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  • il y a 13 heures
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, l'explosion de la délinquance chez les mineurs en France.

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00:00L'heure des pros, version été, c'est parti. Nous sommes ensemble jusqu'à 11h et on va prendre la
00:05direction de Montpellier pour commencer cette émission
00:08où un adolescent de 16 ans a été tué à coup de couteau. Le drame s'est produit dimanche soir
00:13lors d'une rixe entre deux groupes de jeunes dans le quartier de Port-Mariane.
00:16Avant de retrouver notre équipe sur place, regardez le reportage de Julia Ferrant, Florian Doré et Sarah Fenzay.
00:26Le reportage qui devrait arriver, évidemment. Alors, on va retrouver le reportage. Avant de retrouver peut-être Julia Ferrant, le
00:37reportage tout de suite. On l'écoute.
00:43C'est devant les lieux du drame que les amis d'Amine se sont retrouvés hier soir.
00:48Les regards, encore marqués par l'incompréhension, par la tristesse et par l'effroi.
00:55Je sens mal. Moi, j'ai de la peine aussi pour son petit frère, pour sa mère, pour toute sa
00:59famille.
01:00Dans ce parc, du quartier calme et familial de Port-Mariane à Montpellier, le jeune homme était un visage familier.
01:08Dimanche soir, aux alentours de 23h30, il a été poignardé lors d'une rixe entre deux groupes de jeunes.
01:15Transporté à l'hôpital, il succombera à ses blessures, deux coups de couteau au thorax, une violence dont les traces
01:23sont encore visibles.
01:25Ici, au sol, un drap blanc posé par les habitants eux-mêmes pour masquer le sang.
01:31J'aimerais qu'il repose en paix, que personne ne déforme l'histoire, qu'il ait été tué sauvagement d
01:38'une manière abominable.
01:40Une douleur, partagée par toute une famille, sa tante a accepté de nous parler, bouleversée.
01:48Amine, il était d'une gentillesse, d'une bonté.
01:52J'ai perdu mon neveu, bien sûr que je suis en colère, à 16 ans.
01:56Ce n'est pas de la colère, c'est de la...
02:01La détresse, je ne sais pas. C'est horrible.
02:04Trois jeunes ont été interpellés. Parmi eux, un adolescent de 17 ans s'est présenté de lui-même au commissariat,
02:12affirmant être l'auteur des coups mortels.
02:15Les autres participants à l'ARIX sont toujours activement recherchés.
02:21Et on va donc prendre la direction de Montpellier, retrouver notre équipe, Julia Ferrant et Florian Doré.
02:27Julia, vous êtes arrivée dès hier soir et vous nous disiez déjà énormément, énormément d'émotions dans ce quartier de
02:35Montpellier.
02:37Bonjour Thierry, absolument.
02:38Ici ce matin, le silence est lourd.
02:41Le quartier de Port-Marienne se réveille tout doucement.
02:44C'est dans cette aire de jeu qui se trouve juste derrière moi.
02:46Vous allez la voir sur les images de Florian Doré,
02:48que ce jeune homme a été poignardé à deux reprises au thorax.
02:52Il est décédé des suites de ses blessures.
02:55De nombreuses personnes sont venues lui rendre hommage.
02:57Vous les voyez sur les images, ces fleurs déposées, ces roses blanches,
03:01mais aussi les mots et ce drap blanc déposé par un jeune de ce quartier
03:05pour recouvrir les traces de sang qui étaient encore visibles à l'œil nu hier.
03:10Des bougies ont également été installées dans la nuit.
03:14Hier soir, nous avons pu échanger avec la tante de la victime.
03:17Vous l'avez écouté dans le sujet de Sarah.
03:19Elle nous a décrit un jeune homme gentil, respectueux et apprécié de tous.
03:24Ici, dans ce quartier, décrit comme paisible et familial et tranquille par les habitants,
03:30l'heure est désormais au recueillement.
03:32Les jeunes avec qui nous avons pu discuter hier sont bien évidemment dévastés par ce drame.
03:37Ils nous ont demandé de ne pas rentrer dans le parc qui est toujours ouvert à l'heure actuelle.
03:42Et les proches de la victime envisagent d'organiser une marche blanche ce samedi.
03:47On n'a pas les raisons précises.
03:50On sera avec Bruno Benjimbar, secrétaire départemental d'Unité Aéros.
03:54Mais on n'a pas les causes précises du début de cette crise au moment où on se parle.
04:00Nous non plus, Thierry, nous n'avons pas l'information.
04:02Nous avons pu échanger avec de nombreuses personnes qui nous ont parlé de ces deux groupes de jeunes.
04:07Des jeunes d'ici, connus par tout le monde, par les habitants, par les voisins.
04:13Et ils sont inquiets à l'idée de cette violence qui se généralise.
04:17On a pu discuter encore ce matin avec une habitante du quartier qui a entendu les cris au moment du
04:22drame,
04:23qui n'est pas descendu parce qu'elle s'est dit que c'était des jeunes qui faisaient un peu
04:26trop de bruit.
