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Philippe Brun, candidat à la primaire du Parti socialiste et vice-président de la commission des finances, était l’invité de #LaGrandeInterview de Pierre de Vilno dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et notre invité dans la grande interview sur Europe 1 et sur CNews, il est député socialiste de l'heure,
00:06membre de la commission des finances.
00:08Bonjour et bienvenue Philippe Brun.
00:09Bonjour, merci pour votre invitation.
00:10Merci d'être avec nous, vous êtes aussi candidat à la primaire socialiste.
00:13Quelle couleur avez-vous choisi pour la rose ?
00:16La rose c'est bien non pour commencer ?
00:18La rose emblème du socialisme, la rose est le point de François Mitterrand, la rose rose des sociodémocrates,
00:25la rose rouge des radicaux ou la rose bleutée de ceux qui pactisent avec le bloc central et qui rêvent
00:30de voir arriver Gabriel Attal ?
00:31Oui, je crois qu'on est très très peu nombreux à rêver de voir arriver Gabriel Attal.
00:34Enfin, si vous avez rencontré un Attaliste, je viens de vous me le présentier.
00:38Gabriel Attal qui est lui-même socialiste, à l'origine.
00:41Alors je le connais depuis que j'étais très jeune puisque nous étions...
00:43Vous avez le même âge en plus.
00:44Je suis un peu plus jeune que lui quand même, on avait vie, il ne sait pas.
00:47Mais j'ai connu très jeune au PS, on était ensemble à Sciences Po, il n'a jamais été très
00:51à gauche,
00:51Il était déjà très très plutôt centriste.
00:56Ce qu'il défend aujourd'hui, je crois, n'a rien à voir avec ce que nous devons défendre dans
00:59la prochaine élection présidentielle.
00:59La question, Philippe Brun, c'est de quelle gauche êtes-vous ?
01:02A quelle gauche appartenez-vous ?
01:04Et est-ce que la gauche n'a finalement pas été confisquée par Jean-Luc Mélenchon ?
01:07Ce qui se passe, c'est que la gauche est à côté de ses pompes maintenant depuis 2017.
01:11Nous n'avons pas réussi à nous reconstruire. Pourquoi ?
01:14Parce qu'on a oublié le peuple.
01:15Les ouvriers, les employés ne votent plus pour nous.
01:17Ce que nous racontons à la télévision, le langage que nous utilisons ne parle plus au français.
01:22Personne ne va au travail en mobilité douce, personne n'a de problème de pouvoir de vivre.
01:26Notre langage, notre précieusité, les mots d'ordre qui sont les nôtres, aujourd'hui, sont complètement à côté de la
01:30plaque.
01:31Et moi, je suis candidat à la primaire interne du Parti Socialiste pour reconnecter la gauche avec les ouvriers et
01:36les employés.
01:37Parler d'abord de pouvoir d'achat, qui va être le principal sujet de la campagne présidentielle 2027.
01:41Parler des sujets orphelins de la vie politique française, les faillies monoparentales, le handicap.
01:44Parler aussi de sécurité et de régalien.
01:47C'est cette candidature-là que j'incarne aujourd'hui, à 34 ans, au sein du Parti Socialiste.
01:51C'est la raison pour laquelle vous opérez un tour de France.
01:53Vous hésitez les marchés, les bars d'immeubles, les Français.
01:56On vous aime parce que vous vous attachez à des problèmes, comme par exemple les ascenseurs qui ne marchent pas
01:59dans les bars d'immeubles.
02:00En même temps, vous analysez la situation économique de ce pays à froid.
02:04Vous proposez le salaire brun.
02:06Mais en même temps, vous ne voulez pas donner de la valeur au travail, plutôt vous qui êtes pour la
02:12méritocratie ?
02:13Justement, c'est ce que je propose.
02:15Je propose de revaloriser le travail en France.
02:17Quel est le problème ?
02:18Les salariés aujourd'hui sont les vachalés du système.
02:21Ils payent extrêmement cher le fait de travailler.
02:23La différence entre ce que vous verse votre employeur, Pierre Devineau, et ce que vous touchez, elle est de 60%.
02:2960% part pour financer la sécurité sociale.
02:31On demande aujourd'hui à 27 millions de salariés, du public et du privé, de financer la protection sociale de
02:3670 millions de Français.
02:38Moi, je te dis que dans un pays qui vieillit, dans lequel on va avoir de plus en plus de
02:41retraités,
02:42on doit aujourd'hui financer autrement la sécurité sociale.
02:44Moi, je propose une baisse importante, massive, de la CSG sur les salaires.
02:49Jusqu'à 4 000 euros, on est riche.
02:53Non, on n'est pas riche.
