout vous êtes des milliers de cœurs, des cœurs qui brûlent déjà pour la France.
00:43Et vous êtes aussi autant de courage, de courage qui sont prêts à s'enflammer pour notre nation, à s
00:51'enflammer pour la France.
00:52Mes chers amis, mes chers compagnons, je voudrais saluer un certain nombre de personnalités parmi vous,
00:59commencez par les parlementaires, ils sont nombreux.
01:02Aucun autre mouvement ne pourrait réunir aujourd'hui autant de parlementaires, députés et sénateurs.
01:12Saluer les élus locaux, j'ai tenu à mettre en avant, vous les avez entendus, un petit échantillon, vous imaginez
01:20derrière.
01:20Mais j'ai tenu à mettre en avant les élus locaux, nos maires, parce qu'ils sont notre fierté, ils
01:27sont notre avenir.
01:28Ils n'ont pas honte de leur conviction.
01:30Voilà, ils sont vraiment notre mouvement.
01:33Merci à elles, merci à eux d'avoir donné de si belles victoires à la France et aussi à notre
01:39mouvement.
01:39Merci, infiniment merci.
01:45Et puis je veux saluer quelques personnalités, parce que ça me tient à cœur et chaque personnalité qui est ici
01:53aujourd'hui est venue par conviction.
01:56Je voudrais vraiment les en remercier.
01:58A commencer par le président du Sénat, mon ami Gérard Larcher.
02:18Je voudrais saluer un ami qui est aussi notre président du Conseil national, ancien Premier ministre.
02:27J'ai eu l'honneur de service à ses côtés, je veux nommer Michel Barnier.
02:31Et merci Michel d'être ici.
02:45Je veux vraiment spécialement saluer une personnalité qui est une fidèle, qui est une combattante.
02:53Ça me fait chaud au cœur qu'elle soit là aujourd'hui parmi nous.
02:56Je veux citer Valérie Pécresse.
03:14Vous me permettrez de saluer nos présidents de groupe, Mathieu D'Arnaud qui m'a succédé
03:20au Sénat, notre chef de notre délégation française LR au Parlement européen, le courageux,
03:32le talentueux François-Xavier Bellamy.
03:52Dites-moi heureusement qu'on vous a fait voter parce que j'en serais jaloux sinon.
03:57Je voudrais saluer aussi un des rouages, il en faut, de notre mouvement.
04:02Il a une tâche bien souvent ingrate, l'un Roger Carucci à la commission nationale de la vestiture
04:08et l'autre secrétaire général de notre mouvement.
04:10Je veux citer Othmane Nasroud.
04:36Quelle popularité lui aussi.
04:37Et dans les personnalités politiques, il y en a un, je terminerai par son nom,
04:43parce que sa présence n'est pas fortuite.
04:45Elle est importante pour moi parce qu'elle est un symbole.
04:48Et au-delà d'un symbole, c'est une amitié.
04:50Je veux citer François Baroin.
04:52Merci d'être là.
05:11Merci d'être parmi nous, mon cher François.
05:14Je vais terminer par la présidente de la Fédération de Paris, Agnès.
05:33Et par une personnalité qui sort du champ politique, mais j'avais à cœur qu'il soit présent, cet après
05:41-midi, parmi vous, parmi nous,
05:44pour moi, il est un symbole, il est plus que désormais un symbole, puisque c'est devenu une légende.
05:51Je veux parler, bien sûr, de Boilem Sansal.
06:18Mon cher Boilem, tu es, je le disais il y a un instant,
06:23tu es devenu non seulement une légende, mais tu es pour nous, pour nous tous, un symbole.
06:28Tu portes l'étendard de la liberté, de la liberté des écrivains, souvent opprimés.
06:33Et tu es aussi le symbole de ce qu'est pour moi être français.
06:39Mes amis, chers compagnons, on n'est pas seulement français par le sang ni par le sol.
06:44On l'est d'abord par le cœur et pour Boilem, on l'est, en l'occurrence, par l'encre
06:50versée,
06:50parce que nous sommes une grande patrie littéraire.
06:53Jamais nous ne l'oublierons.
06:55Et enfermer derrière les barreaux un écrivain, c'est finalement enfermer la France.
06:59Merci d'être là et je voudrais avoir un mot cet après-midi pour Christophe Glaze.
07:15Le mondial est commencé et Christophe Glaze est toujours retenu derrière les barreaux du régime d'Alger.
07:25Voilà mes amis.
07:29Mes amis, nous l'avons dit ce matin au Conseil national, je veux le répéter.
07:342027, c'est l'élection de la dernière chance.
07:36La France a rendez-vous avec son destin, avec son histoire, en même temps qu'elle a rendez-vous avec
07:42son avenir.
07:44Il n'y aura pas une demi-mesure.
07:46Ce sera soit l'effondrement, soit le relèvement.
07:51Et je voudrais vous dire du plus profond de moi, avec toute la force de mes convictions,
07:58de tout mon cœur, de tout l'amour que je suis capable pour notre patrie, pour le pays.
08:04Je veux vous dire ceci.
08:06Bientôt, la France va pouvoir se relever.
08:10Bientôt, les Français vont pouvoir redresser la tête.
08:14Bientôt, nous allons faire gagner la France.
08:16Oui, c'est possible.
08:17Et aujourd'hui, je vous le promets, comme je vous fais ce serment de gagner en 2027.
08:24Oui, c'est possible.
08:26Une France plus forte, c'est possible.
08:45Oui, une France plus forte, c'est possible.
08:48Des Français plus libres, c'est possible.
08:50Une société plus juste, plus fraternelle, c'est non seulement possible, mais c'est surtout nécessaire.
08:56Et puis, un peuple, un grand peuple, le peuple de France plus fier, cela aussi, c'est possible.
09:03Je vous en fais le serment.
09:05Nous allons réaliser ensemble quelque chose de grand, quelque chose de simple aussi.
09:10Simple, parce que ce sera essentiel, mais grand, parce que cette chose-là va toucher à quelque chose aussi d
09:17'existentiel.
09:18Nous allons relever la France, nous allons remettre la France à l'endroit, mes amis.
09:26Oui, c'est possible.
09:28Je vous montrerai le chemin.
09:30Et ce chemin nous conduira à la victoire.
09:32Alors, bien sûr, dans cette élection présidentielle, comme dans toutes les élections présidentielles,
09:37il y aura des combines, il y aura des manœuvres, des petites trahisons, des petits calculs.
09:42Mais il y aura aussi une énorme surprise.
09:45Cette énorme surprise, ce sera nous, parce que nous allons gagner.
09:48Oui, nous allons gagner.
09:52Oui, nous allons gagner.
10:07J'ai pas terminé mon discours, les amis.
10:11Oui, nous allons gagner, parce qu'il y a quelque chose de plus fort que ces manœuvres.
