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  • il y a 16 minutes
En mer depuis plus de 200 jours, les soldats à bord du porte-avions USS Lincoln n'en peuvent plus. Les familles des soldats ont confronté des responsables de la Marine américaine au sujet des conditions difficiles, notamment des pénuries alimentaires, auxquelles font face les 5.000 personnes à bord du Lincoln, et ont exigé de savoir quand leurs proches rentreraient chez eux. Certaines ont fait état de graves problèmes de santé mentale et de tentatives de suicide à bord.

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Transcription
00:00Alors c'est une visite qui a fait partie d'une tournée au Moyen-Orient,
00:04durant laquelle Bradley Cooper, le patron du commandement central de l'armée états-unienne,
00:09devait rendre visite à la fois à des bases militaires américaines pour discuter avec les troupes,
00:14mais aussi à des gouvernements locaux, notamment Baheïn ou Jordanie.
00:18Évidemment, comme par hasard, il a ajouté, en tout cas, il semble avoir ajouté cette visite sur l'ESS Lincoln
00:23pour tenter de calmer les esprits, alors que justement, parmi les critiques,
00:26il y avait le fait que l'administration Trump semblait prendre difficilement la mesure de ce problème.
00:32Il faut dire que les témoignages sont très nombreux.
00:35Plus de 200 familles ont adressé des doléances, à la fois, effectivement, sur les tentatives de suicide,
00:41dont certaines ont été confirmées à la chaîne CNN par des responsables du Pentagone, sous couvert d'anonymat,
00:46mais aussi les nombreux problèmes à bord.
00:49Les conditions de vie sont très compliquées, voire insalubres, avec des problèmes de plomberie, d'eau potable,
00:54et également de sécurité, même sur le pont, sans compter les pénuries, notamment alimentaires.
00:59Et vous comprendrez pourquoi l'état psychologique des soldats et des marines, des marins,
01:04plus de 5000 à bord, commence à inquiéter beaucoup de monde.
01:08Mais le communiqué officiel qui a fait suite à cette visite de Bradley Cooper sur ce porte-avions,
01:14ne mentionne pas du tout cela.
01:16Il rend hommage au travail, aux réalisations faites notamment autour de la guerre en Iran,
01:20et parle d'une mission historique pour ces équipages.
01:25Pas sûr que ça puisse servir à rassurer les familles, à rassurer surtout les démocrates aussi,
01:30qui demandent une enquête officielle de la part du Pentagone,
01:33et qui veulent aussi une visite transpartisane avec des élus démocrates et républicains
01:38pour se rendre compte de la bonne santé des équipages à bord.
01:43Merci beaucoup Axel.
01:45Depuis Washington, on sent quand même que cette affaire fait des vagues,
01:48si vous me passez l'expression, parce que Brad Cooper ce n'est pas n'importe qui,
01:53c'est l'homme qui murmure à l'oreille de Trump pour la chose militaire.
01:57Alors c'est l'un des conseillers effectivement de Donald Trump sur la chose militaire,
02:00c'est aussi le responsable de toute la CENCOM,
02:04donc en gros toute la partie de l'armée américaine qui s'occupe du Moyen-Orient,
02:08il est amiral à la base, donc il a aussi cette fibre un petit peu navale,
02:12mais effectivement il y avait sans doute un besoin de se rendre sur place
02:15pour montrer déjà que le Pentagone n'est pas complètement sourd aux demandes des marins,
02:20puisque ça faisait quand même plusieurs semaines que ce sujet commençait à monter,
02:23et donc il y avait besoin de faire une opération de communication,
02:25c'est un petit peu ça, sachant que le navire désormais est en route vers son port d'attache aux
02:30Etats-Unis.
02:30Oui, et qu'il va y avoir une relève assurée par un autre porte-avions américain,
02:34on verra que ça chamboule aussi le positionnement de ces sous-marins.
02:42L'avis à bord, Philomène, de ce type d'embarcation,
02:47vous êtes monté sur le Charles de Gaulle,
02:50Alors, pas la même taille, pas le même, il y a 5000 marins sur l'USS Lincoln,
02:56mais quand même, si je vous dis 6 mois, par rapport à ce que vous avez, vous, vécu ?