04:27En réalité, c'était le moment du crime.
04:31Et elle regrettait cette violence qui se banalise et le drame qui s'est produit, Thierry.
04:37Merci. Merci beaucoup, Julia Ferrand, avec Florian Doré.
04:40Je vous le disais, nous sommes avec Bruno Benjimbar, secrétaire départemental d'Unité Aéros.
04:45Merci d'être avec nous, Bruno Benjimbar.
04:47Il sera important de savoir quelles sont les causes précises de cette RICS
04:52avec cette violence totalement décomplexée.
04:55hélas, c'est que l'on commente trop souvent, je dirais, sur CNews et sur Europe 1.
05:01Oui, effectivement, les raisons, vous savez que mes collègues enquêteurs sont actuellement en train de poursuivre leurs investigations.
05:13Les auditions, puisqu'il y a plusieurs mises en cause, pour votre information, d'autres interpellations sont en cours,
05:21puisqu'évidemment, c'était un groupe contre un autre.
05:25Donc, toutes ces raisons semblent pour l'instant un peu confuses.
05:29En fait, il n'y a pas de réelle motivation.
05:32On sait, Montpellier a déjà été le théâtre d'événements un petit peu similaires en plein centre-ville,
05:38avec un coup de couteau au thorax qui a causé la mort.
05:42C'était pour un mauvais regard.
05:44Donc, on peut être dans une affaire de cet ordre.
05:47Peut-être que la motivation, c'est une raison futile.
05:51Et c'est ça qui est, moi, je dirais, le plus…
05:56En fait, vous voyez une jeunesse et une société qui, quand même, est un petit peu à la dérive, en
06:03manque de repères.
06:03Aujourd'hui, pour un mauvais regard, une insulte, on devient criminel.
06:09Donc, être criminel à 17 ans, c'est un échec complet de toute une société et de tout un système.
06:16Parce qu'il y a aussi la question qui va se poser sur la justice des mineurs.
06:19On peut élargir le sujet aussi de la place de la police judiciaire.
06:25Aujourd'hui, au sein de la police nationale, on sait qu'elle est en grande souffrance.
06:30Donc, tout ça pose beaucoup de questions.
06:33Et pour l'instant, nous n'avons plus de questions que de réponses.
06:36Restez avec nous, Bruno Mendibar.
06:38Je vous le débat avec nos invités.
06:42Georges Fenech, ancien magistrat.
06:44Je le disais dès hier.
06:46Moi, j'appartiens à une génération…
06:47Alors, on ne connaît pas les causes précises, évidemment, de cet affrontement entre cette bande de jeunes.
06:52Mais à une époque, à mon époque, ça se réglait à coup de poing quand il y avait des différents.
06:57Mais on ne sortait pas une larme aussi rapidement.
07:01Et aujourd'hui, on assiste à une violence totalement décomplexée.
07:05Et comme le disait Bruno Mendibar, juste peut-être parfois pour un regard.
07:11Oui, la quête déterminera les raisons, les circonstances réelles.
07:16Mais on peut parier que c'est un motif futile, comme malheureusement d'habitude.
07:20Un téléphone, un regard…
07:24On a encore une fois cette liste qui s'allonge, liste macabre, liste sans fin, liste funeste,
07:33qui nous interroge tous sur nos responsabilités collectives, parce qu'il s'agit de mineurs.
07:38Et qui brise non seulement la famille de la victime, décédée, atrocement, la famille de l'auteur aussi.
07:46Il va avoir l'un de ses fils en prison pour longtemps, vous pensez.
07:51J'ai regardé un petit peu pour essayer de savoir un peu plus ce qu'il en est au niveau
07:55national,
07:57puisqu'on voit cette liste sans fin.
08:00On n'a pas de chiffres, vous savez.
08:02On n'a pas de chiffres officiels sur le nombre de mineurs tués à coups de couteau, comme ça.
08:08Dieu sait si on a souvent commenté encore récemment…
08:12– Le dernier chiffre que nous avons, c'est celui de l'Observatoire national de la délinquance,
08:16qui a été supprimé, on se demande pourquoi, et qui remonte à 2020,
08:21et qui estimait à peu près à 120 attaques au couteau par jour.
08:28Ce qui est absolument incroyable.
08:30Vous avez raison, les temps ont changé.
08:31– Les codes ont changé.
08:33– Du temps de notre geste, ça n'existait pas, ce genre de choses, très exceptionnellement.
08:38Donc, tout est à revoir, c'est ce qu'on dit souvent, malheureusement,
08:41tout est à revoir, l'éducation, l'école, le respect de l'autorité,
08:45avant que le drame ne se conduise définitivement.
08:48Il faut intervenir très tôt, dès lors que vous détectez qu'un jeune est en perte de repère,
08:53en rupture scolaire, en rupture familiale.
08:55Il ne faut pas attendre, il faut intervenir tout de suite.
08:58Voilà ce que je dois dire.
