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Tous les midis et pendant tout l'été, les invités de #MidiNewsEte débattent des grands thèmes de l'actualité 

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00:00:00On va commencer bien sûr nos discussions dans un instant, mais tout d'abord le journal de Valentin Rouillon.
00:00:07Bonjour Elodie, bonjour à tous, je pensais qu'il y avait une petite virgule, je me suis permis d'attendre.
00:00:11En tout cas dans les Landes, pas de reprise majeure cette nuit, des conditions plus favorables aujourd'hui.
00:00:171700 hectares ravagés, 550 sapeurs-pompiers restent mobilisés sur terre et dans les airs.
00:00:24Le préfet a bon espoir par mesure de sécurité, pas de retour prévu pour les évacuer.
00:00:29Ils sont plus de 600.
00:00:32Sébastien Lecornu lui est attendu demain en Gironde.
00:00:34Le Premier ministre viendra lancer la reconstruction après le méga-feu.
00:00:38Le maire du Porche demande un plan Marshall pour reconstruire les villes ravagées par les incendies, notamment la sienne, là
00:00:44où 183 maisons ont brûlé.
00:00:47Une idée que soutient cet habitant de la commune qui a perdu sa maison.
00:00:50Écoutez-le.
00:00:51On est un peu en colère, on est stressé, on est énervé, on n'est pas bien.
00:00:57C'est sûr qu'on n'a plus le feu, on n'a plus rien, tout est brûlé autour.
00:01:01Il n'y a plus de vacances, il n'y a plus personne, ils sont tous partis.
00:01:04Partout où ça boulait, les gens ne restent pas.
00:01:08Des incendies en France mais aussi en Belgique, 3000 hectares sont partis en fumée dans un parc naturel de l
00:01:14'est du pays.
00:01:15Les conditions restent complexes et malgré leur faible intensité, les vents ont changé de direction à plusieurs reprises cette nuit.
00:01:22Voilà le dernier bilan des autorités.
00:01:24Des fumées respirables jusqu'en Moselle et là aussi en Belgique, c'est l'un des pires incendies de l
00:01:28'histoire du pays.
00:01:302 millions d'emplois créés depuis 2017, c'est ce qu'affirme Jean-Pierre Farandou dans le journal du dimanche.
00:01:36Le ministre du Travail rappelle qu'il a lancé en mai dernier le plan Emploi Futur.
00:01:40400 000 jeunes supplémentaires devraient arriver sur le marché du travail d'ici 2030.
00:01:46Pourtant le taux de chômage a augmenté de 0,2 point au deuxième trimestre selon l'INSEE.
00:01:51Une hausse sans surprise pour le ministre qui s'exprime dans le journal du dimanche.
00:01:57La grève à EasyJet continue.
00:01:59Une centaine de vols de la compagnie au départ de la France sont annulés.
00:02:02Mobilisation massivement suivie par le personnel de cabine qui dénonce des plannings constamment remaniés.
00:02:0898 vols prévus pour l'ensemble du week-end ont été annulés à l'avance.
00:02:1251 sont concernés aujourd'hui.
00:02:15A l'international en Indonésie, des milliers de personnes évacuées attendent de l'aide au lendemain du puissant séisme
00:02:21qui a secoué l'île indonésienne de Flores dans l'est du pays.
00:02:25Un tremblement de terre qui a fait 48 morts.
00:02:27Un deuxième séisme a frappé l'île de Sumatra dans l'ouest seulement quelques heures après.
00:02:32Près de 5000 personnes ont dû évacuer.
00:02:34Les autorités sont inquiètes et tentent de rassurer la population.
00:02:38Écoutez.
00:02:40Notre premier appel est le suivant.
00:02:42Restez vigilants, restez attentifs.
00:02:45Deuxièmement, ne cédez pas à la panique.
00:02:49La panique peut avoir de graves conséquences.
00:02:51Pour l'éviter, fiez-vous uniquement aux informations provenant de sources officielles.
00:02:56Ce drame à présent en Hongrie.
00:02:59Un bus polonais s'est renversé cette nuit sur une autoroute.
00:03:0112 personnes sont mortes.
00:03:02Une personne est entre la vie et la mort.
00:03:05Neuf autres gravement blessés.
00:03:06Tous les autres passagers sont aussi blessés, mais légèrement.
00:03:10Ils étaient 57 à bord.
00:03:12L'Office national chargé de la gestion des catastrophes affirme que le véhicule a quitté la chaussée,
00:03:17a fini sa course dans un fossé et s'est immobilisé sur le flanc, comme vous le voyez sur ces
00:03:21images.
00:03:23Moscou visée par 600 drones cette nuit.
00:03:25Trois personnes sont blessées.
00:03:26Une attaque d'une rare ampleur sur la capitale russe.
00:03:29Côté ukrainien, des explosions ont aussi retentis à Kiev dans la nuit après le déclenchement d'une alerte aux missiles
00:03:34balistiques.
00:03:35Également des frappes meurtrières dans les deux pays cette nuit qui ont fait état au total de six morts.
00:03:40Trois en Ukraine et trois en Russie.
00:03:44En Espagne, deux femmes de 60 et 80 ans sont mortes dans une inondation et un glissement de terrain dans
00:03:50le nord-ouest du pays.
00:03:51Deux bébés se sont blessés.
00:03:52Ils ont été soignés pour des contusions.
00:03:55Un homme de plus de 80 ans qui avait disparu a finalement été retrouvé indemne.
00:03:59Des pierres et de la boue sont à l'origine d'importants dégâts dans plusieurs villages.
00:04:04Et puis un porte-conteneur chinois met le cap sur l'Europe en passant par une route express à travers
00:04:09l'Arctique.
00:04:10C'est une première pour ce géant asiatique qui cherche à contourner le Moyen-Orient et la mer Rouge.
00:04:15Cette route maritime est deux fois plus courte que le passage par le canal de Suez.
00:04:19Mais ce trajet inquiète les défenseurs de l'environnement qui redoutent son impact sur une région déjà fragilisée par le
00:04:24réchauffement climatique.
00:04:27Merci beaucoup Valentin Rouillon.
00:04:28On vous retrouve à midi pour un prochain point complet sur l'actualité.
00:04:32Mes invités en plateau.
00:04:33Joachim Leflois-Aquimat, bonjour.
00:04:35Bonjour Elodie.
00:04:35Essayiste et enseignant.
00:04:36Et Michel Fayad, bonjour.
00:04:37Bonjour Elodie.
00:04:38Analyste politique.
00:04:39On va d'abord parler de la situation migratoire.
00:04:42D'abord du côté de Ceuta.
00:04:45Hier 15 août, il y avait une menace d'une nouvelle vague migratoire.
00:04:49Le Maroc et les Espagnols avaient mis les moyens en termes de sécurité.
00:04:53On fait le point d'abord sur place avec Thibaut Marcheteau et Malo Steiner.
00:04:58Même s'il y a eu hier des tentatives de passage de la frontière entre le Maroc et Ceuta, les
00:05:02autorités marocaines ont donc stoppé toutes ces tentatives et ont interpellé environ 300 personnes, notamment des migrants en provenance d
00:05:09'Afrique subsaharienne.
00:05:10Avec ce dispositif XXL, une nouvelle vague d'immigration a donc été évité.
00:05:15Mais ce qui inquiète les habitants de Ceuta, c'est cette situation qui perdure ici avec encore des milliers de
00:05:20migrants qui sont dans les rues ou encore qui ont commencé à construire des habitations de fortune sur les plages
00:05:25de l'enclave.
00:05:26Ils souhaitent que le gouvernement trouve une situation durable pour ces migrants.
00:05:30Et même une fois que tous les journalistes et tous les renforts sécuritaires seront partis.
00:05:34D'ailleurs ici, beaucoup ne parlent pas d'une crise migratoire mais bien d'une crise diplomatique entre l'Espagne
00:05:39et le Maroc.
00:05:41François Cosantini, vous êtes avec nous, géopolitologue.
00:05:44Bonjour et merci d'avoir répondu à CNews.
00:05:46On entendait ce que disait Thibaut Marcheteau, la crainte évidemment pour les habitants.
00:05:51C'est le moment où tous les moyens sécuritaires mis en place seront partis, où l'attention médiatique sera moins
00:05:58présente à Ceuta.
00:05:59Parce que certes, il n'y a pas eu hier d'arrivée massive de migrants, mais on rappelle que 8
00:06:04à 11 000 d'entre eux de la première vague sont toujours présents dans l'enclave de Ceuta.
00:06:11Oui, bonjour Elodie.
00:06:12On sait quand même qu'hier, il y a eu quand même 300 arrestations côté marocain.
00:06:16Sur ces 300 arrestations, environ 250 sont des ressortissants d'Afrique subsaharienne et environ 50 sont des ressortissants marocains.
00:06:23Ce qui veut dire que le flux est continué, et malgré tous les moyens préventifs qui avaient été mis en
00:06:28œuvre, on a quand même toujours un flux qui arrive sur Ceuta.
00:06:30Et n'oublions pas également qu'il y a une autre enclave qui s'appelle Melilla, une autre enclave espagnole
00:06:36proche de Ceuta,
00:06:37qui est également dans le viseur des migrants illégaux et des réseaux de passeurs.
00:06:43Donc visiblement, le problème qu'il y a, c'est qu'il y a quand même une logique générale, en
00:06:47effet, qui en appelle à l'immigration.
00:06:48Alors là, il y a plusieurs choses. Il y a la responsabilité du gouvernement espagnol, il y a la politique
00:06:52de l'Union Européenne,
00:06:54il y a la non-application par certains pays du règlement retour.
00:06:58Et là, en fait, ce n'est pas quelque chose de ponctuel, si vous voulez, c'est quelque chose de
00:07:01continu.
00:07:02C'est beaucoup plus qu'une crise migratoire.
00:07:05C'est un véritable défi, notamment pour les jours, les mois, les semaines et pour les années à venir.
00:07:10Et là, il va falloir totalement changer le logiciel au plan juridique, au plan juridique personnel et également au plan
00:07:16sécuritaire.
00:07:17Oui, parce qu'on voit ce qui a fonctionné hier, François Constantini.
00:07:21Bien sûr, ce sont tous ces renforts policiers, notamment cette protection des frontières qu'on ne voit pas d'habitude.
00:07:28Sur un temps court, les moyens mobilisés, ils semblent avoir fonctionné.
00:07:32Vous rappeliez ces interpellations hier, mais on sait d'avance que ces moyens, ils ne vont pas rester.
00:07:38Aujourd'hui, toute l'attention médiatique, elle est sur Ceuta.
00:07:41D'ici deux ou trois mois, on pourrait avoir la même invasion migratoire qu'on a vue récemment,
00:07:46quand finalement les frontières vont un peu se déverrouiller.
00:07:50Bien sûr, c'est pour ça qu'il faut quand même une politique préventive.
00:07:53C'est-à-dire que, comme je l'ai dit, il faut renverser véritablement le logiciel de l'Union Européenne,
00:07:58que le gouvernement espagnol prenne ses responsabilités,
00:08:02parce qu'il a quand même des responsabilités écrasantes avec sa politique de régularisation massive.
00:08:06Je rappelle qu'on est déjà au-delà de 500 000 régularisations massives depuis le mois de mai en Espagne,
00:08:12sur la culture, un appel d'air.
00:08:14Et puis, il faudra une politique avec le Maroc, franchement, de franche coopération avec le Maroc.
00:08:18Le Maroc, en effet, on doit s'appuyer sur lui, coopérer avec lui, l'aider,
00:08:22sachant que le Maroc également bénéficie d'accords d'associations très avantageux pour lui avec l'Union Européenne,
00:08:28notamment, c'est l'invasion de la tomate maropéenne, un accord très avantageux sur la pêche.
00:08:32Donc, il faut faire comprendre au Maroc également qu'il a sa responsabilité
00:08:36et qu'on doit le considérer comme un partenaire, mais un partenaire avec lequel on doit être exigeant.
00:08:41Merci beaucoup, François Constantini, d'avoir été avec nous.
00:08:45Effectivement, Michel Fayad, ce que disait François Constantini,
00:08:48et juste là, on est en train de trouver des solutions de court terme, plus de moyens policiers.
00:08:52On tente de renforcer un peu les frontières,
00:08:55mais ce n'est pas comme ça qu'à long terme, on pourra éviter une nouvelle invasion migratoire.
00:08:59Ça passe plutôt par la diplomatie, ce que disait aussi, d'ailleurs, Thibaut Marcheteau sur le terrain.
00:09:04Par la diplomatie, bien sûr, mais aussi par la refonte, à mon avis, de l'Union Européenne,
00:09:08parce qu'aujourd'hui, la question des frontières est devenue une question essentielle.
00:09:13On ne peut plus rester dans le logiciel ancien, avec l'espace Schengen, d'avant la guerre en Libye.
00:09:19Et la guerre en Libye a vraiment tout modifié.
00:09:21Et puis, il y a la démographie africaine.
00:09:23On parle d'un milliard d'habitants en Afrique aujourd'hui,
00:09:26mais d'ici 2050, c'est une population qui est appelée à doubler,
00:09:29qui va devenir de l'ordre de 2 milliards d'habitants.
00:09:33Donc, ça va être de plus en plus de Ceuta qu'on va voir à l'avenir.
00:09:38En fait, Ceuta, c'est un test pour l'Union Européenne,
00:09:42mais ça peut être également, et c'est là où il faut faire attention,
00:09:45un test pour les islamistes.
00:09:46Parce que, rappelez-vous un peu, lors de l'affaire Naël,
00:09:49il y a eu l'insurrection, en fait, on peut appeler ça comme ça.
00:09:53Ces émeutes.
00:09:54Ces émeutes, mais qui se sont transformées en mobilisant quasiment la moitié de la police
00:09:57et de la gendarmerie nationale, une quasi-insurrection.
00:10:01Et puis, ça s'est tassé.
00:10:02Et puis, en fait, on a eu le sentiment qu'ils ont voulu un peu tester
00:10:05comment réagiraient les forces de l'ordre.
00:10:07Et là, on voit un peu à Ceuta, pareil, ils essayent de voir
00:10:10comment réagiraient les forces espagnoles.
00:10:13Mais ce qu'on a vu à Ceuta, on peut le voir demain à Mayotte,
00:10:16Oui, bien sûr.
00:10:17On peut le voir demain, de nouveau à Lampedusa, on peut le revoir en Grèce.
00:10:19Oui, on parle de Ceuta, parce que c'est l'actualité,
00:10:21mais vous avez raison de dire que les exemples sont nombreux.
00:10:23Et on doit protéger vraiment toutes nos frontières.
00:10:25La frontière espagnole, c'est également notre frontière,
00:10:27puisqu'en fait, une partie de ces gens veulent venir en France.
00:10:30Évidemment.
00:10:30Et ils le disent, d'ailleurs.
00:10:32Bien sûr.
00:10:32Ils ne sont pas là-bas pour rester à Ceuta, ni en Espagne.
00:10:34Mais la plupart sont plus francophones qu'hispanophones.
00:10:36Qu'hispanophones.
00:10:37Et donc, de fait, ils ont un intérêt à venir chez nous.
00:10:42Donc, on ne peut pas considérer uniquement la question de Ceuta
00:10:45comme une question espagnole.
00:10:46C'est une question plus large, européenne.
00:10:48Et donc, il faut regarder ça de plus en plus.
00:10:50Puis une dernière chose que je voulais dire,
00:10:52c'est qu'il y a un rapport de l'Union européenne
00:10:53qui nous expliquait que, en fait, les migrants venant de Libye,
00:10:57jusque-là, allaient vers l'ouest de la Libye,
00:11:00et donc allaient vers l'Italie, essentiellement.
00:11:02Mais là, de plus en plus viennent par l'est de la Libye,
00:11:04où il y a le contrôlé par le maréchal Haftar,
00:11:06qui, eux, vont plutôt vers la Grèce.
00:11:08Donc, vous voyez, même les entrées vers l'Union européenne changent.
00:11:12Et donc, on est obligé, non pas de contrôler, comme vous le disiez,
00:11:15juste un endroit et en oubliant le reste,
00:11:17mais vraiment de contrôler la totalité des frontières européennes
00:11:20pour éviter d'autres Ceuta.
00:11:21Et puis, on le disait, Joachim,
00:11:23effectivement, un test pour l'Union européenne,
00:11:26pour voir comment l'Union européenne réagit.
00:11:28Alors, en termes de moyens sécuritaires, on l'a vu.
00:11:30En termes diplomatiques, on l'a vu aussi.
00:11:33L'Union européenne, elle réagit de manière totalement incohérente,
00:11:37en tout cas sans aucune réponse européenne.
00:11:40entre Georgia Meloni, qui veut mettre l'Espagne au banc de l'espace Schengen,
00:11:44et Laurent Nunez, qui dit, au contraire, Schengen, c'est la solution.
00:11:48On voit bien qu'il n'y a pas grand risque à s'en prendre à l'Union européenne,
00:11:51parce qu'elle ne saura jamais répondre d'une seule voix.
00:11:53Ce que je constate d'abord, c'est que l'invasion qu'on craignait légitimement hier
00:11:57n'a pas eu lieu parce que la menace était identifiée,
00:12:00parce que les renforts étaient au rendez-vous,
00:12:01et parce que la pression était absolument maximale
00:12:04sur les autorités espagnoles comme marocaines.
00:12:07Donc l'inquiétude, elle est levée à très court terme,
00:12:09à court terme peut-être.
00:12:10En revanche, elle persiste à moyen terme et à long terme pour l'Espagne.
00:12:14Pourquoi ? Tout simplement parce que Pedro Sanchez
00:12:15est devenu l'accompagnateur principal d'une immigration
00:12:19devenue hors de contrôle.
00:12:21Une immigration en Espagne,
00:12:23pour vous donner une statistique,
00:12:25pour vous la représenter,
00:12:26c'est que la population immigrée en Espagne
00:12:28a été multipliée par 8 en 20 ans.
00:12:30Donc il y a bien sûr une responsabilité de l'Europe,
00:12:33vous y faisiez référence,
00:12:34je suis tout à fait lucide là-dessus,
00:12:36sur les dysfonctionnements de Frontex,
00:12:38l'obsolescence de Schengen,
00:12:40la jurisprudence européenne
00:12:42qui bien souvent corsette le politique
00:12:44et qui va à l'endroit de la volonté populaire.
00:12:47Maintenant, il ne faut pas pour autant désigner
00:12:49l'Union européenne comme le seul responsable,
00:12:52comme un bouc émissaire qui reviendra nous absoudre
00:12:54de nos propres responsabilités au niveau national.
00:12:57Et en l'occurrence, la principale responsabilité
00:12:59dans cette affaire de Ceuta,
00:13:00elle n'est pas du côté de Bruxelles,
00:13:02elle est du côté du gouvernement espagnol,
00:13:04celui de Pedro Sanchez,
00:13:06qui mène une politique immigrationniste en parole.
00:13:09Je vous invite à relire sa tribune
00:13:10dans le New York Times en février dernier.
00:13:12Mais surtout une politique immigrationniste
00:13:14du point de vue de son action bien concrète.
00:13:16C'est toujours plus de fausses générosités,
00:13:19toujours plus d'appels d'air,
00:13:20toujours plus de régularisations,
00:13:22environ 500 000 à ce jour.
