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[#Journal] Le 19H30 du 09 Juillet 2026

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00:06Musique
00:15Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans votre journal le 19h30 sur GMT TV.
00:20Dans l'actualité de ce jour, le rapport national sur le développement humain 2026
00:25qui révèle une espérance de vie au Gabon estime à 63%, vous le verrez.
00:30En ouverture, le Gabon engage une réforme majeure de sa fiscalité numérique.
00:33La loi de finances rectificatives 2026 prévoit de soumettre les plateformes étrangères
00:37proposant des services numériques aux consommateurs gabonais
00:40au paiement de la TVA et à la contribution spéciale de solidarité.
00:44On fait le point.
00:46Dans le cadre de la loi de finances rectificatives 2026,
00:50le Gabon franchit une étape majeure dans la modernisation de son système fiscal.
00:54Le texte adopté par le Sénat prévoit désormais d'assujettir à la TVA
00:58et à la contribution spéciale de solidarité des fournisseurs étrangers de services numériques
01:03opérant sur le marché gabonais, même en l'absence d'établissements physiques dans le pays.
01:08Une réforme qui vise aussi bien les plateformes de streaming que les réseaux sociaux,
01:11les services cloud ou encore les géants du commerce électronique.
01:15Longtemps considérées comme difficilement imposables en raison de leur présence exclusivement numérique,
01:19les grandes plateformes internationales pourraient désormais être soumises
01:22aux mêmes obligations fiscales que les entreprises locales.
01:26A travers cette réforme, les autorités gabonaises ont tend d'adapter le droit fiscal
01:29aux mutations de l'économie numérique tout en sécurisant de nouvelles recettes budgétaires.
01:35La principale innovation introduite par la loi de finances rectificatives 2026
01:39réside dans la création d'un régime simplifié d'immatriculation,
01:42de déclaration et de paiement de la TVA destinée aux fournisseurs
01:45et opérateurs de plateformes numériques non résidents.
01:48Ceux-ci pourront désormais s'y matriculer directement auprès de l'administration fiscale gabonaise
01:52afin de reverser la TVA sur les services consommés au Gabon
01:56sans avoir à créer une filiale ou désigner un représentant fiscal sur le territoire national.
02:01Le texte définit largement les services concernés.
02:04Il s'agit notamment des prestations de publicité numérique,
02:07des services de diffusion audiovisuelle, du téléchargement de films, de musique ou de jeux vidéo,
02:12de l'hébergement de sites internet, des logiciels, du stockage de données dans le cloud,
02:16de la vente de bases de données, des formations en ligne ainsi que des abonnements aux plateformes de streaming.
02:22Des prestations des cabinets de conseil, des experts comptables, des ingénieurs
02:26ou encore les sessions de licence et de droits de propriété intellectuelle sont également visées
02:30lorsqu'elles sont fournies à distance.
02:33Sans jamais citer explicitement les entreprises concernées,
02:35les nouvelles dispositions cibles de fait,
02:37les principaux acteurs mondiaux du numérique dont les services sont largement utilisés au Gabon.
02:41Les abonnements à Netflix ou Spotify, les campagnes publicitaires achetées sur Google Ads ou Facebook Ads,
02:47les services cloud proposés par Amazon Web Service, Microsoft Azure ou Google Cloud,
02:53les achats d'applications, les formations en ligne ou encore les solutions de stockage de données
02:57figurent parmi les activités susceptibles d'entrer dans le champ d'application de cette nouvelle fiscalité.
03:03L'objectif affiché est de mettre fin à une situation où les opérateurs étrangers réalisaient un chiffre d'affaires sur
03:08le marché gabonais
03:09sans être soumis aux mêmes obligations fiscales que les entreprises locales exerçant des activités comparables.
03:16Afin de déterminer si un service est effectivement consommé sur le territoire gabonais,
03:20la loi retient plusieurs critères.
03:22L'administration fiscale pourra notamment s'appuyer sur l'adresse de facturation du client,
03:26son numéro d'identification fiscale, ses coordonnées bancaires,
03:29les données de géolocalisation, l'adresse IP utilisée lors de la transaction
03:33ou encore les informations relatives à la carte SIM et au réseau de télécommunication.
03:38Cette approche reprend les standards déjà appliqués dans plusieurs juridictions
03:42afin d'éviter que les prestations numériques échappent à toute imposition du seul fait de leur caractère dématérialisé.
03:50Le rapport national sur le développement humain 2026 met en lumière les failles du système de santé gabonais.
03:56Malgré son classement parmi les pays à développement humain élevé,
03:59le Gabon affiche une espérance de vie de 68 ans, révélatrice de profondes inégalités d'accès aux soins.
