Passer au playerPasser au contenu principal
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il est 20h05 sur CNews et comme sur toute la France il fait chaud, très chaud et heureusement qu'il
00:06y a Eric Brocardi avec nous.
00:08Merci d'être présent, vous êtes porte-parole de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers.
00:12A chaque fois que vous venez c'est qu'il y a un problème.
00:15C'est le problème en fait.
00:17Il vient un peu trop régulièrement ces derniers temps.
00:20Mais nous en parlerons dans un instant parce que je voulais commencer par cette actualité quand on parle de la
00:24justice.
00:25Et je salue Hélène Rouet, bien sûr, je salue Pierre Lelouch et Julien Drey, bonsoir à tous les trois.
00:32La justice administrative a finalement autorisé le concert dit antifasciste, je mets des guillemets antifasciste bien évidemment,
00:41de la France insoumise pendant la fête de la musique.
00:43D'abord interdit par la préfecture, le tribunal a estimé que les risques de troubles à l'ordre public invoqués
00:49par l'arrêté pour justifier l'interdiction
00:50n'étaient pas suffisamment justifiés par le préfet.
00:53Donc c'est un camouflet pour la préfecture de police de Paris.
00:57Et puis c'est un blanc-seing donné à la France insoumise.
01:00C'est quand même une manifestation dite antifasciste, antiraciste, du moins antifasciste,
01:06avec Jean-Luc Mélenchon qui ces dernières heures est accusé de jouer sur les fantasmes antisémites
01:14puisque ce serait le CRIF qui serait à la manette pour mettre la pression sur le gouvernement
01:19pour faire interdire cette manifestation.
01:22Et le maire de l'arrondissement.
01:24Qui est par hasard et juif.
01:25Mais tout ça n'est qu'un hasard.
01:28Voyez le sujet, il est signé Michael Dos Santos.
01:32La fête de la musique antiraciste de la France insoumise est finalement autorisée.
01:38Le tribunal administratif a suspendu l'arrêté du préfet de police de Paris.
01:43Patrice Faure avait interdit l'événement face au risque de troubles à l'ordre public.
01:48Quelques heures auparavant, Jean-Luc Mélenchon avait accusé le préfet d'avoir cédé aux pressions.
01:53Notamment celle du président du conseil représentatif des institutions juives de France.
01:58Monsieur Harfi le lundi dit, il me semble que c'est légal, mais est-ce que c'est pertinent pour
02:05la démocratie ?
02:06Le maire du centre de Paris dit la même chose.
02:10Et aussitôt, on entend un bruit au fond, là c'est un claquement de talons.
02:15Clac, c'est le préfet de police.
02:16Alors l'autre claque des talons et pouf, il interdit.
02:19La veille, le député Léfi Thomas Porte avait déjà accusé le président du CRIF et le maire de Paris-Centre
02:25d'avoir influencé le préfet de police de Paris.
02:28Des attaques personnelles dénoncées par Jonathan Harfi.
02:31Sur ces news, le président du CRIF a regretté un préjugé antisémite.
02:36Jean-Luc Mélenchon nous a habitués sur ces sujets-là à faire du Jean-Marie Le Pen.
02:40A pointé fondamentalement les juifs en imaginant que les juifs tirent les ficelles du pouvoir.
02:47C'est du complotisme antisémite.
02:50L'an dernier, la France insoumise avait déjà organisé des concerts pour la fête de la musique sur les bords
02:55du canal Saint-Martin à Paris.
02:57Malgré la présence polémique du rappeur Medine, l'événement avait été autorisé par la préfecture de police de Paris.
03:04Et avant de vous donner la parole, je voudrais juste citer Bruno Retailleau qui avait tweeté juste avant que la
03:08justice administrative autorise,
03:10en disant que quand Jean-Luc Mélenchon suggère que le gouvernement serait aux ordres du CRIF, il ne fait pas
03:14seulement de la polémique,
03:15il réactive un imaginaire antisémite fondé sur le fantasme d'une influence juive occulte sur le pouvoir.
03:23Mais je le disais, c'est un camouflet pour la préfecture de police.
03:27Vous en pensez quoi, Julien ?
03:28C'est un camouflet, oui, dans la mesure où vous avez dit que la préfecture de police n'avait pas
03:31été bien son dossier.
03:32Mais la vérité, c'est qu'il aurait suffi qu'il y ait deux ou trois appels à contre-manifester
03:36pour que le tribunal administratif soit dans des situations difficiles.
03:39Mais comme il n'y a pas eu pour l'instant d'appels à contre-manifester, ils disent mais non,
03:42il n'y a pas de risque.
03:43Donc finalement...
03:44Je suggère ça comme ça, au passage.
03:46Mais typiquement, dimanche soir, il y a des tensions entre manifestants dits antifascistes et forces de l'ordre.
03:55Le juge administratif qui a pris cette décision contre l'avis du préfet, qui fait son job, le préfet, il
04:03sent, il sait quand il peut y avoir des troubles à l'ordre public.
04:06C'est aussi son rôle.
04:08Est-ce qu'il aura une responsabilité, ce juge administratif, Pierre Leloup ?
04:11Une, qu'une.
04:14La seule responsabilité qu'il peut avoir, c'est que l'affaire remonte au Conseil d'État.
04:18Et à ce moment-là, le Conseil d'État valide ou ne valide pas.
04:21Mais la justice administrative est extrêmement sourcilleuse en matière de liberté individuelle.
04:27Et sa jurisprudence, elle est plutôt ouverte sur la liberté.
04:31Ce qui me dérange dans cette affaire, c'est que...
04:34C'est deux choses.
04:35D'abord, ce que dit Retailleau et Jonathan Harfi avec lui, à savoir qu'on est dans une inversion où
04:42on accuse en fait un complot juif souterrain
04:46de bloquer l'exercice de la liberté de M. Mélenchon d'organiser une fête dans Paris.
04:52Ça, c'est grave.
04:54L'autre chose qui est grave, c'est que si Mélenchon peut organiser des manifestations de ce style Place de
05:03la République,
05:04d'autres le feront ailleurs, d'autres formations politiques.
05:07Et là, on verra la ville de Paris transformée en arène politique où un événement festif comme la fête de
05:14la musique devient un affrontement.
05:15Là, vous allez avoir, naturellement, non pas la fête de la musique, mais la fête de la Palestine,
05:20puisque Mme Hassan a déjà, à Strasbourg, hier, je crois, a déjà fait un meeting du même ordre.
05:27Je crains beaucoup que ce clivage qu'ils essayent d'imposer en France, cette lecture racialiste, l'opposition des Français
05:34entre une partie qui serait la nouvelle France, colorée, émigrée, mélangée, et l'ancienne France qui serait dominée par le
05:44complot juif,
05:45c'est ça qu'ils veulent imposer dans le pays.
05:47C'est extrêmement dangereux, c'est extrêmement grave aussi.
05:50Non mais si on suit la logique de...
05:53Là où Pierre a raison, c'est que normalement la fête de la musique, c'est une fête de rassemblement,
05:58c'est vraiment une fête,
05:59où on se mélange, où justement, on fraternise.
06:03Vous voulez dire que vous n'êtes pas le bienvenu à la place de la République ?
06:06Non, c'est à peu près certain que je ne suis pas bienvenu, regardez ce que je dis.
06:08Faites le test, faites-moi ce plaisir, allez-y !
06:12Moi je veux bien, si on y va ensemble.
06:14Ah bah moi je suis avec vous, bien sûr !
06:16Avec grand plaisir, faisons le test.
06:18Mais je pense que mes petits-enfants, après, vous en voudront, vu l'état dans lequel on va ressortir.
06:20Bah écoutez, mais moi je suis sûr que c'est une fête antiraciste et antifachioïste,
06:24et que c'est le monde bienheureux de la nouvelle France.
06:28Oui, oui, oui.
06:29Non mais, je veux dire, juste pour...
06:31Donc c'est quand même...
06:32Et là où Pierre a raison, c'est qu'on s'allie une fête,
06:35parce qu'on va en créer un événement politique d'affrontement,
06:39et donc quelque chose qui était, du point de vue du pays, un grand moment festif,
06:43on est en train de le transformer en un moment d'affrontement politique.
06:45Parce que Pierre a raison, il y en a d'autres qui vont dire,
06:46puisque eux ils font ça, bah nous on va faire ça aussi, on va faire ça autrement.