00:13:24Si bien que la seule route d'immigration illégale
00:13:28où on voit de plus en plus d'afflux aujourd'hui,
00:13:30c'est celle de la Méditerranée occidentale.
00:13:32Donc celle qui arrive en Espagne, en Ceuta,
00:13:34mais on pourrait aussi parler des problèmes aux Canaries.
00:13:37Et je pense qu'à terme,
00:13:39Pedro Sanchez va payer très cher dans les urnes
00:13:41ce bilan concret en matière d'immigration.
00:13:43Là où, à l'inverse, en Europe,
00:13:45vous avez des gauches socio-démocrates
00:13:47qui obtiennent des résultats électoraux
00:13:49et qui ne se coûtent pas des bases populaires
00:13:50parce qu'ils prennent à bras-le-corps la question migratoire.
00:13:52Et on va regarder justement ce qui se passe maintenant
00:13:55à une cinquantaine de kilomètres au sud de Calais,
00:13:58dans la commune de Neuchâtel-Bardelot.
00:14:00Depuis plusieurs années,
00:14:02la commune subit un afflux massif de migrants.
00:14:05En fait, ils sont là en attendant
00:14:06de traverser la Manche.
00:14:08Et sur place, certes, aucune agression à déplorer,
00:14:12mais des habitants qui se sentent en insécurité
00:14:15puisque ces personnes errent dans les rues
00:14:17en espérant traverser un jour la Manche.
00:14:20Reportage de nos envoyés spéciaux,
00:14:22Anaïs Bauché et Florian Doré,
00:14:23avec le récit d'Alexis Prince.
00:14:26Plusieurs dizaines de migrants
00:14:27devant l'entrée de sa maison
00:14:29et quelques jours plus tôt,
00:14:31un autre groupe qui pénètre une propriété privée
00:14:33pour se rendre en forêt.
00:14:35Ces images de vidéosurveillance,
00:14:37c'est ce garde-chasse natif de Neuchâtel-Ardelot
00:14:39qui nous les a fournis.
00:14:41Lui qui a toujours vécu ici
00:14:42a vu sa ville changer du tout au tout en cinq ans.
00:14:44C'est surtout l'insécurité.
00:14:46Quand on voit le nombre qu'il y a,
00:14:48il y a deux mois, il y en avait 600 dans la propriété.
00:14:51Maintenant, on ne peut plus aller dans la forêt
00:14:54à la tombée de la nuit.
00:14:56Moi qui aimais bien aller dans la forêt le soir,
00:14:59dans la hutte, on ne peut plus, on ne peut plus.
00:15:01Ce n'est plus possible.
00:15:03Ce n'est pas sécurisant.
00:15:05Une sensation d'insécurité,
00:15:06mais surtout, cet autre problème.
00:15:08Des déchets en nombre, sur la plage,
00:15:10en forêt ou en ville.
00:15:11Laissez-la par des clandestins,
00:15:13sans autre solution.
00:15:14Il passe souvent des journées entières
00:15:15à attendre de monter sur une embarcation de fortune
00:15:18vers l'Angleterre.
00:15:19En voici une, dégonflée.
00:15:21Beaucoup ont fui la jungle de Calais,
00:15:2250 kilomètres plus au nord.
00:15:24La maire de la commune évoque une situation
00:15:26à la fois difficile à gérer et ambiguë,
00:15:28qui divise ses administrés.
00:15:30Le phénomène, effectivement, a tendance à s'accroître.
00:15:35Il est apparu après l'année Covid.
00:15:39Forcément, il y a un impact.
00:15:40Et on a dans la population deux avis.
00:15:44Une partie qui dit, finalement,
00:15:47ces populations ont tout quitté pour l'aventure.
00:15:50C'est un drame.
00:15:52Et d'autres qui disent, on se sent en insécurité.
00:15:55Cet été, quatre décès de migrants clandestins ont été recensés
00:15:58au large de Hardelot et de Dunkerque.
00:16:01On en parle avec Axel Ronde, le président de la CFTC Police.
00:16:05Bonjour et merci d'être avec nous.
00:16:08Alors, Axel Ronde, on le voit dans le cas de Neuchâtel.
00:16:11On le voit dans le cas de tout un tas de communes.
00:16:14La difficile gestion, en fait, de ces populations
00:16:17qui n'ont pas forcément envie, d'ailleurs, de rester sur place,
00:16:20qui espèrent se rendre, notamment, du côté du Royaume-Uni,
00:16:24mais qui stagnent avec des habitants, forcément,
00:16:26qui ne se sentent pas sécurisés.
00:16:28On a vu les images quand ils arrivent dans votre propriété,
00:16:29quand ils errent dans la rue.
00:16:31Quand bien même il n'y a pas d'agression directe,
00:16:34ça crée quand même, évidemment, un climat sur place.
00:16:38Oui, bonjour.
00:16:39Effectivement, vous avez plusieurs centaines,
00:16:41voire des milliers de populations qui errent dans les rues,
00:16:45qui n'ont pas de réelle structure d'accueil,
00:16:47puisque les structures sont archi débordées.
00:16:50Ils restent, si vous voulez, dans des espèces de campements de fortune.
00:16:54Donc oui, forcément, vous tombez nez à nez avec ces campements.
00:16:58Vous n'avez pas spécialement envie d'aller vous promener.
00:17:01Donc oui, c'est vrai que la Normandie est particulièrement touchée par ce phénomène,
00:17:06parce que vous avez une pression migratoire assez importante sur la zone.
00:17:11Beaucoup de candidats veulent partir au Royaume-Uni.
00:17:14Donc ils attendent des moments propices pour y aller.
00:17:19Mais en tous les cas, les nombreuses semaines, voire les nombreux mois,
00:17:22où ils sont sur le territoire national, ça crée des tensions ici ou là.
00:17:28Vous avez aussi beaucoup d'associations, si vous voulez, dites humanitaires,
00:17:33qui les aiguillent, qui les aident, pas spécifiquement en termes de nourriture,
00:17:41mais surtout leur donnent les procédures pour se maintenir sur le territoire national,
00:17:47leur donnent des services juridiques, les avocats, les conseils.
00:17:51On se retrouve finalement avec des spécialistes du droit des immigrés, de l'immigration,
00:18:00et on se retrouve, si vous voulez, anéantis dans nos procédures
00:18:06quand on veut tenter de les expulser.
00:18:09Donc parce que finalement, ils ont le droit pour eux,
00:18:13il faudra aussi se poser les questions de toutes ces associations
00:18:17qu'on subventionne à outrance, par exemple dans les centres de rétention administratives.
00:18:22Ils ont leur bureau sur place et ils donnent des conseils sur place.
00:18:26Et puis on le voit aussi, Axel Ronde,
00:18:28que ce soit à Neuchâtel-Hardelot, dans le Pas-de-Calais,
00:18:31ou que ce soit ailleurs, c'est aussi le difficile travail des forces de l'ordre,
00:18:35parce qu'en réalité, comme vous le disiez,
00:18:37vous ne pouvez pas faire grand-chose, éventuellement il y a des interpellations,
00:18:41on le sait, les élus nous le disent, dans ces cas-là,
00:18:43de toute façon, ils restent sur place.
00:18:46On voit en réalité que tout le monde a un peu abandonné ce combat.
00:18:49Les maires sont en première ligne, ils n'ont pas de solution,
00:18:52les forces de l'ordre font leur travail,
00:18:54qui derrière, il faut bien le reconnaître, n'est pas suivi,
00:18:56et donc, une fois de plus, ce sont les riverains qui subissent.
00:19:00Tout à fait, ce sont les riverains qui sont en bout de chaîne,
00:19:03qui ont toutes les nuisances,
00:19:06qui ont aussi, à certains moments, de l'insécurité,
00:19:10parce que ça se concrétise avec des vols.
00:19:12Vous avez effectivement l'État qui a sous-traité, finalement,
00:19:16ce problème via des associations,
00:19:19puisque finalement, ce sont ces associations qui s'en occupent,
00:19:22mais souvent, elles sont politisées,
00:19:24elles cherchent, finalement, à ce que ces populations
00:19:27se maintiennent sur le territoire national.
00:19:29Donc, vous sous-traitez le problème à des personnes
00:19:32qui sont pro-immigration,
00:19:36forcément, ça ne peut pas fonctionner.
00:19:38En tous les cas, les fonctionnaires de police
00:19:40ont l'impression qu'ils ne servent pas à grand-chose,
00:19:42à part réguler un petit peu ces flux,
00:19:45et surtout, on essaie, nous, de mettre le paquet
00:19:48sur les passeurs,
00:19:51qui, finalement, sont des véritables mafias
00:19:54qui sont derrière,
00:19:55qui sont coordonnés aussi à l'international,
00:19:58et qui participent, qui alimentent
00:19:59cette situation catastrophique,
00:20:01parce que vous avez des hommes et des femmes
00:20:03qui sont complètement déracinés aussi,
00:20:04et qui se retrouvent dans la musère la plus totale,
00:20:07qui prennent effectivement tous les risques,
00:20:08et qui finissent, malheureusement,
00:20:10souvent noyés quand ils tentent de traverser la Manche.
00:20:13Il va falloir que ça soit coordonné
00:20:15avec l'ensemble de l'Europe
00:20:17et avec les autorités britanniques.
00:20:20Merci beaucoup, Axel Rondre,
00:20:21président de la CFTC Police,
00:20:23d'avoir été avec nous.
00:20:24Effectivement, Joachim,
00:20:26on a entendu cette maire de Neuchâtel-Ardelot
00:20:29dans le Pas-de-Calais,
00:20:29on a aussi beaucoup entendu
00:20:30Natacha Bouchard, maire de Calais,
00:20:32sur le sujet.
00:20:33Ce sont des élus, en fait,
00:20:35à qui on dit « débrouillez-vous »,
00:20:37ce sont des forces de l'ordre
00:20:38à qui on dit « faites votre travail,
00:20:40mais ne vous attendez pas à grand-chose »,
00:20:42et ce sont des riverains qui ont dit
00:20:43« ma foi, il faut faire avec,
00:20:45ils ne vous agressent pas,
00:20:46certes, ils pénètrent dans votre propriété,
00:20:48finalement, ce n'est pas si grave ».
00:20:49Oui, je dirais déjà que ces images
00:20:51à Neuchâtel constituent un énième symptôme
00:20:54de la saturation par la loi du nombre
00:20:56et des distorsions,
00:20:58des conséquences que produit l'immigration
00:21:01dans sa forme actuelle,
00:21:02en France et en toute l'Europe d'ailleurs,
00:21:03puisqu'on voit que les personnes
00:21:05qu'on voit à l'image
00:21:05ne veulent pas rester sur le territoire national,
00:21:07mais veulent rejoindre le Royaume-Uni.
00:21:09Et on voit aussi que ces altérations
00:21:11se produisent pour tout le monde
00:21:13avec des effets systématiquement négatifs
00:21:17pour les migrants comme individus
00:21:18qui, bien sûr, rêvent de l'Eldorado
00:21:20et qui voient leurs illusions
00:21:21se briser en cours de route,
00:21:23pour les populations locales
00:21:25qui sont confrontées à toujours plus
00:21:26de désagréments,
00:21:27toujours plus d'insécurité,
00:21:28et pour les élus locaux,
00:21:29vous y faisiez référence,
00:21:30mais qui sont à bout
00:21:31et qui se sont totalement abandonnés
00:21:32par un État
00:21:33qui n'a ni volonté politique
00:21:35ni cap en matière migratoire.
00:21:38Et je parle de l'État aussi,
00:21:39puisque cette question,
00:21:40à la fin,
00:21:41elle est éminemment politique,
00:21:42puisqu'on voit qu'on est capable
00:21:43d'arrêter certains passeurs
00:21:45comme individus.
00:21:46Je crois que la coopération franco-britannique
00:21:47a permis d'en arrêter
00:21:48à peu près 500 l'an dernier.
00:21:50Le problème,
00:21:50il est plus profond que ça.
00:21:52Il est sur la capacité
00:21:53à remonter
00:21:53et à démanteler des filières,
00:21:55des filières qui,
00:21:56on ne le dira jamais assez,
00:21:57mais vivent de la misère humaine
00:21:59et qui travaillent en coopération
00:22:01avec des associations
00:22:01qui instrumentalisent l'immigration
00:22:03pour déstabiliser les sociétés occidentales
00:22:05et faire avancer
00:22:06un agenda idéologique.
00:22:07Et puis,
00:22:07Michel Fayad,
00:22:08on voit aussi,
00:22:09parce qu'il y avait eu
00:22:10des échanges diplomatiques
00:22:11entre la France et le Royaume-Uni
00:22:13sur la gestion
00:22:14de ces frontières
00:22:15et là également,
00:22:15le Royaume-Uni
00:22:16avait été plus malin que nous,
00:22:18c'est-à-dire pour protéger
00:22:20ces frontières.
00:22:20Nous,
00:22:21on est coincés finalement
00:22:21entre l'Espagne
00:22:22qui ouvre les frontières
00:22:23pour que ça arrive chez nous
00:22:24et le Royaume-Uni
00:22:25qui lui met une barrière
00:22:26pour ne pas qu'il parte.
00:22:27Donc forcément,
00:22:28ces migrants,
00:22:29ils n'ont pas forcément
00:22:30envie de rester chez nous,
00:22:31mais de fait,
00:22:31ils y sont coincés.
00:22:32C'est pour cela
00:22:33qu'en plus des frontières européennes,
00:22:35je pense qu'on est obligé
00:22:36de revenir à des frontières nationales.
00:22:38On revient à ça
00:22:38parce que ce problème
00:22:40est appelé à se généraliser.
00:22:41donc comment est-ce
00:22:43qu'on va faire face
00:22:43si déjà maintenant,
00:22:45avec ce nombre-là,
00:22:46on n'y arrive pas.
00:22:46Alors demain,
00:22:47avec le double,
00:22:47comment on va faire concrètement ?
00:22:50On est obligé
00:22:50de revenir sur les frontières.
00:22:52Et puis,
00:22:53vous savez que l'Angleterre
00:22:54a pensé faire quelque chose
00:22:55que l'Espagne de gauche a fait,
00:22:57c'est-à-dire faire des accords
00:22:59avec des pays en Afrique
00:23:00pour envoyer les OQTF
00:23:02qui se trouvent sur son territoire.
00:23:03Parce que l'Espagne,
00:23:05bien qu'elle ait fait
00:23:05cet appel d'air
00:23:06qui a régularisé
00:23:08de plus de 500 000 personnes,
00:23:09c'est l'Espagne
00:23:10qui avait fait des accords
00:23:11avec l'Angola,
00:23:12le Mozambique et autres
00:23:13pour envoyer leurs OQTF.
00:23:15Donc,
00:23:15c'est aussi quelque chose
00:23:16à laquelle nous,
00:23:18nous devons penser
00:23:19en tant que Français,
00:23:20en tant qu'Européens.
00:23:21Avant que tout le monde
00:23:22y pense avant nous.
00:23:23Bien sûr.
00:23:23Donc,
00:23:24nous aussi,
00:23:24on devrait signer
00:23:24avec des pays africains
00:23:25et ne pas avoir d'état d'âme.
00:23:27On envoie les OQTF là-bas.
00:23:29Vous imaginez si...
00:23:29Terminé.
00:23:30En quelques mots,
00:23:31pour terminer la phrase.
00:23:32Je vous laisse quand même terminer.
00:23:33Vous imaginez l'Algérie
00:23:35si,
00:23:35par exemple,
00:23:36on lui disait
00:23:37vous ne voulez pas reprendre
00:23:38vos ressortissants,
00:23:39on va les envoyer au Mozambique.
00:23:40Et là,
00:23:40ils auront un problème
00:23:41avec leurs ressortissants.
00:23:42On va marquer une pause
00:23:43et on se retrouvera
00:23:44pour parler de cette affaire.
00:23:46Vous avez pu suivre sur CNews
00:23:47cette commerçante
00:23:49des Deux-Alpes
00:23:50qui s'en est prise
00:23:50extrêmement violemment
00:23:52à des touristes
00:23:53sur fond d'antisémitisme.
00:23:55Et bien justement,
00:23:55on sera avec la victime
00:23:57de cet antisémitisme.
00:23:59Il va nous raconter
00:23:59comment les faits
00:24:01se sont déroulés.
00:24:02Il va nous confier aussi
00:24:03son ressenti
00:24:04juste après la pause.
00:24:05Restez avec nous.
00:24:09De retour pour la suite
00:24:10de Midi News été.
00:24:12On va parler maintenant
00:24:12de cette agression antisémite
00:24:15dans les Deux-Alpes
00:24:16avec d'un côté
00:24:17Elie Sultan
00:24:18qui nous racontera
00:24:19ce qui s'est passé.
00:24:20C'est lui justement
00:24:20qui a été prise à partie
00:24:22par cette commerçante
00:24:23et puis avec Benjamin Allouch,
00:24:25membre du bureau exécutif
00:24:26du CRIF
00:24:27puisque malheureusement,
00:24:28récemment en France
00:24:30et à l'international,
00:24:31nous avons eu
00:24:32beaucoup d'exemples
00:24:33d'antisémitisme décomplexé.
00:24:35On va revenir d'abord
00:24:36sur ces propos
00:24:37tenus par une commerçante
00:24:39dans les Deux-Alpes
00:24:40devant les gendarmes.
00:24:41Elle a reconnu
00:24:42ses propos.
00:24:43Il faut rappeler
00:24:44que le ministre de l'Intérieur
00:24:45et la ministre chargée
00:24:46de la lutte
00:24:47contre les discriminations
00:24:48étaient montés au créneau.
00:24:50Une enquête
00:24:50a été ouverte
00:24:51par le parquet
00:24:51de Grenoble
00:24:52pour provocation publique
00:24:54à la haine
00:24:54ou à la violence
00:24:55en raison de son origine
00:24:57ou de la religion.
00:24:58Pour l'instant,
00:24:59évidemment,
00:24:59aucune décision judiciaire
00:25:00n'a été prise.
00:25:01On revient d'abord
00:25:02sur les faits
00:25:03avec Inès Halikan.
00:25:05La communauté juive
00:25:06est trop nombreuse.
00:25:07Et alors ?
00:25:08C'est qu'à un moment donné,
00:25:09ça excède les gens.
00:25:10Ça excède les gens ?
00:25:11Mais bien sûr.
00:25:12C'est une scène filmée
00:25:13par l'un des touristes
00:25:14aux Deux-Alpes en Isère.
00:25:16Face à lui,
00:25:16la gérante de cette buvette
00:25:18lui explique
00:25:19pourquoi elle ne souhaite
00:25:20plus accueillir,
00:25:21selon ses propos,
00:25:22autant de clients juifs.
00:25:24Publiée sur les réseaux sociaux,
00:25:26la vidéo devient virale.
00:25:28Alertée,
00:25:29le ministre de l'Intérieur
00:25:30Laurent Nunez
00:25:31a réagi.
00:25:31Dès que la vidéo
00:25:32a été portée
00:25:33à ma connaissance,
00:25:34la gendarmerie nationale
00:25:35a ouvert une enquête
00:25:36en lien avec le parquet.
00:25:37La personne concernée
00:25:38devra répondre
00:25:39des propos tenus
00:25:40que je condamne fermement
00:25:41et qui n'ont pas de place
00:25:42dans notre République.
