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[#Reportage] Ntoutoume Ayi : bilan d’une session parlementaire intense

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00:00:07Il est allumé, d'accord. Donc on commence quand vous voulez, c'est bon ?
00:00:13C'est bon, ok. D'accord. Mesdames et messieurs de la presse, mesdames et messieurs les chefs
00:00:23de quartier du deuxième arrondissement de notre chère commune d'Akanda, mesdames et messieurs.
00:00:33Je remercie la presse d'avoir répondu à mon invitation de ce jour. Je souhaitais échanger
00:00:41avec vous en présence des chefs de quartier de ma circonscription électorale. Le lieu
00:00:48de nos échanges de ce jour, naturellement, est le compte rendu de la première session
00:00:54parlementaire de la quatorzième législature qui s'est achevée le 30 juin dernier. Je
00:01:00préfère y aller avant que je n'aille voir nos concitoyens dans les différents quartiers
00:01:04de la commune au mois d'août. Mesdames et messieurs, comme vous le savez, c'est mon
00:01:12premier mandat de parlementaire. Cette première session a donc d'abord été pour moi le moment
00:01:20de découvrir l'Assemblée nationale, son organisation, son fonctionnement et aussi ses usages.
00:01:29L'Union nationale, ma formation politique n'ayant que deux élus à l'Assemblée nationale
00:01:33et ne pouvant donc constituer un groupe parlementaire, j'ai fait le choix de n'intégrer aucun groupe
00:01:40parlementaire. Je suis donc ce que l'on nomme dans le jargon parlementaire un député
00:01:45non inscrit. De même, au regard de la faible représentativité de l'Union nationale, je
00:01:52n'occupe aucune fonction au bureau de l'Assemblée nationale ni dans les bureaux des différentes
00:01:58commissions. Je suis donc un député du rang. Toutefois, j'ai été désigné par le bureau
00:02:06de l'Assemblée nationale pour siéger au Parlement de la CEMAC, qui compte cinq députés
00:02:11par états membres. Et au sein du Parlement de la CEMAC, j'ai été désigné président
00:02:17de la Commission des affaires institutionnelles, de la justice, des droits de l'homme et des
00:02:21politiques sectorielles communes. On l'appelle aussi la Commission numéro un.
00:02:26Pour votre parfaite information, le Parlement de la CEMAC siège à Malabo. Les mois de février
00:02:32et d'octobre de chaque année. Ce sont donc des mois où je serai absent du Gabon pour
00:02:38siéger à Malabo.
00:02:41Mesdames et messieurs, c'est donc au Parlement de la CEMAC, au mois de février dernier, que
00:02:47j'ai débuté cette première session parlementaire, avant de rejoindre l'Assemblée nationale en
00:02:54mars lors de l'ouverture de la session. Au cours de la session du Parlement de la CEMAC,
00:02:59la Commission numéro un a procédé à l'examen du rapport général sur le fonctionnement
00:03:05et l'évolution de la communauté. En effet, au titre des articles 14 et 16 de la Convention
00:03:12régissant le Parlement communautaire, le Parlement de la CEMAC est chargé du contrôle
00:03:16démocratique des organes et institutions spécialisées de la CEMAC. A ce titre, chaque
00:03:21année, le président de la Commission soumet au Parlement pour examen un rapport général
00:03:25sur le fonctionnement et l'évolution de la communauté.
00:03:28L'examen du rapport général sur le fonctionnement et l'évolution de la communauté est par-dessus
00:03:33tout une obligation de redevabilité des institutions et organismes de la communauté devant le Parlement
00:03:38communautaire. Cet examen donne lieu à un rapport du Parlement comportant des recommandations
00:03:44et des résolutions. Ce rapport produit par la Commission numéro un a été adopté à l'unanimité
00:03:50par le Parlement de la CEMAC. Mesdames et Messieurs, au niveau de l'Assemblée nationale, les quatre
00:03:58mois de session qui se sont déroulés du lundi 2 mars au mardi 30 juin, conformément à la Constitution,
00:04:05ont presque rapporté sur l'examen pour adoption des projets et propositions de textes, le discours sur l'état de
00:04:12la
00:04:12nation du président de la République, prononcé devant le Parlement réuni en congrès, et le débat d'orientation budgétaire.
00:04:21Concernant l'activité législative, donc l'adoption des textes, au cours de cette première session ordinaire
00:04:272026, l'Assemblée nationale a reçu au total 34 textes de loi ou propositions.
00:04:3422 textes ont été examinés et adoptés en séance plénière. Parmi ces textes soumis à l'examen et adoption par
00:04:42l'Assemblée nationale,
00:04:43on note 5 projets de loi, 16 ordonnances et une proposition de résolution.
00:04:50Un texte a été rejeté par l'Assemblée nationale. Il s'agit du projet de loi puissant les règles relatives
00:04:56à l'activité de crédit dans les secteurs bancaires et la microfinance dans la République gabonaise.
