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  • il y a 17 heures
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, se rend ce mercredi 12 août au centre pénitentiaire de Réau en Seine-et-Marne pour visiter le nouveau quartier de lutte contre la criminalité organisée construit sur le modèle de Vendin-le-Vieil et de Condé-sur-Sarthe. «À partir du moment où l’on met les moyens nécessaires, ça fonctionne», se réjouit Wilfried Fonck, secrétaire National UFAP UNSa Justice.

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Transcription
00:00Oui, effectivement, le discours du ministère concernant ces QLCO aujourd'hui est plutôt positif.
00:07En effet, jusqu'à présent, il n'y a pas eu d'incident particulier, pas d'agression, pas de découverte
00:12de téléphone portable, etc.
00:14Mais ce qu'on oublie de dire avant tout, c'est que si ça fonctionne, c'est tout simplement parce
00:18qu'aussi,
00:19on a des agents qui exercent, qui font preuve d'un très grand professionnalisme.
00:23Et donc, forcément, derrière, oui, ça déroule tout seul à partir du moment où l'État y met les moyens.
00:28Voilà, c'est la leçon qu'il va falloir retenir de cette expérience de Vendin et de Condé.
00:32C'est qu'à partir du moment où, pour les prisons françaises, on met les moyens nécessaires, eh bien, fatalement,
00:37ça fonctionne.
00:38Ça fonctionne et on voit aussi que c'est beaucoup plus agréable, bien sûr, pour les agents pénitentiaires de travailler
00:43dans ces conditions
00:44puisqu'il y a eu 380 vœux d'entrée pour la campagne 2025.
00:47C'est sur la base du volontariat qu'on travaille dans ces quartiers, ce qui représente 40% d'augmentation
00:52par rapport à l'année précédente.
00:55Forcément, pour les agents pénitentiaires, de pouvoir avoir le temps de travailler, d'avoir suffisamment d'agents par détenus.
01:02Évidemment, c'est des meilleures conditions de travail que quand on doit gérer beaucoup trop de détenus avec beaucoup trop
01:07peu de temps.
01:09Alors, on va dire que c'est différent.
01:10C'est-à-dire que travailler dans un QLCO où vous avez aussi, malgré tout, des profils, peut-être, que
01:17vous avez dans une détention.
01:23Aujourd'hui, c'est vrai que c'est beaucoup plus souple pour les agents, tout simplement.
01:27Pourquoi ? Parce qu'ils ne prennent plus seul en charge l'ensemble de la population pénale.
01:31Ils interviennent à deux ou à trois pour pouvoir s'occuper d'un seul détenu.
01:35Et là aussi, il va falloir tirer la leçon de tout ça.
01:38C'est-à-dire qu'à partir du moment où les agents ne sont pas seuls, ils sont beaucoup moins
01:41exposés aux violences,
01:43mais aussi aux risques corruptifs de la part des détenus.
01:46Donc, je charge aussi au ministre aujourd'hui de tirer cette leçon-là et de déployer ce que revendique l
01:51'UFAP,
01:51c'est-à-dire le travail en équipe mobile en détention,
01:54afin que chaque agent ne soit plus jamais seul dans l'exécution de ses gestes professionnels.
01:58On voit aussi, évidemment, l'importance d'avoir un véritable isolement.
02:03On a beaucoup dit que les prisons étaient trop souvent des passoires,
02:08que les narcotrafiquants, notamment emprisonnés,
02:10pouvaient parfaitement continuer à gérer leur business depuis l'intérieur des prisons.
02:15Il semblerait que sur ces quartiers où les moyens humains, financiers et matériels ont été mis,
02:20on arrive véritablement enfin à créer un isolement.
02:23On parle de quelques places de prison pour les narcotrafiquants les plus dangereux,
02:27mais on voit que ce régime semble fonctionner.
02:30Alors oui, ce régime semble fonctionner parce qu'effectivement,
02:33derrière, il y a une coupure nette avec le monde extérieur.
02:36C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il n'y a pas un isolement au sens strict du terme,
02:40au sens où nous, pénitentiaires, on l'entend,
02:42c'est-à-dire où il n'y a pas de contact avec les autres détenus,
02:45puisque malgré tout, il y a des activités qui se déroulent quand même par petits groupes.
02:49Donc, les détenus ont quand même encore des relations sociales
02:52et des échanges sociaux avec d'autres détenus.
02:56Mais il est évident qu'à partir du moment où on a rendu étanche une structure
03:00comme par exemple à Vendin ou à Condé,
03:02oui, effectivement, il n'y a plus rien qui rentre, il n'y a plus rien qui passe.
03:05Aujourd'hui, c'est là où effectivement le bas blesse,
03:07notamment sur Réau, c'est-à-dire qu'on a mis des moyens de sécurisation
03:11sur le bâtiment qui va accueillir le futur QLCO.
03:16Mais malheureusement, pour la sécurisation de l'ensemble du site,
03:19nous, en tout cas, au niveau UFAP, on considère que le compte n'y est pas.
03:23– Oui, parce qu'on entendait Célia Barod qui était sur place nous expliquer aussi
03:26la différence, la nouveauté entre guillemets avec cet établissement-là de Réau,
03:31c'est qu'il va être, comme vous le disiez, très étanche dans ce quartier de haute sécurité,
03:35mais il y aura forcément autour des détenus qui ne sont pas du tout soumis,
03:39évidemment, au même régime pénitentiaire.
03:42Vous avez peur que ce soit un peu plus compliqué dans ces conditions-là ?
03:45– En effet, à partir du moment où vous n'avez pas une étanchéité absolue,
03:49mais où l'administration pénitentiaire nous refait exactement le même service
03:53que ce qu'elle avait pu faire avec notamment les quartiers de prise en charge
03:57de la radicalisation concernant les détenus terroristes,
03:59c'est-à-dire qu'on nous donne en fait le concept d'étanchéité relative.
04:03L'étanchéité, c'est soit elle est étanche totalement,
04:06mais si c'est relatif, ce n'est pas étanche.
04:08Donc effectivement, à partir du moment où l'ensemble de la structure
04:12ne bénéficie pas d'un plan d'ampleur de sécurisation et d'étanchéité,
04:17à un moment donné, oui, le risque, il est là de pouvoir voir arriver des objets,
04:22rien qu'à titre d'exemple, sur les trois derniers jours,
04:25ce n'est pas loin d'un téléphone portable qui ont été saisi sur Réau.
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