- il y a 3 semaines
Retrouvez notre soirée spéciale "Football : à chaque finale ses violences urbaines ?", présentée par Maxime Switek sur BFMTV ce lundi 1er juin 2026
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00:00Bonsoir Julie, bonsoir à toutes et à tous, je suis très heureux de vous retrouver ce soir en direct sur
00:03BFM TV avec dans une seconde Robert Ménard, premier invité de la soirée sur BFM TV pour parler de ça,
00:10regarder de ces scènes de violence après la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions, c'était ce
00:15week-end, vous le savez.
00:16Et bien au-delà toutes ces incivilités, ces violences en série pour le 14 juillet, pour Halloween ou n'importe
00:21quel moment festif désormais, on va en parler. Bonsoir Robert Ménard, est-ce que vous m'entendez ?
00:26Très bien, je vous entends très bien et merci de m'avoir invité.
00:30Merci d'être avec nous ce soir. Pour commencer, une toute première question très simple. Qu'a-t-on vécu
00:35samedi soir ? Comment vous nommez les choses vous ?
00:38Je fais attention aux mots, vous savez, parce qu'à un moment donné, à force d'exagérer, on va finir
00:44par mettre en doute ce qu'on dit. C'est un vrai problème.
00:49Bien sûr que c'est un vrai problème. C'est un vrai problème parce qu'on n'a pas affaire,
00:52contrairement à ce que disent un certain nombre de gens, à des supporters qui font des débordements,
00:59qui seraient tellement pris par la joie de voir le PSG gagner qu'il ferait un certain nombre de choses
01:05qu'on ne doit pas faire.
01:06Manifestement, vous l'avez vu, il y a un certain nombre de gens qui s'en sont pris aux forces
01:10de l'ordre, qui s'en sont pris à un certain nombre de commerces,
01:14qui s'en sont pris à tout un tas de mobiliers urbains, avant même d'avoir le résultat.
01:19C'est-à-dire qu'on a des gens qui profitent de ces moments de liesse populaire pour faire autre
01:25chose, autre chose que participer à la liesse.
01:28On l'a vu, vous y faisiez allusion, c'est pareil le 14 juillet, c'est pareil pour Halloween, c
01:33'est pareil pour le 31 juillet.
01:35Il y a un certain nombre de casseurs, un certain nombre de voyous, un certain nombre de petits saligots qui
01:42se comportent de façon, pas absurde,
01:45de façon qui sciemment s'en prenne à tout ce qui ne leur plaît pas, à commencer par les forces
01:51de l'ordre.
01:52Voilà ce que je constate. Mais moi, j'ai failli le constater d'ailleurs chez moi.
01:56J'étais avec mon épouse sur une terrasse de café à Béziers quand le résultat a été donné, quand Béziers
02:03a enfin gagné.
02:06Et c'est vrai que vous êtes toujours à deux doigts de voir les choses dégénérer.
02:10Ce fait que je suis dans une petite ville où je connais tout le monde, à Béziers, et que je
02:14suis allé voir,
02:15et ça a calmé les choses. Mais tu te dis qu'on est toujours à deux doigts du dérapage,
02:20à deux doigts de voir des gens, en particulier s'en prendre aux forces de police.
02:24Robert Ménard, je vous présente celles et ceux qui m'accompagnent ce soir sur ce plateau.
02:29Dylan Slana, bonsoir, avocat pénaliste, merci d'être là.
02:31Laurent Valdiguier, bonsoir.
02:32Laurent, journaliste d'investigation et consultant pour BFM.
02:35Yves Tréhard, évidemment, avec moi, et journaliste politique à BFM TV.
02:38Et Lisa Hadef, bonsoir.
02:39Lisa, journaliste ici à BFM.
02:41Vous disiez juste une chose, Robert Ménard, on est toujours sur le fil.
02:45Comment vous expliquez que précisément, dans ces moments-là, désormais, on est toujours sur le fil ?
02:50Parce qu'on a fini par accepter cette situation.
02:55Parce qu'aujourd'hui, il va de soi...
02:57Mais moi, je le dis le premier, je ne montre pas les oeufs du doigt.
03:01Il va de soi que si un match entre la France et un certain nombre de pays, ça va mal
03:06se passer.
03:06Il va de soi qu'Halloween, il faut mettre plus de policiers dehors parce que ça va mal se passer.
03:12Il va de soi que le 31 décembre, on va faire attention parce qu'il y a plus des voitures
03:17qui vont être brûlées.
03:18Je pense que malheureusement, on a accepté cette idée-là.
03:24On a accepté cette idée-là.
03:26Et je dis que tout le monde est dans cette situation.
03:29Alors on peut faire les marioles.
03:30Moi, je peux trouver un vocabulaire encore plus guerrier pour vous dire que je ne laisserai pas faire et tout.
03:36Mais en même temps, comment je fais ?
03:37Comment je fais ?
03:39Écoutez, moi, je vous pose juste une question.
03:41Par exemple, là, il y a, je ne sais pas combien, je ne sais plus, plus de 400...
03:47Il y a eu 890 interpellations.
03:50Soit dit en passant, c'est presque 50% de plus que l'an dernier pour le même PSG qui
03:55gagnait aussi en finale de la Ligue des Champions.
03:59Moi, je vais voir combien il y a de condamnations.
04:02Combien il y a de condamnations ?
04:03On sera du côté des comparutions immédiates parce qu'elles ont lieu encore ce soir.
04:09Laurent Valdiguier, qui est avec nous en plateau, a assisté, me semble-t-il, à ces comparutions immédiates.
04:13Pas toutes, mais à toutes.
04:13Dylan Slama a fait libérer un des gardés à vue.
04:16On en parlera tout à l'heure aussi.
04:18Mais question d'abord d'Yves Tréhard.
04:20Oui, bonjour.
04:21Bonsoir, Robert Ménard.
04:23Une question, je ne sais pas si vous avez écouté Éric Zemmour tout à l'heure qui était sur ce
04:28plateau et qui disait qu'à 90%, les individus qui se livraient à ces actes-là étaient issus de l
04:36'immigration.
04:37Écoutez, je n'en sais rien.
04:39Je n'en sais rien.
04:40Il avait un discours définitif.
04:42Attendez, je ne sais pas.
04:43Yves, vous le savez, vous, ça ?
04:45Ah non, mais moi, je ne fais que répéter ce que j'ai entendu.
04:48Je ne le sais pas plus que ça.
04:51Dieu sait, Dieu sait qu'on se connaît.
04:54Je ne suis pas quelqu'un qui dit que l'immigration, c'est sans problème.
04:58Et je pense qu'il faut la contrôler de façon drastique.
05:01Mais là, aujourd'hui, dire ça, rien ne permet de le dire.
05:04Enfin, en tout cas, moi, je n'ai pas cette information.
05:06Peut-être que le patron du service politique du Figaro que vous êtes le sait.
05:11Moi, je n'en sais rien.
05:12Je n'en sais rien.
05:14Je verrai ce qu'il en est, d'une part, et je verrai ce qui sera prononcé comme peine.
05:19C'est ça.
05:20Ensuite, attendez, on ne va pas jouer à ce genre de choses.
05:24Je ne pense pas que chez moi, tous les gens qui sont responsables d'exactions sont tous issus de l
05:30'immigration
05:30parce que ce n'est pas vrai.
05:32Ce n'est pas vrai.
05:33Alors, je fais attention à ce que je dis.
05:34Non, et puis dans deux mots, on va aussi renvoyer tous les immigrés chez eux.
05:38Enfin, il faut se calmer avec des conneries pareilles.
05:40– Alors, on reviendra là-dessus parce qu'effectivement, c'est l'axe qui a été choisi par Exemmour.
05:45C'était aussi l'axe ce matin de Jordan Bardella sur BFM TV.
05:47On l'entendra tout à l'heure.
05:49Mais on va prendre les choses, les sujets les uns après les autres, Robert Ménard.
05:53D'abord, vous disiez, on a fini par tous accepter cette situation.
05:56Quand on regarde ce qui s'est passé ce week-end, et je m'arrête encore sur ce week-end,
05:59mais c'est quasi systématiquement le cas pour les mêmes événements.
06:02On avait affiché, avant même qu'il ne se produise quoi que ce soit,
06:0622 000 forces de l'ordre mobilisées sur tout le territoire,
06:10en disant que c'était quelque chose de très musclé, etc.
06:13Là, il n'y a pas d'acceptation.
06:14On essaie, on savait que ça pouvait se produire, il y avait un risque.
06:16On essaie de lutter.
06:18Sauf qu'on a l'impression qu'on n'y arrive pas.
06:20Mais peut-être qu'on n'y arrive pas, parce que, attendez, pardon d'être peut-être un peu primaire,
06:25peut-être qu'on n'y arrive pas, parce qu'il y en a un certain nombre de gens qui
06:31vont être condamnés.
06:32Je vous rappelle que quand c'est en première parution, c'est-à-dire ton premier procès,
06:36pour parler clairement comme tout le monde,
06:38si tu es condamné jusqu'à un an de prison, tu ne vas pas en prison.
06:43C'est ça qu'il faut dire aux gens.
06:45Moi, je pense que quelqu'un qui prend 15 jours de prison,
06:48il doit aller 15 jours en prison.
06:51Pourquoi je dis ça ?
06:52Parce que je ne suis pas de ceux,
06:53peut-être parce que je connais les prisons pour les visiter comme maire de ma ville, par exemple,
06:58je ne suis pas de ceux qui racontent que la prison, c'est un hôtel 4 étoiles,
07:03parce que c'est juste une bêtise, je dis ça,
07:05parce que ce n'est pas vrai, il suffit de rentrer dans une prison
07:08pour te rendre compte à quel point ça te fait peur.