00:25:44La ministre,
00:25:45Aurore Berger,
00:25:46annonce elle aussi
00:25:47un signalement
00:25:48au procureur de la République.
00:25:49Aucun acte antisémite,
00:25:51aucun acte raciste,
00:25:52aucun acte de haine
00:25:53ne saurait être toléré.
00:25:54L'antisémitisme
00:25:55et le racisme
00:25:56ne sont pas des opinions
00:25:57mais des délits.
00:25:58De manière systématique,
00:25:59j'interviendrai
00:25:59pour ne rien laisser passer
00:26:00et rappeler notre droit
00:26:02et nos valeurs.
00:26:03Le parquet de Grenoble
00:26:04a ouvert alors
00:26:05une enquête
00:26:06pour provocation publique
00:26:07à la haine
00:26:08ou à la violence
00:26:09en raison de l'origine
00:26:10ou de la religion.
00:26:12Quand j'ai visionné
00:26:13cette vidéo,
00:26:13très honnêtement,
00:26:14j'ai eu le sentiment
00:26:15de me retrouver
00:26:16dans les années 30
00:26:17ou dans les années 40.
00:26:19Je voudrais dire
00:26:19que ce qu'elle a dit,
00:26:20ce n'est pas une opinion,
00:26:22c'est un délit.
00:26:23L'antisémitisme
00:26:24est un délit
00:26:25et je le dis également
00:26:26à l'endroit
00:26:27et à l'adresse
00:26:27de tous ceux
00:26:28qui déversent
00:26:29leur haine antisémite
00:26:30sur les réseaux sociaux.
00:26:32La gérante
00:26:32a été entendue
00:26:33ce samedi.
00:26:34À ce stade,
00:26:35le parquet
00:26:36n'a pris
00:26:36aucune décision
00:26:37sur les suites
00:26:38judiciaires
00:26:39de l'affaire.
00:26:41Je vous le disais,
00:26:42nous sommes donc
00:26:42avec Elie Chulton.
00:26:44Bonjour et merci
00:26:45beaucoup d'être avec nous.
00:26:46Vous êtes la victime
00:26:48de ces mots
00:26:50antisémites.
00:26:51On a vu la vidéo,
00:26:52on l'a beaucoup montré
00:26:53sur CNews,
00:26:54on a vu
00:26:55ce qu'elle vous dit,
00:26:56cette gérante.
00:26:57Est-ce qu'on peut
00:26:58d'abord expliquer
00:26:58un petit peu
00:27:00le contexte
00:27:01avec vous ?
00:27:02Cela fait longtemps
00:27:03que vous allez
00:27:03dans cette station
00:27:04des Deux-Alpes.
00:27:05Vous arrivez
00:27:06auprès de cette
00:27:07commerçante
00:27:07et comment les choses
00:27:09se passent ?
00:27:10Comment démarrent
00:27:11ces insultes
00:27:12de la part
00:27:13de la commerçante ?
00:27:15Je vais rappeler
00:27:16les faits.
00:27:17Nous sommes arrivés
00:27:18à cette buvette,
00:27:19ma femme et mes enfants.
00:27:20Nous sommes dans un
00:27:21premier temps installés.
00:27:22Nous avons pris
00:27:23deux petites tables
00:27:24et quelques chaises
00:27:26pour s'asseoir.
00:27:27Nous avions l'intention
00:27:28évidemment de consommer
00:27:29puisque nous sommes
00:27:32déjà venus dans la semaine
00:27:33et je n'ai pas l'habitude
00:27:34de m'asseoir
00:27:36à quelque terrasse
00:27:37que ce soit
00:27:38juste pour m'asseoir.
00:27:40Évidemment,
00:27:41que j'allais consommer.
00:27:42Elle est venue immédiatement.
00:27:43Sur une des tables,
00:27:44il y avait un petit papier
00:27:45qui était scotier
00:27:46où c'était écrit
00:27:48mentionné
00:27:48une chaise égale
00:27:49une consommation.
00:27:50Elle est venue,
00:27:51elle a tapé sur la table
00:27:52en disant
00:27:53une chaise,
00:27:54une consommation
00:27:55sans dire bonjour,
00:27:57sans nous accueillir
00:27:58et elle est partie.
00:27:59Nous avons été
00:28:00évidemment très choqués.
00:28:02Je me suis levé
00:28:03pour aller à l'accueil
00:28:05et acheter des consommations.
00:28:07Alors,
00:28:07je veux rappeler
00:28:08que dans un premier temps,
00:28:09sa collègue,
00:28:10je ne sais pas
00:28:10si elle est de sa famille,
00:28:11peut-être sa fille,
00:28:12je ne sais pas.
00:28:14C'est avec elle
00:28:14que j'ai échangé
00:28:15dans un premier temps
00:28:16où elle a défendu
00:28:17ses propos
00:28:17en disant
00:28:18oui,
00:28:18vous n'avez pas
00:28:19à vous asseoir comme ça,
00:28:20il faut consommer.
00:28:21Je me suis expliqué
00:28:23de manière
00:28:26très courtoise,
00:28:27très calme,
00:28:28mais vraiment très calme
00:28:29en disant
00:28:30je suis désolé madame
00:28:31mais ce n'est pas
00:28:31une manière d'agir.
00:28:33D'abord,
00:28:33il y a un bonjour,
00:28:34il y a une manière
00:28:34d'accueillir les gens,
00:28:36qu'on soit juif ou pas.
00:28:40Elle a persisté
00:28:42et elle nous a demandé
00:28:43dans un premier temps
00:28:44il vaut mieux
00:28:45que vous partiez.
00:28:46Ma femme est venue,
00:28:48elle s'est exprimée,
00:28:50elle a montré
00:28:51son mécontentement
00:28:53en disant
00:28:53les mêmes propos
00:28:54que moi
00:28:54que j'avais tenus
00:28:55et donc après
00:28:56la dame en question
00:28:58elle est venue
00:28:59c'est là
00:29:00qu'elle a commencé
00:29:00à dire
00:29:00qu'on était
00:29:01trop nombreux
00:29:03et qu'il y avait
00:29:04des gens
00:29:04qui prenaient
00:29:06des places
00:29:07sans consommer
00:29:08et que ça ne se faisait pas.
00:29:10Je lui ai dit
00:29:10madame,
00:29:11vous n'avez pas
00:29:11à me mettre
00:29:11dans le même sac,
00:29:14vous me connaissez,
00:29:15je suis venu cette semaine,
00:29:16je suis là
00:29:17pour acheter
00:29:19des boissons
00:29:19et aller m'asseoir
00:29:21et elle a donc
00:29:23dit qu'on était
00:29:24la communauté
00:29:25était trop nombreuse
00:29:26et qu'à un moment
00:29:27on va s'accéder.
00:29:28Donc là,
00:29:28à ce moment-là
00:29:29j'ai sorti mon téléphone
00:29:30et je lui ai demandé
00:29:31de répéter ses propos.
00:29:33Elle les a répétés
00:29:34d'ailleurs je la remercie.
00:29:36Donc elle a assumé
00:29:36parce que ce que vous me dites
00:29:38c'est que
00:29:38d'ailleurs on voit
00:29:39sur la vidéo
00:29:39elle sait que vous êtes
00:29:40en train de filmer,
00:29:41vous lui demandez
00:29:42de répéter
00:29:43des propos antisémites
00:29:44et donc elle les assume
00:29:46sans le moindre problème.
00:29:47Très clairement
00:29:48pour moi,
00:29:48très clairement.
00:29:49Et là il y a aussi
00:29:50également une cliente
00:29:51qui s'est mêlée,
00:29:52je ne sais d'où
00:29:53elle est sortie
00:29:54en disant qu'elle avait raison
00:29:55et c'est elle
00:29:56que j'ai filmée
00:29:56en lui demandant
00:29:57de quoi je me mêle.
00:29:59Et là donc
00:30:00elle a encore persisté,
00:30:01elle a dit
00:30:01vaut mieux que vous partiez.
00:30:02Et je lui ai dit
00:30:04qu'elle allait faire le buzz.
00:30:05Elle m'a demandé
00:30:06de ne pas déformer ses propos,
00:30:08je lui ai répondu
00:30:09madame
00:30:09je n'ai rien à déformer
00:30:10je vais mettre la vidéo,
00:30:11tout est clair dans la vidéo,
00:30:13tout est dit.
00:30:13Voilà,
00:30:14et nous sommes partis.
00:30:15Vous y étiez déjà allé
00:30:17dans la semaine,
00:30:18disiez-vous
00:30:18comment cela s'était passé
00:30:21la première fois
00:30:22puisque là
00:30:22elle a une réaction
00:30:23extrêmement virulente.
00:30:25A peine vous a-t-elle vu
00:30:26qu'elle vient
00:30:28pour être désagréable.
00:30:29Votre premier passage
00:30:30chez elle,
00:30:31comment s'est-il passé ?
00:30:33Il s'est passé normalement,
00:30:34il n'y a rien à signaler.
00:30:37Je pense que là
00:30:38pour le coup
00:30:39c'est pour la deuxième fois.
00:30:41Peut-être qu'elle a été excédée
00:30:42par des gens
00:30:43qui venaient s'asseoir
00:30:44mais ce n'est pas une manière
00:30:45après d'aller s'exprimer,
00:30:46d'aller jeter,
00:30:48cracher son antisémitisme
00:30:49parce que pour moi
00:30:50il est clair,
00:30:51ce sont des propos
00:30:54très antisémites,
00:30:55il n'y a pas plus clair.
00:30:57Justement,
00:30:57on a vu à la fois
00:30:58la gérante
00:30:58et la personne
00:30:59qui intervient
00:31:00effectivement
00:31:01et qui vous prennent à partie.
00:31:02J'imagine qu'il y avait
00:31:03sans doute
00:31:04d'autres clients
00:31:05qui ont assisté
00:31:06à la scène.
00:31:07Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
00:31:08Est-ce qu'ils ont pris
00:31:09votre défense ?
00:31:10Est-ce qu'ils ont été
00:31:11choqués
00:31:12par les propos ?
00:31:13Parce qu'elles parlent
00:31:13relativement fort.
00:31:14On imagine que sur la terrasse,
00:31:16ces propos antisémites
00:31:17ont pu être entendus
00:31:18par d'autres clients.
00:31:20Sans grande surprise,
00:31:23il y a une seule personne
00:31:24qui est intervenue,
00:31:25c'est un ami à moi,
00:31:25un ami juif,
00:31:26qui était assis
00:31:27et qui consommait
00:31:28et qui m'a demandé
00:31:29ce qui s'est passé,
00:31:30je lui ai raconté.
00:31:31Sinon,
00:31:31les autres clients
00:31:33ne sont pas intervenus.
00:31:35On a vu
00:31:36et le reportage
00:31:37de notre équipe
00:31:38le disait,
00:31:39le ministre de l'Intérieur,
00:31:40Aurore Berger également,
00:31:41sont montés au créneau
00:31:42sur cette affaire.
00:31:43Depuis,
00:31:44la gérante a été entendue
00:31:46par les gendarmes.
00:31:47Ça n'enlève rien
00:31:48aux propos odieux
00:31:49dont vous êtes la victime,
00:31:51mais on imagine quand même
00:31:52que vous êtes satisfait
00:31:53que le gouvernement
00:31:54se dise
00:31:55de tels propos
00:31:56ne peuvent pas passer
00:31:57et véritablement,
00:31:58il faut trouver un moyen
00:31:59d'avoir une réponse
00:32:00qui soit à la hauteur
00:32:01de ce que vous avez entendu.
00:32:03J'étais ravi de voir
00:32:05après le Shabbat,
00:32:06parce que pendant le Shabbat,
00:32:07j'ai éteint mon téléphone,
00:32:08de voir qu'il y a eu
00:32:09un communiqué
00:32:09de la part d'Aurore Berger
00:32:11et également
00:32:12du ministre de l'Intérieur
00:32:13de M. Laurent Nunez.
00:32:15Je m'en félicite,
00:32:16mais ça ne suffit pas.
00:32:19Après des condamnations verbales,
00:32:21moi, je veux des actes.
00:32:23C'est ce qu'il faut.
00:32:25Ces actes,
00:32:25ce n'est pas uniquement pour moi,
00:32:26mais c'est surtout
00:32:26pour ceux qui ont l'intention
00:32:29de commettre d'autres actes
00:32:30de cette manière
00:32:31ou voire même plus
00:32:33et de les dissuader,
00:32:35leur dire que stop,
00:32:36maintenant aujourd'hui,
00:32:37il y a des lois
00:32:37et il faut les appliquer.
00:32:39Donc, j'attends
00:32:39de la part de ces ministres
00:32:41d'appliquer les lois.
00:32:43Merci beaucoup,
00:32:44en tout cas,
00:32:44Elie Sultan,
00:32:44d'avoir été avec nous
00:32:46et nous avoir raconté
00:32:46ce qui s'est passé.
00:32:48On va rejoindre
00:32:48Benjamin Allouch
00:32:49dans un instant,
00:32:49mais Michel Fayad,
00:32:51on voit l'antisémitisme
00:32:53complètement décomplexé
00:32:54de cette commerçante
00:32:55qui réaffirme ses propos
00:32:56quand même
00:32:57devant un téléphone
00:32:58qui est en train
00:32:59de filmer
00:33:00et puis l'absence
00:33:01de réaction autour.
00:33:02C'est aussi ça
00:33:02qui pose question.
00:33:03Il y a ceux
00:33:03qui sont antisémites
00:33:05de manière assumée
00:33:05et il y a ceux
00:33:06qui se disent
00:33:07aujourd'hui
00:33:07qu'une personne
00:33:08de confession juive
00:33:09ne puisse pas
00:33:09commander de boisson.
00:33:10En fait, c'est normal,
00:33:12on n'intervient pas.
00:33:12Il y a une culpabilité
00:33:13dans les deux côtés.
00:33:14Bien sûr,
00:33:15c'est extrêmement grave
00:33:15et puis déjà,
00:33:17statistiquement,
00:33:18il y a une erreur.
00:33:19C'est qu'en fait,
00:33:19quand on parle
00:33:20qu'il y a de plus en plus
00:33:21de juifs alors qu'ils étaient
00:33:22600 000,
00:33:23maintenant on parle
00:33:24de 440 000,
00:33:25c'est statistiquement
00:33:26déjà une erreur.
00:33:28Donc, il y a ça
00:33:29en première chose à dire.
00:33:30Une deuxième chose,
00:33:31c'est qu'on parle
00:33:33un peu des réseaux sociaux
00:33:34mais malheureusement,
00:33:35sur les réseaux sociaux,
00:33:36il n'y a pas que
00:33:37les commentaires antisémites.
00:33:38Il y a également
00:33:39énormément de vidéos
00:33:40antisémites
00:33:40où il y a des gens
00:33:41comme elle
00:33:41qui déferlent
00:33:43en fait un antisémitisme
00:33:46clair,
00:33:47ouvert,
00:33:48assumé,
00:33:49etc.
00:33:50Et donc,
00:33:51cette dame a pu aussi
00:33:52voir des vidéos
00:33:53sur Instagram,
00:33:54sur TikTok
00:33:55et autres,
00:33:55se disant
00:33:57si les autres le disent,
00:33:58c'est que je ne suis pas
00:33:59la seule
00:34:00et pourquoi est-ce que
00:34:00les autres,
00:34:01on ne leur fait rien
00:34:01et ils font plein de vidéos.
00:34:03Moi aussi,
00:34:04je peux penser comme ça.
00:34:06Et je pense que
00:34:07malheureusement,
00:34:08il y a beaucoup de gens
00:34:08qui se disent
00:34:09« bon, tout ça,
00:34:10ça ne concerne que les Juifs,
00:34:11ça ne nous touche pas ».
00:34:12Là, on ne parle pas
00:34:13d'antisémitisme islamiste
00:34:15mais ce qu'il faut bien
00:34:17penser,
00:34:17c'est que par rapport
00:34:19à l'antisémitisme islamiste
00:34:20c'est qu'ils s'attaquent
00:34:21déjà aux Juifs
00:34:22mais demain,
00:34:23ils vont s'attaquer
00:34:23aux non-Juifs,
00:34:24c'est-à-dire les chrétiens
00:34:25et c'est-à-dire même
00:34:26les musulmans
00:34:27qui n'appliquent pas
00:34:27mais tout comme
00:34:28ces personnes intolérantes
00:34:29d'ailleurs aujourd'hui
00:34:30s'en prennent aux Juifs
00:34:30mais s'en prendront
00:34:31à d'autres demain
00:34:32et malheureusement.
00:34:32Bien sûr,
00:34:33bien sûr,
00:34:33tout à fait.
00:34:34Et il y a également
00:34:35une chose,
00:34:36c'est que ça montre aussi
00:34:37une méconnaissance complète
00:34:40de l'histoire,
00:34:42des relations
00:34:43entre les Français
00:34:44juifs et chrétiens.
00:34:46Je veux dire,
00:34:47vous savez,
00:34:48le fait que les Juifs
00:34:49aient été élevés
00:34:50au même rang
00:34:51que les non-Juifs,
00:34:52ça remonte quand même
00:34:53à l'huit-sèze.
00:34:54Donc,
00:34:55je veux dire,
00:34:56il faut un peu
00:34:58se rappeler de l'histoire,
00:34:59connaître également
00:35:00les choses
00:35:00parce que même
00:35:01quand on nous parle
00:35:02d'antisémitisme chrétien,
00:35:04il ne faut quand même
00:35:04pas oublier que,
00:35:05là je vais faire juste
00:35:06une petite phrase d'histoire,
00:35:08mais à l'époque
00:35:09du Christ,
00:35:10en fait,
00:35:11les grands prêtres
00:35:14juifs,
00:35:14c'était des grands prêtres
00:35:15nommés par les Romains.
00:35:16Donc,
00:35:17ceux qui ont livré
00:35:17le Christ,
00:35:18ce sont des gens
00:35:19qui étaient des collabos,
00:35:20qui ne représentaient pas
00:35:21les Juifs.
00:35:22Et le Christ lui-même
00:35:23était juif.
00:35:24Hier,
00:35:24on fêtait la Sainte Vierge
00:35:25qui était juive,
00:35:26à la base.
00:35:27Je veux dire,
00:35:28donc,
00:35:30ce racisme anti-juice,
00:35:31cet antisémitisme
00:35:32n'a franchement
00:35:33pas lieu d'être.
00:35:33Non,
00:35:34n'a pas lieu d'être.
00:35:35Et justement,
00:35:35vous parlez de ces personnes
00:35:36qui, sans doute,
00:35:38ne connaissent pas
00:35:38l'histoire,
00:35:39mais d'ailleurs
00:35:39qui s'en moquent
00:35:40parce que même
00:35:40en leur expliquant tout ça,
00:35:41je ne suis pas sûre,
00:35:42malheureusement,
00:35:43qu'ils changeraient d'avis.
00:35:44Benjamin Allouge,
00:35:45vous êtes également
00:35:46avec nous.
00:35:47Bonjour,
00:35:47membre du bureau
00:35:49exécutif du CRIF.
00:35:50On le disait,
00:35:51c'est tout bonnement
00:35:52hallucinant.
00:35:52On a tout un tas
00:35:53d'exemples
00:35:54de propos antisémites
00:35:56récemment.
