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Cette vidéo fait partie du Corner Football
  • il y a 22 heures
L’Argentine rejoint l’Espagne en finale de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis en éliminant l’Angleterre d’Harry Kane 2-1. L’Albiceleste affrontera la Roja dimanche à 21h pour tenter de décrocher une deuxième étoile 4 ans après la troisième ! De son côté les Three Lions rejoignent la France pour disputer la petite finale samedi à 23h dans un match pour la troisième place.

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Transcription
00:00C'est parti, avec les trois points, jingle !
00:02Le plus important, c'est l'essentiel !
00:03Le plus important, c'est les trois points.
00:04Souvent, l'essentiel, c'est le plus important.
00:07Daniel ?
00:08Le premier point, je suis submergé par l'émotion,
00:10donc je suis extatique face au match,
00:13et surtout à l'exploit des Argentins,
00:15équipe que j'adore, et je comprends pourquoi je l'aime
00:16quand je vois ce qu'ils ont encore fait ce soir.
00:18Le deuxième point, passer l'émotion, l'analyse du match,
00:22ces Argentins, en fait, ils savent tout faire.
00:24Ils peuvent pourrir un match et en même temps jouer au foot,
00:26tout dans la même rencontre, ils peuvent muter,
00:28ils sont en perpétuelle mutation.
00:30Et le point 3, c'est l'Angleterre,
00:32et l'Angleterre, c'est comment, Julien ?
00:36Football is coming back home, je ne sais pas comment il faut dire.
00:40Et là, je crois que c'est never come back home.
00:44Ça ne va jamais marcher.
00:47Et puis là, ce soir, je pense qu'ils vont en avoir
00:49deux, trois des regrets, quand même.
00:53Laurent ?
00:54Oui.
00:54Écoute, moi, pareil que Daniel sur le premier point,
00:56parce que le foot, en fait, le foot, c'est en deux jours,
00:59on a eu ce qu'est le foot, c'est l'Espagne,
01:01c'est la technique, c'est la maîtrise,
01:03c'est la corrida qu'on a vécu hier,
01:05mais c'est aussi ce qu'on a vu ce soir,
01:07c'est-à-dire la grinta, les fautes, le vice,
01:10et derrière, le talent, parce qu'il y a eu beaucoup de talent.
01:13Le deuxième point, c'est quand même Messi,
01:15parce que Messi fait un match, comme d'habitude, bizarre,
01:17mais à la fin, il met son pied droit
01:18pour donner la passe décisive sur la tête de Laotaro.
01:21C'est incroyable ce que fait Messi,
01:24à 39 ans, il sera en finale de Coupe du Monde
01:25pour le back-to-back.
01:26Puis le troisième point, c'est Thomas Tourelle,
01:28que j'allais encenser pour sa compo de départ
01:30et ses choix assez judicieux tout au long de la compète,
01:32et qui, dans le coaching final,
01:35a tué son équipe,
01:36avec les six défenseurs,
01:38avec cette équipe qui a reculé dès qu'elle a marqué.
01:40L'Angleterre s'est mis une balle dans le pied,
01:42même si les Argentins ont été géniaux.
01:45Georges, t'as la parole, parce que t'es en finale.
01:49On a vu un ouragan argentin en deuxième mi-temps,
01:52c'est dingue.
01:54Ouais, c'est dingue.
01:56Franchement, c'est le meilleur match
01:58de la Coupe du Monde de l'Argentine.
01:59Tout le monde est d'accord pour dire ça.
02:01Après avoir joué le pire match de leur mondial
02:04face à la Suisse, c'est même Scaloni qui l'avait dit.
02:07Il a fait des choix, Scaloni, pour ce match.
02:09Il a décidé de mettre Shuliano Siméoné
02:11au début à la place de Rodrigo de Paul.
02:12C'était un choix, on en avait parlé cette semaine.
02:14On pensait qu'il allait vouloir mourir
02:15avec ses héros de 2022.
02:17Il a fait des choix courageux.
02:20Et après, surtout, il a été suivi par ses joueurs.
02:22C'est à dire qu'à part peut-être Molina,
02:25est-ce qu'il y a un joueur argentin
02:26qui a mal joué, en tout cas techniquement
02:28ou dans ce qu'ils sont donnés ?
02:32Mais même Molina, il fait cette erreur,
02:32mais à aucun, tu peux reprocher de ne pas tout donner.
02:35Franchement, rien à reprocher.
02:36C'est admirable, en fait.
02:37C'est admirable, c'est justement ça.
02:39Et quand tu es obligé de penser
02:41au match d'hier et te dire
02:42« Mais c'est aussi le foot, mets tout sur le terrain.
02:45Donne ton cœur. »
02:47Ce que n'ont pas fait les Français, d'ailleurs.
02:48Oui, c'est à ça que je faisais référence.
02:50Même si l'autre te semble supérieur,
02:53là, je ne suis pas sûr que les Anglais soient supérieurs,
02:55je ne dis pas ça spécifiquement pour ce match,
02:57mais tout donner sur un terrain.
02:59Et puis après, si tu es plus fort en face,
03:00bats-moi, il n'y a pas de problème.
03:02Viens me chercher.
03:03Mais si tu veux me battre,
03:04tu vas devoir me montrer que tu es plus fort.
03:06Et les Argentins, c'est le message au minimum.
03:08C'est le minimum du SMS qu'ils envoient.
03:11Après, l'autre en face,
03:12vas-y, fais ton match.
03:13Mais nous, l'autre, on va le faire et on va tout donner.
03:15Il y a deux choses sur l'Argentine
03:16qui me frappent dans ce que dit Georges
03:18et dans ce que dit Daniel.
03:19Ce que dit Daniel, c'est d'abord
03:22la capacité à mettre dans le même match
03:23des ingrédients très différents.
03:25C'est-à-dire, en gros, c'est tout le football.
03:26C'est tout ce qu'il faut dans un match.
03:28C'est-à-dire, tu essaies de faire péter les plans à l'adversaire.
03:30C'est tout ce qu'ils sont.
03:31C'est ce qu'ils sont, mais derrière,
03:33tu mets le on-off et le on, c'est la technique.
03:36Les sons, les décalages.
03:36Quand ils ont pris le but, d'un coup,
03:37les choix, c'est hyper offensif.
03:39Je me suis même demandé si ce n'était pas trop tôt la réaction.
03:42Immédiatement, ça change, ça attaque, ça se déroule à pont.
03:44Ça, dans l'état d'esprit, c'est vrai.
03:46C'est ce on-off qui me fait halluciner.
03:49Mais on connaît les qualités de chacun.
03:50Après, en revanche, ce qui est fou,
03:52c'est les changements de Scaloni.
03:53Je m'apprêtais à dire, je vais être honnête,
03:55qu'il avait raté en faisant rentrer à nouveau les Otamendi
04:00et encore les Montiel.
04:02Et encore.
04:03En fait, c'est les mecs, les grognards de 2022
04:05sur qui il peut compter.
04:06Parce que moi, j'attendais...
04:07Il y a une crise de risque.
