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Chaque soir, Jérémy Brossard vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Une autre information de ce jour, ça nous vient d'Allemagne, Leipzig, précisément un drone équipé d'un engin explosif
00:07a été découvert à l'aéroport de Leipzig.
00:10C'est un hub logistique important pour l'OTAN qui achemine du matériel militaire, notamment vers l'Ukraine depuis Leipzig.
00:15L'ambassadeur ukrainien en Allemagne a aussitôt dénoncé la main de la Russie et le ministre allemand de l'Intérieur
00:20ce soir y voit une nouvelle dimension de la menace sur l'Allemagne.
00:25On est en ligne avec l'amiral Jean-Louis Vichaud. Bonsoir, merci d'être avec nous. Vous êtes ancien chef
00:31de mission militaire française auprès de l'OTAN.
00:34Quel regard vous portez au fond sur ce conflit, sur son évolution et sur ses nouvelles cibles ?
00:39On voit un géant du e-commerce, des fondateurs d'entreprises, de start-up qui créent des drones.
00:45Et là, la dernière information avec ce drone explosif découvert sur un aéroport européen.
00:53Ce qui est certain, c'est que l'Ukraine est aujourd'hui à le passer à l'offensive au niveau
00:59stratégique et que les cibles qu'elle a choisies sont particulièrement pertinentes,
01:04à la fois dans le domaine logistique. On le voit dans des domaines extrêmement divers.
01:10Aussi bien les approvisionnements, j'allais dire, de denrées commerciales qui peuvent être utilisées à des fins militaires,
01:18que les raffineries qui touchent la Russie là où ça lui fait particulièrement mal, c'est-à-dire dans toutes
01:25ses exportations d'hydrocarbures,
01:26quelle que soit la nature de ces hydrocarbures.
01:28Donc ça, c'est, je dirais, le succès de cette campagne stratégique voulue par le président Zelensky de 40 jours
01:35d'attaque stratégique dans la profondeur
01:38pour éloigner la menace du front, diminuer la menace sur le front, comme l'ont très bien dit les personnes
01:44qui m'ont précédé sur ce plateau.
01:47Ensuite, ce qui est aussi important, c'est de voir que les Russes utilisent de plus en plus des missiles
01:52balistiques.
01:53Pourquoi ? Parce que ce sont des missiles qui sont beaucoup plus puissants, beaucoup plus difficiles à détruire dans leur
02:00voile d'approche,
02:01en raison de la vitesse avec laquelle ils descendent de l'atmosphère.
02:06Et effectivement, parce que les Américains ayant renoncé à fournir des missiles patriotes en direct,
02:13et ayant du mal d'ailleurs à renouveler leur propre stock de missiles patriotes,
02:17ils ne peuvent que se reposer pour l'interception de ces missiles balistiques que sur des moyens fournis par les
02:22Européens.
02:23Et ces moyens sont comptés, on le sait.
02:26On l'a vu sur l'autre théâtre qui est actuellement ouvert, c'est-à-dire le théâtre iranien.
02:31Il est difficile d'arrêter des missiles balistiques, surtout quand ils se présentent en nombre.
02:36Et les Russes en ont un stock conséquent, aussi bien de production russe que de production nord-coréenne,
02:42puisqu'ils n'hésitent pas à utiliser des missiles qu'ils apportent de Corée du Nord.
02:46– Sergei Jernoff, pour venir sur Leipzig, est-ce que c'est la main de la Russie ?
02:53Pour vous, ça ne fait pas de doute ou c'est plus compliqué que ça ?
02:55– Vous savez, il y a rarement des choses qui se passent par hasard.
03:04– Pas de coïncidence dans ce genre d'affaires.
03:07– Parce qu'il n'y en avait pas un seul avion, il y avait trois avions en tonneuf qui
03:10assurent en fait
03:11la logistique depuis Allemagne via la Pologne avec l'Ukraine.
03:16Et donc on trouve un drone avec l'explosif.