00:35:56Ce sont les deux Alpes
00:35:58avec cette commerçante.
00:35:59C'est un couple
00:36:01qui va dans un supermarché
00:36:02du côté d'Avignon
00:36:04qui est agressé.
00:36:05C'est le cas aussi
00:36:05en Australie.
00:36:06C'est le cas aussi
00:36:06en Thaïlande.
00:36:08Jonathan Arfi
00:36:09vient de s'exprimer
00:36:09sur les réseaux sociaux
00:36:10en parlant
00:36:11d'antisémitisme touristique
00:36:13puisqu'on est
00:36:14effectivement
00:36:15sur des propos
00:36:16totalement assumés,
00:36:18totalement décomplexés
00:36:19en France
00:36:20mais aussi à l'étranger.
00:36:22Tout à fait.
00:36:23Merci de me poser la question.
00:36:25En effet,
00:36:26ce qu'il faut voir
00:36:26à travers ce qui s'est passé
00:36:27aux deux Alpes,
00:36:28c'est ni plus ni moins
00:36:29que ce n'est pas
00:36:31au gnomonique
00:36:31de ce qui se passe.
00:36:32Et je remercie
00:36:33M. Fayad
00:36:34d'avoir porté le sujet
00:36:35des réseaux.
00:36:36C'est ce qui se passe
00:36:36sur les réseaux.
00:36:37En fait,
00:36:38nous avons des gens,
00:36:39nous avons des pyromanes
00:36:40de l'antisémitisme
00:36:41qui déversent
00:36:42leur haine
00:36:44antisémite
00:36:44tout en restant
00:36:45sur le fil du rasoir
00:36:46de ce qu'ils ont le droit
00:36:47de dire ou ce qu'ils pensent
00:36:48avoir le droit de dire.
00:36:50Ils déversent leur haine
00:36:51sur les réseaux.
00:36:52Ils sont écoutés
00:36:53par des gens
00:36:53qui, eux,
00:36:54ne font pas
00:36:55la différence
00:36:56entre ce qu'ils ont le droit
00:36:57de dire
00:36:57et ce qu'ils n'ont pas
00:36:57le droit de dire.
00:36:58Et on en arrive
00:36:59à des situations
00:36:59telles que celles-là.
00:37:00J'espère,
00:37:01et je remercie à nouveau
00:37:02moi aussi,
00:37:03comme l'a fait M. Sultan,
00:37:04le ministre de l'Intérieur,
00:37:05M. Nunez
00:37:06et Mme Aurore Berger
00:37:07pour leur réaction.
00:37:09J'espère qu'il y aura
00:37:10des actes à travers cela
00:37:11parce qu'il faut faire
00:37:12comprendre aux gens
00:37:13que l'antisémitisme
00:37:14n'est pas un avis,
00:37:17n'est pas un droit de pensée,
00:37:18c'est un délit.
00:37:20Donc, il faut que ces gens-là
00:37:20soient condamnés.
00:37:21Mais n'oublions pas
00:37:22qu'il existe sur les réseaux
00:37:24des pyromanes
00:37:25de l'antisémitisme.
00:37:26Et il faut absolument
00:37:27que de la même manière
00:37:28qu'on peut,
00:37:30comment dirais-je,
00:37:31déceler,
00:37:32enlever l'anonymat
00:37:33de pédophiles
00:37:35sur les réseaux,
00:37:36on doit pouvoir
00:37:37traquer les gens
00:37:38qui, au travers de l'anonymat,
00:37:40disent des choses
00:37:40qui sont complètement,
00:37:42comment dirais-je,
00:37:43condamnés par la loi.
00:37:44Et aussi,
00:37:45il faut l'avouer,
00:37:47certains hommes politiques
00:37:48qui soufflent
00:37:49sur les braises
00:37:50de l'antisémitisme,
00:37:51qui distillent la haine
00:37:52sur les réseaux sociaux.
00:37:55Justement,
00:37:55en ce qui concerne
00:37:57la réaction du gouvernement,
00:37:59Aurore Berger disait
00:38:00il y a quelques semaines
00:38:01sur CNews,
00:38:01il est hors de question
00:38:03qu'on s'habitue.
00:38:04Et là,
00:38:04on voit qu'avec son collègue
00:38:06de l'intérieur,
00:38:06Laurent Nunez,
00:38:07ils sont montés rapidement
00:38:09au créneau.
00:38:09Donc,
00:38:10le gouvernement ne s'habitue pas.
00:38:11Quand on entendait
00:38:12Elie Sultan,
00:38:13cette victime,
00:38:14nous expliquer
00:38:15qu'à une terrasse
00:38:16où il y a du monde,
00:38:17il est victime
00:38:18de paroles antisémites,
00:38:19on refuse
00:38:20de le servir,
00:38:22malheureusement,
00:38:22j'y vois une habitude
00:38:23aussi dans le fait
00:38:24que les clients
00:38:25ne montent pas au créneau.
00:38:26On avait dans le reportage
00:38:28quelqu'un qui expliquait
00:38:29ça rappelle les années 30
00:38:30ou les années 40,
00:38:31on est exactement là-dedans.
00:38:32Ils sont juifs,
00:38:33donc ils ne consommeront pas
00:38:34et ça ne choque pas
00:38:35les autres clients.
00:38:38Absolument.
00:38:38Vous savez,
00:38:39on a communément,
00:38:40ce qu'il est dit communément
00:38:41par rapport à la période
00:38:42de la Shoah,
00:38:43il y a ceux
00:38:44qui ont été des collabos,
00:38:46mais il y a surtout,
00:38:47surtout,
00:38:47ceux qui n'ont rien dit,
00:38:49qui ont vu,
00:38:49qui ont fermé les yeux
00:38:50et qui n'ont rien dit.
00:38:51Et encore une fois,
00:38:52quand on voit un acte pareil,
00:38:54quand on voit de tels propos
00:38:55tenus délibérément
00:38:57par une dame
00:38:57qui tient son commerce
00:38:59et qui a priori,
00:39:01comment peut-elle savoir
00:39:02que ces gens-là
00:39:03vont consommer
00:39:03ou ne pas consommer,
00:39:04mais peu importe.
00:39:05Tout cela,
00:39:06c'est un prétexte.
00:39:06Et se taire
00:39:08quand il y a un acte antisémite,
00:39:09quel qu'il soit,
00:39:10dans le métro,
00:39:10dans la rue,
00:39:11à une terrasse de café,
00:39:12il faut que les gens réagissent.
00:39:14Il faut que cela cesse.
00:39:16La communauté juive
00:39:17est excédée
00:39:18par cette espèce
00:39:19de statu quo,
00:39:20par cette espèce,
00:39:21comme l'a dit Jonathan Arfi,
00:39:22le président du CRIF,
00:39:23de cet antisémitisme touristique
00:39:26qui se répand
00:39:28dans notre pays.
00:39:29Et puis,
00:39:30vous avez aussi évoqué
00:39:32ces discours politiques
00:39:33qui, malheureusement,
00:39:35parfois infusent.
00:39:36On a eu de cesse
00:39:36de le dire
00:39:37sur ces plateaux
00:39:38avec nos invités,
00:39:39avec des représentants du CRIF.
00:39:41Le problème
00:39:41de ces discours politiques,
00:39:43c'est que,
00:39:44malheureusement,
00:39:44chez certains esprits,
00:39:45peut-être un peu plus faibles
00:39:47que d'autres,
00:39:48eh bien,
00:39:49il finit par infuser
00:39:50et on arrive
00:39:50à ce genre de réaction.
00:39:52Si cet antisémitisme,
00:39:54aujourd'hui,
00:39:54il est assumé,
00:39:55c'est parce que,
00:39:56pour certains,
00:39:56il est possible
00:39:57de l'assumer.
00:39:58Et cela,
00:39:59ça vient bien
00:39:59de quelque part.
00:40:01Absolument.
00:40:02Vous savez,
00:40:03merci au ciel,
00:40:04grâce à Dieu,
00:40:06on est encore
00:40:06dans le registre
00:40:07de la parole.
00:40:09Mais vous savez,
00:40:10l'assassin,
00:40:11le monstre de Toulouse,
00:40:12je ne veux pas citer le nom
00:40:13pour l'avoir promis
00:40:14au père des victimes.
00:40:16Le monstre de Toulouse,
00:40:18il a tué au nom
00:40:19des enfants de Gaza.
00:40:21Ce jeune homme,
00:40:23il a été endocriné
00:40:25par les réseaux sociaux.
00:40:27Tous les gens
00:40:28qui commettent des actes
00:40:29et qui sont ensuite,
00:40:32se cachent derrière
00:40:33un espèce de statut
00:40:34de déséquilibré.
00:40:35Oui,
00:40:36ils sont déséquilibrés.
00:40:36Pourquoi ils sont déséquilibrés ?
00:40:38Parce qu'ils entendent
00:40:38des choses
00:40:39sur les réseaux sociaux,
00:40:41tenues par des prédicateurs
00:40:42ou par des gens
00:40:43qui disséminent la haine,
00:40:44mais aussi,
00:40:45encore une fois,
00:40:46tenues par des hommes politiques
00:40:47qui restent sur le fil
00:40:49du rasoir
00:40:49de ce qu'ils ont le droit
00:40:50de dire
00:40:51et pour lequel ils savent
00:40:52qu'ils ne vont pas être,
00:40:53comment dirais-je,
00:40:54condamnés,
00:40:55ni poursuivis,
00:40:55ni condamnés.
00:40:56Par contre,
00:40:57dans l'esprit
00:40:57de ces gens-là,
00:40:58c'est un bras armé,
00:41:01c'est un passage
00:41:01à l'acte autorisé,
00:41:02c'est un passage
00:41:03à la parole
00:41:04et parfois,
00:41:04encore une fois,
00:41:05un passage à l'acte grave
00:41:06et c'est intolérable,
00:41:08c'est inacceptable
00:41:08et ça ne peut plus durer.
00:41:10Merci beaucoup,
00:41:11Benjamin Allouche,
00:41:12d'avoir été avec nous.
00:41:14C'est vrai que Joachim,
00:41:15le Floquimade,
00:41:16on voit tout un tas d'exemples
00:41:17où,
00:41:18quand ils vont faire leurs courses,
00:41:19quand ils vont commander
00:41:20des boissons,
00:41:21quand ils sont comme en Thaïlande
00:41:22à l'étranger
00:41:23et qu'ils veulent se rendre
00:41:24dans un parc animalier,
00:41:26nos compatriotes
00:41:27de confession juive
00:41:28sont agressés,
00:41:30sont insultés.
00:41:31Pourquoi ?
00:41:32Parce qu'ils sont juifs.
00:41:33On est en 2026,
00:41:34c'est-à-dire qu'on est
00:41:35d'une jeune génération,
00:41:36on a appris ça dans les livres,
00:41:37on n'aurait jamais imaginé
00:41:39qu'on puisse assister
00:41:40à ce genre de scène.
00:41:40On est toujours
00:41:41dans le même antisémitisme
00:41:42d'atmosphère,
00:41:43le même antisémitisme
00:41:44désinhibé
00:41:45et plus encore
00:41:46depuis le 7 octobre
00:41:47puisqu'il faut bien voir
00:41:48que les actes antisémites
00:41:49ont triplé
00:41:50à l'issue de ce pogrom
00:41:51et que les demandes d'Alia
00:41:53ont explosé
00:41:54en plus de 200%
00:41:55en deux ans,
00:41:56ce qui est vertigineux.
00:41:57Derrière cet antisémitisme,
00:41:59c'est toujours
00:41:59le même discours,
00:42:01celui qui consisterait
00:42:02à dire que les juifs
00:42:03sont en trop,
00:42:05sont de trop.
00:42:06Néanmoins,
00:42:06il faut bien du citer
00:42:07sur le fait
00:42:07qu'on n'a pas affaire
00:42:07à une résurgence
00:42:08mais une reconfiguration
00:42:09de l'antisémitisme.
00:42:11Aujourd'hui,
00:42:12on n'est plus
00:42:12dans l'accusation
00:42:13de peuples déicides
00:42:14ou de peuples génocidaires
00:42:16et on n'est plus
00:42:17dans le procès
00:42:18en déracinement
00:42:19comme on pouvait le faire.
00:42:20Vous savez,
00:42:20c'est l'antisémitisme romantique
00:42:22du 19e siècle.
00:42:23Là, on est dans le procès
00:42:24en enracinement.
00:42:25On le reproche
00:42:26en enracinement excessif.
00:42:28Et je crois
00:42:28qu'au sommet de l'État,
00:42:30que dans la classe politique,
00:42:31on n'a pas toujours
00:42:33posé ce diagnostic
00:42:35et qu'on a eu trop tendance
00:42:36ces dernières années
00:42:37à répondre
00:42:37à la montée
00:42:38de l'antisémitisme
00:42:38en discours
00:42:39à travers des phrases
00:42:41hypericulées
00:42:41sur le thème
00:42:42« toucher à un juif,
00:42:44c'est toucher à la République ».
00:42:45C'est ce que disait
00:42:46d'ailleurs Elie Sultan.
00:42:47Les mots,
00:42:48c'est bien,
00:42:48voyons les actes.
00:42:49Oui, mais les mots
00:42:50sans les actes,
00:42:51ça ne sert pas à grand-chose.
00:42:52La seule réponse valable
00:42:54face à l'antisémitisme,
00:42:55elle doit être
00:42:56dans la force
00:42:56de nos lois.
00:42:57C'est la rapidité
00:42:58et l'exemplarité
00:42:59de la justice.
00:43:00On en est très loin.
00:43:01C'est la reprise en main
00:43:02de la politique migratoire
00:43:04puisqu'évidemment,
00:43:05il ne faut pas essentialiser
00:43:05mais il y a des surreprésentations
00:43:07de l'antisémitisme
00:43:08chez les populations
00:43:09extra-européennes.
00:43:10Ce sont les études
00:43:11de la Fondapol
00:43:12notamment qui le montrent.
00:43:14Et enfin,
00:43:14c'est une demande
00:43:15d'exemplarité,
00:43:17de responsabilité
00:43:17dans la classe politique.
00:43:19Je crois beaucoup
00:43:20à cette formule
00:43:21qui a été employée
00:43:22par le procureur
00:43:23dans le très bon film
00:43:24« Les rayons et les ombres »
00:43:25qui disait
00:43:26« les mots des salauds
00:43:27arment les bras
00:43:28des imbéciles ».
00:43:29Je crois qu'il y a urgence
00:43:31à ce qu'on fasse preuve
00:43:34de beaucoup plus
00:43:34de prudence verbale
00:43:35et à ce que certains
00:43:37cessent de mettre
00:43:38le feu en esprit.
00:43:39Et cette prise de conscience
00:43:40doit passer par les urnes aussi.
00:43:41On va marquer une pause
00:43:43mais juste avant,
00:43:43je voudrais vous proposer
00:43:44un extrait du documentaire
00:43:46que vous pourrez retrouver
00:43:47cet après-midi
00:43:48sur CNews.
00:43:49C'est un documentaire
00:43:50sur l'affaire Liana.
00:43:52Liana,
00:43:52cette faillite de l'État.
00:43:54On envoie un extrait.
00:43:55Même le chef de l'État
00:43:57en déplacement
00:43:57au Monténégro
00:43:58a pris la parole
00:43:59évoquant un système défaillant.
00:44:01Nous devons clarifier
00:44:03évidemment ce qui s'est passé
00:44:04pour Liana,
00:44:05pour sa famille.
00:44:06Il est clair
00:44:06qu'il y a un dysfonctionnement.
00:44:08Les choses ne se sont pas passées
00:44:09comme elles auraient dû se passer.
00:44:11C'est une évidence
00:44:12et donc c'est inacceptable.
00:44:17Tout le monde s'accorde à dire
00:44:19que ce soit du côté de la justice
00:44:20ou du côté du ministère
00:44:22de l'Intérieur
00:44:22qui chapote la gendarmerie
00:44:25qui a eu un énorme problème,
00:44:27un énorme raté,
00:44:28un énorme loupé.
00:44:31Sur l'antenne de CNews
00:44:33à 15h,
00:44:33on marque une pause
00:44:34et puis on évoquera
00:44:36de nouveau les incendies.
00:44:37A la fois l'incendie
00:44:39du côté des Landes,
00:44:40on se rendra sur place
00:44:41et puis la visite
00:44:42du Premier ministre.
00:44:43Sébastien Lecornu
00:44:44demain sera sur place.
00:44:46Les élus demandent
00:44:47un plan Marshall.
00:44:48En a-t-on vraiment les moyens ?
00:44:49On en parle
00:44:50juste après la pause.
00:44:54Il est midi,
00:44:55c'est la suite
00:44:56de Midi News été.
00:44:58On va parler dans un instant
00:44:59de la situation
00:45:00du côté des Landes
00:45:01concernant les incendies.
00:45:02Mais d'abord,
00:45:03le journal de Valentin Rouillot.
00:45:10Rebonjour Elodie et bonjour à tous.
00:45:11On débute ce journal
00:45:12avec une importante page
00:45:13sur les incendies.
00:45:14D'abord dans les Landes.
00:45:16Pas de reprise majeure cette nuit.
00:45:17Des conditions plus favorables
00:45:19aujourd'hui.
00:45:201700 hectares ravagés,
00:45:21550 sapeurs-pompiers
00:45:23qui restent mobilisés
00:45:24sur terre
00:45:24et dans les airs.
00:45:26Le préfet a bon espoir.
00:45:27Par mesure de sécurité,
00:45:28pas de retour prévu
00:45:29pour les évacuer.
00:45:30Ils sont plus de 600.
00:45:31A noter qu'un autre feu
00:45:33désormais maîtrisé
00:45:33s'est déclenché
00:45:34à quelques kilomètres
00:45:35à Sanguiné.
00:45:36Un hectare a été brûlé
00:45:38suite à un impact de foudre.
00:45:41Sébastien Lecornu
00:45:42lui est attendu
00:45:43demain en Gironde.
00:45:44Le Premier ministre
00:45:44reviendra lancer
00:45:45la reconstruction
00:45:46après le méga-feu.
00:45:47Le maire du Porche
00:45:47demande un plan Marshall
00:45:49pour reconstruire
00:45:50les villes ravagées
00:45:51par les incendies,
00:45:52notamment la sienne,
00:45:53là où 183 maisons
00:45:55ont brûlé.
00:45:55Une idée soutenue
00:45:57par de nombreux habitants.
00:46:01Incendies en France
00:46:02mais aussi en Belgique.
00:46:023000 hectares sont partis
00:46:04en fumée dans un parc naturel
00:46:05de l'est du pays.
00:46:06Les conditions restent complexes
00:46:07et malgré leur faible intensité,
00:46:09les vents ont changé de direction
00:46:11à plusieurs reprises cette nuit.
00:46:12Voilà le dernier bilan des autorités.
00:46:14Des fumées respirables
00:46:15jusqu'en Moselle.
00:46:17Là aussi, en Belgique,
00:46:18c'est l'un des pires incendies
00:46:19de l'histoire du pays.
00:46:21Dans l'Aveyron,
00:46:22la foudre a frappé
00:46:23de plein fouet
00:46:24le clocher d'une église.
00:46:25De violents orages
00:46:26ont traversé le sud-ouest
00:46:27toute la nuit.