07:10Et je pense qu'un certain nombre des gens qui ont fait ce qu'ils ont fait là
07:14et qui l'ont fait dans le passé ou qui le font dans le futur,
07:17il faut les mettre en prison, même pour 15 jours.
07:20Il y a des pays qui pratiquent ça et ce n'est pas des dictatures.
07:24Aux Pays-Bas, par exemple, on met en prison même pour 15 jours.
07:28Pourquoi on ne le fait pas ?
07:29Pourquoi on ne le fait pas ?
07:30Pas parce que les juges...
07:32Pardon.
07:32Pourquoi on ne le fait pas ?
07:33D'abord parce qu'il n'y a pas les places de prison.
07:37Tant qu'on ne se fera pas des places de prison,
07:39tout le reste, c'est du baratlin.
07:42Alors attendez, parce qu'il y a une chose que vous venez de dire
07:44et qui fait réagir immédiatement, que ce soit Maître Slama ou Laurent Valdiguier.
07:48Quand vous dites, Robert Ménard, si vous prenez une peine jusqu'à un an de prison,
07:51que c'est la première fois, etc., vous n'irez pas en prison.
07:53Vous dites que c'est faux tous les deux ?
07:54Ah bah oui.
07:54C'est totalement inexact.
07:55Un magistrat a tout à fait la possibilité de décerner mandat de dépôt,
07:59y compris pour trois mois de prison.
08:01On peut être condamné à trois mois de prison avec mandat de dépôt.
08:03Il a la possibilité qu'ils le font ?
08:05Bien sûr qu'ils ne le font pas systématiquement.
08:06Mais en tout cas, ils en ont la possibilité et ça arrive assez fréquemment.
08:09Je n'étais pas moi aujourd'hui en comparution immédiate,
08:10Laurent Valdiguier était, mais j'y suis quand même assez régulièrement
08:12et je sais qu'ils le font de manière très régulière.
08:15Laurent.
08:16Attends, on arrive...
08:19Laurent et ensuite Robert Ménard, Laurent Valdiguier.
08:21Non mais oui, moi j'en ai vu un parce que c'était les comparutions immédiates.
08:25Les comparutions immédiates, c'est tous les lundis matins.
08:28On est deux millions d'habitants à Paris.
08:30Il y a trois chambres correctionnelles qui jugent 30 personnes.
08:34Ces 30 personnes, c'est l'effet violent du week-end.
08:37Alors, c'est beaucoup aux yeux de la justice parce que des fois,
08:39souvent, ils siègent jusqu'à 2h30 du matin, 3h du matin.
08:42Donc là, c'est toujours en cours ce soir ?
08:44Donc là, c'est toujours en cours.
08:45Et puis alors là, ceux-là, les trois chambres habituelles,
08:47on leur a rajouté les 13 dits du PSG.
08:51Alors, c'est vrai que 13 en plus des 30 habituelles,
08:54ça fait du monde, c'est un cafard d'un homme, c'est la justice,
08:57avec un grand J, parce que vous les voyez,
08:59ces magistrats, les procureurs, le greffier, ils sont là.
09:02Ils sont débordés.
09:04Alors, ils sont débordés parce qu'ils doivent gérer l'urgence,
09:06et puis bien la gérer.
09:07En plus, ils ont des avocats dans le genre du Diyan Salama
09:09qui viennent les chicaner sur les procédures, etc.
09:12Ils ont tous plaidé des procédures, les avocats.
09:14Et puis dans le box, il y en avait un qui avait le t-shirt du PSG.
09:18Ah, il avait le t-shirt intact du PSG de l'autre jour.
09:21Ibrahima, il s'appelle celui que j'ai vu.
09:22Il est français, d'origine de Guinée-Conakry,
09:25mais il n'avait pas osé dire à ses parents qu'il avait été arrêté.
09:29Il a demandé aux pélissiers de prévenir personne.
09:33Alors, il a été arrêté rond-point des Champs-Elysées.
09:35Il avait un mortier en main qui dit qu'il avait acheté.
09:38Parce que ça, pour le coup, c'est ce que j'ai découvert dans la journée aujourd'hui.
09:42Vous savez, dans les manifs, il y a des vendeurs de merguez autrefois.
09:44Oui, maintenant, il y a des vendeurs de mortiers.
09:45Il y a des vendeurs de mortiers, voilà.
09:46Donc ça, c'est vrai que ce n'est pas bien.
09:48Il faut prohiber les mortiers.
09:50C'est dangereux pour la police.
09:51C'est dangereux pour tout le monde.
09:53Ça peut rentrer dans la fenêtre d'Yves Tréard.
09:55S'il l'a laissée ouverte, c'est dangereux.
09:57Ça peut mettre le feu.
09:59Ça, c'est à proscrire.
10:00Il a dit qu'il n'avait pas tiré le mortier en direction de la police.
10:04Il avait tiré en l'air, qu'il venait de l'acheter.
10:06Qu'il était là avec un copain, qu'il a perdu de vue.
10:09Le procureur a fait une...
10:11La salle est blondée, Maxime.
10:13Ça devrait être filmé.
10:14Ça devrait être en direct à la télévision.
10:16Le procureur a demandé quatre mois ferme.
10:19Il a été condamné à quatre mois avec sursis.
10:21Quatre mois avec sursis.
10:22Robert Ménard, comment vous réagissez ?
10:24Je vous ai entendu dire...
10:25Pardon, quand Didan Sama disait
10:26« Oui, il y a la possibilité de mettre des gens en prison pour moins d'un an »,
10:29je crois que vous lui avez dit « Vous vous foutez de moi ».
10:31Ben oui, bien sûr.
10:33Parce qu'il a raison, maître.
10:35Vous avez raison de dire ça.
10:36Mais dans les faits, qu'est-ce qui se passe ?
10:38Dans les faits, quand il n'y a pas de place de prison chez moi,
10:41la prison, comme partout ailleurs,
10:43elle est suroccupée.
10:44La maison d'arrêt, c'est quoi aujourd'hui ?
10:46140% d'occupation.
10:48Je connais des magistrats.
10:49Moi, je suis le dernier maître à penser que les magistrats sont tous laxistes
10:53et les avocats tous prêts à dire n'importe quoi.
10:56Je ne le pense pas, donc je ne vous le dis pas là.
10:58Mais aujourd'hui, vous savez comme moi
11:00qu'avant de prononcer une peine de prison qu'on va exécuter,
11:04le magistrat, il va se poser une question toute bêtassonne
11:07où donc on va mettre ce garçon, ou cette fille.
11:10C'était plutôt des garçons.
11:11Il n'y aurait pas une surpopulation carcérale de 140% justement.
11:14Vous voyez, le fait qu'il y ait une surpopulation carcérale de 140%
11:17montre bien que ce n'est pas la priorité des magistrats.
11:20Sinon, il n'y aurait pas des dizaines et des milliers de personnes
11:22qui dormeraient sur des matelas par terre.
11:23Si jamais il y a des gens qui dorment sur des matelas par terre,
11:25c'est parce que les magistrats envoient des prisons
11:27tout en sachant qu'ils dormiront sur des matelas par terre.
11:30– Attendez, on ne va pas faire un faux débat
11:33parce que ce n'est pas ce que je vous dis.
11:35Je vous dis aujourd'hui, quelqu'un qui prend un mois de prison
11:39la première fois qu'il est condamné n'ira pas en prison.
11:42C'est tout.
11:42Et vous le savez aussi bien que moi.
11:45– Mais non, c'est vrai.
11:45Je fais régulièrement des comparations immédiates
11:46et je suis désolé de vous apporter la contradiction.
11:48C'est inexact.
11:49– Vous pouvez...
11:50Enfin, vous fichez le monde.
11:52– Mais non, les comparations immédiates, c'est public.
11:55Tout le monde peut y aller.
11:56– Attends, allez, allez, allez, allez, allez, allez-y.
11:58– Non, je vous attends pour y aller.
12:00J'attends comme maire de ne pas le constater.
12:02Mais bien sûr que c'est ça.
12:04Bien sûr que ça se passe comme ça.
12:06Et j'attends de voir.
12:07Mais moi, je vous donne rendez-vous.
12:08Dans 15 jours, on verra combien des personnes
12:11qui ont été interpellées, condamnées,
12:14seront effectivement en prison.
12:15– C'est un autre problème.
12:16Je peux y répondre d'ailleurs,
12:17mais c'est un autre problème pour moi.
12:18– Alors attendez, Robert Ménard,
12:20c'est le même problème.
12:21– Robert Ménard, sur l'exemple qui a été donné aujourd'hui,
12:23donc en coopération immédiate, par Laurent Valdigué.
12:26On a un jeune homme pris avec un mortier d'artifice.
12:29Le procureur réclame 4 mois fermes.
12:31Il y a 4 mois de prison avec sursis.
12:32Vous vous dites, il faudrait 15 jours de prison
12:36pour quoi ? Pour donner une leçon ?
12:37Pour que tout de suite, il y ait un marqueur comme ça ?
12:39– Non, je ne vous ai pas dit ça.
12:40Je ne me mets pas à la place des juges.
12:42Je ne dis pas que les juges, encore une fois,
12:45laissent tout passer, tout couler.
12:47Pas du tout.
12:48Je dis, quand on prononce une peine de prison,
12:52elle devrait être exécutée.
12:54C'est tout.
12:54Et que les aménagements, au lieu d'être les aménagements de peine,
12:58les bracelets, tout ce que vous voulez,
13:00au lieu d'être la règle, ça devrait être l'exception.
13:03C'est la seule chose que je dis.
13:04Je ne suis pas un maire fou furieux
13:06qui explique qu'on doit mettre,
13:08on doit condamner à tour de bras tout le monde.