04:07C'est plus que des grognards.
04:09Ne les limites pas à des grognards.
04:11Tu es d'accord pour dire que tu ne dis pas
04:12que c'est Montiel et Otamendi qui vont te faire changer le match.
04:15En fait, si.
04:16Je pense qu'il est dans la lecture du match, Flo.
04:18Parce qu'en fait, il voit très bien qu'à ce moment-là,
04:19sur les ballons longs, les Anglais sont battus,
04:22qu'ils ont besoin de présence dans la surface avec Otamendi.
04:25Les ballons longs, c'est Rodrigo Doppol.
04:26C'est apporté quelque chose de différent.
04:28Après, effectivement, les choix sont courageux
04:29parce que Eparedes et Giuliano Simeone,
04:32qui sont sortis,
04:34font partie peut-être des meilleurs joueurs
04:35sur la pelouse depuis le début du match.
04:38En ça, c'est le choix pour mettre l'énergie
04:41et tout ce que Doppol ne pouvait absolument mettre.
04:44Attention, on y va.
04:45Scaloni en direct, traduit par Georges Quirino.
04:48C'est parti.
04:49Est-ce que tu es plus émotionnel que je suis ?
04:52Je suis encore plus ému qu'eux.
04:54Je n'ai pas de mots.
04:56C'est vraiment une joie énorme pour notre pays.
05:02L'autre jour, j'ai dit que ce groupe
05:03n'arrêtait pas de me surprendre.
05:04Mais je vous dis la vérité.
05:06On avait dit,
05:08si on gagne, on dessera tout.
05:10On dessera tout sur le terrain.
05:11C'est toujours difficile.
05:15Tenter de faire comprendre aux gens
05:17ce qu'on est nos joueurs dans le ventre.
05:19On ne va jamais comprendre.
05:21On est unique.
05:21Unique.
05:22Ce n'est pas de l'arrogance.
05:23On est unique.
05:26Ces gens, ces gens-là,
05:27ces gens tout autour de nous,
05:28ils nous ont fait gagner le match.
05:29Merci pour être comme vous.
05:30Ce journaliste le remercie.
05:32Il est remercie pour toute la gentille,
05:34pour ce qu'il est.
05:38On a tout tenté.
05:40Le maillot mérite pour de tout jusqu'au final.
05:45Rien laissé.
05:47On a montré une fois de plus.
05:50Il a sent ce maillot comme tous les Argentins.
05:55Voilà.
05:55L'émotion de ce qu'il n'y a pas pleuré cette fois-ci.
05:58Mais là, regarde,
06:00tu les vois communier avec ce public
06:01qui est extrêmement nombreux.
06:03On le sait, aux Etats-Unis,
06:04depuis le début de la Coupe du Monde,
06:06c'est des chiffres records.
06:07C'est une fête permanente.
06:09Mais comment tu veux ne pas aimer
06:11ce pays, cette équipe,
06:13ce qu'ils font ensemble ?
06:14Alors, OK, peut-être les Rabojois vont dire
06:16« Bon, ben ouais, c'est tout pour le football.
06:17Ils sont prêts à tout.
06:18C'est une passion destructrice, dévorante. »
06:20Mais moi, personnellement, je m'en fous.
06:22Ils ont envie de vivre comme ça.
06:24Ils veulent vivre le football comme ça.
06:26Ce peuple vit pour ça.
06:27Il y a, je ne sais pas combien de clubs,
06:29de stades à Buenos Aires.
06:30Voilà, c'est leur vie, c'est le football.
06:32Comme à Londres.
06:34Et moi, quand je vois ce qu'ils font ce soir,
06:36je ne sais pas, moi, je suis ému.
06:38Est-ce qu'Aloni, ils ne chialent pas ?
06:39Moi, devant la télé, à un moment,
06:41je me dis « Mais ce n'est pas vrai. »
06:42Il n'y a que l'Argentine
06:43qui, depuis le début,
06:44la Coupe du Monde,
06:46seule chez moi, m'a fait crier.
06:48On a vu tellement de matchs, nous,
06:50à notre âge.
06:52Ça va, on en a vu mille.
06:53De là à crier,
06:54de là à être étonné,
06:55de là à être transporté.
06:56Il n'y a que l'Argentine qui me fait ça.
06:58Parce que ce qu'ils communiquent comme émotion,
07:00il n'y a pas un autre pays qui communique ça.
07:02Je suis désolé.
07:03Moi, c'est fou.
07:04Moi, c'est fou.
07:05Ça fait très longtemps que j'aime cette sélection.
07:06Et je trouve que ces dernières années,
07:09parce que dans mon souvenir,
07:10quand j'étais plus petit,
07:12ils ne donnaient pas forcément cette émotion-là.
07:14Ils avaient ce caractère,
07:15ça, ils l'ont toujours eu.
07:16Mais cette communion avec le public,
07:17j'ai l'impression que ces dernières années,
07:18ça a augmenté, Georges.
07:20Je ne sais pas ce que tu en penses,
07:21mais il y a encore plus une espèce de représentation
07:23quasiment spectaculaire de leur passion maintenant.
07:26Tu sais, c'est souvent ce que dit Scaloni,
07:29au-delà des titres.
07:30Il met même les titres derrière.
07:31Il dit le plus grand succès de cette équipe,
07:32c'est que les gens se sentent identifiés à ces joueurs.
07:36Parce qu'en fait,
07:37ils ont cette ADN argentin
07:38de jamais renoncer dans les moments difficiles.
07:41Comme cette société
07:42qui doit faire face aux crises multiples,
07:45économiques, sociales,
07:46arrive toujours à se réinventer,
07:48à se battre.
07:48À utiliser,
07:49Flo, tu disais,
07:50parfois à jouer bien,
07:51parfois à jouer soucio, mal.
07:53Ça se passe aussi dans la vie de tous les jours.
07:54Essayer de trouver des solutions
07:56avec cette équipe
07:57qui représente toute l'Argentine.
07:59Il y a des garçons qui viennent de partout,
08:00pas seulement de Buenos Aires,
08:01qui viennent du nord du pays,
08:03de Salta,
08:04qui viennent du sud,
08:05qui viennent de Rosario.
08:07En fait,
08:08tous les Argentins sont représentés par ces gars-là.
08:10Par ces gars-là
08:10et aussi par le sang du sacrifice
08:12qu'ils ont voulu donner à Messi,
08:14qui étaient aussi le moment
08:16que voulait le pays
08:18autour de son numéro 10.
08:19Et aussi l'humilité.
08:20Il y a beaucoup d'humilité
08:23dans cette équipe
08:24et dans les mots de Scaloni.
08:24Je sais que ce sont des mots
08:25difficiles à entendre en France
08:26parce que c'est vrai que nous,
08:28on est marqués par la défaite
08:29il y a quatre ans,
08:30par l'arrogance.
08:31qui dégagent en premier comme...
08:32Mais oui,
08:33mais je vous jure,
08:34je vous jure
08:35que franchement,
08:36dans la compréhension du quotidien
08:37de ces garçons,
08:38dans leur histoire à chacun,
08:39même Dibout Martinez.