10:15Il y a vous, il y a nous, et il y a ces millions de Français, ces millions de Français
10:21que chaque semaine je rencontre.
10:23Ces millions de Français, ces millions de Français qui nous font passer un message.
10:27Que nous disent-ils que ça va mal, que c'est devenu insupportable, qu'on ne peut plus tenir comme
10:33ça, que la France marche à l'envers.
10:35Oui, mes amis, chers compagnons, après dix ans d'en marche, plus rien ne marche.
10:41Regardez la justice.
10:47La justice, ça ne marche plus.
10:49Vous avez d'un côté le laxisme avec les émeutiers lors de la victoire du PSG,
10:55et de l'autre, cette effroyable réalité se laisser aller,
10:59qui a coûté la vie à une jeune fille, à une jeune enfant, Liana, de seulement 11 ans.
11:05Les Français ont été stupéfaits, sidérés.
11:08Désormais, ils sont révoltés et ils demandent des comptes, et nous leur devons des comptes.
11:13La justice, ça ne marche plus.
11:15La santé, ça ne marche plus.
11:17Ça ne marche plus quand vous avez six millions de Français qui, dans nos quartiers, mais aussi dans la ruralité,
11:23n'ont plus de médecins traitants.
11:25Ça ne marche plus quand chaque semaine, dans chaque pharmacie de France, il y a des pénuries de médicaments.
11:30Ça ne marche plus quand on ne peut plus obtenir, en quelques semaines et même parfois en quelques mois,
11:35la notion « rendez-vous avec le spécialiste qui peut vous sauver la vie ».
11:39Et pendant ce temps-là, le prix des mutuelles augmente.
11:43Pendant ce temps-là que constatent les Français, c'est que les étrangers en situation irrégulière,
11:49grâce à l'aide médicale d'État, eux, ont un remboursement à 100%.
11:55C'est devenu désormais incompréhensible pour tant de nos compatriotes.
12:00Et puis, il y a quelque chose qui ne marche plus non plus, c'est l'ascenseur social.
12:05Parce que désormais, le travail ne permet plus à beaucoup de Français de vivre, mais simplement de survivre.
12:11Parce que l'école est devenue, de tous les pays d'Europe, l'école la plus injuste.
12:18C'est celle qui désormais est une machine à fabriquer les injustices,
12:21parce que vous savez que c'est chez nous, en France malheureusement,
12:24où la réussite des enfants, des élèves, dépend le plus du niveau social des parents.
12:30Et ça, c'est intolérable.
12:31Et il y a quelque chose qui ne marche pas non plus.
12:33Ce sont ces belles paroles, ces beaux discours.
12:37Tout simplement parce que ces discours ne collent plus avec la réalité que voient les Français.
12:43Ils minimisent, ils relativisent, ils contournent cette réalité.
12:47Regardez, les émeutes au moment de la victoire du PSG, de simples débordements.
12:52Il y en a simplement un dysfonctionnement, un raté quoi, simplement un raté.
12:57Non, mes amis, aujourd'hui, malheureusement, la France a mal.
13:00Et trop souvent, la politique lui parle mal.
13:04Souvenez-vous de ces phrases définitives.
13:06Les Français, ceux qui ne sont rien, Jojo le gilet jaune,
13:10et ces Français qui roulent en diesel et qui fument des cloques.
13:14Il y a pire, chers compagnons, oui, il y a pire que le déni de réalité.
13:19C'est cette condescendance, c'est ce mépris du peuple français.
13:22Eh bien, la vérité, c'est que si rien ne marche plus, c'est simplement que la politique marche de
13:39travers.
13:40Ça sert à quoi de faire voter une réforme des retraites et, quelques années après, de l'abandonner ?
13:48Ça sert à quoi de dénoncer le pognon de dingue quand c'est pour verser dans le quoi qu'il
13:54en coûte
13:54et amonceler des centaines, des centaines de milliards d'euros de dettes
13:58qui pèseront demain encore sur nos enfants et nos petits-enfants ?
14:02Ça sert à quoi de fermer Fessenheim et de se réjouir, il y a 48 heures, à la télévision,
14:08de se réjouir, justement, du nucléaire ?
14:11Ça sert à quoi, tout cela, mes amis ?
14:13Ça ne sert plus à rien, à rien.
14:17Ils pensent de travers, ils marchent de travers et ils ont mis la France à l'envers.
14:23Eh bien, moi, je vous propose demain, Président de la République,
14:27de remettre la France à l'endroit.
14:42Oui, les amis, ensemble et avec ces millions de Français, nous allons remettre la France à l'endroit.
14:50Remettre la France à l'endroit, c'est d'abord rendre la parole au peuple.
14:53Rien ne peut advenir de bon en France sans le peuple français.
14:59Eh bien, l'engagement solennel que je prends devant vous et devant les Français cet après-midi,
15:04c'est de rendre la parole au peuple français.
15:07C'est de faire en sorte de mettre un terme à la confiscation du pouvoir démocratique,
15:15de mettre un terme, justement, à ce malaise démocratique.
15:18Oui, je réviserai la Constitution de la France pour élargir les possibilités de recourir au référendum.
15:33Parce que, là encore, il y a quelque chose qui ne marche plus dans notre démocratie française.
15:38Bien sûr, il y a des élections.
15:40Bien sûr, il y a même eu des référendums.
15:43Mais quand les Français votent non, finalement, avec le traité de Lisbonne, ça a été oui.
15:48Dans ma région des Pays de la Loire, pour Notre-Dame-des-Landes, on a voté aussi, avec un référendum.
15:53Ça a été oui et finalement, ça a été non.
15:56Et puis, dans notre démocratie parlementaire, il y a un Parlement, mon cher Gérard, il y a un Sénat.
16:00Il y a aussi une Assemblée nationale.
16:03Il y a des députés et des sénateurs qui votent les lois.
16:06Et qui, le plus souvent, sont censurés.
16:09La loi immigration, les trente et quelques articles les plus fermes que nous avions votés,
16:13qui avaient été votés dans une très, très large majorité, censurés.
16:18Regardez aussi, avec une autre affaire, Philippines.
16:22Il y a un an, nous avions fait passer un texte.
16:25Le texte est adopté.
16:26Il a été censuré.
16:28Il y a aussi, l'été dernier, un autre texte qui voulait durcir la justice des mineurs.
16:33Parce que c'est nécessaire, absolument nécessaire.
16:36La loi est adoptée.
16:38Là encore, à une majorité.
16:39Et à nouveau, la loi a été censurée.
16:42Mes amis, bien souvent, quand je pointe du doigt ces dérives, on me sort le carton rouge.
16:50On me dit, mais Bruno Retailleau, vous allez mettre en cause l'état de droit.
16:56Certainement pas.
16:57Moi, je veux l'état de droit qui s'accorde avec la démocratie.
