- il y a 16 heures
Depuis plus de 30 ans, le fondateur de SoftBank traque la prochaine révolution technologique à coups de milliards. Aujourd’hui, le géant japonais de l’investissement fait un pari gigantesque sur OpenAI, au risque de se rendre dépendant d’une seule entreprise.
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00:00Quel est le point commun entre Napoléon, Alexandre le Grand et Jésus ?
00:03C'est que des hommes.
00:05Alors oui, mais surtout, c'est cet homme-là, Masayoshi Son, qui se considère un peu comme leur égale.
00:10Il a souffert énormément du racisme quand il était petit,
00:13et donc il a un espèce de ressenti de vengeance sociale à reprendre sur les élites japonaises.
00:18Son a contribué au succès d'Alibaba, de Yahoo, de l'iPhone, du concepteur de puces Arm Holdings,
00:23et plus récemment d'OpenAI, dans lequel il investit 64 milliards de dollars.
00:27Il est à la tête d'un empire de l'investissement, SoftBank.
00:30SoftBank, c'est une entreprise qui aime parier énormément, et qui a plusieurs fois failli couler.
00:34Et ça, en toute tranquillité, si l'on en croit ce titre, SoftBank perd 12 milliards d'euros,
00:38mais son patron reste optimiste.
00:40Il a tout gagné, il a tout perdu, il a été ruiné, il a été multimilliardaire.
00:44Aujourd'hui, son obsession, c'est l'intelligence artificielle.
00:47Je m'appelle Fleur Bourron, je suis journaliste aux Echos,
00:49et pour comprendre l'histoire de SoftBank et de l'homme qui décide de ses investissements tentaculaires,
00:54j'ai discuté avec celui qui a écrit sa biographie.
01:01Et aujourd'hui, je vais vous expliquer comment le japonais SoftBank est devenu un empire aux 1077 filiales,
01:07et comment il pourrait tout perdre.
01:09Si OpenAI fait un flop en bourse, ça va être très chaud pour SoftBank.
01:12Bienvenue dans cette nouvelle saga.
01:16SoftBank, ça n'a pas toujours été ce géant qui investit des dizaines de milliards de dollars dans l'IA.
01:20Pour comprendre d'où il vient, il faut revenir en arrière dans le Japon des années 1970.
01:25Masayoshi est un ado pas comme les autres japonais de son âge,
01:27déjà parce qu'il n'est pas japonais, sa famille est coréenne, et au départ plutôt pauvre,
01:32et être un immigré coréen au Japon,
01:40Lionel Barber est journaliste et ancien rédacteur en chef du Financial Times.
01:43Il a écrit la biographie de Sun, Gambling Man, et il l'a rencontré à cette occasion.
02:08Parce qu'à l'époque, son modèle, c'est Dan Fujita.
02:10C'est l'homme qui a introduit McDo au Japon, et c'est ce qui l'a rendu riche.
02:13Masayoshi Sun a lu son livre et veut le rencontrer, il l'appelle une soixantaine de fois, sans réponse.
02:18Alors il prend carrément l'avion de sa petite ville du sud du Japon vers Tokyo,
02:22ça revient moins cher que des appels longue distance,
02:24et il finit par convaincre l'homme d'affaires de lui accorder 15 minutes.
02:27Et il ressort avec ce conseil, apprend l'anglais, et mise sur l'informatique.
02:31Et il va suivre ce plan à la lettre.
02:32Sun part aux Etats-Unis et étudie à l'université de Berkeley.
02:35En parallèle de ses études, il met au point un petit traducteur multilingue,
02:38et il vend le brevet à l'entreprise Sharp Electronics pour 1,3 million de dollars.
02:42Il a à peine 20 ans et il vient de gagner son premier million.
02:44Et là, il aurait pu se mettre à vendre des formations sur Internet.
02:47Comment est-ce que je suis passé d'étudiant fauché à plus de 100 millions d'euros en quelques années
02:51?
02:51Sauf que on est à la fin des années 70 et Internet n'existe pas encore.
02:54Du coup, Masa rentre au Japon. Pourquoi ? Parce qu'il l'a promis à sa mère.
02:58Au Japon, de plus en plus de gens achètent un ordi.
03:00Il a alors une idée de business, faire une banque de logiciels, Software Bank, Soft Bank, Soft Bank en bon
03:06français.
03:07Au début des années 80, Soft Bank devient le premier distributeur de logiciels au Japon.
03:1130% des ventes de Microsoft passent par lui.