04:04Reportage.
04:05C'est un document accablant qui pointe les limites structurelles de notre système de santé.
04:10Élaboré par le gouvernement en partenariat avec le programme des Nations unies pour le développement,
04:15le rapport national sur le développement humain 2026
04:18graisse un état des lieux du développement humain dans le pays.
04:22Jeunesse, emploi, entrepreneuriat, éducation ou encore santé,
04:26Tous les indicateurs sont passés au crible.
04:29Derrière le classement du Gabon, parmi les pays à développement humain élevé,
04:33le rapport révèle pourtant un paradoxe.
04:36Avec une espérance de vie limitée à 68 ans en 2024,
04:40le pays reste loin des performances enregistrées par les États de la même catégorie.
04:45Un constat qui traduit les limites d'un modèle sanitaire encore marqué
04:49par de profondes inégalités d'accès aux soins.
04:52L'étude montre certes que l'espérance de vie a progressé de près de 8 ans depuis 1990,
04:58passant d'environ 60 à 68 ans grâce aux campagnes de vaccination,
05:03à la baisse de la mortalité infantile et à l'amélioration de l'accès aux soins de santé primaire.
05:08Mais cette progression demeure insuffisante au regard des moyens dont dispose le Gabon.
05:14Le rapport estime que les investissements consentis ne produisent pas les résultats attendus,
05:19notamment en raison de la forte concentration des infrastructures hospitalières dans les grands centres urbains,
05:24laissant les populations rurales avec un accès limité aux soins spécialisés.
05:28A cela s'ajoute la montée des maladies chroniques comme l'hypertension,
05:32le diabète et les pathologies cardiovasculaires,
05:35qui mettent sous pression un système de santé insuffisamment adapté à cette transition épidémiologique.
05:41Le rapport souligne également que les crises récentes ont mis en évidence les faiblesses structurelles du modèle sanitaire du pays.
05:49La pandémie de COVID-19 a notamment interrompu la progression de l'espérance de vie en 2020 et 2021,
05:57révélant les limites des capacités opérationnelles du système de santé et de la protection sociale.
06:02Les auteurs du rapport insistent en outre sur la nécessité de rendre les dépenses de santé plus efficaces
06:08afin qu'elles produisent les gains en matière de longévité et de bien-être.
06:13Ils plaident aussi pour une meilleure répartition des infrastructures,
06:17un renforcement des services de proximité et une prise en charge plus adaptée des maladies non transmissibles.
06:23Selon ce document, la santé demeure le maillon faible du développement humain au Gabon.
06:28Si l'éducation progresse et que le pays conserve un niveau de revenu relativement élevé,
06:33ces acquis ne suffisent pas à compenser les insuffisances d'un système de santé
06:38qui continue de fabriquer les inégalités entre les territoires et les populations.
06:43La direction générale des impôts veut accélérer la mobilisation des recettes fiscales.
06:47Son plan stratégique 2025-2027 ambitionne de porter les recettes de l'État
06:51à près de 1 350 milliards de fonds CFA décryptage.
06:54Pour s'affranchir de sa dépendance historique aux fluctuations des cours du pétrole,
07:00le Gabon redessine en profondeur sa stratégie budgétaire.
07:04La direction générale des impôts vient de dévoiler une feuille de route offensive
07:08à travers son plan stratégique 2025-2027.
07:12L'objectif affiché est clair, faire bondir les recettes fiscales de 1 2,2 milliards de fonds CFA
07:19enregistrés en 2023 à 1 349,7 milliards d'ici 4 ans.
07:26Cela représente une plus-value substantielle de près de 347,5 milliards de fonds CFA
07:32à concrétiser d'ici la fin de la période.
07:35Pour remporter ce pari, l'administration fiscale fait un choix pragmatique.
07:39Pas question d'affichier les ménages et les entreprises avec de nouvelles taxes
07:44ou une hausse de taux d'imposition.
07:46La doctrine repose désormais sur une optimisation rigoureuse des mécanismes existants.
07:52Concrètement, la DGI s'appuie sur quatre piliers majeurs.
07:56Le renforcement de la gouvernance interne, la modernisation des services,
08:01la valorisation des compétences des agents et, surtout, l'élargissement de la sèche fiscale.
08:06En clair, la priorité est d'intégrer de nouveaux contribuables dans le système
08:11pour taxer mieux et plus largement, plutôt que de surtaxer les acteurs économiques déjà recensés.
08:18Le véritable moteur de cette transformation sera technologique.
08:22La DGI ambition de dématérialiser la totalité de ces activités métieres.