03:01Non mais c'est énorme, parce qu'en fait, ce qui, bien sûr, ce sont des marins,
03:05donc ce sont des militaires qui sont formés à ce genre des missions,
03:09mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que là, vraiment la mission, elle est extrêmement longue,
03:13c'est comme quand vous êtes sur la ligne de France, il n'y a pas de début et de
03:16fin de mission,
03:17c'est difficile, est-ce qu'il faut bien s'imaginer, quand on monte à bord d'un porte-avions,
03:20le porte-avions Charles de Gaulle, moi sur lequel je me suis rendu, c'est 2000 marins,
03:24là c'est 5000, mais en fait, la réalité, elle est la même,
03:27c'est que vous débarquez dans une véritable ville sans fenêtre.
03:31Il faut bien comprendre ça, il y a un bruit qui est permanent,
03:35le bruit des machines, le catapultage des rafales aussi, qui est incessant,
03:39et puis il y a un manque d'intimité, il y a une promiscuité qui est énorme
03:42sur ce genre de porte-avions, c'est-à-dire que parfois, vous pouvez partager votre cabine
03:46avec 10, 12, parfois plus de personnes pour les marins,
03:49il y a des contacts limités avec les familles, même si depuis, ils ont fait des progrès,
03:54mais c'est quand même, c'est tout un environnement difficile.
03:56Ce ne sont pas ceux dont vous parlez, ce n'est pas ce que vous avez vu,
04:00mais on voit des images de l'intérieur de cette USS Lincoln,
04:03ça illustre très bien ce que vous êtes en train de nous dire,
04:05alors là, ce sont les toilettes, évidemment, il faut des toilettes à bord,
04:09c'est assez logique, mais ça vient en appui de votre propos.
04:13Non mais voilà, il y a quelque chose, il y a une promiscuité qui est très importante,
04:18il faut bien s'imaginer que c'est sur plusieurs étages,
04:21vous montez, vous descendez, on peut s'y perdre,
04:24parfois on peut oublier, on ne se rend pas compte de quelle heure il est,
04:27c'est bien pour ça qu'à la tombée de la nuit, comme sur les sous-marins,
04:29il y a une lumière rouge qui se met à être partout là-bas,
04:32mais en fait, c'est une ville où parfois, le personnel peut ne pas voir ni le ciel, ni la
04:40mer,
04:41parce que sur un porte-avions, il y a les stars,
04:42c'est les pilotes des rafales, les pilotes des avions,
04:45mais en fait, il ne faut pas oublier que derrière ça,
04:47il y a des centaines, il y a des milliers de personnes
04:48qui sont tout le personnel qui est en soutien à ces pilotes,
04:53qui opèrent et qui sont un peu les stars,
04:55mais cette vie de top gun qu'on a pu voir dans les films,
04:58ce n'est pas la réalité quand on est sur un porte-avions comme ça.
05:01Ce n'est pas la vie de tous ceux qui sont à bord,
05:04on le répète, 5000 marins sur l'USS Lincoln,
05:08ce sont des nouvelles images qui nous sont parvenues,
05:10on avait vu leur plateau repas notamment,
05:12et Axel nous le disait, des problèmes de plomberie,
05:14d'évacuation des eaux usées,
05:18et un temps hallucinant presque passé en mer.
05:23Il y a aujourd'hui Brad Cooper et cette visite,
05:26mais il a fallu du temps pour que l'administration américaine
05:30reconnaisse qu'il y avait un problème,
05:31il y avait déjà eu une alerte en avril,
05:33Pitex 7 avait considéré que c'était une fake news,
05:35et quand on écoute Donald Trump,
05:37on a le sentiment que ce n'est pas vraiment un problème.
05:42Le navire est actuellement en mouvement,
05:44où il le sera bientôt,
05:45et il est en train d'être remplacé par un autre navire très similaire.
05:49Sa mission a-t-elle duré trop longtemps ?
05:51Non, non, non, c'était bien trop court.
05:53Merci à tous.
05:55Voilà, c'était bien trop court.
05:58Il n'était pas obligé de faire cette sortie, Donald Trump.