03:15Sun développe d'autres activités autour de l'informatique,
03:17mais ce qu'il faut retenir, c'est son premier gros pari, 100 millions de dollars,
03:21investi dans une entreprise qu'on a un peu oubliée en France, Yahoo.
03:24Il développe Yahoo Japan, encore méga utilisé là-bas comme moteur de recherche, site d'actu, services financiers, etc.
03:29Et quand Yahoo US entre en bourse en 1996, Sun, qui détient des parts, gagne énormément d'argent.
03:47Et pour investir, Soft Bank emprunte beaucoup d'argent.
03:49Et cette grosse dette, ça va être une inquiétude et un problème récurrent pour Sun.
03:53Mais pour l'instant, les affaires fonctionnent et une rencontre va changer sa vie.
03:56Elle dure 6 minutes, le 31 octobre 1999.
03:59Sun rencontre en Chine un certain Jack Ma.
04:02Il vient de lancer un business qu'il a appelé Alibaba.
04:04C'est une sorte de passe jaune pour mettre en lien des acheteurs et des vendeurs.
04:07Maza y croit et il investit 20 millions de dollars contre 30% du capital d'Alibaba.
04:11Et 20 ans plus tard, Alibaba est devenu un des géants du e-commerce mondial.
04:18Parce que oui, il avait probablement aussi repéré qu'il n'y a pas de passe jaune, il n'y
04:21a pas de passe jaune, il n'y a pas de passe jaune, il n'y a pas de passe
04:32jaune, il n'y a pas de passe jaune.
04:41Parce que oui, il avait probablement aussi repéré que Goldman Sachs y avait déjà mis un petit billet de 3
04:47,3 millions de dollars.
04:50Softbank finit par détenir des participations dans plus de 300 entreprises, principalement aux Etats-Unis et au Japon.
04:55Maza Yoshison est surnommé le premier actionnaire d'Internet.
04:58Il est même pendant quelques jours, en février 2000, l'homme le plus riche du monde.
05:03Car la valorisation de Softbank atteint 200 milliards de dollars.
05:06Mais voilà, un mois plus tard, la bulle Internet éclate.
05:09Et ça provoque un krach boursé sur les valeurs technologiques.
05:12L'action de Softbank s'effondre, sa capitalisation passe à 2 milliards de dollars.
05:15Et l'entreprise doit vendre des actifs pour se désendetter.
05:30Sa réputation prend un sérieux coup.
05:31Mais si vous pensez que l'histoire s'arrête là, je crois que vous n'avez pas encore bien compris
05:35le personnage.
05:51Cet épisode, il lui a coûté cher, mais ça n'a pas entamé sa conviction que la technologie va changer
05:56le monde.
05:57Pour Sun, l'avenir d'Internet va se jouer sur les téléphones et il va miser dessus pour se refaire.
06:01En 2001, il veut lancer une filiale haut débit. Pour ça, il lui faut une fréquence mobile auprès du ministère
06:06japonais des communications.
06:07Le problème, c'est que le marché est verrouillé par l'opérateur NTT, une ancienne entreprise publique toujours assez proche
06:12du pouvoir.
06:13Et on le balade pendant des mois. Alors un jour, il va au ministère, un briquet à la main, et
06:18il dit
06:18« Si vous ne m'aidez pas, je vais m'asperger d'essence et m'y moller par le feu
06:21».
06:21Intense, mais il obtient son autorisation. Il faut dire que Sun n'a jamais été un homme d'affaires comme
06:26les autres.
06:26C'est quelqu'un qui n'est pas du tout dans le sérail des entrepreneurs japonais.
06:30Yann Rousseau est le correspondant des Echos au Japon.
06:32Il n'a pas de copains dans le monde de l'entreprise japonais, sauf Tadashi Yanai, qui est le patron
06:36de Uniqlo,
06:37qui a aussi un parcours très différent.
06:38Donc ici, on a un Medef japonais qui s'appelle Kedan Run, où tu vas avoir Toyota, Sony, Nissan, Panasonic,
06:45Hitachi,
06:45donc tous les vieux business historiques du Japon.
06:48Sun les méprise et il le méprise un peu parce que ça vient aussi de son histoire personnelle.
06:52Il a souffert énormément du racisme quand il était petit.
06:55Et donc, il a un espèce de ressenti de vengeance sociale à reprendre sur les élites japonaises.
07:00Sa fréquence obtenue, il rachète l'opérateur Vodafone Japan pour 17 milliards de dollars en se faisant prêter de l
07:06'argent par les banques.