13:11Je dis, quand on condamne,
13:13et ça c'est incompréhensible pour les gens,
13:15quand vous condamnez quelqu'un
13:17et quand vous le voyez revenir dans la rue
13:19où il habite,
13:20alors que tout le monde sait qu'il a été condamné,
13:23pardon, c'est un effet catastrophique.
13:25Quand vous ajoutez à ça
13:26l'espèce de propos surréaliste
13:29de notre ministre de l'Intérieur,
13:31alors qu'est-ce qu'il nous a dit ?
13:33Que c'était globalement sous contrôle,
13:36qu'on avait un maintien de l'ordre remarquable,
13:39qu'on était un grand pays
13:40dans la gestion de l'ordre public,
13:42tu te dis, mais j'hallucine.
13:44J'hallucine.
13:44D'un côté, il y a des gens qui n'iront pas,
13:47ils seront peu allés en prison,
13:49et de l'autre côté,
13:50un ministre de l'Intérieur
13:51qui, au fond, trouve que ça s'est pas si mal passé que ça.
13:55Attendez, comment vous voulez que les gens
13:57s'y retrouvent là-dedans ?
13:59Alors justement, on va voir avec vous,
14:01Lisa Leff, qu'il y a eu des violences à Paris,
14:02mais dans d'autres villes de France,
14:04dans beaucoup d'autres villes en France,
14:05et loin de Paris.
14:06Oui, au moins 71 communes concernées,
14:09c'est en tout cas ce que dit le ministre de l'Intérieur.
14:10Vous voyez la carte des grandes villes
14:13dans lesquelles il y a eu des violences,
14:14ou des dégradations, ou les deux,
14:15et pour lesquelles les préfectures ont communiqué.
14:18À Toulouse, il y a eu des heures de heure,
14:20un bus dégradé,
14:22poubelles, abribus, scooters,
14:23plusieurs objets ont été détruits ou incendiés,
14:25des terrasses de restaurants ont été prises pour ci.
14:28Vous allez voir les images avec des chaises par dizaines
14:30jetées sur la voie publique et cassées.
14:32Au total, à Toulouse, 18 interpellations.
14:34Il y a également eu des incidents à Pau.
14:36Dans le centre-ville, le préfet explique
14:38que les débordements ont commencé dès la fin du match,
14:40donc assez tôt.
14:41Il y a eu des échanges de tirs de mort,
14:42d'artifices et de cocktails Molotov
14:44sur les forces de l'ordre,
14:45du mobilier urbain incendié.
14:47Au total, 250 jeunes se sont rassemblés,
14:49dont une dizaine a réussi à rentrer
14:51à l'intérieur de la médiathèque
14:52avec des écrans d'ordinateurs cassés,
14:54des consoles de jeux volées.
14:556 personnes ont été placées en garde à vue,
14:57dont 4 mineurs.
14:59À Bordeaux, environ 200 jeunes se sont aussi rassemblés
15:02entre 18h30 et minuit 30.
15:036 heures durant lesquelles il y a eu
15:05jet de projectiles, mortiers, poubelles brûlées,
15:07dégradations de voitures,
15:0817 interpellations et 17 gardes à vue.
15:11À Amiens, c'était des violences
15:13envers les forces de l'ordre.
15:14La vitrine des galeries Lafayette
15:15a également été explosée.
15:17Au Havre, des feux de poubelle,
15:18des jets de projectiles.
15:18À Montpellier, jets de projectiles,
15:20tentative d'effraction dans une boutique.
15:21La liste est longue.
15:22Il y a aussi Dijon, dégradation de mobilier urbain,
15:24feu de poubelle, tir de mortier comme à Dieppe,
15:26à Limoges, Clermont-Ferrand,
15:27affrontements entre jeunes et forces de l'ordre.
15:29À New York, des vitrines ont été cassées,
15:31plusieurs voitures dégradées,
15:33notamment parce que certains ont sauté dessus.
15:35Des centaines de personnes ont provoqué
15:36des mouvements de foule.
15:37Vous les voyez sur ces images.
15:38La préfecture dit qu'il n'y a eu aucun blessé,
15:40même si les forces de l'ordre ont eu beaucoup de mal
15:42à contenir les incidents et pendant très longtemps,
15:44pendant plusieurs heures.
15:45Et à Grenoble, ce sont des commerces
15:47qui ont été pillés, des magasins de sport principalement
15:49et des interpellations qui ont suivi.
15:52Au total, je le rappelle, en France,
15:53il y a eu 890 interpellations
15:56et 178 policiers et gendarmes blessés.
15:58Ce sont les chiffres communiqués par le ministre de l'Intérieur.
16:00Merci, Lisa.
16:00On sera dans un instant avec Mélanie Bertrand
16:02du côté des comparutions immédiates, justement.
16:03Mais d'abord, Robert Ménard,
16:04on voit toutes les images qui défilent là.
16:06Et vous parliez du maintien de l'ordre.
16:07Laurent Nunes qui dit effectivement
16:08situation globalement contrôlée.
16:09Il y a un argument qui est porté à gauche,
16:11notamment par la France insoumise,
16:12qui est de dire qu'on a un problème
16:13de maintien de l'ordre.
16:14Le problème, ce n'est pas la police.
16:15Le problème, ce sont les ordres
16:16que reçoivent les policiers aujourd'hui.
16:18Le problème, c'est le gouvernement.
16:19C'est ce que disent les insoumis.
16:21Est-ce que l'actu vous partagez le constat ?
16:23Non, mais enfin, vous imaginez
16:25comment il s'appelle Clémence Guettet
16:27qui dit que c'est le ministre de l'Intérieur
16:30qui a gâché la fête.
16:32C'est le ministre de l'Intérieur.
16:34Je sais que je ne viens pas d'être tendre avec lui,
16:36mais c'est lui qui gâche la fête
16:38ou ces petits saligots qui font
16:40oui, c'est vrai que c'est des supporters
16:42d'aller voler, casser, piller.
16:44Tout ça, c'est des supporters.
16:45Mais enfin, comment vous pouvez accepter
16:48qu'il dise ça ?
16:49Parce que derrière ces émeutes,
16:52je ne dis pas qu'ils en sont responsables,
16:54il y a des gens, en particulier l'extrême gauche,
16:56qui passent leur temps à trouver des excuses
16:59à ces voyous-là,
17:01qui passent leur temps à leur trouver des excuses,
17:04à expliquer que ce n'est pas...
17:05Oui, ce que vous dites,
17:06ah non, c'est nous, c'est nos policiers,
17:09comme vous avez dit, 178 qui ont été blessés.
17:12Et c'est eux qui sont responsables
17:14ou ceux qui les blessent.
17:16Mais enfin, vous plaisantez.
17:17Remarquez, aujourd'hui, tout est hallucinant.
17:19Ce matin, je lisais le journal chez moi.
17:21Chez moi, c'est midi libre.
17:22L'édito, c'était...
17:23Alors, vous savez, l'édito, c'était
17:25les émeutes festives.
17:27Je ne connaissais pas le concept
17:29d'émeutes festives.
17:30Quand je disais que tout un tas de gens
17:32acceptent la logique-là,
17:35c'est que ça, frontement-là,
17:37et acceptent de trouver des excuses
17:38à ces gens-là,
17:39vous en avez une preuve de plus.
17:41Non, honnêtement, cette extrême-gauche-là,
17:43elle porte une partie de la responsabilité
17:46de ce qui se passe en France
17:47de façon aussi régulière.
17:49C'est eux.
17:49Oui, Robert, Robert, Robert,
17:51j'aimerais vous entendre sur un sujet
17:54qui interpelle quand même
17:56beaucoup de Français.
17:57C'est que ça se passe en France,
17:58pas uniquement quand il y a du football,
18:01quand il y a le Nouvel An,
18:03quand il y a le 14 juillet,
18:05quand il y a des événements festifs
18:06à l'étranger,
18:07y compris des rencontres de football,
18:09il n'y a pas ces affrontements-là.
18:11Comment vous l'expliquez ?
18:12Pourquoi ici, en France ?
18:14Eh bien, pourquoi ?
18:15Parce que l'État a trop laissé faire,
18:17parce que l'État n'a plus d'autorité.
18:20Qu'est-ce qui se passe ?
18:21On s'est accoutumés.
18:23Yves, on s'est accoutumés à ça.
18:26On accepte ça.
18:27C'est pas vrai partout.
18:28Et vous savez, moi, je suis abéçu,
18:30je suis le maire d'une ville de rugby.
18:31Il n'y a jamais ces incidents-là.
18:33C'est pas vrai.
18:34Enfin, vous le savez, Yves,
18:35je suppose que vous êtes allé voir
18:37des matchs de rugby.
18:37Vous avez remarqué que le climat
18:39n'est pas le même.
18:40Oui, on s'est habitués à ça.
18:42Oui, on accepte ça.
18:44Oui, on trouve qu'au fond,
18:46c'est pas si grave que ça.
18:48Dieu merci.
18:49On aura brûlé au 31 juillet
18:52moins de 1 000 voitures,
18:53alors que l'année avant,
18:54on en a brûlé plus de 1 000.
18:56Mais vous imaginez ça ?
18:58On accepte ça.
18:59La classe politique,
19:01une bonne partie de la classe politique,
19:02pas que de la gauche radicale,
19:04mais une partie de la gauche,
19:06je ne sais pas comment dire,
19:08qui n'est pas celle de LFI,
19:10mais longtemps,
19:10une partie de la droite,
19:11une partie de la droite.
19:13Yves Tréhard,
19:13quand moi je parlais
19:14d'insécurité,
19:16tu avais toujours
19:17un député de droite
19:18qui disait,
19:18vous exagérez quand même,
19:20c'est pas si vrai que ça,
19:21c'est pas si vrai que ça,
19:22coco,
19:23mais je te propose
19:24de venir dans les rues avec moi.