02:54Enfin, il faut pouvoir financer la mesure.
02:55Elle coûte quand même 17 milliards.
02:57Pourquoi ce seuil de 4 000 euros ?
02:58Ça concerne quand même plus de 95% des Français.
03:00Vous avez fait une étude d'impact ?
03:01Voilà, ça concerne 95% des Français.
03:03Et c'est un gain de pouvoir d'achat.
03:04Vous pouvez le calculer vous-même sur le site salairebrun.fr.
03:07C'est un gain de pouvoir d'achat d'environ 150 euros, même quand vous êtes d'ailleurs cadre.
03:12Donc, c'est important et ça va permettre aux gens d'avoir davantage de pouvoir d'achat.
03:15On sort de 10 ans de Macron.
03:1710 ans de Macron, c'est une augmentation de 27% des prix alimentaires,
03:20de 40% des prix de l'énergie,
03:21de 60% des prix du logement dans les très grandes villes.
03:24Il faut qu'aujourd'hui, les Français puissent respirer.
03:26Et la présidentielle de 2027, ce sera d'abord une présidentielle sur la question du pouvoir d'achat.
03:30Le pouvoir d'achat, mais vous dites qu'à la fin, il faudra tout de même une contribution des plus
03:33riches.
03:34Finalement, c'est la couleur de la rose rouge vif.
03:37Non, mais écoutez, il faut qu'il y ait de la justice.
03:39On ne peut pas dire à la fois, on va vous désindexer vos retraites,
03:42on va désindexer les prestations sociales,
03:44on va vous imposer de payer 2, 3 euros, 4 euros, 5 euros sur votre boîte de médicaments,
03:48et dans le même temps de dire qu'on exonère des forces.
03:50Pourquoi est-ce que la facilité des socialistes, c'est toujours de prendre au plus riche, Philippe Brin ?
03:53Ce n'est pas la facilité, c'est juste une question de justice, de toute façon.
03:56C'est votre point de vue.
03:57Qu'est-ce que vous entendez parler de justice ?
03:59D'ailleurs, Michel Barnier lui-même avait parlé de justice sociale,
04:02en employant justement exactement les mêmes arguments.
04:05Oui, mais il faut qu'il y ait de la justice dans l'effort.
04:07Il faut que l'effort soit équitablement réparti.
04:09Moi, je ne crois pas être, je crois plutôt être au diapason de l'opinion française.
04:12Je rappelle que 90% des Français sont favorables au rétablissement de l'ISF.
04:16Il faut que l'effort soit bien réparti.
04:17Il faut que tout le monde paie sa juste part.
04:19Tout le monde sait bien qu'il va falloir faire des efforts,
04:22qu'on ne va pas pouvoir continuer à dépenser comme on l'a fait durant les dernières années.
04:26Et pour ça, il faut que l'effort soit justement partagé.
04:29Moi, je crois que ceux qui ont la chance d'avoir réussi dans la vie doivent contribuer davantage.
04:34Du verbe devoir.
04:35Oui, du verbe devoir.
04:36Même ceux qui croient en la méritocratie comme vous, qui sont partis de rien.
04:39Vous connaissez la phrase de Margaret Thatcher,
04:42qui disait que le problème du socialisme,
04:43c'est qu'à la fin, on finissait par dépenser tout l'argent des autres.
04:46Les autres, c'est ceux qui ont réussi.
04:48Comment est-ce que vous voulez dire à des gamins qui, aujourd'hui, ne partent de rien,
04:52qui vont très, très bien travailler en classe,
04:54qui vont faire des études supérieures,
04:55et à la fin, on va leur dire, vous allez payer pour les autres ?
04:57Écoutez, moi, ce que je suis en train de proposer,
04:58c'est justement de baisser massivement les impôts sur les salaires.
05:00J'entends bien, mais vous prenez au purif.
05:01Le travail paie mieux.
05:03Ensuite, je dis qu'il faut qu'il y ait une équitable répartition de l'effort.
05:07Et les Français sont d'accord avec ça.
05:08Il y a 90%, il y a même 75%, je crois, des Français,
05:11qui se sont favorables à la taxe Zuckman,
05:12qui est au nid de votre chaîne.
05:14Vous voyez bien que nous sommes plutôt à un diapason de l'opinion.
05:16La question a été mal posée, vous le savez très bien.
05:18Sur ce sondage-là de 84%,
05:20et quand on pose la question autrement, ils ne sont pas à 84%.
05:22La croissance est en berne.
05:23On paye les intérêts de la dette.
05:25On ne fait plus aucune réforme structurelle.
05:26Le FMI va nous tomber dessus.
05:28Il alerte, d'ailleurs, et très sérieusement.