06:49Et en plus, la place de la République, c'est pas n'importe quoi.
06:51Que vous fassiez au Canada de Saint-Martin, c'est plus retiré,
06:54la place de la République, elle est centrale.
06:55Il la privatise en permanence, la place de la République.
06:57C'est vrai que c'est une place qui est d'ailleurs servie,
07:00notamment des meetings pour Jean-Luc Mélenchon,
07:02lors de la présidentielle, si je ne m'abuse, 2017.
07:04Oui, le Lyon a subi beaucoup de sévices.
07:06Il était place de la République, entre autres, si mes souvenirs sont bons.
07:10En revanche, si je suis l'analyse de Jean-Luc Mélenchon,
07:13c'est-à-dire le CRIF, à la main, peut mettre la pression sur la préfecture,
07:18le CRIF n'a pas encore la main sur la justice administrative.
07:21Non mais, vous imaginez dans quel univers on est.
07:23Sachons une chose, si vous me permettez.
07:24Oui, mais vous avez donné la parole à Hélène, non ?
07:26Très souvent, pardon, c'est-à-dire que vous pourriez faire venir
07:29peut-être M. Alexis Corbière, il fut un temps où Jean-Luc Mélenchon
07:33suppliait pour venir au dîner du CRIF.
07:35Ah bah, écoutez, visiblement, il a bien changé.
07:37Envoyait des multiples messages en disant
07:39« je voudrais être invité », « comment je veux bien pour être invité ? »
07:41C'est pas vrai.
07:41C'était Alexis Corbière qui avait été chargé de négocier cela.
07:44Eh bah, écoutez, merci pour cette information, Julien Drey,
07:47parce qu'à l'écouter Jean-Luc Mélenchon ces dernières heures,
07:50il se moque du CRIF et de ce dîner qui coûte visiblement très cher.
07:54Si on retrouve les fadèges, je pourrais même peut-être redonner.
07:57Comme il est défiscalisé, ça coûte pas si cher que ça, visiblement,
08:00selon Jean-Luc Mélenchon. Hélène ?
08:01Moi, ce qui me dérange dans cette histoire, comme dans tant d'autres,
08:04je pense pas qu'il faut forcément interdire des événements,
08:08et notamment ce concert de LFI.
08:09Je pense pas forcément que c'est toujours une bonne manière.
08:11Par ailleurs, l'interdiction, le tout interdit,
08:13c'est vraiment la gauche qui le pratique en ce moment.
08:15Moi, ce qui me chiffonne en revanche de cette histoire,
08:17c'est que vous imaginez si ça n'avait pas été LFI,
08:19mais le Rassemblement National,
08:20qui vous dit qu'ils vont organiser un concert,
08:22effectivement au milieu de Paris.
08:24Je suis, pardonnez-moi, mais absolument convaincue
08:26que la justice administrative aurait tout fait,
08:28précisément pour que ce concert ne se tienne pas.
08:30Avec comme argument de dire que c'est de la faute du CRIF
08:32si c'est annulé.
08:33Imaginez un seul instant.
08:34Parce que Jonathan Arfi fait une erreur.
08:38Il dit que Jean-Luc Mélenchon fait du Jean-Marie Le Pen.
08:41Sauf que le système médiatique aujourd'hui
08:43n'a pas le même regard sur Jean-Luc Mélenchon
08:48qu'il n'avait sur Jean-Marie Le Pen à l'époque.
08:51A l'époque, vous n'aviez pas le rond de serviette
08:53qui était accordé à Jean-Marie Le Pen
08:56comme il l'est aujourd'hui à Jean-Luc Mélenchon
08:58sur l'ensemble des plateaux de télévision
09:00ou encore au lieutenant de Jean-Marie Le Pen.
09:03Non, mais c'est là où c'est vraiment une...
09:04Non, mais ça, c'est important.
09:05Non, mais vous avez tout ce que vous dites.
09:06Et juste, je souhaite insister sur ce point.
09:09Il est extrêmement dangereux d'entrer dans cette dialectique
09:13de les Juifs contrôlent le pouvoir.
09:17Le préfet de police est aux ordres.
09:19Et ça, c'est juste pas acceptable.
09:22C'est en train de créer une situation gravissime dans le pays.
09:25Mais ça s'est exacerbé depuis, bien sûr, le 7 octobre.
09:29Je vous propose d'écouter le ministre de l'Intérieur,
09:31Laurent Nouniez, qui a réagi il y a quelques heures de cela.
09:35On va le découvrir ensemble.
09:37Dans notre pays, vous avez des organisateurs
09:40qui, effectivement, organisent un certain nombre d'événements
09:42qui sont aussi responsables de la sécurité des participants,
09:46à la fois la sécurité en termes de protection,
09:48la sécurité sanitaire.
09:49Et puis, vous avez l'État, les préfets,
09:51qui, dans le cadre de pouvoir de police administrative,
09:53peuvent prendre des décisions quand ils considèrent
09:56que la santé des participants peut être mise en danger.
10:00Donc voilà, ça fait des décennies que, dans notre République,
10:03cette articulation entre les prérogatives d'organisateurs d'élus locaux
10:06et les prérogatives de l'État fonctionnent.
10:08Ça a toujours été comme ça.
10:09Vous savez, les mêmes qui critiquent ce mode de fonctionnement
10:13seraient les premiers à critiquer un préfet
10:15et un ministre forcément par ricochet,
10:17dès lors qu'il y aurait des difficultés liées à l'organisation
10:20d'une manifestation et qu'on aurait de nombreuses personnes
10:22qui se trouveraient mal parce que la manifestation s'est déroulée.
10:24C'est toujours l'État qu'on irait chercher et c'est bien normal
10:26puisque l'État est responsable.
10:28Il doit aussi garantir que les manifestations se déroulent
10:30dans les meilleures conditions possibles.
10:31Et dans la vraie vie, j'ai envie de dire à Mme Le Pen et à M. Mélenchon,
10:34dans la vraie vie, les préfets parlent aux élus et aux organisateurs
10:37et on arrive toujours à trouver un consensus.
10:39Vous savez, ce qui est sidérant dans cette déclaration du ministre,
10:44c'est que ce n'est pas une déclaration de ministre,
10:45c'est une déclaration de fonctionnaire.
10:48Il n'a pas été à l'essentiel.
10:50L'essentiel, c'est la manœuvre politique
10:51qui est derrière cette fête soi-disant antifasciste
10:55qu'il n'a pas été capable de dénoncer.
10:57Il n'a parlé que de sécurité,
10:59des organisateurs de manifestations le soir de la fête de la musique.
11:02Ce n'est complètement pas ça le sujet.
11:05Ce n'est pas ça le sujet.
11:07Je suis curieux de savoir ce qui va se passer dimanche soir.
11:10J'espère vraiment, je vous souhaite bon courage aux forces de l'ordre.
11:14Dans la difficulté dans ce pays,
11:15quand on voit des...
11:16Mais j'espère qu'il y aura la même exigence
11:20et la même curiosité plutôt que l'exigence,
11:23la même curiosité des journalistes de ce système-là
11:25qui sont allés au canon français
11:28pour dénicher s'il y avait des saluts nazis ou non
11:30ou alors à la marche pour Quentin de Rang
11:33s'il y avait des nazillons en première ligne.
11:35J'espère que l'armée mexicaine du service public
11:39sera présente place de la République
11:40et que les autres médias également
11:42feront des chroniques le lendemain.
11:44Voilà ce qu'on pouvait dire, on passe à autre chose.
11:46Et là, je demande au colonel, évidemment,
11:49je vais lui donner les pleins pouvoirs dans cette émission.
11:51Déjà, je vous remercie d'être avec nous, Éric Brocardi,
11:55porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers.
11:58Mon colonel, merci d'être avec nous.
12:00Et à travers votre présence ici,
12:02je voudrais saluer les forces de l'ordre,
12:04les pompiers qui vont vivre un été particulier.
12:08L'épisode de canicule se poursuit
12:09et atteindra son pic dimanche,
12:10le jour de la fête de la musique.
12:11Le ministre de l'Intérieur, Leroy Nunez, a annoncé cet après-midi
12:14qu'un grand nombre de départements pourraient passer
12:16en vigilance rouge ce week-end.
12:18Je vous propose d'écouter Sophie Voirin,
12:20qui est la patronne de Météo France,
12:21qui dit qu'on va vivre un scénario
12:23possiblement similaire à celui de 2003.
