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  • il y a 2 jours
Les ministres ont répondu aux députés à l’Assemblée nationale, lors de la séance des Questions au gouvernement, ce mardi 21 juillet.

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00:00:00Monsieur le ministre, je me fais le relais de très nombreux français qui ont découvert avec effroi les déclarations de
00:00:06votre ambassadeur en Algérie.
00:00:07Dans un média local, il a annoncé que la France souhaitait délivrer 250 000 visas par an aux ressortissants algériens.
00:00:17Lui y voit un pacte de réconciliation, nous un pacte de soumission.
00:00:21Cette déclaration est économiquement suicidaire.
00:00:25Je rappelle que depuis que les macronistes sont au pouvoir, ce sont 260 000 premiers visas qui ont été délivrés
00:00:33à des Algériens, soit la population de Bordeaux.
00:00:36En plus, 40% des Algériens de plus de 15 ans ne travaillent pas, n'étudient pas ou ne sont
00:00:42pas à la retraite.
00:00:43Pire, ils représentent 43% des bénéficiaires de l'aide médicale d'Etat.
00:00:48Et c'est sans compter le coût stratosphérique de l'aide publique au développement, des impayés aux hôpitaux, des fraudes
00:00:55aux pensions et prestations sociales, des étudiants qui n'étudient pas, des clandestins non expulsés, ainsi que leurs frais de
00:01:01justice et d'hébergement.
00:01:02Mais cette déclaration est aussi diplomatiquement délétère.
00:01:07Je rappelle que déjà en 2017, Emmanuel Macron s'était incliné à Alger devant le monument à la gloire des
00:01:15terroristes du FLN.
00:01:17Que trois ans après, il a été imité par Gérald Darmanin et que cette année encore, une ministre a participé
00:01:23à une manifestation anti-française en Algérie.
00:01:26Monsieur le ministre, les Français se posent une question. Dans quel camp êtes-vous ?
00:01:31Merci beaucoup, madame la députée. La parole est à monsieur Jean-Noël Barraud, ministre de l'Europe et des Affaires
00:01:38étrangères.
00:01:42Merci, madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, permettez-moi, madame la présidente, devant la représentation nationale,
00:01:49de dire la solidarité du gouvernement, avec les deux agents du Quai d'Orsay en charge des programmes de soutien
00:01:56à la population iranienne
00:01:58qui ont été brutalement menacés et violentés par des officiers de sécurité du régime
00:02:05et dans un acte gravissime qui ne restera pas sans conséquence.
00:02:09Vous évoquez notre relation avec l'Algérie. Vous auriez pu d'abord avoir un mot,
00:02:15alors que la Coupe du Monde vient de se terminer pour notre compatriote Christophe Gleize.
00:02:19Puisque vous ne l'avez pas fait, je veux vous signaler que grâce à notre mobilisation diplomatique,
00:02:24nous avons pu, hier, lui rendre la troisième visite consulaire depuis le début du mois de mai.
00:02:31Il va bien, en dépit de l'épreuve qu'il traverse.
00:02:35Et il a chargé nos agents qui lui ont rendu visite de remercier les nombreux Françaises,
00:02:40et les nombreux Français qui lui adressent des encouragements par voie épistolaire.
00:02:46Quant à la question des visas, je veux d'abord vous dire que depuis que la crise a éclaté avec
00:02:53Alger,
00:02:54les délivrances de visas ont baissé de 20%, 20% l'année dernière par rapport à l'année précédente,
00:02:59principalement en raison de la restriction à notre réseau diplomatique décidée par le gouvernement algérien.
00:03:07Depuis, nous avons engagé une nouvelle dynamique avec les autorités algériennes,
00:03:11dans l'intérêt de la France et des Français,
00:03:13puisque nous avons des intérêts à défendre en matière migratoire, en matière de sécurité,
00:03:17de lutte contre le narcotrafic ou encore de lutte contre le terrorisme.
00:03:21Il n'y a aucun objectif chiffré, notre politique ne répond à aucune logique de volume,
00:03:26ni à aucune logique de quota, mais tout simplement à l'appréciation de la défense de nos intérêts.
00:03:32Le réengagement avec l'Algérie est progressif, il est réversible,
00:03:36et il est conditionné aux résultats que nous obtiendrons.
00:03:40Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. Madame la députée.
00:03:43Merci, Madame la Présidente.
00:03:44Monsieur le Ministre, je constate que vous avez passé une minute à répondre à côté de la plaque.
00:03:48Forcément, c'est parce que vous êtes très gênés par notre question,
00:03:51parce que tout le monde a bien compris que malgré vos gesticulations verbales,
00:03:54vous incarnez la capitulation.
00:03:55Nous, avec Marine et Jordan, nous avons d'autres ambitions.
00:03:58Dénoncer les accords franco-algériens de 68,
00:04:01proposer un référendum sur l'immigration, en terminer avec la repentance.
00:04:04Donc j'ai un message pour les 76% de Français que vous ignorez,
00:04:09mais qui veulent suspendre l'octroi de visa aux Algériens.
00:04:11Tenez bon, dans 10 mois, c'est la renaissance.
00:04:13Merci beaucoup, Madame la députée.
00:04:17La parole est à présent à Monsieur Boris Vallot, président du groupe socialiste.
00:04:23Madame la Présidente, Monsieur le Premier ministre,
00:04:26l'urgence agricole est là, dans la canicule qui s'abat sur les cultures et sur les élevages,
00:04:31dans les rendements qui s'effondrent, dans les pénuries d'eau.
00:04:34Chez moi, dans les Landes, des milliers d'hectares n'ont pas été remis en culture.
00:04:37Jamais le revenu agricole n'a été si bas,
00:04:40et les récoltes s'annoncent catastrophiques.
00:04:42Vous passez à côté des urgences agricoles.
00:04:44Les agriculteurs nous parlent de revenus, de trésorerie, de charges, de fourrage.
00:04:49Pourquoi n'êtes-vous pas à Bruxelles pour réclamer des aides exceptionnelles ?
00:04:53Pourquoi n'avez-vous pas déjà engagé un plan fourrage ?
00:04:55Pourquoi n'avez-vous pas encore abondé le fonds d'allègement des charges ?
00:04:59Partout en France, beaucoup de nos paysans se demandent s'ils passeront l'hiver.
00:05:04Monsieur le Premier ministre, vous passez à côté des urgences agricoles,
00:05:07car la crise agricole est d'abord une crise environnementale, doublement.
00:05:11Du fait du réchauffement climatique, du fait de la perte de biodiversité.
00:05:16Voilà pourquoi, s'agissant de l'eau, notre position est claire.
00:05:19Nous sommes favorables au stockage de l'eau dans une logique de partage de la ressource et de démocratie locale.
00:05:25Pas d'accaparements et de mise sous tutelle.
00:05:27Regarder et respecter la démocratie locale dans les Landes, ça marche.
00:05:31Voilà pourquoi notre position est claire.
00:05:33Nous sommes attachés à l'autorité de la science libérée de toute pression politique
00:05:38et nous n'avons jamais souhaité la réintroduction de molécules.
00:05:42Tout le reste est mensonge.
00:05:44Nous avons, Monsieur le Premier ministre, cherché une loi de compromis utile aux agriculteurs.
00:05:47Mais tous les équilibres ont été rompus, tous les compromis ont été trahis.
00:05:52Hier soir, vous avez commis une triple faute.
00:05:55En ne respectant pas votre parole publique et en refusant d'écarter la question des pesticides.
00:06:00En interdisant le débat parlementaire sur ce sujet, contrairement à vos propos du matin
00:06:04et semant le doute jusque dans vos propres rangs.
00:06:07En mettant dos à dos agriculture et environnement, les agriculteurs eux-mêmes et le reste de la société
00:06:13prenant le risque d'ouvrir une guerre de l'eau et une guerre de la santé.
00:06:18Monsieur le Premier ministre, comment entendez-vous éviter la faillite de nos agriculteurs
00:06:22et sa coupure d'avec une société qui ne demande rien d'autre que d'être derrière elle ?
00:06:28Merci beaucoup, Monsieur le Président de Groupe. La parole est à Monsieur le Premier ministre.
00:06:33Merci beaucoup, Madame la Présidente de l'Assemblée nationale.
00:06:36Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le Président Boris Vallaud,
00:06:39je reviendrai sur la fin de votre question qui me semble être le point de départ
00:06:42pour la suite de ce qui nous attend, y compris à l'automne.
00:06:46La loi a été votée cette nuit. Elle sera sans doute votée tout à l'heure au Sénat.
00:06:50Elle deviendra loi de l'Etat, loi de la République. Elle s'appliquera.
00:06:53Le gouvernement aura donc la mission de l'appliquer, comme toutes les lois,
00:06:58avec aussi leur part de compromis.
00:06:59Et ce qui vaut pour la suspension de la réforme des retraites,
00:07:03vaut aussi pour la loi d'urgence agricole.
00:07:05Nous en revenons aussi à une situation dans laquelle les compromis se forgent ici,
00:07:08se forgent aussi avec le Sénat.
00:07:11Vous, vous ne l'avez pas votée, mais il y a une majorité qui l'a votée cette nuit
00:07:15à l'Assemblée nationale. Je vais y revenir dans un instant.
00:07:17Je vais y revenir dans un instant. Et vous me permettrez,
00:07:21M. le Président Vallaud, puisque c'est la dernière séance,
00:07:24comme dirait Eddie Mitchell, de revenir aussi à quelques leçons,
00:07:28blague à part que je tire aussi de la séquence que nous venons vivre,
00:07:31au-delà même de la question, d'ailleurs, du projet de loi d'urgence agricole.
00:07:36La première leçon que je tire, si l'on croit vraiment à la science,
00:07:40ce n'est pas à la carte. Et au fond, il y a trois manières d'attraper le sujet.
00:07:43Soit on dit qu'on se moque de la science, et même d'ailleurs des questions sanitaires,
00:07:47et des questions de santé publique, et de pollution,
00:07:50et auquel cas on a un modèle purement productiviste.
00:07:53Certains portent ça, ni vous ni nous, mais on sait que ça existe dans le débat public français.
00:07:57La deuxième manière de prendre le sujet, c'est de dire,
00:08:00c'est devenu tellement politique et émotionnel, et je peux le comprendre,
00:08:05en disant, peu importe ce que dira la science, on interdit par principe.
00:08:11Si, pardon de le dire, c'est une autre manière de le prendre,
00:08:14et d'ailleurs je respecte, non mais attendez, je respecte les parlementaires qui disent,
00:08:18principe de précaution au-dessus même de ce que peut dire la science, on interdit.
00:08:22Troisième manière de voir les choses, la science.
00:08:25Rien que la science, toute la science.
00:08:27Et donc, par définition, c'est la confiance que l'on a, ou non, dans l'ANSES.
00:08:31Cette mesure qui est sortie de la commission mixte paritaire,
00:08:34ce n'est pas le gouvernement qui l'a introduit,
00:08:35les ministres ne sont pas en commission mixte paritaire,
00:08:37ce n'est pas le gouvernement qui a un avis favorable.
00:08:40Les ministres ont donné des avis défavorables au banc, au Sénat.
00:08:44En commission mixte paritaire, ironie du sort,
00:08:47les sénateurs sont allés rechercher un amendement socialiste
00:08:50qui avait été déposé sur la PPL Duplon 1 l'année dernière,
00:08:53en disant, mais ce n'est pas pour polémiquer,
00:08:55en disant, avis conforme, le politique ne décide pas
00:08:59et délègue sa capacité de décision à l'ANSES.
00:09:02Ça a été, mais moi je suis à l'aise intellectuellement avec cette démarche.
00:09:06On peut en redébattre maintenant.
00:09:07Je considère qu'une molécule qui a été interdite sans la science complètement,
00:09:12peut-être ou pas réhauter...
00:09:14Madame la ministre Bateau, on peut redonner à l'ANSES
00:09:18la liberté ou non d'assumer la dérogation.
00:09:22Deuxième leçon, deuxième leçon.
00:09:24Parce que je vois ce qui est écrit aussi sur les réseaux sociaux,
00:09:27pas les vôtres, encore plus à gauche de cet hémicycle,
00:09:30en disant, au fond, l'Assemblée nationale a régénéralisé,
00:09:34a autorisé de manière générale l'acetamipride.
00:09:36C'est faux.
00:09:38Et autant qu'on peut combattre la mesure qui sera au journal officiel,
00:09:41mais au moins combattre la mesure pour ce qu'elle dit vraiment.
00:09:45Le principe est l'interdiction.
00:09:47L'exception, c'est une dérogation sur un segment très précis,
00:09:52uniquement pour les raisons de culture que vous connaissez par ailleurs.
00:09:54Je n'y reviens pas.
00:09:56Combattons ou combattez au moins la mesure pour ce qu'elle est,
00:09:59et non pas pour ce qu'elle n'est pas.
00:10:00Si ce n'est pas de l'émotion et si ce n'est pas de la politique,
00:10:03il faut donc en revenir exactement à ce que ça veut dire.
00:10:06Troisième des choses, et je le dis avec un peu plus de gravité,
00:10:11parce que je veux bien tout ce qu'on veut sur les affaires de procédure,
00:10:14la semaine dernière, une grande partie de la droite sénatoriale
00:10:17m'a reproché de passer en force,
00:10:18en inscrivant ici, en troisième et dernière lecture,
00:10:22la proposition de loi sur la fin de vie, l'aide à mourir.
00:10:26Et la droite sénatoriale...
00:10:27Si, si, mais laissez-moi finir.
00:10:30Et une partie de la droite sénatoriale est allée dire
00:10:32que j'avais commis un coup de force,
00:10:33et que je suis passé en force en inscrivant ici même
00:10:37la proposition de loi sur l'aide à mourir.
00:10:39Et vous voyez, au fond, on ne peut pas détourner les procédures
00:10:43en fonction de quand ça nous arrange.
00:10:44Nous avons des dizaines de commissions mixtes paritaires
00:10:48qui ont lieu à chaque session ordinaire
00:10:50et à chaque session extraordinaire.
00:10:52A chaque fois depuis, j'allais dire, la nuit des temps,
00:10:55députés et sénateurs se retranchent sans ministre.
00:10:58Ça donne lieu à un compromis,
00:11:00lequel est soit accepté, soit refusé
00:11:03par les deux chambres ou l'une des deux chambres.
00:11:06Et le cas échéant, pardon de refaire ce couplet de la Constitution,
00:11:10on part en deuxième lecture.
00:11:11Et le cas échéant, le dernier mot est laissé à l'Assemblée nationale.
00:11:15Laissez entendre à chaque fois, et ce n'est pas la première fois,
00:11:18puisque parfois vous l'avez même reproché à mes propres amis
00:11:20sur d'autres textes, notamment au début du mois de mai,
00:11:23il y a une procédure parlementaire,
00:11:25on ne peut pas jouer avec en fonction des intérêts du moment.
00:11:30Et je le dis parce que la représentation nationale
00:11:32doit défendre nos procédures comme je dois les défendre
00:11:35et protéger la Constitution pour ce faire.
00:11:37Et cette nuit, vous aviez le choix de voter pour
00:11:40ou de vous abstenir ou de voter contre sur le texte.
00:11:44Et vous le savez très bien,
00:11:45puisque même si des amendements avaient été déposés,
00:11:47ce qui aurait été un cas de figure complètement extraordinaire,
00:11:51tournant de toute forme d'ordinaire.
00:11:52Non mais tout le monde me fait parler,
00:11:53donc là je suis en train de vous répondre.
00:11:55Je suis en train de vous répondre, M. le Président Vallaud.
00:11:57Vous savez très très bien en plus qu'il aurait fallu
00:11:58un vote conforme avec le Sénat.
00:11:59Peu importe.
00:12:01Sortons de nos affaires de tambouille.
00:12:02La réalité.
00:12:04La réalité.
00:12:05Science.
00:12:06Vision productive.
00:12:08Ou protection politique ou émotionnelle du sujet.
00:12:12Le débat, il est là.
00:12:13Et on voit bien qu'il a traversé les groupes politiques.
00:12:15Assumons-le davantage par le haut
00:12:17qu'en cherchant à se retrancher
00:12:20derrière des arguments de procédure
00:12:21que nos concitoyens et nos concitoyens
00:12:23d'ailleurs ne peuvent pas comprendre.
00:12:24Dernier point.
00:12:25Je forme le vœu quand même
00:12:26que l'agriculture française,
00:12:29et merci de la tonalité de votre question,
00:12:31à certains égards, sorte de ce décor politique
00:12:34ou politicien de pré-campagne présidentielle.
00:12:36La réalité, c'est que sur les 70 mesures
00:12:39du projet de loi,
00:12:40beaucoup de mesures sont utiles.
00:12:42Et l'honnêteté commande de rappeler
00:12:44que la plupart d'entre elles
00:12:45ont été travaillées en concertation
00:12:47avec l'ensemble des organisations professionnelles,
00:12:49avec les élus locaux.
00:12:50Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain.
00:12:52Dans cette loi, il y a des choses qui vous agraient,
00:12:54des choses qui ne vous agraient pas,
00:12:56comme souvent dans les lois de la République.