00:05:02Ce rejet a été motivé par le fait que ce n'était pas la compétence de l'Assemblée nationale,
00:05:06mais la compétence de la CEMAC de traiter de ce texte. Donc ce n'est pas que le texte était
00:05:11bon ou mauvais,
00:05:12c'était que ce n'est pas une compétence nationale. Le Gabon, comme tous les pays de la CEMAC,
00:05:16ont délégué cette compétence aux instances de la CEMAC.
00:05:21Il y a 6 ordonnances qui n'ont pu être ratifiées par l'Assemblée nationale au cours de la présente
00:05:25session
00:05:26et deviennent donc frappées de fortes clusions.
00:05:315 projets de loi sont en cours d'examen ou en attente de transmission par le gouvernement.
00:05:38Concernant le discours du Président de la République sur l'État de la Nation,
00:05:42ce discours a été prononcé, comme vous le savez, le 16 juin 2026 devant le Parlement réuni en Congrès.
00:05:48C'était la première fois que cela se produisait parce que c'est une disposition de la nouvelle Constitution
00:05:53qui demande au plan de la République, lors de la première session annuelle,
00:05:57de venir prononcer un discours sur l'État de la Nation.
00:06:02Concernant le débat d'orientation budgétaire, il a eu lieu le 27 juin 2026.
00:06:07Au cours de ce débat, je me suis exprimé à la tribune de l'Assemblée nationale
00:06:11pour alerter les gouvernants et le pays sur la situation budgétaire et financière de l'État
00:06:17et dire l'urgence de se mobiliser pour traiter ce sujet trop longtemps évité.
00:06:22Notre pays a de grandes difficultés.
00:06:24Nous ne devons pas continuer, nous les gouvernants, à dire à nos compatriotes que tout va bien.
00:06:30Tout ne va pas si bien que ça.
00:06:34Mesdames et Messieurs,
00:06:36Parmi les textes les plus significatifs,
00:06:38s'il y aurait notamment le Code de la nationalité gabonaise,
00:06:42la loi de finances rectificative 2026,
00:06:44le Code de la communication et le projet de loi fixant les conditions d'accès
00:06:48à la fonction du Directeur général d'établissement de crédit et de microfinance en République gabonaise.
00:06:54Je tiens, en toute transparence,
00:06:59à préciser que je n'ai pas voté ces quatre textes
00:07:01pour des raisons que je suis naturellement disposé à vous expliquer.
00:07:07En revanche, j'ai voté en faveur de plusieurs autres textes adoptés au cours de cette session,
00:07:13notamment la réforme du foncier, la modernisation de la justice,
00:07:17le renforcement des structures hospitalières,
00:07:19l'archivage électronique,
00:07:21la création de nouveaux établissements publics,
00:07:24ainsi que diverses mesures visant à améliorer le fonctionnement de nos institutions.
00:07:29En ma qualité de député du deuxième arrondissement de la commune d'Atanga,
00:07:33j'ai pris part avec engagement aux travaux,
00:07:36animé par la volonté constante de porter les préoccupations de mes concitoyens
00:07:39et de contribuer à l'édification d'un pays plus juste,
00:07:43plus moderne et plus prospère.
00:07:45Cette rencontre avec la presse est l'occasion de rendre compte de mon action parlementaire,
00:07:50de partager avec vous les principaux enjeux de cette session
00:07:53et de répondre, dans un esprit de totale transparence,
00:07:56à toutes les questions que vous voudrez bien me poser.
00:07:58Je vous remercie.
00:08:05Alors, nous passons à la phase de la question.
00:08:08Nous allons prendre ma question partie.
00:08:12Oui.
00:08:20Vous avez une question ?
00:08:24Oui, derrière.
00:08:32Bonjour, je suis Pierre Issono, journaliste et directeur de publication,
00:08:39je suis un grand reporter.
00:08:40Pierre ?
00:08:41Pierre Issono.
00:08:43Issono, journaliste.
00:08:44Issono.
00:08:46Issono, d'accord, oui.
00:08:49On va vous tenir déjà, la rédaction de l'un,
00:08:52on va vous donner à vous féliciter pour l'exercice que vous ont gagné
00:08:55parce que l'on pourrait avoir l'impression que les parlementaires ont peur de venir
00:08:59maintenant rencontrer la démoire du chef électeur.
00:09:05Alors, pour ma première question, je veux savoir plus récemment,
00:09:07même une bonne sortie, vous avez, je vous cite,
00:09:11la situation financière de votre pays est chaotique,
00:09:15vous n'avez pas à l'air dit.
00:09:16Malheureusement, nous nous sommes restés sur une autre faim
00:09:18parce que vu le temps qui vous a été imparti,
00:09:21nous nous attendions, nous les journalistes et les pistes des solutions
00:09:24pour avoir réglé à cette situation financière de notre pays aujourd'hui.
00:09:30La deuxième question que je voudrais poser,
00:09:32c'est concernant les projets de loi qui ont été portés.
00:09:35Il y a un projet de loi qui nous fait pour vous aider dans le service
00:09:38et vous avez dit que vous avez pré-écrit la question du conseil.