07:06Mais il lui manque encore un truc pour vraiment rivaliser avec son grand concurrent NTT.
07:11Et c'est là qu'il va voir Steve Jobs pour lui parler de son idée de téléphone.
07:30Bon, pour l'iPhone, on ne saura jamais vraiment ce qu'il faut lui créditer.
07:33Mais ce qu'il faut retenir, c'est que Mazda obtient l'exclusivité de sa commercialisation au Japon en 2008.
07:39Évidemment, c'est un immense succès.
07:41En parallèle, Softbank l'ossocie d'autres business.
07:43À un moment, il investait dans tout puisqu'il y avait 230 entreprises.
07:46Donc c'était dans la santé, dans la fintech, dans l'agro-business, dans les drones, les bras robotiques, enfin
07:51les pizzas.
07:52Softbank est qualifié de zaibatsu de l'Internet.
07:54C'est une référence au conglomérat tentaculaire qui contrôlait l'économie japonaise avant la guerre.
07:59D'ailleurs, quand je dis Softbank, je parle du groupe dans son ensemble.
08:01Mais sachez qu'il y a d'un côté Softbank Group, la société Holding.
08:05C'est elle qui porte la stratégie d'investissement de Sun.
08:07Et de l'autre Softbank Corp, l'opérateur japonais qui fournit des services de téléphonie mobile, d'Internet et des
08:12services numériques.
08:13C'est plutôt ça pour les Japonais Softbank que ce génie mondial qui va révolutionner l'IA.
08:19Bon, Mazda connaît d'autres galères, notamment lors de la crise financière de 2008.
08:22Mais on n'a pas le temps ici de passer en revue tous les hauts et les bas de Softbank.
08:36Son obsession pour les téléphones lui fait réaliser l'importance des puces qui les font fonctionner.
08:40Et il découvre que ces puces sont toutes conçues par une seule entreprise britannique qui s'appelle Arm.
08:45Et d'ailleurs, Harold a fait une super vidéo là-dessus si ça vous intéresse.
08:48Et à votre avis, que fait Mazda ? Il rachète Arm en 2016 pour 29 milliards d'euros.
08:53C'est vraiment une entreprise qui génère énormément de profits. Donc ça, c'est pas du vent.
08:56Ça, il a réussi à s'en servir pour lever d'autres fonds.
09:00Il va aussi chercher d'autres investisseurs et il crée le Softbank Vision Fund.
09:04C'est tout simplement le plus grand fonds mondial de la tech, doté de 100 milliards de dollars à investir.
09:09Cet argent, il pleut sur des entreprises comme Uber, ByteDance, Arm, Nvidia, Slack et d'autres entreprises un peu moins
09:15connues.
09:15Mais ça ne fait aussi une énorme erreur. Et ça va lui coûter cher en argent, mais surtout en réputation.
09:22Tout commence par une rencontre improbable. On est en 2016. Adam Newman a fondé WeWork, une start-up de bureau
09:28en coworking.
09:29Sun, lui, il est en retard pour un rendez-vous avec Donald Trump et il passe récupérer Newman devant un
09:33WeWork.
09:34Et leur réunion se fait dans la voiture, le temps du trajet.
09:36Sun écoute et il est fasciné parce qu'Adam Newman lui dit, on ne sait pas de la location de
09:39bureau.
09:40Nous, ce qu'on vend, c'est de la créativité. C'est des génies, des esprits qui vont s'encontrer.
09:45Ça va être formidable. Toutes les start-up de demain vont naître dans nos bureaux parce qu'il y a
09:48des baby-foot et de l'eau avec du concombre.
09:49Sun est fasciné par la personnalité de Newman. SoftBank et son Vision Fund y investissent 4,4 milliards de dollars.
09:56Ce qui valorise l'entreprise à ce moment-là à 20 milliards de dollars, c'est-à-dire autant que
10:00les hôtels Hilton.
10:01Mais WeWork ne va pas du tout suivre la belle trajectoire promise par Newman.
10:04Au moment où WeWork est sur le point d'entrée en bourse, on découvre qu'il y a un déficit
10:08énorme,
10:08que le modèle économique est incertain, que le management est bancal et que le train de vie de son fondateur
10:13est assez délirant.
10:14D'ailleurs, ça a donné lieu à une série assez croustie sur Apple TV, We Crashed.
10:22Bref, plus personne n'y croit, son entrée en bourse est annulée et la valeur de WeWork passe de 47
10:28à 8 milliards de dollars.