12:26Les journées de début de semaine
12:28pourraient faire partie des journées les plus chaudes
12:29jamais observées en moyenne sur l'Hexagone
12:32et ceci tout mois confondus.
12:35La canicule va ensuite probablement se poursuivre
12:37les jours suivants.
12:39Nous vous tiendrons informés
12:40de l'évolution de la situation.
12:43Alors à l'échelle nationale,
12:45la canicule que nous connaissons
12:46devrait être similaire à celle de juillet 2019
12:48et août 2003
12:50en termes d'intensité pour les températures,
12:53aussi bien la nuit que le jour.
12:55Ce qui est remarquable avec la situation d'aujourd'hui,
12:58c'est aussi la précocité de cet événement intense.
13:02Alors là, je me tourne vers vous
13:03et la seule question qu'on se pose
13:05parce qu'effectivement la moitié du pays
13:06est en train de suffoquer,
13:08c'est est-ce que nous sommes mieux armés,
13:10est-ce que vous êtes mieux armés
13:12qu'en 2003 aujourd'hui pour intervenir ?
13:15Quoi qu'il en soit,
13:16lorsque l'on subit des épisodes comme 2003,
13:19comme on subit aussi les épisodes d'incendie de 2022,
13:22on apprend toujours malheureusement
13:23de ces expériences-là pour continuer à s'améliorer.
13:25Mais les processus d'amélioration
13:26sont souvent très longs.
13:27Ils sont décisifs en ce qui concerne
13:29la mise en œuvre stratégique,
13:31que ce soit d'un point de vue,
13:32on va dire,
13:33organisation des sapeurs-pompiers sur le terrain.
13:35C'est relativement facile de mettre en place,
13:37de renforcer des casernes,
13:39peut-être d'acheter parfois des véhicules
13:41plus légers, plus souples,
13:42qui peuvent répondre à une obligation,
13:44on va dire,
13:44de lutte contre les incendies.
13:45Là, sur le phénomène canicule,
13:47on est dans quelque chose de beaucoup plus large,
13:48beaucoup plus grand,
13:49qui touche l'ensemble des ministères,
13:51qui touche, on va dire,
13:52l'ensemble des paramètres
13:53qui peuvent aujourd'hui conditionner l'humain.
13:56Et cet humain-là,
13:57aujourd'hui,
13:58c'est très difficile,
13:58au regard de tout ce que l'on a vécu auparavant,
14:01hormis le fait de donner des conseils de prévention,
14:03hormis le fait de tirer la solette d'alarme,
14:06de pouvoir apporter un véritable sujet,
14:11on va dire,
14:11d'amélioration de leurs conditions
14:13face aux dérèglements climatiques
14:14et face aux enjeux
14:15qu'en fait,
14:16on ne peut pas les retenir.
14:17Par contre,
14:18là où on est plus fort,
14:20là où on est meilleur,
14:22c'est dans la manière
14:22dont on essaie d'accompagner aujourd'hui
14:24les concitoyens
14:24face au changement
14:25et à cette adaptation.
14:26Donc,
14:27tout ce que je suis en train de vous dire là,
14:28ce n'est pas du matériel.
14:29Tout ce que je suis en train de vous dire là,
14:30c'est uniquement des messages
14:31que l'on essaie d'apporter
14:32à chaque concitoyen
14:34qui aujourd'hui sont abreuvés
14:35de messages d'informations,
14:37parfois anxiogènes.
14:38Et tout à l'heure,
14:38vous m'avez introduit
14:39entre le fait de dire
14:40qu'on a souvent des malheurs
14:41quand on vous voit.
14:42Oui, c'est vrai.
14:43Mais pour autant,
14:43aujourd'hui,
14:44lorsque l'on dit canicule,
14:45lorsqu'on dit inondation,
14:46il faut quand même
14:48prendre la responsabilité
14:49de tout un chacun
14:50et se dire
14:51où est-ce que par le passé
14:52on a potentiellement fauté
14:53pour que derrière,
14:55on puisse à un moment donné
14:56donner des axes d'amélioration.
14:57Donc, ça veut dire
14:58que l'éducation du concitoyen
14:59face au risque
15:00depuis 2003
15:01est devenue un facteur
15:03permettant d'améliorer
15:04la condition
15:04et d'essayer d'apporter,
15:06on va dire,
15:06les meilleurs éléments
15:07aux concitoyens
15:08pour pouvoir se protéger
15:09face à ces augmentations
15:10de température.
15:10À partir de demain,
15:1260 départements
15:12seront en vigilance orange.
15:14Il y a un numéro
15:14d'urgence canicule
15:15qui a été mis en place
15:16le 0800 066 66 66.
15:18La cellule de crise
15:19interméditérielle
15:20sera activée demain
15:21autour du Premier ministre
15:23et possible vigilance rouge
15:25dimanche midi.
15:26Je vous propose
15:26d'écouter Marine Le Pen
15:27parce que moi,
15:28je prends le pouls
15:30des téléspectateurs
15:31ou des auditeurs
15:31sur Europe 1
15:32et nombreux étaient
15:34les auditeurs
15:34qui m'ont dit
15:34évidemment,
15:35il fait chaud
15:36mais on sait qu'il fait chaud
15:37et puis on sait aussi
15:38quand il fait froid.
15:39D'accord ?
15:39Donc, on sait s'adapter
15:40et qui avait du mal
15:43avec une sorte
15:43d'infantilisation
15:44de la société.
15:46La question
15:47qu'on doit se poser,
15:48c'est est-ce que
15:48dans les écoles
15:48il y a suffisamment de clim
15:49est-ce que dans les EHPAD
15:51il y a suffisamment de soignants
15:53pour s'occuper des seniors ?
15:54Est-ce que dans les écoles
15:56etc.
15:57Écoutez Marine Le Pen
15:58sur ce sujet.
16:00Il faut un grand plan clim
16:01évidemment
16:02et j'avoue que
16:03quand je vois
16:04un grand hôpital
16:06qui annonce
16:08avec fierté
16:09semble-t-il
16:09qu'il n'y aura pas
16:10de climatisation
16:11alors qu'il est en construction
16:12je trouve que
16:15c'est quand même
16:16en partie criminel
16:17parce qu'on ne peut pas
16:19condamner
16:20des personnes âgées
16:21dans les EHPAD
16:21on ne peut pas condamner
16:23des enfants
16:23dans les écoles
16:24on ne peut pas condamner
16:26des malades
16:26dans les épiteaux
16:27à subir
16:28des niveaux de chaleur
16:30qui ont une influence
16:32directe
16:32sur leur santé
16:33donc c'est
16:35une décision
16:36de santé publique
16:37que d'équiper
16:41massivement
16:42l'ensemble
16:43d'ailleurs
16:43de nos locaux
16:48publics
16:48Pierre Lelouch
16:49Marine Le Pen
16:50cite avec raison
16:51l'hôpital de Nantes
16:53le CHU géant
16:54de Nantes
16:54qui est conçu
16:55sans clim
16:57pour les patients
16:59ce qui est quand même
16:59énorme
17:00énorme
17:01moi je me suis
17:02beaucoup baladé
17:03dans le monde
17:03j'ai vu de la clim
17:04partout
17:04il n'y a qu'en France
17:05il n'y a qu'en France
17:07qu'on est obligé
17:07de décaler
17:08les horaires
17:09de scolarité
17:09ou d'examen
17:10à cause du climat
17:11j'ai jamais vu ça ailleurs
17:14il n'y a qu'en France
17:15les personnes âgées
17:16les hôpitaux
17:17ne sont pas climatisés
17:18ou très peu
17:19pourquoi ?
