00:00On attend beaucoup. Je pense que si le Premier ministre se déplace avec un aéropage de ministres à ses côtés,
00:06ce n'est pas pour venir uniquement nous saluer.
00:09La forme de cette réunion est plutôt intéressante puisqu'on va rester trois heures à la fois pour discuter avec
00:15les ministres,
00:15mais aussi sous forme d'atelier pour essayer justement de trouver les bonnes solutions pour l'avenir.
00:21Il y a deux sujets. C'est le court terme à traiter avec un hiver qui va arriver très vite
00:25et de possibles inondations.
00:27De aussi remettre en état toutes nos structures, de penser bien sûr à nos socioprofessionnels
00:31et ensuite comment on va pouvoir travailler avec l'État, avec les silviculteurs pour réorganiser notre massif.
00:38Autrement, le constat est simple. Si on ne se réorganise pas, si on n'est pas capable de prendre des
00:43décisions très très vite,
00:45on va à la catastrophe et on brûlera le massif de l'Anne-de-Gascogne.
00:48Donc ce travail-là, il est important. Je pense que le rétexte qui va être réalisé, le retour d'expérience,
00:53personne ne devra se cacher derrière son petit doigt comme on a pu le faire en 2022
00:57lors des mêmes incendies juste à côté de chez nous.
01:00Donc il va falloir avoir du courage, dire les choses et ce que l'on a réalisé en quelques jours
01:04avec des autorisations,
01:05il ne va pas falloir attendre des années pour pouvoir prendre des décisions.
01:09Vous allez rencontrer, vous faites partie de la réunion, Laurent Perron d'ailleurs, évidemment.
01:13Vous avez rencontré le Premier ministre ce matin.
01:15Oui, oui, oui, on a rendez-vous à 10h à Mérignac.
01:18Donc on a reçu les communes impactées par le Premier ministre et ses équipes.
01:23Donc ça, sans occasion de se dire les choses, on n'est pas là pour se crier dessus.
01:26Très calmement, on va essayer d'aborder le futur, mais aussi ce qui va pouvoir nous arriver très rapidement
01:31si on ne prend pas des décisions.
01:34Je dis que toujours, et je répète que pendant cette crise, on s'est aperçu qu'on a pu avoir
01:38des autorisations
01:39qu'on met des années à obtenir aujourd'hui parce qu'on a complexifié notre code de l'environnement.
01:44Donc aujourd'hui, il faut se dire les choses.
01:46Nous, on est très dévastés par ce qui a pu se passer, parce que perdre 42 000 hectares
01:51sur un endroit qui fait partie de nos lieux de vie, de tout ce que l'on peut faire tout
01:54au long de l'année
01:55sur nos activités, mais c'est une industrie aussi qui est importante.
01:58Ça pèse aussi lourd que l'industrie du vin.
02:00Donc vous voyez bien qu'on est meurtris, même si le massif de l'Anne-de-Gascogne fait plus d
02:04'un million de hectares.
02:05On a vu ce qui s'est passé encore la semaine dernière à Luglon.
02:09On a vu ce qui s'est passé à Biscarros.
02:11Donc là, il faut agir, il faut agir très vite et prendre des bonnes décisions.
02:14Je pense que l'État va avoir à montrer l'exemple, puisqu'il faut savoir que nos communes sont souvent
02:17ceinturées,
02:18en particulier celles qui reçoivent la population touristique, par la forêt d'Omanial.
02:22Et que la forêt d'Omanial, on a beau obtenir parfois quelques autorisations
02:26quand on passe en force comme ces derniers jours,
02:28ça va être très compliqué d'obtenir ces grands pare-feux qui puissent nous protéger.
02:32Je prends l'exemple du nord de ma commune,
02:34où à peu près entre 55 000 et 100 000 personnes peuvent y résider l'été.
02:38Nous sommes protégés au sud maintenant, puisque nous avons réalisé,
02:41même s'il va falloir recalibrer.
02:43Au nord, c'est un véritable danger, une poudrière qui peut,
02:46dès la fin de l'été ou même l'année prochaine, se mettre en route.
02:49Donc il va falloir vraiment que l'État, avec la forêt d'Omanial,
02:52qui est le bien de tous, accepte de perdre une partie de cette forêt
02:55pour protéger l'autre et pour protéger aussi sa biodiversité.
02:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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