08:41Moi, je suis allé
08:41voir le père de Dibout Martinez
08:43à Mardel Plata
08:44il y a quatre ans.
08:45La personne la plus simple du monde,
08:46la plus sympa,
08:47la plus éduquée du monde.
08:48Ces garçons se sont faits
08:49dans la difficulté,
08:51dans l'humilité,
08:51sur le terrain.
08:52Ce sont des guerriers
08:53mais parce que c'est ce qu'ils ont appris
08:55pour s'en sortir en fait,
08:56partout dans le monde
08:57pour aller se battre.
08:58Donc nous,
08:58on voit ça comme de l'arrogance
08:59mais je peux vous assurer
09:00que dans les mots
09:01notamment de ce staff
09:02et de Scaloni,
09:02on ne peut pas dire
09:03un autre mot
09:04que l'humilité.
09:07Merci Georges,
09:07je pense que tu dis,
09:08il faudrait que les gens
09:08comprennent tout ce que tu dis.
09:10Du monde pour la deuxième fois
09:11à l'affilée de l'Argentine.
09:12Face à l'Espagne,
09:13ce sera dimanche soir,
09:14la France jouera l'Angleterre
09:15samedi pour le match
09:16sur la troisième place.
09:17Julien,
09:18est-ce que Tourelle
09:18est le principal responsable
09:20de la défaite anglaise aujourd'hui ?
09:21Totalement.
09:22Pour moi,
09:22c'est tout sur lui.
09:23alors je vous trouve
09:24très gentil
09:24avec les Argentins aussi
09:25même si effectivement
09:26on peut apprécier,
09:29congratuler,
09:30Messi,
09:31l'état d'esprit,
09:32tout ce que vous voulez.
09:32Mais ce match,
09:33pour moi,
09:33c'est l'Angleterre
09:34et Tourelle
09:34qui le perdent
09:35plus que les Argentins
09:35et Messi qui gagnent.
09:36pas vrai du tout.
09:37Mais bien sûr.
09:38Mais pas vrai du tout.
09:38Tu sais,
09:39mais tu sais combien de ballons
09:40les Anglais
09:40au jouer dans la surface argentine ?
09:42Sept.
09:43Sept alors qu'ils ont
09:43Bellingham et Kane.
09:44Kane, tu l'as vu ce soir,
09:45Kane, il a disparu
09:46avant les changements.
09:48Avant les changements de Tourelle.
09:49Mais qu'a fait
09:49l'Angleterre
09:50avant les changements ?
09:52Rien, ils n'ont rien fait.
09:54Mais c'est l'Argentine
09:55qui a tout maîtrisé.
09:56C'est eux qui ont fait
09:57en sorte que le match
09:58revienne ce qu'il est devenu.
09:59Réponds à ma question.
10:00Qu'est-ce qu'avaient fait
10:01les Argentins
10:02avant le premier but ?
10:02Mais rien.
10:03Avant le but de Gordon.
10:04Mais ils l'ont décidé.
10:05Ils l'ont décidé.
10:06Ils n'ont rien fait
10:07parce qu'ils l'ont décidé.
10:09Ils l'ont décidé.
10:11Ils ont fait disparaître Kane.
10:13Ils ont fait disparaître
10:14Bellingham.
10:15Kane, c'était un fantôme ce soir.
10:17C'est les Argentins
10:18qui l'ont fait
10:19et qui ont décidé ça, Julien.
10:20Mais n'importe quoi.
10:21C'est Tourelle, Daniel.
10:22Mais Tourelle, de quoi ?
10:24Tourelle, il a démarré le match
10:25avec une super compo.
10:26De quoi tu parles ?
10:27Mais n'importe quoi.
10:28Quel super compo ?
10:28Les changements,
10:29ils sont venus très tard.
10:30Les changements.
10:31Avant les changements,
10:32qu'est-ce qui s'est passé ?
10:33Avant les changements,
10:34l'Angleterre n'a joué
10:35que sept ballons
10:36dans la surface argentine.
10:37Ils n'ont rien proposé
10:39parce qu'ils n'ont pas pu.
10:40Parce qu'ils ont été
10:42étouffés par les Argentins.
10:43Parce que les Argentins
10:44n'ont rien fait non plus.
10:46Les Argentins
10:48n'ont rien fait non plus.
10:49Les Argentins
10:50ne pouvaient rien faire.
10:51C'était un choix
10:51de pourrir le match.
10:53Mais bien sûr que si,
10:54c'était un choix.
10:55Mais n'importe quoi.
10:56Mais c'est là où je te dis
10:56que justement,
10:57Tourelle a refusé le jeu
10:59du début à la fin
11:00mais encore plus
11:00après l'ouverture
11:01du score anglaise.
11:02D'avoir reculé autant,
11:04d'être passé à cette défense
11:05à cinq qui ne veut rien dire.
11:06On a détruit
11:06Roberto Martinez.
11:07Tu taperas sur Tourelle après.
11:09Je t'ai dit,
11:09mais n'importe quoi.
11:10Je t'ai dit d'accord.
11:10Mais c'est plus pour moi
11:11encore une fois
11:12à l'Angleterre
11:12qui perd parce qu'elle recule.
11:13Parce qu'elle refuse
11:14le jeu à 1-0.
11:15Ils auraient pu aller
11:15marquer le deuxième but.
11:17L'Argentine,
11:17au moment du but de Gordon,
11:18l'Argentine,
11:19ils n'ont rien.
11:19Ils ont sept touches
11:20dans la surface adverse.
11:21Ils n'ont rien du tout.
11:22Il n'y a pas de Messi.
11:23Il n'y a rien.
11:23Il n'y a pas d'Enzo.
11:24Il n'y a rien du tout
11:24dans leur jeu.
11:25Il n'y a rien du tout.
11:26Ils ne font rien.
11:27Ils se mettent à attaquer
11:27parce que les Anglais reculent.
11:28Les Anglais les invitent.
11:29Invite la pression.
11:30Depuis quand ?
11:41La vie de la défaite,
11:42elle est sur lui.
11:43Tous les jours,
11:43elle est sur lui.
11:44Bien sûr, bravo à Messi.
11:45Bravo aux Argentins.
11:46Moi, le caractère,
11:46la personnalité,
11:47j'adore.
11:49Jusqu'au bout,
11:49ils vont,
11:50ils se battent très bien.
11:51Mais je suis désolé.
11:52Aujourd'hui,
11:52c'est l'Angleterre.
11:53Ils ont eu tout ce qu'ils méritaient,
11:54les Anglais.
11:54Tout ce qu'ils méritaient.
11:56Julien, je suis d'accord avec toi.
11:59Je pense qu'il y a deux choses.
12:01Avant que Tourelle
12:02ne fasse ces changements catastrophiques
12:04dont j'ai parlé,
12:04c'était mon troisième point
12:05dans les trois points,
12:06il y a aussi le fait
12:07que l'équipe elle-même,
12:08tout de suite,
12:09après avoir marqué,
12:10a décidé d'arrêter de jouer.
