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Les Vraies Voix avec Pierre-Yves Martin, Samuel Botton et Aude Amadou

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##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2026-07-15##

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Transcription
00:00Ce 14 juillet aura fait couler beaucoup d'encre entre ces événements, ces commémorations et ces déclarations,
00:08comme celle de Jean-Luc Mélenchon à l'encontre d'Edouard Philippe, avec qui il est au coude à coude
00:14dans les sondages.
00:15D'où notre question du soir présidentielle 2027.
00:19Edouard Philippe doit-il être le candidat de la droite républicaine ?
00:23A 18h10, le grand débat, 141 interpellations au lendemain de la défaite de la Coupe du Monde.
00:30De l'équipe de France, des départs de feu provoqués, le non-respect des règles de sécurité pendant la canicule.
00:37Bref, les incivilités se multiplient et mobilisent aujourd'hui l'Assemblée nationale avec la loi Riposte.
00:44Question, peut-on encore lutter contre les incivilités en France ?
00:48Vous réagissez au 0826 300 300 ou sur nos réseaux sociaux et notre chaîne Youtube.
00:56Il est temps maintenant de découvrir nos vraies voix du soir.
01:02Oui, on les accueille comme ça.
01:04C'est désormais une habitude.
01:06Samuel Bauton, expert en communication chez Step Conseil.
01:10Ça vous ira comme générique ?
01:12C'est bien.
01:13Alors un micro là peut-être.
01:14C'est un micro générique de Alerte à Malibu.
01:17Mais j'apprécie l'initiative de Maxime, le producteur de l'émission.
01:21Oui, oui, oui.
01:22Il est bien plus que ça.
01:23Il est la tête pensante.
01:24Je n'ai pas osé le dire parce que c'est quand même discret.
01:26Oui, oui, bien sûr.
01:28Pierre-Yves Martin avec nous, entrepreneur et consultant.
01:31Bonsoir Pierre-Yves.
01:32Bonsoir Frédéric.
01:33Vous n'êtes pas triste au lendemain de la défaite ?
01:35Non, et je vous expliquerai pourquoi dans quelques instants.
01:38Oui, c'est très bien.
01:39On fera le tour de table.
01:40Et puis, Aude Amadou, ancienne députée et ancienne vraie voix puisqu'elle est en retard.
01:47Arrivée dans un instant.
01:48Non, mais parce qu'elle était dans le tramway.
01:50Le tramway, comme on le sait tous, est nommé désir.
01:53Voilà, on l'attend.
01:54Donc, en tout cas, allons-y pour cette question du soir.
01:59Alors, on a l'œil sur Aude Amadou qui arrive, sur le Tour de France qui arrive dans 6 kilomètres.
02:04Et puis, sur vous, vos réactions au 0826 300 300.
02:10Edouard Philippe vous passionne, c'est le moins qu'on puisse dire.
02:15Rappelons le principe.
02:16Il y a eu un sondage IFOP fiducial.
02:22Et parmi les personnalités politiques les plus populaires, il y a donc, alors, premièrement, Michel-Édouard Leclerc.
02:32Deuxièmement, François Hollande.
02:34Et en troisième position, Edouard Philippe.
02:37Écoutez ce que Jean-Luc Mélenchon, qui était à Pimpon pour ce 14 juillet,
02:43c'est en Bretagne, devant la forêt de Brocéliande.
02:46Pimpon, le bien nommé.
02:48Écoutez.
02:49Alors, aidé par de grands esprits, Edouard Philippe, il faudra travailler davantage.
02:55Je n'aurais pas peur, dit-il, d'affronter les retraités.
02:59On va voir.
03:00Tu n'affronteras rien du tout, tu vas rentrer chez toi, point final.
03:03Mais...
03:05Voilà. Alors, c'est clair, c'est tendu.
03:07Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'avant, c'était surtout un face-à-face Marine Le Pen,
03:13Jean-Luc Mélenchon, dans les confrontations directes, là, on sent petit à petit, Pierre-Yves Martin,
03:20que Edouard Philippe est dans le jeu.
03:22Oui, alors, c'est certainement une bonne chose pour lui.
03:25Après, du point de vue de Jean-Luc Mélenchon, je ne sais pas si c'est si pertinent que de
03:31taper sur Edouard Philippe,
03:33parce que taper sur quelqu'un, c'est le faire exister.