00:09:42Aujourd'hui, il y a des générations qui ne sont pas
00:09:46pour retrouver leurs intérêts concernant les projets de loi
00:09:49que vous avez voté sur le conseil.
00:09:50Pourquoi l'on aura toujours resté à l'exercice ?
00:09:54C'est un projet de loi.
00:09:55Merci l'on aura.
00:10:15Oui, merci, bonsoir, bonsoir.
00:10:19Je suis le chef et le cabinet.
00:10:22Le chef ?
00:10:23Et au Ferdinand, le chef du quartier, le président de l'association
00:10:29des chers de quartier de la Campelle.
00:10:34Alors, ma première question, c'est un sujet que nous avons entendu
00:10:40lors d'un conseil de ministre que le président et le gouvernement
00:10:44avaient pris un projet de texte créant.
00:10:56les statuts, les statuts particuliers du chef du quartier.
00:11:00Est-ce que ce projet de texte est allé à l'Assemblée ?
00:11:03En est-il ? Est-ce que vous l'avez voté ou vous l'avez fait gestionner ?
00:11:07C'est ma première question.
00:11:10La deuxième, la fin, la finale, c'est honorable.
00:11:14Voilà, vous avez battu une grande campagne ici, lors de votre campagne.
00:11:19Mais pour seulement moi, que je suis, et peut-être d'autres,
00:11:23vous avez esquivé cette campagne lors de votre campagne.
00:11:27est-ce que nous pouvons savoir pourquoi vous avez utilisé cette campagne-là ?
00:11:49Bon, je vais déjà répondre à ces deux questions.
00:11:55Ici, c'est allumé.
00:11:57C'est allumé.
00:11:58D'accord, bon, vous me permettez de commencer par répondre au chef de quartier
00:12:02et ensuite je vais répondre au journaliste.
00:12:07Bon, sur la première question, le projet de texte n'est pas encore arrivé à l'Assemblée.
00:12:10Donc il n'a pas encore été examiné.
00:12:13Je pense que lorsqu'on l'examinera, il ne pourra être revu que dans la mesure où on pense que
00:12:18ce qui vous a été proposé n'est pas suffisant.
00:12:21Mais on ne pourra pas vous accorder un statut en dessous de celui que le gouvernement nous proposera.
00:12:29Donc vous pouvez être rassuré au moins sur ce sujet.
00:12:35Concernant la campagne, il y a deux aspects.
00:12:38Aujourd'hui, je peux vous inviter parce que je suis député, voyez-vous.
00:12:42Mais un homme politique, dans son activité politique pure, doit préserver la neutralité des chefs de quartier.
00:12:50Ce qui fait que quand je suis en campagne, je ne vais pas aller voir les chefs de quartier quand
00:12:54je suis en campagne politique.
00:12:57Donc là, je fais un compte rendu comme parlementaire.
00:13:00Je vous invite parce que vous êtes des autorités administratives locales.
00:13:04Ça me permettra, lorsqu'au mois d'août, j'irai dans les quartiers pour faire un compte rendu aux populations,
00:13:09de vous prévenir de ma venue et de vous convier à la rencontre que je pourrais avoir dans votre quartier.
00:13:14C'est une question d'éthique chez moi.
00:13:18Maintenant, en même temps, même comme citoyen, il est possible que je ne soit pas venu dans votre quartier.
00:13:24Pour petit que cela puisse pas être, les temps de campagne ne sont pas très longs ici.
00:13:29Donc quand on va en campagne, on ne peut pas aller dans tous les quartiers, dans toutes les maisons.
00:13:34Donc on est obligé, en fait, d'opérer des choix.
00:13:38Moi, mes choix ont été faits avec les équipes.
00:13:42Je m'excuse qu'on ne soit pas arrivés vers vous, mais c'est vraiment la question de…
00:13:48On a un temps court de campagne.
00:13:50Qui plus est, moi, j'avais une petite difficulté particulière, c'est que j'allais faire campagne, j'allais au
00:13:55travail.
00:13:56Donc je n'avais pas vraiment beaucoup de temps et je m'en excuse vraiment.
00:14:02Alors, je vais maintenant venir aux questions de Pierre et Solon.
00:14:07Vous aviez deux questions.
00:14:08La première, c'est sur mon propos à la tribune de l'Assemblée sur la situation chaotique du pays.
00:14:21Ce n'est pas une question simple.
00:14:25Et c'est une question très sérieuse.
00:14:30Pour faire simple, je pense que notre pays est mal endetté.
00:14:39Je ne dirais pas qu'il est trop endetté.
00:14:41Il est mal endetté.
00:14:43Pour vous donner un exemple, imaginez aujourd'hui que vous avez un crédit de 1 million à la banque.
00:14:54Selon que vous devez rembourser ce crédit sur 2 ans ou sur 10 ans, ce n'est pas la même
00:15:00chose.