19:26Tout à l'heure,
19:27je vais vous donner un chiffre
19:28parce que ça m'a exaspéré
19:29l'une des remarques
19:30de vos invités.
19:32Dans ma maison d'arrêt,
19:34il y a 360 places.
19:36Je l'ai vérifié
19:37pendant que vous parliez.
19:38Vous savez combien
19:39il y a de détenus aujourd'hui
19:40au moment où on parle ?
19:41780.
19:43Trouvez-moi aujourd'hui
19:44un magistrat
19:44qui dans sa tête
19:45n'a pas ces deux chiffres-là.
19:48360 places,
19:50780 déjà détenus,
19:51alors je ne vais pas en mettre
19:52un de plus en prison.
19:53Ils les mettent
19:54quand il le faut.
19:54Mais ça,
19:55bien sûr,
19:56ça pèse leur façon de penser.
19:58Oui,
19:58l'argument qui est opposé
19:59par Dylan Slama
20:00ici en plateau,
20:01c'est dire précisément
20:01que visuellement,
20:02ça ne les a pas retenus
20:03terriblement les magistrats
20:04puisqu'ils ont placé
20:05beaucoup plus de détenus
20:06dans cette prison-là.
20:07Mais je referme ce débat-là.
20:09On va retourner...
20:10Est-ce qu'il faudrait
20:10en mettre encore plus
20:11en prison ?
20:12Encore plus.
20:13Il y a un certain nombre
20:14de gens,
20:14ils nous foutront la paix
20:15quand ils seront en prison.
20:18Mélanie Bertrand,
20:19on vous retrouve en direct.
20:20Mélanie,
20:20vous suivez pour nous ce soir.
20:21Les comparutions immédiates
20:22donc après ces violences
20:24samedi soir
20:25après le match du PSG.
20:26Où en est-on ce soir ?
20:27Qu'avez-vous vu ?
20:30Alors,
20:30on a vu surtout
20:31beaucoup d'hommes
20:33très jeunes
20:33qui ont la vingtaine
20:34qui ont été interpellés
20:35samedi soir
20:36après le match
20:37de la Ligue des champions
20:38et qui comparaissent
20:40notamment pour avoir
20:41agressé des policiers
20:42ou pour avoir fait usage
20:43de mortiers d'artifice.
20:45Je vais vous donner
20:45deux exemples.
20:46On a vu le cas
20:47de Raphaël D.
20:48Il a 22 ans,
20:48un casier vierge.
20:50Lui,
20:50il est debout dans le boxe
20:51en jean et t-shirt.
20:52Il explique que samedi soir,
20:53il regardait le match
20:54avec des copains
20:54dans le quartier de Saint-Michel
20:55il rentre chez lui
20:57le soir à vélo
20:57il se fait interpeller
20:59par des policiers
20:59les policiers disent
21:00qu'il les a frappés
21:02avec des coups de pied
21:03qu'il les a insultés
21:04lui dans le boxe
21:05il reconnaît
21:06un doigt d'honneur
21:06mais aucune violence commise
21:09même si un des policiers
21:10a eu 10 jours d'ITT
21:11au final
21:12il est cop de 6 mois
21:13de prison ferme
21:14mais aménageable
21:15ça veut dire
21:16qu'il n'ira pas
21:16en détention ce soir.
21:18Deuxième exemple
21:19Ibrahima Day
21:20il a 19 ans
21:21lui
21:21il a été interpellé
21:22samedi un petit peu
21:23avant minuit
21:24sur le rond-point
21:24en est Champs-Elysées
21:25alors qu'il fait partie
21:26d'un groupe de centaines
21:27de supporters
21:28qui courent vers les policiers
21:30en les visant
21:30avec des mortiers
21:31d'artifice
21:32le procureur demande
21:334 mois de prison ferme
21:35il est cop de 4 mois
21:35de prison avec sursis
21:37pour détention
21:38d'explosifs
21:39mais il est relaxé
21:40sur les violences
21:41on va écouter une avocate
21:42elle a défendu
21:43plusieurs jeunes hommes
21:43aujourd'hui
21:44elle demande
21:45à ce que ses clients
21:46ne servent pas
21:46de bouc émissaire
21:47on l'écoute
21:48j'ai senti que c'était
21:49deux jeunes
21:50qui étaient
21:51un peu paumés
21:52ce soir-là
21:53qui avaient chacun
21:54à leur niveau
21:55voulu faire la fête
21:55et qu'à un moment donné
21:57au moment de l'interpellation
21:57ça a dérapé
21:58parce qu'ils ont senti
21:59une petite injustice
22:00dans le fait
22:01que ce soit eux
22:02qui se soient retrouvés
22:03à ce moment-là
22:04menottés
22:05et surtout
22:06on connaît
22:07la tension
22:07de ces moments-là
22:08et pour les policiers
22:09et pour la société
22:10et je ne veux surtout pas
22:11qu'ils soient
22:12les boucs émissaires
22:13Alors on rappelle
22:14que pour ces faits
22:15de comparution immédiate
22:16ce sont les cas
22:17les moins graves
22:18parce que les faits
22:19les plus graves
22:19il y a des enquêtes
22:20plus poussées
22:21qui vont se dérouler
22:22qui vont se poursuivre
22:23en tout cas
22:23à 21h30
22:24ici ça se poursuit
22:25il reste encore
22:26une petite dizaine
22:26de dossiers à passer
22:27et d'autres comparutions
22:28immédiates
22:29auront lieu
22:29demain et mercredi
22:31Mélanie Bertrand
22:32avec Louis Gagne Pain
22:33en direct
22:34Robert Ménard
22:34je voudrais revenir
22:35à un des premiers arguments
22:36employés ce matin
22:37on a commencé
22:38à en parler un tout petit peu
22:39au début de cette interview
22:40par le Rassemblement National
22:40et par Jordan Bardella
22:41qui était face
22:43Pauline de Malherme
22:43on va l'écouter
22:44Jordan Bardella
22:45faire le lien
22:45entre ce qui s'est passé
22:47et l'immigration
22:49je pense qu'il y a un lien
22:50évidemment avec l'immigration
22:51alors maintenant
22:51je vous pose la question
22:52est-ce que
22:53au fond vous pensez comme eux
22:54je ne vais pas sur les mots
22:56le premier moyen
22:57pour établir la sécurité
22:58en France
22:58c'est d'arrêter l'immigration
23:00mais vous n'allez pas
23:00renvoyer chez eux
23:01des gens qui sont là
23:02depuis deux générations
23:03une génération
23:03non mais en revanche
23:04nous allons expulser
23:06systématiquement
23:06les délinquants
23:07et criminels étrangers
23:08il me semble
23:09vous avoir entendu
23:10au début de l'interview
23:10parler de conneries
23:12par rapport à cet argument
23:13est-ce que vous pouvez préciser ?
23:15d'abord juste
23:16vous ferez état
23:18à vos deux avocats
23:20sur le plateau
23:20ils n'ont pas été condamnés
23:22à la prison ferme
23:22ces deux-là
23:23mais c'est vrai que l'avocat
23:24tu as raison
23:25ces petits chéris quand même
23:26ils étaient là
23:27ils n'ont rien fait
23:28ils sont les victimes
23:29ils étaient stressés
23:30ils tapent juste
23:31un policier à 10 jours
23:33dit tété
23:34mais c'est rien du tout
23:35on ne va quand même pas
23:36leur chercher des coups
23:38dans la tête
23:38je dis ça
23:39un peu ironiquement
23:40mais un peu amer aussi
23:41vous l'avez compris
23:42j'ai aucune envie
23:43de vous moquer
23:43de qui que ce soit
23:45sur
23:46attendez
23:47que l'immigration
23:48soit
23:50augmente
23:51que l'immigration
23:52illégale
23:52que notre incapacité
23:54à intégrer
23:56un certain nombre de gens
23:56que la volonté
23:58d'un certain nombre
23:58d'enfants
23:59de petits-enfants
24:00de l'immigration
24:01qui ne veulent pas
24:02plus s'intégrer que ça
24:04tout ça
24:04bien sûr
24:05que ça accentue
24:07l'immigration
24:08mais je ne voudrais pas
24:09et je ne dirais pas
24:10et je ne laisserai pas dire
24:11qu'aujourd'hui
24:12parce que je n'en sais rien
24:13je n'en sais rien
24:14si j'entends
24:15les prénoms avancés
24:17au moins un des deux
24:18et pas un enfant
24:19d'immigrés
24:20ce qu'on vient d'entendre
24:21les deux témoignages
24:21de votre liste
24:23je ne dirais pas
24:24aujourd'hui
24:24que les gens
24:26c'est l'immigration
24:26qui est responsable
24:27de ça
24:28je fais attention
24:29je fais attention
24:30à ce que je dis
24:32mais est-ce qu'il n'y a pas
24:34précisément là
24:35comment dire
24:35on entendait l'avocate
24:37parler de bouc émissaire
24:37sur un autre sujet
24:38est-ce que là
24:38on n'en fait pas
24:39tout simplement
24:39un bouc émissaire
24:39hyper facile
24:40une espèce de raccourci
24:42chez nos voisins
24:42qu'est-ce qu'il se passe
24:43il n'y aurait pas d'immigration
24:43par exemple
24:44est-ce que là
24:45ce n'est pas l'argument
24:47facile
24:48de dire
24:49on va stopper l'immigration
24:49vous verrez
24:50brave gens
24:50il n'y aura plus aucun problème
24:52attendez
24:52je pense
24:54exactement
24:54au milieu de ça
24:56je ne pense pas
24:57et je ne dirais pas
24:58que l'immigration
24:59est un bouc émissaire
25:00parce qu'il y a un paquet
25:02enfin attendez
25:03regardez
25:04le nombre d'étrangers
25:05par exemple
25:06dans les prisons françaises
25:07c'est quoi
25:07un quart des détenus
25:09à peu près un quart
25:10donc il y a un vrai problème