12:12Ils se sont retrouvés très tôt.
12:13Ils leur demandent de reculer.
12:14Oui, oui, mais très tôt.
12:15Tu le vois leur demander de reculer.
12:16Très tôt, effectivement.
12:1730-35 minutes,
12:18c'est trop long,
12:19c'était impossible.
12:19C'est très bizarre
12:20comme tactique, effectivement.
12:21Je suis d'accord.
12:22Derrière, après,
12:23effectivement,
12:23les changements,
12:24c'est incroyable.
12:24Ils finissent avec six défenseurs,
12:26quatre défenseurs centraux,
12:27deux défenseurs latéraux,
12:28dont un qui va au milieu.
12:30C'est effectivement n'importe quoi.
12:31C'est un scandale.
12:31Je pense que Tourelle les a tués.
12:33Mais cette équipe-là,
12:34à partir du moment où elle est menée,
12:36elle met, comme je l'ai dit tout à l'heure,
12:37le on,
12:37elle se met à jouer.
12:38Elle fait autre chose.
12:39Et effectivement,
12:40elle est,
12:40même dans les schémas de jeu,
12:41et même dans les schémas de passe,
12:43là, on découvre autre chose.
12:44Donc, même si,
12:45même si,
12:46évidemment,
12:47si tu vas marquer le deuxième but
12:48cinq minutes après le premier,
12:49d'accord,
12:49l'histoire est différente.
12:50C'est là où, à mon avis,
12:51tactiquement,
12:52là, tu as raison,
12:53Tourelle et les Anglais ont failli.
12:55Mais à 0-1,
12:56comme les Argentins ont décidé
12:57de se mettre à jouer
12:58et comme, eux,
12:59ces pestes savent le faire aussi,
13:01et ils ont été redoutables,
13:02ils ont été géniaux aussi
13:03à ce moment-là.
13:04Mais je suis d'accord avec toi.
13:06Je pense que Tourelle,
13:07moi,
13:07j'étais assez d'accord avec sa compo
13:08parce que je trouve que Spence,
13:10c'était bon.
13:10Je trouve que de l'autre côté,
13:12Rhys James,
13:12c'était bien aussi.
13:13Mais après,
13:14derrière,
13:14je n'ai pas compris les changements.
13:15Et je pense que,
13:17en fait,
13:17Tourelle,
13:17c'est terrible
13:18parce qu'il fait plutôt,
13:19je trouve,
13:19une bonne Coupe du Monde
13:20et que sur cette demi-finale,
13:21ils plantent l'Angleterre.
13:23Donc peut-être
13:23qu'il aurait perdu quand même
13:25autrement,
13:25mais c'est un peu
13:26comme Deschamps hier.
13:27Je me dis simplement
13:28qu'il a raté sa demi-finale.
13:30Comme Deschamps hier,
13:31ils ont raté leur demi-finale
13:32et à ce niveau-là,
13:33ça ne pardonne pas.
13:35Écoutez Harry Kane,
13:36les gars.
13:36Écoutez Harry Kane.
13:37Daniel, s'il te plaît.
13:38On écoute Harry Kane,
13:39traduit par Julien Lens.
13:43On est dégoûté.
13:44On est dégoûté pour les garçons,
13:45on est dégoûté pour tout le monde,
13:46l'équipe,
13:47les staffs,
13:47les supporters.
13:48On a joué un bon match
13:50pour la majorité.
13:55Mais après avoir mené,
13:57on a juste voulu tenir le score
13:59et ce n'est pas assez
14:00de faire ça.
14:01On est vraiment dégoûté.
14:03On a travaillé si dur
14:04pour être ici,
14:05pour arriver ici.
14:06Les garçons ont tout donné.
14:09On a couru,
14:10les larmes,
14:11la sueur.
14:13Pourquoi est-ce que ça
14:14est-ce que ça a été difficile
14:15après le golfe,
14:15tu penses-tu ?
14:16Pourquoi après le but ?
14:17La question c'est
14:18pourquoi vous n'avez pas eu
14:18de ce momentum.
14:23Au début de la seconde période,
14:24on les a bien pressés.
14:26On les a mis en deube
14:26beaucoup de pression.
14:29On a récupéré les ballons,
14:30contrôlé le tempo.
14:32Et après le but,
14:34c'était eux
14:35qui ont mis plus de pression.
14:37Mais on n'a pas réussi
14:38en un contre un.
14:40Et c'était vague après vague.
14:42On a vraiment eu du mal à tenir.
14:44Mais à la fin,
14:45ce n'était pas assez.
14:47Peut-être après les deux
14:50derniers matchs
14:51et tout ce que vous avez donné
14:51contre le Mexique et la Norvège.
14:53Non, je ne sais pas.
14:55Les garçons sont toujours prêts
14:56pour n'importe quel moment
14:57dans le match.
14:59Et on a mené.
15:00Mais après le but,
15:01on voulait continuer
15:02à aller marquer un deuxième.
15:06Essayer de trouver une autre solution.
15:08et on n'a jamais réussi
15:09à retrouver cette dynamique-là.
15:11Et quand vous avez acculé
15:14comme ça face à l'Argentine,
15:16c'est encore plus difficile.
15:17Qu'est-ce que maintenant
15:17on peut apporter ?
15:19Il y a plein de positifs
15:21dans ce tournoi.
15:23Encore nos demi-finales,
15:24beaucoup de bons matchs.
15:26On n'était pas loin,
15:27encore une fois.
15:31Mais il manque encore
15:32une dernière petite pièce
15:33dans les derniers moments
15:34d'un tournoi comme ça.
15:36C'est les tournois
15:37qui prennent beaucoup
15:38beaucoup d'énergie
15:39et beaucoup de pression.
15:41Mais dans la mentalité,
15:42on a manqué
15:42beaucoup de personnalité
15:44en étant toujours ensemble.
15:46Mais il manque encore
15:47cette dernière pièce.
15:48Voilà, pour Harry Kane,
15:50les Anglais n'y arriveront
15:51peut-être jamais.
15:52Je ne sais pas.
15:52Comme disait Daniel tout à l'heure,
15:54si ce n'est pas là,
15:54à ce moment-là,
15:56je ne sais pas quand.
15:56Après, tu es à domicile
15:57dans deux ans à l'Euro.
15:58Avec les deux demi-finales
15:59et la finale à Wembley notamment.
16:02Mais cette génération-là,
16:03c'était surtout pour Kane.
16:05Je ne sais pas si Kane
16:06sera encore là dans deux ans,
16:06encore moins dans quatre ans.
16:08Bon, dans un instant,
16:09on est de retour.
16:10On aura avec nous
16:11Nasser au 3216
16:12qui veut revenir lui aussi
16:13sur Tourelle.
16:15Georges reste avec nous,
16:16Julien reste avec nous,
16:17on continue l'analyse du match.
16:18On fera une évaluation complète,
16:20bien sûr,
16:21après la victoire des Argentins.
16:22De 1, face aux Anglais.
16:24A tout de suite.
16:24Avant de faire une évaluation,
16:26on va accueillir Nasser au 3216
16:27qui nous rejoint.