00:15:01Si on dit que vous voulez rembourser sur 2 ans en 4 semestres réalité, je vais dire ça comme ça,
00:15:08on vous demande de rembourser 250 000 francs tous les 6 mois pendant les 2 ans.
00:15:15Si vous avez 100 000 francs de salaire, ça peut être compliqué.
00:15:19Mais si le même million, on est que vous allez rembourser sur 10 ans à raison de 100 000 francs
00:15:25par an,
00:15:26Donc, moins de 10 000 francs par mois, avec un salaire de 100 000 francs par mois, vous n'êtes
00:15:32pas particulièrement inquiet.
00:15:35Et notre pays se retrouve dans la situation de quelqu'un qui a 100 000 francs par mois et qui
00:15:41doit rembourser 250 000 francs tous les semestres.
00:15:47Conséquence, il ne lui reste plus assez d'argent chaque mois pour nourrir sa famille, pour payer son taxi pour
00:15:56aller au travail, pour payer éventuellement un loyer.
00:15:59C'est le problème de notre pays.
00:16:03Et le choix qui a été fait depuis un moment, c'est de dire, bon, comme c'est un peu
00:16:10lourd, quand la fin du semestre arrive, je vais aller emprunter encore les 250 francs que je dois payer.
00:16:16Je vais aller emprunter ça chez quelqu'un pour venir rembourser.
00:16:20Et on se met à faire ce qu'on appelle au quartier des prêts avec intérêt.
00:16:26Et plus de la moitié de notre dette aujourd'hui, ce sont des prêts qu'on a consentis pour aller
00:16:33rembourser d'autres prêts.
00:16:35Normalement, quand vous prenez un crédit à la banque, c'est pour investir.
00:16:40C'est de dire, je vais prendre un crédit parce que je veux construire une maison.
00:16:43Je vais prendre un crédit parce que je veux acheter une voiture.
00:16:45Mais quand vous commencez à prendre un crédit pour rembourser un crédit, vous ne vous en sortez plus.
00:16:52En des termes relativement clairs pour tout le monde, c'est la situation dans laquelle nous sommes.
00:16:59Nous sommes mal endettés.
00:17:02Maintenant, comment faire ?
00:17:04Je vous dis la solution classique qui est de dire, on va faire du refinancement ou du rééchelonnement.
00:17:12Ce sont des termes techniques qui veulent dire tout simplement qu'on va emprunter l'argent pour rembourser.
00:17:21Comme ça, le prêt qu'on apprend de rembourser plus tard ne font que repousser le problème.
00:17:25On ne traite pas le problème.
00:17:30Nous devons savoir qu'à partir du moment où on a plus de 8000 milliards de dettes,
00:17:40sachant que le budget du Gabon est de l'ordre de 4000 milliards, mais les 8000 milliards ne sont pas
00:17:45remboursés tout de suite.
00:17:47Donc, on doit se poser la question de savoir comment on fait pour s'en sortir.
00:17:53Moi, j'ai envie de dire à mes compatriotes et aux gouvernants,
00:17:57asseyons-nous et discutons parce qu'on risque de prendre des décisions difficiles.
00:18:05Mais je ne veux pas d'une décision difficile qui complique la vie du moindre Gabonais,
00:18:14parce qu'elle n'est déjà pas si simple que cela.
00:18:20Je vais poser une solution qui va peut-être faire bondir tout le monde.
00:18:27Mais je vais essayer d'expliquer avant de dire de quoi je parle.
00:18:33Imaginons un instant que vous avez 10 maisons qui sont en location.
00:18:42Chaque maison vous rapporte un loyer de 100 000 francs par mois.
00:18:48Donc, vous avez 1 million de revenus tous les mois.
00:18:52Mais vous avez un crédit que vous devez rembourser et où vous devez rembourser 800 000 tous les mois.
00:18:58Donc, à la fin du mois, il ne vous reste que 200 000.
00:19:04Mais on vous dit, si vous vendez une maison, vous allez rembourser tout le crédit.
00:19:11Mais vous n'aurez plus la maison.
00:19:15Mais peut-être qu'il faut vendre la maison parce que si vous vendez la maison, vous aurez maintenant 900
00:19:19000 francs tous les mois.
00:19:21Et vous allez pouvoir vivre convenablement et entretenir les 9 maisons qui sont restées.
00:19:28En termes plus techniques, lorsqu'une grande entreprise se retrouve face à un problème de dette, on dit qu'elle
00:19:37peut se séparer d'un asset.
00:19:38C'est-à-dire qu'au fond, vous avez une grande entreprise, il y a peut-être 4 ou 5
00:19:41filiales.
00:19:42Elle va vendre une filiale pour régler son compte de dette et permettre au reste de lui apporter la prospérité.
00:19:50Je pense qu'on doit aller vers ce type de réflexion.
00:19:55Voyez-vous.
00:19:56Je vais prendre un exemple, mais c'est un exemple.
00:20:00Si on vend, on a 8 000 milliards de dette, à peu près.
00:20:05Si on me dit aujourd'hui que si vous vendez le gisement de manganèse de Mouanda,
00:20:11ça va vous rapporter 15 000 milliards.