05:30Le FMI dit dans le détail,
05:32bien que les autorités restent déterminées
05:34à ramener le déficit budgétaire en dessous de 3%,
05:36l'assainissement des finances publiques
05:37demeure plus lent que prévu
05:38et voit sa mise en œuvre exposée à des risques importants.
05:41Il y a urgence à définir une stratégie pluriannuelle crédible.
05:45Philippe Brin, on se souvient de la polémique
05:46qu'avait déclenché le ministre de l'Économie,
05:49Roland Lescure, lorsqu'il a dit que le FMI était à nos portes.
05:51Là, ça y est, il arrive ?
05:53Non, c'est les recommandations habituelles du FMI,
05:55d'analyse pays par pays.
05:57Habituelles, habituelles, jusqu'au moment où ça arrive,
05:58c'est arrivé à la Grèce.
05:59Après, on va dire la réalité.
06:00La décision de dissoudre l'Assemblée nationale
06:02prise par le président de la République
06:03est une forme de trahison quand même de nos intérêts.
06:06Il y a eu une augmentation de 70 points de base
06:07des taux d'intérêt du spread par rapport à l'Allemagne.
06:10Une dégradation très importante de nos finances publiques.
06:13Aucun choix concret qui ne puisse être fait.
06:16Et donc, la présence de 2027 va nous permettre de faire un choix.
06:18Moi, je présente mon programme économique la semaine prochaine.
06:21Ce programme s'appelle Produire.
06:22Car je crois que c'est par la production,
06:24par la croissance économique verte,
06:26évidemment, décarbonée, partagée,
06:28qu'on réussira à faire face aux défis.
06:30Quel est le problème aujourd'hui de la France ?
06:31Le PIB, c'est ce qu'on produit par habitant.
06:35En France, c'est la moitié du PIB par habitant américain.
06:38Si on avait la même production qu'aux États-Unis,
06:40en France, on serait en excédent budgétaire.
06:42Il faut quand même se rendre compte aujourd'hui
06:43que le problème de notre pays,
06:44le problème du continent européen,
06:45c'est qu'on a eu 15 ans d'une mauvaise politique économique.
06:48Il y a été à la fois une politique,
06:49sur le plan fiscal et budgétaire,
06:52plutôt austéritaire.
06:53Il a fallu rétablir les comptes
06:54sous la demande de la Commission européenne.
06:56Et une réglementation européenne,
06:57qui, en vérité, a favorisé la concurrence
07:00entre les Européens,
07:01plutôt que la puissance économique
07:03face aux États-Unis et aux Chinois.
07:04Il faut aujourd'hui changer de paradigme.
07:06Et la présidentielle de 2027 aussi,
07:08ça a été un moment pour dire
07:08nous pouvons réindustrialiser ce pays.
07:10Nous pouvons garantir à nos entreprises
07:12l'électricité la moins chère d'Europe.
07:13Moi, je propose de sortir du marché européen
07:15de l'électricité.
07:16En baissant les impôts de production aussi ?
07:19Les impôts de production ont bien baissé
07:20durant les dernières années.
07:21Donc ça suffit comme ça ?
07:22Le déterminant central va être celui de l'électricité.
07:24Il faut comprendre qu'avec la robotisation,
07:26l'automatisation,
07:27l'intelligence artificielle,
07:29il faut que la France fournisse
07:30à ses entreprises l'électricité
07:31la moins chère d'Europe.
07:32Elle sort en sortie de centrale nucléaire
07:34déjà comme étant la moins chère d'Europe.
07:35Mais elle est payée beaucoup plus chère
07:36par nos entreprises.
07:38Et le mécanisme du marché européen
07:39de l'électricité n'est pas le bon.
07:41Dans la grande compétition...
07:41Et les prix de l'électricité
07:42vont encore augmenter en août ?
07:43Dans la grande compétition internationale,
07:45on doit proposer à nos entreprises
07:47l'électricité la moins chère d'Europe.
07:48Et c'est cela qui va nous permettre
07:49d'attirer des entreprises.
07:50Je dis souvent EDF,
07:51c'est notre Aramco à nous.
07:53Vous savez, Aramco,
07:53c'est l'entreprise saoudienne
07:55qui fournit le pétrole le moins cher possible
07:57aux entreprises de l'Arabie saoudite.
08:00Eh bien, je dis qu'il faut faire la même chose.
08:02Notre Aramco à nous, c'est EDF.
08:03Et EDF doit fournir l'électricité
08:05la moins chère d'Europe à nos entreprises.