16:28Salut Nasser.
16:29Salut messieurs.
16:30Vous allez bien ?
16:31Nasser,
16:32ça va et toi ?
16:33Oui,
16:35j'aurais préféré
16:36que les Anglais gagnent,
16:37mais bon,
16:37c'est la vie.
16:38Mais tu n'es pas épaté
16:40par l'Argentine
16:40parce que quand tu démarres
16:41le match,
16:42tu es un peu neutre,
16:42juste un peu Angleterre,
16:44mais quand tu vois le match,
16:44tu ne te dis pas
16:45que c'est hallucinant
16:45ce qu'ils font.
16:46En fait,
16:46je suis mitigé.
16:47C'est que footballistiquement,
16:49voir les joueurs,
16:50même les défenseurs,
16:51être aussi précis
16:52avec leurs pieds,
16:53être aussi bons,
16:53alors qu'ils n'étaient pas bons
16:54au final pendant le match.
16:55Mais sur la dernière demi-heure,
16:56être aussi précis
16:57dans les frappes,
16:58dans les centres,
16:59etc.,
16:59bravo.
17:00Mais là où je suis team
17:02Lorenz et Bellingham,
17:03c'est que c'est Tourelle
17:05qui crève l'équipe.
17:06Et Tourelle,
17:07je trouve que dans les choix,
17:09faire rentrer un central
17:10arrière-droit,
17:11faire rentrer un arrière-gauche,
17:12milieu-gauche,
17:14faire rentrer Dan Byrne,
17:15qui au final n'a servi à rien,
17:16le pauvre,
17:16puisqu'il est rentré
17:19dans un no-man's land.
17:21Je trouve que ses choix
17:22n'étaient pas bons.
17:24D'habitude,
17:25je suis plutôt aussi team Flo,
17:26mais je trouve que là
17:27où Flo se trompe,
17:29c'est qu'il n'a pas été bon
17:30non plus dans les matchs précédents.
17:32Madouéqué...
17:33Oui, mais le match d'avance,
17:35les changements sont bons
17:35à Tourelle.
17:36Il influe beaucoup
17:38sur l'équipe.
17:38Les choix initiaux,
17:40comme type Madouéqué,
17:41on en avait parlé,
17:42on n'était pas d'accord
17:42avec le joueur.
17:43Petit à petit,
17:44il a modifié.
17:44Il corrige.
17:45Il corrige.
17:45Comme Scaloni a modifié
17:47en m'étant Siménie ce soir
17:48parce qu'il voyait
17:48que De Paul était un petit peu
17:51au bout du chemin.
17:52Mais moi,
17:52ce qui m'épate,
17:52en fait,
17:53moi,
17:53ce que je ne comprends pas,
17:54c'est que vous parlez
17:55de l'analyse du match
17:56comme si les Anglais
17:58avaient dominé.
17:59Comme si marqués...
18:00Mais je n'ai pas dit ça.
18:01Mais non,
18:01mais je vais m'expliquer.
18:03Comme si,
18:04quand ils ont marqué,
18:04ce n'était pas contre
18:05le cours du jeu.
18:06Ce n'était pas dans un match
18:07qui était totalement,
18:07on va dire,
18:08équilibré et neutre,
18:09où il ne s'était pas passé
18:10grand-chose
18:11et où les stars anglaises
18:13étaient absolument absentes.
18:15Ni Bellingham
18:16ni Kane n'étaient visibles.
18:17Et ça,
18:17s'ils ne l'étaient pas,
18:18ce n'est pas parce que
18:19eux ont décidé
18:20d'être mauvais ce soir.
18:20C'est parce que
18:21les Argentins les ont pris,
18:22les ont étouffés
18:23et ont donné la tonalité
18:24au match qu'ils voulaient.
18:25Donc,
18:26à partir du moment
18:27où ils marquent,
18:28on va dire,
18:29sur un basculement de match
18:30qui ressemble à un détail,
18:32en l'occurrence,
18:32le détail,
18:32c'est la mauvaise appréciation
18:33du défenseur,
18:35l'opportunisme de Gordon,
18:36l'Angleterre met 1-0.
18:37À partir de là,
18:38que tu me dises
18:39qu'une nouvelle histoire
18:40s'écrit dans le match
18:41et que d'abord en 1,
18:43l'Argentine se met
18:44complètement à jouer
18:45autrement
18:46et que la réponse
18:47à ce changement de scénario,
18:49c'est le mauvais coaching
18:51de Tourelle,
18:52là,
18:52on va être d'accord
18:53dans la lecture complète
18:54du match.
18:55Mais vous me faites une lecture
18:56comme si Tourelle a crevé
18:57dès le départ,
18:58l'Angleterre.
18:58Non,
18:59ce n'est pas vrai.
19:00Dès le départ,
19:00c'est bien dit ça.
19:02Elle a inventé les mauvais choix.
19:03Mais on ne peut pas enlever
19:04le mérite
19:05aux Argentins
19:06de tout ce qu'ils font
19:06une fois qu'ils sont menés.
19:08Les choix que Scaloni fait...
19:09Non, mais Daniel,
19:10ce n'est pas ça qu'on dit.
19:10C'est pas ça qu'il a dit ça.
19:12À partir du but,
19:13l'équipe recule
19:14au lieu d'aller essayer
19:15de marquer le deuxième,
19:16ce qui est une erreur
19:17énorme pour une équipe
19:18qui a cette ambition.
19:19Parce que déjà,
19:20le premier,
19:20il vient par hasard.
19:21Il vient,
19:22je l'ai dit toi-même,
19:23si Bélingham et sa puissance,
19:25mais Ken et Bélingham,
19:26tu peux les voir apparaître
19:27dans un match comme ça
19:27sur un moment donné.
19:28Moi, je pense qu'ils ne l'ont pas fait.
19:29Ils n'ont pas été bons du monde.
19:31Après, il y a juste un truc
19:32après, Nasser,
19:32je te redonne la parole.
19:34Il y a un truc aussi
19:35qu'il ne faut pas perdre de vue
19:36dans tout ce qu'on va entendre
19:37ce soir
19:37et qui va parfois
19:39chez les Français.
19:40Et ça me gêne beaucoup aussi
19:42minimiser, on va dire,
19:43la portée de ce que font
19:44les Argentins.
19:45C'est le problème
19:46que les Français
19:46ont avec les Argentins.
19:48C'est-à-dire que
19:48comme il y a eu
19:49cette histoire récente
19:50avec Dibou Martinez,
19:52la Coupe du Monde 2022,
19:53tout, on entend sur les réseaux
19:54et depuis le début
19:55de la Coupe du Monde,
19:56on n'en peut plus
19:56de cette équipe-là.
19:57Ils ont du bol,
19:58ils reviennent à chaque fois
19:59à la fin,
20:00c'est des Visslars,
20:01etc.