00:12:57Mais cette loi, elle est utile
00:12:59et on ne peut pas avoir, au mois de janvier dernier,
00:13:02une crise agricole importante
00:13:04dans laquelle, légitimement,
00:13:06tout le monde a mis la pression sur le gouvernement
00:13:07en disant, agissez vite.
00:13:09Puis au mois de février,
00:13:10tout le monde est allé au salon de l'agriculture.
00:13:12Et au mois de juillet,
00:13:13essayer de trouver des compromis
00:13:15dans une assemblée difficile
00:13:16que plus personne à la fin ne veut endosser.
00:13:19Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre.
00:13:23La parole est à présent à madame Béatrice Piron
00:13:25pour le groupe Horizon Indépendant.
00:13:28Merci, madame la Présidente.
00:13:30Ma question s'adresse à monsieur le ministre des Transports.
00:13:33Dans quelques jours,
00:13:34des millions de Français prendront la route des vacances
00:13:36et beaucoup le feront pour la première fois
00:13:38au volant d'un véhicule électrique.
00:13:40De nombreux Français ont fait ce choix,
00:13:42convaincu qu'il s'agit d'une solution
00:13:44à la fois écologique et économique.
00:13:46Il s'inscrit pleinement dans la volonté du gouvernement
00:13:48d'accélérer la transition vers une mobilité décarbonée.
00:13:52La France compte aujourd'hui
00:13:53près de 200 points de recharge ouverts au public,
00:13:56faisant de notre pays
00:13:57l'un des réseaux les plus développés d'Europe.
00:13:59C'est une réussite collective que nous pouvons saluer.
00:14:02Pourtant, connaître le prix de sa recharge
00:14:05relève parfois du parcours du combattant.
00:14:07Contrairement au carburant,
00:14:08dont les prix sont affichés de manière claire
00:14:10et uniforme à l'entrée des autoroutes
00:14:12et des stations-services,
00:14:13les tarifs des bornes de recharge
00:14:15demeurent particulièrement opaques.
00:14:18De plus, ces prix peuvent fortement varier
00:14:20selon l'opérateur,
00:14:21la puissance de la borne,
00:14:23l'heure, la durée de la recharge,
00:14:24le badge, la carte utilisée,
00:14:26l'existence d'un abonnement,
00:14:27voire selon des frais annexes.
00:14:29Le règlement européen à FIRE impose pourtant
00:14:32bien l'affichage du prix au kilowattheure,
00:14:34mais uniquement sur la borne elle-même.
00:14:37Autrement dit,
00:14:37le conducteur ne découvre le tarif
00:14:39qu'une fois qu'il a quitté l'axe routier
00:14:41et qu'il s'est garé.
00:14:42A ce stade, le choix est déjà fait,
00:14:45faute d'avoir pu comparer.
00:14:47Il en résulte une asymétrie
00:14:48difficilement justifiable pour les usagers.
00:14:50Un kilowattheure facturé
00:14:52entre 15 et 20 centimes à domicile
00:14:54peut monter jusqu'à 90 centimes
00:14:56sur une borne rapide d'autoroute.
00:14:58Le coût d'une recharge peut ainsi atteindre
00:15:00celui d'un plein de carburant
00:15:02pour un véhicule thermique.
00:15:03Nous savons par ailleurs
00:15:04que ce sont souvent
00:15:05ces difficultés du quotidien
00:15:07qui décident un ménage
00:15:09à franchir le pas de l'électrique
00:15:10ou pas.
00:15:12Ainsi,
00:15:13quelles pistes réglementaires
00:15:14le gouvernement explore-t-il
00:15:16pour une meilleure information tarifaire ?
00:15:18De plus,
00:15:19la France portera-t-elle
00:15:21cette exigence de transparence
00:15:22et de lisibilité
00:15:23en amont
00:15:24dans le cadre de la révision
00:15:25du règlement AFIR
00:15:26dont la Commission européenne
00:15:28vient d'ouvrir la consultation ?
00:15:30Je vous remercie.
00:15:31Merci beaucoup.
00:15:33Madame la députée,
00:15:35la parole est à madame Maud Bréjean,
00:15:37ministre en charge de l'énergie.
00:15:40Merci, madame la présidente.
00:15:41Madame la députée Piron,
00:15:43je commencerai par excuser
00:15:44mon collègue Philippe Tabarro
00:15:45qui est actuellement
00:15:46en déplacement à Marseille.
00:15:48Je voudrais commencer par dire
00:15:49que vous soulignez un enjeu
00:15:51qui est effectivement essentiel,
00:15:53un double enjeu.
00:15:54Le premier enjeu,
00:15:55c'est l'électrification.
00:15:56Le deuxième enjeu,
00:15:56c'est la transparence sur les prix
00:15:57et l'accompagnement des consommateurs.
00:16:00L'enjeu sur l'électrification,
00:16:01on le relève massivement
00:16:03avec le plan d'électrification
00:16:05qui permet du soutien à l'achat
00:16:07jusqu'au déploiement
00:16:08des bornes de recharge,
00:16:09d'accompagner les Français
00:16:10et de les aider
00:16:11à passer progressivement
00:16:13de la voiture thermique
00:16:15à la voiture électrique
00:16:16avec en matière
00:16:17de bornes de recharge
00:16:17un objectif qui est clair
00:16:19et qui est assumé,
00:16:21multiplier par 5
00:16:22le nombre de bornes
00:16:23de recharge rapides
00:16:24d'ici à 2035
00:16:26et notamment sur les autoroutes.
00:16:28Ensuite,
00:16:29il y a un enjeu de transparence.
00:16:30Et là,
00:16:31on rentre dans un système
00:16:32qui est un peu plus compliqué
00:16:33que pour les voitures thermiques
00:16:35parce que fonction
00:16:36de votre mode de recharge,
00:16:37fonction de votre abonnement,
00:16:39fonction de votre borne,
00:16:40les prix varient.
00:16:41Et donc,
00:16:41un panneau tel que celui
00:16:42que vous décrivez
00:16:43qui est au fond celui
00:16:44qu'on connaît
00:16:44pour les prix du carburant
00:16:45avec 3 ou 4 prix
00:16:47affichés pour le consommateur
00:16:48est plus complexe
00:16:50est plus complexe
00:16:50à mettre en oeuvre
00:16:50dans la mesure
00:16:51où ça dépend précisément
00:16:53du consommateur
00:16:53que vous êtes.
00:16:54Donc,
00:16:55on a mis en place
00:16:55des solutions numériques
00:16:56qui permettent
00:16:57à l'ensemble des Français
00:16:58sur une plateforme
00:16:59du service public
00:17:00d'avoir connaissance
00:17:02en temps réel des prix
00:17:03avec une obligation
00:17:04évidemment
00:17:04de mettre à jour
00:17:06et on le vérifie
00:17:07cette plateforme
00:17:08de manière
00:17:08à accompagner
00:17:09les consommateurs.
00:17:10Maintenant,
00:17:10je terminerai
00:17:11sur un dernier point.
00:17:12Entre le thermique
00:17:13et l'électrique,
00:17:13aujourd'hui,
00:17:14il n'y a pas photo.
00:17:15Sur les prix
00:17:15en train plein
00:17:17de 100,95,
00:17:18100,98
00:17:19de diesel
00:17:20notamment dans le contexte
00:17:21que l'on connaît
00:17:22aujourd'hui
00:17:22avec ce qui se passe
00:17:23au Moyen-Orient
00:17:23et le passage
00:17:24à l'électrique
00:17:25quand vous additionnez
00:17:27la transition
00:17:28pour les véhicules
00:17:29la transition
00:17:30pour les modes
00:17:31de chauffage
00:17:31c'est jusqu'à un SMIC
00:17:33que vous pouvez économiser
00:17:34par an
00:17:34et donc l'électrique
00:17:36c'est bon pour la souveraineté
00:17:37c'est bon pour le pouvoir d'achat
00:17:38et c'est bon pour le climat.
00:17:39Je vous remercie.
00:17:40Merci beaucoup
00:17:41Madame la Ministre.
00:17:42La parole est à présent
00:17:43à Monsieur Olivier Fessa
00:17:45pour le groupe UDR.
00:17:48Merci Madame la Présidente.
00:17:50Ma question s'adresse
00:17:51à Monsieur le Ministre
00:17:52des Affaires étrangères.
00:17:54La loi sur la criminalisation
00:17:56de la colonisation française
00:17:57a été publiée
00:17:58au journal officiel algérien
00:18:01au mois de mai.
00:18:02Loi qui qualifie
00:18:03cette période
00:18:04de crime d'Etat
00:18:05énumère 31 infractions
00:18:07considérées comme
00:18:07des crimes
00:18:08de colonisation
00:18:09imprescriptibles
00:18:10et punit
00:18:11de 5 à 10 ans
00:18:12de prison
00:18:12la promotion
00:18:13ou même
00:18:14une simple justification
00:18:15de la colonisation
00:18:16dans les sphères
00:18:17médiatiques
00:18:18académiques
00:18:19culturelles
00:18:19ou politiques.
00:18:21Votre réponse
00:18:21à cette loi
00:18:22provocatrice
00:18:22humiliante
00:18:23et liberticide
00:18:24qui criminalise
00:18:25l'histoire de France
00:18:26les harkis
00:18:27et les pieds noirs
00:18:28est venue
00:18:29la semaine dernière
00:18:30par la voix
00:18:30de l'ambassadeur de France
00:18:31en Algérie
00:18:32Monsieur Stéphane Romaté
00:18:33qui a dévoilé
00:18:34la feuille de route
00:18:35fixée par le président Macron
00:18:36à savoir
00:18:37que le volume
00:18:38de visas délivrés
00:18:39aux ressortissants algériens
00:18:40doit repartir
00:18:40à la hausse
00:18:41et retrouver
00:18:42son niveau antérieur
00:18:43soit plus
00:18:44de 250 000 visas
00:18:45par an.
00:18:46Cela fait longtemps
00:18:47que vous aviez mis
00:18:47la France à genoux
00:18:48devant l'Algérie
00:18:49nous voilà à plat ventre.
00:18:52Parallèlement
00:18:52considérant
00:18:53de toute évidence
00:18:54que même la politique
00:18:55de l'Europe
00:18:55n'est plus assez
00:18:56immigrationniste
00:18:57pour vous
00:18:57le président Macron
00:18:59refuse d'appliquer
00:18:59le règlement adopté
00:19:00par le Parlement européen
00:19:01le règlement dit
00:19:02retour.
00:19:04Monsieur le ministre
00:19:04nous savons que
00:19:05votre gouvernement
00:19:06n'appliquera pas
00:19:06la résolution
00:19:07visant à dénoncer
00:19:08les accords de 68
00:19:10proposés par le
00:19:10Rassemblement national
00:19:11est adopté
00:19:12dans cet hémicycle
00:19:13le 30 octobre dernier.
00:19:14Pour cela
00:19:15nous patienterons
00:19:15jusqu'en 2027.
00:19:17Mais en attendant
00:19:18ma question
00:19:18est la suivante.
00:19:19Pourquoi ?
00:19:20Pourquoi cet objectif
00:19:22de 250 000 visas ?
00:19:23Pourquoi cette humiliation
00:19:24diplomatique
00:19:25dans laquelle vous pataugez ?
00:19:27Pourquoi n'entendez-vous
00:19:28pas les Français ?
00:19:29Pourquoi maintenez-vous
00:19:29ce cap de soumission
00:19:30qui nous précipite
00:19:32tout droit vers les récifs ?
00:19:33Je vous remercie.
00:19:35Merci beaucoup
00:19:36Monsieur le député.
00:19:38La parole est à présent
00:19:39M. Jean-Noël Barraud
00:19:40ministre des Affaires
00:19:41Européennes
00:19:42et des Affaires étrangères.
00:19:44Madame la Présidente
00:19:45Mesdames et Messieurs
00:19:46les députés
00:19:46Monsieur le député
00:19:48Olivier Fessa
00:19:48Au fond
00:19:49il y a une différence
00:19:51majeure entre vous
00:19:52et vos camarades
00:19:54du Rassemblement national
00:19:55et nous
00:19:55c'est que vous êtes
00:19:56obsédés par l'Algérie
00:19:58et que nous sommes
00:19:58obsédés par la France.
00:20:00Vous êtes obsédés
00:20:00par les Algériens
00:20:01nous sommes obsédés
00:20:03par les Français
00:20:03et par leurs intérêts.
00:20:05Et c'est la raison
00:20:06pour laquelle
00:20:06ce réengagement
00:20:07avec l'Algérie
00:20:08dont je disais
00:20:09tout à l'heure
00:20:10qu'il est graduel
00:20:11qu'il est réversible
00:20:12qu'il est conditionné
00:20:14aux résultats
00:20:14que nous obtiendrons
00:20:16il se fait
00:20:16avec une seule boussole
00:20:18l'intérêt
00:20:19de la France
00:20:19et des Français.
00:20:20Quant aux chiffres
00:20:21je les ai rappelés
00:20:22tout à l'heure
00:20:23en réponse
00:20:23à la question
00:20:24de Mme Diaz
00:20:24en 2025
00:20:26la délivrance
00:20:27des visas
00:20:27au profit
00:20:28des ressortissants
00:20:29algériens
00:20:30a baissé
00:20:30de 20%
00:20:31en raison
00:20:32principalement
00:20:33des décisions
00:20:33brutales
00:20:34qui ont été prises
00:20:35par le gouvernement
00:20:36algérien
00:20:37à l'encontre
00:20:37de notre réseau
00:20:38diplomatique.
00:20:39Mais au-delà de ça
00:20:40nous n'avons
00:20:41jamais eu
00:20:42d'objectif
00:20:42chiffré
00:20:43notre politique
00:20:44ne répond
00:20:45à aucune logique
00:20:45de volume
00:20:46ou de quota
00:20:47mais à l'appréciation
00:20:48de nos intérêts
00:20:49et de l'évolution
00:20:50de la relation.
00:20:51Je regrette
00:20:53d'avoir
00:20:53à nouveau
00:20:54à vous dire
00:20:55comme je l'ai dit
00:20:56à votre collègue
00:20:57tout à l'heure
00:20:57que vous auriez pu
00:20:58avoir un mot
00:20:59puisque vous soulevez
00:21:00la question de l'Algérie
00:21:01pour notre compatriote
00:21:03Christophe Glez
00:21:03ça n'est jamais
00:21:05être à côté
00:21:05de la plaque
00:21:06mesdames et messieurs
00:21:07les députés
00:21:07que de se soucier
00:21:09du sort
00:21:09de nos compatriotes
00:21:11lorsqu'ils sont détenus
00:21:12à l'étranger.
00:21:13Merci beaucoup
00:21:14monsieur le ministre
00:21:15monsieur le député
00:21:16Merci madame la présidente
00:21:18si seulement
00:21:19vous pouviez utiliser
00:21:20avec l'Algérie
00:21:21un ton aussi ferme
00:21:23que celui
00:21:23que vous utilisez
00:21:24pour répondre aux députés
00:21:25on n'en serait pas là
00:21:27je vous remercie
00:21:28Merci monsieur le député
00:21:31la parole est à présent
00:21:33madame Cyrielle Châtelain
00:21:35présidente du groupe
00:21:36écologiste et social
00:21:38Monsieur le premier ministre
00:21:40vous devez une explication
00:21:41aux 2.130.368 signataires
00:21:45de la pétition
00:21:46contre la loi du plomb
00:21:47et à cette assemblée
00:21:48la droite sénatoriale
00:21:49a voté
00:21:49la réintroduction
00:21:50de deux pesticides
00:21:51interdits
00:21:52l'acétamipride
00:21:53et le flupier
00:21:54adifuron
00:21:55cette mesure
00:21:56n'a pas été débattue
00:21:57par l'Assemblée nationale
00:21:58pour que celle-ci puisse trancher
00:21:59des amendements
00:22:00qui ont été déposés
00:22:01par des groupes différents
00:22:02y compris par vos soutiens
00:22:04ces amendements
00:22:05ne pouvaient être soumis
00:22:06au corps
00:22:06au vote
00:22:07qu'avec l'accord
00:22:08de votre gouvernement
00:22:09cet accord
00:22:09vous ne l'avez pas donné
00:22:10pourquoi ?
00:22:14Merci beaucoup
00:22:14madame la présidente
00:22:16Monsieur le premier ministre
00:22:17Présidente de l'Assemblée nationale
00:22:18Mesdames et Messieurs les députés
00:22:19Madame la Présidente
00:22:20juste une question
00:22:22pourquoi présenter la mesure
00:22:23parce qu'elle n'est pas
00:22:24dans le texte
00:22:24qui a été voté cette nuit
00:22:27Merci Monsieur le Premier ministre
00:22:29Madame la Présidente
00:22:30Jatlin
00:22:32Aujourd'hui
00:22:34l'acétamipride
00:22:35et le flupier adifuron
00:22:36sont interdits
00:22:36demain
00:22:37ils pourront être autorisés
00:22:38par dérogation
00:22:39et je
00:22:40pourquoi
00:22:41l'avez-vous
00:22:42l'avouez-vous laissé faire ?