03:35Mais ça, Samuel nous le dira avec beaucoup plus de finesse et d'esprit.
03:41Et du coup, moi, j'ai été très surpris qu'il prenne cet angle d'attaque.
03:45Et je suis également un peu interrogatif sur sa manière de parler.
03:50Il va rentrer chez lui.
03:53Je ne trouve pas ça très dans une démonstration de responsabilité publique et de représentation publique.
04:00Effectivement, il y a deux choses importantes.
04:02Entre, un, cette déclaration qui met le coup de projecteur sur Edouard Philippe,
04:05d'où d'ailleurs la constitution de notre question du soir.
04:08Rappelons-le, Edouard Philippe doit-il être le candidat de la droite républicaine ?
04:12Mais aussi, cette question des mots utilisés.
04:15Samuel Botton, ça vous inspire quoi ?
04:18Alors, sur les mots utilisés, moi, j'aime me référer à l'histoire.
04:21Et en l'occurrence, l'histoire, elle date de 1995.
04:24Le débat Jospin-Chirac, où Jospin et Chirac, à un moment ou à un moment de connivence,
04:29et reviennent justement sur les mots durs qui ont pu être prononcés pendant la campagne.
04:33Et les deux sont unanimes en disant, bon, c'est du langage pour les militants.
04:37Donc, j'ose espérer que la sortie de Jean-Luc Mélenchon, c'est du langage pour les militants.
04:41Quant à recentrer le débat sur la question d'Edouard Philippe,
04:43et doit-il être le candidat de la droite ?
04:46Je serais tenté de vous poser une autre question.
04:48Allons-y.
04:48De quelle droite ?
04:49C'est-à-dire qu'aujourd'hui, d'un côté, on nous parle du Grand Rassemblement
04:53et de la Grande Union de la droite, qui irait du Rassemblement National jusqu'à LR.
04:57De l'autre, on a toute une frange de la droite qui, droit dans ses bottes,
05:01nous dit, nous, nous n'avons rien à faire avec le Rassemblement National,
05:04nous devons faire émerger un candidat.
05:05Et en même temps, qui imagine aujourd'hui qu'Edouard Philippe
05:08puisse être le candidat de Bruno Retailleau,
05:11sachant que lui-même est aux prises avec, aujourd'hui, Gabriel Attal.
05:15Donc, il y a beaucoup d'inconnus, et aujourd'hui, on est dans une photographie de l'opinion à l
05:20'instant T.
05:21Donc, quant à répondre à votre question de manière ferme et définitive,
05:24je n'y risquerai pas.
05:25Oui, c'est une question piège, évidemment.
05:28En plus, on est dans le creux de l'été.
05:29C'est-à-dire que moi, j'ai maintien une chose,
05:31Attal et Philippe ont fait deux erreurs dramatiques,
05:33c'est d'avoir voulu commencer une campagne au mois de juin.
05:36Derrière, vous rentrez dans une phase juillet-août,
05:37où les Français n'ont plus rien à faire.
05:39Pas forcément. En juillet, en tout cas, ça a été très...
05:41Aujourd'hui, on a été mobilisés sur quoi depuis deux semaines ?
05:44Sur les incendies dans toute la France ?
05:45Vous pensez vraiment qu'on a envie ?
05:46Sur la coupe du monde, sur le tour de France ?
05:49Si je peux me permettre, je pense que ça peut quand même cranter.
05:52Plutôt, on crante, mieux c'est, dans l'opinion publique.
05:57Mais j'entends votre point.
05:58En plus, il y avait le jugement en appel de Marine Le Pen aussi, le 7 juillet.
06:02Et donc, on est en juillet.
06:03Il y a des candidats qui sont déclarés depuis très longtemps,
06:05et qui n'en sont pas à leur premier coup d'essai sur une présidentielle.
06:08Mélenchon, je crois que c'est la quatrième.
06:10Marine Le Pen va se lancer sur la 4 ou 5ème.
06:12Mais le 4ème aussi, c'est des gens dont on sait qu'ils seront là,
06:16qui ont un travail en moins à faire par rapport à leurs concurrents,
06:20qui eux, doivent dicter un tempo, imprégner un message,
06:23essayer d'exister dans la campagne, là où quand même,
06:27à mon sens, c'est un peu plus facile pour Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
06:29Écoutez justement les propos d'Edouard Philippe sur sa propre candidature.