20:02Et c'est pour ça
20:03qu'il y a,
20:04avant d'arriver à voir
20:05qu'il y a des footballeurs
20:08exceptionnels
20:08dans cette équipe,
20:09en dehors de la mentalité,
20:10il va y avoir
20:11toute cette couche,
20:12on va dire,
20:14de présupposés
20:15qu'il faut arriver à enlever.
20:16Et c'est pour ça
20:16que ça gêne l'analyse.
20:19Je vais compléter
20:20ce que tu dis
20:20parce que ce que tu dis
20:21est juste.
20:21En fait, c'est le problème
20:24culturel
20:24de la France en football.
20:25Bien sûr.
20:26C'est de ne pas comprendre
20:27toutes les dimensions
20:28qu'il y a dans ce jeu.
20:29Et dans tous les commentaires
20:30qu'on entend,
20:31bon, pas nous,
20:31parce que je pense
20:32qu'on a une culture
20:34assez vaste
20:34de ce qu'est ce jeu.
20:36Et des gars comme Georges
20:37nous aident également
20:37puisqu'il a vécu là-bas
20:38et il sait.
20:39Mais ce que j'entends
20:40des Argentins,
20:40c'est ce que j'ai entendu
20:41de l'Italie pendant des années.
20:42Ces Argentins,
20:43c'est,
20:44jouent comme l'Italie 82,
20:45comme l'Italie 2006.
20:47C'est la même culture,
20:48le même ADN footballistique.
20:49Être capable
20:50de pourrir un match,
20:51de faire parler
20:52tes joueurs techniques,
20:53de donner plusieurs séquences
20:55à l'intérieur d'un même match
20:55et d'user
20:56toutes les cordes
20:57du règlement.
20:58Je le sais,
20:58les Argentins apprennent
20:59à jouer au foot
21:00de cette façon-là.
21:01Les Italiens au passé
21:02apprenaient
21:03puisqu'ils n'apprennent plus.
21:04Ils ont abandonné
21:05cette culture-là.
21:06Ils se sont un petit peu
21:07mis au football,
21:07on va dire mondialisé,
21:09européen,
21:10qui leur a fait perdre
21:11une partie de leur ADN
21:12même si l'Euro 2021
21:14a montré
21:14qu'ils avaient encore
21:15ces qualités-là.
21:16Mais depuis,
21:17malheureusement,
21:17il n'y a plus rien.
21:18Mais la France a un problème
21:20à admettre
21:21qu'il y a d'autres footballs.
21:24dirait momentanément
21:24une équipe
21:25qui va très bien jouer
21:25comme l'Espagne.
21:27Mais elle cherche son ADN
21:30et elle n'en a jamais
21:30véritablement eu.
21:31Il y a un problème
21:32culturel plus large.
21:33Je vais te parler
21:34des deux matchs,
21:35celui de ce soir
21:35et celui d'hier.
21:36J'ai entendu
21:37beaucoup,
21:38beaucoup de gens,
21:39pareil,
21:39pas dans les cercles
21:40peut-être de ceux
21:40qui suivent le foot
21:41de très près,
21:42dire depuis hier
21:43si c'est pour voir
21:44des matchs comme ça,
21:45chiant comme ça,
21:46avec une équipe
21:46qui est fait tourner
21:47et ne pas voir
21:47ce que les Espagnols
21:49ont fait de magnifique
21:50dans la possession.
21:51Ou dire que l'arbitre
21:52a eu un rôle hier.
21:53Et Deschamps à ce titre,
21:55dans sa déclat,
21:56lui aussi fait du mal
21:57à la culture foot
21:58en France
21:59quand il parle de l'arbitrage
22:00après le match d'hier
22:01au lieu de voir
22:02que c'était une corrida
22:03et que le taureau
22:03c'était la France
22:04et qu'on s'est fait bananer
22:05pendant tout le match.
22:06Donc cette culture-là
22:07que tu n'as pas
22:08pour voir que les Espagnols,
22:09même sans se procurer
22:10beaucoup d'occasion,
22:11font un truc de dingue
22:12en termes de football
22:13et de technique,
22:14eh bien tu ne le vois pas
22:15non plus
22:16quand les Argentins
22:17mettent le on
22:18comme je disais
22:19dans les 30 dernières minutes
22:20en faisant ce qu'ils ont fait,
22:21alors que, effectivement,
22:23tout repose sur l'opposition,
22:25on va dire,
22:25la haine
22:26entre les supporters
22:27des deux équipes
22:28parce qu'il s'est passé
22:29ce qu'il s'est passé en 2022.
22:31Et allons plus loin, Flo.
22:32Allons plus loin.
22:32Attends, attends, attends,
22:33j'aimerais que Georges,
22:33sur ce qu'a dit Flo,
22:34j'aimerais que tu réagisses,
22:35Georges,
22:35est-ce que tu es d'accord
22:36avec Laurent ?
22:38Sur l'image dégagée
22:38par l'Argentine en France
22:39qui fausse un peu l'analyse.
22:41Je pense qu'il faut même
22:42aller un peu plus loin
22:43sur ce que tu disais, Flo.
22:44Il y a même un truc très précis.
22:45C'est qu'en France,
22:47beaucoup de monde,
22:48tout le monde,
22:49et c'est tout à fait entendable,
22:51est resté bloqué
22:53sur les champs racistes
22:54qu'il y a pu y avoir
22:55il y a quatre ans
22:56et qui ont été repris encore
22:57il y a quelques temps
22:58par Enzo Ferrandez,
22:59notamment dans le vestiaire,
23:00et qu'il faut condamner
23:01de la manière la plus violente possible
23:03en disant que c'est tout à fait scandaleux,
23:04mais en disant qu'en fait,
23:06ceci est resté,
23:08et le côté,
23:09ce sont des truqueurs,
23:10ce sont des voyous,
23:11de façon à stigmatiser
23:12tous les Argentins.
23:14C'est-à-dire comme si
23:14tous les Argentins
23:15étaient aujourd'hui
23:16un peuple raciste,
23:17un peuple truqueur,
23:19et il y a une image
23:20qui est impossible à décoller,
23:22et qui est aussi touchée
23:24par les défaites sportives.
23:26C'est peut-être trop jeune
23:26pour t'en souvenir,
23:27mais les années 80,
23:28les années 90,
23:29on disait la même chose,
23:30c'était exactement
23:31les mêmes propos.
23:32Bon, il n'y avait pas eu
23:33de chance de ce genre-là.
23:34Ce que je trouve malheureux,
23:34c'est qu'on salit tout un pays,
23:36alors qu'il y ait des problèmes,
23:38ici, il faut le dénoncer,
23:39et il n'y a aucun problème avec ça,
23:41il n'y a pas l'histoire de minimiser.
23:42Moi, je suis allé dans des stades
23:43en Argentine,
23:43où j'ai vu des choses scandaleuses,
23:44mais je n'ai pas vu que ça.
23:46Mais tu les vois en France,
23:47les choses scandaleuses,
23:47pourquoi on donne la leçon ?
23:48Moi aussi !
23:49Mais pourquoi on donne la leçon ?
23:50Mais regardons déjà chez nous,
23:51avant d'essayer d'aller faire
23:52le ménage ailleurs,
23:53on est tout le temps là
23:53à donner des leçons,
23:54à croire que nous,
23:55on a toutes les Argentins.