00:22:45Merci beaucoup
00:22:47Ah ben non
00:22:48vous ne pouvez pas
00:22:48reprendre trois fois
00:22:49la parole
00:22:50Madame la Présidente
00:22:51vous le savez
00:22:52et vous le savez
00:22:53Madame la Présidente
00:22:54Châtelain
00:22:55qu'il n'y a qu'une reprise
00:22:56de parole
00:22:56s'il vous plaît
00:22:57vous êtes présidente
00:22:58de groupe depuis presque
00:22:59dix ans
00:23:01Monsieur le Premier ministre
00:23:03Madame la Présidente
00:23:04de l'Assemblée nationale
00:23:05Je n'entends pas
00:23:11Est-ce que vous pouvez
00:23:11donner le micro
00:23:12à Madame la Présidente
00:23:13Châtelain ?
00:23:13Merci
00:23:16Vous aviez fini
00:23:17votre propos non ?
00:23:18Non je n'ai pas fini
00:23:18mon propos Madame la Présidente
00:23:19et je souhaiterais
00:23:20le poursuivre
00:23:21Monsieur le Premier ministre
00:23:22les néocytinoïdes
00:23:24étaient interdits
00:23:25et vous avez laissé
00:23:26faire une réautorisation
00:23:28par dérogation
00:23:29Il faut être très clair
00:23:30les comités
00:23:31les sociétés
00:23:32savantes médicales
00:23:33et scientifiques
00:23:33le Conseil national
00:23:34de l'ordre des médecins
00:23:35vous ont directement interpellé
00:23:36pour vous rappeler
00:23:37les dangers
00:23:38de l'acétamipride
00:23:39et du fludifarifuron
00:23:41neurotoxicité
00:23:42reprotoxicité
00:23:42diminution de la fertilité
00:23:44et retard de croissance
00:23:45du fœtus
00:23:45dans le ventre de sa mère
00:23:46une étude réalisée
00:23:48sur des enfants
00:23:48atteints de cancer
00:23:50prouve que
00:23:50100% de ces enfants
00:23:52ont des néonicotinoïdes
00:23:54dans le corps
00:23:54et ils ont
00:23:54de l'acétamipride
00:23:55dans le cerveau
00:23:56alors qu'on voit
00:23:57l'épidémie
00:23:57de cancer pédiatrique
00:23:58quand on sait
00:23:59que les agriculteurs
00:24:00sont surreprésentés
00:24:01dans les cas de cancer
00:24:02ainsi que leurs enfants
00:24:04le principe de précaution
00:24:05doit prévaloir
00:24:06et je sais
00:24:07monsieur le Premier ministre
00:24:08que vous allez me dire
00:24:09nous nous en remettons
00:24:10à l'ANSES
00:24:10mais vous ne faites pas
00:24:11confiance à l'ANSES
00:24:12vous l'instrumentalisez
00:24:14le décret du 8 juillet 2025
00:24:16a mis l'ANSES sous tutelle
00:24:17et permet au ministère
00:24:18de l'agriculture
00:24:19de décider des dossiers
00:24:20prioritaires
00:24:20et avec la loi adoptée hier
00:24:22vous donnez à l'ANSES
00:24:23l'obligation
00:24:24de collaborer
00:24:25avec les vendeurs
00:24:25de pesticides
00:24:26pour accélérer
00:24:27le processus
00:24:27de mise sur le marché
00:24:29alors vous allez me parler
00:24:30d'émotion
00:24:30monsieur le Premier ministre
00:24:31vous avez raison
00:24:32tout ce que vous allez dire
00:24:34ne pourra pas éteindre
00:24:34la colère
00:24:35car quand des enfants meurent
00:24:37quand des enfants
00:24:37sont rendus orphelins
00:24:39parce qu'on autorise
00:24:40des produits
00:24:40le rotoxy
00:24:41merci beaucoup
00:24:43alors la parole
00:24:45est à monsieur le Premier ministre
00:24:46merci beaucoup
00:24:47madame la présidente
00:24:47de l'Assemblée nationale
00:24:48mesdames et messieurs
00:24:49les députés
00:24:50madame la présidente
00:24:51la colère vient surtout
00:24:52de la réitération successive
00:24:54de plusieurs mensonges
00:24:56et que vous entretenez
00:24:58la colère
00:24:58avec duplicité
00:25:01pourquoi semez-vous
00:25:02le trouble
00:25:03sur la confiance
00:25:04vis-à-vis de l'ANSES
00:25:05pourquoi dire
00:25:07que l'ANSES
00:25:07est sous contrôle
00:25:09du gouvernement
00:25:09alors que la loi
00:25:10qui a été votée
00:25:11cette nuit
00:25:12dit précisément
00:25:13que l'ANSES
00:25:14seul
00:25:15peut autoriser
00:25:15la dérogation
00:25:16si vous êtes sûr
00:25:18de vous
00:25:19madame la présidente
00:25:20attaquer le texte
00:25:21pour ce qu'il est
00:25:21sur le fond
00:25:22arrêtez de travestir
00:25:23la réalité
00:25:24arrêtez de contredire
00:25:27la vérité
00:25:28de la loi
00:25:28de la république
00:25:29qui a été votée
00:25:30par une majorité
00:25:31ici cette nuit
00:25:32soit vous jouez
00:25:33sur les peurs
00:25:34soit vous légiférez
00:25:35en droit
00:25:36avec calme
00:25:37et c'est l'ironie
00:25:38du sort
00:25:39de voir la présidente
00:25:40d'un groupe écologiste
00:25:41qui jadis
00:25:42avait à juste titre
00:25:44besoin de la science
00:25:45besoin du GIEC
00:25:46besoin des savants
00:25:48pour justement
00:25:48lutter contre
00:25:49le réchauffement climatique
00:25:50et qui aujourd'hui
00:25:51pour des raisons
00:25:52purement politiciennes
00:25:54qui tiennent à vos alliances
00:25:55avec la France insoumise
00:25:56vous êtes prêts
00:25:57à calomnier
00:25:58à raconter
00:25:59n'importe quoi
00:26:00pour faire peur
00:26:01pour entretenir
00:26:02la colère
00:26:03une fois de plus
00:26:04c'est inacceptable
00:26:05on peut être
00:26:06pour ou contre
00:26:07cette loi
00:26:07mais de grâce
00:26:08ne racontons pas
00:26:09n'importe quoi
00:26:10nos agriculteurs
00:26:12méritent mieux
00:26:12nos scientifiques
00:26:13méritent mieux
00:26:14les services de l'Etat
00:26:15méritent mieux
00:26:18merci monsieur le premier ministre
00:26:23madame la présidente
00:26:25châtelain
00:26:25merci
00:26:26la parole est à madame
00:26:28Audrey Abadi Amiel
00:26:30pour le groupe
00:26:30liberté indépendant
00:26:31outre-mer et territoire
00:26:32merci madame la présidente
00:26:35ma question s'adresse
00:26:36à madame la ministre
00:26:37chargée de l'autonomie
00:26:38et des personnes handicapées
00:26:39je veux parler ici
00:26:40d'un handicap
00:26:41qui concerne
00:26:42700 000 personnes en France
00:26:43à quelques semaines
00:26:44de la conférence nationale
00:26:45du handicap
00:26:46madame la ministre
00:26:46je souhaite vous interroger
00:26:48sur le bilan du plan
00:26:49consacré aux troubles
00:26:50du neurodéveloppement
00:26:50trois ans après son lancement
00:26:52et sur les perspectives
00:26:53qu'il ouvre
00:26:54pour les personnes
00:26:54avec troubles du spectre
00:26:56de l'autisme
00:26:56en Ariège
00:26:57le département rural
00:26:58confronté à un véritable
00:26:59désert médico-social
00:27:01dans le domaine de l'autisme
00:27:02les remontées des familles
00:27:04des personnes concernées
00:27:05et des acteurs de terrain
00:27:06mettent en évidence
00:27:07une situation préoccupante
00:27:09concernant l'accompagnement
00:27:10des personnes avec TSA
00:27:11au-delà du manque de place
00:27:13ou de moyens
00:27:14ils nous disent tous
00:27:14la même chose
00:27:15ils ne demandent pas
00:27:16de nouveaux droits
00:27:17ils demandent
00:27:17l'application effective
00:27:19de ceux qui existent déjà
00:27:20les délais de diagnostic
00:27:22restent excessifs
00:27:23l'accès aux soins spécialisés
00:27:24est insuffisant
00:27:25les parcours scolaires
00:27:26demeurent fragiles
00:27:27et les ruptures d'accompagnement
00:27:28se multiplient
00:27:29à l'entrée dans l'âge adulte
00:27:30de fait
00:27:31les familles deviennent
00:27:32les principales coordonnatrices
00:27:34des parcours de soins
00:27:35de scolarisation
00:27:36d'accompagnement
00:27:37et d'accès aux droits
00:27:37avec un impact majeur
00:27:39sur leur vie personnelle
00:27:40professionnelle et sociale
00:27:41trois ans après le lancement
00:27:43du plan TND
00:27:44les attentes demeurent
00:27:45fortes
00:27:46accès plus rapide
00:27:47au diagnostic
00:27:48renforcement des moyens
00:27:49des MDPH
00:27:50accompagnement scolaire
00:27:51effectif avec les AESH
00:27:54soutien aux services
00:27:55d'aide à domicile
00:27:55développement des solutions
00:27:57de répit
00:27:57d'habitat inclusif
00:27:58et d'accompagnement
00:27:59adapté à tous les profils
00:28:00autistiques
00:28:01notamment pour les adultes
00:28:03laissés trop souvent
00:28:04sans solution
00:28:05madame la ministre
00:28:06quel bilan tirez-vous
00:28:07aujourd'hui
00:28:08de la mise en oeuvre
00:28:09du plan TND
00:28:09notamment dans les territoires
00:28:10ruraux
00:28:11quels objectifs n'ont pas
00:28:12encore été atteints
00:28:13et quels engagements
00:28:14concrets le gouvernement
00:28:15entend-il prendre
00:28:16lors de la prochaine
00:28:17CNH
00:28:18pour garantir
00:28:19enfin l'effectivité
00:28:20des droits
00:28:21et des parcours de vie
00:28:22sans rupture
00:28:22pour les personnes
00:28:23avec autisme
00:28:24et leurs familles
00:28:25je vous remercie
00:28:26merci beaucoup
00:28:27la parole est à madame
00:28:29Camille Gaillard
00:28:30Minier
00:28:31ministre en charge
00:28:32des personnes
00:28:32en situation de handicap
00:28:33merci madame la présidente
00:28:36madame la députée
00:28:37Abadi Amiel
00:28:38tout d'abord
00:28:38merci beaucoup
00:28:38pour votre question
00:28:39qui permet d'évoquer
00:28:41dans cet hémicycle
00:28:41ce que vivent
00:28:42à la fois les personnes
00:28:43autistes
00:28:43et leurs familles
00:28:44vous le savez
00:28:45pendant très nombreuses années
00:28:46la France a été critiquée
00:28:49pour sa politique
00:28:51de l'autisme
00:28:51qui était fondée
00:28:52sur des parcours
00:28:53qui étaient souvent
00:28:53trop complexes
00:28:54sur des pratiques
00:28:54qui n'étaient pas forcément
00:28:55scientifiquement prouvées
00:28:57et grâce
00:28:58et vous l'avez évoqué
00:28:59à la stratégie 2023-2027
00:29:01sur le trouble
00:29:01de neurodéveloppement
00:29:02effectivement
00:29:03les politiques publiques
00:29:03ont fondamentalement changé
00:29:05fondé sur à la fois
00:29:06l'inclusion
00:29:07les bonnes pratiques
00:29:08les bonnes pratiques
00:29:10de recommandation
00:29:10de l'achat
00:29:11c'est une très bonne chose
00:29:12et le droit des personnes
00:29:13des personnes accompagnées
00:29:14des personnes autistes
00:29:15vous parlez de bilan
00:29:16il y a un premier bilan
00:29:17qui est extrêmement important
00:29:18c'est sur le repérage
00:29:19précoce des enfants autistes
00:29:20vous le savez aujourd'hui
00:29:21ce sont plus de 186 000 enfants
00:29:23qui sont aujourd'hui repérés
00:29:25de façon très précoce
00:29:26par les centres
00:29:28par les plateformes
00:29:29de coordination
00:29:29d'orientation
00:29:31donc les PCO
00:29:32qui sont présentes
00:29:32dans chaque département
00:29:33et ça c'est très important
00:29:35parce qu'on sait
00:29:35que le repérage très précoce
00:29:36peut changer vraiment
00:29:37l'avenir de l'enfant
00:29:37et vous le savez aussi
00:29:38il y a la possibilité
00:29:40pour à la fois
00:29:40des psychomotriciens
00:29:41des psychologues
00:29:42et des ergothérapeutes
00:29:44de prendre en charge
00:29:45et de faire un suivi
00:29:45qui est totalement pris en charge
00:29:47sans un euro
00:29:48pour les familles
00:29:49ça c'est un aimant
00:29:49effectivement important
00:29:50de progrès
00:29:51de bilan
00:29:52mais aussi
00:29:52c'est des réponses concrètes
00:29:53tout au long de la vie
00:29:54vous avez parlé de l'école
00:29:55vous avez des unités
00:29:56d'enseignement d'autisme
00:29:57et d'autorégulation
00:29:58vous avez l'université
00:30:00avec le programme
00:30:00atipi friendly
00:30:01et vous avez aussi
00:30:02l'emploi
00:30:02avec des dispositifs
00:30:04d'emploi
00:30:04qui permettent
00:30:06d'accompagner
00:30:06des personnes autistes
00:30:08complexes
00:30:08et enfin
00:30:10pour les familles
00:30:11et ça c'est très important
00:30:13un forfait
00:30:14de guidances parentales
00:30:15qui va être mis en place
00:30:16dès l'automne
00:30:17grâce à la délégation
00:30:18interministérielle
00:30:19et à notre délégué
00:30:20Étienne Pau
00:30:21donc avec des éléments
00:30:22que je pourrais évidemment
00:30:23vous transmettre
00:30:23et que les familles
00:30:24devront connaître
00:30:24en tout cas
00:30:25des efforts doivent continuer
00:30:26et c'est pour ça
00:30:27que le développement
00:30:28et la continuation
00:30:28de stratégie
00:30:29sera un des axes forts
00:30:30de la prochaine conférence
00:30:31nationale du handicap
00:30:32du 4 septembre prochain
00:30:33je vous remercie
00:30:33Merci beaucoup
00:30:35Madame la Ministre
00:30:36La parole est à présent
00:30:38à Madame Anne Steinbach
00:30:40Terre-Noire
00:30:41pour le groupe
00:30:41La France Infamous
00:30:47Merci Madame la Présidente
00:30:48Vous êtes les alliées
00:30:50du cancer
00:30:51et nous le ferons savoir
00:30:52Par ces mots
00:30:53Madame Fleur Bretot
00:30:55malade
00:30:55vous criez sa colère
00:30:57ici depuis les tribunes
00:30:58c'était il y a un an
00:30:59puis 2,2 millions
00:31:01de personnes
00:31:01ont signé
00:31:02contre la loi du plomb
00:31:03Mais vous récidivez
00:31:05Hier
00:31:06vous avez réautorisé
00:31:07l'acétamipride
00:31:08et son cousin
00:31:09le flupiradifuron
00:31:10deux insecticides dangereux
00:31:12qui attaquent
00:31:12le système nerveux central
00:31:13des insectes
00:31:14et les paralysent
00:31:15pour les tuer
00:31:15Très efficace
00:31:1680% des insectes
00:31:18ont disparu en 30 ans
00:31:19et près de 60%
00:31:20des espèces d'oiseaux
00:31:21en milieu agricole
00:31:22aussi
00:31:22du fait de l'emploi
00:31:24des pesticides
00:31:24les scientifiques
00:31:25l'ont démontré
00:31:26Mais vous méprisez
00:31:27la science
00:31:28Vous avez méprisé
00:31:29les climatologues
00:31:30qui annonçaient
00:31:31canicules et sécheresse
00:31:32Aujourd'hui
00:31:32vous méprisez
00:31:33l'INRAE
00:31:33qui vous parle d'alternatives
00:31:35et vous méprisez