06:34Peut-être va-t-il répondre en partie à la question que vous posiez,
06:38Samuel Bauton, est-il centre-droit, centre-droit, droit, droit, etc.
06:44Vous le savez, mais vous posiez astucieusement la question.
06:48Edouard Philippe.
06:48Moi, ce que je dis, c'est que je veux proposer aux Français
06:51d'éviter de vivre le cauchemar que constituerait,
06:54au second tour de l'élection présidentielle,
06:55un choix entre M. Mélenchon et les délires ethniques communautaires qu'il propose,
07:00la faillite collective dans laquelle il nous entraîne,
07:03et Mme Le Pen, qui propose un retour en arrière sur tous les éléments économiques,
07:07qui, à mon avis, entraînerait le pays tout aussi vite dans une forme de ruine.
07:11Je pense qu'un très grand nombre de Français
07:13veulent éviter ce face-à-face cauchemardesque.
07:16Bon, alors, il n'en dit pas plus, mais en tout cas,
07:18il se positionne en ratissant l'arche, Pierre-Yves Martin.
07:21Oui, mais avec un élément de langage qui me semble être extrêmement dangereux,
07:25il a parlé de faillite collective.
07:29quand on regarde l'évolution de la dette sous le mandat d'Emmanuel Macron
07:36et donc sous le gouvernement d'Edouard Philippe,
07:39je trouve ça un peu dangereux,
07:42voire très dangereux, de manipuler ces sujets de faillite,
07:45parce que, quel que soit le gouvernement qui a travaillé,
07:50qui est intervenu sous la responsabilité du Président de la République depuis 10 ans,
07:55voire depuis 15-20 ans, en matière d'aides et de faillites,
07:59je pense que personne n'a de leçons à donner.
08:01En tout cas, pas ceux qui en donnent en ce moment.
08:04Samuel Bouton ?
08:06Je vais me faire l'avocat du diable, parce qu'il le faut bien,
08:09mais je serais tenté de dire qu'Edouard Philippe échappe peut-être un peu à ce raisonnement
08:12du fait du Covid et des aides qu'il a mises en place,
08:16contraints et forcés, parce qu'il a toujours dit de manière assez claire,
08:20ce n'est pas le chemin que nous devrions prendre,
08:21on va le prendre quand même.
08:23C'est pour ça que je parlais d'éléments de langage et pas d'éléments de conviction.
08:25Parce qu'il y a une certaine pression, et ça, ça le sauve.
08:27Après, il y a un point qui est inaliénable et qui va le suivre toute sa campagne,
08:30c'est que même s'il n'a fait que 3 ans comme Premier ministre,
08:33ça va le suivre aussi toute la campagne,
08:35on a une petite queue attale qui lui a fait quelques mois.
08:37Messieurs, nous venons de poser le débat de la question du soir,
08:39on fait la petite respiration annoncée, direction le Tour de France.
08:43Sud Radio, le Mac du Tour.
08:45Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950,
08:50en tête de peloton du savoir-faire fromager.
08:52Incroyable, 1,5 km de l'arrivée,
08:54l'arrivée était prévue normalement à 17h40,
08:56ils sont allés à fond, Pascal Chanteur,
08:59notre consultant pour cette 11ème étape,
09:02161,3 km entre Vichy et Nevers,
09:04peloton groupé, mais il y a eu une belle échappée, Pascal.
09:07Oui, tout à fait, une échappée de 4 coureurs assez rapidement,
09:12et puis tout d'un coup, 3 coureurs,
09:15il y avait Julien Alaphilippe à l'avant qui a lâché prise,
09:18mais là, maintenant, peloton groupé pour un sprint lancé.
09:22Allez, nous y sommes dans le dernier kilomètre.
09:26C'est parti, le dernier kilomètre,
09:28avec un énorme travail des coureurs de l'équipe NSM,
09:31comprenez les coéquipiers de Bignan,
09:33Girmay, l'Erythréen,
09:35ancien maillot vert du Tour de France.
09:37Le sprint est lancé avec Tim Merlire également,
09:39déjà deux fois vainqueur, ça frotte.
09:41Olave Coy, le coureur de l'équipe Décathlon CMACGMM,
09:45a envoyé un de ses coureurs devant, en avant,
09:49et c'est Warren Schold, Warren Schold, le norvégien,
09:52qui prend le relais.
09:53Jasper Philipsen va essayer de revenir.