06:02Son objectif, c'est d'évacuer le sujet ?
06:05Oui, probablement, parce que Donald Trump est ce qu'il est tonitruant,
06:10il raconte un peu tout et pas mal de n'importe quoi,
06:13mais il ne sait pas ce que c'est que la vie à bord,
06:15il ne sait pas ce que c'est qu'à d'être embarqué
06:17dans ces conditions opérationnelles de guerre,
06:20là en l'occurrence au Moyen-Orient,
06:22pendant six mois, six mois de mission sur un bâtiment,
06:25et le phénomène le rappelait,
06:27vous avez 5000 personnes autour de vous,
06:29une petite ville qui vit en autonomie avec son groupe aéronaval,
06:32les autres navires qu'il protège, les sous-marins,
06:34des ravitailleurs, parce qu'il faut bien ravitailler
06:37du matériel, des moyens médicaux, de la nourriture, etc.
06:41Donc non, il ne sait pas trop trop de quoi il retourne, fondamentalement,
06:46donc c'était quand même pas très rassurant
06:49pour son image auprès des militaires américains,
06:53que ce soit les chefs militaires américains,
06:55comme les soldats, vous voyez, toute la chaîne,
06:57toute la hiérarchie militaire des armées américaines
07:01qui sont des grandes armées, qui font la guerre,
07:03qui sont expérimentées, qui sont disciplinées,
07:05qui sont assez exemplaires, etc.
07:06Enfin, je veux dire, l'armée américaine,
07:08ce n'est pas n'importe quoi.
07:10Donc ce n'est pas complètement exemplaire
07:11vis-à-vis des armées américaines
07:13en tant que président des États-Unis,
07:14ça, ce n'est pas très chouette.
07:16Et puis d'un point de vue géopolitique,
07:17très rapidement, j'en terminerai par là,
07:19ça pose la question de la disponibilité
07:22de la flotte américaine.
07:24Je voudrais qu'on n'arrive pas trop vite.
07:25On va rester encore un peu...
07:26Je mets les pieds sur le frein.
07:26Voilà.
07:27Mais on va voir effectivement
07:31que ça oblige à un repositionnement
07:34de ses forces.
07:34On va rester encore un peu à bord
07:35de cette USS Lincoln.
07:38On parlait de la vie à bord,
07:39on va écouter.
07:40On a un témoignage.
07:43Le moral est au plus bas
07:44car ça fait environ 7 mois
07:46qu'on n'a pas accosté dans un port.
07:47Je veux dire,
07:48je n'ai pas mis les pieds hors du navire
07:49depuis le début de l'année 2026.
07:51Je n'ai pas quitté le navire.
07:53Je n'ai pas touché la terre ferme.
07:56Et puis cette réaction à l'instant
07:58après sa visite de Brad Cooper
08:02qui dit que sur le Lincoln,
08:04il n'y a que quelques cas,
08:06quelques cas à déplorer
08:08de soldats qui se sont tirés
08:10très très mal.
08:12On rappelle quand même
08:12qu'il y a eu des tentatives
08:14de suicide sur ce porte-avions
08:16avec des marins
08:17qui ont essayé de se jeter
08:18par-dessus bord
08:19et qui ont été rattrapés
08:20par leurs camarades.
08:23Ce qui peut aussi avoir compliqué
08:27les choses,
08:27c'est qu'ils ne partaient pas
08:29pour cette mission.
08:30Ils ne devaient pas être
08:32sur cette zone-là
08:32et vivre dans cette ville
08:35close, sur la mer,
08:37parfois sans voir le ciel
08:39pendant des jours,
08:41si on vous dit
08:41vous partez là
08:43et que deux mois après
08:45on vous met complètement ailleurs,
08:47ce n'est pas comme changer
08:48de lieu de vacances.
08:49Oui, mais la plupart
08:50des marins militaires
08:52en opération
08:53sont susceptibles
08:54de pouvoir quand même
08:55avoir ce type d'opératoire.
08:57On pense par exemple
08:58aux marins du Charles de Gaulle
08:59qui étaient en Abbatique
09:00et qui finalement
09:02ont été,
09:03pas déroutés,
09:04mais ont pris la mer
09:07au niveau de Djibouti
09:09pour pouvoir justement
09:10essayer d'avoir
09:11un appui militaire.