23:56En fait, on rate l'histoire,
23:58on est en train de rater l'histoire
23:59en France,
23:59on est en train de rater l'histoire
24:01de la dernière de Messi,
24:02parce qu'on est aveuglé par ça.
24:11ça a touché des choses
24:13absolument abominables.
24:13On ne va pas rater l'histoire,
24:14ça vient d'arriver.
24:15Hier, il y a eu la France,
24:16ce soir, il y a l'Argentine,
24:17maintenant, il va y avoir
24:17qu'il y a l'histoire de quatre ans.
24:20Tout ce que fait l'Argentine,
24:22tout ce que fait l'Argentine
24:23depuis quatre ans
24:24est constamment remis en cause
24:27par le prisme de la tricherie.
24:29On se permet de dire
24:30tout n'importe quoi,
24:31que ce sont des voyous
24:32et tout ça.
24:34Soyons un peu plus mesurés,
24:35un peu plus dépassionnés.
24:36Plus globalement.
24:37Et regardons un peu aussi
24:38ce qui est proposé, vraiment.
24:41Je poursuis sur ce que disait Flo
24:43et sur les cultures de foot.
24:47Les Argentins affichent
24:49leur pays, leur culture de foot,
24:51leur façon de voir.
24:52Mais on en a parlé
24:53quand l'Allemagne est tombée.
24:54Ce que Polo nous décrit très souvent.
24:57Les Allemands ont abandonné
24:58leur football,
24:59ont abandonné leur ADN.
25:00Comme l'Italie a abandonné
25:02également le sien.
25:02Parce qu'on mondialise
25:05à travers les Coupes d'Europe
25:07et surtout la Ligue des Champions
25:08un football qui serait
25:09un football de PlayStation
25:10où derrière,
25:11on n'a pas toutes ces aspérités,
25:12on n'a pas toutes ces choses
25:13qu'on voit encore heureusement
25:15dans les Coupes du Monde.
25:16Et le débat autour du Paraguay
25:17était de ce point de vue-là
25:19absolument scandaleux.
25:20Et ce soir,
25:20quand je regarde les Anglais,
25:21puisque avant match,
25:22il y a eu une discussion
25:24qui m'a fait un peu marrer
25:25parce qu'on disait
25:26« Ouais, on parle des Argentins,
25:27la Grinta, la Grinta, la Grinta. »
25:28En Angleterre,
25:29c'était le Fighting Spirit.
25:30En gros, ça pourrait être
25:31quelque part un synonyme.
25:33Mais les Anglais ne l'ont plus.
25:34Les Anglais, c'est pareil,
25:35ils ont abandonné
25:36leur culture également.
25:37Ils ont abandonné
25:38ce qui faisait leur combativité.
25:39Au lieu de répondre
25:40quand les Argentins
25:42les provoquent
25:42de façon intelligente,
25:43ils préfèrent se marrer
25:44ou faire genre
25:45« On ne va pas vous écouter. »
25:46Machin.
25:47Mais les Anglais,
25:48ce n'étaient pas ça.
25:49Les Anglais,
25:49ce n'étaient pas ça.
25:50Les Anglais,
25:51ils allaient au combat.
25:52Les Anglais,
25:52ils ne pouvaient pas faire
25:53ce match-là comme ça,
25:55ne pas combattre
25:56et accepter ça.
25:57Ils tenaient une finale
25:58de Coupe du Monde.
25:59Moi, j'ai cru,
26:00j'ai dit un peu
26:01dans l'irrationnel,
26:02c'est bon,
26:03les Anglais,
26:03ça va quand même
26:03leur sourire
26:04un peu une fois
26:04dans leur vie.
26:05Mais ça ne peut pas
26:06leur sourire
26:06parce qu'ils ont
26:07tout abandonné
26:08et les pays
26:09abandonnent leur culture.
26:09Répondez Julien là-dessus.
26:11Oui, c'est la première ligue.
26:12La première ligue,
26:12je pense.
26:12Bien sûr.
26:13La façon dont ça le dit
26:14c'est développé.
26:16Absolument.
26:16Elle a rêvé aussi
26:17d'entraîneurs étrangers,
26:19joueurs étrangers
26:19qui ont fait que
26:20ça a dilué beaucoup
26:21l'état d'esprit anglais
26:23ou britannique
26:23à l'intérieur même
26:24des clubs,
26:25sur le terrain,
26:26sur les bancs,
26:27même aussi
26:27dans les tribunes.
26:28Quand tu commences déjà
26:29à fixer des prix
26:30pour les places de match
26:31à des montants exorbitants,
26:34tu as aussi,
26:35même dans tes tribunes,
26:36des gens qui ne transmettent
26:37plus ce fighting spirit
26:38dont parle très justement
26:40Daniel.
26:40Et ça,
26:41ils ne l'ont plus.
26:41Après,
26:41ils ont gagné
26:42d'autres choses à la place.
26:43C'est quand même
26:44des joueurs
26:44qui sont sûrement
26:45meilleurs techniquement.
26:46En club quand même.
26:47Oui,
26:47c'est vrai.
26:48Ils gagnent
26:48avec des coachs étrangers
26:49et des joueurs étrangers.
26:50Aussi.
26:52Franchement,
26:52leur équipe nationale,
26:53moi,
26:54elle me plaît.
26:54Il y a des super joueurs.
26:55J'aime bien cette équipe.
26:56Elle a beaucoup de qualité
26:57et l'idée de Tourelle,
26:59ça me plaisait,
26:59ça m'intéressait
27:00au-delà du coaching
27:02catastrophique de ce soir.
27:03J'aime ce qu'ils proposent.
27:04Ils ont des bons joueurs.
27:05Kane Benningham,
27:06c'est un duo en or massif.
27:07C'est extraordinaire.
27:08Il y a des qualités.
27:10Le petit Elliot Anderson
27:12qui joue dans un club
27:14peu clinquant en Angleterre.
27:15Le fait justement
27:16qu'en Angleterre,
27:17on ait un mélange
27:18avec des clubs,
27:18des petits clubs
27:19qui sont représentés.
27:21Il y avait quelque chose,
27:22mais ils n'ont pas de caractère.
27:23Ils n'ont pas de caractère.
27:24Et ça nous ramène
27:25un petit peu
27:25à la France d'hier
27:26qui voulait jouer
27:27avec ses individualités,
27:28avec ses vedettes,
27:29avec On est fort,
27:29c'est bien, tout ça.
27:30Mais où il est ton caractère ?
27:32Où il est ton cœur ?
27:34Ils ont montré un peu
27:35contre le Mexique.
27:36Oui, c'est vrai.
27:38Mais tu sais,
27:38tu sais, Daniel,
27:39Tourelle,
27:40il nous a menti aussi
27:40par rapport à tout
27:41ce qu'il avait promis
27:42il y a 18 mois
27:42quand il est arrivé,
27:43par rapport à tout
27:44ce qu'il avait pu dire
27:45sur l'intensité,
27:46sur le jeu,
27:47sur les permutations.
