00:00Mais Olivier, on n'a pas besoin de voir les deux.
00:01Sabrina, mais je veux dire, les personnes qui étaient à Paris dans les zones de guerre parisiennes, elles les ont
00:06vues.
00:07Moi, je suis désolée, le coût, il n'est pas simplement financier.
00:11Il y a aussi un coût de coordination sociale.
00:13Aujourd'hui, les Parisiens qui habitent ces quartiers sont obligés de les fuir.
00:16Moi, j'ai quitté mon quartier ce week-end.
00:18On est rentrés dans une phase de nomadisme sécuritaire,
00:21parce qu'on sait qu'il y a des jours où le quartier où l'on vit devient une zone
00:25de guerre.
00:25Il s'est passé ce qui s'est passé à Port-de-Saint-Cloud,
00:27mais c'est hallucinant que le gouvernement, le président de la République,
00:31ne prennent pas la mesure de la réalité de ce qui s'est passé.
00:34C'est en effet la violence de ce déni.
00:36Mais il y a au-delà même du défi sécuritaire, parce qu'on peut mettre 200 000 policiers,
00:40ça ne changera rien.
00:41Ce sont les mêmes qu'on a vus samedi, qu'on a vus à Deauville, qu'on a vus à
00:44La Baule,
00:45qu'on continuera de voir, qu'on a vus lors des émeutes.
00:47C'est le même rhizome, c'est la même cartographie.
00:49Et c'est la loi culturelle de la banlieue qui prend le dessus.
00:52Moi, je n'ai pas vu ni de femmes, ni de femmes,
00:55et j'attends les féministes avec leur masculinité toxique,
00:57et pourtant les trottoirs sont bien élargis.
00:59Je n'ai pas vu de juifs, j'ai même entendu qu'il fallait attaquer les juifs.
01:03Et comme d'habitude, ils attaquent toujours les forces qui représentent l'État,
01:07ou en tout cas qui aident à la coordination sociale,
01:09notamment les pompiers que j'ai vus agresser sur les Champs-Elysées.
01:12Donc si le gouvernement, ou en tout cas en 2027,
01:15il n'y a pas un changement de politique radical,
01:18il va y avoir un moment donné où les Français vont se faire justice eux-mêmes,
01:21parce que ça n'est plus supportable.
01:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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