09:13Mais peut-être avec
09:14une feuille de route.
09:15C'est-à-dire que peut-être...
09:16Souvent, l'état-major
09:17a souvent une feuille de route.
09:18Peut-être qu'on leur a dit
09:19on vous déroute,
09:20on vous déroute pour
09:22X temps,
09:23on vous déroute pour
09:23telle mission
09:24et puis à telle date.
09:25Là, il y a aussi ça,
09:26c'est qu'ils ont eu
09:27le sentiment,
09:28parce que les choses
09:29vont évoluer,
09:29ils vont être relevés,
09:30que ça ne se finirait jamais.
09:32Oui, dans le sens où
09:33vous avez souvent
09:34une feuille de route
09:35qui est évolutive
09:36mais avec des escales.
09:36Là, 200 jours de mer
09:38avec 5 000 personnes à bord.
09:40Dans des conditions aussi,
09:41il faut le rappeler,
09:42psychologiques de guerre,
09:43dans le sens où
09:43on reste quand même
09:44dans un bâtiment militaire
09:45qui est une cible.
09:46Alors, bien sûr,
09:47il y a une bulle
09:48en fait de protection
09:49dans un groupe aéronaval
09:50avec des sous-marins
09:51et des frégates,
09:52mais quand même,
09:52vous pouvez quand même
09:53être attaqué.
09:53Le jour de main,
09:54vous êtes sur un bateau,
09:56vous pouvez couler.
09:58Surtout qu'en fait,
09:58il ne faut jamais oublier ça,
10:00même si, bien sûr,
10:00ça reste quand même
10:01la première marine du monde,
10:03la première marine du monde
10:04qui a des problèmes
10:05de plomberie, certes,
10:06mais tout de même,
10:07psychologiquement,
10:08effectivement,
10:08il faut avoir en fait
10:09une capsule d'encaissement,
10:10mais c'est les marines
10:12de tout le monde.
10:13Oui, ça vient rappeler quand même
10:14que les hommes
10:15et les navires
10:17et les avions
10:17finissent par s'user
10:18au bout d'un moment en fait.
10:20Lorsque vous êtes effectivement,
10:21comme vous l'avez dit,
10:22en logique de guerre,
10:23il y a une tension
10:24quand même
10:26parmi ces hommes.
10:26C'est comme quand
10:27je me suis rendue
10:27sur le Charles de Gaulle,
10:28il n'était pas en exercice,
10:29il était déployé
10:31pour lutter contre
10:32l'État islamique
10:32au large de la Syrie
10:33et l'Irak.
10:34Donc quand vous êtes
10:34dans une tension comme ça,
10:36effectivement,
10:37il faut bien s'imaginer
10:38200 jours sans escale en fait.
10:40C'est énorme.
10:41C'est plus de 6 mois.
10:42C'est plus de 6 mois.
10:43Ulrich ?
10:44Et surtout,
10:45sans perspective de fin,
10:46je pense que c'est surtout ça
10:47le pire en fait,
10:48mais c'est vrai
10:48pour tous les marins
10:49et toutes les forces américaines
10:51engagées dans désormais
10:53le blocus de l'Iran.
10:54Je rappellerais juste
10:55que ça fait deux mois
10:55que le mémorandum
10:58entre l'Iran et les Etats-Unis
10:59a été signé
11:00et que donc normalement
11:01ça aurait dû entraîner
11:02la levée en gros
11:04du blocus américain.
11:05Donc tous ces marins
11:06auraient dû rentrer chez eux
11:06depuis deux mois.
11:08Et on n'est pas du tout
11:09dans cette perspective-là.
11:10Bien au contraire,
11:11il est probable que ça dure encore
11:12pendant des semaines
11:12voire des mois.
11:13Et donc je pense que ça aussi
11:14ça a dû forcément peser
11:15sur, on va dire,
11:16le moral de tous ces marins
11:18déployés depuis 6 mois
11:19mais peut-être habitables.
11:20Et j'en viens à ce que vous évoquiez.