08:06Célibrin, je le disais,
08:07vous êtes en piste
08:08pour cette primaire socialiste
08:09qui conduit à la présidentielle
08:11face à Glucksmann,
08:12Ford,
08:13peut-être Cazeneuve,
08:14Hollande.
08:15Eux, ils sont des candidats libres.
08:16Ils passent au travers de cette primaire ?
08:18Oui, je crois qu'à la fin,
08:19ils seront candidats à la primaire.
08:20Je vois mal comment
08:21François Hollande
08:22pourrait être candidat...
08:24C'est peut-être mal connaître François Hollande, non ?
08:26Je crois qu'il est obligé
08:27de passer par la primaire, en vérité.
08:29Parce que le candidat
08:29qui sortira de la primaire
08:30vers le 15 octobre,
08:32ce candidat-là
08:32aura le soutien du Parti socialiste,
08:35aura eu l'onction
08:36de 500 millions,
08:381 million de personnes
08:38qui seront venues voter à la primaire.
08:40Et donc, à ce moment-là,
08:41ce sera impossible
08:42pour François Hollande de revenir.
08:43Si François Hollande
08:44veut être candidat à la présidentielle,
08:45alors il doit passer par la primaire
08:47et je pense qu'il le fera.
08:48La primaire verra
08:49donc un candidat du PS,
08:51le Parti socialiste,
08:52celui justement
08:52avec La Rose et Le Point
08:54et face à d'autres candidats
08:56qui sont bien établis,
08:57notamment le RN
08:58qui est devant dans les sondages
08:59au premier tour,
09:00au deuxième tour,
09:01en déplacement à Vendœuvre.
09:02Vous avez dit
09:03on doit combattre le RN
09:05non de façon morale
09:07mais sur le terrain.
09:08Alors, de question,
09:09ça veut dire quoi
09:10de façon morale ?
09:11Et est-ce que vous préféreriez
09:13une France LFI
09:14à une France RN ?
09:15Alors, d'abord,
09:16dire qu'on s'est planté
09:17depuis 25 ans
09:18dans le combat
09:19contre le Rassemblement National.
09:20On a eu une approche
09:23exclusivement morale
09:24plutôt que de comprendre
09:25ce qu'était réellement le RN.
09:26Moi, je pense que le RN...
09:26C'est pas une approche morale ?
09:27C'est de dire,
09:29de faire des leçons
09:29sur l'histoire.
09:31J'y crois,
09:32c'est le leçon sur l'histoire.
09:32L'histoire de quoi ?
09:33L'histoire de la fondation ?
09:34Qui, etc.
09:35Tout cela est vrai
09:36et je suis d'accord
09:37avec ces arguments
09:37mais je constate
09:38qu'ils ne prennent pas.
09:40Parce que le RN a changé ?
09:41Non, pas parce qu'il a changé
09:42mais parce que le RN
09:43est la mauvaise herbe
09:44de la politique.
09:44Le RN pousse sur les terrains
09:45que nous laissons en jachère.
09:47La mauvaise herbe ?
09:48Oui, c'est la mauvaise herbe.
09:48Elle pousse sur les terrains.
09:49Vous parlez à 13 millions
09:50d'électeurs, Philippe.
09:52Je le dis...
09:52Qu'est-ce que vous dites
09:53à 13 millions de personnes ?
09:5413 millions de Français ?
09:55Je suis élu dans une circonscription RN.
09:57Qui ont voté pour le RN.
09:59Je suis le seul député
10:00de l'heure
10:00qui n'est pas membre
10:00du RN.
10:01Mon département a voté
10:02à 55% pour Marine Le Pen.
10:04Ma circonscription a voté
10:05à 52% pour Jordan Bardella
10:06et moi, j'ai été élu
10:07à 53% trois semaines après.
10:08Donc moi, je suis la preuve vivante
10:10qu'il n'y a pas
10:11d'attachement indéfectible
10:12des électeurs au Rassemblement National.
10:13Ils votent pour le RN
10:14parce qu'ils n'ont pas
10:14d'alternative crédible.
10:15Ils ont d'alternative entre quoi ?
10:16Entre Macron,
10:17on a vu l'échec,
10:18entre Mélenchon
10:19qui n'est pas
10:19d'alternative désirable.
10:21Donc il faut inventer autre chose.
10:22La solution face
10:23à cet effondrement
10:24que serait la victoire du RN
10:25en 2027,
10:26c'est la gauche populaire.
10:27Et c'est moi ce que je suis en train
10:28aujourd'hui de développer
10:29dans cette campagne.
10:30Une gauche qui parle
10:31au concret des gens,
10:31qui parle de feuilles de paix,
10:33qui parle du prix du carburant,
10:34qui parle de services publics.
10:35Et je crois que cette gauche-là,
10:36elle peut l'emporter en 2027.