00:20:13Je me dis, je vends le gisement de Mouanda.
00:20:18Ça me rapporte 15 000 milliards.
00:20:20Avec 15 000 milliards, je rembourse la dette qui est de 8 000, voire 10 000 milliards.
00:20:26Il me reste 5 000 milliards.
00:20:28Avec 5 000 milliards, je peux bitumer 5 000 kilomètres de route au Gabon.
00:20:35Maintenant, est-ce qu'on est disposé à vendre le gisement de Mouanda ?
00:20:41Quand je dis qu'on vend le gisement de Mouanda,
00:20:43parce que là, je suis devant la presse pour qu'on soit clair,
00:20:45on ne vend pas Comilogue.
00:20:49On ne vire personne de Comilogue.
00:20:52Mais on dit que le gisement qui appartenait au Gabon,
00:20:56on va le vendre à une entreprise X.
00:21:02L'entreprise va être propriétaire du gisement.
00:21:05Mais Comilogue, qui a une concession sur le gisement, va continuer à exploiter le gisement.
00:21:12Il paieront les redevances à celui qui a acheté le gisement et non à l'État gabonais.
00:21:17Comilogue continuera à payer ses impôts.
00:21:20Comilogue continuera à employer les milliers de Gabonais qui travaillent à Comilogue.
00:21:24Voyez-vous ?
00:21:25Il n'y a que le fait que la redevance, on va y renoncer.
00:21:29La terre reste la nôtre.
00:21:31Personne ne va soulever la terre pour l'amener à l'étranger.
00:21:33Mais je pense que les chants du patriotisme vont dire non, au nom de la souveraineté nationale,
00:21:39on ne peut pas vendre notre gisement.
00:21:41C'est donc un débat entre la souveraineté nationale et l'impossibilité d'eux.
00:21:47Ou bien on peut avoir la conclusion que le gisement n'a pas assez de valeur
00:21:51pour nous permettre d'obtenir l'argent que nous voulons.
00:21:54cherchons autre chose.
00:21:55Mais pour moi, c'est à ce type de solution que je voudrais que la réflexion et le débat se
00:22:05fassent.
00:22:08Je sais qu'à partir de demain, tout le monde va dire que j'ai proposé de vendre le Gabon.
00:22:13Mais voilà, c'est un débat.
00:22:16C'est mon idée, ma suggestion.
00:22:19Et je veux qu'on en débatte et que lorsqu'on en débattra,
00:22:23les autres compatriotes m'opposent d'autres solutions qui soient meilleures que ce type de solution.
00:22:32Concernant la question du foncier,
00:22:37vous savez, quand vous faites un examen,
00:22:44ou bien quand vous êtes jury d'un concours ou d'un examen,
00:22:49quand un élève a 12 sur 20,
00:22:56on dit qu'il a réussi l'examen.
00:22:59On ne dit pas que quelqu'un a réussi l'examen parce qu'il a 20 sur 20.
00:23:05plusieurs collègues qui n'ont pas voté le texte, et je respecte leurs décisions,
00:23:11ont motivé le fait qu'ils n'ont pas voté le texte pour une raison,
00:23:14qui est que lorsque l'Assemblée avait d'abord en première lecture adopté le texte à l'unanimité,
00:23:22il était inscrit que le titre foncier est inattaquable,
00:23:29sauf si, pour faire simple, c'est un faux titre foncier,
00:23:36ou s'il a été obtenu de manière irrégulière.
00:23:41Le Sénat a pensé que si on mettait cette condition,
00:23:47ça fragilisait le titre foncier.
00:23:51Parce que quand vous avez un titre foncier,
00:23:53vous pouvez aller à la banque, vous pouvez, ça a de la valeur.
00:23:56Mais si on dit à la banque que le titre foncier que vous a présenté,
00:23:59demain après demain, on peut dire qu'il n'est pas bon,
00:24:03la banque dira, écoutez, moi je ne peux pas considérer ceci.
00:24:09Et l'autre problème, c'était de dire, d'accord,
00:24:15si on accepte que le titre foncier est inattaquable,
00:24:20si on découvre qu'un titre foncier a été obtenu de manière irrégulière,
00:24:25on doit engager la responsabilité des agents de l'Etat
00:24:30qui ont procédé à cette fraude.
00:24:36Cette préoccupation que moi je partage
00:24:40n'était pas dans le projet de texte.
00:24:44Malheureusement, on nous a présenté ce projet de texte le 29 juin,
00:24:50la veille.
00:24:52Est-ce que je devais jeter le bébé avec l'eau du bain,
00:24:54c'est-à-dire prendre un texte sur lequel nous étions d'accord
00:24:57sur 98% des dispositions,
00:25:01mais qu'il y avait 2% des dispositions qui n'étaient pas bonnes
00:25:04ou une disposition qui n'était pas bonne,
00:25:07ou alors il fallait dire on l'adopte en l'Etat
00:25:11et en septembre on trouve une solution au point qui nous pose problème.