00:46:28Un incendie s'est déclenché.
00:46:29Vous voyez ces images impressionnantes.
00:46:31C'est l'église de Saint-Salvadou
00:46:33dans la commune du Basse-Egala.
00:46:36Dans le reste de l'actualité,
00:46:37en Isère,
00:46:38une commerçante a refusé
00:46:39de servir des clients.
00:46:40La raison,
00:46:40leur confession juive.
00:46:42Une enquête est ouverte
00:46:43par le parquet de Grenoble
00:46:44pour provocation publique
00:46:45à la haine
00:46:46ou à la violence
00:46:46en raison de l'origine
00:46:47ou de la religion.
00:46:48La femme a reconnu ses propos
00:46:50devant les gendarmes
00:46:51hier après-midi.
00:46:52Laurent Nunez
00:46:52et Aurore Berger
00:46:53ont condamné
00:46:53ses propos antisémites.
00:46:55Elodie,
00:46:55vous avez recueilli
00:46:56le témoignage
00:46:56de l'une des victimes
00:46:57tout à l'heure.
00:46:58Elie Sultan,
00:46:58on l'écoute.
00:47:00Voilà,
00:47:00je suis là
00:47:00pour acheter des boissons
00:47:03et aller m'asseoir.
00:47:05Et elle a donc dit
00:47:07que la communauté
00:47:08était trop nombreuse
00:47:10et qu'à un moment,
00:47:11on va s'accéder.
00:47:11Donc là,
00:47:11à ce moment-là,
00:47:12j'ai sorti mon téléphone
00:47:14et je lui ai demandé
00:47:14de répéter ses propos.
00:47:16Elle les a répétés.
00:47:18Un mot de politique
00:47:19et Eric Ciotti
00:47:20qui est à la une
00:47:20du journal du dimanche
00:47:21qui titre
00:47:22« Le macronisme
00:47:23menace nos libertés ».
00:47:24Le patron de l'Union des droites
00:47:25propose notamment
00:47:27120 milliards d'euros
00:47:28d'économies.
00:47:28Il veut engager
00:47:29une réforme constitutionnelle
00:47:30approuvée par référendum.
00:47:32Il faudrait attendre
00:47:33cinq ans,
00:47:33selon lui,
00:47:34pour donner l'accès
00:47:35aux étrangers
00:47:35à des prestations,
00:47:36un logement
00:47:37et des allocations sociales.
00:47:40Dans l'actualité internationale,
00:47:41Moscou visée par 600 drones
00:47:43cette nuit.
00:47:43Trois personnes sont blessées.
00:47:45Une attaque
00:47:45d'une rare ampleur
00:47:46sur la capitale russe.
00:47:48Côté ukrainien,
00:47:48des explosions
00:47:49ont aussi retenti
00:47:50à Kiev dans la nuit
00:47:51après le déclenchement
00:47:52d'une alerte aux missiles
00:47:52balistiques.
00:47:53Également des frappes
00:47:54meurtrières dans les deux pays
00:47:55cette nuit
00:47:56qui font état
00:47:56au total de six morts,
00:47:58trois en Ukraine
00:47:58et trois en Russie.
00:48:01Ce drame à présent
00:48:02en Hongrie.
00:48:03Un bus polonais
00:48:04s'est renversé
00:48:05cette nuit
00:48:05sur une autoroute.
00:48:0612 personnes sont mortes.
00:48:07Une personne est
00:48:08entre la vie et la mort.
00:48:09Neuf autres gravement blessés.
00:48:11Tous les autres passagers
00:48:12sont aussi blessés
00:48:13mais légèrement.
00:48:13Ils étaient 57 à bord.
00:48:15L'Office national
00:48:16chargé de la gestion
00:48:17des catastrophes
00:48:18affirme que le véhicule
00:48:19évolué sur les images
00:48:20a quitté la chaussée,
00:48:21a fini sa course
00:48:22dans un fossé
00:48:23et s'est immobilisé
00:48:24sur le flanc.
00:48:26Un ouragan a frôlé
00:48:28la partie sud
00:48:29de l'île d'Hawaï.
00:48:30Des pluies torrentielles
00:48:31et des vents violents
00:48:32se sont abattus
00:48:33sur l'État.
00:48:34Les autorités
00:48:34mettent en garde.
00:48:35les conditions liées
00:48:36à l'ouragan persistent
00:48:37sur cette île.
00:48:38En ce moment,
00:48:39cette tempête
00:48:40du prénom Lala
00:48:41a atteint le stade
00:48:42d'ouragan de catégorie 1.
00:48:44120 km heure de vent
00:48:46ont été enregistrés.
00:48:47Des habitants
00:48:47qui sont angoissés.
00:48:49Écoutez-les.
00:48:51Ce qui m'inquiète le plus,
00:48:52c'est l'arrivée de l'océan
00:48:53dans ma maison.
00:48:54J'ai eu très peur
00:48:55hier soir.
00:48:58Pour l'instant,
00:48:59nous avons ouvert
00:49:00le refuge du lycée
00:49:01de Waiakea
00:49:02et nous envisageons
00:49:04de loger
00:49:05près de 200 personnes
00:49:06dans cet espace.
00:49:08Et puis en Indonésie,
00:49:10des milliers de personnes
00:49:10évacuées attendent de l'aide
00:49:11au lendemain du puissant séisme
00:49:13qui a secoué
00:49:14l'île indonésienne
00:49:14de Flores
00:49:15dans l'est du pays.
00:49:16Tremblement de terre
00:49:17qui a fait 48 morts.
00:49:19Un deuxième séisme
00:49:20a frappé l'île
00:49:21de Sumatra dans l'ouest.
00:49:22Seulement quelques heures
00:49:23après,
00:49:24près de 5000 personnes
00:49:25ont dû évacuer.
00:49:26Les autorités sont inquiètes
00:49:27et tentent de rassurer
00:49:28la population.
00:49:29Écoutez.
00:49:32Eh bien,
00:49:33on ne l'écoute pas.
00:49:33Je vous laisse la parole,
00:49:34Elodie.
00:49:35Merci beaucoup
00:49:36pour les informations,
00:49:38Valentin.
00:49:39On va revenir également,
00:49:40vous l'avez développé
00:49:41dans votre journal,
00:49:42sur les incendies.
00:49:43Avant de parler
00:49:44de la visite
00:49:45de Sébastien Lecornu
00:49:46demain,
00:49:47on va évoquer
00:49:48ce qui se passe
00:49:48du côté des Landes.
00:49:50Déjà 1700 hectares
00:49:51brûlés,
00:49:52mais le préfet
00:49:53se veut rassurant.
00:49:55Le feu n'a pas progressé
00:49:56dans la nuit
00:49:56et la situation
00:49:58évolue de manière favorable.
00:50:00On écoute Gilles Clavrol,
00:50:01c'est le préfet des Landes.
00:50:03On a refait décoller
00:50:05les drones cette nuit
00:50:06et donc on a été amené
00:50:08à réévaluer
00:50:09la situation du feu.
00:50:11La différence,
00:50:12c'est que les deux feux
00:50:13se sont rejoints.
00:50:14Alors,
00:50:15vraisemblablement,
00:50:16ça faisait déjà
00:50:16un petit moment.
00:50:17On l'avait d'ailleurs
00:50:17un peu constaté
00:50:18sur le terrain,
00:50:19il y avait des sautes.
00:50:19Donc maintenant,
00:50:21il n'y a plus
00:50:21deux feux séparés,
00:50:22il y a un seul feu.
00:50:23Ce qui n'est pas forcément
00:50:24un problème
00:50:25parce que la zone de jonction,
00:50:26de toute façon,
00:50:26il n'y avait pas d'enjeu
00:50:27à protéger pour nous
00:50:29et ça fait moins
00:50:30de lisière à traiter.
00:50:31Donc l'un dans l'autre,
00:50:32ce n'est pas une trop
00:50:33mauvaise nouvelle,
00:50:33au contraire.
00:50:34Et on a réévalué aussi
00:50:36l'ensemble du périmètre
00:50:37de surface parcouru
00:50:38par les flammes,
00:50:39c'est 1700 hectares.
00:50:41Et je vous le disais,
00:50:42le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:50:44sera demain aux côtés
00:50:46des maires et des sinistrés,
00:50:48des méga-feux
00:50:48qui ont sévi en Gironde
00:50:50et les élus demandent
00:50:51un plan Marshall
00:50:53pour reconstruire
00:50:54les communes ravagées.
00:50:56Ils demandent un soutien
00:50:56financier pour la reconstruction
00:50:59et c'est le maire du Porges
00:51:00justement qui évoque
00:51:01cette idée d'un grand plan
00:51:02national pour aider
00:51:04à reconstruire d'abord
00:51:05évidemment et également
00:51:06pour reboiser les forêts.
00:51:08Reportage sur place
00:51:09d'Alexandre Abichoff
00:51:10et Olivier Campon
00:51:11avec le récit
00:51:11de Sharon Camara.
00:51:14Une visite très attendue
00:51:16sur laquelle
00:51:16il place de grands espoirs.
00:51:18Ce lundi,
00:51:19le Premier ministre
00:51:20Sébastien Lecornu
00:51:21se rend en Gironde,
00:51:23département durement marqué
00:51:24par les incendies.
00:51:25Ici aux Porches,
00:51:27élus et sinistrés
00:51:27préparent cette rencontre
00:51:29et leurs attentes
00:51:29sont nombreuses.
00:51:30Les solutions
00:51:31qu'on apportera,
00:51:32il faudra une aide de l'Etat.
00:51:34Comment elle sera ?
00:51:35Je ne sais pas
00:51:36mais c'est un peu
00:51:37l'appel
00:51:39à l'Etat,
00:51:40à M. Lecornu
00:51:41pour nous apporter
00:51:42un soutien financier
00:51:43pour pouvoir mettre en place
00:51:44certaines actions
00:51:45qui permettra
00:51:46aux gens du village
00:51:48de pouvoir reconstruire
00:51:48et aussi
00:51:50faire un aménagement
00:51:51du territoire
00:51:52autour de l'humanisation
00:51:54près de la forêt.
00:51:56Dans la commune,
00:51:57près de 7500 hectares
00:51:59ont été ravagés
00:51:59par les flammes.
00:52:00Pour les élus
00:52:01comme pour les habitants,
00:52:02la reconstruction
00:52:03est aujourd'hui
00:52:04la priorité.
00:52:06Réunis dans cette salle,
00:52:07ils passent en revue
00:52:08les sujets majeurs
00:52:09qui devront être abordés
00:52:10avec le Premier ministre.
00:52:11En clair,
00:52:12pour faire court,
00:52:13on demande un plan Marshall.
00:52:15Qu'il y a tout un tas
00:52:16de sujets
00:52:16qui soient urbanistiques,
00:52:18qui soient environnementaux,
00:52:19qui soient touristiques,
00:52:20qui soient économiques
00:52:21sur lesquels
00:52:21nous devons travailler.
00:52:23Ce lundi,
00:52:24Sébastien Lecornu
00:52:25s'entretiendra
00:52:25à huis clos
00:52:26avec le maire du Porche
00:52:27avant de participer
00:52:28à une table ronde
00:52:29à Mérignac
00:52:30avec les élus
00:52:31et les acteurs
00:52:31socio-économiques
00:52:32engagés dans la reconstruction.
00:52:34À ce stade,
00:52:35aucune rencontre
00:52:36n'est prévue
00:52:37avec les sinistrés.
00:52:38Joachim,
00:52:39on comprend
00:52:39ce que dit ce maire
00:52:41puisque beaucoup
00:52:41de secteurs
00:52:42ont été touchés,
00:52:43les habitations,
00:52:44le secteur touristique,
00:52:45évidemment,
00:52:46la forêt.
00:52:47Un plan Marshall,
00:52:48je ne sais pas
00:52:48ce qu'annoncera
00:52:49Sébastien Lecornu,
00:52:50mais à l'heure
00:52:51où les caisses
00:52:51sont vides,
00:52:53malheureusement,
00:52:53on sait qu'on ne peut
00:52:54pas mettre autant d'argent
00:52:55que ce que nécessite
00:52:56un vrai plan Marshall
00:52:57où là,
00:52:58véritablement,
00:52:59c'est à coup de milliards
00:52:59que vous injectez
00:53:01dans l'économie locale.
00:53:02Le problème,
00:53:03c'est qu'il en faudrait
00:53:03de très nombreux
00:53:04des plans Marshall
00:53:05dans ce pays.
00:53:06Il faudrait sans doute
00:53:07un plan Marshall
00:53:08pour la reconstruction,
00:53:09mais il faudrait aussi
00:53:11un plan Marshall
00:53:12pour la prévention,
00:53:14pour la planification,
00:53:15ce sur quoi
00:53:16on a une guerre
00:53:17de retard
00:53:18alors même que
00:53:18la menace
00:53:19d'incendie
00:53:20est au plus haut
00:53:21et qu'elle ne va pas
00:53:22décroître,
00:53:22bien au contraire,
00:53:23dans les décennies à venir.
00:53:25Et on en revient
00:53:25toujours au même problème,
00:53:26au fait qu'on est
00:53:28souvent très forts,
00:53:29parce qu'on a des services
00:53:29de l'État
00:53:29qui font un travail
00:53:31remarquable
00:53:31dans la réaction.
00:53:32On est très bons
00:53:33dans la gestion
00:53:34des conséquences.
00:53:35Enfin, on est bons,
00:53:35il ne faut peut-être
00:53:36pas exagérer.
00:53:36On est bons
00:53:37dans la gestion
00:53:37des conséquences.
00:53:37Au moins,
00:53:38c'est à peu près fait.
00:53:38Mais on est incapable
00:53:39de traiter les causes.
00:53:41Et quand je parle
00:53:41de traitement des causes
00:53:42sur ce sujet en particulier,
00:53:44je pense à une vraie politique
00:53:46de gestion forestière
00:53:47et de débroussaillement.
00:53:48Je pense au renforcement
00:53:49des moyens
00:53:50de la sécurité civile,
00:53:51au recrutement
00:53:52de 21 000 pompiers
00:53:54professionnels,
00:53:54ce qui correspond
00:53:55à la demande
00:53:56des syndicats.
00:53:57Je pense à la question
00:53:58des Canadaires
00:53:59sur laquelle
00:54:00on a vu
00:54:01qu'il y a eu
00:54:02beaucoup de retard
00:54:02dans les commandes
00:54:03et qu'on en avait
00:54:03seulement 5 opérationnels
00:54:05sur 12 cet été.
00:54:07Donc, tant qu'on aura
00:54:08une guerre de retard
00:54:09sur ce sujet,
00:54:10on restera extrêmement
00:54:11vulnérable
00:54:11et on sera amené
00:54:13à toujours commenter
00:54:14davantage de drame
00:54:15sur ce plateau.
00:54:17Justement,
00:54:18sur le côté réaction
00:54:19et non pas anticipation,
00:54:21le ministre du Travail,
00:54:22Jean-Pierre Farandou,
00:54:23s'est confié
00:54:24à nos confrères
00:54:24du JDD.
00:54:25Il rappelle
00:54:26ce qui a déjà été
00:54:27mis en place
00:54:27pour un certain
00:54:28nombre d'entreprises.
00:54:30Cette mesure
00:54:30qui permet aux salariés
00:54:31qui ne travaillent pas
00:54:32de conserver 60%
00:54:34de leur rémunération
00:54:35avec un plancher
00:54:36au niveau du SMIC
00:54:37et pour les entreprises
00:54:38des zones évacuées
00:54:39de moins de 250 salariés.
00:54:41Il n'y aura
00:54:42exceptionnellement
00:54:43aucun reste à charge.
00:54:44C'est l'État
00:54:44et l'UNEDIC
00:54:45qui prennent en charge
00:54:46l'intégralité
00:54:47de l'indemnité.
00:54:48Michel Fayad,
00:54:49je vais paraphraser
00:54:50Éric Ciotti
00:54:50également dans le JDD
00:54:52qui dit
00:54:52qu'on est incapable,
00:54:54dit-il,
00:54:54de se préparer
00:54:55parce qu'effectivement
00:54:57c'est nécessaire
00:54:58pour ces communes
00:54:59qu'on puisse reconstruire,
00:55:00qu'on puisse relancer
00:55:01l'économie,
00:55:01qu'on puisse reboiser
00:55:02bien sûr.
00:55:03Mais si on n'anticipe pas
00:55:05les prochaines crises,
00:55:05l'an prochain,
00:55:07quel que soit le Premier ministre
00:55:08ou la Première ministre,
00:55:09on lui demandera
00:55:09un plan Marshall
00:55:10parce qu'il se passera
00:55:11exactement la même chose.
00:55:13Absolument.
00:55:14Et en réalité,
00:55:14aujourd'hui,
00:55:15ce que certains élus demandent,
00:55:18ça revient à acheter
00:55:19la paix sociale
00:55:20parce qu'ils veulent
00:55:21justement calmer
00:55:23leurs administrés
00:55:23et donc ils veulent
00:55:24que l'État
00:55:25paye de l'argent.
00:55:26Mais le problème,
00:55:27c'est que,
00:55:28comme vous dites,
00:55:28si on ne planifie pas
00:55:29ce qui va probablement
00:55:31malheureusement se passer
00:55:32l'année prochaine
00:55:33et l'année suivante,
00:55:34etc.,
00:55:34ça ne mène à rien.
00:55:35Et puis imaginez un peu
00:55:37les pompiers,
00:55:38qu'est-ce qu'ils penseraient ?
00:55:39Ils font grève,
00:55:40ils réclament de l'argent
00:55:41et maintenant on leur dirait
00:55:42bon,
00:55:42on va juste mettre
00:55:43de l'argent
00:55:43pour la reconstruction
00:55:44mais on ne va pas
00:55:46vous donner de l'argent.
00:55:47Oui, l'argent viendra
00:55:47des mêmes caisses
00:55:48de toute façon.
00:55:49Exactement.
00:55:49Alors qu'on aura besoin
00:55:50de vous l'année prochaine
00:55:51pour faire ce même travail.
00:55:52Vous voyez,
00:55:53c'est un peu...
00:55:55Il n'y a pas beaucoup
00:55:55de logique,
00:55:56je pense,
00:55:56derrière tout ça.
00:55:58Et en tout cas,
00:55:59je pense qu'il est essentiel
00:56:00que le gouvernement
00:56:01se décide une fois pour toutes
00:56:02à vraiment planifier,
00:56:05à vraiment organiser
00:56:06à nouveau les pompiers,
00:56:07les aider au maximum
00:56:08et puis peut-être voir
00:56:10exactement aussi
00:56:11ce qui est planté
00:56:12dans ces forêts.
00:56:13Il y a beaucoup
00:56:14de choses à faire
00:56:14et malheureusement
00:56:15avec l'année électorale,
00:56:17je crois que le gouvernement
00:56:17ne va rien faire.
00:56:18Il va finalement gérer
00:56:19les affaires courantes
00:56:20en attendant
00:56:21de passer la balle
00:56:22au prochain.