17:01Je vous pose une question.
17:06Est-ce que l'état de droit, c'est de faire dire au texte, et notamment à la Constitution française,
17:17ce qu'elle ne dit pas ?
17:18Non.
17:19Est-ce que l'état de droit, c'est confondre les pouvoirs ?
17:21Les juges qui deviennent auteurs, qui deviennent législateurs ?
17:24Non.
17:25L'état de droit, c'est la séparation des pouvoirs.
17:27Est-ce que l'état de droit, c'est comme le disait Jacques Julliard, la démocratie sans le peuple ?
17:33Non.
17:33L'état de droit trouve sa source.
17:35La source de la règle, c'est la souveraineté populaire, mes amis.
17:38Eh bien, je vous le promets, cette dépossession démocratique, nous y mettrons fin, nous réviserons la Constitution, l'article 11,
17:46pour que les Français puissent se saisir de leur destin, parce que c'est leur avenir, ça leur appartient.
17:57Voilà, c'est ce que je veux.
17:58Et demain, c'est vous qui choisirez, vous ne subirez plus, vous choisirez.
18:03Vous choisirez par exemple la politique migratoire que vous voulez, parce qu'il y a un contresens.
18:10Citez-moi, depuis un demi-siècle, citez-moi un seul phénomène social qui est autant bouleversé la société française sans
18:18que jamais les Français n'aient eu à en délibérer.
18:21C'est l'immigration.
18:23Je ne suis pas pour l'immigration zéro, il y a sans doute qu'en Corée du Nord que ça
18:28fonctionne.
18:29Mais ce que je veux, c'est que nous puissions choisir ceux que nous voulons accueillir, parce que l'alternative,
18:37parce que sinon, l'alternative, ce sera de nous faire déborder par des populations que nous ne choisirons pas,
18:49qui ont des codes et une culture brutalement, radicalement éloignées de la nôtre et qui surtout désormais ne veulent plus
18:56s'intégrer, s'assimiler à nos mœurs, à notre culture, à notre civilisation.
19:02Moi, je ne veux pas demain que des scènes comme celles que vous avez vues il y a quelques jours
19:07à Belfast, en Irlande, je ne veux pas les voir en France.
19:10Je ne veux pas de haine.
19:12Je ne veux pas la violence.
19:13Je ne veux pas de choc de civilisation.
19:15Ce que je veux, mes amis, chers compagnons, ce que je veux, c'est l'unité de toute notre nation.
19:29Demain, ce sera vous, ce sera les Françaises, les Français qui choisiront leur justice, parce que la justice, elle est
19:37rendue au nom du peuple français.
19:38Et donc, il y a une logique, que ce soit le peuple français qui détermine la politique pénale, judiciaire, qu
19:46'ils souhaitent voir appliquée dans tous nos territoires, bien évidemment.
19:49Mais là aussi, on a l'impression d'un système qui ne marche plus.
19:56Et il ne sert à rien, d'ailleurs, de désigner du doigt les magistrats.
20:00Parce que bien souvent, ce sont eux, eux pour la partie, et c'est la grande partie qui n'est
20:07pas politisée.
20:08Je ne parle pas du syndicat de la magistrature.
20:10Mais pour l'immense majorité des magistrats, ce sont eux qui sont la victime de la complexité des procédures, de
20:16ces nullités qui permettent à la partie adverse, souvent, d'annuler des procédures, et finalement à la justice de ne
20:25pas passer.
20:25Mes amis, la fermeté judiciaire, ça ne peut pas se résumer à des slogans.
20:30Ça ne peut pas simplement être une politique de fermeté judiciaire.
20:33Le slogan « Tu casses et tu répares ».
20:36Évidemment que non.
20:38Parce que cette menace-là, c'est pour gronder les enfants qui ont fait des bêtises.
20:43Mais ça ne va pas effrayer les barbares auxquels nos policiers, nos gendarmes ont affaire.
20:52Et puis, il y a des choses qui ne se réparent pas.
20:57Il y a des vies qui sont volées à jamais.
21:00Des existences qui ne seront plus.
21:02Et puis, il y a des blessures psychologiques, physiques, qui ne se refermons pas.
21:07Alors oui, mes amis, je vous le dis là encore de toute la force de mes convictions,
21:12les candidats, les candidates qui ne seront pas capables de mettre sur la table des propositions,
21:17des mesures radicales pour protéger notre jeunesse, notre enfance.
21:21Vous imaginez un enfant agressé sexuellement toutes les trois minutes ?
21:25160 000 dans une année.
21:27C'est un scandale.
21:28Eh bien, ceux qui n'assumeront pas la radicalité des mesures ne méritent pas la confiance des Français.
21:48Ça suffit, ça suffit l'impunité pour des jeunes mineurs qui sont ultra violents.
21:54Ça suffit d'avoir créé en France un droit à l'inexécution des peines.
22:00Ça suffit, cet écart qui stupéfie les Français, cet écart entre les peines prononcées et les peines qui seront réellement
22:08exécutées.
22:09Nous supprimerons le juge d'application des peines, bien sûr.
22:16Ça suffit de voir des pédo-criminels extrêmement dangereux qui, même après une peine d'emprisonnement,
22:25conservent toute leur dangerosité parce qu'ils sont soumis à des pulsions irrépressibles et qui peuvent récidiver.
22:32Je propose la castration chimique sans leur consentement.
22:40Mes amis, ensemble, nous voulons une justice qui soit intraitable,
22:46mais surtout nous voulons renouer le fil de la confiance entre nos magistrats,
22:50entre la justice française, entre la politique, mais aussi les concitoyens.
22:55Et ça suppose une justice qui soit une justice certes indépendante, mais d'abord impartiale.
23:01Les magistrats doivent appliquer la loi, y compris dans l'exercice syndical.
23:06Toute la loi, notamment l'ordonnance de décembre 1958, qui proscrit toute activité politique,
23:12toute délibération politique.
23:13Je veux aussi une justice qui soit une justice responsable.
23:18Aucun corps, c'est l'article 15 de la Déclaration du citoyen et des droits de l'homme.
23:24La société a le droit de demander des comptes à tout agent public de son administration.
23:28C'est ce que nous ferons en créant une cour disciplinaire, justement, pour les magistrats qui auraient commis des fautes.
23:37Voilà la première condition, mes amis, mes chers compagnons.
23:40Si nous voulons demain remettre la France à l'endroit, il faut redonner la parole au peuple français,
23:47parce qu'on ne peut pas, dans une démocratie, gouverner sans le peuple,
23:50et à plus forte raison, gouverner contre le peuple.
23:53Et puis il y a une deuxième condition.
23:58Une deuxième condition qui est fondamentale pour moi, c'est remettre au cœur de notre système social,
24:05de notre modèle social, la justice.