10:29Il ne va pas arrêter d'essayer de le soutenir, même quand tout le monde lui disait
10:32« mais il n'y a pas de corporate governance, ils font n'importe quoi, ils crament du cash,
10:36ils deviennent le plus gros propriétaire de New York, ça n'a aucun sens ».
10:39Il le soutient tellement que certains le qualifient de « sugar daddy ».
10:42WeWork, c'est l'histoire qui fait le plus de bruit, mais il y en a d'autres.
10:45Il revend par exemple bien trop tôt ses parts dans Nvidia, le concepteur de puces pour l'IA,
10:49qui vaudrait aujourd'hui une fortune.
10:55Au-delà des chiffres, ce que WeWork et les autres échecs révèlent,
10:57c'est la stratégie assez risquée de sonne, celle d'investir au coup de cœur.
11:01Et ça ne paye pas à tous les coups.
11:02Mais ces échecs n'ont pas pour autant ruiné SoftBank, qui a accumulé des milliards de dollars d'actifs.
11:06Quand on regarde le rapport financier de 2026 de SoftBank Group,
11:09on voit que la valeur nette de ses participations dans des dizaines d'entreprises,
11:12notamment via ses fonds, est estimée à 256 milliards de dollars.
11:16Autrement dit, et là on parle en théorie,
11:18si SoftBank avait vendu toutes ses participations au 31 mars 2026,
11:22la date de son dernier rapport financier, et remboursé sa dette,
11:25il aurait empoché 256 milliards de dollars.
11:27Si Massa investit autant, c'est qu'il a une foi inébranlable dans un futur ultra technologique,
11:32mais aussi en lui-même.
11:33D'ailleurs quand il se compare, c'est pas avec n'importe qui.
11:35« Bill Gates a seulement créé Microsoft et Mark Zuckerberg Facebook.
11:39Je suis impliqué dans une centaine d'entreprises et je contrôle l'ensemble de l'écosystème.
11:44La comparaison qui me correspond le mieux serait celle avec Napoléon,
11:47Gengis Khan ou l'Empereur de Sine.
11:50Je ne suis pas un PDG, je construis un empire. »
11:53Au total, entre les fonds, les véhicules d'investissement et les entreprises,
11:56on compte 1077 filiales sous le parapluie de SoftBank.
11:58« Il était appelé le « Nasdaq whale ».
12:01C'était le nombre des positions. »
12:04Et pour continuer à grossir et reconquérir son statut d'entrepreneur visionnaire,
12:08Sun mise tout sur l'IA.
12:11Sun réoriente son trésor de guerre, les milliards de dollars de SoftBank,
12:15vers l'intelligence artificielle.
12:17Il se débarrasse même de ses participations dans l'opérateur américain T-Mobile,
12:20Alibaba et même Nvidia pour avoir plus d'argent à investir.
12:23« Il dit « Voilà, l'IA, ça va révolutionner le monde.
12:26Ça va représenter 20 ou 30% du PIB mondial.
12:28Et moi, je veux être le grand financier de l'IA mondial.
12:32Il veut être le plus grand investisseur, le « Beckshire Hathaway » si tu veux, de l'IA.
12:59Il parle même d'une superintelligence artificielle,
13:02une IA 10 000 fois plus intelligente que la sagesse humaine.
13:05J'ai été à une conférence avec lui.
13:06Il expliquait qu'il avait été bouleversé quand son père était mort.
13:09Il avait compris que l'IA aurait pu aider à faire des meilleurs diagnostics.
13:12Si on investissait des sommes pour montrer à Tchadjipiti,
13:15en l'occurrence parce que c'est ce dont il parle,
13:17des scans de maladies ou des analyses sanguines,
13:19et que peut-être qu'on serait meilleur que l'humain
13:21et qu'on pourrait donc faire vivre les gens plus longtemps
13:24et qu'il aurait pu sauver son père.
13:25Il dit « Pour moi, c'est la solution pour que les hommes soient plus heureux. »
13:29C'est-à-dire qu'il est convaincu d'avoir une espèce de mission messianique quelque part.
13:32Il investit dans quatre axes principaux, les puces, les robots,
13:35les data centers et les grands modèles de langage.
13:37Le pari qu'il avait fait sur ARM en 2016,
13:39c'est devenu l'un des piliers de sa stratégie.
13:41C'est l'entreprise qui lui permet d'être respecté,
13:44d'aller devant les banques ou d'aller devant les investisseurs
13:46en disant « Regardez, c'est son nouveau Alibaba, si tu veux. »
13:49Mais il y a une autre entreprise sur laquelle il mise tout,
13:52c'est OpenAI.