00:31:35même le conseil national
00:31:36de l'ordre des médecins
00:31:38quand il vous dit
00:31:38qu'il s'agit de substances
00:31:40susceptibles
00:31:40d'exposer la population
00:31:41à des risques majeurs
00:31:43car elles créent
00:31:44des troubles neurologiques
00:31:45elles affectent
00:31:46le développement
00:31:46des fœtus
00:31:47elles forment
00:31:48avec d'autres substances
00:31:49des cocktails infâmes
00:31:50qui favorisent
00:31:50les cancers
00:31:51qui frappent
00:31:51de plus en plus jeunes
00:31:53gouvernement
00:31:54Marine Le Pen
00:31:55Gabriel Attal
00:31:56soutien d'Edouard Philippe
00:31:57mais qu'est-ce que vous dites
00:31:58aujourd'hui aux agriculteurs
00:31:59que vous mettez en danger
00:32:00avec leurs proches
00:32:01en les contraignant
00:32:02à utiliser des pesticides
00:32:03et qu'est-ce que vous dites
00:32:05à tous ces parents
00:32:05qui vivent l'insupportable
00:32:07eux qui regardent
00:32:08impuissants
00:32:09leurs enfants souffrir
00:32:10faiblir de chimio
00:32:11en chimio
00:32:12qui les voient s'éteindre
00:32:13peu à peu
00:32:13jusqu'à les coucher
00:32:14sur leur lit de mort
00:32:15qu'est-ce que vous dites
00:32:16à ces enfants
00:32:17qui ne pourront pas grandir
00:32:18à ces jeunes
00:32:19à la vie fauchée
00:32:20par vos cocktails chimiques
00:32:21que vous ne saviez pas
00:32:23hier vous avez choisi
00:32:24vous êtes des empoisonneurs
00:32:26vous empoisonnez
00:32:27notre eau
00:32:27nos sols
00:32:28notre air
00:32:29vous entassez toujours
00:32:30plus d'animaux
00:32:31sensibles
00:32:31dans des bâtiments fermés
00:32:33en fait
00:32:33vous méprisez la vie
00:32:34et vous méprisez les gens
00:32:36jusqu'à sacrifier
00:32:37nos enfants
00:32:38sur l'hôtel
00:32:39des seuls profits
00:32:39de Bayer Monsanto
00:32:41Mesdames et Messieurs
00:32:42du gouvernement
00:32:43vous êtes des empoisonneurs
00:32:44et nous le ferons savoir
00:32:45rendez-vous en 2027
00:32:48Merci Madame la députée
00:32:50la parole est à Madame
00:32:51Annie Gennevard
00:32:52ministre de l'Agriculture
00:32:59Merci Madame la Présidente
00:33:01Mesdames et Messieurs
00:33:02les députés
00:33:03Madame la députée
00:33:05Stambac Terre Noire
00:33:06nous avons débattu
00:33:07pendant de longues heures
00:33:09sur ce projet de loi
00:33:10vous en avez
00:33:11vous en avez été
00:33:12une des oratrices
00:33:13et nous avons eu
00:33:14l'occasion
00:33:15à de multiples reprises
00:33:17d'échanger sur ces sujets
00:33:18et j'ai pu apprécier
00:33:19dans la plupart
00:33:21de vos interventions
00:33:22l'excès
00:33:24qui caractérise
00:33:25vos propos
00:33:25toujours
00:33:26toujours
00:33:26oser prétendre
00:33:28que nous avons
00:33:31réintroduit
00:33:31l'acétamipride
00:33:33et la flupiradifluorone
00:33:35dans ce texte
00:33:36est un mensonge
00:33:37et vous le savez
00:33:39ce que dit
00:33:40ce texte
00:33:41très précisément
00:33:43c'est qu'il appartient
00:33:45à l'organisme
00:33:46dont c'est la fonction
00:33:47dont il est chargé
00:33:49par le gouvernement
00:33:51d'examiner
00:33:52d'examiner
00:33:54les substances
00:33:55qui peuvent être utilisées
00:33:57par les agriculteurs
00:33:58ou non
00:33:58au regard
00:33:59de leur impact
00:33:59sur la santé humaine
00:34:01sur l'environnement
00:34:02c'est ça
00:34:04le travail
00:34:04de l'Anne 16
00:34:05et c'est à l'Anne 16
00:34:06de le dire
00:34:07il y a quelques années
00:34:09le politique
00:34:10s'est substitué
00:34:11à l'avis de l'Anne 16
00:34:11qui je le rappelle
00:34:13madame Stambach
00:34:13Terre-Noire
00:34:14ne s'est jamais prononcée
00:34:16sur ces substances
00:34:17elle ne s'est jamais prononcée
00:34:18le texte de loi
00:34:19dit aujourd'hui
00:34:20l'Anne 16
00:34:21devra se prononcer
00:34:23puisque cette question
00:34:24lui est posée régulièrement
00:34:25par les filières
00:34:27agricoles
00:34:28qui sont aujourd'hui
00:34:29en impasse
00:34:29et bien l'Anne 16
00:34:31l'Anne 16
00:34:32dira
00:34:33l'Anne 16
00:34:34dira
00:34:35si une dérogation
00:34:36est possible
00:34:37ou non
00:34:37c'est ça
00:34:38qu'il y a dans le texte
00:34:39et vous ne pouvez pas
00:34:40prétendre le contraire
00:34:42enfin
00:34:42je voudrais vous dire
00:34:43madame Stambach
00:34:45Terre-Noire
00:34:45il y a quelque chose
00:34:46que vous n'avez pas
00:34:47le droit moralement
00:34:48de faire
00:34:48c'est d'instrumentaliser
00:34:50la maladie
00:34:51à des fins
00:34:52politiques et politiciennes
00:34:54ça je vous le dis
00:34:55madame la députée
00:34:56c'est une faute morale
00:34:58qui trahit le mandat
00:35:00pour lequel
00:35:01vous avez été élue
00:35:03merci madame la ministre
00:35:07s'il vous plaît
00:35:09la parole est à présent
00:35:10à monsieur Christian Baptiste
00:35:12pour le groupe socialiste
00:35:13merci
00:35:14merci madame la présidente
00:35:16monsieur le garde des ministres
00:35:18monsieur le ministre de la justice
00:35:19il aura fallu le meurtre
00:35:20d'un enfant
00:35:21pour que l'état
00:35:22daigne enfin compter
00:35:23les plaintes
00:35:23pour les violences sexuelles
00:35:25sur nos enfants
00:35:26qui dormaient
00:35:27oubliés
00:35:28dans les commissariats
00:35:30et les parquets de la république
00:35:31le résultat
00:35:33de votre revue
00:35:34est un aveu
00:35:35non pas 70 000 plaintes
00:35:37mais 85 000
00:35:3815 000 dossiers
00:35:40découverts
00:35:41durant vos travaux
00:35:41jamais enregistrés
00:35:43dans ce parquet
00:35:43et ces 15 000
00:35:45vous pouvez les doubler
00:35:47avec les outre-mer
00:35:48car je peux vous dire
00:35:49des dossiers
00:35:50qui dorment
00:35:51sur les étagères
00:35:52nous en avons
00:35:53pourtant
00:35:54vous communiquez
00:35:5569%
00:35:56d'informations
00:35:57judiciaires en plus
00:35:58175%
00:35:59d'incarcération
00:36:01un écran de fumée
00:36:02à Rennes
00:36:03et à Douai
00:36:04100%
00:36:05des dossiers
00:36:05réexaminés
00:36:06à Cayenne
00:36:07seulement 12%
00:36:08le même état
00:36:09le même crime
00:36:10mais pas la même protection
00:36:12si un enfant
00:36:13naît dans l'hexagone
00:36:14ou en Outre-mer
00:36:14c'est une double peine
00:36:16elle est indigne
00:36:17oui
00:36:18ensuite
00:36:19vous avez retenu
00:36:20trois critères
00:36:21pour prioriser
00:36:22un dossier
00:36:23un auteur identifié
00:36:24des antécédents judiciaires
00:36:26une victime
00:36:27encore mineure
00:36:27or en matière
00:36:29d'inceste
00:36:29ces trois critères
00:36:30ne sont presque
00:36:31jamais réunis
00:36:32car 91%
00:36:33des auteurs
00:36:34identifiés
00:36:35n'ont aucun
00:36:35antécédent
00:36:36et 64%
00:36:37des victimes
00:36:38oui
00:36:38sont aujourd'hui
00:36:39majeures
00:36:40enfin
00:36:40ils meurent le critère
00:36:41le plus important
00:36:42l'enfant
00:36:43est-il aujourd'hui
00:36:44placé sur le même
00:36:44poids
00:36:45que son agresseur
00:36:46présumé
00:36:46votre revue
00:36:47n'a pas croisé
00:36:49les plaintes pénales
00:36:49avec les procédures
00:36:51civiles en cours
00:36:52devant le juge
00:36:53aux affaires familiales
00:36:54et le juge
00:36:54des enfants
00:36:55elles ne voient donc
00:36:56pas les enfants
00:36:58qu'une décision
00:36:59de justice
00:37:00a confiée
00:37:01à celui
00:37:01qu'ils désignent
00:37:03comme leur bourreau
00:37:04alors monsieur le ministre
00:37:06vous engagez-vous
00:37:07à suivre les recommandations
00:37:08de notre rapport
00:37:09en ouvrant
00:37:10sans délai
00:37:11la commission nationale
00:37:12de révision
00:37:13des dossiers
00:37:13d'inceste
00:37:14sans oublier
00:37:15de croiser
00:37:15systématiquement
00:37:16les plaintes recensées
00:37:18avec les décisions
00:37:19de placement
00:37:20et les procédures
00:37:21familiales en cours
00:37:22afin qu'aucun enfant
00:37:23ne reste sous le droit
00:37:25de celui
00:37:25qui l'a détruit
00:37:26merci monsieur le député
00:37:28la parole est à Gérald Darmanin
00:37:29garde des Sceaux
00:37:30ministre de la justice
00:37:33merci madame la présidente
00:37:35mesdames et messieurs les députés
00:37:37monsieur le député
00:37:38Baptiste
00:37:38je connais votre engagement
00:37:40sur la question
00:37:41de la protection
00:37:42des enfants
00:37:43et singulièrement
00:37:44de la lutte
00:37:44contre l'inceste
00:37:45vous qui avez présidé
00:37:45une commission
00:37:47on s'est vu à plusieurs reprises
00:37:48en commission
00:37:49rapporteur pardon
00:37:50et on s'est vu d'ailleurs
00:37:51au ministère
00:37:52de la justice
00:37:55et c'est dommage
00:37:56que nous puissions
00:37:57polémiquer
00:37:57sur ce sujet
00:37:58parce que
00:37:58je crois
00:38:00qu'on aurait pu échanger
00:38:02sur les chiffres
00:38:02en effet très importants
00:38:03qui se sont déroulés
00:38:04en France hexagonale
00:38:06et en Outre-mer
00:38:07contrairement à ce que
00:38:08vous avez dit
00:38:08monsieur le député
00:38:09monsieur le rapporteur
00:38:10il n'y a eu aucun critère
00:38:11le critère
00:38:12c'était toutes les plaintes
00:38:13déposées
00:38:13contre des personnes
00:38:15qui étaient mineures
00:38:15au moment des faits
00:38:17aucun autre critère
00:38:19donc il n'y a pas
00:38:20évidemment
00:38:21des victimes d'inceste
00:38:22qui ont été mis de côté
00:38:22puisque 70%
00:38:23des viols
00:38:24sur enfants
00:38:25vous le savez
00:38:26sont dans un cadre
00:38:28familial
00:38:28et d'un cadre
00:38:29d'intimité
00:38:29donc il n'y a pas de critère
00:38:30je voulais vous rassurer
00:38:31sur ce point
00:38:32le deuxième point
00:38:33c'est qu'évidemment
00:38:33tous les parquets généraux
00:38:34de France
00:38:35donc y compris
00:38:36à Poitapitre
00:38:37y compris à Fort-de-France
00:38:38y compris à Cayenne
00:38:39je les ai reçus
00:38:40d'ailleurs individuellement
00:38:41lundi
00:38:41ces trois procureurs généraux
00:38:43font que la quasi-intégralité
00:38:4685, 90, 95%
00:38:48des affaires
00:38:48de toutes les cours d'appel
00:38:50y compris dans les trois cours
00:38:51d'appel que j'évoquais
00:38:52évoquent
00:38:53l'ensemble
00:38:54des plaintes
00:38:54et il n'y a pas 12%
00:38:56à Cayenne
00:38:56et 100%
00:38:57sur le territoire hexagonal
00:38:57c'est le même chiffre
00:38:58absolument partout
00:39:00alors si vous ne vous luttons
00:39:01contre l'inceste
00:39:01je suis d'accord
00:39:02pour la commission de révision
00:39:03je m'étonne
00:39:04que votre groupe
00:39:04se soit opposé
00:39:05à la création
00:39:06de l'ordonnance
00:39:07de sûreté de l'enfant
00:39:08et j'espère que vous voterez
00:39:09le texte cet après-midi
00:39:10parce que voilà un endroit
00:39:11où on croise
00:39:11le juge d'affaires familiales
00:39:13et le juge des enfants
00:39:14et malheureusement
00:39:15avec un amendement
00:39:16d'un cap de Vielle
00:39:17vous êtes opposé
00:39:18pour une partie d'entre vous
00:39:19à sa disposition
00:39:20et je m'étonne
00:39:21que le groupe socialiste
00:39:22ait voté contre
00:39:23la perpétuité
00:39:23pour les violents d'enfants
00:39:24quand ils étaient
00:39:25violents chériels
00:39:28Merci monsieur le ministre
00:39:29la parole est à monsieur
00:39:31Pierre Cazeneuve
00:39:32pour le groupe
00:39:32Ensemble pour la République
00:39:36Merci
00:39:36Merci madame la présidente
00:39:38ma question s'adresse
00:39:39à la ministre
00:39:39chargée de la lutte
00:39:40contre les discriminations
00:39:42Samedi soir
00:39:42à Grenoble
00:39:43la DJ Barbara Butch
00:39:44a été chassée de scène
00:39:45il y a deux ans
00:39:47icône de la culture queer
00:39:48elle faisait rayonner
00:39:49la France
00:39:50lors de la cérémonie
00:39:50d'ouverture des jeux
00:39:51et subissait pour cela
00:39:52une vague inouïe
00:39:54de cyberharcèlement homophobe
00:39:56Samedi
00:39:56c'est parce qu'elle était juive
00:39:58qu'elle a été conspuée
00:39:59et agressée
00:40:00des sifflés
00:40:01des insultes
00:40:02une sono sabotée
00:40:03des jets de bouteilles en verre
00:40:04et un concert suspendu
00:40:05au bout de 20 minutes à peine
00:40:07Les responsables
00:40:08les chefs de file
00:40:09de la France insoumise
00:40:10de Grenoble
00:40:11qui ont organisé
00:40:12pendant des mois
00:40:13ce boycott
00:40:14à grand renfort
00:40:15d'un tract nauséabond
00:40:17où la DJ Barbara Butch
00:40:18apparaît couverte de sang
00:40:20devant un drapeau arc-en-ciel
00:40:21siglé d'une étoile de David
00:40:23essentialisée
00:40:24ciblée parce que juif
00:40:25et homosexuel
00:40:26tout est dit
00:40:28vous prétendez
00:40:29être la France insoumise
00:40:31mais samedi soir
00:40:32à Grenoble
00:40:33vous étiez la France ignoble
00:40:35celle qui reprend
00:40:36des méthodes de fascisme
00:40:37pour baïonner des artistes
00:40:38parce que juif
00:40:39vous étiez la France infâme
00:40:41celle qui décide
00:40:42quel DJ a le droit
00:40:42de monter sur scène ou non
00:40:43vous étiez la France intimidante
00:40:45celle qui ne se bat
00:40:46qu'à 100 contre une
00:40:47et toujours en meute
00:40:48vous étiez la France indigne
00:40:50celle qui hurle
00:40:51pour courir toute autre parole
00:40:52que la sienne
00:40:52vous étiez la France insoumise
00:40:54à tout
00:40:54sauf à vos propres démons
00:40:56mais vous étiez surtout
00:40:57la France antisémite
00:40:59celle qui considère
00:41:00que ce fléau est résiduel
00:41:02et qui fait du juif
00:41:03un ennemi
00:41:04déjà hier
00:41:05les concerts
00:41:06du chanteur Amir boycottés
00:41:08le dessinateur
00:41:09Johan Svar
00:41:10exfiltré
00:41:11les spectacles de Sofia Aram