25:11de ce côté là
25:12mais en même temps
25:13je ne dirais pas
25:13demain j'arrive au pouvoir
25:15je renvoie tout le monde
25:17chez eux
25:17il n'y aura plus de problème
25:18de délinquance
25:19parce que c'est une indécilité aussi
25:21est-ce qu'on pourrait avoir
25:23un débat un peu raisonnable
25:25Dieu sait
25:26que je ne suis pas
25:26je ne suis pas modéré
25:28dans ce que je dis
25:29mais c'est ça
25:30ils sont le fond
25:30de l'être un peu plus
25:32aujourd'hui l'immigration
25:33elle accentue
25:35la délinquance en France
25:36ça ne fait pas l'ombre
25:37d'un doute
25:38mais elle n'est pas
25:38la seule cause
25:39de la délinquance en France
25:41ce n'est pas vrai
25:42et Dieu sait
25:43que je le sais
25:44moi je suis dans une ville
25:45je vais vous donner un chiffre
25:46dans ma ville
25:47les deux tiers
25:48des enfants
25:49des écoles publiques
25:50sont issus
25:51de l'immigration
25:51mais ce n'est pas
25:52ces deux tiers d'enfants
25:54même quand ils seront plus grands
25:55qui posent des problèmes
25:56dans les cités à Béziers
25:57c'est 5% de gens
25:59dont un bon paquet
26:01sont issus de l'immigration
26:02qui foutent le bordel
26:03et qu'il faudrait sanctionner
26:05pour certains
26:06mettre en prison
26:06et ce n'est pas
26:07toute l'immigration
26:08il ne faut pas dire ça
26:09sinon qu'est-ce qu'on fait
26:10quelle réponse on a
26:11on n'a aucune réponse
26:14j'aimerais bien vous entendre
26:15là-dessus Laurent Valdiguier
26:16sur cet argument-là
26:17qui revient régulièrement
26:18dans le débat
26:19qui va encore revenir
26:20évidemment d'ici 2027
26:22dans le débat
26:23autour de la délinquance
26:24ce lien avec l'immigration
26:25on se souvient que
26:25Emmanuel Macron lui-même
26:26avait commencé à faire
26:27ce lien-là
26:28oui mais là
26:29ce qui est pernicieux
26:30dans tout ce qui est dit
26:30c'est qu'en réalité
26:31c'est de faire le lien
26:32entre l'immigration
26:33et des jeunes
26:34qui sous prétexte
26:35qu'ils ont un prénom
26:36qui est à consonance
26:38étrangère
26:39ils sont français
26:41ils sont français
26:42comme vous et moi
26:42comme Robert Ménard
26:44ni plus ni moins
26:46point
26:48c'est ça qui est désolant
26:51ce que dit Robert Ménard
26:52Ibrahima
26:52qui était là tout à l'heure
26:53non non non
26:54Robert Ménard
26:55ne dit pas ça
26:55il est français
26:57mais le sujet
26:57c'est pas ça
26:58le sujet n'est pas là
26:59le sujet n'est pas là
27:00le sujet
27:01c'est que
27:02et c'est un débat
27:03qui existe
27:04c'est que
27:05énormément
27:05enfin énormément
27:06il y a beaucoup
27:07d'enfants d'immigrés
27:08qui sont français
27:09mais qui sont
27:10enfants d'immigrés
27:11et égales
27:12ils n'ont pas été intégrés
27:14ou ils ne veulent pas
27:16s'intégrer
27:17ou leurs parents
27:17ne leur ont pas appris
27:18les codes de l'intégration
27:20c'est ça le sujet
27:21oui
27:21mais si
27:22alors moi
27:22tout à fait
27:24ce que je trouve
27:24le plus désolant
27:25dans tout ça
27:26c'est le paradoxe
27:28de cette soirée
27:29dont on voit
27:31un aspect
27:32ce soir là
27:33pourtant
27:34moi qui adore
27:35les manifs
27:36qui adore sortir
27:36dès qu'il y a du monde
27:37qui adore la foule
27:38parce que c'est vrai
27:39que la foule
27:40je me sens bien
27:41à chaque fois
27:42dans ces ambiances là
27:44et bien c'est fraternel
27:47c'est des moments
27:47de grande fraternité
27:49le foot
27:50comme la politique
27:51c'est rare
27:52que dans des élections
27:53des soirs d'élections
27:54on sorte dans la rue
27:56comme on sort dans la rue
27:57un soir de match de foot
27:58c'était magnifique
27:59l'autre soir
28:00la victoire était belle
28:02on était dans un bistrot
28:03on était
28:03toute nationalité
28:05français
28:06de toutes les couleurs
28:07c'était merveilleux
28:09et c'est ça
28:10qui me désole
28:11le plus
28:11c'est qu'on résume
28:13ce merveilleux
28:14ces moments
28:14de grande fraternité
28:16franchement
28:17la politique
28:18n'en produit plus
28:19et qu'on résume ça
28:22vous oubliez
28:23Robert Ménard
28:23vous oubliez
28:24le merveilleux
28:25vous oubliez
28:26le merveilleux
28:27non mais attendez
28:28mais j'hallucine
28:30personne n'a dit
28:31que le foot
28:32était porteur de ça
28:33il est plus porteur
28:34que le rugby
28:35de violences
28:35évidemment
28:36mais personne ne dit ça
28:37personne ne dit
28:39que les gens
28:39qui s'appellent
28:40Mohamed Ali
28:41ou Noredine
28:43il n'est pas français
28:44comme vous et moi
28:44j'ai jamais dit ça
28:45je dis juste
28:46que votre aveuglement
28:48votre aveuglement
28:49tue ce pays
28:51pendant des années
28:53vous n'êtes même
28:54pas capable
28:54de vous rendre compte
28:56qui a un vrai problème
28:58oui avec une partie
28:59de l'immigration
29:00mais tous les gens
29:01le voient
29:01il n'y a que vous
29:02qui ne le voyez pas
29:02je ne sais pas
29:03où vous vivez
29:04je ne sais pas
29:05ce que vous faites
29:05dans la vie
29:06moi je le vois
29:07tous les jours
29:08comme mère
29:08et je ne mets pas
29:09tous les enfants
29:10d'immigrés
29:11qui sont français
29:12quand je vais à l'école
29:13quand je vais
29:14dans les écoles
29:15de ma ville
29:15vous croyez
29:16que les petits enfants
29:17ils sont tous français
29:19autant que vous et moi
29:20mais leur maman
29:21qu'est-ce qu'elle me demande
29:22elle me demande
29:22qu'il y ait plus
29:23de petits français
29:24dans l'école
29:24parce que contrairement
29:25à vous
29:26elles ne se mettent pas
29:27elles ne mettent pas
29:28leurs mains devant leurs yeux
29:29elles comprennent
29:30que dans une école
29:31où il y a une immense
29:32majorité d'enfants
29:34issus de l'immigration
29:35c'est difficile
29:36pour leurs enfants
29:36et quand moi je dis ça
29:38je les défends mieux
29:39que vous les enfants
29:40d'immigrés
29:40parce que vous
29:41vous ne regardez même pas
29:42les problèmes que ça pose
29:43je suis sidéré
29:44de cet aveuglement
29:45il est la pire des choses
29:47qu'on puisse faire
29:48à l'immigration
29:49et aux enfants d'immigrés
29:51il faut dire
29:51on sait ce que vous êtes
29:53capable de faire
29:53parce que vous avez
29:55des efforts à faire
29:56pour faire votre place
29:58dans ce pays là
29:59mais il y en a un certain nombre
30:00dans ce qui est votre pays
30:02mais il y en a un certain nombre
30:03qui se comportent
30:03comme des petits salauds
30:05et vous avez intérêt
30:05vous et nous
30:06à les dénoncer
30:07nom de Dieu
30:08mais pourquoi on ne se dit pas
30:09les choses comme ça
30:10mais qu'est-ce que c'est
30:11cette gauche
30:12qui est incapable
30:13de voir ce qui se passe
30:14dans ce pays
30:15vous voulez que le Rassemblement
30:16national il soit
30:17à 70% des voix
30:19vous n'avez qu'à continuer
30:19à dire ce que vous êtes
30:21en train de dire
30:21à l'antenne
30:22Robert Ménard
30:23attendez deux choses
30:24je vais reprendre l'argument
30:25qui était donné par Laurent Valiguier
30:26ils sont français
30:27ils sont français
30:28leurs parents sont français
30:30leurs parents
30:31peut-être que même maintenant
30:32leurs grands-parents
30:32sont français
30:34mais peut-être qu'il faut
30:34maintenant remonter
30:35jusqu'aux arriers
30:36un grand-parent
30:36pour arriver aux populations
30:38qui ont quitté
30:39un autre pays que la France
30:40pour venir s'installer ici
30:41jusqu'à combien
30:42pardon Robert Ménard
30:43jusqu'à combien de générations
30:45on va leur opposer
30:46cet argument-là
30:47mais on n'oppose rien du tout
30:49c'est ça le problème
30:50vous n'avez pas compris
30:51que c'est ça justement
30:52le problème c'est que moi
30:53comme vous
30:54comme tout le monde
30:55on pensait
30:56qu'une immigration
30:57au bout de la première
30:58la deuxième
30:59la troisième génération
31:00il y avait une vraie intégration
31:02qui se faisait
31:03en France
31:04en l'occurrence en France
31:05puisqu'on est chez nous
31:05et tu t'aperçois
31:06que ce n'est pas vrai
31:08ce n'est pas vrai
31:09moi j'ai connu des quartiers
31:11mais je viens de ces quartiers-là
31:13je suis un pied-noir
31:14je suis arrivé dans des quartiers
31:15où petit à petit
31:16les pieds-noirs
31:17ils ont été remplacés