09:55Jasper Philipsen, qui a remporté le sprint intermédiaire tout à l'heure,
09:58va-t-il pouvoir revenir sur Warren Schold ?
10:00Olave Coy est là !
10:01Non, a priori, c'est Warren Schold devant.
10:03Philipsen, Coy et Milan-Frétin,
10:05avec une belle sixième place,
10:08visiblement de Clément Russo pour la France.
10:12Exceptionnel, Pascal Chanteur.
10:14C'est la sensation, ni Tim Merlire, ni Olaf Coy ne se sont imposés.
10:18C'est un match tellement ouvert entre les sprinters.
10:22Mais oui, écoutez, Warren Schold, on savait ses qualités de sprinter,
10:26et vous savez, comme on l'a dit ce matin,
10:28un sprint, ça peut être aléatoire, un mauvais placement,
10:31le lancement un petit peu tardif,
10:33et immédiatement, vous pouvez perdre la possibilité de gagner.
10:37Bon, grande joie, parce que cette équipe,
10:40UNOX, avait déjà connu le bonheur
10:43en obtenant le maillot jaune pendant deux jours avec Torsten Traen.
10:47Là, c'est une victoire d'État pour ce sprinter.
10:51Olaf Coy battu, donc deuxième,
10:54et puis Tim Merlire après.
10:56Ça veut dire quoi, Pascal Chanteur ?
10:59Ça veut dire que tout est possible encore,
11:01et pour les victoires des sprinters,
11:03et pour le maillot vert, ou pas ?
11:04Oui, bien sûr, écoutez, sur une course de trois semaines,
11:08vous pouvez avoir des moments, des jours sans, comme on dit,
11:11des petits problèmes d'ordre médicaux,
11:14des petits problèmes d'ordre tactique,
11:17tout peut arriver sur un Tour de France,
11:19et en l'occurrence, sur une épreuve de longue haleine comme le Tour.
11:23Donc, aujourd'hui, il a réussi à tirer son épingle du jeu,
11:27et pour UNOX, une équipe norvégienne, c'est très important.
11:31Bon, et je vous confirme, du coup, je suis plutôt content,
11:35donc c'est bien Waring Sol devant Coy,
11:38Philippe Seine et Frétin,
11:39ça c'était bon pour les quatre premiers.
11:40En revanche, je vous ai dit, premier français Clément Russo,
11:43non, c'est Anthony Turgis qui est septième,
11:44et Clément Russo, huitième, bravo,
11:46deux Français dans le top 10,
11:48on y revient tout à l'heure, pas de changement évidemment,
11:50classement général, merci Pascal Chanteur,
11:52on marque une respiration et on retrouve la question du soir,
11:55je vous le rappelle,
11:56Edouard Philippe doit-il être le candidat de la droite républicaine ?
12:00Nous en débattons avec nos trois vrais voix,
12:02Aude Amadou, Samuel Botton et Pierre-Yves Martin.
12:06A tout de suite !
12:06Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950,
12:10en tête de peloton du savoir-faire fromager.
12:13Et Vrai Voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel.
12:18Michel-Édouard Leclerc, François Hollande et Édouard Philippe occupent dans cet ordre
12:24le podium des personnalités politiques préférées des Français dans le dernier sondage IFOP fiducial.
12:29Nous débattons sur les perspectives du candidat Édouard Philippe ce soir,
12:34présidentiel 2027.
12:36Édouard Philippe doit-il être le candidat de la droite républicaine ?
12:40Nos trois vrais voix avec nous.
12:42Samuel Botton, expert en communication chez Step Conseil.
12:46Aude Amadou, ancienne députée.
12:48Pierre-Yves Martin, entrepreneur et consultant.
12:51Madame, messieurs, vous êtes avec nous.
12:54Réaction d'Elisabeth Borne.
12:57Écoutez-la, elle dit, elle se plaint d'une certaine manière
13:01qu'il y ait pour l'instant trop de candidats au centre.
13:04Je pense qu'il est certain que si on a une division au sein du bloc central et plus largement,
13:10on a un risque important d'avoir un deuxième tour entre les deux extrêmes.
13:16Et évidemment, ce n'est pas ce que je souhaite pour mon pays.
13:19Vous parlez d'une erreur profonde.
13:20Oui, je pense que ce serait évidemment une erreur profonde d'avoir de la division,
13:25d'avoir trop d'aventures individuelles, plutôt que de se rassembler.