00:41:12perturbés
00:41:13Caroline Yadant
00:41:14cyberharcelée
00:41:15pour avoir voulu lutter
00:41:16contre cet antimétisme
00:41:18mais samedi
00:41:19une nouvelle frontière
00:41:20a été franchie
00:41:21avec cette agression physique
00:41:22madame la ministre
00:41:23ma question est simple
00:41:25que compte faire le gouvernement
00:41:26pour que plus jamais
00:41:27un artiste soit empêché
00:41:29de monter sur scène
00:41:30à raison de ce qu'il est
00:41:33merci monsieur le député
00:41:34la parole est à madame
00:41:35Aurore Berger
00:41:37ministre
00:41:37chargée de l'égalité
00:41:39entre les femmes
00:41:39et les hommes
00:41:49allez s'il vous plaît
00:41:50madame la ministre
00:41:56madame la ministre
00:41:57s'il vous plaît
00:41:58vous avez la parole
00:42:01merci madame la présidente
00:42:03mesdames et messieurs
00:42:04les députés
00:42:05monsieur le député
00:42:06une femme
00:42:08une artiste seule sur scène
00:42:11une femme lesbienne
00:42:12fière de son corps
00:42:14une française juive
00:42:16et face à elle
00:42:18face à elle
00:42:20des huées
00:42:20face à elle
00:42:22des insultes
00:42:22face à elle
00:42:23des humiliations
00:42:24des jets de liquide
00:42:26des jets de projectiles
00:42:27des jets de bouteilles de verre
00:42:29pour l'humilier
00:42:30pour la blesser
00:42:31pour au fond
00:42:32la chasser
00:42:33et en toile de fond
00:42:35une affiche
00:42:35son visage
00:42:36son corps
00:42:37le drapeau LGBT
00:42:39une étoile de David
00:42:40tout ça
00:42:41souillé de sang
00:42:43bienvenue
00:42:43bienvenue chez LFI
00:42:46bienvenue
00:42:48bienvenue dans un monde
00:42:49où on a le goût des listes
00:42:52bienvenue dans un monde
00:42:53où on place des cibles
00:42:54dans le dos des français juifs
00:42:55où on désigne
00:42:56on dit femme
00:42:57on boycotte
00:42:58où on dresse des meutes
00:42:59et on lâche les chiens
00:43:00bienvenue dans un monde
00:43:01où non seulement
00:43:02on chasse une femme
00:43:03française juive de Seine
00:43:05mais on est fier de le faire
00:43:06on le revendique
00:43:07et on s'applaudit
00:43:08mesdames et messieurs
00:43:10regardez ce qu'ils ont fait
00:43:12d'un concert
00:43:12demandez-vous
00:43:13ce qu'ils feraient demain
00:43:14de notre pays
00:43:16je veux m'adresser
00:43:18solennellement
00:43:19aux députés de gauche
00:43:20de cette gauche
00:43:21authentiquement républicaine
00:43:23que vous faut-il de plus
00:43:26que vous faut-il de plus
00:43:28mesdames et messieurs
00:43:29les députés
00:43:30il est temps
00:43:31il est temps de rompre
00:43:32avec la France insoumise
00:43:34et définitivement
00:43:35et n'en doutez pas
00:43:37les français
00:43:38eux sauront répondre
00:43:39ils sauront danser
00:43:40sur Barbara Butch
00:43:41ils sauront aller
00:43:42au concert d'Amir
00:43:43ils sauront rire
00:43:45avec Sophia Aram
00:43:46ils sauront regarder
00:43:47Arthur
00:43:47ils sauront lire
00:43:48Johan Spahr
00:43:49ils admireront
00:43:49Charlotte Gersbourg
00:43:50jouant Gisèle Halimi
00:43:51et surtout
00:43:52ils vous répondront
00:43:53ils vous répondront
00:43:54à vous
00:43:54par la meilleure des manières
00:43:56vous avez voulu
00:43:57chasser une femme française
00:43:58les artistes juifs de Seine
00:43:59ils vous chasseront
00:44:00de cet hémicycle
00:44:01dans un an
00:44:03merci beaucoup
00:44:04madame la ministre
00:44:09la parole est à présent
00:44:11monsieur Edouard Bénard
00:44:12pour le groupe GDR
00:44:15merci madame la présidente
00:44:17monsieur le ministre du travail
00:44:19depuis cet hémicycle
00:44:21climatisé
00:44:21je veux vous parler
00:44:22de ces hommes et femmes
00:44:24ouvriers du bâtiment
00:44:25que l'on croise jour après jour
00:44:26sur les chantiers
00:44:27qui maillent notre territoire
00:44:28trois canicules
00:44:30particulièrement intenses
00:44:31ont eu lieu
00:44:31avant même
00:44:32la mi-temps de l'été
00:44:33et nous savons
00:44:34que ces épisodes
00:44:35ne sont pas
00:44:35des événements exceptionnels
00:44:36ils sont la conséquence
00:44:38prévisible
00:44:38du dérèglement climatique
00:44:40sur un chantier
00:44:41une température
00:44:42de 41 degrés
00:44:43à l'ombre
00:44:44peut correspondre
00:44:44à un ressenti
00:44:45de plus de 55 degrés
00:44:47les déclarations
00:44:48d'intention
00:44:49sont nombreuses
00:44:50mais pendant ce temps là
00:44:50des salariés souffrent
00:44:52des complications
00:44:53voire meurent
00:44:54dans le seul secteur
00:44:55du bâtiment
00:44:56trois travailleurs
00:44:57trois ont déjà perdu
00:44:58la vie cette année
00:44:59dont un couvreur
00:45:00de 19 ans seulement
00:45:02en 2025
00:45:03la direction générale
00:45:04du travail
00:45:05avait déjà recensé
00:45:06neuf accidents mortels
00:45:07possiblement liés
00:45:08à la chaleur
00:45:09notre droit du travail
00:45:10est inadapté
00:45:12aucune température maximale
00:45:13n'interdit aujourd'hui
00:45:14de travailler
00:45:15l'essentiel de la prévention
00:45:16repose sur la bonne volonté
00:45:17des employeurs
00:45:18et quant aux inspecteurs
00:45:19du travail
00:45:20de moins en moins
00:45:20nombreux
00:45:21ils ne disposent
00:45:23toujours pas
00:45:23des moyens juridiques
00:45:24leur permettant
00:45:24d'imposer l'arrêt
00:45:25d'une activité
00:45:26devenue dangereuse
00:45:28et je ne parle même
00:45:29pas de la suppression
00:45:30des CHSCT
00:45:31première mise en bouche
00:45:33des cadeaux
00:45:33du macronisme
00:45:34au patronat
00:45:35je ne doute pas
00:45:36que vous évoquiez
00:45:37le dispositif
00:45:37chômage intempéries
00:45:38mais face
00:45:39à une crise
00:45:40appelée à s'aggraver
00:45:41les demi-mesures
00:45:42ne suffisent plus
00:45:43des propositions
00:45:44vous ont été faites
00:45:45fixation des seuils
00:45:46de température
00:45:47ouvrant automatiquement
00:45:48au droit
00:45:49à l'adaptation horaire
00:45:49du travail
00:45:50ou à son arrêt
00:45:51maintien des salaires
00:45:52en cas de congé canicule
00:45:53et rétablissement
00:45:54des CHSCT
00:45:55et j'en passe
00:45:56alors monsieur le ministre
00:45:58vous irez prochainement
00:46:00en voyage d'études
00:46:01en Espagne
00:46:02dont acte
00:46:03en attendant
00:46:03des mesures réglementaires
00:46:04sont à portée
00:46:06de décret
00:46:06alors au nom de ces salariés
00:46:08allez-vous adapter
00:46:08le code du travail
00:46:09aux réalités
00:46:10du réchauffement climatique
00:46:11en prenant
00:46:12les dispositions
00:46:14indispensables
00:46:15pour protéger
00:46:15effectivement
00:46:16les travailleurs
00:46:17de ce pays
00:46:18je vous remercie
00:46:19merci beaucoup
00:46:20monsieur le député
00:46:21la parole est à monsieur
00:46:22Jean-Pierre Parandou
00:46:23ministre du travail
00:46:25et des solidarités
00:46:28madame la présidente
00:46:29de l'Assemblée nationale
00:46:30mesdames et messieurs
00:46:31les députés
00:46:31monsieur le député
00:46:32le gouvernement
00:46:34est mobilisé
00:46:35depuis plusieurs semaines
00:46:36pour protéger
00:46:37les travailleurs
00:46:37et d'ailleurs au-delà
00:46:38les publics vulnérables
00:46:39nous avons effectivement
00:46:41traversé plusieurs épreuves
00:46:42de température intense
00:46:44et nous serons amenés
00:46:45à en traverser d'autres
00:46:46le gouvernement agit
00:46:48nous normons
00:46:49nous contrôlons
00:46:51nous animons
00:46:51dès avant le début
00:46:53de cet épisode
00:46:54de forte chaleur
00:46:54les mesures nécessaires
00:46:56pour protéger
00:46:56les travailleurs
00:46:57ont été prises
00:46:58j'ai fait d'ailleurs
00:46:59de la prévention
00:47:00des risques
00:47:00liés aux températures
00:47:01extrêmes
00:47:02un axe essentiel
00:47:03du plan santé au travail
00:47:042026-2030
00:47:05qui a été élaboré
00:47:06avant le démarrage
00:47:07des trois canicules
00:47:08que vous avez mentionné
00:47:09dès le mois de mai
00:47:11j'ai demandé
00:47:11de renforcer les contrôles
00:47:12vous les avez évoqués
00:47:13dans les entreprises
00:47:14afin de garantir
00:47:15le respect des obligations
00:47:16faites par le décret
00:47:17de 2025
00:47:18à ce jour
00:47:19près de 5000 contrôles
00:47:20ont été effectués
00:47:21débouchant sur 502
00:47:23mises en demeure
00:47:23et 55% des contrôles
00:47:26ont porté
00:47:26sur le secteur
00:47:27de la construction
00:47:28il y a trois semaines
00:47:29j'ai également demandé
00:47:30au préfet
00:47:31de ne pas hésiter
00:47:31dans les zones
00:47:32en vigilance rouge
00:47:34d'arrêter les chantiers
00:47:36si les conditions
00:47:38le demandaient
00:47:39j'ai aussi
00:47:40vous ne l'avez pas évoqué
00:47:41j'ai réuni
00:47:41les entreprises
00:47:42de plateforme
00:47:43avec les livreurs à vélo
00:47:44c'est une situation
00:47:45particulière
00:47:45parce que ce sont
00:47:46des travailleurs indépendants
00:47:47elles se sont engagées
00:47:48ces plateformes
00:47:49à mettre en place
00:47:49des mesures
00:47:50pour effectivement
00:47:51réduire les risques
00:47:52pour ces travailleurs indépendants
00:47:54puisque les courses
00:47:55ne se feront plus
00:47:56pendant les périodes
00:47:57les plus intenses
00:47:57les plus chaudes
00:47:58de la journée
00:47:59en tant que ministre
00:48:00du travail
00:48:01et des solidarités
00:48:01mon action porte également
00:48:03sur la protection
00:48:03des personnes les plus vulnérables
00:48:05je l'ai évoqué
00:48:05et les préfets
00:48:06mènent des actions
00:48:07de secours
00:48:08et d'abri
00:48:09pour les personnes
00:48:10les plus vulnérables
00:48:10vous l'avez évoqué
00:48:11avec les partenaires sociaux
00:48:13qui le souhaitent
00:48:13aussi bien côté patronal
00:48:15que côté syndical
00:48:15nous nous rendrons en Espagne
00:48:17puisque l'Espagne
00:48:17a des décennies d'avance
00:48:19sur nous
00:48:19sur ces sujets là
00:48:20et donc nous verrons
00:48:21comment le modèle espagnol
00:48:23traite ces sujets
00:48:25et de retour bien évidemment
00:48:26et je me suis déjà engagé
00:48:27nous engagerons
00:48:28du dialogue social là-dessus
00:48:29qui se poursuivra
00:48:30par un dialogue social
00:48:31de branche
00:48:32donc nous agissons
00:48:32nous normons
00:48:33et nous sommes prêts
00:48:34à faire évoluer
00:48:35le droit du travail
00:48:35je vous remercie
00:48:36Merci beaucoup
00:48:37Monsieur le Ministre
00:48:38la parole est à présent
00:48:40à Monsieur Thomas Ménager
00:48:42pour le Rassemblement National
00:48:44Merci Madame la Présidente
00:48:45ma question s'adresse
00:48:46au ministre de l'Economie
00:48:47Monsieur le Ministre
00:48:48en décembre 2025
00:48:49vous avez juré aux Français
00:48:51que leur facture d'électricité
00:48:52resterait
00:48:53je cite
00:48:53stable
00:48:54au moins en 2026
00:48:55et 2027
00:48:567 mois plus tard
00:48:57jeudi soir
00:48:58en catimini
00:48:59pendant que les Français
00:49:00bouclaient leurs valises
00:49:01vous avez validé
00:49:02une hausse de 2,5%
00:49:04au 1er août
00:49:05après avoir déjà validé
00:49:06une hausse de la TVA
00:49:07sur les abonnements de gaz
00:49:08vous avez donc
00:49:09encore une fois
00:49:10menti
00:49:12en décembre
00:49:13vous promettez
00:49:14et en juillet
00:49:14comme d'habitude
00:49:15vous taxez
00:49:16au même moment
00:49:17le gasoil repasse
00:49:18les 2 euros le litre
00:49:19en plein chassé-croisé
00:49:20des vacances
00:49:21sans aucune réaction
00:49:22de votre part
00:49:22pour des millions de familles
00:49:24qui triment
00:49:24et de retraités
00:49:25qui ont travaillé
00:49:26toute leur vie
00:49:26la voiture n'est pas un luxe
00:49:28c'est aller travailler
00:49:29amener les enfants à l'école
00:49:31aller chez le médecin
00:49:32ou actuellement
00:49:33partir quelques jours
00:49:33pour un repos bien mérité
00:49:35après une année de travail
00:49:36quand un français
00:49:37fait le plein d'essence
00:49:39il fait surtout
00:49:40le plein des caisses
00:49:41de l'état
00:49:41un état obèse
00:49:43qui se gave
00:49:43pendant que les français
00:49:44se serrent la ceinture
00:49:45gabegie
00:49:46agence inutile
00:49:47immigration
00:49:47chèque à Bruxelles
00:49:49tout augmente
00:49:50sauf le pouvoir d'achat
00:49:51des français
00:49:51depuis des années
00:49:52Marine Le Pen
00:49:53et le Rassemblement National
00:49:54vous proposent
00:49:55une solution simple
00:49:56qui existe
00:49:57dans d'autres pays européens
00:49:58et qui vient justement
00:49:59d'être annoncée
00:50:00aujourd'hui même
00:50:01au Royaume-Uni
00:50:02baisser la TVA
00:50:04sur l'énergie
00:50:05de 20 à 5,5%
00:50:07la grande distribution
00:50:09l'a confirmé ici
00:50:10dans notre Assemblée
00:50:11cette baisse
00:50:12serait je cite
00:50:13obligatoirement
00:50:14et tout de suite
00:50:15répercutée
00:50:16coût pour l'état
00:50:171% d'économie
00:50:19sur son budget
00:50:191 petit pourcent
00:50:21mais vous vous en dites
00:50:22incapable
00:50:23alors que vous prévoyez
00:50:25déjà 41 milliards
00:50:26de dépenses nouvelles
00:50:27dans le prochain budget
00:50:28payées par la dette
00:50:29ou par de nouveaux impôts
00:50:31c'est à dire
00:50:31encore une fois
00:50:32par les français
00:50:33l'an prochain
00:50:34vous le savez
00:50:35Marine Le Pen
00:50:36et Jordan Bardella
00:50:37rendront aux français
00:50:37leur argent
00:50:38mais d'ici là
00:50:40d'ici là
00:50:41monsieur le ministre
00:50:41une seule question
00:50:42vous qui ne tenez
00:50:44ni vos promesses
00:50:45ni votre budget
00:50:46à quoi servez-vous
00:50:47donc encore ?