17:20il y a une idéologie
17:21derrière ça
17:21et peut-être que Julien
17:22va pouvoir nous éclairer
17:23moi je regardais
17:25ce matin
17:25un rapport
17:26qui vient de sortir
17:27sur le manque
17:28sur la chaleur
17:30dans les écoles parisiennes
17:31la politique
17:32qui a été suivie
17:33écartait
17:33écartait la climatisation
17:35comme étant
17:37contraire à l'intérêt
17:38de
17:38d'ajoutant
17:40à la pression
17:41à la chaleur
17:42de l'air
17:43ça renvoie de l'air chaud
17:44donc il ne faut pas le faire
17:45donc ce n'est pas bien
17:47je trouve ça
17:48complètement surriel
17:49par dogmatisme
17:49on n'a pas mis en place
17:51peut-être les outils nécessaires
17:52les verts et la gauche
17:53ont fabriqué une France
17:54sans clim
17:54voilà
17:55non mais
17:56par dogmatisme
17:57on n'est pas allé
17:57la question
17:57c'est pas les verts
17:58c'est un peu les verts
18:00c'est une idéologie
18:01non
18:01l'idéologie qu'il y avait
18:02dans un certain nombre
18:04d'hôpitaux
18:04c'est que la climatisation
18:05était porteuse
18:07de nombreuses maladies
18:08nosocomiales
18:09la circulation
18:10faisait
18:10c'est pour dire que
18:11ça a été un des problèmes
18:12majeurs
18:13dans un certain nombre
18:14d'hôpitaux
18:14c'est que la climatisation
18:15ce n'est pas aussi simple
18:16que ça
18:16par rapport à ce qu'on appelle
18:17les maladies nosocomiales
18:19ce qui fait d'ailleurs
18:20ce qui fait que
18:21par exemple
18:22et je l'ai vécu
18:24personnellement
18:24à un moment donné
18:25des fois on vous sort
18:25de l'hôpital
18:26parce qu'il y a des risques
18:27et la climatisation
18:28est un vecteur
18:28donc pendant un temps
18:29cette culture là
18:30était la culture majoritaire
18:32dans les centres de santé
18:33c'est à dire
18:34la clim c'est pas bien
18:35parce que ça transmet ça
18:36voilà
18:36et pareil pour les écoles
18:37et pareil pour les écoles aussi
18:39parce que
18:40l'idée c'est la chose suivante
18:42c'est le choc
18:42entre trop froid
18:43et trop chaud
18:44fait que vous tombez malade
18:45parce que
18:46voilà
18:47donc ça a été ça la culture
18:48mais parce que c'était une culture
18:49qui était liée
18:50au fait que la France
18:51vivait des températures tempérées
18:52j'entends mais par exemple
18:53aux Etats-Unis
18:54Julien Drey
18:54les Etats-Unis
18:55ils n'avaient pas les mêmes
18:55températures que nous
18:58quand vous alliez
18:59quand vous alliez
19:00ça arrivait souvent
19:01parce que là
19:02vous êtes maintenant
19:02vous allez être un garçon
19:04donc vous allez vous marier
19:05vous allez pouvoir
19:06circuler dans le monde
19:07vous allez aller
19:08je ne pouvais pas le faire avant
19:09non mais vous allez
19:11écoutez
19:11c'est moi finie un dos
19:12vous allez à New York
19:13et vous allez rentrer
19:14dans des sites commerciaux
19:15qui sont frigorifiés
19:16donc vous allez rentrer
19:18vous allez ressortir
19:19il fait chaud
19:19et vous verrez
19:20que vous êtes rappelé
19:20alors la clim par exemple
19:22par contre je voudrais
19:23juste dire par rapport
19:25à ce qu'a dit notre colonel
19:26il y a un élément
19:27qu'on a appris en 2003
19:29qui a énormément
19:31qui a coûté très cher
19:32on a des voisins
19:33et notamment des vieilles personnes
19:34et il faut s'en occuper
19:36mais bien sûr
19:36il faut aller vérifier
19:37qu'elles vont bien
19:39qu'elles vont bien
19:40sur l'encre
19:40ça c'est très important
19:42je vous rejoins là-dessus
19:43c'est parce que
19:43sur le sujet de la solidarité
19:45ça devenait un enjeu
19:45aujourd'hui majeur
19:46qu'on a tendance à écarter
19:47et à oublier
19:48le sujet de la solidarité
19:49c'est ce qui va permettre
19:50à un moment donné
19:51de gommer
19:52ce que l'on pourrait évoquer
19:53on va dire tout simplement
19:55effectivement de l'égoïsme
19:56mais sur le sujet
19:57on va dire plus large
19:58de la société
19:58ça va permettre
19:59de résoudre
20:00toutes les actions
20:01que vous menez
20:01sur les plateaux
20:03on prend la parole
20:03de distiller
20:04ce qu'il faut faire
20:05en termes de bons gestes
20:06et quand vous me demandez
20:07de dire
20:07les gestes de prévention
20:08c'est uniquement
20:09pour qu'elles soient
20:10en caisse de résonance
20:11vis-à-vis de ces gens-là
20:12c'est tiens
20:12est-ce que j'ai appelé
20:12effectivement mes grands-parents
20:14est-ce que j'ai appelé mes aïeuls
20:15aujourd'hui
20:15il y a quand même
20:16tout ce système de solidarité
20:18qui repose sur de l'humain
20:19un sapeur pompier
20:20aujourd'hui
20:20c'est pas de l'intelligence artificielle
20:21c'est quelqu'un
20:22qui va au chevet des personnes
20:23en difficulté
20:24le préhospitalier
20:25c'est exactement la même chose
20:26le sujet
20:26c'est que
20:27tout repose aujourd'hui
20:28sur une organisation
20:30communale
20:30parfois départementale
20:31surtout régionale
20:32avec les préfets
20:33et à partir de là
20:34c'est ce qui est évoqué
20:35tout à l'heure
20:35c'est-à-dire systématiquement
20:36du cas par cas
20:37en fonction des situations
20:38donc là où on doit arriver
20:39précisément
20:40c'est sur ces effets
20:41d'automatisme
20:41c'est de la mise en oeuvre
20:43comme les prévoient
20:43les plans communaux de sauvegarde
20:44c'est de la mise en oeuvre
20:45comme ce soit les plans de secours
20:47différents et variés
20:48de par la part
20:48de l'ensemble des préfectures
20:49pour permettre justement
20:51de faire ce qui est évoqué
20:52aujourd'hui
20:52c'est-à-dire de l'adaptation
20:54par rapport au territoire
20:55d'avoir comme vous le disiez
20:56tout à l'heure
20:56une espèce de raisonnement
20:58dogmatique
20:59sur l'ensemble du territoire
21:00sur le territoire français
21:01aujourd'hui
21:02c'est extrêmement compliqué
21:03c'est comme si demain
21:04dans toutes les casernes de France
21:04vous les équipiez
21:05de la même manière
21:06ce n'est pas possible
21:06on fait au cas par cas
21:09et on adapte
21:09la publicité
21:11mon colonel
21:12merci d'être venu nous voir
21:13je n'ai pas envie
21:13de vous faire participer
21:15au débat politique
21:17autour de
21:17il faudrait que je change de tenue
21:18effectivement
21:19et cette tenue
21:20vous va très bien
21:21et elle est essentielle
21:22pour le pays
21:22donc gardez-la
21:23le plus longtemps possible
21:24et l'ensemble
21:24des forces de sécurité
21:25à l'intérieur
21:25et pré-hospitaleur
21:26il faut les remercier
21:2920h
21:29écoutez tant mieux
21:3120h27
21:31on revient dans un instant
21:32pour la suite de l'heure des pros
21:33merci mon colonel
21:34merci à vous
21:37d'abord russe
21:38il est 20h30 sur CNews
21:39et on poursuit l'heure des pros
21:40nous on rejoint sur le plateau
21:42Alexandra Avril-Isine
21:44merci d'être avec nous
21:45vous êtes avocate pénaliste
21:46et ancienne membre
21:47de l'antenne
21:48des mineurs
21:48au barreau de Paris
21:50et nous allons parler
21:51et du périscolaire
21:52et de la disparition
21:54de la petite Liana
21:56dans cette émission
21:57et puis nous sommes avec
21:58Alain Bauer
21:59cher Alain
21:59bonsoir
22:00merci d'être avec nous
22:01là aussi on a besoin
22:03de votre éclairage
22:03sur ces dossiers essentiels
22:05avec évidemment
22:07on pourra s'arrêter
22:08un instant
22:09sur votre livre
22:11sur l'affaire Abstein
22:12qu'on va découvrir
22:13à l'antenne
22:14donc ce livre passionnant
22:16sur ce dossier tentaculaire
22:18qu'est l'affaire Abstein
22:20la vérité sur le système
22:22parce que vous ne parlez pas
22:23d'une affaire
22:23sur le système Abstein
22:25on parlait de la canicule
22:26parce qu'il fait quand même
22:27très chaud
22:28avant la publicité
22:28vous avez 60 départements
22:30qui seront en vigilance
22:31à partir de demain
22:33bon nombre de français
22:34suffoquent
22:35mais certains
22:36sont habitués
22:37et je connais
22:39l'alarmisme
22:40quand on parle
22:41de crise sanitaire
22:42de certains dirigeants
22:44et puis
22:45vous avez aussi
22:46certains
22:46qui veulent
22:48en rajouter
22:49en rajouter
22:50en communiquant
22:50beaucoup
22:51mais
22:51force est de constater
22:52que par exemple
22:53vous avez 780 écoles
22:54et collèges
22:55qui ont décidé
22:56d'avoir des aménagements
22:57horaires
22:58on écoute le ministre
22:58de l'éducation nationale