00:25:15moi ça a été ma démarche.
00:25:17J'ai dit je vote ce texte.
00:25:19Mais en septembre,
00:25:21le Parlement, ou du moins l'Assemblée,
00:25:23fera une proposition de loi
00:25:25pour modifier le texte
00:25:27et introduire le fait que
00:25:29les agents de l'Etat
00:25:31qui se seront rendus coupables
00:25:33de falsification de titre foncier
00:25:36ou de fraude au titre foncier
00:25:37devront en répondre devant la justice.
00:25:39Il s'agit d'un article qu'on peut ajouter à la loi.
00:25:44Je ne voulais pas que cette loi soit rejetée
00:25:46parce que cette loi comportait beaucoup d'éléments
00:25:48protecteurs et positifs pour l'offensif.
00:25:52C'est la réponse que je peux vous donner sur cette deuxième question.
00:25:56Je vous remercie.
00:25:57Je pense que c'était tout.
00:25:58On peut prendre d'autres questions si besoin est.
00:26:01Merci.
00:26:05Une autre question pour la deuxième base ?
00:26:09Pour en prendre.
00:26:12Quelqu'un des questions ?
00:26:21Bonjour.
00:26:23Est-ce qu'on dit une fois
00:26:25de la rédaction de l'Etat ?
00:26:32C'est bon ?
00:26:33Oui.
00:26:33Je disais je suis rendu ou pas
00:26:35de la rédaction de l'Etat.
00:26:41Oui.
00:26:43D'accord, je vous écoute.
00:26:47Alors, on vous a bien saisi.
00:26:51Vous avez des points que vous avez
00:26:54étendus lors de l'Assemblée
00:26:58concernant les médias.
00:26:59Mais vous n'êtes pas à l'aide d'entrepreneurs
00:27:01parce que j'étais très étrange,
00:27:03il faut le dire.
00:27:05Monsieur le roi des médias, je crois.
00:27:07La presse en ligne, surtout,
00:27:10il faut des difficultés pour travailler
00:27:13vraiment pour tout le temps
00:27:15que les autres sont sûrs.
00:27:16C'est un peu difficile pour vous.
00:27:19Vous avez dit que vous avez adopté
00:27:21les textes concernant.
00:27:23Vous n'avez rien fait savoir,
00:27:24vous voyez,
00:27:24comment est-ce que vous avez
00:27:26voté concernant les médias.
00:27:36Une autre question ?
00:27:48Une autre question ?
00:27:54Ok.
00:27:56Bon.
00:27:58Moi, je pense que
00:28:01quand il y a eu en février
00:28:03la suspension des réseaux sociaux au Gabon,
00:28:06j'étais à Malabo
00:28:07à la session de la CEMAC.
00:28:14et je me suis exprimé de manière laconique
00:28:18deux fois sur Facebook.
00:28:23La première fois pour dire non, point d'exclamation.
00:28:28la deuxième fois pour dire honte à celles et ceux qui viennent défendre la suspension des réseaux sociaux sur les
00:28:37réseaux sociaux.
00:28:44Mais on dirait que malgré le fait que les réseaux sociaux étaient coupés au Gabon, j'ai été très lu.
00:28:51Et comme on peut voir à peu près les statistiques, je sais d'où j'ai été lu.
00:28:59Moi, je l'ai dit lors de la campagne électorale des législatives.
00:29:07Dans l'élection présidentielle, j'ai soutenu Oluigi Nguema qui était candidat.
00:29:12J'étais même son porte-parole.
00:29:15Et que je partais à l'Assemblée pour œuvrer à la mise en œuvre du projet pour lequel il a
00:29:20été élu.
00:29:22Mais que là-bas, ou de là-bas, lorsque ce ne sera pas bon pour le pays, je ne serai
00:29:30pas d'accord.
00:29:32Je ne suis pas d'accord avec la suspension des réseaux sociaux au Gabon.
00:29:38D'abord, c'est illégal.
00:29:41C'est tellement illégal qu'après la suspension, on vient maintenant prendre des lois pour réguler le secteur.
00:29:52Ça veut dire que c'était illégal.
00:29:53Parce que si c'était illégal, on n'aurait pas eu besoin de prendre de nouvelles lois.
00:30:00Et jusqu'à aujourd'hui, ça a été des ordonnances qu'on a prises dans l'urgence.
00:30:05Une ordonnance, c'est un texte à valeur législative d'application immédiate.
00:30:11Donc depuis le 26 février, les ordonnances avaient été prises, on aurait dû rétablir les réseaux sociaux.
00:30:17On ne l'a pas fait.
00:30:18Le ministre de la Communication est venu nous dire que c'était parce qu'il fallait d'abord que le
00:30:22Parlement adopte.
00:30:24Tant que le Parlement n'adopte pas, on ne pourra pas rétablir.
00:30:26Juridiquement, ce n'est pas exact.
00:30:28Qu'à cela ne tienne, le Parlement a adopté.
00:30:31Et on attend toujours.