24:09Voyez, j'ai une vision pour notre modèle social, pour notre société.
24:14Le chacun pour soi.
24:16Ce n'est pas la société de demain que je veux.
24:18Je veux une société solidaire, et non pas la foule solitaire.
24:24Le chacun pour soi, ce n'est pas la France, parce que la France, elle est solidaire.
24:28Parce que la France doit tendre une main secourable à ceux qui en ont besoin.
24:32Pour peu qu'ils aient fait l'effort.
24:34Pour peu qu'ils ne s'accrochent pas au système.
24:36Et il y a tant de choses, tant de choses qui nous irritent, tant de choses qui nous déchirent le
24:41cœur.
24:42Aujourd'hui, 12% des Français, régulièrement, vont dans des parkings, sur des parkings de supermarchés.
24:49Parce qu'ils vont voir ce qu'ils peuvent récupérer dans des bennes.
24:52Vous vous rendez compte ? 12% des Français.
24:54Des Français qui travaillent, et qui ne peuvent pas accéder au logement,
24:58et qui sont obligés de dormir dans leur voiture.
25:01C'est la France aujourd'hui.
25:02Des mamans solos, oui, des mamans solos, qui élèvent leurs enfants avec beaucoup de courage,
25:09qui travaillent, mais qui doivent se priver pour que leurs enfants mangent à leur faim à chaque repas.
25:16Ça, c'est intolérable, mes amis.
25:20Et ce qui est le plus intolérable, c'est de voir ce que les Français voient.
25:25Cette dépense sociale qui est la première au monde.
25:28Jamais on n'a dépensé autant, et jamais il y a eu de pauvreté.
25:32Jamais il y a eu autant d'injustices.
25:35Où va l'argent ? C'est ce que nous demandent nos compatriotes.
25:39Où va l'argent ?
25:40Tant d'argent dépensé, tant d'argent dépensé pour tant d'injustices.
25:45L'argent, il est détourné.
25:46Il est détourné parce qu'aujourd'hui, tout le système repose sur une immense injustice.
25:51On prend à ceux qui travaillent pour donner à ceux qui ne travaillent pas.
25:5530% des Français qui travaillent soutiennent l'ensemble de notre modèle social.
26:02Ça ne peut plus tenir parce qu'une fois de plus, la variable d'ajustement, la classe sociale qui est
26:09aujourd'hui sacrifiée, c'est la classe moyenne.
26:12C'est ça la vérité.
26:13Cette classe aujourd'hui qui a vu ses factures d'électricité exploser, j'ai présenté notre projet pour l'énergie,
26:22pour l'électricité, et nous serons capables, grâce notamment au nucléaire, en abandonnant toute idéologie, nous serons capables de redonner
26:30aux Français, écoutez-moi bien, l'équivalent de deux mois de leur facture d'électricité.
26:36Et ça, c'est du contraire.
26:41Cette France des classes moyennes, qui a vu ses allocations familiales raboter d'abord par François Hollande, et ça s
26:49'est accéléré sous Emmanuel Macron.
26:51Eh bien, il nous faudra relever le défi d'une grande politique familiale.
26:55Nous créerons un revenu familial de 240 euros par enfant qui sera doublé au troisième enfant avec une politique de
27:02logement, justement, qui permettra aux plus jeunes d'agrandir ou d'accéder à la propriété avec la déduction des intérêts
27:12d'emprunt.
27:13Et puis, bien sûr, le summum de l'injustice, c'est tous ces Français qui travaillent, qui voient que les
27:18charges pèsent tellement que l'écart n'a jamais été aussi important entre le salaire net et le salaire brut.
27:24C'est cet écart que je veux réduire.
27:26Nous allons le faire, nous le ferons simplement, et nous le ferons avec le zéro charge, c'est-à-dire
27:33qu'avec un peu plus de travail.
27:35Je ne tromperai pas les Français, je ne leur dirai pas, vous pouvez, nous pouvons améliorer notre niveau de vie,
27:41notre pouvoir d'achat, sans travailler un peu plus.
27:43Et ce que je leur proposerai, c'est une société du travail gagnant.
27:47Là où avec un peu moins par jour d'une demi-heure de travail supplémentaire, il y aura un treizième,
27:53voire même un quatorzième mois, parce qu'on allusera toutes les cotisations sociales pour l'entreprise.
28:00Ce sera du coût du travail en moins, de meilleure compétitivité, et ce sera surtout du pouvoir d'achat supplémentaire.
28:07Alors vous allez me dire, mais où va-t-on prendre cet argent ?
28:11Certainement pas dans la poche de ceux qui tirent, si j'ose dire, qui ont de la peine à joindre
28:17les deux bouts, mais à ceux qui tirent sur la corde.
28:19Moi j'ai entendu, Madame Sandrine Rousseau, je me souviens, elle a raison, quand elle proclame le droit à la
28:24parasse.
28:25Très bien, chacun est libre, mais on assume, on vit de sa paresse.
28:31On ne vit pas, justement, au crochet de la société.
28:37Et donc, la vision du modèle social que nous avons, c'est un équilibre entre les droits et les devoirs,
28:45sinon ça ne marche pas.
28:46Et ce que je propose, c'est de plafonner à 70% toutes les prestations sociales, toutes, on les met
28:54dans le même pot commun.
28:55On les plafonne à 70% du SMI pour s'assurer qu'ils soient toujours plus payants de travailler que
29:02de vivre, justement, des aides sociales.
29:08Ça, c'est le modèle de la société où le travail ne sera pas perdant comme il est aujourd'hui,
29:15mais où le travail sera gagnant.
29:16Ça n'est certainement pas la vision de la société qu'à la gauche, ni même le Rassemblement national, qui,
29:22eux, souhaitent une société de l'assistanat.
29:25Eh bien, non, pas nous. C'est une de nos grandes différences, mes amis.
29:30Et enfin, il y a une autre injustice que je veux réparer.
29:33Il y a un paradoxe.
29:34Jamais, dans les sondages, les Français n'ont fait autant confiance aux entrepreneurs, aux entreprises.
29:41Et jamais, les entrepreneurs, ceux qui créent de l'emploi, n'ont été aussi maltraités en France.
29:46Jamais, en France, ceux qui créent de l'emploi n'ont été autant matraqués fiscalement.
29:52Jamais, finalement, ceux qui prennent des risques n'ont autant été fliqués,
29:58autant été poursuivis par une bureaucratie qui n'en prend jamais, elle, de risques.
30:02Eh bien, mes amis, notre conception, justement, de l'économie, c'est que l'entreprise, ça n'est pas une
30:07vache à lait.
30:08Cels et ceux qui entreprennent, qui soient chefs d'entreprise, commerçants, artisans, agriculteurs ou indépendants,
30:14ils prennent des risques, souvent sur leur patrimoine.