22:59déprimé
23:01le louche
23:01il a envie de pleurer
23:04nous avons
23:05sur les 60 000
23:06implantations scolaires
23:07en France
23:09784 écoles
23:10et collèges
23:11qui ont décidé
23:13des aménagements
23:14d'horaires
23:15donc par exemple
23:16qui vont libérer
23:16leurs élèves
23:17plus tôt cet après-midi
23:18pour qu'ils puissent
23:19rentrer chez eux
23:20avant les plus fortes chaleurs
23:21ou lundi
23:23bon
23:23c'est très important
23:25et je salue le ministre
23:26parce qu'il
23:27met en perspective
23:28tous les titres
23:29les alertes
23:30c'était quoi
23:32784 écoles
23:34qui ont été contraintes
23:36d'aménagement
23:37d'horaires
23:37bon
23:37c'est 1,80%
23:40des établissements
23:41en France
23:41peut-être mettre cela
23:42en perspective
23:43c'est important
23:44de le rappeler également
23:45dans les autres écoles
23:46ils ont froid
23:47dans les autres écoles
23:48non en revanche
23:49c'est la souffrance
23:50pour le coup
23:51j'étais avec une mère de famille
23:52ce matin
23:52c'est l'enfer
23:53il fait très très chaud
23:54tout ça n'a aucun sens
23:55je trouve complètement dément
23:57que le chauffage
23:59et l'air climatisé
24:00ne soient pas prévus
24:00dans les écoles
24:01dans les EHPAD
24:02dans les hôpitaux
24:02ça me paraît
24:03évidemment
24:03je pense aux EHPAD
24:04par exemple
24:06la priorité
24:06ce n'est pas forcément
24:07que la clim
24:07est-ce qu'on a suffisamment
24:09de soignants
24:09et de soignantes
24:10d'aides soignants
24:11et d'aides soignantes
24:12pour aller au plus près
24:13des personnes
24:14qui sont dans les EHPAD
24:15pour leur apporter de l'eau
24:16qu'elles puissent s'hydrater
24:17etc.
24:18toutes les préventions
24:18vous savez comment ça se passe
24:19après ils se renvoient la balle
24:21c'est peut-être de la faute
24:25d'Alain Bauer
24:25moi je soupçonne Alain Bauer
24:27vous qui connaissez bien
24:28les Etats-Unis
24:29c'est une autre culture
24:30là par contre
24:30il y a de la clim de partout
24:31mais c'est à cause
24:33des Etats-Unis
24:33pour revenir à ce que disait
24:34très justement
24:35Julien André tout à l'heure
24:36que la maladie du légionnaire
24:38qui s'est transmise
24:38par la climatisation
24:39a posé un problème majeur
24:42qui a arrêté
24:42le processus de climatisation
24:44au nom du principe de précaution
24:46je ne veux pas être responsable
24:47de dizaines
24:48ou de centaines de victimes
24:50à cause d'un virus
24:51dans la climatisation
24:51par ailleurs
24:52mal géré
24:53mal nettoyé
24:54mal entretenu
24:55c'est ça le sujet
24:56c'est pour ça que j'ai dit
24:58on ne peut pas
24:59et en fait
25:00on s'est habitué
25:01à ce que la machine
25:03vive toute seule
25:03sans qu'il y ait
25:04d'entretien
25:05ou d'organisation
25:06et ça a amené
25:07du coup
25:07une sorte de retrait
25:09sur des nécessités
25:11très importantes
25:12de mettre ça en situation
25:13dans beaucoup d'endroits
25:16ma mère vit
25:17dans un Ehpad
25:18je vais aller la voir
25:19par lundi
25:20jour de cagnard absolu
25:21mais je reçois tous les jours
25:23des mises à jour
25:23des précisions
25:24des raisons
25:26des zones fraîches
25:27etc
25:28donc il y a
25:28beaucoup d'endroits
25:29qui se sont pris en main
25:30pour gérer ça
25:31dans de bonnes conditions
25:32et d'autres
25:33qui attendent
25:34comme l'a dit très bien Pierre
25:35que quelqu'un
25:36ailleurs loin
25:37décide de faire quelque chose
25:39ou ne décide pas
25:40de faire quelque chose
25:40ou explique que c'est
25:41un rôle du maire
25:42il y a un rôle
25:43d'incitation
25:44en fait
25:45très important
25:46comme l'expliquait
25:46le colonel
25:47des pompiers
25:47tout à l'heure
25:48on a appris
25:48des tas
25:48de gestes barrières
25:49d'obligations techniques
25:50de règles
25:52de s'hydrater
25:52de forcer les autres
25:53à s'hydrater
25:54mais en général
25:55une fois qu'on a pris
25:56la décision tout en haut
25:57on a un peu de mal
25:57à gérer
25:58qu'elle descende
25:58tout en bas
25:59c'est là que le rôle
26:00du maire est important
26:01voilà ce qu'on pouvait dire
26:02sur la canicule
26:03moi je suis attentif
26:04aussi aux paroles
26:05des auditeurs
26:07et des Français
26:07qui peuvent nous regarder
26:08nous écouter
26:09et beaucoup disaient
26:10écoutez la canicule
26:11on sait aussi
26:12comment la gérer
26:13vous êtes bien gentil
26:13ça fait 20 ans
26:14qu'il y a eu 2003
26:15c'est gravissime bien sûr
26:17mais mettez plus de soignants
26:19mettez plus de moyens
26:21dans les écoles
26:21et on travaillera autrement
26:22nous
26:23en tout cas chez nous
26:23on a réussi à gérer
26:24ça veut dire aussi
26:25qu'il y a des mesures
26:28qui sont dans les pays
26:29où il fait très chaud
26:30comme d'habitude
26:31on commence l'école
26:32très très tôt
26:33et ça veut dire
26:34qu'il y a une question
26:35d'organisation du travail
26:36qui est aussi
26:36qui permet aux parents
26:38de chercher leurs enfants
26:39à ce moment là
26:41l'actualité
26:41c'est évidemment
26:43l'actualité judiciaire
26:45et les suites
26:46de la dramatique
26:48mort de la petite Liana
26:50l'autopsie de la jeune Liana
26:51retrouvée morte
26:52il y a deux semaines
26:53dans le Gers
26:54a révélé que la collégienne
26:55a été victime de viol
26:56je vous propose
26:57de voir le sujet
26:57de la rédaction
26:58de CNews
26:59alors que
26:59et ça aussi
27:00c'est très important
27:02vous avez
27:02les français
27:03qui veulent une justice
27:05plus connectée
27:06qu'on retrouve
27:07une justice
27:08qui rende justice
27:09au nom du peuple français
27:10et par exemple
27:11ils veulent mettre en place
27:12quelque chose
27:13d'important
27:14c'est voter
27:15faire élire
27:17les procureurs
27:18voilà un sujet
27:19qui pourrait être intéressant
27:20je vous propose
27:21de voir le sujet
27:21de la rédaction
27:23les investigations
27:24progressent
27:25dans l'enquête
27:26sur la mort
27:26de Liana
27:27selon les résultats
27:28de l'autopsie
27:29cette collégienne
27:30de 11 ans
27:31retrouvée morte
27:32le 4 juin
27:32dans le Gers
27:33a été violée
27:34la jeune victime
27:36avait également été
27:37baillonnée
27:38et entravée
27:39autre élément
27:40clé
27:40l'ADN du principal suspect
27:42Jérôme Barrella
27:43a été retrouvé
27:44sur le corps
27:44de la fillette
27:45vous voyez une lésion
27:46au niveau des organes génitaux
27:48vous pouvez penser
27:49qu'il y a eu
27:49un traumatisme
27:52une pénétration
27:53mais c'est important
27:54aussi de retrouver
27:55l'ADN
27:56donc je comprends
27:57la prudence
27:57qui a été
27:58de ne divulguer
28:00ces résultats
28:00que lorsqu'il y avait
28:01à la fois
28:02des éléments observables
28:03de façon externe
28:04macroscopique
28:05et de l'ADN
28:06qui confirmaient
28:07par exemple
28:08la famille de Liana
28:09a été informée
28:10de ses conclusions
28:11par le biais
28:12de leur avocat
28:13l'émotion
28:14est très vive
28:15face au pire
28:16pouvant arriver
28:16à une enfant
28:17et à des parents
28:18leur colère
28:19n'a d'égal
28:19que leur dégoût
28:20reste désormais
28:21à établir
28:22précisément
28:23le déroulé
28:23des faits
28:24les causes exactes
28:26de la mort
28:26de l'enfant
28:27qui ne sont pas
28:27encore connues
28:28plusieurs expertises
28:30sont toujours en cours
28:31pour tenter
28:31de déterminer
28:32les circonstances
28:33de ce drame
28:34mis en examen
28:35pour enlèvement
28:36et séquestration
28:37de mineurs
28:38de moins de 15 ans
28:39Jérôme Barrella
28:4041 ans
28:41n'a pour l'heure
28:42livré aucune explication
28:43devant la juge
28:44d'instruction
28:45il a choisi
28:46de garder
28:46le silence
28:47Et là je vais
28:48me tourner vers vous
28:50maître bien sûr
28:51Avril Isine
28:52je rappelle que
28:53vous êtes avocate pénaliste
28:55je voudrais qu'on voit
28:56en même temps
28:56le sondage
28:57avec une volonté
28:58vraiment que les français
28:59renversent la table
29:00sur les questions
29:01qu'on retrouve
29:01une révolution plénale
29:03qu'on ait plus de moyens
29:04pour écouter les enfants
29:05pour écouter les familles
29:06des victimes
29:07et aussi
29:08êtes-vous pour ou contre
29:09l'élection de procureurs
29:10par les français
29:1261% des français
29:13y sont favorables
29:13vous en pensez quoi maître ?