08:59– Naïman Fadel, je sais ce que vous allez me dire.
09:02C'est le rôle primordial des parents aussi.
09:05– Oui, évidemment. Et ça, c'est l'exemple même.
09:08Il y a X entre jeunes, c'est vraiment l'éducatif qui est défaillant.
09:12Moi, aujourd'hui, ça s'est banalisé complètement.
09:15Comme disait Georges, il y a quelques temps, il y a peut-être une vingtaine,
09:18trentaine d'années, on voyait moins, mais ça existait déjà.
09:21Et c'était déjà localisé.
09:22Aujourd'hui, ça s'est complètement banalisé.
09:24Et ce qui est terrible, effectivement, ça peut être pour un regard,
09:27pour juste une frontière au niveau du quartier.
09:30C'est-à-dire qu'aussi, moi, vous savez, ma critique de la politique de la ville,
09:35la politique de la ville aussi a créé ses frontières spatiales et mentales
09:40en créant le « nous » et le « eux ».
09:43Et ça crée aussi des conflits entre jeunes.
09:45Vous vous rendez compte ?
09:46Entre quartiers.
09:47Effectivement, un mauvais regard, un mot déplacé,
09:51une drague pour une copine qui est d'un autre camp, etc.,
09:55conduit à cette situation où des enfants vont s'entretuer.
09:59s'entretuer.
10:00Le docteur Maurice Borger, ça fait 30 ans qu'il en parle.
10:02Non seulement il parle de la violence des jeunes,
10:04mais il parle aussi de cette violence qui s'exprime dans le cadre des rites.
10:06La sonnette d'alarme, il y a longtemps qu'il est tiré.
10:08Et vous avez vu une habitante qui dit qu'elle est consciente de ce qui se passe
10:13et qu'elle s'interroge pourquoi on ne réagit pas.
10:15Mais nos politiques, ils sont dans le déni.
10:17Et encore une fois, je le dis, dans le déni depuis 40 ans.
10:21Parce que ce n'est pas d'aujourd'hui.
10:22Aujourd'hui, ça s'est banalisé.
10:25Ça a augmenté, malheureusement.
10:27Et les jeunes sont de plus en plus jeunes.
10:30Aujourd'hui, vous avez des gamins qui se bagarrent entre eux en 11-12 ans.
10:34Et certains sont héritiers aussi des conflits des grands frères.
10:37Vous avez certains qui ont la charge de venger les conflits
10:42qui ont eu lieu entre grands frères.
10:44C'est dramatique.
10:45Et c'est une société qui décline aujourd'hui.
10:48C'est une décivilisation.
10:50Et malheureusement, nos politiques le savent parfaitement,
10:52mais n'ont jamais voulu réagir.
10:55Et on compte que sur l'ensemble des crimes de sang,
10:58d'homicide volontaire ou de tentative d'homicide volontaire,
11:0120% impliquent des mineurs.
11:04Un crime ou tentative d'homicide sur 5 est le fait d'un mineur.
11:09Donc il y a un phénomène de société.
11:11Ce ne sont pas des faits divers, comme on dit.
11:13On a dépassé tout cela, hélas, Georges.
11:16Raphaël Saint-Ville, vous étiez à mes côtés hier soir
11:18quand on a découvert ce drame.
11:20Et évidemment, on parlait...
11:21Hier matin.
11:22Oui, hier matin, hier matin.
11:23Hier matin, hier matin.
11:25Et on évoquait la justice des mineurs
11:27avec ce projet voulu par Gawiatal
11:31et qui s'est fait retoquer.
11:34Mais vraiment.
11:34Oui, c'est l'une des immenses difficultés
11:39qui se présentent aux politiques
11:40dès lors qu'ils veulent se saisir de ce problème,
11:44réformer la justice des mineurs.
11:46Ils se trouvent malheureusement
11:48un certain nombre d'empêchements.
11:49La dernière fois, c'était le Conseil constitutionnel
11:52qui a retoqué en grande partie
11:54le projet de loi de Gabriel Attal.
11:58Et c'est un drame parce qu'on évoquait
12:02le diagnostic que pose Maurice Berger
12:04sur la jeunesse, sur la dérive de la jeunesse,
12:07sur la décivilisation de cette jeunesse.
12:10Et les réponses qu'il faudrait apporter,
12:13malheureusement,
12:13et les réponses qu'il préconise,
12:15malheureusement,
12:16elles ne sont jamais adoptées.
12:18Lorsque ce genre de drame,
12:20et peut-être même bien avant,
12:22survienne,
12:22il faudrait que la réponse soit immédiate
12:25plutôt que de privilégier
12:26des mesures éducatives.
12:28Il faudrait coupler ces mesures éducatives
12:30avec des mesures de détention,
12:33quitte à ce que les peines de prison,
12:35et je ne parle pas d'un crime de sang
12:37qui conduit à la mort d'un jeune homme.
12:40Mais dès les premières incivilités,
12:42dès les premiers délits,
12:43il faut une réponse pénale,
12:44sans quoi les mesures éducatives
12:47sont sans effet.