00:30:37Mais, tout à l'heure, je vous enverrai mon propos liminaire par WhatsApp.
00:30:40Vous le recevrez tous.
00:30:42Et pourtant, WhatsApp est coupé au Gabon.
00:30:43Il se peut qu'on soit diffusé sur Facebook et que ça passe.
00:30:51C'est-à-dire qu'au fond, et c'est dangereux, qu'un pays accepte de mettre en place ou
00:31:02d'adopter des décisions que les gouvernants eux-mêmes ne respecteront pas.
00:31:09Moi, je vois aujourd'hui des ministères qui publient leurs activités sur Facebook.
00:31:14Mais Facebook est interdit au Gabon, aujourd'hui.
00:31:18L'Assemblée nationale fait ses rapports d'activités sur Facebook.
00:31:22Mais Facebook est coupé.
00:31:27Rien que pour cette raison de principe, quand le texte sur les modifications du Code de la Communication est arrivé,
00:31:33je dis, on ne vote pas ce texte.
00:31:36Je ne veux pas qu'on vienne voter des lois pour justifier la violation de la loi.
00:31:42Je ne veux pas qu'on vienne voter des lois qu'on ne respectera pas.
00:31:46De plus, et sur le fond, les médias en ligne, vous êtes enregistrés à la HAC.
00:31:55Donc, comme médias, vous êtes régulés par la HAC.
00:31:59Donc, pourquoi on doit maintenant venir dire que la HAC va réguler les réseaux sociaux ?
00:32:04Parce qu'au-delà de vous, il y a ma page personnelle.
00:32:09Est-ce que c'est la compétence de la HAC de venir réguler mes folies personnelles sur...
00:32:16Non.
00:32:17C'est le juge.
00:32:19Vous le savez tous aujourd'hui, quelqu'un a porté plein de compte pour une publication sur Facebook.
00:32:23C'est son droit.
00:32:24Et la justice va en décider.
00:32:25Ce n'est pas le rôle de la HAC.
00:32:27La HAC est là pour réguler les médias.
00:32:29Et peu importe le véhicule que le média utilise, que ce soit le papier, que ce soit la télévision,
00:32:35que ce soit la radio, que ce soit Internet, que ce soit les réseaux sociaux,
00:32:39dès lors que c'est un média, il doit être enregistré à la HAC et il est régulé par la
00:32:43HAC.
00:32:45Donc, moi, j'ai refusé cela.
00:32:48Et les difficultés que vous rencontrez aujourd'hui, oui,
00:32:51on ne mesure pas toujours les conséquences économiques et sociales des décisions que l'on prend.
00:33:00Il faudrait qu'à la fin de la journée, le ministre de la Communication et le ministre de l'Economie
00:33:04viennent dire au pays combien d'emplois ont été perdus à cause de la suspension des réseaux sociaux.
00:33:11Parce que beaucoup de community managers ont perdu leurs emplois
00:33:14ou sont en chômage technique aujourd'hui à cause de cela.
00:33:20Que le ministre de l'Economie vienne nous dire quelle est la perte de chiffre d'affaires,
00:33:24d'RTEL et d'examen télécom à cause de la suspension des réseaux sociaux.
00:33:32On est dans un pays où, si le VPN était payant,
00:33:35le VPN serait en train de faire des bénéfices.
00:33:37Ce n'est pas bien.
00:33:39Ce n'est pas bien.
00:33:40Donc, moi, le texte sur la Cour de la Communication, je ne l'ai pas voté.
00:33:44J'ai refusé de le voter à cause de cela.
00:33:48Après, il y a eu d'autres textes sur la réforme de la HAC.
00:33:50Ça, ce n'était pas grand-chose.
00:33:54Le cœur du problème, c'était la révision du Code de la Communication.
00:33:57Il y a eu le Code de procédure pénale aussi qui a été modifié pour partir pour introduire.
00:34:02Mais ça, à la limite, c'est technique.
00:34:04Je l'ai fait.
00:34:06Mais je le redis, je n'ai même pas envie de demander de rétablir les réseaux sociaux.
00:34:13Parce que parfois, c'est ça qui est dangereux.
00:34:14C'est que maintenant, ils sont coincés.
00:34:16Ils ont presque honte de venir rétablir.
00:34:19Parce que nous, on a continué.
00:34:20On s'est habitués à vivre comme ça.
00:34:23On a mis nos VPN.
00:34:23On fonctionne.
00:34:24Ça ne nous dérange plus.
00:34:25Parfois, tu as une application qui n'accepte pas les VPN.
00:34:27Tu débranches le VPN.
00:34:29Tu fais ton travail.
00:34:30Et puis, après, tu remets ton VPN, etc.
00:34:34Ce sont, là, les gouvernants, particulièrement la HAC, qui font vivre de manière régulière,
00:34:43au vu et au-dessus de tout le monde, tout un pays dans l'illégalité.
00:34:47Ce n'est pas bien.
00:34:49Ce n'est pas bien.
00:34:50Et je l'ai dit.