29:15C'est vrai que je crois
29:16que c'est un modèle
29:17qui existe déjà
29:18par exemple aux Etats-Unis
29:20et là chaque citoyen
29:23c'est peut-être pas forcément idiot
29:25pourrait se dire
29:27que s'il veut une politique pénale
29:31plus répréhensive
29:32plus sévère
29:33que les textes de loi
29:36soient enfin appliqués
29:38parce que je pense que
29:39aujourd'hui les français
29:40sont complètement
29:41dans la compréhension
29:42parce qu'on leur dit
29:44il y a des textes
29:45et on prévoit
29:46on ne prévoit jamais
29:47de seuil minimum
29:48mais on prévoit
29:49des seuils maximum
29:51et parce que
29:53les peines planchées
29:54ont été abrogées
29:56ça a été voté déjà
29:57mais ça a été abrogé
29:59donc aujourd'hui
30:00les juges
30:02les magistrats du siège
30:03eux ont toute
30:04l'attitude
30:06pour prononcer
30:07la condamnation
30:08qu'ils estiment opportune
30:10alors aussi
30:11je voudrais attirer
30:12votre attention
30:12sur une chose
30:13parce que là
30:13vous parlez des procureurs
30:15mais de toute façon
30:15les procureurs
30:16eux ne font que requérir
30:18ce ne sont pas eux
30:19qui prononcent
30:20les condamnations
30:20donc quoi qu'il en soit
30:21même si les français
30:23se sentaient plus investis
30:25parce qu'ils pouvaient
30:26voter pour
30:27des procureurs
30:29de leur choix
30:31ça ne veut pas dire
30:32pour autant
30:32que la décision
30:34sera appliquée
30:34par les magistrats du siège
30:36pour continuer
30:38autour des violences
30:39faites aux enfants
30:40deux actualités
30:41puisqu'on va parler
30:42du périscolaire
30:43dans quelques secondes
30:44mais c'est tombé
30:46il y a quelques instants
30:47je vais peut-être
30:47vous faire découvrir
30:48cette information
30:49le ministre de la justice
30:51a ordonné vendredi
30:53une enquête administrative
30:54sur les rédactions
30:56des termes
30:56d'un jugement
30:57au tribunal de Bobigny
30:58qui traitait
30:59de psychologue
31:00Bobo
31:01ayant surréagi
31:03une mère
31:04ayant porté plainte
31:05pour une agression
31:06sexuelle
31:07sur son enfant
31:08Gérald Darmanin
31:09a estimé
31:09qu'il s'agissait
31:10d'une extrême gravité
31:12et totalement contraire
31:13à la déontologie
31:15et au devoir
31:16de délicatesse
31:17des magistrats
31:18les usagers
31:19les plaignants
31:19les partis civils
31:20et les victimes
31:20méritent tout le respect
31:21du service public
31:23de la justice
31:23Alain Bauer
31:24c'est une information
31:27quand même
31:27qui est sidérante
31:28alors en fait
31:28il s'agit très probablement
31:30d'un PV signé
31:31avant d'être
31:32entre guillemets
31:32expurgé
31:33d'un certain nombre
31:34de commentaires
31:35parce qu'ils sont pris
31:35au fil de l'eau
31:36etc
31:37et ensuite
31:37ils sont mis en forme
31:38là visiblement
31:39alors ça a un côté révélateur
31:41ce que pensent vraiment
31:42ceux qui rédigent
31:43les décisions
31:45et un côté
31:47particulièrement spectaculaire
31:48puisqu'il a été signé
31:49sans être relu
31:50et donc diffusé tel quel
31:51à toutes les parties
31:52et donc oui
31:53il est très légitime
31:54là que le ministre
31:56de la justice
31:56utilise son pouvoir
31:58réglementaire
31:59saisissent
31:59les instances
32:00mais là
32:01on est plutôt
32:02dans la réalité
32:03de ce qu'est
32:03l'arrière-cours
32:04des décisions judiciaires
32:06et des problématiques
32:08de rédaction
32:08et puis pour revenir
32:09sur le sujet juste précédent
32:10je rappelle qu'aux Etats-Unis
32:12et c'est un désavantage
32:13tout le monde est d'abord avocat
32:14tout le monde
32:15ensuite on peut devenir
32:16avocat avocat
32:17avocat magistrat
32:18avocat procureur
32:20avec des choix
32:20qui font que les juges aussi
32:21sont très souvent élus
32:24par les citoyens
32:25en fonction de la politique pénale
32:26qu'ils vont
32:27dans un système
32:27extraordinairement décentralisé
32:29vous avez 50 Etats
32:31un pouvoir fédéral
32:33et puis à peu près
32:3414 000 juridictions locales
32:38qui elles-mêmes
32:39décident de la manière
32:40dont elles veulent
32:41appliquer la loi
32:42ce qui rend là
32:43les participants
32:44directement concernés
32:45enfin
32:45dès l'école
32:47dès le collège
32:48le collège-collège
32:49pas l'université
32:50au sens collège
32:51les élèves
32:53participent
32:53au procédure
32:54ils refont le texte
32:55puisqu'ils participent
32:56à à peu près tout
32:57en tant que juré
32:58puisque le jury
32:59est à peu près tout
33:00ce qui fait
33:0190% de l'activité pénale
33:02se fait par plea bargain
33:03une négociation
33:04avant jugement
33:05ce qui rend le système
33:06rapide, efficace
33:08ça ne veut pas dire
33:08qu'il est juste
33:09mais en tout cas
33:09au moins a-t-on
33:10cette partie-là
33:11et seuls 10%
33:12vont devant le procès
33:14ou on refait l'enquête
33:15durant le procès
33:16d'ailleurs
33:16ce qui explique
33:17que les procès
33:18puissent être très longs
33:19donc cette révolution pénale
33:20que vous indiquez
33:21comme l'a très bien indiqué
33:23Maître
33:23ici présente
33:24c'est que
33:24c'est pas sur les procureurs
33:25que ça compte
33:26il requiert de plus en plus lourd
33:28il requiert de plus en plus dur
33:29la question c'est juste avant
33:31l'enquête
33:32et c'est ensuite
33:32dans la décision
33:33J'ai compris
33:34Maître en un mot
33:34quand même
33:35sur cette mère
33:36qui est traitée
33:36de psychologue bobo
33:37ayant surréagi
33:38dans un jugement
33:39une enquête administrative
33:40qui est ordonnée
33:41est-ce que
33:42dans les cas
33:43sur les violences
33:44faites aux enfants
33:44les violences familiales
33:45vous avez aussi
33:46cette impression
33:47que
33:48c'est pas anecdotique
33:50ça peut vous arriver régulièrement
33:51Oui
33:52on a l'impression aussi
33:53que parfois
33:54les magistrats
33:55ne vivent pas
33:56dans la réalité