00:50:49Merci monsieur le député
00:50:51la parole est à monsieur Roland Lescure
00:50:53ministre de l'économie
00:50:55et des finances
00:50:58s'il vous plaît
00:50:59allez
00:51:01Madame la Présidente
00:51:02c'est la dernière séance
00:51:03mais elle est plus agitée
00:51:04que les soirées
00:51:05d'Eddie Mitchell
00:51:06Mesdames, Messieurs
00:51:07les députés
00:51:08Monsieur le député
00:51:09Thomas Ménager
00:51:10ça faisait longtemps
00:51:10ça faisait longtemps
00:51:12qu'un député
00:51:12du groupe
00:51:13Rassemblement National
00:51:14ne m'avait pas demandé
00:51:14de baisser la TVA
00:51:16sur l'énergie
00:51:18la constance des questions
00:51:19la constance des réponses
00:51:20vous pouvez me poser
00:51:20la question 100 fois
00:51:21je vous répondrai 100 fois
00:51:22la même chose
00:51:22la baisse de TVA
00:51:24sur l'essence
00:51:24ça coûte une fortune
00:51:25c'est inefficace
00:51:27et c'est profondément
00:51:29injuste
00:51:29ça coûte une fortune
00:51:31c'est inefficace
00:51:32parce que vous le savez
00:51:33une partie de la baisse
00:51:34de la TVA
00:51:35ne se répercute pas
00:51:36sur les prix
00:51:36ça a été mesuré
00:51:37à chaque fois que ça a été fait
00:51:38en France et dans le monde
00:51:39et c'est injuste
00:51:41parce que le cadre supérieur
00:51:42qui partira pour quelques jours
00:51:44de repos bien mérités
00:51:45dans son SUV diesel
00:51:47sera plus aidé
00:51:49que l'aide à domicile
00:51:50qui en a sans doute
00:51:50plus besoin
00:51:52et donc ça fait
00:51:53des semaines
00:51:54que vous me posez cette question
00:51:55des semaines que je vous réponds
00:51:56il y a mieux à faire
00:51:57mieux à faire
00:51:58c'est ce que nous avons fait
00:51:59pour aider
00:52:00les salariés
00:52:01qui en ont le plus besoin
00:52:02arrêtez de me dire
00:52:03ça coûte rien
00:52:04ça coûte une fortune
00:52:05et deux
00:52:05vous m'interrogez
00:52:06sur les factures
00:52:07de l'électricité
00:52:082,5%
00:52:10au 1er août
00:52:11après une baisse
00:52:11de 0,8%
00:52:13au 1er avril
00:52:13au total
00:52:141,7%
00:52:16de hausse
00:52:16moins que l'inflation
00:52:17moins de 2 euros
00:52:18par mois
00:52:19qui ne vont pas entrer
00:52:20monsieur le député
00:52:21dans mes poches
00:52:21ni dans les vôtres
00:52:23elles vont permettre
00:52:24d'investir
00:52:25dans le réseau
00:52:26d'électricité
00:52:26qui va nous permettre
00:52:27de poursuivre
00:52:28et d'accélérer
00:52:29l'électrification
00:52:29des usages
00:52:30l'électrification
00:52:31vous êtes contre
00:52:32vous nous censurez
00:52:33en tout cas
00:52:33vous le tentez
00:52:34sur la programmation
00:52:35plurale d'énergie
00:52:35vous votez contre
00:52:36toutes les mesures
00:52:37d'électrification
00:52:38nous le soutenons
00:52:40parce que la seule manière
00:52:41de faire face
00:52:42aux crises répétées
00:52:43et on en a encore
00:52:44ces quelques jours
00:52:45auxquelles nous allons
00:52:46faire face
00:52:47c'est d'électrifier
00:52:48c'est d'investir
00:52:49c'est d'aider les françaises
00:52:51et les français
00:52:51à acheter des véhicules électriques
00:52:52que vous détestez
00:52:53pourtant ils sont faits en France
00:52:55et pas ailleurs dans le monde
00:52:57alors plutôt que de remplir
00:52:59les poches
00:52:59des pétromonarchies
00:53:00plutôt que de remplir
00:53:02les poches des russes
00:53:03plutôt que de remplir
00:53:04les poches
00:53:04des pays producteurs
00:53:05de pétrole
00:53:06nous souhaitons investir
00:53:08dans l'avenir
00:53:08de manière à ce que
00:53:09les françaises et les français
00:53:10puissent regarder
00:53:11vers devant
00:53:12merci monsieur le ministre
00:53:13la parole est à monsieur
00:53:15Jérôme Legavre
00:53:16pour la France Insoumise
00:53:18monsieur le ministre
00:53:19de l'intérieur
00:53:20725 000 personnes
00:53:22ont signé à ce jour
00:53:23la pétition
00:53:23contre la présomption
00:53:24de légitime défense
00:53:25pour les forces de police
00:53:27et de gendarmerie
00:53:28725 000 en quelques semaines
00:53:30mais pour le gouvernement
00:53:31rien n'est plus urgent
00:53:33en plein été
00:53:33que de convoquer
00:53:34un 21 juillet
00:53:35à 21h
00:53:35la commission des lois
00:53:37dans le but d'enterrer
00:53:38cette pétition
00:53:38et d'empêcher son examen
00:53:39en séance
00:53:40à la rentrée
00:53:41le 49-3
00:53:42les votes bloqués
00:53:44en rafale
00:53:44ne vous suffisent plus
00:53:45il faut
00:53:46en espérant que ça passe
00:53:47inaperçu
00:53:48tout faire
00:53:49pour tenter de faire taire
00:53:50les centaines de milliers
00:53:51de voix qui s'élèvent
00:53:52contre cette attaque
00:53:53d'une gravité extrême
00:53:54contre la démocratie
00:53:55car enfin
00:53:56de quoi parle-t-on
00:53:57on parle d'une mesure
00:53:59directement empruntée
00:54:00à Jean-Marie Le Pen
00:54:01au rassemblement national
00:54:02dont vous êtes désormais
00:54:03les pantins
00:54:04et qui bien sûr
00:54:05se réjouit bruyamment
00:54:06et on comprend pourquoi
00:54:07vous accordez de fait
00:54:09une impunité
00:54:10aux forces de police
00:54:10et de gendarmerie
00:54:11faut-il rappeler
00:54:12que depuis la loi
00:54:1315 9 de 2017
00:54:14le nombre de personnes
00:54:15tuées par des policiers
00:54:17a été multiplié
00:54:18par 5
00:54:18rien qu'en cas
00:54:19de refus
00:54:20d'obtempérer
00:54:21et il n'y a pas
00:54:21que dans ces cas
00:54:22pour notre part
00:54:23nous n'oublions pas
00:54:25et nous n'oublierons jamais
00:54:26Adama
00:54:27Naël
00:54:28Sway
00:54:28ou dans ma circonscription
00:54:30Ziyeh Débouna
00:54:32et plus récemment
00:54:33Kylian
00:54:33tué de 12 coups
00:54:35de taser
00:54:35à Montfermeil
00:54:36et nous n'oublions pas
00:54:37parce que c'est une même logique
00:54:39la brutalité
00:54:40avec laquelle
00:54:40les manifestations
00:54:41sont quasi systématiquement
00:54:43réprimées
00:54:43Monsieur le ministre
00:54:45comment appelle-t-on
00:54:46un régime
00:54:46qui fait bénéficier
00:54:47ces forces de répression
00:54:49de mesures d'exception
00:54:50il y a des faits
00:54:52qui en disent long
00:54:52l'un de vos prédécesseurs
00:54:54Gérald Darmanin
00:54:55était en 2021
00:54:56et il n'était pas le seul
00:54:57aux côtés des policiers
00:54:59qui manifestaient
00:54:59devant l'Assemblée
00:55:00en scandant notamment
00:55:02le problème de la police
00:55:03c'est la justice
00:55:04Monsieur le ministre
00:55:06soyez-en convaincus
00:55:07vos manoeuvres
00:55:08ne feront pas taire
00:55:09le refus
00:55:09le 19 septembre
00:55:11à l'appel du collectif
00:55:12Stop aux violences d'Etat
00:55:13une manifestation nationale
00:55:15aura lieu à Paris
00:55:15pour le retrait
00:55:16de votre loi
00:55:17toutes celles et ceux
00:55:18qui ne veulent pas vivre
00:55:18sous des mesures d'exception
00:55:20toutes les forces
00:55:21associatives
00:55:22syndicales
00:55:23ou politiques
00:55:23attachées tout simplement
00:55:25à la démocratie
00:55:26on leur place
00:55:28la parole est à
00:55:29Monsieur Laurent Nunez
00:55:30ministre de l'Intérieur
00:55:34Merci beaucoup
00:55:35Madame la Présidente
00:55:36Mesdames et Messieurs
00:55:37les députés
00:55:37Monsieur le député
00:55:38trois remarques
00:55:39sur votre question
00:55:40trois remarques
00:55:41la première
00:55:42je crois que
00:55:43ce que vous dites
00:55:45d'abord
00:55:45ce n'est pas un texte
00:55:46qui a le soutien
00:55:47du gouvernement
00:55:47c'est une proposition
00:55:48de loi
00:55:49qui a été portée
00:55:49par le groupe
00:55:50des républicains
00:55:50qui a le soutien
00:55:51du gouvernement
00:55:52que le gouvernement
00:55:53a amendé
00:55:53pour en faire
00:55:54non pas une présomption
00:55:55de légitime défense
00:55:56mais une présomption
00:55:57d'usage légitime
00:55:58des armes
00:55:59conformément
00:55:59et vous l'avez rappelé
00:56:00à la loi
00:56:00de 2017
00:56:02qui a été adoptée ici
00:56:03sur proposition
00:56:04de Monsieur Cazeneuve
00:56:05et qui définit
00:56:05des cas précis
00:56:06dans lesquels
00:56:07les policiers
00:56:08et les gendarmes
00:56:08pour faire usage
00:56:09de leurs armes
00:56:10notamment quand il s'agit
00:56:11quand il y a refus
00:56:12de tempérer
00:56:12et risque de réitération
00:56:14et de portée atteinte
00:56:14à l'intégrité physique
00:56:15des personnes
00:56:16en cas de périple meurtrier
00:56:17et 5 cas
00:56:18qui sont prévus
00:56:19par la loi
00:56:19et le code pénal
00:56:21dit bien que dans ces cas-là
00:56:22les policiers
00:56:22sont autorisés
00:56:23à faire usage
00:56:24de leurs armes
00:56:24ce que nous créons
00:56:25c'est une présomption
00:56:26simple
00:56:27qui peut être renversée
00:56:28très rapidement
00:56:30et la loi elle-même
00:56:31l'écrit
00:56:31donc arrêtez de dire partout
00:56:32que nous avons créé
00:56:33un permis de tuer
00:56:34premier point
00:56:35deuxième point
00:56:35il n'y a pas d'impunité
00:56:36des policiers
00:56:37il n'y a pas d'impunité
00:56:38des policiers
00:56:39puisqu'il pourrait y avoir
00:56:39des enquêtes
00:56:40même dans ces cas-là
00:56:41c'est une présomption
00:56:42qui peut être renversée
00:56:43arrêtez de laisser à penser
00:56:44qu'un policier
00:56:45peut sortir dans la rue
00:56:46avec son arme
00:56:46et tuer froidement
00:56:47un individu
00:56:48et en avoir le droit
00:56:49vous savez très bien
00:56:50que c'est faux
00:56:50arrêtez de faire croire
00:56:51cela sans arrêt
00:56:52troisièmement
00:56:53vous citez des cas
00:56:54monsieur le député
00:56:55des cas de personnes
00:56:57qui sont décédées
00:56:58par l'action de la police
00:56:59évidemment que c'est regrettable
00:57:01mais vous oubliez de dire
00:57:02que la justice
00:57:02à chaque fois était saisie
00:57:04et que dans la majorité
00:57:06des cas
00:57:06voire la totalité des cas
00:57:07elle a considéré
00:57:08que l'action de la police
00:57:09était proportionnée
00:57:10était justifiée
00:57:11donc même lorsque la justice
00:57:13se prononce
00:57:14vous contestez
00:57:15l'action de la police
00:57:16en réalité
00:57:17assumez
00:57:18assumez tout simplement
00:57:19d'être contre la police
00:57:21et assumez d'être
00:57:22contre l'usage des armes
00:57:23par la police
00:57:24elle est belle
00:57:25la police républicaine
00:57:25que vous nous promettez
00:57:27merci beaucoup
00:57:28monsieur le ministre
00:57:30la parole est à présent
00:57:31madame Sabine Gervais
00:57:33pour le groupe démocrate
00:57:34merci madame la présidente
00:57:37mes chers collègues
00:57:38ma question s'adresse
00:57:39à monsieur le ministre
00:57:40de l'économie
00:57:41il y a quelques semaines
00:57:43le groupe Le Grand
00:57:45acteur industriel
00:57:46historique et mondial
00:57:48spécialisé dans les infrastructures
00:57:50électriques et numériques
00:57:51des bâtiments
00:57:52a annoncé selon ses propres mots
00:57:54une simplification
00:57:55de son modèle industriel
00:57:57afin de renforcer
00:57:59la compétitivité
00:58:00du fabriqué en France
00:58:02entendons-nous
00:58:03de renforcer
00:58:05par là
00:58:05la fermeture
00:58:06de plusieurs de ses sites
00:58:07de production
00:58:08qui entraînera
00:58:09la suppression
00:58:10de près de 200 emplois
00:58:11en CDI
00:58:13parmi eux
00:58:13celui de Lagor
00:58:15dans ma circonscription
00:58:16j'ai rencontré
00:58:17leurs représentants
00:58:18il y a quelques jours
00:58:19et je peux vous assurer
00:58:20qu'ils sont inquiets
00:58:22inquiets pour leur emploi
00:58:23mais également
00:58:25inquiets pour tous
00:58:26les emplois directs
00:58:27menacés par ricochet
00:58:29inquiets aussi
00:58:30pour des structures
00:58:30telles que les ESAT
00:58:32dont les travailleurs
00:58:33en situation de handicap
00:58:35interviennent sur site
00:58:36depuis des années
00:58:38mes chers collègues
00:58:39au moment où je vous parle
00:58:40des salariés
00:58:41de ces sites
00:58:42sont au siège
00:58:43de Le Grand
00:58:43à Limoges
00:58:44pour y manifester
00:58:46leur indignation
00:58:46et leur colère
00:58:48leur employeur
00:58:49le groupe Le Grand
00:58:50coté au CAC 40
00:58:52a vu en 2025
00:58:54ses ventes augmenter
00:58:55a vu son chiffre
00:58:56d'affaires augmenter
00:58:57a vu son bénéfice
00:58:59net augmenter
00:59:00et a même vu
00:59:01les dividendes
00:59:02versés à ses actionnaires
00:59:04augmenter
00:59:06alors que le marché
00:59:07du bâtiment recule
00:59:08cette entreprise
00:59:09qui continue
00:59:10à gagner de l'argent
00:59:11a l'intention
00:59:12de mettre à la porte
00:59:13une partie de ses salariés
00:59:15comment le comprendre
00:59:16quand on est l'un d'eux
00:59:18comment le comprendre
00:59:19quand on est élu
00:59:20de ses territoires
00:59:21Monsieur le Ministre
00:59:23beaucoup a été fait
00:59:24de ces dernières années
00:59:25pour soutenir
00:59:26l'activité économique
00:59:27à travers nos territoires
00:59:29mais nous observons
00:59:30une conjoncture économique
00:59:32plus difficile
00:59:32pour l'industrie
00:59:33comme pour de nombreux
00:59:35autres secteurs
00:59:36dont l'agriculture
00:59:37alors Monsieur le Ministre
00:59:38ma question est simple
00:59:40comment comptez-vous
00:59:41continuer à poursuivre
00:59:42ces efforts
00:59:43quel soutien
00:59:44pouvez-vous apporter
00:59:45aux femmes et aux hommes
00:59:46qui font vivre
00:59:48notre économie
00:59:48et notre industrie
00:59:50à travers nos territoires
00:59:52Merci Madame la députée
00:59:52La parole est à Monsieur Roland Lescure
00:59:55Ministre de l'Economie
00:59:56et des Finances
00:59:57Merci Madame la Présidente
00:59:59Madame la députée
01:00:00Sabine Gervais
01:00:01Merci pour votre question
01:00:02Effectivement
01:00:03Legrand a annoncé
01:00:04la fermeture
01:00:04de quatre sites
01:00:05dont un situé à Lagorme
01:00:06et d'autres situés
01:00:07à Chalut, Confolant
01:00:07et Pont-Royant
01:00:08Il y a quelques semaines
01:00:10le ministre de l'Industrie
01:00:11Sébastien Martin
01:00:12a reçu immédiatement
01:00:13le directeur général
01:00:14de Legrand
01:00:14un pour comprendre
01:00:15et deux pour lui demander
01:00:17des explications
01:00:18sur la manière
01:00:18dont il allait traiter
01:00:19et notamment en premier lieu
01:00:20les 180 salariés concernés
01:00:22que vous avez mentionnés
01:00:23vous n'avez pas rappelé
01:00:24que par ailleurs
01:00:25Legrand envisage
01:00:26de créer des emplois
01:00:27107 environ
01:00:28dans d'autres sites
01:00:29donc c'est vraiment
01:00:30une opération
01:00:30de restructuration
01:00:31de réorganisation
01:00:32des sites de production
01:00:33que je peux comprendre
01:00:34mais qui ne doit pas se faire
01:00:35au détriment des salariés
01:00:36c'est la raison
01:00:37pour laquelle Sébastien Martin
01:00:38a demandé au directeur général
01:00:40de s'engager sur trois enjeux
01:00:41un, les employés
01:00:43reconversion dans d'autres sites
01:00:44ou mise en place
01:00:45de procédures de reconversion
01:00:46locale pour ceux
01:00:47qui ne sont pas mobiles
01:00:48de manière à ce qu'ils puissent
01:00:48trouver un emploi
01:00:49deux, les usines
01:00:50il faut trouver des repreneurs
01:00:51et trois, le territoire
01:00:52évidemment les élus
01:00:53dont vous
01:00:54seront étroitement associés
01:00:56au projet
01:00:57qui devra découler