11:24Il y a cet aspect
11:25et puis le message
11:27qu'on voit Donald Trump
11:28à ses soldats
11:28qui sont quand même mobilisés
11:29pour des opérations
11:31qu'il a décidées
11:32et d'ailleurs
11:32il n'est pas forcément suivi
11:34par l'ensemble
11:34de son opinion publique
11:36notamment cette guerre
11:37contre l'Iran.
11:39Et puis il y a ce sujet
11:41géostratégique.
11:42C'est-à-dire que
11:42quand vous avez
11:43un porte-avions
11:44qui est placé quelque part,
11:46qu'un autre porte-avions
11:47est placé ailleurs,
11:48moi je ne suis pas spécialiste
11:50mais j'imagine
11:51que ça suit un plan
11:52extrêmement établi
11:54extrêmement précisément
11:55par l'ensemble
11:57des têtes pensantes militaires.
11:59Là c'est le George Washington
12:00qui va prendre la relève,
12:02l'USS Lincoln
12:03on imagine
12:03qu'il va aller
12:04un peu se reposer
12:06et être mis
12:08sur la cale
12:09sauf que
12:10le George Washington
12:10il n'arrive pas
12:11des Etats-Unis.
12:12Le George Washington
12:13il arrive du Moyen-Orient.
12:14Il arrive du Pacifique Occidental.
12:17C'est ça absolument.
12:18En fait il y a effectivement
12:19vous l'avez dit
12:21c'est la question
12:22de la répartition
12:23des moyens de la flotte
12:24et là en l'occurrence
12:26la première flotte
12:28au monde
12:29à savoir la Navy
12:30la marine américaine.
12:32La marine américaine
12:33est réputée avoir
12:3411 porte-avions
12:3611 groupes
12:38aéronavales
12:38c'est-à-dire un porte-avions
12:39autour duquel
12:39évoluent
12:40plusieurs bâtiments
12:41sous-marins
12:42il y en a un ou deux
12:43nucléaires d'attaque
12:44et puis d'autres bâtiments
12:46qui le protègent
12:46qui l'accompagnent
12:47qui le ravitaillent
12:48qui font une bulle de protection
12:50et de renseignement
12:50autour de ce grand bâtiment
12:52avec à peu près
12:535000 marins.
12:54Quand vous en déplacez un
12:56il n'est plus dans une zone
12:57opérationnelle
12:59confère Caraïbes
12:59au début de l'année
13:00avec la sortie de Maduro
13:03et une action militaire
13:05significative
13:06donc la partie latino-américaine
13:07on a parlé du Pôle Nord
13:09on a parlé
13:10de l'importance
13:11de l'Asie-Pacifique
13:12de l'Indo-Pacifique
13:13face à la concurrence
13:14stratégique chinoise
13:15mais aussi
13:17russo-chinoise
13:18etc.
13:18Donc c'est
13:18où est-ce que vous mettez
13:20vos moyens
13:20et avec le 28 février
13:22le début des opérations
13:24militaires en Iran
13:25donc où est-ce que
13:25vous mettez vos moyens
13:26donc vous prenez
13:27un endroit
13:28vous vous déplacez
13:28à un autre
13:29sauf que dans la réalité
13:30des faits
13:31la marine américaine
13:32a beau être un joyau
13:33absolument puissant
13:34en fait elle est sur
13:36en réalité
13:36pas tout à fait
13:37ce qu'elle est sur le papier
13:38c'est-à-dire qu'il n'y a pas
13:38véritablement 11 porte-avions
13:40opérationnels
13:41pleinement opérationnels
13:41parce qu'il y en a un
13:42qui est en maintenance
13:44qui a besoin
13:45de rotation des équipages
13:47etc.