08:27Ce saut quantique s'appuiera sur le déploiement de l'outil moderne,
08:30à l'instar des solutions DigiTax et MobileTax, de la généralisation du télépayement
08:36et d'un système de gestion électronique des documents.
08:39Parallèlement, la fin du cloisonnement administratif est actée.
08:43En interconnectant ces bases de données avec celles de la douane, du trésor,
08:48de la CNSS et de la chambre de commerce,
08:51le fisc d'abonnés pourra croiser les informations en temps réel.
08:54Une arme rédoutable pour identifier instantanément les incohérences déclaratives
08:59et débusquer les activités non enregistrées.
09:02Cette refonte de l'appareil fiscal intervient à un moment charmière.
09:06En pleine négociation pour un programme avec le Fonds monétaire international,
09:11Libreville doit impérativement rassurer les bailleurs de fonds
09:14et restaurer sa crédibilité financière.
09:16Générer près de 347 milliards de fonds CFA supplémentaires
09:21sans alourner la fiscalité nominale s'avère séduisant sur le papier.
09:26Néanmoins, l'exécution sur le terrain reste le principal point d'interrogation.
09:30La réussite de ce plan dépendra de la capacité réelle de la TGI
09:35à finaliser sa mutation technique,
09:37mais aussi de sa propension à inciter un secteur informel réticent
09:41à rejoindre le circuit formel.
09:43Deux chantiers d'envergure qui, au Gabon,
09:47demeurent encore en phase de consolidation.
09:50La facture électronique normalisée devient progressivement obligatoire au Gabon.
09:54Cette réforme inscrite dans la loi de finances rectificatives de 2026
09:58vise à moderniser l'administration fiscale
10:00et à renforcer la lutte contre la fraude.
10:02On fait le point.
10:03La loi de finances rectificatives de 2026
10:06introduit la généralisation progressive
10:09de la facture électronique normalisée au Gabon.
10:12Cette réforme concerne les entreprises soumises à la TVA,
10:16à l'impôt sur les sociétés,
10:18à l'impôt sur les bénéfices professionnels
10:20ou encore à l'impôt synthétique libératoire.
10:23Objectif, renforcer la transparence,
10:26lutter contre la fraude fiscale
10:28et moderniser les relations entre les contribuables et administrations.
10:32Avec cette mesure,
10:34le Gabon engage une mutation profonde de son système fiscal.
10:37Les ventes de biens et les prestations de services
10:40devront désormais être enregistrées
10:42via des dispositifs ou logiciels homologués
10:44par la Direction générale des impôts.
10:47Chaque facture deviendra ainsi traçable,
10:49sécurisée et exploitable par l'administration fiscale.
10:53La facture électronique vise à limiter les fausses factures,
10:56la sous-déclaration de chiffres d'affaires
10:58et les pratiques de dissimulation fiscale.
11:01Elle permettra également d'améliorer la collecte des recettes publiques
11:05dans un contexte où l'État cherche à élargir son assiette fiscale.
11:09Pour accompagner les entreprises,
11:11la LFR 2026 prévoit un crédit d'impôt
11:14couvrant le coût d'acquisition des dispositifs homologués
11:17reparti sur trois ans.
11:19Une manière d'imposer la réforme
11:21tout en amortissant son impact financier.
11:23La réforme conditionne aussi la déductibilité
11:26des charges à la présentation de factures électroniques conformes.
11:30Les entreprises devront donc contrôler
11:32non seulement leurs propres émissions,
11:34mais aussi les documents reçus de leurs fournisseurs.
11:36Les sanctions prévues sont dissuasives.
11:39Absence de factures électroniques,
11:41factures non conformes ou sous-évaluation volontaire
11:44pourront entraîner une amende équivalente
11:47à 100 % de la transaction
11:49avec un minimum de 200 000 francs CFA.
11:52Pour les entreprises,
11:53l'enjeu est désormais d'anticiper,
11:55adapter les logiciels,
11:57former les équipes comptables
11:59et revoir les procédures internes.
12:01La facture électronique ne sera plus une option,
12:04mais une obligation fiscale structurante.
12:07Direction la province de Langounier,
12:10à Kambamongo,
12:11l'école publique se dégrade
12:12dans une quasi-indifférence
12:14entre bâtiments délabrés et manque d'équipement.
12:16L'établissement illustre
12:17les difficultés persistantes
12:18de l'école en milieu rural.
12:20Suivez.
12:21A une douzaine de kilomètres de Mbigo,
12:24dans le département de la Boumi-Louetie,
12:26l'école publique de Kambamongo
12:28offre un visage préoccupant.