10:37Alors on parle effectivement
10:38d'un potentiel deuxième tour
10:40RN-LFI,
10:41même si beaucoup de socialistes
10:43et de personnalités
10:44du Bloc Central
10:44ne veulent pas y croire.
10:46Mais que préférez-vous ?
10:47Vous voteriez pour qui ?
10:49Moi je voterais
10:49pour n'importe qui
10:50contre le RN au deuxième tour.
10:51Donc ça veut dire le LFI ?
10:52Jean-Luc Mélenchon ?
10:54S'il y avait un deuxième tour
10:56LFI-RN ?
10:57Je voterais pour Jean-Luc Mélenchon.
10:58Bien sûr que je le ferais
10:59parce que je crois
10:59que la victoire du Rassemblement National
11:01serait une catastrophe pour le pays.
11:02Et une victoire de LFI
11:04ne serait pas une catastrophe
11:04pour le pays ?
11:05En vérité, c'est que Jean-Luc Mélenchon
11:06n'aura jamais les moyens
11:07de sa politique.
11:08Il n'aura jamais
11:09une majorité absolue.
11:10Vous ne le sous-estimez pas ?
11:11Il serait un président
11:12de la 4ème République
11:13si jamais il était élu.
11:14Il envisage la 6ème
11:15et non pas la 4ème.
11:16Oui, la vérité c'est que
11:17si on veut être tout à fait honnête,
11:18il faut à tout prix
11:19que ces salariés
11:20ne se produisent pas.
11:21Il ne faut pas
11:21que Jean-Luc Mélenchon
11:22soit au deuxième tour
11:23contre le RN
11:24parce qu'il ne gagnera jamais.
11:25J'en suis absolument certain.
11:27Ce sera du 70-30.
11:29Ce sera un raz-de-marée
11:30pour l'extrême droite.
11:31Il faut l'éviter.
11:32C'est en tout cas
11:33le dernier sondage
11:33qui donnait Marine Le Pen
11:34gagnante à 70
11:35contre 30
11:36pour Jean-Luc Mélenchon.
11:37Le meilleur moyen
11:38d'avoir arrivé
11:39le RN au pouvoir
11:40c'est que Mélenchon
11:40soit au deuxième tour.
11:41A nous de nous ressaisir.
11:42On a cette primaire
11:43qui sera le moyen
11:44de désigner un candidat crédible
11:45pour gagner.
11:45Philippe Bray,
11:46Emmanuel Macron
11:46a remis les pendules à l'heure
11:47hier en Conseil des ministres
11:49concernant ces 250 000 visas
11:51que promettaient aux Algériens
11:52Stéphane Romaté,
11:53l'ambassadeur de France
11:54en Algérie.
11:55Aucun objectif chiffré,
12:00c'est de cette annonce
12:01de l'ambassadeur Romaté
12:02et de cette mise au point
12:03du Président de la République ?
12:05Pas grand-chose en vérité.
12:07Après, n'oublions pas
12:09ce qu'est l'Algérie
12:10pour la France.
12:11On a le sentiment
12:11que c'est un pays étranger.
12:12C'est quand même
12:13un des pays les plus proches
12:14de la France.
12:15Il y a 9 millions de Français
12:16qui ont un lien
12:17avec l'Algérie.
12:18Donc vous dites quoi ?
12:19L'Algérie, c'est la France ?
12:20Non, c'est un pays
12:20avec lequel nous devons avoir
12:21des relations stables
12:22dans la durée.
12:23Je suis plutôt heureux
12:24de l'apaisement
12:24que nous avons réussi à trouver
12:25dans les derniers mois
12:26après les gesticulations
12:27de Bruno Retailleau.
12:289 millions de Français
12:29qui ont un lien
12:29avec l'Algérie.
12:29Les gesticulations
12:30de Bruno Retailleau ?
12:31Elles ont été complètement inutiles.
12:32Vous vous rendez compte
12:33qu'on a moins éloigné
12:34de QTF sous Bruno Retailleau
12:35que sous François Hollande ?
12:36Est-ce qu'il avait
12:37les mains libres, Bruno Retailleau ?
12:38Est-ce qu'il n'était pas
12:39tout seul au gouvernement
12:40pour faire ce que vous dites
12:41les gesticulations ?
12:42En l'occurrence,
12:43une action directe.
12:43Les gesticulations ne fonctionnent pas
12:44avec un pays
12:44qui, de toute façon,
12:45a la liberté
12:46de vous fermer son sol
12:48et donc de rendre impossible
12:51le retour...
12:52Donc la méthode d'unez
12:53est meilleure que celle
12:53que faisait Retailleau ?