31:18par des gens issus
31:19de l'immigration
31:20moi les grands-parents
31:22des gens que je croise
31:23dans les rues de ma ville
31:24pas de tous
31:25d'une partie des gens
31:26que je croise
31:27dans les rues de ma ville
31:28ils ne rêvaient eux
31:30que d'intégration
31:32je ne voyais jamais
31:34une femme voilée
31:35jamais
31:36jamais
31:36une fois le voilé
31:37je ne voyais jamais
31:38un petit arabe
31:39parler arabe
31:40il se prenait une baigne
31:41de son père
31:42qui lui expliquait
31:43tu es en France
31:44et maintenant
31:45l'arabe
31:45on le parle à la maison
31:46et dans la rue
31:47tu parles français
31:47mais c'est plus
31:49comme ça aujourd'hui
31:50des petits-fils
31:51et c'est ça
31:52qui me sidère
31:52et c'est ça
31:53qui m'inquiète
31:54figurez-vous
31:54c'est comment se fait-il
31:56comment se fait-il
31:57qu'on n'est pas
31:58qu'on ne soit pas arrivé
31:59il y a une partie
32:00de notre faute
32:00une partie des gens
32:01qui ne veulent pas
32:02s'intégrer
32:02mais aussi une partie
32:03de notre faute
32:04comment se fait-il
32:05qu'on n'ait pas réussi
32:06à en faire
32:07des petits français
32:08comme les autres
32:08or non
32:09ce n'est pas vrai
32:10ils se réclament
32:11ils se réclament
32:12avec le voile
32:13ils se réclament
32:14avec l'utilisation
32:16de l'arabe
32:17dans la rue
32:17ils se réclament
32:18avec tout un tas
32:19de choses
32:20d'une espèce
32:21d'identité
32:22qui n'est même
32:22plus la leur
32:23parce que quand
32:24ces mêmes gamins
32:25ils vont au Maroc
32:26en Algérie
32:27ou en Tunisie
32:28ils ne sont même
32:28pas considérés
32:29par les Marocains
32:30et les Algériens
32:31comme les Tunisiens
32:31comme des petits Arabes
32:33à part entière
32:34ils sont chez eux
32:36ni là-bas
32:36ni ici
32:37moi ce que je veux essayer
32:38comme maire
32:39c'est en faire
32:40des petits français
32:41à part entière
32:42ici
32:42et je m'aperçois
32:43que les générations
32:44ne sont pas
32:45et on n'y arrive pas
32:46une remarque
32:47qui vaut ce qu'elle vaut
32:48Robert Ménard
32:49mais quand je regarde
32:49la liste des 13 ou 14
32:50qui passent en comparution
32:51immédiate
32:52il y a Maxime
32:53Adrien
32:54Antoine
32:57Andy
32:58Théo
32:58etc
32:59etc
32:59donc voilà
33:00enfin
33:02ça vaut ce que ça vaut
33:03ça vaut ce que ça vaut
33:04ils étaient 14 cet après-midi
33:07vous avez raison de le faire
33:08mais c'est bien pour ça
33:09que quand j'entends
33:10un certain nombre de leaders politiques
33:12de la droite
33:13de la droite
33:13dire
33:14c'était des immigrés
33:15je n'en sais rien
33:16puisque je ne le sais pas
33:17il doit y en avoir
33:18tout à l'heure
33:19il y avait un des deux prénoms
33:20qui était un prénom
33:20arabo-musulman
33:22oui il y en a
33:22bien sûr
33:23mais je ne parle pas
33:24de choses que je ne sais pas
33:25vous m'avez entendu dire là
33:27que c'était que des immigrés
33:28bien sûr que non
33:29mais je ne suis pas fou
33:30je ne dis pas ça
33:31je veux dire
33:32l'immigration
33:33est un problème
33:34l'incapacité
33:35qu'a ce pays
33:36à intégrer
33:37un certain nombre de gens
33:38issus de l'immigration
33:39c'est un problème
33:41mais l'immigration
33:42elle n'est pas
33:43l'alpha et l'oméga
33:45de tous les problèmes français
33:46ce n'est pas vrai
33:47il y a des problèmes
33:48qui ne relèvent pas
33:49de l'immigration en France
33:50on peut essayer
33:51est-ce qu'on peut essayer
33:52d'essayer
33:52alors il faut qu'on aille au-delà
33:54il faut qu'on aille au-delà
33:55Robert Menard
33:56et voir les autres sujets
33:57vous dites
33:57d'abord vous
33:58il y a un problème aussi
33:58de réponse pénale
34:00quand on entend
34:01tout à l'heure
34:01la procureure de Paris
34:02qui était l'invité de BFM TV
34:04elle disait
34:04en gros
34:05on ne lâchera rien
34:06on ira jusqu'au bout
34:07ce que l'on reconnaît
34:08sur les caméras de vidéosurveillance
34:10c'est pas parce que
34:10vous n'avez pas été pris
34:11ce samedi
34:12que vous ne serez pas rattrapé
34:14par la suite
34:15ça veut dire
34:16qu'on a les moyens
34:16de faire tout ça aujourd'hui
34:17la police
34:19oui la police
34:19est suffisamment armée
34:20d'une certaine manière
34:21suffisamment de moyens
34:22pour aller sur des exactions
34:24comme celle-là
34:24retrouver les responsables
34:25Yélène Slama ?
34:26très partiellement
34:27et très marginalement
34:27d'ailleurs vous voyez
34:29890 interpellés
34:29on a parlé de 13 personnes
34:31déférées au tribunal judiciaire de Paris
34:32alors d'accord
34:32c'est que Paris
34:33c'est le début
34:34en termes de garde à vue
34:35on est un peu au-dessus de 300 je crois
34:36il y en a 68
34:37qui seront présentés demain
34:39dont les gardes à vue
34:40ont été prolongés
34:40oui mais alors
34:41j'ai pas les chiffres exacts
34:42mais je vous garantis une chose
34:4368 plus 13
34:44on n'arrivera pas forcément
34:45aux 50%
34:46il y a la grande majorité
34:48des gens qui ont été placés
34:49en garde à vue
34:49sortiront
34:50ça a été le cas
34:50je le précise
34:51d'une personne que j'assistais hier
34:52comment ça s'est passé
34:53pour votre pied à vue
34:54il est sorti
34:54il est sorti hier
34:56en fin de journée
34:56mais pas parce qu'il avait
34:58un super avocat
34:59qui a trouvé un vice de procédure
35:00pas du tout
35:00parce qu'ils ont constaté
35:02qu'il n'y avait pas d'élément
35:03contre lui
35:03et qu'en vérité
35:04au moment où on arrête les gens
35:05on essaye d'arrêter
35:06un petit peu large
35:07et au final
35:08lorsqu'on essaye d'investiguer
35:09et de voir concrètement
35:10qu'est-ce qu'on a
35:11contre tel ou tel individu
35:12on se rend compte
35:12qu'on n'a pas grand chose
35:13donc il y a un véritable problème
35:15de charge probatoire
35:16si vous me permettez
35:17un parallèle
35:18qui est un petit peu audacieux
35:18mais pas tant que ça
35:19on parle beaucoup
35:20et on en a beaucoup parlé
35:21ces dernières semaines
35:21s'agissant de la délinquance sexuelle
35:24du fait qu'il y a
35:24un nombre de plaintes
35:25extravagant
35:26et qu'à la fin
35:26on a 2 ou 3% de condamnation
35:28c'est pareil dans ce cas de figure
35:29ça veut dire qu'à la fin
35:30il faut des preuves
35:30pour condamner
35:31et c'est pour ça que
35:32M. Robert Ménard
35:33s'étonne des peines
35:34qui sont relativement faibles
35:34en disant
35:35mais il y a 10 jours d'ITT
35:36il y a 15 jours d'ITT
35:36des flics
35:37on est d'accord
35:37si on arrête celui
35:38qui a provoqué
35:39les 10 jours d'ITT
35:40croyez-moi
35:41qu'il dormira en prison
35:42le malheur c'est le suivant
35:43c'est que les gens
35:44qu'on arrête
35:44on s'aperçoit
35:45qu'on a très peu de choses
35:46contre eux
35:47il était là peut-être
35:48au mauvais endroit au moment
35:49peut-être qu'il avait un mortier
35:50mais ce qu'il en a fait
35:51on n'en sait rien
35:51la manière dont il se l'est procuré
35:53on n'en sait rien
35:54et donc on est forcé
35:55d'aller et d'appliquer
35:56le bénéfice du doute
35:57ça veut dire qu'on n'a finalement
35:58pas grand chose
35:58contre les gens qu'on arrête
35:59et c'est pour ça
36:00que les peines sont aussi faibles
36:01et que ça finit par faire tchitz
36:02pour avoir été
36:03aux premières loges
36:04de ce qui s'est passé
36:05samedi soir
36:06moi il y a un truc
36:07qui m'étonne grandement
36:09quand même
36:09c'est que les affrontements
36:12c'est rang contre rang
36:13c'est en ligne
36:17en l'occurrence à Paris
36:18c'est des policiers
36:19policiers contre les foules
36:22casseurs
36:23et je suis tout à fait étonné
36:26qu'il n'y ait pas des hommes
36:28banalisés
36:29des policiers banalisés
36:30qui fassent du renseignement
36:31de proximité
36:33il y en a
36:33et bien il n'y en avait pas là
36:35il n'y en avait pas
36:37alors je peux vous dire
36:38je peux vous dire que non
36:40je peux vous dire que non
36:41c'est pas vrai
36:41parce que
36:43je ne peux pas
36:44vous dire tout ce qui s'est passé
36:45mais il y a des choses
36:46qui sont complètement
36:48incroyables
36:48et qui ne sont pas
36:51compréhensibles
36:51oui donc vous êtes en train de dire
36:53que les investigations
36:53sont mal faites
36:54c'est ce que vous dites