30:17Eh bien, eux méritent considération.
30:19Ils ne sont pas, justement, des délinquants en puissance.
30:23Je veux, finalement, leur donner et faire souffler sur eux un grand vent de liberté,
30:28un grand vent qui suscitera la confiance.
30:35Liberté en redonnant 40 milliards d'euros de prélèvements obligatoires
30:40pour combler un peu l'écart de compétitivité qui nous sépare des entreprises européennes.
30:46Sinon, ce sera le chômage de masse.
30:47Sinon, ce sera l'appauvrissement collectif.
30:50Et on y est déjà.
30:50Je veux aussi faire en sorte qu'on puisse prendre une tronçonneuse, là, pour qu'on puisse couper dans les
30:57normes.
30:57Les normes françaises qui nous coûtent 20 fois plus, vous vous rendez compte, que les normes allemandes.
31:03Pas qu'en Chine, pas qu'ailleurs.
31:05On se compare simplement à l'Allemagne, notre grand voisin européen.
31:10Ce que je propose, c'est, dans la Constitution française, d'enlever le principe de précaution.
31:17Ce sera le principe de responsabilité qui guidera la société française.
31:23Dès lors, mes amis, dès lors que dans une entreprise, dans une branche, les salariés et les chefs d'entreprise
31:31trouveront des accords,
31:32alors ils pourront déroger au Code du travail, à condition d'avoir en tête et de respecter certains grands principes.
31:39Et c'est comme cela qu'on ne simplifiera pas, mais qu'on dérégulera, pour qu'on puisse faire souffler
31:44ce vent de confiance et de liberté sur toute la société française.
31:49Et puis, je voudrais terminer par cette troisième condition pour remettre la France à l'endroit.
31:55Remettre la France à l'endroit, mes amis, c'est remettre la France en premier.
32:00Dans un monde totalement bouleversé.
32:03J'aurai l'occasion de revenir très longuement sur la politique internationale, telle que je souhaite la mener une fois
32:11président de la République,
32:12mon projet européen, parce qu'on ne peut pas faire ce constat d'un monde de plus en plus menaçant,
32:18d'une mondialisation qui se fragmente sur des plaques tectoniques, sur des plaques continentales très idéologisées,
32:25et ne pas penser que la meilleure réponse est une réponse européenne, bien sûr.
32:29Mais le monde dans lequel nous sommes désormais déjà n'a plus rien à voir avec le monde il y
32:39a quelques années.
32:40Il y a des prédateurs, il y a des proies.
32:44Et je suis allé en Pologne, en Ukraine, demain, après-demain, lundi, je serai en Espagne, pour encourager notre ami,
32:52qui j'espère succédera à M. Sanchez,
32:55dans quelques mois, vraiment, et qui sera président du Conseil.
32:59Mais ce que je veux vous dire là, c'est qu'aujourd'hui, il y a un énorme paradoxe aussi.
33:05Jamais le monde n'a été aussi menaçant.
33:07Et pour autant, jamais la France n'a été dans une telle situation de fragilité.
33:15Avoir une vision en matière de politique étrangère, de politique internationale, c'est de revenir à ce qui a fait
33:22les fondamentaux du gaullisme.
33:24Parce que oui, nous sommes dans un moment gaullien, je l'ai écrit il y a plusieurs mois.
33:27Nous sommes dans un moment gaullien.
33:29Et la politique internationale, c'est comme la politique intérieure.
33:33Le général de Gaulle nous a appris à ne pas distinguer.
33:36Politique intérieure, politique extérieure, c'est exactement la même chose.
33:41Parce que quand vous êtes faible chez soi, quand vous ne tenez plus vos comptes, vous ne tenez plus la
33:46rue,
33:47quand tout vous échappe, comment voulez-vous que votre voix puisse peser en Europe, qu'elle puisse peser dans le
33:53monde ?
33:53Un président de la République qui ne tient pas une ligne ne peut pas tenir une vision,
33:58ne peut pas être crédible.
33:59Un pays qui ne tient pas ses comptes, cher Jean-François, est un pays qui ne peut pas tenir non
34:06plus son rang.
34:07C'est notre leçon.
34:09Et cette vision que je développerai, elle est toute simple.
34:13Si nous ne voulons pas demain subir les désordres du monde, il va falloir remettre de l'ordre chez nous,
34:19dans nos affaires.
34:20La politique étrangère française, elle ne commence pas à Washington, à Pékin, ou même je ne sais où.
34:28Elle commence ici, dans nos rues, dans nos comptes, dans nos écoles.
34:33C'est ma conviction.
34:37Pour autant, mes amis, chers compagnons, les grandes batailles de ce siècle se sont déjà engagées.
34:47Ceux qui nous avaient promis la fin de l'histoire en sont pour leur compte, c'était une illusion.
34:52Le monde n'est pas gouverné ni par le doux commerce, ni par le droit.
34:57Il est désormais gouverné par les intérêts brutaux, par les rapports de force archaïques.
35:03Dans ces grandes batailles, la bataille qui sera sans doute la mère de toutes les batailles,
35:09ce sera celle de l'intelligence artificielle, parce que c'est beaucoup plus qu'une infrastructure essentielle.
35:14Ce sera demain l'architecture de la connaissance et donc l'architecture d'une civilisation.
35:20C'est la bataille pour le progrès, pour que demain on puisse être mieux soigné,
35:26pour que des vies soient épargnées, pour que demain on puisse mieux travailler, mieux s'informer, se divertir.
35:33Mais vous voyez, il y a autant d'opportunités que de menaces.
35:38Ce monde-là, je vous prie de me croire, il n'est pas fait pour les bisounours.
35:42Il n'est pas fait pour celles et ceux qui sont les maniaques de la norme.
35:47Avant de réglementer, avant de réguler, d'imposer des contraintes, il faut innover.
35:53Il faut que l'Europe, et l'Europe devra le faire, change de pied pour encourager nos start-up, nos
35:58licornes,
35:59chez nous Mistral, parce qu'on avons, et notamment nous en France,
36:03nous avons cette chance que parmi les 27 pays européens, nous sommes sans doute les meilleurs.
36:07Mais il faudra que l'Europe ait sa propre stratégie.
36:10Et ça n'est pas fait, ce monde qui vient, cette bataille de l'intelligence artificielle,
36:14elle n'est pas faite non plus.
36:16pour ceux qui ont pensé un seul instant que le monde était un monde paisible.
36:23C'est une bataille pour notre indépendance.
36:26C'est la bataille rudimentaire pour la souveraineté.
36:29Ça n'est pas celle de l'atome.
36:31L'atome, c'était un moyen, un levier pour la souveraineté.
36:35Demain, l'intelligence artificielle, ce sera la souveraineté.
36:39La souveraineté elle-même.