12:54Elle est très bonne.
12:56Il y a beaucoup plus
12:57d'éloignement
12:59d'étrangers algériens.
13:00Oui, mais on promet
13:01250 000 visas, Philippe.
13:02Les visas,
13:03il y en a des utiles.
13:04Il y a des gens qui viennent.
13:05Il y a des médecins,
13:05par exemple.
13:05J'en ai mis à la circonscription
13:06sur le premier désert médical
13:07de France métropolitaine.
13:08Je suis bien content
13:08d'avoir des médecins algériens
13:10bien formés.
13:11Il n'y a pas que des médecins.
13:12Il y a des médecins,
13:13il y a des journalistes,
13:14il y a des travailleurs.
13:15Je sais aussi,
13:21ils doivent avoir un visa.
13:23Donc le chiffre
13:24paraît important,
13:25mais rendez-vous compte
13:26quand même
13:26de ce que sont les liens
13:27entre nos deux pays,
13:28de ce qui est le flux
13:28entre les deux pays.
13:29Il n'y a pas de pays au monde
13:30beaucoup plus proche
13:31de la France que l'Algérie.
13:32Département français
13:33pendant 132 ans.
13:34Mais sur cet épisode
13:35qu'est l'annonce
13:36de M. Romaté
13:37et la contre-annonce
13:38plus ou moins
13:39d'Emmanuel Macron,
13:40qu'est-ce que c'est ?
13:40Ça veut dire
13:41qu'il y a quelque chose
13:42en sous-main ?
13:43C'est une monnaie d'échange
13:45pour notre compatriote
13:46Christophe Glez ?
13:47Qu'est-ce que vous voyez là ?
13:51Il faut comprendre cela.
13:52Moi, j'ai travaillé
13:52à l'ambassade de France
13:53en Algérie.
13:54Le régime algérien
13:55ne demande absolument pas
13:56qu'on mette plus de visas.
13:57C'est le peuple algérien
13:58qui le demande
13:58puisque un certain nombre
13:59d'Algériens ont envie
14:00de fuir le régime.
14:03Donc il y a un certain nombre
14:04à vouloir le faire.
14:05Donc ce n'est pas le régime
14:06qui le demande,
14:07c'est le peuple
14:08qui le demande.
14:08Donc je ne crois pas
14:10qu'il y ait de monnaie d'échange.
14:11En tout cas,
14:12il faut dire ici
14:13et le rappeler
14:13que nous soutenons
14:14la libération
14:15de Christophe Glez
14:15immédiate
14:16et qu'elle est urgente.
14:21policistes
14:21qui se sont opposés
14:22à la loi Riposte.
14:23Pourquoi ?
14:24Parce que c'est une loi inutile.
14:25Encore une fois,
14:26on peut faire des lois
14:26tous les jours.
14:27Pour les policiers ?
14:28Qui prennent soin de nous
14:30tous les jours ?
14:30Moi, je parlais avec les policiers.
14:32Le problème des policiers
14:33aujourd'hui,
14:34c'est davantage
14:34les moyens de leur action.
14:36Ça n'empêche pas l'autre.
14:37Dans ma circonscription,
14:37j'ai quand même un commissariat
14:38où j'ai 5000 plaintes non traitées.
14:405000 plaintes non traitées
14:41parce qu'il n'y a pas
14:41d'officier de police judiciaire.
14:43Nous, dans ces 5000 plaintes,
14:44j'ai combien de lianas dedans ?
14:46On n'en sait rien aujourd'hui.
14:47Donc là, on demande
14:49aux procureurs
14:50et puis aux officiers
14:50de police judiciaire
14:51de traiter ces plaintes.
14:52Moi, je n'ai pas le début
14:53du commencement d'un effectif
14:55à mon commissariat
14:55à Louvier-Val-de-Reuil
14:56pour traiter ces 5000 plaintes.
14:58Donc, on peut faire
14:59toutes les lois du monde.
15:00On peut durcir tout ce qu'on veut.
15:01On peut mettre en place
15:02des rétentions administratives,
15:03des amendes.
15:04Ça ne sert à rien.
15:05Qu'est-ce qu'il faudrait faire alors ?
15:06Sur le régalien ?
15:07Il faut des officiers
15:08de police judiciaire.
15:09Il faut remettre en place
15:10une chaîne pénale qui fonctionne.
15:12Il faut des enquêtes.
15:13Ça veut dire quoi ?
15:13Ça veut dire sur la justice,
15:14un travail sur les magistrats également ?
15:16Les magistrats,
15:17ce ne sont pas des gens laxistes.
15:18D'ailleurs, la justice
15:18est moins laxiste aujourd'hui
15:19qu'elle était il y a 20 ans
15:20quand on regarde
15:21la sévérité des peines prononcées.
