00:00C'est une atteinte à la liberté d'aller et de venir, mais c'est aussi à la vie privée,
00:04sachant qu'il y a la nécessité pour les jeunes de se socialiser entre pères.
00:09Il vient d'y avoir d'ailleurs un avis de la Commission nationale consultative des droits de l'homme
00:13sur l'éviction des enfants de l'espace public,
00:16en montrant que c'est quand même une donnée qui est de plus en plus présente,
00:20et de plus en plus de mères qui trouvent comme solution de facilité d'interdire, de confiner en fait.
00:25C'est un confinement avec les parents qui deviennent des gardiens,
00:30et on voit depuis le confinement d'ailleurs, Covid, que c'est la solution qui est préférée,
00:34c'est-à-dire une solution répressive, alors qu'on sait que dans l'espace familial,
00:39il peut y avoir aussi des difficultés, qu'il faudrait du soutien à la parentalité,
00:43qu'il faudrait de l'éducation, et n'oublions pas que la Convention internationale des droits de l'enfant
00:48privilégie le fait que ce soit de l'éducatif qui doit être promu et non pas du répressif.
00:55Alors que là, un arrêté du maire, ça sert en fait à créer une contravention.
01:00Donc ça sert uniquement à réprimer.
01:01Et j'entendais un maire dire que c'est grâce à ça qu'il peut faire intervenir la police nationale,
01:08alors là, il se trompe, il faut vraiment qu'il reprenne.
01:10La possibilité d'intervention, c'est lorsqu'il y a une infraction de commise,
01:14et la police nationale est là pour ça, pour intervenir lorsqu'il y a une infraction.
01:18Donc lorsqu'il y a des problèmes, par exemple, de tapage nocturne ou autre,
01:23en fait, pourquoi ne pas mettre des dispositifs de médiateurs de nuit ?
01:28Ça existait, il y avait des communes qui mettaient en place des médiateurs de nuit.
01:32Pourquoi ne pas privilégier la solution d'éducateurs de rue ?
01:36En fait, il y a d'autres solutions, et bien sûr que les communes ne doivent pas se sentir démunies,
01:41mais ça, c'est la solution en réalité de facilité et de communication.
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