36:41Parce que derrière les plateformes, vous avez des empires,
36:46des empires privés, qui ont des logiques géopolitiques, impérialistes,
36:51et qui sont liées à des pouvoirs étatiques.
36:54Derrière des logiciels, vous avez des intérêts, des intérêts puissants,
36:59des rapports de force, qui ne nous veulent pas du bien.
37:02Bref, derrière la technique, la technologie, il y a la politique, l'éternelle politique.
37:07Si nous voulons demain préserver notre souveraineté, notre indépendance,
37:12il nous faudra investir, investir massivement, la France et l'Europe et nos partenaires.
37:18Investir massivement pour préserver précisément nos moyens de stockage,
37:23la préservation de nos données, pour doubler les ingénieurs,
37:26notamment les ingénieurs spécialisés dans l'intelligence artificielle,
37:30pour lancer des programmes de retour au pays.
37:32Parce que tant de nos talents français déçus par le France ont quitté l'Hexagone,
37:37sont partis à l'extérieur.
37:39Ils doivent revenir.
37:40Déjà un premier mouvement a été commencé.
37:43Voilà la vision que nous avons.
37:44Mais cette bataille n'est pas seulement une bataille pour la souveraineté et la liberté,
37:49pour l'économie et la puissance.
37:51C'est une bataille mille fois plus importante.
37:54Cher Michel, tu as parlé ce matin en rappelant un des grands combats du général de Gaulle,
37:58le combat pour l'homme.
38:00L'intelligence artificielle, c'est aussi le combat pour la dignité humaine, mes amis.
38:06Il y a une phrase que j'ai soulignée en lisant l'encyclique du pape Léon XIV,
38:12je la cite mot à mot, elle est très belle, elle est très juste.
38:16Chaque génération reçoit en héritage la tâche de façonner son époque.
38:22Mes amis, chers compagnons,
38:24quelle époque voulons-nous façonner pour nos enfants, nos petits-enfants ?
38:28Quel monde, demain, voulons-nous ?
38:31Un monde de rouages métalliques, mécaniques ?
38:34Un monde de robots ?
38:35Ou un monde encore humain ?
38:39Que voulons-nous ?
38:40Les rêves de post-humanisme, de trans-humanisme, vous savez,
38:44ces rêves des géants, des milliardaires, de la tech, de Palo Alto,
38:50ceux qui voudraient tellement hybrider l'homme et la machine,
38:53parce qu'ils pensent sans doute que l'algorithme d'homo sapiens est déjà obsolète.
38:59Mais en réalité, ce qu'ils nous promettent, le rêve est un cauchemar.
39:04C'est la machine, c'est l'homme comme une machine.
39:07Ce que nous voulons de nous, c'est préserver,
39:11conserver ce qui fait l'essentiel de notre humanité,
39:14avec toute sa richesse, mais aussi toute sa fragilité, mes amis.
39:18C'est là le grand combat aussi de l'intelligence artificielle,
39:23pour que demain, il puisse y avoir une sorte de proportion
39:26entre l'hyperpuissance des moyens,
39:29mais en conservant aussi dans nos esprits et dans notre éthique,
39:34justement, la finalité, la finalité ultime.
39:46Oui, mes amis, l'IA, ce sont des opportunités, des menaces,
39:52elle peut nous servir et elle peut nous asservir.
39:55Mais justement, cette bataille-là, on appelle une autre,
39:57une autre fondamentale, absolument fondamentale,
40:02celle de l'école, celle de l'éducation en général,
40:05parce que à quoi servirait-il que les algorithmes progressent
40:11si nos capacités, si notre niveau régresse,
40:15nous aurions des générations qui ne seraient pas des générations augmentées,
40:19mais qui seraient des générations diminuées.
40:21Voilà pourquoi la bataille de l'école,
40:23c'est la mère de toutes les batailles, mes amis.
40:32Voilà pourquoi, cher François-Xavier, cher Max et d'autres,
40:37voilà pourquoi, si nous voulons refaire l'école française,
40:40l'école républicaine, il faudra d'abord refaire des maîtres d'école,
40:45des professeurs.
40:46Je veux leur dire aujourd'hui mon admiration,
40:48jamais, être enseignant aujourd'hui, ça n'a jamais été aussi difficile
40:56avec la concurrence des écrans, avec des familles souvent qui malheureusement capitulent.
41:02Refaire des enseignants, ça voudra dire les former différemment,
41:07dans des écoles normales, bien entendu,
41:09qui leur seront dédiées, notamment avec une formation par alternance.
41:13Ça voudra dire aussi revenir, se recentrer sur le métier d'enseignant
41:18et ne pas leur demander ce qu'ils ne peuvent pas faire.
41:22Tant de causes où on leur demande de sensibiliser leurs élèves,
41:26du tri des déchets,
41:28jusque justement à la lutte contre les discriminations.
41:32Revenons à l'essentiel, le métier d'enseignant.
41:49Les amis, un professeur n'est pas un militant associatif.
41:55Il ne faut pas les confronter.
41:56C'est la raison pour laquelle nous reviendrons à ces fondamentaux.
41:59Et puis, je voudrais, cet après-midi,
42:04m'adresser à tous ces jeunes Français,
42:07ces jeunes Françaises aussi,
42:09qui se sont souvent sentis exclus du système scolaire éducatif français.
42:16À tous celles et tous ceux qui ne se sentent pas à l'aise
42:19avec l'enseignement abstrait
42:21et qui se sentent tellement plus à l'aise
42:24dans les enseignements concrets
42:26parce qu'ils ont cette intelligence de la main.
42:29Je voudrais leur dire ceci,
42:30fermement, paisiblement, tranquillement.
42:33Jamais ne vous laissez jamais dévaloriser.
42:36Votre talent est un immense talent.
42:38Croyez en vous et votre talent.
42:41La France en a besoin.
42:44Nous ferons de ces enseignements
42:48une grande filière de la réussite républicaine française.
42:54Demain, je veux que quel que soit le talent d'un enfant,
42:59quelle que soit son origine,
43:01quelle que soit la condition de ses parents,
43:03je veux leur donner un maximum de chance
43:04pour qu'ils puissent réussir.
43:06Ce que nous voulons ensemble,
43:08c'est une école républicaine méritocratique.
43:10Le mérite et l'effort seront désormais
43:14au premier plan de notre projet épidagogique.
43:32Mes amis, bien sûr, remettre la France à l'endroit.
43:37Mais je voudrais, parce qu'une élection présidentielle,
43:40ce n'est pas seulement un projet, une vision,
43:42c'est aussi essayer de donner à voir
43:46quelles sont vos tripes.
43:48Ce que je voudrais d'abord vous dire,
43:49c'est qu'évidemment, dans cette élection présidentielle,
43:52chaque candidate, chaque candidat
43:55va vouloir se poser en homme ou en femme d'Etat,
43:59c'est naturel,
44:00avec les convictions qui les habitent,
44:03avec les sentiments qui les animent.