36:54je ne parle pas de moi
36:55je parle des gens
36:56qui assistaient à ça
36:57et sincèrement
36:58je trouve que les méthodes
36:59policières
37:00pour infiltrer
37:02demandent à être
37:03revues et corrigées
37:04on est d'accord
37:04et c'est ce qui explique
37:05que les peines soient
37:06relativement belles
37:07par rapport à
37:07on fait le même constat
37:09on va faire rentrer
37:10François Calfon
37:10qui est avec nous
37:11bonsoir François Calfon
37:12merci d'être là
37:13avec nous
37:14député européen
37:15membre du bureau
37:15du parti socialiste
37:16je précise
37:17Robert Mellard
37:17je ne vous avais pas prévenu
37:18que François Calfon
37:18serait là
37:18donc je le dis ça
37:20en toute transparence
37:23et le but
37:24ce n'était pas
37:24d'organiser un débat
37:25donc soit
37:26vous restez avec nous
37:27encore quelques minutes
37:29vraiment je le dis ça
37:30en toute transparence
37:30et en toute bienveillance
37:33je vous rassure
37:34je débat avec tout le monde
37:36et je n'ai rien contre
37:37ce député socialiste
37:38que je respecte absolument
37:39ce n'est pas le problème
37:40je voudrais juste ajouter
37:42par rapport à ce qu'il vient de dire
37:43c'est pour ça
37:44qu'il faut développer
37:46la vidéosurveillance
37:46dans ma ville
37:47quand je suis arrivé
37:48il y avait 30 caméras
37:49de vidéosurveillance
37:50il y en a plus de 540
37:51aujourd'hui
37:52ça veut dire
37:53pour aller dans le sens
37:54d'Yves Tréard
37:55Yves
37:55s'il n'y a pas
37:57des caméras
37:57de vidéosurveillance
37:58tu ne repères pas les gens
38:00et il faudrait peut-être
38:01reprendre
38:01ce qu'on a fait
38:03avec succès
38:04au moment
38:05des Jeux Olympiques
38:06il faut peut-être
38:07accepter
38:08parce que c'est interdit
38:09aujourd'hui
38:09de la reconnaissance faciale
38:11c'est peut-être
38:11une des réponses
38:13pratiques
38:13concrètes
38:14qu'on peut apporter
38:16au fait
38:16qu'on ait tant de mal
38:17à identifier
38:18un certain nombre de gens
38:19François Calfon
38:20je vous vois souffler
38:21Non
38:21moi je suis prêt
38:23à reconnaître
38:23une situation
38:24de fait
38:24qui a choqué
38:26beaucoup de Français
38:26qui n'est pas acceptable
38:27mais depuis ce matin
38:29c'est
38:30la foire
38:32le concours
38:33l'épine
38:33de l'extrême droite
38:34et toutes les antennes
38:36sont ouvertes
38:36ce matin
38:37c'était M. Bardella
38:38là c'est le maire
38:39de Béziers
38:40et tous ces gens-là
38:41qui ont des mairies
38:41alors je souffre
38:43parce qu'il dit
38:43j'ai ouvert
38:44les vidéos de surveillance
38:45mais par exemple
38:46M. Delafosse
38:47qui est maire de Montpellier
38:47il y a des vidéos de surveillance
38:48partout
38:49alors oui
38:50il faut la reconnaissance faciale
38:51mais ça a été testé
38:53pendant les Jeux Olympiques
38:54donc l'extrême droite
38:55à part nous expliquer
38:56qu'il y a un lien
38:57avec l'immigration
38:58pardon
39:00je peux peut-être
39:01finir une phrase
39:02parce qu'en fait
39:02je viens pour deux minutes
39:03et on me dit
39:04qu'il faut que je fasse
39:05le débat
39:05alors c'est très bien
39:06pour le buzz
39:06le débat avec
39:08le maire de Béziers
39:09moi je vous dis simplement
39:10les choses telles qu'elles sont
39:12depuis ce matin
39:13j'entends
39:13il y a un lien
39:14entre l'immigration
39:15et ce genre d'exaction
39:16mais moi j'étais dans la rue
39:17comme vous
39:18et j'ai vu
39:19une immense majorité
39:20de gens
39:20des catégories populaires
39:22quelle que soit leur origine
39:23faire la fête
39:24et oui il y a une minorité
39:26moi je ne me voile pas
39:27la face
39:28je sais qu'elle existe
39:29je sais qu'il faut traiter
39:30de manière
39:31finalement policière
39:32d'ailleurs je salue
39:32ce qu'a dit
39:33Apolline de Malherbe
39:34ce matin
39:35elle a dit
39:35monsieur Barbère
39:36qu'est-ce que vous feriez ?
39:37donc j'entends
39:37c'est pour ça que je souffle
39:38j'entends le maire de Béziers
39:40nous expliquer
39:40on va mettre la vidéosurveillance
39:41mais on l'a mise
39:42dans nos 800 mairies
39:43la vidéosurveillance
39:44j'entends
39:45ah ben il faut de la reconnaissance faciale
39:47parce que comme ça
39:48ça va être extraordinaire
39:49au passage
39:49monsieur le maire de Béziers
39:51qui fut en son temps
39:52un défenseur des droits de l'homme
39:54comme journaliste
39:55nous vend simplement
39:56le modèle chinois
39:57c'est-à-dire
39:58bientôt il faudra un crédit social
39:59pour sortir de chez soi
40:01alors ensuite
40:02moi je veux traiter le problème
40:04c'est-à-dire que je ne fais pas partie
40:05de ces gens
40:05qui mettent la tête dans le sac
40:07je pense qu'il y a
40:09j'ai vu des formes insurrectionnelles
40:12finalement à l'occasion de cette fête
40:13qui n'ont rien à voir avec le football
40:14quand vous arrivez
40:15et qu'à la minute
40:17où le match s'arrête
40:17vous prenez une barre de fer
40:18vous cassez un abribus
40:20vous vous acharnez à 10
40:21sur un feu rouge
40:22d'ailleurs il y a des types
40:23qui ont été interrogés
40:24et bien c'est que vous êtes
40:25dans une autre démarche
40:26une démarche insurrectionnelle
40:27et ça veut dire
40:27qu'il y a des quartiers
40:28qui sont en grande souffrance
40:31je ne suis pas en train de dire
40:32c'est des victimes
40:33mais en grande souffrance
40:34et ce n'est pas sans lien
40:35avec le fait
40:36qu'il y a une inversion
40:37des valeurs dans ces quartiers
40:38et qui sont maintenant
40:39sous le joug
40:40des narcotrafiquants
40:41je veux dire aussi une chose
40:42avec extrêmement de force
40:43ce soir
40:44ça n'est pas le moment
40:45dans les quartiers populaires
40:46de faire un appel d'air
40:47en expliquant qu'il faut
40:48désarmer la police
40:50désarmer les policiers
40:51moi quand je vois
40:51que dans une grande ville
40:52de Seine-Saint-Denis
40:53et bien la police
40:54vous allez taper
40:55sur les insoumis
40:55mais quand même
40:56enfin je veux dire
40:57il y a un moment donné
40:57vous ne pouvez pas
40:58d'un côté dire
40:59c'est une belle fête populaire
41:00et d'avoir comme
41:01finalement seul message
41:03par rapport à cela
41:04c'est que
41:05quelque part
41:06et bien
41:07on va casser le thermomètre
41:09on va casser la solution
41:10de la délinquance
41:11d'opportunité
41:11de proximité
41:12dans les quartiers
41:13c'est vraiment pas
41:14le moment de laisser la guerre
41:15alors pour autant
41:15pour autant je le dis avec force
41:17les hommes politiques
41:17et monsieur Ménard
41:18qui est maire aussi
41:20quelles que soient
41:21leurs obédiences politiques
41:22il y a un grand échec
41:23finalement des politiques
41:24dans les quartiers populaires
41:25et ça on peut parler du foot
41:27mais en réalité
41:28on voit bien que ce pays
41:29est inflammable
41:31je vois une image
41:31derrière vous
41:32et bien il va falloir
41:33qu'à un moment donné
41:34on regarde en réalité
41:35en face ces sujets
41:36qui est bien sûr
41:37une partie préventive
41:38la politique de la ville
41:40telle qu'on l'a pratiqué
41:41le renouvellement urbain
41:43tel qu'on l'a pratiqué
41:44ça atteint clairement
41:45ses limites
41:46il faut remettre de la police
41:49il faut remettre de l'activité
41:50dans ces quartiers
41:51parce qu'on est sur une poudrière
41:53il faut bien le dire
41:54il faut que Robert Ménard
41:55vous réponde
41:55Robert Ménard
41:57j'admire notre député
41:59qui est à peine arrivé
42:00c'est déjà ce qu'il a à dire
42:01sur l'extrême droite
42:02et donc je dois être
42:03l'extrême droite
42:04mais ça c'est
42:05une espèce de caricature
42:06j'ai essayé
42:07il me semble qu'on a essayé
42:08depuis le début de cette émission
42:10de ne pas être caricatural
42:11sur les liens entre l'immigration
42:13et la violence
42:15mais M. Calfon
42:16lui sait mieux que moi
42:17ce que je pense
42:18de cette question là
42:18et comme il n'écoute pas
42:19il en est encore plus persuadé
42:21M. Calfon
42:22vous entend
42:23vous écoutez
42:23vous monopolisez
42:24le plateau
42:25M. Calfon
42:27s'il vous plaît
42:27essayez d'être un tout petit peu agréable
42:29ça nous fera avancer
42:31pardon vos amis socialistes
42:33pendant des années
42:34sur la vidéosurveillance
