Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 minutes
Arthur Laborde, du syndicat UMIH des Landes, sur l'industrie de l'hôtellerie affectée par les incendies : «Chaque jour compte pour que nos territoires vivent et que nos établissements tournent».

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et nous, dans les Landes, on a été moins touchés que la Gironde et ce qu'on vient de voir,
00:03avec des images malheureuses dans le 33, pas d'établissement brûlé.
00:08Nous, c'est l'activité partielle qui nous importe pour les établissements landais.
00:12Et ensuite, que son pouvoir agisse auprès des assurances pour la perte d'exploitation.
00:17Et on l'évoquait ce week-end, l'objectif était de limiter la casse cet été coûte que coûte, Arthur.
00:24Bien sûr, notre territoire a été moins incendié, heureusement par chance.
00:28Donc nous, maintenant, chaque jour compte pour que nos territoires vivent, que nos établissements tournent et que nos professionnels puissent
00:36travailler.
00:37Malgré tout, certaines trésoreries, je suppose, sont mises à mal.
00:41Est-ce que vous craignez, malgré tout, des casses ? Et d'où la nécessité d'obtenir des aides précieuses,
00:48Arthur ?
00:49Bien sûr, bien sûr. La trésorerie se fait l'été pour nos saisonniers, pour nos établissements ouverts à l'année.
00:54On est tributaires quand même du tourisme et de juillet-août.
00:57Et c'est ces trésoreries qui nous permettent d'abord de payer nos collaborateurs, parce qu'on est des entrepreneurs
01:02et on fait vivre des gens.
01:03Et ensuite, nos investissements de demain.
01:05Les trésoreries se font maintenant pour les travaux de cet hiver et les améliorations constantes de nos établissements.
01:11Je vous pose la question. Est-ce que certains professionnels, parce que vous êtes en contact avec un grand nombre
01:16de professionnels,
01:17est-ce que certains professionnels vous ont dit « Arthur, on ne va pas s'en remettre, on va être
01:21obligés de mettre la clé sous la porte à la rentrée,
01:24sachant que la saison est beaucoup plus courte ? » Est-ce que certains de vos collègues sont dans cette
01:29situation ?
01:30Alors, pour l'instant, on a eu quelques témoignages sur les zones vraiment à proximité des feux,
01:35autour de Biscarros, un peu de Parentis, il y a eu.
01:38Mais honnêtement, j'essaie d'être assez positif quand même.
01:41On n'a pas eu de gros, gros signal d'alarme pour l'instant.
01:45Il y a deux facteurs. Il y a les incendies qui nous ont impactés,
01:48et il y a aussi le climat économique de notre pays, qui n'est pas au beau fixe.
01:52Donc, il y a ces deux facteurs-là qui jouent quand même sur nos établissements.
01:56Alors, un point concrète sur la situation, les touristes sont quand même venus, Arthur, chez vous ?
02:02Parce qu'on l'avait évoqué, l'élan de Sévast, vous avez été moins impactés que la Gironde,
02:09mais néanmoins, il était difficile de venir chez vous à cause des moyens de transport.
02:14Est-ce que vous sauvez les meubles, Arthur ? Ou vous tentez de sauver les meubles ?
02:19On tente de sauver les meubles.
02:20Donc, la dernière semaine de juillet a été très compliquée.
02:23Elle est perdue, elle ne sera pas rattrapable.
02:24Le mois d'août est en retard de 3 à 10 % suivant les établissements.
02:29Les ailes de saison, nous aiderons, je l'espère, à faire que cette saison puisse être sauvée.
Commentaires

Recommandations