01:00:58de cette décision
01:00:59d'une entreprise
01:01:00vous l'avez dit
01:01:00qui va plutôt bien
01:01:01et qui doit pouvoir du coup
01:01:02s'investir
01:01:03suite à cette décision difficile
01:01:05depuis les discussions
01:01:06ont commencé
01:01:07vous savez que
01:01:08la fin de la procédure
01:01:09elle est prévue
01:01:09le 21 octobre 2026
01:01:11d'ici là
01:01:12des négociations
01:01:13ont commencé
01:01:13avec les salariés
01:01:14avec un certain nombre
01:01:15d'éléments
01:01:17qui nous semblent
01:01:18très importants
01:01:18d'abord
01:01:18un, ça a été dit
01:01:19priorité au reclassement
01:01:20interne
01:01:21tous les salariés
01:01:22se verront proposer
01:01:23tous les postes
01:01:24disponibles au sein du groupe
01:01:25y compris les 107 postes
01:01:26créés dont j'ai parlé
01:01:27avec un accompagnement
01:01:29maintien du salaire
01:01:29aide à la mobilité
01:01:31géographique
01:01:31très important
01:01:32et formation d'adaptation
01:01:33deux, le reclassement
01:01:34externe
01:01:35pour ceux qui ne peuvent
01:01:36pas être reclassés
01:01:36en interne
01:01:37avec un congé
01:01:38de reclassement
01:01:39de 10 mois
01:01:39porté à 12 mois
01:01:40pour les salariés
01:01:41de 50 ans et plus
01:01:42ou en situation
01:01:42de handicap
01:01:43une indemnité conventionnelle
01:01:45dite supralégale
01:01:46au-delà de l'indemnité conventionnelle
01:01:48d'au moins 1000 euros
01:01:49par année d'ancienneté
01:01:50croyez-moi
01:01:52nous allons suivre
01:01:52ce PSE de près
01:01:53avec notre collègue
01:01:54en charge du travail
01:01:55nous souhaitons
01:01:56évidemment
01:01:57que les salariés
01:01:57ne soient pas les victimes
01:01:58de cette réorganisation
01:02:00dans un environnement
01:02:01international contraint
01:02:02mais qui doit
01:02:03évidemment
01:02:04tenir compte
01:02:05des situations
01:02:05de chacun
01:02:06merci
01:02:06merci beaucoup
01:02:07monsieur le ministre
01:02:08la parole est à présent
01:02:10à monsieur Emmanuel Taché
01:02:11pour le rassemblement national
01:02:12merci madame la présidente
01:02:15ma question s'adresse
01:02:16à monsieur le ministre
01:02:16chargé de l'industrie
01:02:17fibre excellence
01:02:19dernier producteur français
01:02:20de pâte à papier marchande
01:02:21est un des maillons
01:02:22de notre souveraineté industrielle
01:02:23ce groupe détenu
01:02:24par des capitaux étrangers
01:02:25exploite
01:02:26les usines de Saint-Gaudens
01:02:27en Haute-Garonne
01:02:28et de Tarascon
01:02:29dans ma circonscription
01:02:30des Bouches-du-Rhône
01:02:32670 emplois directs
01:02:33et 10 000 emplois indirects
01:02:34sont menacés
01:02:35depuis le placement
01:02:36au redressement judiciaire
01:02:37le 27 avril dernier
01:02:39sur ce dossier
01:02:40je n'ai pas attendu
01:02:41le portant
01:02:41depuis novembre 2025
01:02:43et je vous en ai saisi
01:02:44à maintes reprises
01:02:44il a connu
01:02:45des avancées certaines
01:02:46une garantie
01:02:48projet stratégique
01:02:49de 75 millions d'euros
01:02:50l'annulation
01:02:51de plus de 40 millions d'euros
01:02:52de dettes publiques
01:02:53ainsi que du passif
01:02:55fiscal et social
01:02:56la réintégration
01:02:57dans le système européen
01:02:58des quotas carbone
01:02:59représentant 9 millions
01:03:00d'euros par an
01:03:01la hausse de 20%
01:03:02du tarif
01:03:03de rachat
01:03:03de l'électricité
01:03:04de biomasse
01:03:05la mobilisation
01:03:06des préfets de région
01:03:07et de l'ONF
01:03:07qui s'est engagé
01:03:08à accroître
01:03:08de plus de 40%
01:03:10l'approvisionnement
01:03:11en bois
01:03:11d'ici 2027
01:03:13je crains que ces sites
01:03:14ne soient les victimes
01:03:15de manipulations
01:03:16de décideurs politiques
01:03:17régionaux
01:03:18tantôt marchands de rêves
01:03:19tantôt abonnés absents
01:03:20quelles sont les garanties
01:03:22de ces annonces locales
01:03:23sommes-nous face
01:03:24à un exercice cynique
01:03:25de communication
01:03:26sur fond de crise
01:03:26industrielle et sociale
01:03:28couite de sérieux
01:03:29de l'offre de reprise
01:03:30faite par un média
01:03:31de la presse
01:03:31comment peut-on
01:03:33enfin croire
01:03:33que les collectivités
01:03:34territoriales
01:03:35puissent participer
01:03:35au financement
01:03:36d'un tel outil
01:03:37de production
01:03:37monsieur le ministre
01:03:38en somme
01:03:39à l'aune du 27 juillet
01:03:40prochain
01:03:41et de la décision
01:03:41de justice
01:03:42où en est concrètement
01:03:43l'avenir de Fibre Excellence
01:03:44je vous remercie
01:03:47merci beaucoup
01:03:47monsieur le député
01:03:48la parole est à Roland Lescure
01:03:50ministre de l'économie
01:03:51et des finances
01:03:51merci madame la présidente
01:03:52mesdames et messieurs
01:03:53les députés
01:03:53monsieur le député
01:03:56Emmanuel Taché
01:03:56pardon
01:03:57votre question me permet
01:03:58au delà des quelques précisions
01:03:59que vous avez déjà apportées
01:04:00dans le cadre de votre question
01:04:01de rappeler tout ce qu'a fait l'Etat
01:04:03et tout ce que l'Etat
01:04:04continue à être prêt à faire
01:04:05pour soutenir Fibre Excellence
01:04:06plus de 90 millions d'euros
01:04:09pardon
01:04:10dans les sites
01:04:11notamment de Tarascon
01:04:12que vous connaissez bien
01:04:13accumulés entre 2021
01:04:14et 2025
01:04:16dans le cadre
01:04:16des difficultés
01:04:18actuelles de l'entreprise
01:04:19vous l'avez dit
01:04:19on est en redressement judiciaire
01:04:21un engagement de l'Etat
01:04:22ajouté 100 millions de plus
01:04:24une recherche de repreneurs
01:04:25en Europe entière
01:04:26y compris avec
01:04:27l'actionnaire historique
01:04:28mais aussi avec
01:04:28d'autres producteurs
01:04:29de pâte à pâtier
01:04:31en leur indiquant
01:04:32que nous sommes prêts
01:04:32à les accompagner
01:04:33jusqu'à hauteur
01:04:34de 100 millions d'euros
01:04:35et là on se retrouve
01:04:36avec une offre de reprise
01:04:38dont il faut que je reconnaisse
01:04:40que c'est le tribunal
01:04:41qui tranchera
01:04:42mais à ce stade
01:04:43elle n'est pas au niveau
01:04:43elle n'est pas au niveau
01:04:44pourquoi ?
01:04:44parce qu'elle demande
01:04:45une aide supplémentaire
01:04:46de l'Etat
01:04:47sans doute plus de
01:04:48100 millions d'euros
01:04:49supplémentaires
01:04:49au-delà des 100 millions d'euros
01:04:51que nous sommes déjà prêts
01:04:52à mettre
01:04:52et des 90 millions d'euros
01:04:54dont vous l'avez dit
01:04:54une bonne partie
01:04:55est déjà perdue
01:04:55qui a été apporté
01:04:57à cette entreprise
01:04:58contre un investissement
01:04:59de l'investisseur en question
01:05:00de 5 misérables millions d'euros
01:05:02c'est beaucoup d'argent
01:05:035 millions d'euros
01:05:04mais par rapport à 300 millions d'appui de l'Etat
01:05:06ça me rappelle
01:05:07je dirais
01:05:08non pas Robin Desbois
01:05:09mais plutôt le shérif de Nottingham
01:05:11qui fait des actions
01:05:12avec l'argent des autres
01:05:13moi je souhaite
01:05:14qu'on ait des repreneurs sérieux
01:05:15qui s'investissent dans les entreprises
01:05:17sur la base
01:05:18de plans d'affaires sérieux
01:05:19et sur la base
01:05:20d'un engagement réel
01:05:21des investisseurs
01:05:22aux côtés de l'Etat
01:05:23aujourd'hui
01:05:24le compte n'y est pas
01:05:25évidemment
01:05:25il y a encore quelques jours
01:05:26d'ici la décision du tribunal administratif
01:05:28j'espère que l'investisseur en question
01:05:31réalisera
01:05:32que pour reprendre une entreprise
01:05:33il faut effectivement
01:05:34s'y investir
01:05:35au sens
01:05:37monétaire du terme
01:05:37mais aussi peut-être
01:05:38au sens personnel
01:05:39que reprendre une entreprise
01:05:41c'est pas d'une plaisanterie
01:05:42c'est pas un acte politique
01:05:43c'est un acte d'investissement
01:05:44de confiance
01:05:45et j'allais dire
01:05:46aujourd'hui
01:05:46on doit ça aux salariés
01:05:48il doit ça aux salariés
01:05:49les élus locaux
01:05:50je comprends qu'ils soient investis
01:05:51je comprends qu'ils veuillent y croire
01:05:52nous souhaitons y croire aussi
01:05:54mais à condition évidemment
01:05:55que ceux qui vont mettre
01:05:56la reprise
01:05:57ils puissent mettre aussi
01:05:58de l'argent
01:05:59merci
01:05:59merci monsieur le ministre
01:06:00monsieur le député
01:06:01je vous remercie madame la présidente
01:06:03merci
01:06:04la parole est à monsieur
01:06:05Jean-Marie Fievet
01:06:06pour le groupe Ensemble
01:06:07pour la République
01:06:10merci madame la présidente
01:06:12ma question s'adresse
01:06:13à monsieur le ministre
01:06:13de l'Intérieur
01:06:15monsieur le ministre
01:06:16depuis plusieurs semaines
01:06:17les feux de forêt
01:06:18frappent durement
01:06:19notre territoire national
01:06:20face à la multiplication
01:06:22aux simultanés des foyers
01:06:23nos sapeurs-pompiers
01:06:24et nos forts de sécurité civile
01:06:26font preuve d'un dévouement
01:06:27et d'un courage exemplaire
01:06:30je veux ici
01:06:31leur rendre hommage
01:06:32et adresser une pensée
01:06:34toute particulière
01:06:34à la mémoire
01:06:35de tous les sapeurs-pompiers
01:06:36qui ont perdu la vie
01:06:37en intervention
01:06:38leur sacrifice
01:06:39nous rappelle avec gravité
01:06:41l'immense valeur
01:06:42de leur engagement
01:06:43pour notre pays
01:06:44ancien officier
01:06:45de sapeurs-pompiers
01:06:46je connais la réalité
01:06:47opérationnelle du terrain
01:06:47la rapidité
01:06:49la puissance de frappe initiale
01:06:50sont essentielles
01:06:51pour éviter qu'un départ de feu
01:06:52ne se transforme en méga feu
01:06:55chaque heure gagnée
01:06:56au début du sinistre
01:06:56permet d'éviter
01:06:57des milliers d'hectares brûlés
01:06:59aujourd'hui
01:07:00pour lutter
01:07:01contre ces feux de forêt
01:07:02la France sollicite
01:07:03le mécanisme
01:07:04de protection civile
01:07:04de l'Union Européenne
01:07:05notamment
01:07:07lorsque nos propres
01:07:08forces de sécurité civile
01:07:09sont à la limite
01:07:10du débordement
01:07:11nous faisons appel
01:07:12à un renfort européen
01:07:13en réaction
01:07:14souvent trop tard
01:07:15une fois que la crise
01:07:16est déjà installée
01:07:18il me semble indispensable
01:07:19de faire évoluer
01:07:20notre doctrine
01:07:22l'entraide européenne
01:07:23ne doit pas être
01:07:24un dernier recours
01:07:24d'urgence
01:07:25comme c'est le cas
01:07:26actuellement
01:07:27mais un réflexe stratégique
01:07:29d'anticipation
01:07:30la France envoie
01:07:32très régulièrement
01:07:32ses moyens humains
01:07:33ses moyens terrestres
01:07:34et aériens
01:07:35en renfort chez nos voisins
01:07:36dès qu'ils en ont besoin
01:07:38ce soutien doit être réciproque
01:07:40et fonctionne dans les deux sens
01:07:42faire appel aux capacités européennes
01:07:44dès les premiers feux majeurs
01:07:45permettrait de fixer
01:07:46les sinistres immédiatement
01:07:48plutôt que de les laisser
01:07:49déborder par les flammes
01:07:50monsieur le ministre
01:07:52le gouvernement est-il prête
01:07:53à adapter nos protocoles
01:07:55d'engagement
01:07:55en sollicitant les moyens
01:07:57de nos partenaires européens
01:07:58dès les premiers départs de feu
01:08:00pour enfin passer
01:08:01d'une logique de réaction
01:08:03à une réelle stratégie
01:08:04de prévention opérationnelle
01:08:06je vous remercie
01:08:07merci monsieur le député
01:08:09la parole est à Laurent Nunez
01:08:10ministre de l'Intérieur
01:08:13merci beaucoup madame la présidente
01:08:15mesdames et messieurs les députés
01:08:16monsieur le député
01:08:18merci pour votre question
01:08:19et merci d'avoir salué
01:08:21le courage et le dévouement
01:08:22des sapeurs-pompiers
01:08:23au moment où je vous parle
01:08:24monsieur le député
01:08:25j'en informe la représentation nationale
01:08:27je viens d'apprendre
01:08:27par madame la préfète
01:08:28de la Gironde
01:08:29que deux sapeurs-pompiers
01:08:30sont décédés
01:08:30en combattant un incendie
01:08:32à Mérignac
01:08:33en Gironde
01:08:34un incendie de bâtiment
01:08:35donc voilà
01:08:36je n'en sais pas plus
01:08:37mais j'aimerais bien évidemment
01:08:38que nous ayons une pensée
01:08:39pour eux
01:08:40au même titre que nous avons eu
01:08:41il y a 15 jours
01:08:42enfin la semaine dernière
01:08:43pour le décès
01:08:43il y a 15 jours
01:08:44d'un jeune sapeur-pompier
01:08:46volontaire dans le département
01:08:47de la Savoie
01:08:48donc c'est dire l'engagement
01:08:49qui est le leur
01:08:49et évidemment j'ai une pensée
01:08:50très forte
01:08:51pour ces deux sapeurs-pompiers
01:08:52pour leur famille
01:08:53et je me rendrai évidemment
01:08:54dès que possible sur place
01:08:56vous avez raison de souligner
01:08:58monsieur le député
01:08:58l'importance
01:08:59de ce mécanisme
01:09:01européen
01:09:02de protection civile
01:09:03qui joue en fait
01:09:04dans les deux sens
01:09:04mais il faut bien rappeler
01:09:05qu'il joue vraiment
01:09:06quand un pays
01:09:07doit faire face
01:09:07à une crise
01:09:08en situation d'urgence
01:09:09et qu'il ne peut y faire face
01:09:11seul
01:09:11et à ce moment-là
01:09:12fait appel à d'autres moyens
01:09:14européens
01:09:14ça a été le cas
01:09:15cette année
01:09:15aux Pays-Bas
01:09:16puisque nous avons envoyé
01:09:17aux Pays-Bas
01:09:17une quarantaine d'effectifs
01:09:19de militaires
01:09:20de la sécurité civile
01:09:21avec leurs moyens mobiles
01:09:22et puis nous tenons
01:09:23comme vous le savez
01:09:24à disposition
01:09:25deux canadaires
01:09:25pour être projetés
01:09:26en Europe
01:09:26s'il le fallait
01:09:27et nous-mêmes
01:09:28bénéficions actuellement
01:09:29nous bénéficions actuellement
01:09:30de moyens européens
01:09:32des moyens terrestres
01:09:33qui ont été déployés
01:09:34dans certains départements
01:09:35puis des moyens aériens
01:09:37nous avons eu
01:09:38deux hélicoptères
01:09:39bombardiers d'eau
01:09:40notamment sur le feu
01:09:40de Dix
01:09:41dans la Drôme
01:09:42et puis nous avons eu
01:09:43aussi à Tréviac
01:09:43dans les Pyrénées-Orientales
01:09:44des avions Air Tractor
01:09:46qui étaient à la fois
01:09:47fournis par Chypre
01:09:48et par la Grèce
01:09:49et qui nous ont permis
01:09:49de renforcer nos capacités
01:09:51pour mieux lutter
01:09:52contre cet incendie
01:09:53je prends bonne note
01:09:56de votre demande
01:09:56de changement de doctrine
01:09:57qui est de prévoir
01:09:58une anticipation
01:09:59d'utilisation des moyens
01:10:00je crois que la doctrine
01:10:01telle qu'elle a été conçue
01:10:02c'est une bonne doctrine
01:10:04on fait appel à d'autres états
01:10:05quand nous sommes
01:10:06en situation d'urgence
01:10:07pour renforcer nos moyens
01:10:08mais très honnêtement
01:10:10je n'exclus pas évidemment
01:10:11que nous puissions
01:10:12de manière préventive
01:10:13également
01:10:14et donc j'entends
01:10:15votre question
01:10:15que nous puissions
01:10:16également de manière
01:10:16préventive
01:10:17faire appel à ces moyens
01:10:18mais encore une fois
01:10:19je ne peux terminer
01:10:20ma réponse
01:10:21sans avoir une pensée
01:10:22pour ces deux sapeurs-pompiers
01:10:23je suis sûr que c'est
01:10:23une nouvelle
01:10:24qui nous bouleverse
01:10:25et nous attriste tous
01:10:25merci beaucoup
01:10:27monsieur le ministre