00:56:23Justement,
00:56:24sur les pompiers,
00:56:25on va en redire un mot,
00:56:26Joachim,
00:56:26parce qu'une fois de plus,
00:56:27quand les pompiers
00:56:28actuellement dans les Landes
00:56:30ou précédemment en Gironde
00:56:32étaient en train
00:56:33de lutter contre les feux,
00:56:34parfois au péril
00:56:35de leur vie,
00:56:36le gouvernement
00:56:37faisait tout un tas
00:56:38de réactions
00:56:39sur les réseaux sociaux
00:56:40pour dire qu'ils sont formidables.
00:56:42Là, le gouvernement
00:56:42avait raison,
00:56:43mais quand Laurent Nunez
00:56:44les reçoit,
00:56:45ne leur donne aucun engagement,
00:56:48les renvoie
00:56:48à début septembre
00:56:49pour une nouvelle loi
00:56:50dont on a déjà
00:56:51tellement parlé
00:56:52concernant le Beauvau
00:56:53de la sécurité civile,
00:56:54on comprend que les pompiers
00:56:55soient agacés
00:56:56parce qu'on est content
00:56:57quand ils se battent.
00:56:59Quand ils disent
00:57:00franchement,
00:57:00le compte n'est pas,
00:57:01la plus personne
00:57:02n'a envie de les entendre.
00:57:03Le problème est qu'on est
00:57:03trop souvent dans la communication,
00:57:05dans les effets d'annonce
00:57:07qu'on met sur un piédestal
00:57:08nos pompiers l'été.
00:57:10C'est tout à fait normal
00:57:11parce qu'ils sont
00:57:11l'honneur de la nation
00:57:12et qu'ils font face
00:57:13à un combat extrêmement compliqué
00:57:15seuls en première ligne.
00:57:17On les met sur un piédestal
00:57:18pendant l'été
00:57:18pour mieux les abandonner
00:57:19le reste de l'année.
00:57:21Évidemment qu'il faut
00:57:22les soutenir dans la durée
00:57:23avec une politique cohérente.
00:57:26Maintenant,
00:57:26pour mettre en œuvre
00:57:27cette politique,
00:57:28il faut des moyens
00:57:28et forcer de constater
00:57:30qu'on a de moins en moins
00:57:32de manœuvres budgétaires
00:57:34puisqu'on est le deuxième pays
00:57:35qui s'est le plus endetté
00:57:36depuis le Covid,
00:57:38qu'on a une dépense publique
00:57:40qui n'est pas suffisamment fléchée
00:57:41vers les investissements d'avenir
00:57:43et qu'on n'a pas une politique
00:57:45au service de la croissance
00:57:46et de l'augmentation
00:57:48du taux d'emploi.
00:57:49Et tant qu'on continuera
00:57:50dans cette léthargie,
00:57:51dans cette gestion,
00:57:52vous l'avez dit,
00:57:52des affaires courantes,
00:57:54toutes les personnes
00:57:55qu'on devrait soutenir
00:57:55en première ligne,
00:57:56les pompiers,
00:57:57les professeurs
00:57:58et bien d'autres,
00:57:59attendront.
00:57:59Les personnels soignants.
00:58:01Oui, les personnels soignants.
00:58:03Malheureusement,
00:58:03la liste de ceux
00:58:04qu'on applaudit
00:58:05et qu'on oublie
00:58:06est malheureusement
00:58:06assez longue.
00:58:07On va continuer
00:58:08à parler d'économie
00:58:09avec les pistes
00:58:11pour le budget
00:58:12de l'année 2027.
00:58:14Évidemment,
00:58:15le gouvernement
00:58:15commence à réfléchir
00:58:17en sachant
00:58:18qu'il n'y a pas
00:58:18de majorité.
00:58:19Donc encore une étape
00:58:20compliquée
00:58:21pour Sébastien Lecornu
00:58:23avec l'épineuse
00:58:24question des retraites.
00:58:26Est-ce qu'il faut
00:58:26aller faire
00:58:27des économies
00:58:27chez nos retraités ?
00:58:29Voilà ce que dit
00:58:30le ministre du Travail
00:58:31et des Solidarités
00:58:32dans les colonnes
00:58:33du JDD.
00:58:34Dans un premier temps,
00:58:35rien n'est décidé
00:58:36à ce stade.
00:58:37Ce qui est sûr,
00:58:38c'est qu'il faudra faire
00:58:38des efforts.
00:58:40Il annonce
00:58:41que les efforts
00:58:41seront répartis
00:58:42entre les actifs,
00:58:43les retraités,
00:58:43les ménages
00:58:44et les entreprises
00:58:45pour qu'ensemble
00:58:46nous empruntions
00:58:46une trajectoire
00:58:47de retour progressif
00:58:48à la maîtrise
00:58:49de nos comptes publics.
00:58:50On en parle
00:58:51avec Laurent Cappelletti,
00:58:52économiste
00:58:53et professeur au CNAM.
00:58:55Alors évidemment,
00:58:56c'est la période
00:58:56où chacun réfléchit
00:58:58au budget
00:58:59et ce qui commence
00:59:01à crisper forcément,
00:59:02c'est qu'on entend
00:59:03cette petite musique
00:59:04en disant
00:59:05qu'il faut aller chercher
00:59:06ces économies
00:59:07du côté des retraités.
00:59:10Ça a l'avantage
00:59:10que les retraités
00:59:11en général
00:59:11ne manifestent pas
00:59:13mais forcément,
00:59:14ça déplaît
00:59:14à une partie
00:59:15de la classe politique.
00:59:24Je vous écoute,
00:59:26Laurent Cappelletti,
00:59:26on vous entend.
00:59:27Oui,
00:59:27vous m'entendez bien ?
00:59:29Très bien.
00:59:29Oui,
00:59:30bonjour.
00:59:31Oui,
00:59:31alors,
00:59:32les retraites,
00:59:34effectivement,
00:59:34c'est l'un des problèmes
00:59:36majeurs
00:59:36qui expliquent
00:59:37le déficit
00:59:39et en plus,
00:59:39les perspectives
00:59:40sont en raison
00:59:42de la démographie
00:59:44sont très négatifs
00:59:46si on ne fait rien.
00:59:47Alors,
00:59:48d'un point de vue économique,
00:59:50on va dire
00:59:51qu'il y a débat.
00:59:53Moi,
00:59:53je fais partie
00:59:54de ceux
00:59:54qui pensent
00:59:55qu'il ne faut surtout
00:59:56pas toucher
00:59:57aux pensions.
00:59:58Voilà.
00:59:59En revanche,
01:00:00il faut toucher
01:00:01et de toute façon,
01:00:02il le faudra.
01:00:03Il faudra toucher
01:00:04en fait
01:00:04à l'âge
01:00:05de départ en retraite.
01:00:07Vous le savez,
01:00:08vous avez dû en parler.
01:00:10on est un des pays
01:00:11européens
01:00:11en fait
01:00:12où l'âge de départ
01:00:13reste le plus tôt.
01:00:16Et deuxièmement,
01:00:17on a un problème
01:00:18d'emploi,
01:00:20d'emploi notamment
01:00:21des jeunes
01:00:22et d'emploi des seniors.
01:00:24Donc,
01:00:25si je résume,
01:00:26si on améliorait
01:00:28l'emploi des jeunes,
01:00:29l'emploi des seniors,
01:00:31pour les mettre
01:00:31au niveau de l'Allemagne
01:00:32par exemple,
01:00:33si on augmentait
01:00:34d'un an
01:00:34à deux ans
01:00:35l'âge de départ en retraite,
01:00:36ça résolverait
01:00:38notre problème
01:00:39de déficit
01:00:40sur les retraites
01:00:42à tout le moins
01:00:43et plus généralement
01:00:45puisque quand on travaille
01:00:46plus en fait
01:00:46ça rapporte du PIB,
01:00:48ça bénéficierait
01:00:50à l'ensemble
01:00:50des budgets publics.
01:00:52Voilà selon moi
01:00:53et selon
01:00:53on va dire
01:00:54les économistes
01:00:55qui partagent
01:00:56ces observations
01:00:57ce qu'il faudrait faire.
01:00:59Toucher aux pensions
01:01:02sachant que c'est
01:01:03qu'une proposition
01:01:04d'une part
01:01:05c'est un peu
01:01:06une rupture
01:01:06du contrat de confiance
01:01:07je veux dire
01:01:08on a travaillé
01:01:09selon certaines règles
01:01:11et au moment
01:01:12où on part en retraite
01:01:13en fait
01:01:13et bien
01:01:14ces règles changent
01:01:18ça perturberait
01:01:19à mon avis
01:01:19et ce serait
01:01:20une espèce
01:01:21de rupture
01:01:21de contrat de confiance.
01:01:23Après
01:01:24pardon
01:01:25excusez-moi
01:01:25oui oui allez-y
01:01:26allez-y terminez
01:01:27je vous en prie
01:01:27après concernant
01:01:28les retraités
01:01:29il peut y avoir
01:01:30débat
01:01:30on peut négocier
01:01:33il y avait eu
01:01:33des discussions
01:01:34sur le sujet
01:01:35vous savez
01:01:36concernant
01:01:37en fait
01:01:37les 10%
01:01:41qu'on vient
01:01:43déduire
01:01:44en fait
01:01:44de ces revenus
01:01:46concernant
01:01:46en fait
01:01:47des dépenses
01:01:49d'ordre professionnel
01:01:50mais qui n'existent plus
01:01:51donc l'an dernier
01:01:52il y a eu
01:01:52un gros débat
01:01:53à l'Assemblée nationale
01:01:55sur le sujet
01:01:55finalement
01:01:56ce n'était pas passé
01:01:57là je pense
01:01:58que sur ce genre
01:01:59si vous voulez
01:01:59de mesures
01:02:00il peut y avoir débat
01:02:01il peut y avoir
01:02:02aussi débat
01:02:03sur une dose
01:02:04de capitalisation
01:02:04on a des pays
01:02:06y compris
01:02:08sociodémocrates
01:02:09la Suède
01:02:10le Danemark
01:02:11en fait
01:02:11qui ont introduit
01:02:12une dose
01:02:13de capitalisation
01:02:14dans les retraites
01:02:16voilà
01:02:16voilà selon moi
01:02:17les pistes du débat
01:02:18celle qu'il faut
01:02:20à mon avis
01:02:21vraiment
01:02:22éliminer
01:02:23pour des raisons
01:02:24j'allais dire
01:02:25éthiques
01:02:25de confiance
01:02:26etc
01:02:26et aussi économique
01:02:28en réalité
01:02:30ce serait en fait
01:02:31une baisse des pensions
01:02:32on a aussi
01:02:34entendu parler
01:02:35de l'idée
01:02:35d'une année blanche
01:02:37certains comme Eric Ciotti
01:02:38disent que c'est une idée
01:02:40de paresse intellectuelle
01:02:41à savoir que
01:02:42quand on n'a pas vraiment
01:02:43d'idées
01:02:43pour faire de grosses économies
01:02:45on se dit
01:02:46et pourquoi pas
01:02:47l'année blanche
01:02:47ce qui est aussi
01:02:48un moyen finalement
01:02:49de ne pas choisir
01:02:50où on va faire
01:02:51des économies
01:02:52on utilise un petit peu
01:02:53ce recours
01:02:54comme un joker
01:02:56alors oui
01:02:57alors je pense
01:02:58qu'il faut
01:02:58là il faut faire
01:02:59deux distinctions
01:03:00qu'est-ce qu'il faudrait faire
01:03:01au plan économique
01:03:02au plan économique
01:03:02il faudrait qu'on se mette
01:03:05d'accord sur des dépenses
01:03:06à réduire
01:03:06il y a des dépenses
01:03:08improductives
01:03:08il y a des dépenses
01:03:09qui ne sont pas évaluées
01:03:10à foison
01:03:11on ne sait pas trop
01:03:12si finalement
01:03:12elles sont utiles
01:03:13ou pas utiles
01:03:15voilà ce qu'il faut
01:03:16et augmenter en fait
01:03:17la quantité de travail
01:03:18ça c'est au plan économique
01:03:20on le sait
01:03:20et puis maintenant
01:03:21c'est ce que relève
01:03:23Eric Ciotti
01:03:24il y a le plan politique
01:03:25c'est-à-dire que
01:03:26tout ce dont on parle
01:03:28au plan économique
01:03:28il faut que ce soit
01:03:29accepté
01:03:30au plan politique
01:03:31et vous avez vu
01:03:32un peu la
01:03:33j'allais dire
01:03:34malheureusement
01:03:35très souvent
01:03:35la nullité des débats
01:03:36à l'Assemblée nationale
01:03:37ou des postures politiques
01:03:39dès qu'on veut
01:03:40diminuer une dépense
01:03:41c'est
01:03:41ah ben non
01:03:42c'est pas possible
01:03:42vous nous assassinez
01:03:44dès qu'on veut
01:03:45augmenter la quantité
01:03:46de travail
01:03:47c'est
01:03:47mais c'est pas possible
01:03:49etc
01:03:49donc à la fin
01:03:51on fait ce qu'on peut
01:03:53compte tenu
01:03:54en fait
01:03:54des élus
01:03:54qu'on a
01:03:55et de la politique
01:03:56qu'on peut mener
01:03:56au moins
01:03:57jusqu'à la présidentielle
01:03:58je pense que la présidentielle
01:04:00permettra
01:04:01à chacun
01:04:02chaque candidat
01:04:03d'avoir un contrat clair
01:04:05de proposer un contrat clair
01:04:06aux français
01:04:06et si ces candidats
01:04:09celui qui sera élu
01:04:09avec une majorité
01:04:10pourra mettre en oeuvre
01:04:12j'allais dire
01:04:13ce programme
01:04:14jusque là
01:04:15je crois que
01:04:16malheureusement
01:04:16il va falloir se contenter
01:04:18en fait
01:04:19de
01:04:19de
01:04:20ce qu'on peut
01:04:21et de ce qui finalement
01:04:23permettra d'avoir un budget
01:04:24malheureusement
01:04:25Merci beaucoup
01:04:26Laurent Capelletti
01:04:27d'avoir été
01:04:27avec nous
01:04:29Michel Fayette
01:04:30parmi les pistes
01:04:31en revanche
01:04:31dont on entend
01:04:32très peu parler
01:04:32il y a celle
01:04:33de s'attaquer
01:04:34aux prestations
01:04:35sociales
01:04:36et on le sait
01:04:37c'est une question
01:04:37pour l'instant
01:04:38interdite
01:04:39d'où sans doute
01:04:39la réflexion
01:04:40d'Éric Ciotti
01:04:41de dire
01:04:41pardon mais l'année blanche
01:04:42c'est parce qu'on n'a pas de solution
01:04:43il y a des solutions
01:04:44autres
01:04:45après qui demandent
01:04:46effectivement
01:04:46un peu plus de courage politique
01:04:48sans doute
01:04:48Absolument
01:04:49lorsque vous avez montré
01:04:50à l'écran
01:04:50vous savez la phrase
01:04:52du ministre
01:04:52il parlait des retraités
01:04:54il parlait des jeunes
01:04:55il parlait des entreprises
01:04:56il parlait tout sauf de l'État
01:04:57Oui
01:04:57alors que c'est quand même
01:04:58Il n'y a plus de carte de vœuf
01:04:59pour les ministres
01:05:00il n'y a plus de voiture
01:05:01il n'y a plus de chauffeur
01:05:02pour les anciens premiers ministres
01:05:03Bien sûr
01:05:03mais il y a toutes les dépenses sociales
01:05:04il y a toutes les dépenses
01:05:06pour les fonctionnaires
01:05:07qui
01:05:08tout ça c'est beaucoup
01:05:10beaucoup en trop
01:05:10en fait c'est l'État
01:05:11qui devrait être le premier
01:05:12à faire des efforts
01:05:13avant de parler
01:05:14des autres efforts
01:05:15des gens et des entreprises
01:05:17Maintenant ce qu'il faut
01:05:18quand même avouer
01:05:19et qu'il n'y a quasiment
01:05:20aucun politicien
01:05:21qui veut l'assumer
01:05:22c'est que
01:05:23ce système de retraite
01:05:25en réalité
01:05:25c'est une pyramide de Ponzi
01:05:27c'est un scam
01:05:28c'est une escroquerie
01:05:29parce qu'elle repose
01:05:31sur le fait
01:05:32qu'en fait
01:05:33les retraités
01:05:34seraient moins nombreux
01:05:35et seraient financés
01:05:36par des travailleurs
01:05:38des actifs
01:05:39qui sont plus nombreux
01:05:40Or ce qu'on est en train de voir
01:05:41c'est qu'il y a de plus en plus
01:05:42de retraités
01:05:43et de moins en moins
01:05:44de travailleurs
01:05:44en raison de la démographie
01:05:46de la natalité
01:05:48de la mortalité
01:05:49en raison de tous les aspects
01:05:50qu'on connaît
01:05:51et donc
01:05:52il faut assumer
01:05:53à un moment donné
01:05:54que ce système
01:05:55va droit dans le mur
01:05:56parce que
01:05:57et que ça ne fait plaisir
01:05:58à personne
01:05:58mais que c'est un fait
01:05:59c'est un fait
01:06:00toutes les pyramides de Ponzi
01:06:01dans l'histoire de l'humanité
01:06:02ont toutes fini
01:06:03par s'écraser
01:06:05par tomber
01:06:05par vraiment
01:06:07s'effondrer
01:06:07donc soit nous
01:06:08on va prendre notre responsabilité
01:06:10en tant que France
01:06:12en tant qu'État français
01:06:13etc.
01:06:13quand je dis nous
01:06:14c'est plutôt les politiciens
01:06:15oui oui
01:06:15vous n'allez pas vous-même
01:06:16revoir le système de retraite
01:06:17mais soit on va assumer ça
01:06:20soit il y aura une catastrophe
01:06:21c'est-à-dire qu'on va arriver
01:06:22dans le mur
01:06:23et qu'on va être placé
01:06:24sous le contrôle du FMI
01:06:25sous la tutelle du FMI
01:06:26et c'est le FMI
01:06:27qui va nous l'imposer
01:06:28oui et non
01:06:29on va seulement se marrer
01:06:29voilà
01:06:30et ça ne sera plus à nous
01:06:31de leur faire des propositions
01:06:32comme le veut Eric Ciotti
01:06:34c'est eux qui nous imposeront
01:06:35ce qu'ils souhaitent
01:06:36donc il faut assumer
01:06:37que ce système
01:06:38ne fonctionne pas
01:06:39et ne fonctionnera pas
01:06:40parce qu'on n'a pas fait
01:06:41suffisamment d'enfants
01:06:42etc.
01:06:43et qu'on ne veut pas
01:06:44plus d'immigrés
01:06:44parce qu'ils vont changer
01:06:46l'identité de la France
01:06:47etc.