12:49Donc c'est bien le drame de notre société.
12:52Il y a la question de la justice,
12:53et puis, bien évidemment,
12:55il y a la question de l'éducation tout court,
12:58l'éducation nationale,
12:58mais l'éducation des parents,
13:00la responsabilité des parents.
13:01Comment peut-on s'habituer
13:03à ce qu'aujourd'hui,
13:05des gamins de 15, 16, 17 ans,
13:07et parfois même plus jeunes,
13:09puissent sortir dehors
13:11avec des copains armés d'un couteau ?
13:14Ne serait-ce que ça,
13:15c'est quelque chose qui dysfonctionne,
13:17c'est quelque chose
13:18qu'ils voudraient pouvoir corriger,
13:19et il faudrait pouvoir aussi
13:21porter la responsabilité
13:23sur les parents
13:24qui font défaut
13:25dans cette éducation.
13:27Et on verra si Gaby Latal dans son programme
13:30revient évidemment sur le sujet,
13:31parce que 2027, c'est demain.
13:33Naïma M. Fadel.
13:34En fait, de mon expérience,
13:36ce que j'ai constaté,
13:37c'est qu'avant d'inviter même la justice,
13:39c'est-à-dire à réagir
13:41à des faits de délinquance,
13:43vous avez déjà les prémices
13:44de la délinquance
13:45qui commencent à 9, 10, 11 ans.
13:47Donc déjà, commençons
13:48à rappeler aux parents
13:50leurs responsabilités,
13:52et je le redis,
13:53en touchant aux allocations
13:55et aux prestations sociales.
13:57Malheureusement,
13:58il n'y a que comme ça
13:59que les parents peuvent comprendre,
14:00parce que vous avez des parents
14:03dépassés, effectivement,
14:04et là, vous avez,
14:05dans le cadre du conseil départemental,
14:07des possibilités
14:08qu'ils appellent à l'aide
14:09pour être aidés
14:10dans l'éducation de leur enfant,
14:12mais vous avez aussi des parents
14:13qui sont complètement démissionnaires.
14:15Moi, j'ai vu dans des quartiers
14:16des gamins de 7, 8 ans
14:18qui à minuit étaient dehors l'été.
14:20Ce n'est pas normal.
14:21J'ai vu des gamins venir
14:22dans les centres sociaux
14:23que j'ai pu diriger
14:24pour des soirées à thème
14:26qu'on faisait,
14:27seuls.
14:27Ce n'est pas possible.
14:28Et je dirais même
14:30que le fait
14:31que le gouvernement
14:33successif,
14:33finalement,
14:34ce n'est pas que ce gouvernement,
14:35soit dans le déni
14:36de ses non-assistance
14:37à personnes en danger.
14:38Et moi,
14:39je m'interroge sur une chose.
14:40Est-ce qu'à un moment,
14:41les citoyens que nous sommes,
14:43nous ne devons pas
14:43porter plainte
14:44contre l'État
14:45qui est défaillant ?
14:46Alors,
14:46Lucas Busetti,
14:47qui prépare
14:47cette émission à mes côtés,
14:48me dit que,
14:49et je vous donne la parole
14:50juste après,
14:50Georges Fenech,
14:51Bruno Mangibar
14:52souhaite participer
14:53à quelques petites précisions
14:54à apporter.
14:55Bruno Mangibar.
14:57Oui,
14:57je ne peux que souscrire
14:59à ce qui vient d'être dit.
15:00Pour faire un peu
15:01une synthèse,
15:01évidemment,
15:02il y a un problème
15:03de modèle de société,
15:06il y a un problème
15:06sociétal complet
15:07à revoir.
15:08L'éducation
15:09est le premier,
15:11on va dire,
15:12dans une chronologie,
15:13c'est la première étape.
15:14L'éducation,
15:15bien entendu,
15:16voir des enfants
15:17livrer à eux-mêmes
15:18à l'âge de 10 ans,
15:20ça se passe
15:21à Montpellier,
15:22ça se passe
15:23dans les grandes villes.
15:24Je l'ai vécu
15:25lorsque j'exerçais
15:26à Marseille,
15:27par exemple,
15:27autour de la gare
15:28Saint-Charles,
15:28qui était un lieu
15:29de perdition la nuit,
15:31des enfants de 10 ans
15:32qui traînaient tout seuls.
15:34Madame El Fadel
15:35disait à l'instant,
15:36les parents démissionnaires,
15:37on est dans ce cas de figure.
15:39Et ça,
15:41ce modèle de société
15:42est à revoir.
15:43Mais qu'est-ce qu'on peut faire
15:44pour envoyer tout ça ?
15:45Responsabilisation,
15:47responsabilisation des parents.
15:47Alors après,
15:49moi,
15:50en tant que policier,
15:51si je m'en tiens
15:52au modèle
15:53et à l'organisation
15:55de la police nationale,
15:57la police fait son travail
15:58avec les moyens
15:59qu'elle a,
16:00avec,
16:01évidemment,
16:01il faut toujours plus de présence
16:02sur la voie publique,
16:03il en faudrait plus.