42:35et sur l'armement
42:36de la police municipale
42:37y compris à Montpellier
42:39c'était pas tout à fait ça
42:40alors juste
42:41je suis ravi
42:43M. Calfon
42:44je vais essayer
42:45juste comme je suis à distance
42:46vous allez juste
42:46me laisser finir
42:48je suis ravi
42:49que les socialistes
42:50aujourd'hui
42:50aient changé
42:51sur ces questions
42:51mais ils ont changé
42:53c'est la deuxième chose
42:54troisième chose
42:55moi je n'ai jamais dit
42:57et je ne dis pas
42:58qu'aujourd'hui
42:59il n'y a pas
42:59il n'y a que des réponses policières
43:01il y a des réponses
43:02dans les quartiers
43:03mais vous croyez
43:03qu'on vous a attendu
43:04dans les quartiers
43:05de la ville
43:06pour essayer
43:07d'imaginer
43:08de développer des réponses
43:09plus globales
43:10à ces questions là
43:11mais c'est vrai
43:12qu'on a beaucoup de mal
43:13c'est vrai
43:14qu'on ne sait pas
43:14comment s'y prendre
43:15c'est vrai
43:16que l'argent de l'ANRU
43:17et Dieu sait
43:17qu'on a eu de l'argent
43:18de l'État
43:19pour supprimer des barres
43:20pour refaire des espaces
43:22c'est mieux
43:23attendez
43:23c'est évidemment mieux
43:24ça n'a pas suffi
43:25à régler les problèmes
43:26et vous croyez
43:27que je ne le vois pas
43:28comme mère
43:28arrêter
43:29de croire
43:30que les gens
43:30parce qu'ils sont
43:31à droite
43:31ou très à droite
43:32comme moi
43:33et ils seraient aveugles
43:34par rapport à vous
43:36et que c'est vous
43:36qui prendre
43:40qui a dit ce matin
43:42parce que je veux profiter
43:42de l'antenne pour le dire
43:43qui a dit ce matin
43:44à Pauline de Malherme
43:47quelque part
43:47tout ça
43:48c'est le lien établi
43:49entre l'immigration
43:49et la délinquance
43:51et sa phrase
43:52qu'il a prononcée
43:53sur tous les plateaux
43:53de radio et de télé
43:54en disant
43:55bientôt
43:55ils vont rentrer chez vous
43:56ils vont s'entendre
43:57à vos femmes
43:58et vos enfants
43:59si ça c'est pas
44:00le populisme
44:01le plus dégueulasse
44:02et crasse
44:03qu'on ait pu entendre
44:04je ne sais pas
44:04ce que c'est
44:06monsieur Calfon
44:06c'est moi qui ai dit ça
44:08non je vous ai dit
44:09que c'est monsieur
44:09et c'est un débat
44:10donc écoutez aussi
44:11ce que je dis
44:12je ne vous mets pas
44:12en pause là-dessus
44:13je dis que j'étais
44:14très choqué
44:15de cette manière
44:16dégueulasse
44:17de faire
44:18finalement
44:18de la retape électorale
44:20allez-y Robert Ménard
44:22j'ai encore une question
44:22derrière
44:23je pense que
44:24vous aviez raison
44:25je crois qu'il ne faut pas
44:25rester loin comme ça
44:27monsieur Calfon
44:28où on débat
44:28et je ne savais pas
44:30que vous étiez là
44:30je le fais volontiers
44:31mais vous me laissez
44:32finir une phrase
44:33moi je me rappelle
44:34qu'au dernier ministère
44:35j'ai eu une liste
44:36du Rassemblement national
44:37contre moi
44:38j'ai eu une liste
44:39de la France insoumise
44:40contre moi
44:41et j'ai été élu
44:42avec 65% des voix
44:44pourquoi je vous dis ça ?
44:45parce qu'il me semble
44:46au premier tour
44:47parce qu'il me semble
44:48qu'on peut
44:48si on s'y mettait
44:50si les gens
44:51j'allais dire
44:52de bonne volonté
44:53ça va faire
44:53si un certain nombre
44:55de gens
44:55qui ne faisaient pas
44:56des logiques politiques
44:59politiciennes de parti
45:00si juste
45:01un certain nombre de maire
45:03imaginez qu'on puisse
45:04tenir un discours
45:04qui ne montre pas du doigt
45:06tous les immigrés
45:07parce que je ne les mettrai
45:08jamais dans le même sac
45:10chez moi
45:10et une bonne partie
45:11vote pour moi
45:12dans ma ville
45:12mais en même temps
45:13je ne ferai pas preuve
45:14d'une espèce de naïveté
45:16telle que je dirais
45:17qu'il n'y a pas d'immigrés
45:18qui posent une question
45:19alors qu'il y en a
45:19qui posent des problèmes
45:21on pourrait juste
45:22être raisonnable
45:23on pourrait juste
45:23s'entendre
45:24mais vous êtes dans
45:25des logiques partisanes
45:26et encore plus
45:27dans une logique partisane
45:29à gauche et à droite
45:30à droite
45:30à gauche
45:31parce que vous voulez
45:32vous démarquer
45:32de la France Insoumise
45:34et le reste de la droite
45:35parce qu'elle veut
45:35se démarquer
45:36du Rassemblement National
45:37je n'ai aucune
45:39aucune prétention
45:41à travailler
45:42dans cette cour là
45:43j'essaie juste
45:44de trouver des réponses
45:46une question urgente
45:48François Calfon
45:48la coupe du monde
45:49ça commence la semaine
45:51dans 15 jours
45:52maintenant
45:53qu'est-ce qu'on fait ?
45:54moi je pense
45:55j'ai déjà dit l'an dernier
45:56exactement la même finale
45:57j'ai provoqué
45:58de réaction
45:59dans ma famille politique
46:00je pense qu'il y a
46:01quand même un sujet
46:02sur
46:03d'ordre public
46:04sur la question
46:05des mineurs
46:06c'est-à-dire qu'à un moment donné
46:07quand vous avez
46:08années après
46:08amené des phénomènes
46:09de cette nature-là
46:10et bien il y a un trouble
46:11à l'ordre public
46:13constaté
46:13et moi je ne souhaite pas
46:14je crois que c'est
46:1685 mineurs
46:17qui ont été judiciarisés
46:18si j'ai entendu
46:19les chiffres
46:20il y a un moment donné
46:22il me semblerait
46:23que s'il y a
46:24un trouble constitué
46:25on parlait du renseignement
46:26intérieur
46:26un trouble constitué
46:27à l'ordre public
46:28des mesures de prévention
46:29peuvent être prises
46:30à l'endroit de la liberté
46:31de mouvement des mineurs
46:32alors j'entends bien
46:33des jeunes gens
46:34qui disent
46:34mais moi je serais puni
46:35alors que je suis
46:36alors que j'ai rien fait
46:36bien sûr
46:37mais je l'entends bien
46:37mais à un moment donné
46:38moi je ne veux pas
46:39si vous voulez
46:40qu'il y ait une espèce
46:41d'alliance objective
46:42entre l'extrême droite
46:43qui dit
46:43il y a un problème global
46:44avec l'immigration
46:45et des voyous
46:46pardon
46:47souvent liés au narcotrafique
46:49qui viennent polluer
46:50toutes les fêtes
46:50donc il y a des sujets
46:52qui doivent être discutés
46:52et c'est là
46:53je ne rejoins pas
46:56qui veulent se sortir
46:57simplement
46:58finalement de l'instrumentalisation
47:00politique à la veille
47:00des élections
47:01se posent sérieusement
47:02les problèmes
47:03et moi qui suis
47:04un social-démocrate
47:05je vois partout en Europe
47:06des sociodémocrates
47:07qui ne regardent pas
47:09en biais
47:09la question de la sécurité
47:11qui considèrent
47:12comme je le considère
47:13que c'est une question
47:14républicaine
47:15et que l'insécurité
47:17touche d'abord
47:17les catégories potrôlées
47:18je voudrais un point
47:18qui est très important
47:19parce qu'il suffit
47:20de parcourir
47:21les rues de Paris
47:22justement pendant
47:23ces manifestations-là
47:24elles sont jonchées
47:26mais jonchées
47:28de bonbonnes
47:29de bouteilles
47:30le protoxyde d'azote
47:31c'est un problème
47:32de santé publique
47:33c'est absolument terrible
47:34il y a une loi
47:35on a la convergence
47:36de tout ça
47:36merci Robert Ménard
47:37d'avoir été en direct
47:38avec nous
47:38François Calfon
47:39merci
47:39je crois que nous
47:40nous revoyons demain
47:41François Calfon
47:41partout
47:42mais absolument
47:43on me dit non
47:44dans la
47:45ben si
47:47je vois toujours
47:48mais oui
47:49il y a un petit problème
47:50d'agenda à régler
47:51ah pardon
47:51il y a un problème d'agenda
47:52ah ok pardon
47:52j'avais pas toute l'information
47:54je pensais qu'on se revoyait demain
47:56on a un forum demain soir
47:57mais je sais
47:57j'adore un forum
47:58précisément
47:59je sais que vous aimez cette émission
48:00précisément demain soir
48:01autour de ces violences
48:02que ce soit autour du foot
48:03et d'autres rassemblements
48:04forum demain
48:05pour essayer de voir justement
48:07comment lutter
48:08contre ces phénomènes-là
48:09on a monté ça
48:10dans l'urgence
48:11je pensais que vous en étiez
48:12demain soir
48:12bon ben voilà
48:13on se reverra
48:14une autre fois
48:15merci encore à Robert Ménard
48:16d'avoir été en direct
48:17avec nous
48:18je sais qu'il y a une autre fois
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