15:23Ce qui ne dysfonctionne complètement,
15:24c'est la chaîne pénale.
15:25C'est-à-dire que vous déposez plainte,
15:27l'enquête n'a pas lieu
15:28parce qu'il n'y a pas
15:28d'officier de police judiciaire
15:29parce qu'on a réduit
15:29les effectifs dans la police
15:31et la gendarmerie.
15:32Ensuite, une fois que l'enquête
15:33a lieu, le dossier se perd
15:41comment on va pouvoir essayer
15:42de régler cette question-là ?
15:43Vous dites que les magistrats
15:44ne sont pas à la crise.
15:45Qu'est-ce que vous pensez
15:46de la sortie du secrétaire général
15:47du syndicat de la magistrature
15:49qui a pris position
15:50lors d'une réunion
15:51avec des membres
15:53de la France insoumise
15:54et qui, sur la présomption
15:55de légitime défense des policiers,
15:57a dit que c'était quelque chose
15:58qui contrevenait
15:59à une certaine idée de la justice ?
16:01Ça, c'est un droit.
16:02Il y a des syndicats en France
16:02qui expriment des positions.
16:04Il n'y a pas une indépendance
16:05entre le judiciaire,
16:07le législatif et l'exécutif.
16:09On a tous appris ça
16:10en droit constitutionnel, Philippe.
16:11C'est un syndicat.
16:12Il a le droit d'exprimer
16:13une position
16:14qui est celle
16:15des adhérents de ce syndicat.
16:16Mais quel signal il donne ?
16:17Ce n'est pas un signal.
16:18Aujourd'hui,
16:19dans ce sentiment
16:21d'incompréhension
16:21qu'ont les Français,
16:22vous venez d'en parler vous-même.
16:23Parlons du fond
16:23de la présomption
16:24de légitime défense.
16:26Personne ne peut comprendre
16:27qu'on soit favorable à cela.
16:28Vous ne pouvez pas présumer
16:28quand quelqu'un tue
16:29quelqu'un d'autre
16:30qu'il est par définition
16:31en légitime défense.
16:32Ce n'est pas acceptable.
16:34On comprend bien.
16:34On est tous attachés
16:35à l'état de droit.
16:36On est attachés au fait
16:37que les procès soient équitables.
16:38Quand quelqu'un
16:39utilise son arme
16:40et tue quelqu'un
16:41ou blesse quelqu'un,
16:42il n'y a pas de possibilité
16:44qu'il soit exonéré
16:46et qu'il soit présumé
16:47en légitime défense,
16:49quoi qu'il arrive.
16:49Tout le monde comprend bien
16:50que ce n'est pas
16:50la bonne chose à faire.
16:51Sur les 28 000 refus
16:52d'obtempérer,
16:53par exemple,
16:54qu'on signale chaque année,
16:55maintenant,
16:56pour l'année 2025,
16:5728 000,
16:57est-ce que ça n'est pas
16:59une aide, justement,
16:59pour les policiers
17:00de se sentir moins,
17:02comment dirais-je,
17:05ils sont là,
17:06ils sont devant la voiture
17:07et ils ne savent pas
17:08comment réagir.
17:08Vous savez,
17:09aux États-Unis,
17:09il y a une présomption
17:10beaucoup plus forte
17:11aussi de légitime défense
17:12et en pourcentage par habitant,
17:14il y a encore plus
17:15de refus d'obtempérer.
17:16Je ne crois pas tellement
17:17que ce soit ça la solution.
17:18Donc,
17:19pas de loi riposte,
17:21pas de moyens
17:24pour les personnes
17:25qui attaquent
17:25les forces de l'ordre.
17:26Des vrais moyens.
17:27Le classement
17:28du protoxyde d'azote
17:29parmi les produits stupéfiants,
17:31les mortiers d'artifices
17:32qui sont des armes potentielles,
17:33tout ça,
17:34vous êtes contre ?
17:35Regardez aujourd'hui,
17:35les mortiers,
17:36on va pouvoir en parler.
17:37vous avez vu les images.
17:38D'accord,
17:38super,
17:38il n'y a pas d'effectifs.
17:39Ah non,
17:40ce n'est pas super.
17:40Il y a un moment,
17:41on veut changer
17:42toutes les lois du monde,
17:43mais personne n'y croit,
17:44personne ne croit
17:45à ces lois-là
17:46qui sont des lois d'affichage.
17:47mais ils polifiaient
17:48rien que sur Paris
17:49pour contenir une demi-finale
17:51ou quelque chose
17:52qui doit être festif,
17:52vous dites qu'il n'y a pas
17:53assez d'effectifs.