13:53Il est fasciné de par sa rencontre avec des ingénieurs,
13:56de par sa rencontre avec Sam Altman,
13:57où il y a eu un vrai coup de foudre,
13:59c'est les best buddies de la tech.
14:01Son n'est pas du tout un intellectuel, un ingénieur,
14:04quelqu'un qui code,
14:05mais il est fasciné par ce que lui raconte Sam Altman.
14:07Avec OpenAI, on va faire quelque chose qui va révolutionner la santé,
14:10qui va révolutionner le monde du travail,
14:12qui va révolutionner la technologie.
14:14D'ici fin 2026, Stoffbank y aura investi 64,3 milliards de dollars
14:18pour 13% de l'entreprise.
14:20Et elle est presque devenue dépendante de la santé de son poulain.
14:22Si OpenAI va bien, entre en bourse,
14:25est valorisée correctement là,
14:26au niveau où lui l'avait estimé et commence à générer des profits,
14:30on ne sait pas dans combien d'années,
14:32il sera sauvé.
14:33Si OpenAI fait un flop en bourse,
14:35ça va être très chaud pour Softbank.
14:37OpenAI est sa principale préoccupation aujourd'hui,
14:40mais il investit aussi ailleurs.
14:41En 2026, il a annoncé un investissement de 75 milliards d'euros
14:44dans les data centers en France.
14:52Softbank fait aussi partie, avec OpenAI et Oracle,
14:55d'un projet à 500 milliards de dollars
14:57pour construire des infrastructures d'IA aux Etats-Unis.
15:10La dépendance à l'IA et à OpenAI en particulier
15:13est donc très importante.
15:14OpenAI a repoussé son introduction en bourse.
15:17Ils espéraient dépasser les 1 000 milliards de dollars,
15:20mais ils se sont aperçus que les gens n'avaient pas vraiment confiance,
15:23qu'il y a d'autres LLM qui sont aussi performants,
15:26qui sont moins endettés.
15:27Il y a des doutes sur la valeur de OpenAI.
15:29Et donc automatiquement,
15:29il y a des doutes sur la valeur de Softbank.
15:31Le deuxième point, Fleur,
15:33c'est que Softbank est un peu de la boîte blanche.
15:36Il y a beaucoup d'argent.
15:38Et parfois, il se pique vraiment.
15:40Il y a beaucoup d'apprentissage.
15:52Les dirigeants de Softbank, eux, minimisent les risques.
15:55Les sommes en jeu seraient faibles,
15:56rapportées aux centaines de milliards de dollars d'actifs de l'entreprise.
15:59Sun aussi est assez confiant.
16:00Et c'est vrai que pour l'instant, son pari paye.
16:02En juin 2026, Softbank est devenue l'entreprise la plus valorisée du Japon.
16:05Bon, quelques jours seulement,
16:07mais ça faisait plus de 20 ans que c'était la place de Toyota.
16:08Et comme souvent dans l'histoire de Softbank,
16:10l'entreprise et son fondateur sont sur une ligne de crête.
16:32Dans ce climat euphorique, une question revient aussi.
16:36Masayoshi Sun est-il bien entouré ?
16:38Pour certains, il manque de contre-pouvoir au sein du groupe Softbank
16:40pour freiner ses décisions farfelues.
16:42Il ne supporte vraiment pas qu'on critique,
16:45qu'on remette en cause ses visions,
16:48parce qu'il se présente vraiment comme un visionnaire.
16:50On a vu des CEOs potentiels pour le remplacer.
16:52Et en fait, il les écarte à chaque fois.
16:54Masayoshi Sun avait établi un plan de vie sur 50 ans quand il en avait 20.
16:58Arrivé à 60 ans, il devait trouver un successeur.
17:23L'avenir de Softbank peut donc encore une fois se jouer dans les prochains mois ou les prochaines années.
17:28Merci beaucoup d'avoir regardé cette saga.
17:30Vous pouvez la retrouver sur Apple Podcasts et Spotify.
17:32Si vous avez en tête des grosses boîtes qui sont paradoxalement pas très connues du grand public,
17:36dites-le nous en commentaire, ça pourra nous inspirer des prochains sujets.
17:39Vous pouvez aussi vous abonner, commenter, liker, voire booster la vidéo.
17:42Ça nous aide beaucoup.
17:43Merci beaucoup et à très vite.
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