01:06:48et donc c'est vraiment
01:06:49il faut prendre ce courage
01:06:50à deux mains
01:06:51je suis d'accord
01:06:51avec ce que vous dites
01:06:52sur le fait que le système
01:06:53de retraite actuel
01:06:55n'est pas viable
01:06:56maintenant il y a quand même
01:06:57deux questions qui se posent
01:06:58tout d'abord c'est celle
01:06:59de l'applicabilité politique
01:07:00de ce que propose
01:07:01le gouvernement
01:07:02il y a un sondage
01:07:03et lab qui a été fait là-dessus
01:07:04on voit que 8 Français
01:07:05sur 10 ne sont pas
01:07:06pour faire contribuer
01:07:08davantage les retraités
01:07:09pour réduire le déficit
01:07:11et par ailleurs
01:07:11en soi
01:07:11c'est l'État qui
01:07:13les deux derniers hommes
01:07:14politiques qui ont voulu
01:07:15prendre à bras le corps
01:07:17le sujet
01:07:17ont fini censuré
01:07:19donc je pense que ça va
01:07:19en dissuader d'autres
01:07:20à l'avenir
01:07:21et l'autre remarque
01:07:22que je ferai
01:07:23c'est celle de l'étroitesse
01:07:24du débat
01:07:25puisqu'on parle
01:07:26d'années blanches
01:07:27on parle de fin
01:07:29de l'indexation
01:07:29des retraites
01:07:30sur l'inflation
01:07:31mais on ne parle pas
01:07:32de tout ce qui permettrait
01:07:33la soutenabilité
01:07:34du système
01:07:35à savoir
01:07:35un la démographie
01:07:36le fait que les naissances
01:07:38sont au plus bas
01:07:38depuis la guerre mondiale
01:07:39si bien que dans les années 60
01:07:41on était à 4 actifs
01:07:42cotisants
01:07:43pour un retraité
01:07:44aujourd'hui on est à 1,7
01:07:45on ne parle pas
01:07:46de l'effondrement
01:07:47du taux d'emploi en France
01:07:48et notamment du taux d'emploi
01:07:50des plus jeunes
01:07:50je rappelle quand même
01:07:51qu'on a un chômage des jeunes
01:07:52qui est de 21% en France
01:07:53contre 3% en Suisse
01:07:54et tout ça c'est largement dû
01:07:56au collège unique
01:07:57à l'absence de sélection
01:07:58à l'université
01:07:59et enfin on ne parle pas
01:08:00de politique de croissance
01:08:01et de politique industrielle
01:08:02et tant que ces questions
01:08:04ne seront pas mises
01:08:05sur la table
01:08:06elles devront l'être
01:08:06à l'occasion
01:08:07de l'élection présidentielle
01:08:08on devra se contenter
01:08:10de propositions palliatives
01:08:12court-termistes
01:08:13qui de toute manière
01:08:15ne donnent rien dans la réalité
01:08:16parce que je pense
01:08:16que le budget
01:08:17dans sa forme actuelle
01:08:17ne sera pas voté
01:08:19Oui de toute façon
01:08:20on verra effectivement
01:08:21politiquement
01:08:21comment on parvient
01:08:22à passer ce budget
01:08:24vraisemblablement
01:08:25avec un 49-3
01:08:26sinon il y aura
01:08:26assez peu de solutions
01:08:27on marque une dernière pause
01:08:29et puis on se retrouvera
01:08:31avec ce qui s'est passé
01:08:31du côté de Bourg-les-Valences
01:08:33une mère avait refusé
01:08:35de marier un Tunisien
01:08:37en situation irrégulière
01:08:38après quelques difficultés
01:08:40avec la justice
01:08:41et bien finalement
01:08:42la justice vient
01:08:43de lui donner raison
01:08:45on en parle
01:08:45juste après la pause
01:08:46restez avec nous
01:08:49De retour pour la dernière partie
01:08:51de Midi News
01:08:53il y a quelques jours
01:08:54la mère de Bourg-les-Valences
01:08:55dans la Drôme
01:08:56a obtenu une victoire judiciaire
01:08:58qu'elle attendait
01:08:59depuis longtemps
01:09:00depuis l'automne 2024
01:09:01précisément
01:09:02elle s'était opposée
01:09:04au mariage
01:09:04de l'une de ses administrées
01:09:06au profil qualifié
01:09:07de fragile
01:09:08et un Tunisien
01:09:09d'une trentaine d'années
01:09:10en situation irrégulière
01:09:12elle soupçonnait
01:09:13une union frauduleuse
01:09:14le procureur vient juste
01:09:16de lui donner raison
01:09:17on voit d'abord
01:09:18les explications
01:09:18d'Alexis Prince
01:09:20C'est une décision de justice
01:09:21que Marlène Mourier
01:09:23vit comme une victoire
01:09:24après 20 mois
01:09:25de bataille judiciaire
01:09:26la mère de Bourg-les-Valences
01:09:27a obtenu l'interdiction
01:09:28d'un mariage
01:09:29qu'elle a toujours
01:09:29refusé de célébrer
01:09:30Monsieur le procureur
01:09:31de la République
01:09:32vient de me confirmer
01:09:33son opposition
01:09:34à la célébration
01:09:36d'un mariage
01:09:37entre une Française
01:09:39et un ressortissant
01:09:40Tunisien
01:09:40en situation irrégulière
01:09:42Cette décision rappelle
01:09:43que les maires
01:09:44en leur qualité
01:09:45d'officier d'état civil
01:09:47ont un rôle essentiel
01:09:49dans la prévention
01:09:50des mariages frauduleux
01:09:51et dans la protection
01:09:52de l'intérêt général
01:09:54Dans un premier temps
01:09:55pourtant
01:09:55le procureur de Valence
01:09:56lui avait donné tort
01:09:57Lédi l'avait même dû
01:09:58essuyer une plainte
01:09:59de SOS Racisme
01:10:00pour discrimination
01:10:01et ce alors que l'homme
01:10:02avait confié vouloir
01:10:03se marier pour les papiers
01:10:04lors d'une audition
01:10:05en mairie
01:10:05Plusieurs incohérences
01:10:07nous avaient conduit
01:10:07à nous interroger
01:10:08sur la réalité
01:10:10de leur projet matrimonial
01:10:12Par la suite
01:10:13les investigations
01:10:14que j'ai menées
01:10:15personnellement
01:10:15ont permis d'établir
01:10:17que le futur époux
01:10:18se trouvait bien
01:10:20en situation irrégulière
01:10:22sur le territoire français
01:10:23Sur les réseaux
01:10:24le garde des SOS
01:10:25a renouvelé son soutien
01:10:26aux maires
01:10:26confrontés à ce type
01:10:28de situation
01:10:28Le ministère de la justice
01:10:30s'est engagé
01:10:30aux côtés des maires
01:10:31qui s'opposent
01:10:32au détournement du mariage
01:10:33en demandant au procureur
01:10:34par une circulaire
01:10:35de soutenir
01:10:36les oppositions des maires
01:10:37en cas d'union suspecte
01:10:38tout frauduleuse
01:10:38Car ce cas de figure
01:10:40en rappelle d'autres
01:10:40et notamment celui
01:10:41de Robert Ménard
01:10:42le maire de Béziers
01:10:43qui a refusé d'unir
01:10:44une citoyenne française
01:10:45à un ressortissant algérien
01:10:46sous OQTF
01:10:47en cours jusqu'à 50 prisons
01:10:48et une peine d'inéligibilité
01:10:50Verdict
01:10:51le 30 septembre prochain
01:10:53Et on va en parler
01:10:54avec Stéphane Demi
01:10:55vous êtes sénateur
01:10:56union centriste
01:10:57de la Somme
01:10:58Bonjour et merci
01:10:59d'être avec nous
01:11:00Justement vous-même
01:11:01vous êtes l'auteur
01:11:03d'une proposition de loi
01:11:04pour éviter
01:11:05ces situations
01:11:06le but de votre proposition
01:11:08en fait c'était
01:11:08de mieux protéger
01:11:10les maires
01:11:10précisément
01:11:11dans ce cas de figure
01:11:12C'est surtout
01:11:13pour éviter
01:11:14des situations
01:11:15ubuesques
01:11:16et gérer
01:11:17de façon individuelle
01:11:18mon texte de loi
01:11:20est très très simple
01:11:20si vous souhaitez
01:11:21vous marier
01:11:22vous devez être
01:11:23en situation régulière
01:11:24sur le territoire
01:11:24donc ça peut être
01:11:25tout simplement
01:11:26en présentant un visa
01:11:27ou un titre de séjour
01:11:28mais on ne peut pas laisser
01:11:30effectivement
01:11:30les OQTF
01:11:31se faire marier
01:11:33par des maires
01:11:33alors là vous avez cité
01:11:35l'exemple de Marlène Mouriez
01:11:36maire de Bourg-les-Valences
01:11:37et d'ailleurs je suis très heureux
01:11:38qu'elle ait pu aboutir
01:11:39dans sa démarche
01:11:40mais on ne peut pas laisser
01:11:41les maires tout seuls
01:11:42face à ce genre de situation
01:11:43ou laisser les procureurs
01:11:44tout seuls
01:11:45devant ce genre de situation
01:11:46moi je souhaite
01:11:47que la loi soit claire
01:11:48qu'elle soit univoque
01:11:49et qu'elle soit généralisée
01:11:50sur l'ensemble du territoire
01:11:51Vous parlez de situation
01:11:53ubuesque et pour cause
01:11:54parce que dans un certain
01:11:55nombre de cas
01:11:56on a des personnes
01:11:57en situation irrégulière
01:11:59donc illégale
01:12:00sur notre territoire
01:12:01et quand ils veulent se marier
01:12:02et que les maires
01:12:03s'y opposent
01:12:04parfois ce sont les maires
01:12:05à qui on donne tort
01:12:06donc on voit que parfois
01:12:07il vaut mieux être
01:12:07en situation illégale
01:12:08qu'être un élu de la République
01:12:10c'est quand même
01:12:10assez peu croyable
01:12:11Ça va même plus loin que ça
01:12:13puisque vous savez
01:12:13qu'un maire
01:12:14qui refuse de marier aujourd'hui
01:12:15s'expose
01:12:16donc à l'inéligibilité
01:12:17à 75 000 euros d'amende
01:12:19et également
01:12:20à 6 mois de prison
01:12:21avec sursis
01:12:22c'est complètement fou
01:12:23Moi j'ai toujours en tête
01:12:24le cas de Stéphane Villemotte
01:12:26dans le nord de la France
01:12:27à Homo
01:12:28qui avait refusé
01:12:29de marier un OQTF
01:12:30qui était patron
01:12:31du Mosquée Salafiste
01:12:32qui prenait des discours haineux
01:12:34dans ses prêches
01:12:35il a refusé de le marier
01:12:37et il a eu
01:12:38comment dirais-je
01:12:39il a été expulsé
01:12:40d'ailleurs du pays
01:12:41mais il y avait une procédure
01:12:43qui continuait
01:12:43contre Stéphane Villemotte
01:12:44on a la même chose
01:12:45à Béziers
01:12:45on avait la même chose
01:12:46à Bourg-les-Valences
01:12:47on a la même chose
01:12:48à Chessy
01:12:49je trouve qu'il faut
01:12:50clarifier les choses
01:12:51nous ne pouvons marier
01:12:53que des gens
01:12:53qui sont en situation régulière
01:12:54on ne peut pas lire la loi
01:12:56les articles du code civil
01:12:57212, 213
01:12:58et tutti quanti
01:12:59à quelqu'un
01:13:00qui est attendu
01:13:01en bas démarche de la mairie
01:13:02pour se faire embarquer
01:13:03par les gendarmes
01:13:03et se faire le cas échéant
01:13:04expulsé
01:13:05c'est complètement
01:13:06c'est du grand n'importe quoi
01:13:07et j'attends
01:13:08que la loi soit votée
01:13:09enfin à l'Assemblée Nationale
01:13:10j'ai réussi à la faire voter au Sénat
01:13:12le président de la République
01:13:13soutient la loi
01:13:14le ministre de la Justice
01:13:15soutient la loi
01:13:16le ministre de l'Intérieur
01:13:17soutient la loi
01:13:17le président de l'Association
01:13:18des maires de France
01:13:19soutient la loi
01:13:2075% des Français
01:13:21soutiennent mon texte
01:13:23et on n'avance pas
01:13:24parce que par deux fois
01:13:25à l'Assemblée Nationale
01:13:26les LFistes ont déposé
01:13:27des centaines d'amendements
01:13:28ce qui fait qu'au bout
01:13:29de la niche parlementaire
01:13:30on n'a pas pu voter
01:13:31ni pour ni contre mon texte de loi
01:13:32je voudrais bien
01:13:33que le gouvernement
01:13:34se bouge sur le sujet
01:13:35et qu'il inscrive
01:13:36comme il me l'a promis
01:13:37donc dans le cadre
01:13:38de la session extraordinaire
01:13:39mon texte de loi
01:13:39pour que enfin
01:13:40nous les maires
01:13:41nous les élus municipaux
01:13:43nous soyons clairs
01:13:44devant la loi
01:13:45et surtout
01:13:45qu'il y ait une sorte
01:13:46d'univocité
01:13:48et de clarification totale
01:13:50Merci beaucoup
01:13:51en tout cas Stéphane Demi
01:13:52sénateur union centriste
01:13:54de la Somme
01:13:54d'avoir été avec nous
01:13:55Michel Fayad
01:13:56le sénateur l'explique parfaitement
01:13:58situation ubuesque
01:13:59la justice parfois
01:14:00entre une personne
01:14:02en situation irrégulière
01:14:03et un maire
01:14:04qui se dit
01:14:05premièrement
01:14:06attention c'est un mariage frauduleux
01:14:07là on voit que
01:14:08à Bourg-les-Valences
01:14:09visiblement
01:14:09la femme a un profil
01:14:10dit fragile
01:14:11donc il peut y avoir
01:14:12en plus abus
01:14:13de cette union
01:14:15derrière on va donner raison
01:14:16à la personne
01:14:17en situation irrégulière
01:14:18et on a besoin
01:14:19d'un texte de loi
01:14:20en fait
01:14:20juste pour retrouver
01:14:21du bon sens finalement
01:14:22C'est ça ce qui est fou
01:14:23en France
01:14:24c'est qu'on aide
01:14:25les clandestins
01:14:26on aide les gens
01:14:27en fait à combattre
01:14:28nos lois
01:14:29c'est ça qui est
01:14:30je crois qu'il n'y a pas
01:14:31d'exemple par ailleurs
01:14:32dans le monde
01:14:33dans ce sens là
01:14:34et il y a une question
01:14:34qui se pose même
01:14:35au-delà du mariage
01:14:36pour régularisation
01:14:38c'est la question
01:14:39du droit du sol
01:14:40parce qu'en réalité
01:14:41il se marie
01:14:41pour régulariser
01:14:43sa situation
01:14:43mais une fois 5 ans
01:14:44en France
01:14:45il deviendra français
01:14:46et donc
01:14:48la question du droit du sol
01:14:49se pose
01:14:50et je pense
01:14:51qu'on doit
01:14:52revenir dessus
01:14:53parce que notre système
01:14:55est en train
01:14:55Oui il faut aller encore plus loin
01:14:56Oui parce qu'il y a
01:14:57de l'abus
01:14:57sur la régularisation
01:14:59parce qu'en réalité
01:14:59il y a de l'abus
01:15:00sur le droit du sol
01:15:01on ne peut pas garder
01:15:02un droit du sol
01:15:03qui est un appel d'air
01:15:04on parlait avant
01:15:04de Sanchez
01:15:05en Espagne
01:15:06qui fait des appels d'air
01:15:07pour régulariser
01:15:07500 000 personnes
01:15:08mais nous
01:15:09nos lois
01:15:09elles sont également
01:15:11des appels d'air
01:15:12puisqu'elles permettent
01:15:13à quelqu'un
01:15:14qui est en situation irrégulière
01:15:15de se marier
01:15:16de devenir en situation régulière
01:15:18et dans 5 ans
01:15:19devenir un français
01:15:20comme vous et moi
01:15:21donc non
01:15:21ce n'est pas possible
01:15:22de rester comme ça
01:15:23on doit remettre en cause
01:15:25ce qui fait
01:15:26des appels d'air
01:15:27en France
01:15:27à commencer par
01:15:29la régularisation
01:15:30de son papier
01:15:30au moment du mariage
01:15:31mais aussi
01:15:32et donc avec le droit du sol
01:15:33moi je pense qu'on ne peut pas
01:15:35séparer les deux choses
01:15:36moi je soutiens bien sûr
01:15:37cette proposition de loi
01:15:38et ce n'est pas que je suis contre cette loi
01:15:40mais je pense qu'il faut ajouter
01:15:41mais vous allez encore à une étape d'après
01:15:42et puis Joachim
01:15:43on le voit également
01:15:45cette proposition de loi
01:15:46elle a été votée au Sénat
01:15:47il y a plusieurs années maintenant
01:15:49le sénateur le rappelait
01:15:50le président est pour
01:15:51le ministre de la justice est pour
01:15:52tout le monde est pour
01:15:52mais on est encore en train
01:15:54de tergiverser
01:15:55la France insoumise
01:15:56est très douée pour ça
01:15:57pour faire qu'en fait
01:15:58on passe des textes de loi
01:15:59pour éviter d'y passer trop de temps
01:16:01alors que les maires
01:16:02c'est une vraie demande en fait
01:16:03qu'ils ont
01:16:04et cette loi
01:16:04elle pourrait les aider
01:16:06et non comme souvent
01:16:07on est encore en train de perdre du temps
01:16:08il y a tout derrière
01:16:09ce type d'actualité
01:16:11qui tend à se multiplier
01:16:12les dernières années
01:16:13pour aux plus grandes dames
01:16:14des élus locaux
01:16:15en première ligne
01:16:16encore une fois
01:16:17déjà
01:16:17il y a l'explosion
01:16:18quantitative de l'immigration
01:16:19avec une hausse
01:16:20de la population immigrée
01:16:21qui est 25 fois supérieure
01:16:22aujourd'hui
01:16:22à ces années 90
01:16:24il y a l'échec patent
01:16:25de l'état
01:16:25sur les OQTF
01:16:26le chef de l'état
01:16:27avait promis
01:16:27un taux d'exécution
01:16:28de 100%
01:16:29ce qui était totalement fantaisiste
01:16:30et on voit aujourd'hui
01:16:31qu'on est sous la barre
01:16:32des 10%
01:16:32déjà on était à 10%
01:16:34ça ne serait pas mal
01:16:34et il y a la question
01:16:35l'une des plus centrales
01:16:36de toutes
01:16:37qui est celle
01:16:38du gouvernement
01:16:38des juges
01:16:39puisqu'on voit
01:16:40qu'il y a une insécurité
01:16:41juridique totale
01:16:42sur le sujet
01:16:44pourquoi ?