13:47Et parce qu'il
13:48entre guillemets
13:48il s'abîme
13:50sur ces longues missions
13:51et alors quand en plus
13:52elle dure
13:53peut-être 2, 3, 4 mois
13:56supplémentaires
13:56par rapport à ce qui était prévu
13:58Ah ben ça va
13:58ça luce jusqu'à la corde
13:59voire plus
14:00donc là on va avoir
14:01des bâtiments
14:01en plus des équipages
14:02très très très fatigués
14:04donc il y a
14:05cet impératif stratégique
14:06de combler ce vide
14:08donc on prend
14:09le dernier porte-avions
14:10qui est dans la zone
14:10indo-pacifique
14:12dans la zone en fait
14:13même
14:13on va dire
14:14asiatique du Pacifique
14:15au Japon
14:16ce qui d'un point de vue
14:17stratégique
14:18est un signal
14:18qui n'est pas bon du tout
14:20côté américain
14:21côté indo-pacifique
14:22et allié des américains
14:23envoyé
14:24à la Chine
14:25c'est ça
14:25parce que
14:26l'essentiel
14:27des moyens américains
14:29déployés
14:30en Asie
14:31sont précisément
14:32pour suivre
14:33l'évolution stratégique
14:35et militaire
14:36de la Chine
14:37et de la Russie
14:37mais essentiellement
14:38de la Chine
14:38donc si vous envez
14:39votre dernier porte-avions
14:40dans la zone
14:41que vous le transférez
14:43pour ses besoins opérationnels
14:44au Moyen-Orient
14:45la Chine va là
14:47capitaliser
14:47d'un point de vue
14:48informationnel
14:50voire stratégique
14:51de manière
14:52accélérée
14:52dans les prochains jours
14:53les prochaines semaines
14:54autant que le porte-avions
14:55arrive
14:57cela peut donner aussi
14:59certains sentiments
15:00d'improvisation
15:02un
15:03de ne pas
15:04avoir anticipé
15:05qu'à un moment donné
15:06il allait falloir
15:07relever
15:08ce porte-avions
15:09et au moment
15:10où on a
15:11le couteau sous la gorge
15:12chercher
15:13quel est
15:15le bâtiment
15:16quels sont
15:16les équipages
15:17les plus proches
15:18pour arrêter la crise
15:20bah oui
15:20complètement
15:21je pense qu'on est
15:21dans l'improvisation
15:22sur la guerre en Iran
15:23depuis le premier jour
15:23l'objectif c'était de tuer
15:25Khamenei
15:26puis après
15:26il n'y avait pas vraiment
15:27de stratégie derrière
15:28on l'a vu sur les frappes
15:29iraniennes
15:30sur le blocage
15:31du détroit d'Ormou
15:32sur les frappes
15:32sur les pays de la région
15:33etc
15:33mais effectivement
15:35le message
15:36qui est envoyé
15:37de prendre
15:37un navire
15:39qui était basé
15:39au Japon
15:40de l'envoyer au Moyen-Orient
15:41ça va aussi
15:42dans le même sens
15:43que le retrait
15:44d'une partie
15:45des protections aériennes
15:46notamment des missiles TAD
15:47qui ont été envoyés
15:48au Moyen-Orient
15:48qui étaient basés
15:49en Corée du Sud
15:50donc en fait
15:50finalement
15:50les pays asiatiques
15:52les alliés américains
15:53en Asie
15:54se disent
15:54finalement
15:54on est peut-être
15:55moins prioritaire
15:56que la guerre en Iran
15:57et même pour les pays
15:58de la région
15:58du Moyen-Orient
15:59c'est quand même
16:00stupéfiant de voir
16:01que les Américains
16:02ne sont pas capables
16:03d'assurer la maintenance
16:04d'un navire
16:04pendant plusieurs mois
16:05il semblerait
16:06d'après des révélations
16:07du New York Times
16:07que les bases
16:08du Moyen-Orient
16:09notamment celles du Bahreï
16:10ne sont plus utilisables
16:11du coup ils sont obligés
16:12d'aller jusqu'à
16:12Diego Garcia
16:13qui est à 2000 km
16:14pour faire du ravitaillement
16:16des navires
16:17etc
16:17donc ça donne quand même
16:19l'impression
16:19pour tous ces pays
16:22la puissance américaine
16:23qui est incontestable
16:24on se porte avion
16:25même s'ils ne sont pas
16:25tous en mer
16:26malgré tout
16:27elle a quand même
16:27des failles extrêmement importantes
16:28et que ces failles
16:29elles sont relevées
16:31à mesure que la guerre
16:31en Iran elle dure
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