03:19Donc nous savons très très bien que d'autres incidents sur le territoire européen
03:24ont été classés à plusieurs reprises.
03:27Ça veut dire que ce n'est même pas une ou deux fois, c'est des dizaines de fois, voire
03:32même plus.
03:33Et de toutes sortes, il y a des drones qui survolent les sites stratégiques,
03:37il y a des drones qui ont attaqué les entreprises.
03:42Vous vous souvenez, en Allemagne, il y a eu un contrat qui a été lancé sur la tête
03:46du directeur général de la plus grosse entreprise du complexe militaire, etc.
03:52Il y a eu des drones qui étaient, il y a eu de l'explosif qui était introduit dans les
03:56dépôts et dans les avions, etc.
03:58Et donc ça ressemble quand même énormément à ça.
04:02Et aussi parce que ce n'est pas un seul aérodrome, il y avait un autre aérodrome à Nover.
04:08Je crois qu'aujourd'hui, il y avait un drone qui a survolé et d'ailleurs qui est rentré en
04:15collision
04:15avec un appareil, mais ça n'a pas posé de problème majeur, mais ça aurait pu poser des problèmes majeurs.
04:23On se souvient aussi de ce tanker de la flotte Fantôme qui passait à côté de Danmark
04:30et il y a des drones qui sont partis soit à Danmark ou à...
04:33C'était à Nover, précisément à Nover.
04:35Oui, c'est ça. Voilà. Donc disons que la coïncidence est trop rapprochée pour dire que c'est juste une
04:49coïncidence.
04:50Robin Gassaldi, un drone équipé d'un engin explosif, ça veut dire qu'il y avait une cible déterminée,
04:56choisie pour faire des dégâts précisément sur l'aéroport de Leipzig ?
04:59Comme le disait Sergei Chernov, vous avez des avions de transport ukrainiens.
05:03Vous l'avez affiché tout à l'heure, cet énorme avion Antonov ukrainien qui était peut-être ciblé.
05:08Mais il y a un point sur lequel on n'est peut-être pas assez revenu.
05:10Monsieur Chernov vient de le dire, il y avait deux drones.
05:12Et vous parliez d'Annover. En fait, ce qui s'est passé, c'est qu'il y avait deux drones
05:15qui ont ciblé ce même aéroport de Leipzig.
05:17Un drone chargé d'explosifs a été retrouvé à proximité.
05:20Peut-être qu'il a mal fonctionné, ça arrive.
05:22Mais il y a un avion DHL qui n'a rien à voir, qui était en train de se poser.
05:25C'est un avion logistique qui a été percuté par un second drone.
05:28On n'a pas encore retrouvé le drone.
05:34Donc là, c'est extrêmement grave. Vous avez un aéroport dans le cœur de l'Europe.
05:38Vous avez un avion européen. L'avion de DHL, c'est un avion européen
05:42qui a été touché par un drone qui est à 99% un drone russe.
05:46La question, c'est comment est-ce qu'on peut avoir des Russes qui opèrent depuis le territoire allemand ?
05:50Il faut savoir qu'on a des survols, et vous le mentionnez indirectement, de l'île longue.
05:54Donc c'est à base des sous-marins nucléaires français qui ont été survolés par des drones russes
05:57qui venaient de la flotte fantôme.
05:58Aujourd'hui, vous avez des opérations russes en Europe.
06:01Et on a beaucoup de chance qu'ils soient incompétents.
06:02Parce que ça aurait pu faire beaucoup de dégâts.
06:05Et accidentellement, on aurait pu aussi abattre un avion civil européen au-dessus d'un aéroport.
06:09C'est extrêmement grave.
06:11Il faut voir ce que fera la police allemande, ce que feront les services de contre-espionnage allemands.
06:15Mais il faut qu'on soit conscient du fait que ce n'est pas un affrontement en bonne intelligence avec
06:19la Russie.
06:20On est face à un adversaire qui nous veut du mal.