27:48Vous allez voir,
27:49moi, je ne serai pas
27:50comme ça,
27:50je ne serai pas comme ça.
27:51Je ne serai pas comme ça.
27:52et je vais faire ci,
27:53je vais faire ça.
27:53Il a raconté des trucs.
27:55Il nous l'a fait
27:55à l'envers total,
27:56en fait,
27:56parce qu'au final,
27:57encore une fois,
27:58on peut être d'accord
28:00ou pas d'accord
28:00sur le mérite
28:01des uns et des autres
28:01aujourd'hui.
28:02Ce n'est pas grave,
28:02peu importe.
28:02L'Argentine est en finale,
28:03bravo à eux.
28:04Ils vont jouer l'Espagne,
28:05très bien.
28:05On aura un bien vieux
28:06France-Angleterre
28:07pour la troisième place
28:08dont tout le monde
28:08n'en a rien à faire.
28:09Mais bon, bref.
28:10Mais aujourd'hui,
28:11je suis désolé,
28:11il fait n'importe quoi.
28:13Il fait n'importe quoi
28:22mais ça aussi,
28:23c'est de sa faute.
28:23C'est lui qui a été content,
28:24qui a été content
28:25d'avoir un match comme ça,
28:26alors qu'ils auraient
28:27très bien pu,
28:27dès le départ,
28:28mettre un peu plus d'intensité,
28:30aller plus vers l'avant,
28:31chercher plus Bellingham,
28:32chercher plus Kane.
28:33Je suis d'accord avec toi.
28:34Au final,
28:34on a fait passer Kane et Bellingham
28:36pour des passagers
28:37dans ce véhicule anglais-là
28:39du match
28:39sur la première heure.
28:41C'est catastrophique.
28:41Pour moi, franchement,
28:42Tourelle, aujourd'hui,
28:43j'avais tellement de crédit,
28:44j'aimais beaucoup
28:44et là,
28:45il m'a tellement déçu,
28:46je trouve ça hallucinant.
28:48Juste sur la fin
28:49du propos de Julien,
28:51il t'a déçu
28:52parce que je pense
28:53qu'il touche
28:54une forme de plafond de verre
28:55pour lui
28:55dans un tournoi
28:56à une hauteur
28:57que tu ne connais pas
28:58quand tu es en demi-finale
28:59de Coupe du Monde.
29:00Justement,
29:01je voulais insister
29:01sur la différence
29:03football de tournoi,
29:04football de club
29:05par rapport
29:05au nécessaire caractère
29:07dont on parle.
29:08Bien sûr,
29:08il faut du caractère partout
29:09à tout moment
29:10dans toutes les équipes
29:10mais encore plus,
29:12tu peux tenir
29:13comme le fait Scaloni
29:14avec l'Argentine,
29:15comme il l'a fait en 2022,
29:16tu peux tenir
29:17cette mission
29:18comme les Bleus
29:19ont essayé de le faire
29:19et de le faire entendre
29:20un peu,
29:21tu sais,
29:21on entendait ça
29:21sur le côté mission,
29:22tu peux le faire
29:23sur un football de tournoi.
29:24Et ce que je pense,
29:25c'est que Scaloni,
29:26en tout cas,
29:27et dans ses changements
29:27quand il fait rentrer
29:28Otamendi,
29:29De Paul et Montiel
29:31et non pas
29:31les Passes
29:32et les Barcaux,
29:34c'est parce que lui,
29:35il est à fond
29:36encore plus
29:37que tous les autres
29:38dans l'idée
29:39de ce football de tournoi
29:40et c'est quand même
29:41un football très différent.
29:42Et d'ailleurs,
29:43dans sa déclat finale,
29:44c'est presque insuffisant
29:46en termes techniques
29:47et tactiques,
29:47il est presque trop modeste
29:49à ce niveau-là.
29:49Il n'a parlé que
29:50de caractère,
29:52de cœur,
29:53d'âme,
29:54de supplément d'âme
29:55et évidemment
29:55qu'ils ont tous là
29:56les Argentins
29:57mais j'ai envie de dire
29:58qu'ils en sont sans doute plus
29:58mais en tout cas,
29:59lui, il a compris
30:00que pour construire
30:01cette victoire-là
30:03sur 30, 40 jours,
30:05ça, c'était indispensable.
30:06Nous, hier,
30:07effectivement,
30:07au bout de 15 minutes
30:09quand les mecs
30:09nous ont fait tourner en bourrique
30:10et quand on a pris le pénaud,
30:12tout le monde a baissé la tête.
30:13Tout le monde a baissé la tête
30:14côté français.
30:14Georges, tu veux dire un mot
30:15et ensuite on fait la pub ?
30:17Non, mais pour aller
30:17dans le sens de ce que tu dis
30:18sur le fait qu'effectivement
30:19il manque un peu peut-être
30:20de discours tactique
30:21dans les mots de Scaloni
30:22et c'est peut-être insuffisant
30:23à la fin d'un match
30:24comme ça,
30:25on ne peut pas remettre en cause
30:27ensuite derrière
30:29la pensée tactique
30:30de cette équipe
30:30parce que Scaloni
30:32avec Aymar,
30:32d'ailleurs parce qu'ils ont
30:33quand même un staff
30:34d'anciens joueurs,
30:35de cerveau,
30:36Aymar, Samuel, Ayala,
30:39ils ont,
30:39dans les matchs importants,
30:41toujours fait des coups
30:42qui ont fonctionné.
30:43Aujourd'hui,
30:45c'est un peu ce qu'ils proposent
30:45face à l'Angleterre.
30:46Il y a quatre ans
30:47face aux Pays-Bas
30:48où ils avaient tenté
30:48d'un coup de mettre
30:49cinq défenseurs
30:50sur un match comme ça,
30:51ils avaient réussi le coup.
30:52En finale de la Coupe du Monde
30:53contre la France
30:53en décidant de mettre
30:54Di Maria à droite
30:55ce qui avait complètement
30:57perturbé les Français
30:58et des cas que je vous dis
30:59en Coupe du Monde,
31:00je peux vous en donner d'autres
31:01à la Copa America.
31:02Donc,
31:03on parle beaucoup du cœur.
31:05Effectivement,
31:05il y en a eu besoin
31:06dans cette Coupe du Monde.
31:07C'est un pays de football,
31:08c'est un pays de coach.
31:09Le nombre de coach argentins,
31:10le nombre de joueurs de talent,
31:12c'est un des plus compilés
31:13en termes de coaching.
31:14tactiquement,
31:14ils ont été bons.
31:15Ils ont fait le travail.
31:16Mais n'oublions pas,
31:17je le répète et j'insiste,
31:18c'est un pays de grands coach.
31:20L'Argentine,
31:20à la grande différence
31:21du Brésil, par exemple.
31:22C'est un pays
31:24qui a donné beaucoup
31:24de grands coachs
31:25à l'histoire du foot
31:26et je ne parle pas
31:26de leur talent de joueur.
31:27Là, c'est encore au-delà.
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