17:54Il n'y a évidemment
17:54pas assez d'effectifs.
17:55Comme dans les émeutes,
17:56vous vous souvenez
17:56des émeutes de juillet 2023.
17:59Moi,
17:59même dans ma propre circonscription,
18:01on s'est retrouvés
18:02complètement démunis,
18:03on n'avait personne sur place
18:04pour essayer de contenir.
18:05Ce n'était même pas
18:06dix gamins
18:06qu'on réussit
18:07à tout détruire tout seuls.
18:08Donc,
18:09il y a un problème
18:09énorme d'effectifs.
18:10Donc,
18:10arrêtons de nous payer deux mots.
18:12Il faut qu'on rétablisse
18:12nos comptes publics en France
18:13et qu'on mette des emplois.
18:14Là,
18:15on en a réellement besoin.
18:16Il faut qu'on fasse des choix.
18:17La police,
18:18la justice,
18:18l'éducation nationale,
18:19l'hôpital.
18:21Et après,
18:21le reste,
18:21il faut savoir prioriser.
18:23Pardon,
18:23mais on peut faire
18:24toutes les lois du monde,
18:25durcir,
18:26prendre des tons martiaux,
18:28dire qu'on sera
18:29beaucoup plus fermes.
18:30Ces lois-là,
18:30ce sont des lois de papier.
18:31On occupe les gens,
18:32on ment aux gens,
18:33on fait des débats
18:34sur CNews,
18:35sur BFM partout.
18:36On est pour ou contre
18:38tel ou tel article de loi.
18:39Mais cet article
18:39ne sera jamais appliqué
18:40parce qu'il n'y a pas
18:40de moyens pour l'appliquer.
18:41Moi, je veux qu'on défende aussi
18:42des solutions concrètes
18:43et donc faire en sorte
18:44qu'on ait les effectifs
18:46pour appliquer la loi.
18:47Philippe Brun,
18:47ça risque d'être
18:47la mauvaise surprise
18:48pour les automobilistes français.
18:50Cet été,
18:50le prix de l'essence augmente
18:51alors que vous et moi
18:52savons que tout n'est pas
18:53forcément corrélé
18:54à la situation
18:55au Détroit d'Ormouz.
18:56Il y a aussi les traders
18:56en pétrole à Rotterdam.
18:58Vous dites qu'il n'y a pas
18:5836 moyens,
18:59il faut baisser les taxes
19:00sur les carburants.
19:01Oui, il faut baisser les taxes
19:01sur les carburants
19:02comme l'a fait
19:02le gouvernement socialiste espagnol.
19:04C'est le rapport
19:05que j'ai rendu
19:05à l'Assemblée nationale.
19:08Moi, je pense
19:08qu'il faut baisser les taxes
19:09et aussi,
19:09il faut mettre à contribution
19:10les traders
19:11parce qu'aujourd'hui,
19:12le Détroit d'Ormouz,
19:13ça représente seulement
19:1320% du passage
19:16des carburants dans le monde.
19:17C'est ce que je disais,
19:17tout n'est pas corrélé
19:18au Détroit d'Ormouz.
19:19Le prix a augmenté
19:20à 40% au mois d'avril
19:21du gasoil.
19:22Donc, on voit bien
19:22qu'il y a du trade.
19:24Là, au moins,
19:24c'est une mesure
19:25avec laquelle vous êtes d'accord
19:26avec le Rassemblement national
19:27parce que le Rassemblement national
19:29demande aussi
19:34et flottante à l'époque.
19:35Pedro Sanchez,
19:36Premier ministre socialiste espagnol
19:37qui la met en place
19:38en Espagne
19:39avec un vrai succès.
19:40La croissance espagnole
19:41va être beaucoup plus élevée
19:42qu'en France,
19:42supérieure à 2% cette année
19:44parce que, justement,
19:45le gouvernement socialiste espagnol
19:46a fait la priorité
19:47du pouvoir d'achat.
19:48Je note que vous ne voulez pas
19:49combattre le RN
19:50sur des positions morales
19:51et donc, vous êtes d'accord
19:52avec le Rassemblement national
19:52pour baisser les taxes
19:53sur le carburant.
19:54Le Rassemblement national
19:54est d'accord avec nous
19:55et d'accord avec moi
19:56sur ce qui a été du carburant.
19:57L'œuf et la poule,
19:58la poule et l'œuf
19:59et la couleur de la rose.
20:00On a dit quelle couleur ?
20:01Les roses, c'est bien,
20:02comme votre cravate,
20:03Pierre de Vimeau.
20:03Merci beaucoup, Philippe Brun.
20:04Bonne journée.