01:16:45parce qu'il y a
01:16:45les articles 8
01:16:46et les articles 12
01:16:47de la convention européenne
01:16:48des droits de l'homme
01:16:48et aussi parce qu'il y a
01:16:50une décision
01:16:50du conseil constitutionnel
01:16:51de 1993
01:16:53qui interdit à un maire
01:16:54de refuser
01:16:55de marier un couple
01:16:56y compris
01:16:57si l'un est en situation
01:16:59irrégulière
01:17:00il faut aller
01:17:00je pense qu'il faut
01:17:02vraiment aller
01:17:02au-delà de la loi
01:17:03puisque la loi
01:17:03elle pourrait être
01:17:04tout à fait retoquée
01:17:05par le conseil constitutionnel
01:17:06ce qu'il faut
01:17:07c'est une vraie révision
01:17:08constitutionnelle
01:17:09pour que le droit
01:17:11la loi reprenne
01:17:12la loi nationale
01:17:13celle qui est l'émanation
01:17:14du peuple souverain
01:17:16reprenne le dessus
01:17:17sur le droit européen
01:17:18le droit communautaire
01:17:19et ce qu'il faut
01:17:20par ailleurs
01:17:20on en parlait
01:17:21il y a quelques jours
01:17:22sur la question
01:17:22de l'interdiction
01:17:22des réseaux sociaux
01:17:23au moins de 15 ans
01:17:24c'est restreindre
01:17:26le contrôle
01:17:27de constitutionnalité
01:17:28le contrôle
01:17:28de proportionnalité
01:17:30du conseil constitutionnel
01:17:31qui tend à devenir
01:17:32une cour suprême
01:17:33à la française
01:17:34ce qui représentait
01:17:35le pire cauchemar
01:17:36du général de Gaulle
01:17:37et tout ça
01:17:37ça se fait au détriment
01:17:38du bon sens
01:17:39et au détriment
01:17:39de la démocratie
01:17:40et puis on va aussi rappeler
01:17:43qu'on suivra
01:17:44toutes ces histoires
01:17:44de mariage
01:17:46parce que malheureusement
01:17:46il y en a de plus en plus
01:17:47souvent
01:17:48et effectivement
01:17:49une situation ubuesque
01:17:49où certains maires
01:17:50parviennent à gagner
01:17:52et d'autres non
01:17:52on a rappelé le cas
01:17:53de Robert Ménard
01:17:55avant de passer
01:17:56à l'actualité internationale
01:17:57je vous rappelle
01:17:58qu'à 15h
01:17:59vous pourrez suivre
01:17:59notre documentaire
01:18:01sur l'affaire Liana
01:18:02la faillite de l'Etat
01:18:03on en découvre
01:18:04un extrait ensemble
01:18:08un an plus tard
01:18:09Jérôme Barrella
01:18:10est licencié
01:18:11il décroche alors
01:18:12un job d'agent d'entretien
01:18:13dans plusieurs établissements
01:18:14scolaires
01:18:15dont le lycée
01:18:16Maréchal-Lanne
01:18:17de Lectour
01:18:18un emploi
01:18:19dont il profite
01:18:19pour se rapprocher
01:18:20de jeunes filles
01:18:21comme s'en souviennent
01:18:22ses anciens lycéens
01:18:24je sais qu'il était
01:18:25très bizarre
01:18:25avec les filles
01:18:26et tout
01:18:27il avait des comportements
01:18:28inappropriés
01:18:28il était actuel
01:18:29il parlait aux jeunes
01:18:31lycéennes de 17 ans
01:18:32il prenait leurs numéros
01:18:33les réseaux aussi
01:18:34il leur écrivait
01:18:35tous les jours
01:18:35et je sais qu'il faisait ça aussi
01:18:36au collège à Florence
01:18:37il prenait le numéro
01:18:38des petites collégiennes
01:18:39il leur écrivait
01:18:40tout souvent
01:18:41et il allait
01:18:43leur donner des rendez-vous
01:18:44il allait les chercher
01:18:45en voiture
01:18:46à retrouver
01:18:47à 15h
01:18:48sur l'antenne
01:18:49de CNews
01:18:49l'actualité internationale
01:18:51maintenant
01:18:52Jared Kushner
01:18:53l'émissaire
01:18:54et gendre
01:18:55de Donald Trump
01:18:56va donc se rendre
01:18:57en Israël
01:18:58dans la semaine
01:18:59pour tenter
01:19:00d'aplanir
01:19:00les divergences
01:19:01entre les deux alliés
01:19:02nous dit-on
01:19:03sur le plan
01:19:04américain
01:19:05pour Gaza
01:19:05on va en parler
01:19:06avec Antranique
01:19:07Evorkian
01:19:08bonjour
01:19:08vous êtes
01:19:08analyste
01:19:09international
01:19:10au millénaire
01:19:11alors effectivement
01:19:12une tentative
01:19:14d'aplanir
01:19:15les divergences
01:19:16parce qu'aujourd'hui
01:19:17on le voit
01:19:18on a l'impression
01:19:18que les Etats-Unis
01:19:19sont en train
01:19:21de laisser
01:19:21leur allié
01:19:22Israël
01:19:23un petit peu seul
01:19:24et de lui imposer
01:19:25justement
01:19:26ce plan américain
01:19:27pour Gaza
01:19:28avec le Hamas
01:19:29notamment
01:19:30alors effectivement
01:19:31donc merci Elodie
01:19:33on a une dichotomie
01:19:34de point de vue
01:19:35actuellement
01:19:35entre Israël
01:19:36et les Etats-Unis
01:19:38c'est quelque chose
01:19:39qui peut se résorber
01:19:40facilement
01:19:40si les deux
01:19:42arrivent à une conclusion
01:19:43mais pour le rappeler
01:19:45c'est un plan
01:19:46d'accord
01:19:47qui est suggéré
01:19:48par Trump
01:19:48qui est en ligne
01:19:49qui est de 15 points
01:19:50dont
01:19:53en fait
01:19:54l'organisation
01:19:55d'un Gaza
01:19:56qui serait administré
01:19:58par une autorité
01:19:59palestinienne
01:19:59qu'on appelle
01:20:00l'administration
01:20:01qu'on appelle
01:20:02le comité national
01:20:03pour l'administration
01:20:04de Gaza
01:20:04donc ça
01:20:05ça a été rejeté
01:20:05le 9 août
01:20:06par Israël
01:20:07donc c'est
01:20:08effectivement
01:20:08cette dichotomie
01:20:09dont on parle
01:20:09maintenant
01:20:10pour élargir
01:20:11un peu
01:20:11cette problématique
01:20:12on a le rôle
01:20:13d'un
01:20:15de Jared Kushner
01:20:17qui je crois
01:20:18devait arriver
01:20:19aujourd'hui
01:20:19en Israël
01:20:20et après en Égypte
01:20:21donc ça
01:20:22effectivement
01:20:22on verra
01:20:22comment ça se solde
01:20:23sachant que Jared Kushner
01:20:24pour rappel
01:20:25c'était celui
01:20:26qui est avec
01:20:26Witkof
01:20:27Steve Witkof
01:20:27après le début
01:20:29de la guerre
01:20:29en Iran
01:20:29était parti au Pakistan
01:20:30pour faire
01:20:32l'intermédiaire
01:20:32enfin pour en tout cas
01:20:33tracter avec
01:20:34l'intermédiaire
01:20:35qui était le Pakistan
01:20:36pour résorber la crise
01:20:37Iran-USA
01:20:38donc pour moi
01:20:39il y a une problématique
01:20:40encore plus large ici
01:20:40c'est le rôle
01:20:41de l'Arabie Saoudite
01:20:43puisque
01:20:44en fait il y a
01:20:44deux enjeux
01:20:45par rapport
01:20:45à cet accord
01:20:45donc déjà
01:20:46il faut
01:20:47c'est un enjeu crucial
01:20:48pour Trump
01:20:50c'est une sorte
01:20:50de test de crédibilité
01:20:51pour les Américains
01:20:52ici
01:20:53avant les élections
01:20:54de lui-mandat
01:20:55donc ça c'est évident
01:20:56que Trump et Kushner
01:20:57ont intérêt
01:20:58à ce que les négociations
01:20:59se passent bien
01:21:00et deuxièmement
01:21:01vous l'avez vu récemment
01:21:02dans l'actualité
01:21:03on a ce qu'on appelle
01:21:04le pacte de défense
01:21:06de la Mecque
01:21:07donc qui concerne
01:21:08la Turquie
01:21:08l'Arabie Saoudite
01:21:09et le Pakistan
01:21:10qui vise à créer
01:21:11l'équivalent de l'article 5
01:21:13du traité de l'OTAN
01:21:14c'est-à-dire
01:21:14en cas d'atteinte
01:21:15à l'un des trois pays
01:21:18et bien
01:21:20les autres pays
01:21:21rentrerait en guerre
01:21:22potentiellement
01:21:23donc ici
01:21:23par rapport à l'avenir
01:21:24d'Israël
01:21:25effectivement
01:21:26c'est un peu dangereux
01:21:27que la Turquie
01:21:28ait tracté
01:21:29avec ces pays-là
01:21:31puisque vous savez
01:21:32en 2020
01:21:32on avait eu
01:21:33les accords d'Abraham
01:21:34qui visaient
01:21:35pour résumer
01:21:36à protéger Israël
01:21:37de toute atteinte
01:21:39sur son territoire
01:21:40et par rapport
01:21:40à son intégrité
01:21:41et donc là
01:21:42cet accord-là
01:21:42qui vient un petit peu
01:21:45qui viendrait
01:21:47augmenter le rôle
01:21:47de la Turquie
01:21:48dans la zone
01:21:48via
01:21:49on verra en fonction
01:21:50des négociations
01:21:51mais via l'aval
01:21:51des Etats-Unis
01:21:52est un peu dangereux
01:21:53pour Israël
01:21:54donc c'est vraiment
01:21:54une affaire à suivre
01:21:55Merci beaucoup
01:21:56Antranik Evorkian
01:21:57d'avoir été avec nous
01:21:58et pour toutes
01:21:59ces précisions
01:22:00Michel Fayad
01:22:01on ne voit pas bien
01:22:02en réalité
01:22:03comment il pourrait y avoir
01:22:05ce fameux
01:22:06aplanissement
01:22:07des divergences
01:22:08puisque les Etats-Unis
01:22:10aimeraient
01:22:11qu'Israël
01:22:11finisse par accepter
01:22:12ce plan
01:22:13alors qu'Israël
01:22:13l'a déjà dit
01:22:14ils n'ont pas besoin
01:22:15des Etats-Unis
01:22:15premièrement
01:22:16pour décider
01:22:17et évidemment
01:22:18ça semble irréalisable
01:22:20qu'Israël accepte
01:22:21ce plan
01:22:21décidé par les Américains
01:22:23pour eux d'ailleurs
01:22:23surtout en période électorale
01:22:25surtout en période électorale
01:22:26vous avez raison
01:22:26parce que Netanyahou
01:22:27aujourd'hui
01:22:28est en position
01:22:29où il est difficile
01:22:31pour lui
01:22:31de remporter les élections
01:22:32peut-être qu'il les gagnera
01:22:34mais en tout cas
01:22:35il ne va pas prendre
01:22:36un risque
01:22:36par rapport
01:22:37à sa propre base
01:22:38de se retirer
01:22:40de la bande de Gaza
01:22:40sans être sûr
01:22:41que tous les membres
01:22:42du Hamas
01:22:43aient été désarmés
01:22:44c'est quelque chose
01:22:45d'inenvisageable
01:22:46en tout cas
01:22:47pour les deux
01:22:47trois prochains mois
01:22:50et puis il y a une autre chose
01:22:51c'est que
01:22:51vous savez
01:22:52Netanyahou a demandé
01:22:53c'est ce que révélait Axios
01:22:55demandait
01:22:56Axios
01:22:56vous savez
01:22:56l'agence
01:22:57qui est très informée
01:22:59sur ce qui se passe
01:23:00à la Maison-Blanche
01:23:01en fait
01:23:02Axios révélait
01:23:03que Netanyahou
01:23:05cherchait un soutien
01:23:05officiel de Trump
01:23:07pour lui
01:23:08pour les prochaines élections
01:23:09justement
01:23:09et soutien
01:23:10qui n'a pas été fait
01:23:11par Donald Trump
01:23:12donc je ne vois
01:23:13pas du tout
01:23:14un Netanyahou
01:23:15faire plaisir
01:23:15du coup à Trump
01:23:16pour les élections
01:23:17de mi-mandat
01:23:18ça serait du donnant
01:23:19donnant
01:23:19vous voyez
01:23:19par contre
01:23:20oui
01:23:21Jared Kouchner
01:23:21essaye
01:23:22d'élargir
01:23:25les accords d'Abraham
01:23:26il a d'ailleurs
01:23:27fait une annonce
01:23:28hier dans ce sens là
01:23:29mais oui
01:23:30avec ce rapprochement
01:23:31entre les Turcs
01:23:31les Saoudiens
01:23:32et les Pakistanais
01:23:34il reste
01:23:35trop peu de pays
01:23:37en réalité
01:23:37qui pourraient
01:23:38s'aligner
01:23:38dans ces accords
01:23:40d'Abraham
01:23:40d'autant que
01:23:40la Syrie
01:23:41est sous contrôle turc
01:23:42et donc
01:23:43il reste quoi
01:23:44comme pays
01:23:44il n'en reste
01:23:45quasiment pas
01:23:46donc aujourd'hui
01:23:47la seule chose
01:23:49sur laquelle
01:23:49Jared Kouchner
01:23:50peut essayer
01:23:51de s'avancer
01:23:52c'est sur un rapprochement
01:23:53entre Israélien
01:23:54et Libanais
01:23:55vers un accord de pub
01:23:56parce qu'en réalité
01:23:56c'est la seule brèche
01:23:58qui reste encore
01:23:59et puis
01:23:59on le voit aussi
01:24:01Joachim
01:24:01sans doute
01:24:02des versions
01:24:03qui divergent
01:24:04on vient de parler
01:24:04des élections en Israël
01:24:05élections aussi
01:24:06de mi-mandat
01:24:07aux Etats-Unis
01:24:08et c'est sans doute
01:24:08pour ça que
01:24:09Donald Trump
01:24:10presse un petit peu
01:24:11son allié
01:24:12parce qu'en fait
01:24:12chacun a des intérêts
01:24:14électoraux
01:24:15qui forcément
01:24:16là sont à l'opposé
01:24:17Donald Trump
01:24:18sa base
01:24:18n'a de cesse
01:24:19de lui dire
01:24:20qu'il faut qu'il ne s'engage
01:24:21pas trop longtemps
01:24:22dans des théâtres extérieurs
01:24:24ce qui est le cas
01:24:24évidemment avec Israël
01:24:25Oui c'est exactement ça
01:24:26ce qui apparaît
01:24:27à l'occasion de cette visite
01:24:28c'est une divergence de vue
01:24:30et sans doute
01:24:30une divergence d'intérêt
01:24:32entre le gouvernement
01:24:33de Trump
01:24:33et celui de Netanyahou
01:24:35Netanyahou considère
01:24:36que le non-désarmement
01:24:37du Hamas
01:24:37représente menace
01:24:38existentielle
01:24:39pour Israël
01:24:40alors que
01:24:41Trump
01:24:42sa priorité
01:24:43il a été élu là-dessus
01:24:44c'est la fin
01:24:45des guerres sans fin
01:24:46et c'est les mi-terms
01:24:48très compliqués
01:24:48qui arrivent en novembre
01:24:49avant lesquels
01:24:50il veut faire appliquer
01:24:51son plan Gaza
01:24:52il veut d'autant plus
01:24:53le faire appliquer
01:24:54qu'il y a eu un renversement
01:24:55dans l'opinion publique
01:24:56américaine
01:24:57sur la question du conflit
01:24:58israélo-palestinien
01:24:59notamment chez les plus jeunes
01:25:01et c'est ça qui est intéressant
01:25:02pour prendre une seule statistique
01:25:04en 2018
01:25:05chez les 18-34 ans
01:25:06il y avait 59%
01:25:08des jeunes américains
01:25:10qui avaient davantage
01:25:11de sympathie
01:25:11pour Israël
01:25:12pour les Israéliens
01:25:13que pour les Palestiniens
01:25:14aujourd'hui
01:25:15donc 8 ans après
01:25:15la proportion
01:25:16s'est totalement inversée
01:25:18et je crois que
01:25:19c'est ça aussi
01:25:20qui représente
01:25:20une menace
01:25:21pour la sécurité
01:25:22future d'Israël
01:25:23c'est peut-être moins
01:25:24Trump lui-même
01:25:25que l'ère qui viendra
01:25:26après
01:25:27que l'après Trump
01:25:27et justement
01:25:28on va parler de cette traque
01:25:29qui se poursuit
01:25:30dans l'ombre
01:25:31les services
01:25:32de renseignement israéliens
01:25:33ont développé
01:25:34une véritable chasse
01:25:35aux responsables
01:25:36du 7 octobre
01:25:37une opération
01:25:38de longue haleine
01:25:39on voit cela
01:25:39avec Pierre Crépy
01:25:41ils ont un visage
01:25:42un nom
01:25:43une adresse
01:25:44et sont une cible
01:25:45pour Israël
01:25:46depuis le 7 octobre
01:25:482023
01:25:48une unité secrète
01:25:50baptisée Nili
01:25:51traque ceux
01:25:51qui ont participé
01:25:52au massacre
01:25:53jusque dans les moindres détails
01:25:55de leur quotidien
01:25:55nous savons
01:25:56à quelle heure
01:25:57ils sortent de chez eux
01:25:59à quelle heure
01:26:00ils vont prier
01:26:02qu'est-ce qu'ils font
01:26:03et nous avons
01:26:05les photos
01:26:07les images
01:26:07nous avons les vidéos
01:26:08nous avons le renseignement humain
01:26:10qui nous permet
01:26:10d'identifier un par un
01:26:12ces terroristes
01:26:13et ces tueurs
01:26:14ces assassins
01:26:15ces violeurs
01:26:17au sein des services
01:26:18de renseignement
01:26:18et de l'armée israélienne
01:26:19Nili croise
01:26:21images
01:26:21renseignements
01:26:22et informations
01:26:23recueillies sur le terrain
01:26:24pour identifier
01:26:24puis localiser
01:26:25ces cibles
01:26:26sont recherchés
01:26:27les auteurs du 7 octobre
01:26:28mais aussi
01:26:29de nombreux civils
01:26:30comme ceux
01:26:30ayant logé
01:26:31les terroristes
01:26:31ou étant impliqués
01:26:32dans les actes commis
01:26:33contre les otages
01:26:34et les victimes
01:26:35dans les jours
01:26:35qui ont suivi
01:26:36Israël affirme
01:26:37que ces opérations
01:26:38sont menées
01:26:38dans le respect
01:26:39du droit international
01:26:40avec pour objectif
01:26:41de limiter
01:26:42les victimes collatérales
01:26:43et de protéger
01:26:44les civils à Gaza
01:26:45Nous ne parlons pas ici
01:26:46de vengeance
01:26:48Nous parlons ici
01:26:49d'élimination
01:26:50d'hommes
01:26:51qui ont été impliqués
01:26:52dans les massacres
01:26:53et qui ont attaqué
01:26:55qui ont voulu tuer
01:26:55violer
01:26:56qui ont voulu
01:26:57qui ont tué violer
01:26:58massacrer
01:26:59des familles entières
01:27:00Trois ans après le 7 octobre
01:27:02et dans l'attente
01:27:02d'un accord de paix
01:27:03à Gaza
01:27:03la traque ne s'arrête
01:27:05donc pas pour Israël
01:27:06qui affirme
01:27:06que l'opération
01:27:07durera jusqu'à
01:27:08l'élimination
01:27:09du dernier criminel
01:27:10recherché
01:27:10au nom des environ
01:27:121200 victimes
01:27:14Et c'est la fin
01:27:15de Midi News
01:27:15Merci à tous les deux
01:27:16d'avoir été mes invités
01:27:18Tout de suite
01:27:18vous retrouvez
01:27:19sur l'antenne
01:27:20Enquête d'Esprit
01:27:22Moi je vous dis
01:27:22rendez-vous
01:27:23à 19h
01:27:23pour l'heure des pros
01:27:24de Bonne journée
01:27:25sur CineVis
01:27:26Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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