13:30Et c'est l'appel que je lance dans ce livre aussi, de se rassembler de la gauche réformiste à
13:35la droite modérée
13:36pour apporter des réponses aux Français.
13:39Alors, ça pose la question.
13:41Ça tombe bien, Aude Amadou, rappelons-le, vous étiez députée, une des trouvailles d'Emmanuel Macron.
13:47Vous êtes lancée en politique à l'arrivée de cet espace du centre de la vie politique
13:54qui aujourd'hui est incarnée par Gabriel Attal ou par Édouard Philippe.
13:57Et si vous nous dites Gabriel Attal, est-ce qu'Edouard Philippe, du coup, doit ratisser plus large à droite,
14:02sachant qu'il a le soutien de Laurent Wauquiez ?
14:04Alors, je voulais vous dire qu'aujourd'hui, on a le Tour de France, on a la Coupe du Monde
14:08de football.
14:09Alors, laissons les commentateurs au sport.
14:12Et aujourd'hui, que chaque politique, en fait, nous dise ce qu'ils veulent faire.
14:15Parce qu'aujourd'hui, les Français, on est sur de la notoriété,
14:17on est sur des sondages qui mettent en avant des personnalités.
14:21Mais aujourd'hui, que veulent-ils faire ?
14:23On ne sait pas.
14:24Mais vous les connaissez, justement. A quoi il aspire, finalement, Édouard Philippe ?
14:29C'est un homme de droite ? Un homme du centre ?
14:31Mais c'est un homme de droite.
14:33C'est un homme de droite. C'est la droite qui a été incarnée par ce centre droit
14:35qui avait porté Emmanuel Macron.
14:38Et de l'autre côté, nous avons, on va dire...
14:40Bon, alors, j'ai un peu changé, en fait, mon fil d'épaule.
14:43Parce que, est-ce que Gabriel Attal est réellement le centre-gauche ?
14:45Donc, c'est pour ça que la vraie question, c'est, que veulent-ils faire ?
14:49Parce qu'aujourd'hui, on est à moins d'un an des élections.
14:51S'ils pouvaient un peu dévoiler, nous partager leurs grandes orientations,
14:54ce serait quand même pas mal pour les Français.
14:56Et c'est vrai que, s'il y a un centre-droite et un centre-gauche,
14:59par définition, il n'y a plus vraiment de centre, Pierre-Yves Martin.
15:03Quant au dame Hadou, elle dit, il est de droite. D'accord ou pas ?
15:06Il est, dans son parcours, oui, c'est un homme de droite.
15:09Ça, c'est une évidence.
15:11Et c'est vrai que, sur Gabriel Attal, c'est compliqué de le positionner.
15:14Parce qu'il a des interventions qu'il positionnerait plutôt sur la partie droite.
15:20Mais il vient de la gauche républicaine.
15:23Donc, je pense que...
15:25Emmanuel Macron aussi.
15:26Pardon ?
15:27Emmanuel Macron aussi.
15:28Oui, tout à fait.
15:29Mais je pense que ce sujet de programme politique que vous évoquez,
15:36lors de la dernière élection présidentielle,
15:38on n'a pas non plus eu le droit à une vraie séquence de partage,
15:42d'échange, de débat autour du projet politique.
15:44Déjà parce qu'Emmanuel Macron n'a pas jugé utile de porter un vrai projet...
15:50C'est-à-dire qu'il y avait la guerre et il était pris par ça.
15:53J'observe juste.
15:54Et c'est vrai que c'est dommage.
15:56Et ce qui est encore plus dommage, c'est que les communications qui sont faites
16:01autour des projets politiques sont ultra synthétiques.
16:05Donc, du coup, on ne peut jamais rentrer dans les sujets.
16:08Et pour les Français, c'est aussi compliqué d'aller récupérer, comprendre,
16:13identifier la bonne proposition de la moins bonne proposition.
16:17Une fois qu'on a dit ça, d'accord.
16:19Mais vous, expert, et c'est pour ça que vous êtes autour de la table,
16:21chère Vraie Voix, vous avez tendance à dire que c'est plus un candidat de droite républicaine
16:27et qu'il peut regrouper plus à droite plutôt qu'au centre.
16:31C'est la tendance qu'en dit Samuel Bauton.
16:34Édouard Philippe a toujours été un homme de droite.
16:37Et de la même manière que Gabriel Attal a toujours été un opportuniste.