16:04Évidemment,
16:04il faut donner plus de moyens
16:05aux enquêteurs.
16:06Mais ça,
16:07c'est en bout de chaîne,
16:08en fait.
16:08La police n'intervient
16:09qu'à la fin.
16:10Et au départ,
16:11c'est bien un problème
16:12d'organisation de société,
16:14de retour de l'autorité.
16:15Donc,
16:15comment responsabiliser les parents ?
16:17Je disais tout à l'heure
16:18qu'on avait plus de questions
16:19que de réponses.
16:20J'ai des bribes de réponses,
16:21mais est-ce que ça suffit ?
16:24Je ne le sais pas,
16:25mais c'est la cellule familiale
16:27qu'il faut revoir au départ
16:28à la responsabilité des parents,
16:31rappeler les parents
16:31à leur responsabilité.
16:33Les jeunes,
16:34c'est un échec
16:35de toute une société
16:36de voir que des jeunes
16:37deviennent criminels
16:38à 15 ans,
16:3917 ans.
16:40Ce n'est pas normal.
16:41On ne peut pas se contenter de ça.
16:42– Restez avec nous,
16:43Bruno Mangebarra.
16:44Georges Feneca.
16:46– Oui,
16:47Raphaël disait tout à l'heure,
16:49très justement,
16:50qu'il faut sanctionner.
16:53Ça paraît tellement évident.
16:54– Ah ben c'est…
16:55– Ça paraît tellement de bon sens.
16:56Sauf que,
16:57ça fait, disons,
16:58à peu près 80 ans,
16:59depuis l'ordonnance de 1945,
17:01qu'on a mis sur un frontispice,
17:03mais vraiment,
17:04dans le marbre,
17:05le primat de l'éducatif.
17:07Le primat d'éducatif.
17:10Vous avez des générations
17:11d'éducateurs,
17:12de juges des enfants,
17:13etc.,
17:14qui ont été
17:15libronnés à cela.
17:16L'éducatif,
17:18jamais la sanction.
17:19L'éducatif ne peut marcher
17:21que si derrière,
17:21il y a la menace réelle
17:23de la sanction.
17:24De même que la sanction
17:25sans éducation,
17:26ça n'a aucun sens,
17:27on est bien d'accord.
17:28Et cette ordonnance de 1945
17:30a duré quelques 80 ans,
17:32jusqu'au jour où,
17:33enfin,
17:33on s'est dit,
17:34tiens,
17:34il y a une réforme qui arrive,
17:352021,
17:36c'est ça,
17:37avec Mme Belloubet.
17:38On s'est dit,
17:39cette fois-ci,
17:39on va peut-être avoir quelque chose.
17:42Ça a été tout le contraire.
17:43C'est-à-dire qu'on a empêché
17:45carrément,
17:46cette fois-ci,
17:46par la loi,
17:48le tribunal pour enfants
17:49de sanctionner
17:49le jour du jugement.
17:51On appelle ça la césure,
17:52vous savez.
17:52On en a parlé.
17:53Le jour du jugement,
17:55le tribunal pour enfants
17:55dit,
17:55oui,
17:56il est coupable,
17:56mais on ne peut pas
17:58le sanctionner aujourd'hui,
17:59on va reporter ça
17:59à 6 mois,
18:008 mois,
18:019 mois,
18:01on verra bien
18:01comment il se comporte,
18:03etc.
18:04Sauf que le gamin,
18:04quand il rentre chez lui,
18:05dans son quartier,
18:06il devient un vrai caïd.
18:08Il a le sentiment
18:09de toute puissance.
18:10Il ne risque rien.
18:12Même le tribunal
18:12ne le sanctionne plus.
18:14Et donc,
18:15voilà,
18:16chapardage,
18:17vol,
18:18trafic de drogue,
18:18etc.,
18:19bagarre,
18:20coup de couteau,
18:21meurtre.
18:22Parce qu'on ne l'a jamais
18:24interrompu.
18:24L'enfant,
18:25le mineur,
18:26l'adolescent,
18:27n'a jamais eu
18:28une sanction lisible.
18:30Ça a toujours été
18:31admonestation,
18:32remise à parents,
18:33sursis,
18:33mise à l'épreuve,
18:34jusqu'au jour
18:35où ça tombe gravement
18:36comme ça.
18:37Et, vous voyez,
18:38c'est donc toute une réflexion
18:40qu'il faut porter aujourd'hui
18:41sur une réforme
18:42de la délinquance
18:43des mineurs
18:44qu'il faudra reprendre
18:45mais vraiment à zéro.
18:47Naïma Fedel,
18:48il faut qu'on avance.
18:49D'ailleurs,
18:49sous le contrôle de Georges,
18:50il me semble que
18:51les présumés coupables
18:53du meurtre
18:53d'Elias
18:54ont bénéficié
18:56de cette saisie.