12:31Bâtiments envahis par les hautes herbes,
12:33salles de classe délabrées,
12:35mobiliers vêtus
12:36et manques criants de matériel pédagogique.
12:38L'établissement censé accueillir
12:40les enfants du village
12:41dans des conditions propices à l'apprentissage
12:43semble aujourd'hui laissé à l'abandon.
12:46Une réalité qui contraste
12:48avec les ambitions affichées par les autorités
12:50en faveur de l'amélioration du système éducatif.
12:53Le mobilier scolaire
12:54illustre également cette dégradation,
12:56table banc cassée,
12:58branlante ou devenue inutilisable,
13:00obligeant parfois plusieurs élèves
13:02à partager les rares équipements
13:04encore en état.
13:06À cela s'ajoute l'absence d'éclairage
13:08dans les salles de classe,
13:09rendant les conditions d'apprentissage
13:11encore plus difficiles,
13:12notamment lors des journées pesant soleillées.
13:16Pour les parents d'élèves,
13:17rencontrés sur place,
13:19cette situation ne date pas d'hier.
13:20Ils regrettent qu'aucun programme
13:22significatif de réhabilitation
13:23n'ait été entrepris,
13:25alors même que l'école
13:26constitue un équipement public
13:28essentiel pour le village.
13:30Au-delà de l'état des bâtiments,
13:32c'est également le déficit
13:33en matière didactique
13:34qui préoccupe les enseignants
13:35et les familles.
13:36Selon plusieurs parents d'élèves,
13:38l'établissement manque de tableaux adaptés,
13:41de crètes, de règles,
13:42de matériel de géométrie,
13:43de supports pédagogiques,
13:45et même de livres scolaires
13:46en quantité suffisante.
13:48Plusieurs habitants confient
13:49que les quelques ouvrages
13:51actuellement disponibles
13:52n'ont pas été fournis
13:53par les circuits officiels,
13:55mais acquis grâce
13:56à la générosité
13:56de bonnes âmes
13:57originaires du village
13:59ou attachées
14:00à Kamba-Mongo.
14:02Sans ces dents,
14:03beaucoup d'enfants
14:03n'auraient pratiquement
14:04aucun livre pour apprendre,
14:06assure un parent d'élèves.
14:07Cette réalité interroge
14:09au moment où les pouvoirs publics
14:10affichent leur volonté
14:11d'améliorer la qualité
14:12de l'enseignement
14:13sur l'ensemble
14:13du territoire national.
14:15À Kamba-Mongo,
14:16les élèves poursuivent
14:17leur scolarité
14:19dans un environnement
14:19qui ne favorise
14:20ni la concentration
14:21ni la réussite scolaire.
14:23Si l'engagement des enseignants
14:25permet de maintenir les cours,
14:26les infrastructures
14:27et les équipements
14:28ne suivent plus.
14:30Pour les populations,
14:32l'urgence est désormais
14:33de redonner à cette école
14:34un cadre digne,
14:36réhabiliter les bâtiments,
14:37remplacer le mobilier
14:38défectueux,
14:39entretenir régulièrement
14:41les lieux
14:41et doter l'établissement
14:43du matériel pédagogique
14:44indispensable.
14:45Car,
14:46au-delà des murs
14:47qui se dégradent,
14:48c'est l'avenir
14:48de toute une génération
14:49qui se construit
14:50ou qui risque de s'effriter
14:52dans une école
14:53que beaucoup estiment
14:54aujourd'hui oubliée.
14:56Le chiffre du jour
14:57est 68 ans
14:58et l'espérance
14:59devient la naissance
14:59au Gabon en 2024.
15:01La source est le rapport
15:02national sur le développement
15:03humain 2026.
15:05Et notre verbatim,
15:06je tiens en toute transparence
15:08à préciser que je n'ai pas
15:09voté le Code
15:10de la nationalité gabonaise,
15:11la loi de finances
15:12rectificative 2026,
15:13le Code de la communication
15:14ainsi que le projet
15:15de loi fixant
15:16les conditions d'accès
15:17à la fonction
15:17de directeur général
15:18d'établissement
15:19de crédit
15:19et de microfinance.
15:21Jean-Gaspard
15:22Antutoumaï,
15:22député du 2e arrondissement
15:24de la commune d'Akande,
15:25l'auteur de ce verbatim,
15:26la source est une conférence
15:27de presse
15:28datée du 8 juillet 2026.
15:31C'est la fin
15:32de ce 19h30.
15:33Merci de nous avoir suivis.
15:34Bonne soirée à tous.
15:35A demain.
15:35Au revoir.
15:49Retrouvez JMT TV
15:50sur vos différents réseaux sociaux.
15:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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