06:21Éric Bounard.
06:22Oui, juste de point.
06:23On parlait tout à l'heure des colis piégés que des gens payés par la Russie avaient essayé d'envoyer.
06:28L'un de ces colis piégés avait déjà explosé dans un hangar DHL de l'aéroport de l'Aipzig.
06:33Donc il y a déjà ça.
06:34Et de façon plus générale, l'Allemagne et la Pologne sont deux cibles prioritaires pour la guerre hybride russe.
06:39Parce qu'en fait, ce sont les grands canaux logistiques, en fait, finalement,
06:42pour estiminer l'armement depuis les États-Unis ou l'ouest de l'Europe vers l'est.
06:47Et c'est la raison pour laquelle on voit au-delà de ces attaques sur les aéroports.
06:50Enfin, je souhaiterais juste rajouter quand même qu'on a vu des sabotages relativement importants
06:54de voies ferrées aussi bien en Pologne qu'en Allemagne.
06:56Et il y a peu de doutes sur qui est derrière ces actes-là.
06:59Même si ce n'est pas un agent russe directement, ce sont des gens qui, très probablement,
07:03sont payés par la Russie pour essayer de déstabiliser le flux logistique qui va vers l'Ukraine.
07:08– Oui, trois remarques assez brèves.
07:13La première, c'est la charge du fameux drone.
07:16Donc, il y a de l'explosif sur un site qui est civilo-militaire ou en tout cas de logistique
07:20avec des Antonov-124 qui sont parmi les plus gros avions porteurs au monde.
07:24Donc, ça, ce n'est quand même pas neutre du tout.
07:27C'est donc sur le coup d'un attentat, d'une intrusion et d'une capacité d'exercer une action
07:32de violence
07:33sur des infrastructures ou des personnes.
07:34Ça, c'est la première remarque.
07:35La deuxième remarque, Ulrich le rappelait, à propos de la Pologne et de l'Allemagne
07:41qui sont particulièrement ciblées, etc.
07:44Il y a une raison qui est historique, ou presque géohistorique,
07:47qui est la connaissance par le KGB, et pas que, c'est un gars qui vous confirmerez,
07:54de ces deux pays actuellement européens et otaniens.
07:57Et quand je dis une connaissance, c'est une connaissance fine.
07:59C'est-à-dire qu'il y a toute une cartographie des infrastructures qui n'a pas beaucoup changé,
08:02si je puis dire, depuis 40 ans, 50 ans ou un peu plus.
08:04Et donc, il y avait, du point de vue soviétique et aujourd'hui russe,
08:09par les services spéciaux russes, cette connaissance fine,
08:12d'exercer des nuisances fortes, sensibles sur ces infrastructures-là,
08:21attentats, faire dévier des trains, etc.
08:25Et enfin, la troisième et dernière remarque sur cette affaire,
08:28dont pour l'instant, on ne sait pas grand-chose, en fait.
08:30En tout cas, c'est scruté, et je pense que Sergei va pouvoir confirmer également,
08:34c'est scruté de manière continue et structurelle par la Russie,
08:40à l'aune de l'expérience des supposés drones de ces derniers mois,
08:43de ces dernières années, sur la partie de l'Europe occidentale.
08:46Pourquoi ? Parce que ça a aussi une volonté symbolique de créer un peu de stupeur
08:50et de sidération auprès des décideurs européens, otaniens, de l'opinion.
08:55Attention, la Russie est présente en France, au pied de la tour Eiffel,
08:59dans un aéroport à Leipzig, etc.
09:01Il y a une capacité de nuisance, voire de destruction.
09:03Et ça, c'est scruté pour regarder comment nous réagissons,
09:06comment nous commentons l'événement, etc.
09:08Amiral Jean-Louis Vichaud, vous nous écoutez attentivement,
09:11vous vouliez réagir à ce qui vient d'être dit en plateau,
09:12justement sur les découvertes à Leipzig aujourd'hui.