33:57et que
33:58ils n'écoutent pas
34:00la douleur
34:02des personnes
34:04et
34:04alors c'est vrai
34:05que
34:06aussi
34:06ils font un métier
34:08qui est quand même
34:08extrêmement compliqué
34:10parce que
34:11ils sont
34:12confrontés
34:13tous les jours
34:13à
34:14à l'horreur
34:15donc alors après
34:16c'est vrai que
34:17parfois
34:18ils pourraient être tentés
34:19de négliger
34:21certaines plaintes
34:23mais c'est vrai
34:24que là
34:25c'est particulièrement
34:27ignoble
34:27et choquant
34:28les propos
34:29qui ont été
34:30tenus
34:31et je pense
34:31qu'effectivement
34:33
34:33il y a vraiment
34:33une nécessité
34:34de sanction
34:37Il s'agissait
34:38à l'annonce
34:38d'une plainte
34:39devant le
34:41conseil
34:42supérieur
34:43de la magistrature
34:44par la mère
34:45qui a dénoncé
34:45un jugement
34:46de valeur teintée
34:47de malveillance
34:48et de partialité
34:49à son égard
34:50doublé d'une incohérence
34:52sur le fond
34:52dans cette affaire
34:53le baby-sitter
34:54de l'enfant
34:54avait été relaxé
34:57notamment car
34:57le recueil
34:58de la parole
34:59n'a pas été fait
35:00de manière
35:01spécifique
35:038 mois plus tard
35:04l'avocat reçoit
35:05le jugement tombe
35:06stupéfait
35:06sur une motivation
35:07absurde
35:08et presque injurieuse
35:10voilà où on en est
35:11Julien Drey
35:12d'abord juste une remarque
35:13par rapport au système
35:13américain
35:14je me rappelle
35:15c'est pas les procureurs
35:15qui sont élus
35:16c'est les juges
35:16tout le monde est élu
35:17oui mais c'est les juges
35:18d'abord
35:18tout le monde
35:19oui tout le monde
35:20bon
35:21et puis par ailleurs
35:22surtout c'est un système
35:23accusatoire
35:24c'est pas la même chose
35:25que nous
35:26donc elle a raison
35:27de dire
35:28on accuse
35:28et puis après
35:29on fait
35:29nous vous savez ce que c'est
35:30il y a une enquête
35:32après il faut voir
35:33c'est un système plus performant
35:35quand je compare les deux systèmes
35:36je n'ai toujours pas
35:37de philosophie définitive
35:39après de longues discussions
35:40que j'avais assistées
35:41en commission des lois
35:42je savais qu'on ne savait pas bien
35:43si c'était bien ou mieux
35:44mais une remarque
35:46moi je suis d'accord
35:47pour qu'on interpelle les juges
35:48mais vous avez
35:49quand même une réalité maintenant
35:50c'est qu'on découvre
35:51que les moyens
35:52qui avaient été annoncés
35:53n'ont pas été au rendez-vous
35:54c'est-à-dire les lieux spécifiques
35:56pour écouter les enfants
35:57qui sont essentiels
35:58pour la valeur
35:58de la parole des enfants
35:59n'ont pas été mis en place
36:01Pierre Lelouch
36:02en un mot
36:02parce que je n'ai pas vu
36:03le temps défiler
36:04je vous présente mes excuses
36:05il reste moins de 10 minutes
36:06il faut lui faire l'économie
36:07d'un cours
36:08sur le droit comparé
36:09même si j'ai fait du droit
36:10mes études de droit
36:11aux Etats-Unis
36:12aussi
36:13mais ce qui a été dit
36:14voilà
36:15on n'a pas le temps
36:16ce que je crois
36:18c'est que
36:18les français
36:20vivent cette affaire
36:21comme une affaire personnelle
36:22tout le monde se sent concerné
36:23et tout le monde a compris
36:25que ça ne marche pas
36:27et donc il y a une crise
36:28qui n'est pas un fait de société
36:30c'est une crise politique majeure
36:32à laquelle je ne vois pas
36:34que le gouvernement
36:35soit en train de répondre
36:36de façon convaincante
36:37le président de la république
36:38le premier
36:39puisqu'il dit
36:39je n'ai pas me cherché
36:41sur les moyens
36:42je les ai donnés les moyens
36:43donc c'est pas une affaire de moyens
36:44c'est d'abord une affaire de moyens
36:46c'est aussi une affaire
36:47de formation
36:49de tout le monde
36:50aussi bien des enquêteurs
36:52en nombre insuffisant
36:53des policiers
36:54des gendarmes
36:54et surtout des juges
36:56et à un moment
36:57en effet
36:57se pose la question
36:58de la responsabilité
36:59des juges
37:00alors aujourd'hui
37:01on est dans une espèce
37:02de concours lépine
37:02tout le monde a son idée
37:03ce qu'il faut dire les juges
37:05alors
37:05il y en a de tous les côtés
37:07mais ce qu'il faut
37:08c'est qu'un gouvernement
37:10digne de ce nom
37:11fasse le boulot
37:11pour l'instant
37:12il n'est pas fait
37:12avec le périscolaire
37:14parce que c'est deux plaques
37:16qui se confrontent
37:18il y a la disparition
37:19atroce de la petite Liana
37:21et vous avez également
37:22l'affaire du scandale
37:24du périscolaire à Paris
37:25après le groupe
37:26de Sophia Chikirou
37:26c'est au tour de la droite
37:28Hélène
37:29de saisir
37:30la justice
37:31sur un cas de gestion
37:32du scandale
37:33du périscolaire
37:33par la ville de Paris
37:34ils ont utilisé
37:36l'article 40
37:36une vingtaine d'élus
37:37de droite
37:38dont Rachida Dati
37:39mettent en cause
37:39la mairie de Paris
37:40dans l'affaire
37:41des violences sexuelles
37:42de quoi s'agit-il
37:43chère Hélène ?
37:44et bien tout simplement
37:45Rachida Dati
37:46met en application
37:47ce qu'elle a notamment
37:47dit dans son programme
37:50et en fait
37:50la droite alerte
37:51maintenant
37:52depuis 2015
37:53rappelez-vous
37:54de ces vidéos
37:54qui avaient été ressorties
37:55d'ailleurs grâce à Laurent Tessier
37:56sur Europe 1
37:57du maire du 6ème arrondissement
38:00de Lecoq
38:00bien sûr
38:01qui disait déjà
38:02à Anne Hidalgo
38:03à l'époque
38:03et à Emmanuel Grégoire
38:04désormais maire de Paris
38:05qui était à l'époque
38:06adjoint
38:07il faut toujours le rappeler aussi
38:08adjoint aux ressources humaines
38:10en 2015
38:10c'était ça sa position
38:11et rappelez-vous
38:12du cynisme
38:13et de la désinvolture
38:14avec laquelle
38:15Anne Hidalgo
38:15avait complètement balayé
38:17justement
38:17ce qu'Inès de Ragnel
38:18lui disait déjà
38:19à l'époque
38:19etc.