44:07Je voudrais vous dire un peu de ce que sont
44:10non seulement ces convictions,
44:12mais ces sentiments qui sont mon ressort
44:14et qui me poussent en avant.
44:17Le sentiment qui m'habite,
44:18c'est le sentiment de gratitude.
44:20C'est un sentiment en politique paradoxale,
44:24parce que les hommes et les femmes politiques
44:26aiment tellement affirmer
44:28qu'ils se sont faits tout seuls,
44:31absolument tout seuls.
44:32La vie m'a appris, pour ce qui me concerne,
44:36qu'on ne se fait jamais tout seuls.
44:37Ce sont les autres qui nous font.
44:47Les autres, ce sont les miens,
44:50ce sont ma famille, c'est vous,
44:52ceux auprès desquels j'ai grandi
44:55dans ma communauté vendéenne.
44:57Je n'ai pas grandi
45:00dans les belles avenues des grands quartiers.
45:02Je n'ai pas grandi non plus
45:04dans les longues barres d'immeubles
45:06des grandes cités.
45:08Je suis un enfant de la ruralité,
45:10je suis un enfant de la province,
45:12c'est la raison pour laquelle
45:12je ne suis pas jacobin,
45:14je suis au contraire girondin
45:16et je ferai en sorte
45:22que Paris ne décide pas de tout
45:26et qu'au contraire,
45:27nous ayons cette vision plus moderne
45:30de l'ensemble de cette France communale
45:32que j'aime tellement.
45:33Mais voyez,
45:35parce que je suis un enfant de la ruralité,
45:38pour moi, cette ruralité,
45:39ce n'est pas seulement un décor
45:40de lancement de campagne.
45:42pour moi, cette ruralité,
45:44c'est le paysage
45:45de toute une vie,
45:47d'une vie
45:49qui a forgé en moi des convictions.
45:52C'est auprès
45:53de mes amis entrepreneurs vendéens,
45:55c'est eux qui m'ont fait comprendre,
45:57ils sont souvent partis de rien du tout.
45:59Et avec des salariés exceptionnels,
46:02exceptionnels,
46:03ils ont bâti des fleurons,
46:05des fleurons qui rayonnent désormais
46:07en France,
46:09en Europe,
46:09parfois même dans le monde.
46:11Ce sont eux qui m'ont appris
46:12que l'audace,
46:14l'initiative,
46:16le travail valent tellement mieux
46:17que la subvention.
46:19J'ai grandi...
46:22Applaudissements
46:24J'ai grandi
46:26auprès de mes voisins,
46:29auprès d'agriculteurs,
46:30de chasseurs,
46:31de ruraux,
46:32qui m'ont appris
46:34à admirer,
46:35à contempler la nature.
46:36A chaque saison,
46:39calmement,
46:40en la méditant.
46:42J'ai appris
46:43à admirer ces paysages.
46:45Je sais pourquoi
46:46il faut les conserver.
46:47Je suis attaché à l'écologie.
46:49Pour moi, l'écologie,
46:50ce n'est pas
46:50cette idéologie gauchiste
46:52qui avance simplement
46:55pour déconstruire
46:56notre société.
46:58Applaudissements
47:00Pour moi, l'écologie
47:01est d'abord une écologie humaine
47:03parce qu'elle croit
47:05en la science,
47:06elle croit
47:06dans le génie humain,
47:08mais c'est surtout
47:09parce que
47:10mes expériences
47:12sur ce plan-là
47:13sont venues
47:14du drame humain.
47:15C'est parce que
47:16j'ai connu
47:16la marée noire
47:17de l'Irica
47:18il y a plus de 25 ans
47:19que j'ai fait rentrer
47:20dans notre code civil
47:22le principe écologique,
47:24le droit de la réparation.
47:25Ce n'est pas un écologiste
47:26ce qui l'a fait.
47:27Je l'ai fait.
47:28C'est aussi parce que
47:32avec Xintia,
47:33je sais ce que
47:34peut faire advenir
47:37cette rencontre
47:38entre le réchauffement
47:39climatique,
47:39une mer qui grossit,
47:41qui grossit
47:42et un urbanisme
47:44totalement débridé.
47:45Je l'ai appris
47:46par l'expérience.
47:48L'écologie,
47:48elle est importante.
47:50Il y a une écologie
47:51de droite
47:51et nous ferons
47:52cette écologie-là
47:53qui sera une écologie
47:54du bon sens,
47:55qui ne punira pas,
47:56qui ne dénoncera pas,
47:57qui n'interdira pas.
47:59Mais vous verrez,
48:01nous aurons tellement
48:02plus de résultats.
48:04Mes amis,
48:05c'est aussi
48:08près de ces associations,
48:09près des bénévoles
48:10de ma commune,
48:11de mon département.
48:13Ce sont eux
48:14qui m'ont inculqué
48:15le sens de la gratuité,
48:17le goût de l'effort,
48:19le goût des autres,
48:20mais aussi
48:21le don de soi.
48:22Il ne peut pas
48:23y avoir de société
48:24sans ce goût des autres,
48:26sans ce don de soi.
48:27Le premier engagement
48:28qui est le mien
48:30a été,
48:31comme tant d'autres
48:32élus français,
48:33un engagement associatif.
48:35Parce que depuis
48:36tout le temps,
48:37j'ai eu ce sentiment
48:38justement
48:39d'avoir une dette,
48:40une dette
48:40à rendre
48:41à ma communauté,
48:43une dette
48:43à rendre
48:45au pays
48:45et aux Français.
48:47C'est le sentiment
48:48qui m'habite,
48:49c'est le ressort
48:50qui est mon ressort intime.
48:51Les amis,
48:53mes chers compagnons,
48:54je ne prétendrai pas
48:56jamais
48:57à être Jupiter.
49:13parce que par expérience,
49:19je pense qu'aujourd'hui
49:20et plus encore demain,
49:21la France n'a pas besoin
49:23de surhommes.
49:24Elle a besoin
49:25d'hommes sûrs,
49:26d'hommes sûrs
49:27et de femmes sûrs.
49:37Et je ne prétendrai jamais,
49:39au grand jamais non plus,
49:41être Robespierre.
49:43Robespierre qui est pour moi
49:44non pas un héros,
49:45mais qui est pour moi
49:46un bourreau.
49:47Bien sûr,
49:48renverser la table.
49:49Renverser la table,
49:50oui,
49:50il le faudra,
49:52mais pas faire la table rase.
49:54Parce que ça,
49:55c'est le summum
49:56de l'ingratitude.
49:58Ça,
49:59c'est cette folle idéologie
50:01que poussent
50:01les idéologues
50:02de LFI.
50:04C'est ça,
50:04la définition
50:06de leur nouvelle France.