16:41Qu'il ait commencé à gauche est une chose,
16:42mais aujourd'hui, il est totalement à droite dans le régime.
16:45Gabriel Attal ?
16:47Ben non, il n'est pas totalement dit, ne dites pas ça.
16:49Alors, on sait que vous êtes gauche.
16:50Trouvez-moi un fil de gauche à tirer chez Gabriel Attal.
16:54Et je veux bien vous inviter à déjeuner, mon cher Frédéric,
16:57mais je ne pense pas que vous y arriviez.
16:59Je sais que vous allez essayer.
17:01J'ai des idées de restaurant, en plus. Allez-y.
17:03Donc, tout ça pour dire, aujourd'hui, Gabriel Attal, il ratisse sur ce qu'il peut ratisser.
17:07C'est-à-dire, il y a les vestiges, effectivement, de En Marche.
17:09Et pour la petite anecdote, ça ne lui a pris que 5 minutes pour récupérer tous les comptes
17:14Twitter, LinkedIn et Instagram, qui étaient déjà au service d'Emmanuel Macron avant.
17:17Donc, sa force de frappe, elle est là, c'est le parti.
17:19Qu'on me dise qu'En Marche est un parti du centre.
17:22Pourquoi pas ?
17:22Mais aujourd'hui, comme on l'était il y a 10 ans,
17:24on est dans un éclatement du monde politique qui est en train de se reconstituer.
17:27On arrive à resituer l'hémisphère droit, l'hémisphère gauche.
17:31Tout ce qu'on peut courir au centre.
17:32C'est pour ça que je vous pose la question.
17:33Parce que, moi, mon cher Frédéric, aujourd'hui, quand on veut passer pour modéré,
17:37on dit le mot centriste et le mot qui va derrière.
17:40J'ai envie de vous dire, où est la droite et où est la gauche traditionnelle ?
17:43Les modérés, parce que moi, je ne les trouve pas non plus.
17:45La droite traditionnelle, aujourd'hui, c'est Édouard Philippe, celle qu'on a connue, le RPR.
17:49Et si j'étais taquin, je vous dirais que même le RN pourrait postuler à ce qualificatif.
17:53Parce que je ne vois aujourd'hui aucune différence entre le discours qui est porté par le RN en 2026
17:59que par le discours qui était porté par le RPR à la fin des années 80 et au début des
18:03années 90.
18:05Donc, c'est ce que je vous dis aussi quand il y a une recomposition du monde politique.
18:08Et qu'est-ce que réellement la droite, aujourd'hui ?
18:10Donc, faute de mieux, on a effectivement cette droite traditionnelle qui est incarnée par Édouard Philippe.
18:15Cette droite très dure.
18:16Donc, vous dites le match pour choisir le bon candidat, parce que c'est un peu notre question,
18:20c'est Retailleau ou Édouard Philippe pour la droite.
18:24Édouard Philippe a un désavantage, c'est enjupéiste, enjupéiste ne va jamais au bout.
18:28Très bien.
18:28C'était pour la blague.
18:29Vous, en revanche, vous allez vraiment m'inviter au restaurant.
18:33Par contre, je pense qu'Édouard Philippe est tout à fait légitime, de par son image, son positionnement,
18:39pour aller séduire l'électorat purement centriste.
18:44Parce qu'il a, je trouve qu'il a quand même réussi à constituer et faire vivre une image de
18:50sérieux.
18:51Alors, peut-être un peu trop teinté techno, mais il y a une image de sérieux.
18:56Et dans un monde politique où la radicalité prend de plus en plus le pas,
19:02je trouve que c'est un argument pour l'électorat centriste.
19:06Réaction au 0826-300-300, Aurélien nous appelle d'Ivry sur scène, dans le Val-de-Marne.
19:13Eh oui, Ivry, bien connu cet an dernier pour autre chose, mais bref.
19:17Oui, d'accord.
19:18Vous savez que vous avez deux handballeurs sur le plateau,
19:21Oda Madou, ancienne handballeuse de haut niveau, et moi-même,
19:24et j'ai commenté leur titre de champion de France, donc il y a aussi ça.
19:28À Ivry, on a eu une très belle équipe, en effet.
19:30Voilà.
19:31Votre point de vue.
19:32Alors, Édouard Philippe, doit-il être le candidat de la droite républicaine pour vous ?
19:36Alors, déjà, première question que je poserai, est-il de droite ?