01:10:27de l'Intérieur
01:10:28évidemment la représentation
01:10:30nationale s'associe
01:10:31à l'hommage
01:10:32que vous venez
01:10:33de leur rendre
01:10:33à la douleur des familles
01:10:35nous saluons
01:10:36comme toujours
01:10:37l'engagement
01:10:38de ces soldats du feu
01:10:39qui préservent
01:10:41partout
01:10:42sur le territoire national
01:10:43des vies
01:10:44nos forêts
01:10:46et ils le font
01:10:48au péril
01:10:48de leur vie
01:10:49et vous venez
01:10:49malheureusement
01:10:50tristement
01:10:51de leur appeler
01:10:52donc toute la représentation
01:10:54nationale s'associe
01:10:55évidemment
01:10:55à la douleur des familles
01:10:57merci à vous
01:11:02la parole est à madame
01:11:03Sandra Rogol
01:11:04pour le groupe
01:11:05écologiste et social
01:11:07madame la présidente
01:11:08si vous le permettez
01:11:10avant de commencer
01:11:10je souhaiterais
01:11:11rendre un hommage
01:11:12pour le départ
01:11:13à la retraite
01:11:14de Serge Ezra
01:11:16qui va nous quitter
01:11:16après 44 ans
01:11:18de service
01:11:19auprès de la présidence
01:11:21au service
01:11:22des comptes rendus
01:11:22on oublie trop souvent
01:11:24et ça pouvait être
01:11:25décompté de mon temps de parole
01:11:26on oublie trop souvent
01:11:27toutes les personnes
01:11:28qui sont là
01:11:29dans l'ombre
01:11:29qui travaillent pour nous
01:11:30et qui rendent
01:11:31notre travail possible
01:11:33merci beaucoup
01:11:53évidemment
01:11:53je ne peux pas commencer
01:11:54cette question
01:11:55à vous
01:11:56monsieur le ministre
01:11:57de l'intérieur
01:11:57sans avoir une pensée
01:11:58pour les trois pompiers
01:12:00les trois soldats du feu
01:12:01qui ont déjà donné leur vie
01:12:02depuis ce mois de juillet
01:12:04nous ne sommes qu'au début
01:12:05du mois de juillet
01:12:05alors oui
01:12:06monsieur Chévé le disait
01:12:07le sacrifice
01:12:09malheureusement
01:12:10il est trop constant
01:12:11il est permanent
01:12:12parce que le réchauffement climatique
01:12:13ce sont les soldats du feu
01:12:15qui le prennent
01:12:16en pleine figure
01:12:17en première ligne
01:12:18et qui compensent
01:12:19comme ils et elles peuvent
01:12:20ils ont des moyens
01:12:22vous les avez même augmentés
01:12:24c'est un fait
01:12:24vous le répétez sur tous les plateaux
01:12:26c'est un fait
01:12:27sauf que ce sont des moyens
01:12:28adaptés pour les années 80
01:12:30ou les années 90
01:12:32et pas pour le réchauffement climatique
01:12:34tel qu'ils le subissent aujourd'hui
01:12:36ce ne sont pas des moyens
01:12:37qui sont adaptés à 40 feux
01:12:3940 départs de feu en même temps
01:12:42alors vous le dites
01:12:44les canadaires
01:12:45oui encore une fois
01:12:47en Drôme
01:12:48en Corse
01:12:48on a dû choisir
01:12:50choisir de ne pas les envoyer
01:12:51pour certaines de ces populations
01:12:52parce qu'il n'y en a pas assez
01:12:54malgré les investissements
01:12:55les camions
01:12:56citerne
01:12:57feu de forêt
01:12:57vous en avez promis
01:12:58en milliers
01:12:59livrez à peine la moitié
01:13:00et oubliez de préciser
01:13:02que toute une partie
01:13:03des centaines
01:13:04ne pourront pas être utilisées
01:13:05et devront être réformées
01:13:06parce qu'ils sont dangereux
01:13:07pour leurs utilisateurs
01:13:09parce qu'ils ne sont pas aux normes
01:13:10la protection de la santé
01:13:11des soldats du feu
01:13:12plusieurs syndicats vous le demandent
01:13:14des protections
01:13:15pour ne pas être intoxiquées
01:13:17par des fumées
01:13:18dont étude après étude
01:13:19les scientifiques démontrent
01:13:21qu'elles sont de pire en pire
01:13:23pourtant les solutions
01:13:24sont sur la table
01:13:24depuis deux ans
01:13:25monsieur le ministre
01:13:26elles sont issues
01:13:27du niveau de la sécurité civile
01:13:28et rien n'a été fait
01:13:30alors nous le groupe écologiste
01:13:32sans administration
01:13:33sans moyens
01:13:34sans ministère
01:13:34on a déposé le texte
01:13:36que vous auriez dû déposer
01:13:37monsieur le ministre
01:13:38il vous reste encore un peu de temps
01:13:40pour respecter les pompiers
01:13:41programmer le texte
01:13:42que vous nous dites
01:13:43avoir déposé quelque part
01:13:45en urgence
01:13:46c'est une question
01:13:47de sécurité nationale
01:13:49pour nos pompiers
01:13:50pour la protection civile
01:13:52et pour la population française
01:13:54qui est en danger imminent
01:13:56merci madame la députée
01:13:58merci pour votre hommage
01:14:00rendu
01:14:00la parole est à monsieur
01:14:02Laurent Nunez
01:14:03ministre de l'Intérieur
01:14:04merci beaucoup
01:14:06madame la présidente
01:14:07mesdames et messieurs
01:14:07les députés
01:14:08madame la députée
01:14:09donc d'abord
01:14:10les moyens
01:14:11ils ont considérablement augmenté
01:14:12il faut le rappeler
01:14:13vous dites que je le dis
01:14:13sur tous les plateaux
01:14:14mais certains le contestent
01:14:15donc pardon de répéter une évidence
01:14:17certains le contestent
01:14:18je vous le redis
01:14:18la flotte aérienne
01:14:19a été multipliée par deux
01:14:20depuis 2022
01:14:21elle a été multipliée par deux
01:14:23nous avons certes
01:14:25nos 12 canadaires
01:14:26mais nous avons maintenant
01:14:26des hélicoptères bombardiers d'eau
01:14:28et des avions bombardiers d'eau
01:14:30que nous l'ont
01:14:30il y a les moyens terrestres
01:14:32qui ont été également augmentés
01:14:34jamais à aucun moment
01:14:36depuis que la saison des feux
01:14:37n'a été commencé
01:14:38depuis que la saison des feux
01:14:40a commencé
01:14:41à aucun moment
01:14:42nous n'avons eu à arbitrer
01:14:43dans le choix
01:14:44des moyens aériens
01:14:44à aucun moment
01:14:46y compris sur le feu
01:14:48dans la drôme
01:14:48dont vous parlez
01:14:49qui est un feu
01:14:50qui ne pouvait être attaqué
01:14:51que très difficilement
01:14:53par des moyens aériens
01:14:54je veux vous redire
01:14:55que 95% des feux
01:14:56se combattent
01:14:57par des moyens terrestres
01:14:5895% des feux
01:15:00la plupart d'entre eux
01:15:0185% ne parcourent
01:15:03qu'un à deux hectares
01:15:03c'est dire la réactivité
01:15:05des sapeurs-pompiers volontaires
01:15:06et le travail
01:15:07de la direction générale
01:15:08de la sécurité civile
01:15:09qui prépositionne les moyens
01:15:10tous les jours
01:15:11tous les jours
01:15:12ils sont prépositionnés
01:15:13au moment où je vous parle
01:15:14il y a un feu
01:15:15dans le département du Var
01:15:17à Pontevesse
01:15:18qui est un feu important
01:15:19qui a déjà ravagé
01:15:20500 hectares
01:15:21nous avons 8 canadaires
01:15:22qui sont engagés
01:15:23et 2 avions d'âge
01:15:24qui ont été projetés
01:15:25et qui sont à l'action
01:15:27sur place
01:15:27donc ça n'est pas
01:15:28un problème de moyens
01:15:29nous avons affaire
01:15:30à une saison importante
01:15:31et nous avons les moyens
01:15:33de les combattre
01:15:34concernant les syndicats
01:15:35concernant les syndicats
01:15:36de pompiers
01:15:37vous avez parlé de deux choses
01:15:38vous avez parlé
01:15:39des moyens de protection
01:15:40j'ai reçu d'ailleurs
01:15:41je reçois en ce moment
01:15:42les organisations syndicales
01:15:43et nous allons rappeler
01:15:45à l'ensemble des directeurs
01:15:46d'incendie et de secours
01:15:47je l'ai fait hier encore
01:15:48dans un télégramme
01:15:49la nécessité de porter
01:15:50ces protections
01:15:51les protections
01:15:52dont vous parlez
01:15:53deuxième point
01:15:54sur ce qui est
01:15:55du Beauvau de la sécurité civile
01:15:56et du projet de loi
01:15:57sur de la sécurité civile
01:15:59nous y travaillons
01:16:00avec Matignon
01:16:01et comme j'en ai pris
01:16:02l'engagement
01:16:02le projet de loi
01:16:03sera élaboré
01:16:04et le financement
01:16:05des SDIS
01:16:06sera examiné
01:16:07nous y travaillons
01:16:08et ce ne sont pas
01:16:09des paroles en l'air
01:16:09ce sont des engagements
01:16:10madame la députée
01:16:11merci beaucoup
01:16:12monsieur le ministre
01:16:13la parole est à présent
01:16:14à monsieur Fabrice Brun
01:16:16pour le groupe
01:16:16droite républicaine
01:16:22merci madame la présidente
01:16:24ma question
01:16:25à laquelle j'associe
01:16:25ma collègue Sylvie Bournet
01:16:26s'adresse à monsieur
01:16:27le premier ministre
01:16:29mercredi dernier
01:16:29en sud Ardèche
01:16:30le 15 juillet
01:16:31l'après-midi
01:16:31le ciel
01:16:32nous est tombé
01:16:33sur la tête
01:16:33un orage de grêle
01:16:35d'une violence inouïe
01:16:36une pluie
01:16:37de boules de pétanque
01:16:38suivie d'un véritable déluge
01:16:39des cultures agricoles
01:16:41dévastées
01:16:41des vignes ravagées
01:16:43des voitures cabossées
01:16:45des pare-brises détruites
01:16:46des toitures
01:16:47d'habitations
01:16:48d'entreprises
01:16:49de bâtiments publics
01:16:50qui explosent
01:16:51comme sous l'effet
01:16:52d'une bombe
01:16:52l'eau inondant
01:16:53ensuite la maison
01:16:54comme le magasin
01:16:55le gymnase
01:16:56l'hôtel
01:16:56ou l'usine
01:16:57du jamais vu
01:16:58à l'heure où je vous parle
01:17:00des milliers d'ardéchois
01:17:01particuliers
01:17:02ou acteurs économiques
01:17:03sont sinistrés
01:17:04encore sous le choc
01:17:05sans voiture
01:17:06pour se déplacer
01:17:07avec des bâches
01:17:08de fortune
01:17:09en guise de toit
01:17:10à la merci du prochain
01:17:11orage
01:17:11où le fruit du travail
01:17:13de toute une vie
01:17:13peut être anéanti
01:17:15du jour au lendemain
01:17:17avec aussi
01:17:18il faut le souligner
01:17:18cet élan de solidarité
01:17:20instantané
01:17:20car chez nous
01:17:21on sait se serrer les coudes
01:17:23bien sûr
01:17:24les compagnies d'assurance
01:17:25sont en première ligne
01:17:26mais monsieur le premier ministre
01:17:27six jours après l'apocalypse
01:17:29comment comptez-vous
01:17:31déclencher
01:17:31la solidarité nationale
01:17:33une cellule de crise
01:17:34en préfecture
01:17:35c'est bien
01:17:35mais un fonds d'urgence
01:17:37dédié
01:17:37c'est mieux
01:17:38pour faire face
01:17:39à une catastrophe naturelle
01:17:40d'une telle ampleur
01:17:42comment comptez-vous
01:17:43soutenir
01:17:44l'économie ardechoise
01:17:45touchée de plein fouet
01:17:46que répondez-vous
01:17:48c'est un exemple
01:17:49parmi tant d'autres
01:17:49à ce couple
01:17:50de jeunes travailleurs
01:17:51en grande difficulté
01:17:52pour payer
01:17:53les 1200 euros
01:17:54de franchise
01:17:55de leurs deux voitures
01:17:56grêlées
01:17:56quel accompagnement
01:17:58des collectivités locales
01:18:00notamment les communes
01:18:01dont les bâtiments publics
01:18:02sont endommagés
01:18:04monsieur le premier ministre
01:18:05serez-vous
01:18:06à nos côtés
01:18:07aux côtés
01:18:08de tous les sinistrés
01:18:0925 000 personnes
01:18:10sont potentiellement concernées
01:18:12et attendent
01:18:13la solidarité nationale
01:18:14merci
01:18:15merci beaucoup
01:18:16monsieur le député
01:18:16la parole est à monsieur Roland Lescure
01:18:18ministre de l'économie
01:18:19et des finances
01:18:21merci madame la présidente
01:18:23mesdames messieurs les députés
01:18:23monsieur le député
01:18:24Fabrice Brun
01:18:25vous l'avez dit
01:18:26ce qui s'est passé
01:18:27est absolument exceptionnel
01:18:28on a tous vu les images
01:18:29mais vous l'avez vécu
01:18:30puisque c'est chez vous
01:18:30de ces véritables boules de pétanque
01:18:33qui tombaient
01:18:33et qui faisaient des dommages
01:18:36extrêmement importants
01:18:37aux habitations
01:18:38aux véhicules
01:18:38aux entreprises
01:18:39aux récoltes
01:18:40je pense que la récolte
01:18:41de vin en Ardèche
01:18:42cette année
01:18:42ça va être difficile
01:18:43on en a sans doute perdu
01:18:44une bonne partie
01:18:45et donc je voudrais à la fois
01:18:46vous remercier pour vos mots
01:18:47mais aussi pour ce que vous avez dit
01:18:48sur la solidarité locale
01:18:50très forte
01:18:50dans un département
01:18:51qui en est
01:18:52qui en est coutumier
01:18:53dans lequel je sais
01:18:54vous avez été
01:18:54directement concerné
01:18:56vous dire aussi
01:18:57que effectivement
01:18:58les assureurs sont en première ligne
01:19:00et doivent faire leur travail
01:19:00vous l'avez dit
01:19:01une cellule de crise
01:19:02a réuni les assureurs
01:19:03et les acteurs locaux
01:19:05hier
01:19:05et le préfet a rappelé
01:19:06mais je pense que
01:19:07si vous y étiez
01:19:08vous avez entendu
01:19:08que les assureurs se sont engagés
01:19:10à ce qu'on aille vite
01:19:11parce que effectivement
01:19:12quand on n'a plus de véhicules
01:19:13quand on a un enjeu
01:19:14de couverture
01:19:15si je puis dire
01:19:15sur le toit
01:19:16il faut agir vite
01:19:18le défi majeur
01:19:19c'est l'expertise
01:19:19il faut que l'expert
01:19:20vienne très vite
01:19:20pour évaluer les dégâts
01:19:22et ensuite
01:19:22il faut effectivement
01:19:23que les assureurs
01:19:24soient au rendez-vous
01:19:25j'ai moi-même
01:19:26appelé la fédération nationale
01:19:27des assureurs
01:19:28qui s'est engagée
01:19:29à aller vite
01:19:29sur ce sujet
01:19:30au fond
01:19:30on a la chance
01:19:31en France
01:19:31d'avoir une assurance
01:19:32obligatoire
01:19:33que ce soit pour
01:19:34les ménages
01:19:35les entreprises
01:19:35les agriculteurs
01:19:36pour ce type de tempête
01:19:38il faut maintenant
01:19:38qu'on règle le sujet
01:19:39très rapidement
01:19:40au-delà des enjeux
01:19:41d'assurance
01:19:41vous savez que la solidarité nationale
01:19:43elle existe déjà
01:19:44il y a un certain nombre
01:19:45de dispositifs qui existent
01:19:47il faut là encore
01:19:48qu'on évalue les dégâts
01:19:49c'est la priorité absolue
01:19:50mais pour les agriculteurs
01:19:51vous le savez
01:19:52l'indemnité de solidarité nationale
01:19:53qui soit assurée
01:19:54ou non assurée
01:19:55est le dispositif
01:19:56de calamité d'agricole
01:19:57qui peut être enclenché
01:19:58pour les collectivités
01:19:59vous m'avez interrogé là-dessus
01:20:00la dotation de solidarité
01:20:01aux collectivités
01:20:03victimes d'événements climatiques
01:20:04pour des dommages
01:20:05qui vont au-delà
01:20:05de 150 000 euros
01:20:06et j'ai peur que pour
01:20:07certaines d'entre elles
01:20:08notamment à OVNA
01:20:09ce soit le cas
01:20:10et pour les entreprises
01:20:11des reports de paiements
01:20:12ou d'échéances fiscales
01:20:13nous sommes là
01:20:14nous sommes à vos côtés
01:20:15et nous souhaitons
01:20:15qu'on aille vite
01:20:16pour mettre en place
01:20:17la solidarité des assureurs
01:20:18mais aussi la solidarité nationale
01:20:21on sera à rendez-vous
01:20:22merci monsieur le député
01:20:22merci beaucoup monsieur le ministre
01:20:24la séance de questions
01:20:25au gouvernement est terminée
01:20:26la séance est suspendue
01:20:27jusqu'à 16h30
01:20:28merci à tous
01:20:42merci à tous
01:21:12merci à tous
01:21:42merci à tous
01:21:43merci à tous
01:21:52merci à tous
01:21:53merci à tous
01:21:57merci à tous
01:21:58merci à tous
01:21:58merci à tous
01:22:00merci à tous
01:22:00merci à tous
01:22:02merci à tous
01:22:03merci à tous
01:22:04merci à tous
01:22:06merci à tous
01:22:06merci à tous
01:22:07merci à tous
01:22:08merci à tous
01:22:09merci à tous
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