18:56Puisqu'ils avaient commis
18:57déjà des actions
18:58d'agression,
19:01de vol,
19:02etc.
19:02et qu'on devait
19:03les user
19:04qu'en octobre.
19:05Si on les avait condamnés,
19:07comme le disait Jean,
19:07au moment
19:08des faits commis,
19:11je suis désolée
19:11de le dire,
19:12mais Elias
19:13serait vivant aujourd'hui.
19:14Et vous savez,
19:15lorsqu'on évoque
19:16et souvent lorsqu'on reçoit
19:17des surveillants de prison,
19:18quand ceux qui passent
19:19par la case prison
19:20qui ont plus de 18 ans,
19:21vous savez,
19:21il y avait des codes
19:22dans les prisons,
19:23c'est-à-dire qu'on respectait
19:24les cadors
19:25et ces jeunes de 18 ans
19:26qui sont incarcérés
19:27ne respectent même plus
19:28les cadors.
19:29Ce qui veut dire
19:30beaucoup de cette société
19:31aussi.
19:32Il y avait des règles,
19:33même en prison,
19:34et ces règles ne sont pas
19:35respectées.
19:36Jean Delacoste,
19:37autre affaire,
19:38on va prendre la direction
19:39de Perpignan avec vous,
19:40avec un chauffard
19:41qui est toujours recherché
19:43après avoir blessé
19:44cinq policiers.
19:45C'est à nouveau
19:45refus d'obtempérer
19:46et Bruno Manjibar
19:47réagira aussi.
19:48On ne l'a toujours pas
19:49retrouvé à cette heure.
19:51Pour rappel,
19:51ça s'est passé dimanche
19:52en milieu de journée
19:53vers midi.
19:54La police a aperçu
19:55un individu
19:56qui était au volant
19:57et au téléphone,
19:58le téléphone dans la main droite,
19:59la patrouille s'est approchée
20:01pour se mettre
20:02à sa hauteur
20:03et au moment
20:04où elle arrive
20:05à son niveau,
20:06il baisse,
20:06puis remonte immédiatement
20:07sa vitre
20:07et prend la fuite,
20:09prend de la vitesse,
20:09s'enfuit,
20:11il accélère
20:12et les policiers
20:12le poursuivent
20:13puis finissent
20:14par la perte de vue.
20:15Une autre patrouille
20:16alertée par radio
20:17le retrouve,
20:17ils reprennent sa trace
20:18et il s'est retrouvé,
20:19il se retrouve
20:20à le poursuivre
20:21sur une route
20:21à contresens
20:22et là,
20:23une patrouille
20:23qui a mis pieds à terre
20:24a mis un dispositif
20:26pour l'arrêter,
20:27ça s'appelle
20:28le dispositif Diva
20:29ou Stop Stick,
20:30c'est le terme anglais,
20:31c'est une barre
20:32qui crève les pneus
20:33sans que ce soit
20:33trop violent
20:34C'est important de le dire
20:35pour les auditeurs d'Europe
20:36qui n'ont pas l'image.
20:36C'est une barre
20:38que l'on dispose au sol
20:39et qui crève les pneus
20:40progressivement
20:41pour que ce ne soit pas
20:41trop violent
20:42et qu'il n'y ait pas d'accident.
20:44Mais il y a eu quand même
20:44un accident
20:45puisque le chauffard,
20:47le conducteur,
20:48le fuyard
20:48a pilé brutalement
20:50et les deux voitures
20:51de policiers
20:52qui le suivaient
20:53se sont embouties
20:54et il y a eu
20:55un carambolage
20:55assez impressionnant.
20:57On peut le voir
20:57sur les images
20:58et pour ceux
20:58qui nous écoutent,
20:59les deux voitures
21:00de policiers
21:01sont complètement écrasées
21:02et détruites
21:03et les cinq policiers
21:05qui étaient à bord
21:05de ces deux voitures
21:06sont blessés.
21:07Alors le conducteur,
21:09lui, s'est enfui.
21:10On ne l'a pas retrouvé.
21:10Encore à cette heure,
21:11on le cherche toujours.
21:12Le parquet de Perpignan
21:13a ouvert une enquête
21:14en flagrance
21:15pour refus d'obtempérer
21:16aggravé
21:17par mise en danger d'autrui
21:18et ce refus d'obtempérer
21:20d'après le parquet,
21:21on se demande pourquoi,
21:22pourquoi prendre la fuite
21:23de cette façon-là.
21:24Il aurait été choisi
21:25et voulu par le conducteur
21:26pour pouvoir se débarrasser
21:28d'un sachet de drogue
21:29d'abocaine
21:29plus précisément.
21:30Comme c'est étonnant.
21:31Voilà.
21:33Bruno Menjibar,
21:34secrétaire départemental
21:35d'unité Aéros
21:36est toujours avec nous.
21:37Là aussi,
21:38qu'est-ce qu'on fait ?
21:39Parce que ça fait partie
21:40hélas des baronniers.