19:39Et je ne suis pas tout à fait d'accord avec vos invités,
19:41parce que selon moi, il se prétend être de droite.
19:45En effet, c'est un JUPI, c'est aussi quelqu'un qui a été très proche de De Villepin,
19:51dans son cabinet notamment, mais est-ce que De Villepin était de droite ?
19:55Et je ne suis pas sûr, et un de vos invités a dit tout à l'heure qu'il était
19:58du centre,
19:59et je pense que sincèrement, il représente le centre, selon moi,
20:02et absolument pas la droite.
20:05D'ailleurs, une de vos invités a dit également, quels sont ces projets et ces propositions ?
20:11Alors, les Français n'attendent pas un catalogue,
20:13parce que ce que nous font aujourd'hui les candidats,
20:17et il y en a l'intériel, et je pense que plus ça va, plus on en aura,
20:20ils viennent avec un catalogue.
20:21Ce n'est pas ça qu'on veut, c'est un projet.
20:25Quelle trajectoire veut-on pour la France ?
20:27On a plein de soucis de tout bas.
20:29Moi, je suis chef d'entreprise.
20:30Aujourd'hui, les carnets de commandes sont en berne, sont en baisse.
20:33On a plein d'entreprises qui ferment boutique.
20:36Qu'est-ce qu'ils proposent pour les entreprises ?
20:41C'est les entreprises qui créent de la richesse, ce n'est pas l'État.
20:44Et dans tout ce qu'on a entendu, et pour moi, selon moi,
20:48son plus grand défaut, si je puis dire ça comme ça,
20:52c'est qu'il a un passif, et pas n'importe quel,
20:54c'est qu'il est macroniste, et qu'il a été
20:56le premier Premier ministre de Macron.
20:58Et il a quand même mis en œuvre un certain nombre de choses.
21:00Alors, on me dit oui,
21:02mais il n'était pas tout à fait d'accord.
21:03En attendant, il est resté trois ans,
21:04il a quand même suivi tout ce qu'il disait.
21:06Mais sur la partie qui n'était pas la plus critiquable
21:09des dix années de présidence d'Emmanuel Macron,
21:12c'est très intéressant, Aurélien, ce que vous dites,
21:15parce qu'on a écouté nos trois vraies voix,
21:17vous avez apporté votre point de vue,
21:19et j'ai l'impression qu'après avoir posé la question,
21:21on a encore moins de réponses qu'avant au moment de le poser.
21:23Aude Amadou, alors, candidat,
21:25très rapidement, Aude, il va falloir conclure.
21:28Édouard Philippe, doit-il être le candidat 1 ?
21:312, de la droite républicaine ?
21:333, du centre ?
21:34Moi, je n'ai pas de prétention à choisir.
21:37C'est-à-dire qu'à un moment donné,
21:37il faut aussi que chacun prenne ses responsabilités.
21:40Je pense que ça va être réellement une élection de courage.
21:43Il va falloir avoir du courage de se retirer, de rester.
21:46Et pour moi, Édouard Philippe est quand même
21:50quelqu'un qui incarne la droite,
21:52la droite républicaine, la droite modérée.
21:54Moi, j'appelle plutôt modérée que républicaine.
21:57C'est noté.
21:58Merci d'avoir été nombreux à réagir pour cette question.
22:02Je vois Quentin Saunier.
22:03Est-ce qu'on a le résultat de la consultation
22:05sur la chaîne YouTube ?
22:07Qu'ont dit les auditeurs de Sud Radio ?
22:09Eh bien, écoutez, là, le constat est sans appel.
22:12Ils disent non à 92%.
22:13Non, Édouard Philippe ne doit pas être le candidat
22:16de la droite républicaine.
22:18Beaucoup de réactions également qui accompagnent ce sondage.
22:21On a Amat qui dit, oui, je trouve qu'il représente bien
22:24ce qu'est la droite dans le pays,
22:25à savoir une mauvaise blague.
22:27Et on a Guilou qui s'offusque carrément.
22:30Édouard Philippe n'est pas de droite.
22:31Bon, voilà, c'est-à-dire qu'on a posé la question
22:34et on vient de ne pas y répondre
22:36puisqu'on est incapable de savoir.
22:38Ainsi va le débat et c'est ça qui est passionnant.
22:41Dans un instant, le tour de table de nos vraies voix
22:43avec chacun leur gros sujet d'actualité.
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