09:15Oui, en particulier, je rejoins ce qui a été dit, effectivement,
09:19sur le fait que les Russes, c'est certain, fondent dans la guerre hybride
09:23et ils la font en Europe.
09:25Les Russes ne se cachent pas du fait qu'ils considèrent que nous sommes leurs ennemis,
09:29que nous sommes leurs adversaires.
09:32Un peu plus que ça, on est effectivement leurs ennemis dans ce conflit.
09:37Pourquoi ? Parce qu'on a un soutien sans faille de l'Ukraine.
09:40Ensuite, effectivement, il est facile d'utiliser des drones en Europe
09:43parce qu'il est facile d'en introduire, il est facile d'y introduire aussi du personnel
09:48qui peut les mettre en œuvre.
09:50Et on peut assez facilement, tout aussi facilement, si j'allais dire,
09:55employer ces moyens pour menacer les infrastructures critiques chez nous,
09:59que ce soit des aéroports civils, parfois militaires,
10:03et voire parfois des bases.
10:05Bon, à ceci s'ajoutent aussi des petits plaisantins
10:09ou des gens un plus ou moins conscients
10:10qui veulent provoquer la République ou provoquer les autorités locales
10:15et qui n'hésitent pas à tester, si j'ose dire, en grandeur réelle,
10:20les défenses de nos bases.
10:22Et on parlait tout à l'heure de l'île Longue,
10:25c'est ainsi qu'on a arrêté il n'y a pas longtemps dans les environs de l'île Longue
10:28une personne qui faisait voler des drones de manière totalement inconsidérée,
10:32alors que c'est formellement interdit.
10:34Ce sont des gens qui le font pour voir, pour voir si ça a des conséquences.
10:40Bon, ces personnes-là n'ont pas été déçues,
10:42puisqu'elles ont été mises en examen,
10:44qui ont dû payer des amendes très significatives,
10:47mais la menace existe.
10:49Et il n'est pas surprenant que dans toute l'Europe,
10:52qui pratique quand même la liberté individuelle,
10:55qui a un grand respect pour les procédures juridiques et pour le droit,
11:01on puisse exprimer sa liberté individuelle.
11:04Mais il faut savoir qu'effectivement,
11:08Moscou profite de toutes les occasions pour tester notre capacité à réagir,
11:11et surtout pour évaluer les performances de nos réactions.
11:14Jérôme Klesch, on est assez démuni au fond face à ce type de menaces.
11:18Mais oui, comme les Russes ont été d'ailleurs très démunis,
11:21souvenez-vous, c'était en juin 2025, l'opération Spiderweb,
11:25où les Ukrainiens avaient mené une opération assez remarquée,
11:29et qui avait eu des effets significatifs,
11:32où ils avaient approché, en fait, avec des camions au plus près d'une base stratégique russe,
11:37et réussi, comme ça, en déployant un certain nombre de drones FPV,
11:40donc des petits drones avec des petites charges explosives,
11:42du même type que celui qui a été retrouvé ici,
11:47et avaient tapé des bombardiers stratégiques,
11:49un TU-160 de mémoire,
11:52et d'autres, et les avaient sérieusement endommagés.
11:54Et donc, ce type d'opération, en fait, est assez imparable.
11:57Si vous êtes capable, en termes de renseignement,
11:59de connaissance du terrain,
12:00et c'est le cas, ça a été rappelé,
12:02il y a une excellente connaissance russe du terrain,
12:04européen et allemand en particulier,
12:06si vous êtes capable d'arriver au plus près du point névralgique,
12:09et ensuite de frapper,
12:10même les dispositifs de défense passifs,
12:13qui sont mettre les avions sous les hangars,
12:15essayer d'avoir des filets, etc.,
12:17ce qui n'était pas le cas, d'ailleurs,
12:18de la défense russe sur cette base stratégique,
12:22et bien, même si vous n'avez pas ça,
12:23et bien, vous êtes vulnérable.