38:19moi ce qui m'inquiète
38:20énormément
38:21dans cette histoire
38:21du périscolaire
38:22c'est très bien
38:22que Rachid Adati
38:23effectivement
38:24fasse cela
38:25parce qu'il faut absolument
38:26faire toute la lumière
38:27sur la responsabilité
38:28de tout le monde
38:29dans cette histoire
38:30qui a reflété qui
38:31à quel moment
38:32qui a fermé les yeux
38:33à quel moment
38:34qui a dit
38:34je sais
38:35mais on va le déplacer
38:36comme ça
38:37on va déplacer le problème
38:37il faut absolument
38:38que la justice
38:39fasse un travail
38:40extrêmement rigoureux
38:41sur ce qui s'est passé
38:42à toutes les échelles
38:42que ce soit dans les écoles
38:44les directeurs des écoles
38:44et ça doit absolument
38:46remonter jusqu'à la mairie
38:47moi je vais vous dire
38:48la seule chose en revanche
38:49qui m'inquiète davantage
38:50c'est que j'ai l'impression
38:51que ce cynisme
38:52et cette désinvolture
38:53de la part en tout cas
38:54de la mairie de Paris
38:55et de l'hôtel de ville
38:56de manière générale
38:56en fait elle continue
38:57quand je vois
38:58sur une chaîne concurrente
38:59une adjointe socialiste
39:01Gabrielle Siri Wary
39:02pour ne pas la nommer
39:02quand on parle de l'affaire Liana
39:04et que le journaliste
39:05lui dit
39:05oui mais bon
39:06le périscolaire quand même
39:07et là elle le regarde
39:08avec un cynisme
39:09elle lui dit
39:10vous allez encore me sortir
39:12ben oui mais bien sûr
39:12qu'on va continuer
39:13à vous en parler
39:13on va continuer à vous en parler
39:15jusqu'à ce que
39:16toutes les lumières soient faites
39:17en ce qui concerne
39:17le maire actuel
39:18Emmanuel Grégoire
39:19il met en place
39:20toute une cellule
39:22avec des moyens
39:22qui sont à disposition
39:23pour essayer de faire
39:24toute la lumière
39:25ce qui me surprend
39:26c'est que je n'ai toujours
39:26pas entendu un mot
39:28de la part de l'ancienne maire
39:30de Paris à Nidalgo
39:31qui n'a toujours pas réagi
39:33et apporté un éclairage
39:35sur cette situation
39:36on l'a entendu
39:37à l'université aux Etats-Unis
39:39et on ne l'entend pas sur ça
39:41vous qui parlez de système
39:43Abstein Alain Bauer
39:44dans votre livre
39:45sur cette affaire tentaculaire
39:47est-ce que là aussi
39:48on pourrait un jour
39:49parler d'un système
39:50d'une faillite systémique
39:52sur les violences faites aux enfants
39:54c'est facile
39:55depuis la SIAZ
39:56la SIVIS
39:58Bétharam
39:58MeToo
39:59le périscolaire
40:00l'affaire Liana
40:01l'affaire Rosa
40:02et les révélations
40:03tous les jours
40:04tous les matins
40:04et tous les soirs
40:05on sait qu'il y a eu
40:06en France
40:06environ 6 millions
40:08de victimes
40:09d'agressions sexistes
40:11et sexuelles
40:12dont un nombre considérable
40:13de mineurs
40:13sujet qui n'a jamais
40:15je dis bien jamais
40:16été traité
40:17qui a été évacué
40:18ignoré
40:18sous-traité
40:19sous-estimé
40:21et pas géré
40:22au nom de
40:23les enfants mentes
40:24et les victimes
40:24nous cassent les pieds
40:25parce qu'elles nous posent
40:26un problème comptable
40:27de flux
40:27après le flux
40:29on a eu le stock
40:29après il a fallu
40:30dégorger le stock
40:32en classant s'ensuite
40:33parce que dans la réalité
40:35Pierre a raison
40:36il y a à la fois
40:37un problème de formation
40:38personne ne fait
40:39quasiment de criminologie
40:40c'est un sujet
40:41devenu ressar
40:41à part Béatrice Brugère
40:43et quelques magistrats
40:44qui se mobilisent
40:45en disant
40:45il faut qu'on soit formé
40:46justement
40:46à recevoir la parole
40:47il y a 500 centres
40:49de recueil
40:50de la parole
40:51c'est-à-dire moins
40:51que d'écoles
40:52qui ont aménagé
40:53leurs horaires
40:56sur une dizaine
40:57de milliers
40:57de lieux
40:58où on pourrait reprendre
40:58et accepter la parole
41:00le nombre
41:01de personnel spécialisé
41:03pour la parole
41:04des victimes
41:04et notamment
41:05des victimes mineures
41:05est très faible
41:06et vous ajoutez
41:08vous avez une embolie
41:08générale du système
41:09et derrière cela
41:10il y a aussi des enjeux
41:12de on ne veut pas
41:13être responsable
41:13on n'a rien fait
41:15mais surtout
41:15on ne veut pas être responsable
41:16d'avoir rien fait
41:17et ceci couvre
41:18un nombre considérable
41:19d'institutions
41:20qui aujourd'hui
41:21sont en train de voir
41:22la vague de pédocriminalité
41:23l'océan de pédocriminalité
41:25qui n'a pas été traité
41:26avec des victimes
41:27qui se réveillent
41:28qui retrouvent leur parole
41:29avec la sérialité
41:30et l'affaire de la prescription
41:32qui devient un enjeu
41:33plus compliqué qu'avant
41:34et nous sommes aujourd'hui
41:36face à l'absence de réaction
41:37en un mot
41:37en un mot avec vous
41:38il y a 24 ans
41:40j'ai fait une loi
41:41sur l'imprescriptivité
41:4224 ans
41:43ce texte a été déposé
41:45à 24 ans
41:45à l'Assemblée nationale
41:46vous qui étiez
41:47sur l'antenne
41:47vous étiez au barreau de Paris
41:48mais associé à l'antenne
41:50des mineurs
41:50pendant combien de temps ?
41:52j'y étais pendant 15 ans
41:5315 ans
41:54et donc vous signalez
41:55un maximum
41:56de faits
41:57c'est-à-dire qu'à l'antenne
41:58des mineurs
41:59on est là
42:00pour défendre
42:01les mineurs
42:02lors d'audience pénale
42:03mais aussi
42:04on est là
42:05pour les défendre
42:06sur des mesures
42:07de protection
42:08pour déclencher
42:09des mesures
42:09d'assistance
42:10éducative
42:11des placements
42:12et c'est vrai
42:13que j'ai vu
42:15quand même
42:15que les violences
42:17faites aux enfants
42:19sont tellement importantes
42:20alors après
42:21parfois aussi
42:22on essaie
42:23de les placer
42:24et de les protéger
42:25et l'ASE
42:26malheureusement
42:27il y a beaucoup
42:28d'exemples
42:28de défaillance
42:29où les enfants
42:31qui sont placés
42:32peuvent être victimes
42:34
42:35d'agressions
42:36particulièrement horribles
42:38voilà ce qu'on pouvait dire
42:38sur le périscolaire
42:39je voulais vous donner la parole
42:40qui m'ont expliqué
42:41qu'ils avaient fait
42:42des signalements
42:42avec des stabilos
42:44etc
42:44et qu'ils regardaient
42:45quelques semaines
42:46après leur dossier
42:47rien ne s'était passé
42:48parce qu'il n'y avait pas
42:48les places
42:48Julien vous allez m'en vouloir
42:50parce que
42:50avant l'antenne
42:51je n'en veux jamais moi
42:52mais non
42:52mais vous m'avez appelé
42:53et vous avez entièrement raison
42:55parce que vous disiez
42:56il faut absolument quand même
42:57qu'on parle de l'Iran
42:59du Liban
42:59et de la situation
43:01avec Donald Trump
43:02je ne me permettrai pas
43:04de vous demander
43:05votre avis
43:06ni à Pierre
43:07ni à vous
43:07ni à Alain
43:08en 40 secondes
43:09puisque je suis pris par le temps
43:11en revanche
43:12soyez certains
43:13que dimanche
43:14dans notre émission
43:15et face à face
43:16nous allons en parler
43:18longuement
43:19mais
43:20je pense que la situation mondiale
43:21et moi
43:22je vous le dis honnêtement
43:22la situation mondiale
43:23m'inquiète
43:24parce que je ne sais plus
43:25où on va
43:25ce n'était pas l'inquiétude
43:27que vous aviez dimanche dernier
43:28on est peut-être probablement 3
43:29vous êtes 3
43:30bon ben vous êtes 3
43:31à nous inquiéter
43:32mais
43:32on peut renvoyer
43:34à mon émission d'hier
43:34en podcast
43:35et bien sûr
43:36Henri Flet
43:37bien sûr
43:37une émission passionnante
43:38d'ailleurs
43:39Olivier de Caronfleck
43:393 secondes
43:40c'est 100% politique
43:42100% politique
43:43une archive
43:43d'Emmanuel Macron
43:44canicule 2019
43:45vous verrez ce qu'il a dit
43:46à l'époque
43:46et bien écoutez
43:47ça tombe bien
43:48merci à tous les 6
43:49merci à
43:50Lucas Pucittil
43:50qui a préparé cette émission
43:51à demain matin
43:52merci à tous les 6
Commentaires

Recommandations