21:42Il faut taper fort aussi
21:43sur ces fameux refus
21:44d'obtempérer.
21:45Et on n'a toujours pas
21:46trouvé la solution.
21:48Évidemment,
21:49comme dans notre sujet précédent,
21:51le pendant de l'éducation
21:52était la sanction
21:54assurée à la fin.
21:56Là, il y va du...
21:59En fait, le problème
22:00est le même.
22:02Il faut être assuré.
22:03Le délinquant doit être assuré
22:05qu'il va être sanctionné.
22:08On voit sur ces délits routiers,
22:10il y avait toujours
22:11pas mal de mensuétudes.
22:13Il y avait...
22:14Il y a peu encore.
22:15Le délit d'homicide routier
22:17n'existait pas.
22:19Il y a quand même eu...
22:21Il a fallu des années
22:22pour qu'on prenne conscience
22:23qu'en fait,
22:24conduire une voiture,
22:26c'est avoir une arme
22:27entre les mains.
22:27Là, en l'espèce,
22:29évidemment,
22:30évidemment,
22:31ce délinquant avait une arme
22:32entre les mains
22:32puisqu'il aurait pu
22:35causer la mort
22:36d'un de mes collègues
22:37ou peut-être
22:38de tous les collègues
22:40occupants du véhicule.
22:42Tout ça
22:42pour une réaction
22:44instinctive
22:44de peur,
22:45de fuite.
22:45En fait,
22:46il n'y a plus de valeur,
22:47on ne respecte plus rien.
22:48On peut tuer cinq personnes
22:50pour simplement
22:51éviter des poursuites
22:52parce qu'on avait
22:53un gramme de cocaïne
22:56ou d'autres
22:57stupéfiants.
22:58Donc là,
22:59la justice doit taper
23:00très fort,
23:01très fort.
23:02Je pense que c'est
23:04un signal
23:05que la justice,
23:06la société,
23:07l'État,
23:08l'autorité
23:08doit donner
23:09à l'endroit
23:10des délinquants.
23:10On ne peut pas
23:11continuer comme ça.
23:12Il y a peu encore,
23:13il y avait un refus
23:14d'obtempérer
23:14toutes les 30 minutes.
23:15Désormais,
23:16c'est toutes les 20 minutes.
23:18La série ne s'arrête pas.
23:19Les condamnations lourdes
23:20doivent tomber
23:21avec assurance
23:22d'effectuer la peine
23:24jusqu'à son terme.
23:26Arrêter les remises
23:27de peine,
23:27arrêter cette
23:29mensuétude
23:29angélique et naïve.
23:31Georges Fenech,
23:32il ne nous a pas échappé
23:33qu'évidemment,
23:34en 2027,
23:35c'est demain.
23:37Il serait bon
23:38que tous les candidats
23:39annonçaient
23:40aux futurs candidats
23:41et tous ces événements
23:43dont on parle
23:44depuis le début
23:44de cette émission
23:45en tête.
23:45C'est un vœu pieux,
23:47ce serait-ce tenté de dire.
23:49Certains l'ont,
23:50d'autres un peu moins.
23:51Oui,
23:51on connaît les positions
23:53de différents candidats
23:54déjà déclarés
23:55sur ces questions
23:56de délinquance,
23:57de sécurité
23:57et de répression également,
23:59de sanctions.
24:00Comment fait-on
24:01pour effectivement
24:01retrouver un minimum
24:03de sécurité
24:03dans notre pays,
24:04sinon de rétablir
24:06la valeur
24:07et faire en sorte
24:09que la justice
24:10réponde présent
24:11et non pas absent
24:13comme elle le fait
24:13malheureusement
24:14trop souvent aujourd'hui ?
24:16Par philosophie sans doute
24:17mais aussi par manque
24:18de moyens,
24:19il faut reconnaître.
24:20Le problème
24:20des places de prison,
24:21etc.
24:22Ce refus d'obtempérer,
24:23moi, ça me rappelle
24:25l'affaire Naël.
24:26Ça me rappelle
24:27l'affaire Naël.
24:28Vous avez aujourd'hui
24:29des policiers
24:30qui n'osent plus
24:31intérêt.
24:32quand vous voyez
24:32ces actions-là,
24:33le policier risque sa vie.
24:35Voyez-vous ?
24:36Donc, faut-il
24:38essayer d'interpeller
24:39le délinquant,
24:40le chauffard
24:40ou bien faut-il
24:42le laisser partir ?
24:43Aujourd'hui,
24:44vous avez cette réflexion,
24:46je dirais,
24:47humaine,
24:48compréhensible
24:49des policiers
24:50qui se demandent
24:51à quoi bon finalement
24:52puisque au bout du compte,
24:54l'individu sera
24:55peu ou prou sanctionné
24:56et c'est peut-être
24:58le policier
24:58qui ira en prison.
24:59Non, mais c'est fou
25:00de dire ça.
25:00C'est un peu le monde
25:01à l'envers.
25:01On en est là, quoi.
