00:00Oui, effectivement, c'est l'été de tous les dangers, comme vous le dites très bien.
00:02La rentrée en septembre, la rentrée de tout le monde, de la population,
00:06vous verrez qu'on va avoir une rentrée très difficile pour les agriculteurs.
00:12Je crains fortement ce qui va se passer cet automne,
00:15parce qu'en plus des difficultés que nous dénonçons depuis maintenant bien trop longtemps,
00:21nous avons effectivement eu, pour notre département, nous avons été sinistrés à plusieurs reprises.
00:26Cet hiver, nous avons eu des très fortes inondations avec une tempête.
00:29Cet été, nous avons ce stress thermique, hydrique, cette sécheresse qui met à mal toutes les cultures.
00:37On ne voit absolument pas de soutien ou de volonté politique pour essayer de nous amener à du meilleur.
00:45Donc, on est extrêmement inquiets, avec des situations économiques déjà très fragiles pour les agriculteurs.
00:51Donc, oui, l'inquiétude est très présente et on essaie de le faire savoir à tous,
00:56parce qu'on se doit d'avoir un sursaut pour maintenir l'agriculture française.
01:01On en est là.
01:02Oui, parce que les coûts de production sont en hausse et les rendements, hélas, ils sont en baisse.
01:07Et ça, c'est le constat. C'est inéluctable.
01:11Oui, les coûts de production ont flambé avec les prix du carburant, notamment.
01:18Les fournitures, dans leur totalité, ont augmenté aussi.
01:22Nous, nos prix, par contre, n'ont pas augmenté.
01:24J'ai bien vu votre reportage sur lequel vous avez bien remarqué que les prix avaient augmenté sur les marchés,
01:33mais par ailleurs également.
01:35Attention, parce que l'augmentation ne revient pas dans la poche de l'agriculteur.
01:40Oui, comme toujours, d'ailleurs.
01:41Oui, comme toujours, d'ailleurs.
01:42Exactement.
01:43Et comment ça se passe chez vous dans le Joté-Garonne, où on produit beaucoup de tomates ?
01:46Évidemment, je parlais, puisque je suis natif du Joté-Garonne,
01:49donc je connais un peu votre département, le célèbre pruneau d'Agin.
01:53Quelle est la situation chez vous dans le Joté-Garonne ?
01:57Alors, le pruneau connaît une situation extrêmement critique.
02:00On a donc cet effet sèche-cheveux avec ce stress thermique
02:04qui a été extrêmement dommageable sur l'ensemble des vergers.
02:10Mais effectivement, le pruneau d'Agin est fortement impacté.
02:15Donc, c'est effectivement une filière à accompagner,
02:19mais pas que.
02:20Quand on regarde les céréaliers,
02:22quand on regarde le remplissage des panouilles de maïs
02:26ou de toutes les grandes cultures,
02:28tout le monde est en souffrance.
02:30La tomate, écoutez, effectivement, la saison est assez courte.
02:35Mais voilà, on va dire que toutes les filières sont extrêmement touchées.
02:41Je voudrais aussi parler des éleveurs, parce que...
02:43Il ne faut pas les oublier, les éleveurs.
02:45Effectivement, avec les prairies qui ont brûlé,
02:49avec tout le monde à attaquer son stock de fourrage.
02:52Et donc, il y a un risque fort de décapitalisation.
02:56Donc, il y a effectivement nécessité à avoir un sursaut
03:01pour accompagner économiquement tous les agriculteurs
03:05qui souffrent énormément en ce moment.
03:07Et puis, je voudrais quand même dénoncer le fait qu'on n'a jamais su,
03:13politiquement, je veux dire, depuis ces 30 dernières années,
03:15se prémunir de situations comme celle-ci, qui étaient prévisibles.
03:19À chaque fois qu'on veut faire un lac pour essayer de tenir des stocks,
03:23que tournir, on va dire, des vergers, des surfaces irriguées,
03:27c'est la croix et la bannière.
03:29À chaque fois qu'on a essayé, nous, personnes du terrain,
03:32d'anticiper des événements comme ceux-là,
03:35on nous a toujours contrés administrativement et politiquement.
03:38Et aujourd'hui, c'est nous qui sommes impactés directement et en premier lieu.
03:44Et voilà, en fait, moi, je suis extrêmement en colère
03:48parce qu'on aurait pu diminuer sacrément, on va dire, la note aujourd'hui
03:53si on avait eu ce sursaut que l'on attend.
03:56Aujourd'hui, véritablement, il va falloir vraiment aider les agriculteurs
04:02à finir la fin de l'année et à se projeter.
04:05Il va falloir politiquement, réellement, avoir un cap pour notre agriculture française
04:10parce qu'on ne pourra pas cumuler comme ça des crises sur des crises sans arrêt.
04:13Ce n'est pas possible.
04:14Et on vous donne la parole, vous savez qu'on vous soutient sur CNews
04:17et on vous donne la parole dès qu'on en a l'occasion.
04:19Merci, Karine Duc.
04:20Et cet appel a été lancé.
04:21Quelque chose me dit qu'on va se reparler dans les semaines à venir, Karine Duc.
04:24Et bon courage, je rappelle que vous êtes la président de la Chambre d'agriculture du Lot-et-Garonne.
04:27Merci encore une fois.
04:30Rapidement, il y a effectivement une urgence absolue pour l'agriculture française.
04:35Une urgence vitale.
04:37On peut dire que vraiment le pronostic vital est en jeu.
04:40Ils attendent la loi d'urgence agricole d'ailleurs,
04:42qui est soumise maintenant au Conseil constitutionnel
04:45par toujours des courants idéologiques.
04:46qui ne veulent pas que les...
04:48de la Chambre d'agriculture de la Chambre d'agriculture du Lot-et-Garonne.
04:51Merci.
04:52Merci.
04:52Merci.
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