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  • il y a 6 minutes
Transcription
00:04Là on emprunte la route qui a été conçue par les déportés et 200 m plus loin on arrive à
00:10la
00:10carrière de Strudorf, elle est juste au dessus du corps de Strudorf. Et vous vous souvenez d'avoir
00:15vu les déportés qui passaient ? C'était des longs lacets de gens qui traînaient les pieds et ça
00:23monte et ça monte et ça monte. Je sais quand on rentrait le foie là-bas, ils montaient à pied
00:29les
00:29chiens, les bergers allemands qui tournaient autour. Il y a eu longtemps, je pense, beaucoup de
00:37questionnements mais pas de réponses sur ce qui se passait véritablement ici. Il y avait des odeurs,
00:42il y avait aussi le comportement des animaux, les chevaux qui refusaient de passer un certain cap.
00:47C'est dans cette carrière que ton père donnait des casse-croûtes aux prisonniers ? Oui, oui,
00:51je n'étais pas le seul. Tout le monde pouvait leur amener quelque chose, ils leur amenaient quelque
00:56chose. Et souvent les prisonniers, ils jetaient par terre des petits papiers avec les adresses. Ma mère allait
01:04les ramasser et elle écrivait aux familles pour dire qu'ils étaient là. Natsweiler, le 14 août 1944.
01:13Chère demoiselle, je vous remercie pour tout car ici le moral c'est tout. Je vous demanderai si vous le
01:21consentez, sans courir de trop grands risques, d'écrire à ma mère qui est sans nouvelles de moi depuis 28
01:26mois.
01:27Dans les traces écrites et dans les témoignages et dans la mémoire, la carrière avait complètement disparu.
01:32Surtout que ça s'éloigne de plus en plus et que les derniers témoins vont décéder. Finalement,
01:37c'est une autre manière d'aborder le sujet et de prouver que ça existait.
01:40C'est une autre manière d'aborder le sujet.
01:50Sous-titrage Société Radio-Canada
01:52Sous-titrage Société Radio-Canada
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