50:07Alors moi,
50:08je dirais,
50:09je vous dis cet après-midi
50:10et je le dis
50:10aux Français,
50:12ce qu'est la nouvelle France.
50:13Leur nouvelle France
50:14à eux,
50:15c'est un nouveau sectarisme.
50:17C'est une violence,
50:19une justification
50:20acceptée de la violence,
50:21la brutalisation,
50:22non seulement du débat public,
50:24mais la violence,
50:25y compris quand d'autres,
50:28notamment une milice,
50:29lynch,
50:29un jeune à Lyon.
50:31Voilà le lynchage,
50:33voilà la justification
50:34de la violence,
50:35voilà le nouveau sectarisme.
50:37Cette nouvelle France,
50:38c'est un nouvel antisémitisme
50:40qui s'abreuve
50:41aux sources
50:42de l'islamo-gauchisme.
50:47Ils ont applaudi
50:49bruyamment,
50:50ils ont applaudi
50:51bruyamment
50:52le Hamas.
50:53Ils rigolent
50:55la gorge déployée
50:56des blagues douteuses
50:57de Jean-Luc Mélenchon
50:59comme celui-ci
50:59raillent
51:00les noms
51:01à consonance
51:02juive.
51:03C'est intolérable.
51:05C'est cette nouvelle France.
51:06La nouvelle France,
51:08c'est aussi
51:08la France
51:09d'un nouveau racialisme.
51:11Ils sont en train
51:11de tout racialiser,
51:13de racialiser
51:14tous les débats.
51:15Tout doit passer
51:16au tamis
51:17de la couleur de la peau.
51:18Ça n'est pas la République.
51:20On est Français,
51:21mon cher Boilem,
51:21non pas à raison
51:23de la couleur de peau,
51:24non pas à raison
51:26de l'origine,
51:27mais on est Français
51:27par le cœur.
51:28C'est ça,
51:29le modèle républicain.
51:31C'est ça aussi,
51:32notre laïcité.
51:36Alors, mes amis,
51:38mes chers compagnons,
51:41nous allons tous ensemble
51:42leur adresser
51:43un message
51:44aux insoumis.
51:45Ils ne gagneront pas
51:46cette présidentielle.
51:48Ils n'y arriveront pas.
51:51Parce que les Françaises
51:52et les Français
51:53ne veulent pas
51:54de cette nouvelle France.
51:56Ils savent,
51:56les Françaises
51:57et les Français,
51:59ils savent que cette nouvelle France
52:01serait tout simplement
52:02la frein de la France.
52:04Et ce que nous voulons,
52:05nous,
52:05c'est la France,
52:06tout simplement.
52:07La France,
52:08ce n'est pas la nouvelle France,
52:09c'est l'ancienne France.
52:10La France,
52:11ce n'est pas la France
52:11des Blancs d'un côté
52:12et de l'autre,
52:13la France des racisés.
52:15La France,
52:15ce n'est pas
52:15la France des riches
52:17d'un côté,
52:17la France des pauvres
52:19de l'autre.
52:19La France,
52:20c'est celle que nous aimons.
52:21La France,
52:22c'est celle que nous portons,
52:24c'est la République française.
52:25C'est cette alchimie improbable.
52:27C'est cette alchimie improbable
52:33qui d'âge en âge,
52:34de génération en génération,
52:36de siècle en siècle,
52:37est parvenue à réaliser
52:40un mariage incroyable
52:42entre ce qu'il y a
52:43de plus particulier,
52:44de plus singulier
52:45dans chaque être humain
52:46et de plus universel
52:47dans tous les êtres humains.
52:49Voilà la France que nous voulons,
52:51voilà la France que nous aimons.
53:10Mes amis,
53:10pour conclure,
53:12c'est cette France-là,
53:13c'est cette France-là
53:15que nous voulons,
53:15bien sûr,
53:16c'est cette France-là
53:16que nous aimons,
53:17c'est cette France-là
53:18que nous allons remettre
53:20à l'endroit,
53:21c'est cette France-là
53:22que nous allons remettre
53:24au cœur de chaque Français.
53:26Une France qui arrêtera
53:27de s'humilier,
53:28de s'auto-flageller,
53:29qui sera fière,
53:31fière de ce qu'elle est,
53:32de son histoire,
53:33de son avenir.
53:34Voilà la France
53:34que je souhaite
53:36que nous portions ensemble
53:37et au moment, justement,
53:39de terminer mon intervention,
53:41je voudrais m'adresser
53:42à chacune
53:43et à chacun d'entre vous.
53:45Bien sûr,
53:46cette présidentielle,
53:47c'est mon affaire.
53:48Croyez-moi,
53:49j'irai jusqu'au bout.
53:50J'irai jusqu'au bout
53:52et je mettrai...
54:13Et je vais mettre mes tripes,
54:16mon cœur sur la table.
54:18Mais seul,
54:18je n'y arriverai pas.
54:19Personne ne peut y arriver seul.
54:21Personne,
54:21vous m'entendez bien.
54:22J'ai commencé tout à l'heure
54:24mon discours
54:25en dramatisant.
54:27Je pense que cette élection
54:28présidentielle
54:29est la plus importante
54:31depuis un demi-siècle.
54:32Je pense que cette élection
54:34présidentielle,
54:34c'est l'élection, oui,
54:36c'est l'élection
54:36de la dernière chance.
54:38Elle vous concerne,
54:39chacun d'entre vous.
54:40Vous avez...
54:43Vous avez peut-être
54:44des enfants,
54:45des petits-enfants.
54:46Vous voulez demain
54:47les regarder dans les yeux ?
54:48Vous avez sans doute
54:50des grands-parents
54:52des parents.
54:53Au moment où je vous parle,
54:55je voudrais que
54:55vous convoquiez
54:57ces images
54:58de vos aïeux
55:00dans votre mémoire.
55:02souvenez-vous
55:03de ce qu'ils ont fait
55:04pour nous,
55:05pour vous.
55:06Ils nous ont donné
55:07une France,
55:08ils ont bâti la France
55:09à la sueur de leur front
55:10et parfois même
55:11au prix de leur sang.
55:13Eh bien,
55:13si vous voulez être
55:14digne d'eux,
55:15il va falloir vous engager.
55:17Personne ne pourra
55:18rester à l'écart,
55:19se planquer.
55:21Il faudra être là,
55:23monter en première ligne.
55:25Je compte sur vous,
55:26mes amis.
55:27Nous allons gagner.
55:28Ensemble,
55:29nous allons gagner.
55:30Nous le pouvons.
55:31Et nous allons le faire.
55:33C'est ce que les Françaises
55:34et les Français
55:36attendent de nous
55:37pour la République
55:38que nous servons
55:39et pour la France
55:41que nous aimons.
55:42Merci, mes amis.
55:44Merci.
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