25:03Et donc,
25:03on a un vrai sujet
25:05de voie publique,
25:05de délinquance
25:06de voie publique
25:07et des moyens
25:08qui ne sont pas
25:08à la hauteur
25:09pour les policiers
25:10et nos gendarmes.
25:11Raphaël Stainville.
25:12Oui, Bruno Benjibar
25:12nous dit
25:13la justice doit taper fort.
25:15Bien sûr,
25:15il a raison.
25:17Le problème,
25:18c'est que la justice
25:18aujourd'hui,
25:19dans son organisation,
25:20il y a ce que prévoit
25:21le code pénal,
25:22notamment en cas
25:25de refus d'obtempérer,
25:26de refus d'obtempérer
25:28aggravé.
25:28Il y a la sanction
25:30prononcée
25:31au terme d'un procès.
25:32Et puis,
25:33au bout de la chaîne,
25:35il y a le bon vouloir
25:37d'un juge des libertés
25:38qui est à même,
25:39finalement,
25:40de casser
25:41ou d'aménager
25:42la sanction
25:44prévue
25:44par la justice.
25:47Il y a quelque chose
25:49qui dysfonctionne
25:50absolument,
25:51cette dilution permanente
25:52de la peine
25:55que l'on espérerait
25:57forte,
25:57implacable,
25:59répondant de manière
26:00juste
26:00aux dommages
26:02créés.
26:03Et puis,
26:03finalement,
26:04cette espèce de déshérence
26:05en bout de chaîne
26:06qui rend la justice
26:08comme,
26:10finalement,
26:10un boulet
26:11dans le travail
26:12des policiers.
26:13Dernier mot,
26:14juste avant de partir
26:14en pub.
26:15Oui,
26:16effectivement,
26:16la justice doit être
26:18au rendez-vous,
26:19mais moi,
26:20je dirais que
26:21les parlementaires
26:21doivent aussi
26:22être au rendez-vous.
26:23Moi,
26:24j'ai pour souvenir
26:24la loi proposée
26:26par Naïma Mouchou,
26:28qui concernait juste
26:29deux ans de prison ferme
26:31en cas d'agression
26:33ou d'attaque
26:34contre nos policiers
26:35et qui a été rejetée
26:37par l'ensemble
26:37des parlementaires.
26:38Moi,
26:38je pense qu'il faut
26:39même aller plus loin.
26:40si on s'attaque
26:41à nos policiers
26:43à la force de l'ordre,
26:44c'est cinq ans
26:45de peine de plancher.
26:46Pourquoi ?
26:46Parce qu'ils sont
26:47les garants
26:48de notre état de droit.
26:49Ils sont les garants
26:50de notre civilisation.
26:52On marque une pause.
26:54Je vais remercier
26:54Bruno Manjibar,
26:55secrétaire départemental
26:56d'Unité Hérault.
26:57Il y a du boulot
26:58pour les futurs candidats,
26:59Bruno.
27:00Il y a du boulot.
27:00Oui,
27:01il y a du boulot.
27:02Et la sécurité,
27:03je voulais le préciser,
27:05le droit de vivre
27:06en sécurité,
27:07c'est ni de droite
27:08ni de gauche.
27:09Tous les citoyens
27:09y ont droit
27:10et tous les politiciens
27:11devraient avoir conscience
27:12que ce sujet,
27:13il est universel,
27:15transversal.
27:16Tous les politiques
27:17doivent s'emparer
27:18de ce sujet
27:19de la sécurité.
27:20Vous savez,
27:21Bruno,
27:21sur Europe 1
27:22et sur CNews,
27:22on a fait un gros
27:23nombre de sondages.
27:25Qu'est-ce qui ressort,
27:26la sécurité ?
27:26Ça fait partie
27:27de la priorité
27:27des Français.
27:28Et on verra
27:30avec les problèmes
27:31des uns et des autres.
27:32Et puis,
27:33vous savez,
27:33à chaque fois,
27:34c'est l'urne
27:35qui parle.
27:35Donc,
27:36on verra
27:37ce que tout ça donnera.
27:39Merci en tous les cas.
27:41On va marquer une première poste
27:41sur Europe 1
27:42et sur CNews.
27:43On va se retrouver
27:44dans quelques instants.
27:45On va parler
27:45des sapeurs-pompiers
27:46dont on a beaucoup parlé
27:48avec un acte dégueulasse,
27:49pardonnez-moi
27:50pour le terme.
27:51mais il y a ignoble
27:52parce qu'on a avoué
27:54le courage
27:55des soldats du feu
27:56dans le Var,
27:58dans les Landes,
27:59en Gironde.
28:00Et il y a eu
28:00un combouillage
28:01totalement dégueulasse,
28:02inexplicable.
28:02Et on sera avec Rémi
28:04Chabou-Pompier
28:05et porte-parole
28:06du syndicat Sud
28:07qui sera notre invité.
28:08Restez-nous fidèles.
28:09On a beaucoup de choses
28:09à évoquer ensemble
28:10ce matin.
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