12:24Alors, là où les Ukrainiens ont frappé un objectif militaire,
12:27il faut le rappeler, c'est un objectif militaire,
12:29et donc ça s'inscrit dans une opération clandestine,
12:31mais militaire,
12:31là, effectivement, les Russes frappent un objectif civil
12:34avec la volonté, bien évidemment,
12:36de terroriser la population,
12:38parce que la population sur cet aérodrome se dit
12:41« bah tiens, ça aurait pu me tomber dessus »,
12:42et effectivement, ça aurait pu leur tomber dessus.
12:44Donc, il y a cette volonté,
12:45dans le cadre de la guerre hybride,
12:46qui va des opérations cyber,
12:49à l'ingérence et à l'intimidation,
12:50et cette forme de harcèlement,
12:52effectivement, de faire planer une menace permanente,
12:55et qui est très, très, très difficile à parer.
12:58Alors, effectivement,
12:58et c'est là où il faut revenir, en fait,
13:00et remettre un peu, j'allais dire,
13:00l'église au milieu du village,
13:03survoler l'île longue,
13:04c'est pas bien,
13:05il faut pas le faire,
13:06et effectivement,
13:07bon, c'est sanctionné.
13:09Maintenant, quel est vraiment le coût potentiel
13:11de ces petits drones
13:13sur des survols de bases nucléaires,
13:15tels que l'île longue ?
13:16En fait, c'est quasi inexistant.
13:17Mais ça permet,
13:18comme le rappelait l'amiral Vichaud,
13:19de tester notre façon de réagir,
13:21et ça, c'est très instructif.
13:23Voilà.
13:23Mais j'allais dire,
13:24le coût immédiat pour la population
13:26est moindre.
13:27En revanche, là, effectivement,
13:28c'est la population qui est visée,
13:30et là, c'est du terrorisme,
13:31et c'est très, très difficile,
13:33par définition,
13:34de pouvoir prémunir la population de ça.
13:35Marine Vibiche, rapidement.
13:36Cette situation avec le drone explosif
13:38à Leipzig encore atteste
13:40ce narratif de communication
13:41qui est sur la télé russe
13:44depuis très longtemps,
13:45qu'ils disent que c'est la guerre
13:47contre l'OTAN aussi,
13:48et que si c'était juste
13:49l'opération spéciale avec l'Ukraine,
13:51cela aurait pu être terminé
13:53en quelques semaines,
13:54quelques mois, en 2022.
13:56Mais non, ça continue,
13:57et c'est justement à cause
13:58des pays de l'Occident
13:59et à cause des pays de l'OTAN.
14:00Ils le disent ouvertement,
14:02ils annoncent cela
14:04comme la guerre avec l'OTAN.
14:05Donc, il y a vraiment peut-être
14:06de plus en plus de menaces
14:08pour nos pays ici,
14:10et il faut renforcer,
14:11bien sûr, la sécurité,
14:13parce que cela angoisse quand même,
14:14et on voit bien
14:15qu'il y a une vraie menace russe.
14:18Ce n'est pas quelque chose
14:19d'imaginaire,
14:20et qu'il faut aussi aider
14:22le plus l'Ukraine
14:23pour éviter la propagation
14:26de ces menaces
14:27sur le territoire européen.
14:28Et d'ailleurs,
14:29même pour la France,
14:30c'était annoncé,
14:32surtout avant les élections,
14:33comme toujours,
14:34c'était même annoncé
14:35aussi dans les médias russes
14:36qu'ils se disent
14:36à quoi bon d'attaquer
14:38directement l'Europe
14:39si on peut déstabiliser
14:40les pays européens,
14:42si on peut déstabiliser
14:42l'Union européenne
14:43de l'intérieur
14:44en influençant
14:46les partis politiques aussi.
14:47Donc, il y a ces moyens différents
14:50de déstabiliser l'Europe
14:51et d'affaiblir
14:52ce partenaire clé
14:54pour l'Ukraine.
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