00:34:51Et je le redis.
00:34:56Plus de questions.
00:35:03Je te raconte.
00:35:06Je m'appelle Sianthi.
00:35:07Il y a un Jean Thierry Solon.
00:35:09Vous avez dit tout à l'heure que vous avez écrit aux bonnes paroles de加on au Nulet.
00:35:14Le nombre d'élèves sur l'été, ce qui m'a fait tous appris,
00:35:16que vous payez à ce que sans projet de BCCD,
00:35:19plus l'effet de mort aller dans le bon sens. Alors, il y a un fait qui est constaté par
00:35:25la plupart des Danoneurs, notamment au client de la société, qui est la question de l'eau
00:35:31et de l'électricité. Aujourd'hui, nous sommes dans un état d'urgence de l'eau. Il y a
00:35:38cela quelques semaines, le Conseil des ministres a appris la scission de la STPG, c'est-à-dire
00:35:44d'un côté, nous voyons de l'eau, une société qui n'a plus que de l'eau et de
00:35:49la même
00:35:49côté, tout ce qui est l'électricité. En tant qu'en politique, il est élu, il faudra
00:35:54quelles seront vos solutions pour allier véritablement la scéculaire ? Est-ce la distribution
00:36:00qui a été décretée par l'État d'urgence ? Une autre question également qui parroge
00:36:05le quotidien des Japonais, c'est la question de la lutte contre la richesse. Nous avons
00:36:10suivi dans cet événement de l'économie lors du passage du ministre Henri-Claude
00:36:15Lohimard, nous avons venu au projet de la centrale d'achat. Malheureusement, avec l'arrivée
00:36:21du nouveau ministre de l'Economie, ce qui semble, c'est que c'est véritablement ce qui a été
00:36:26dit dans le départ. Et les populations, pour un laps de temps, sinon le temps du jour
00:36:32est, sont émortées par la paix. Mais le reste, et je vous le reste et moi à venir, comment
00:36:40est-ce qu'on va pouvoir m'intégrer véritablement le projet de la centrale d'achat ? Quelles sont
00:36:45les propositions de Jean-Naston ? Merci.
00:36:49D'abord, sur la première question, enfin le pilier 1. J'ai été heureux que, lors
00:37:02du discours sur l'État de la nation, le chef de l'État dise…
00:37:11C'est pas allumé ? Je disais, j'ai été heureux que, lors du discours sur l'État
00:37:17de la nation, le chef de l'État ait dit au pays que la question de l'eau prendra un
00:37:25peu de temps à être réglée. Vous savez ? La première chose que comme gouvernement
00:37:31prendra devant un concitoyen, c'est la vérité de dire les choses. Faire un bébé, ça prend
00:37:419 mois. Voyez-vous ? Si, lorsqu'une femme est enceinte, on dit à son mari qu'elle va
00:37:48accoucher bientôt, il va passer sa vie à attendre pendant 9 mois qu'elle va accoucher demain,
00:37:54elle va accoucher bientôt. Non, si on lui a dit que c'est 9 mois, il sait que non, elle
00:37:59est enceinte, elle a 4 mois de grossesse, elle va accoucher dans 5 mois, on doit se
00:38:03préparer, on doit l'accompagner pendant les 5 mois qui viennent pour qu'elle accouche.
00:38:09Voyez-vous ? Or, le problème que nous avons avec l'eau et l'électricité est un problème
00:38:20structurel. Quel que soit tout ce qu'on peut faire là. Celui qui va vous dire qu'en décembre,
00:38:26tout sera réglé, ne vous dites pas la vérité. Parce qu'on a accumulé tellement d'actes
00:38:36manqués, de choses pas faites, que pour rétablir cela, il faut qu'on construise des centrales
00:38:43hydroélectriques. Pour construire une centrale hydroélectrique, ça prend 3 ans. Une centrale
00:38:49thermique, ça prend 2 ans. Nous sommes dans cette situation. Et j'aime toujours dire aux
00:38:54gens, quand vous vous posez la question, posez-vous la question suivante. Pourquoi
00:38:58il y a eu un coup d'État ? Il y a eu un coup d'État au Gabon parce
00:39:02qu'il y avait ce type
00:39:03de problème qui était en train de s'accumuler et qui devenait intenable. Et qui ont justifié
00:39:09que quand il y a eu le coup d'État, même les plus démocrates, les démocrates du Gabon,
00:39:14je me rends compte que l'un d'entre eux, j'étais content et j'ai applaudi. Parce
00:39:17qu'on n'avait plus d'autre solution. Mais le coup d'État n'a pas fait disparaître
00:39:21les problèmes. Le coup d'État nous met en situation de pouvoir, devoir régler les
00:39:30problèmes. Le problème de l'eau et de l'électricité est un problème de mon point de vue qui doit
00:39:36nous amener à avoir un rendez-vous avec le pilier 1 en 2032. Ça veut dire qu'on doit
00:39:45dire aux gouvernants, donc à moi et aux autres que si en 2032 on a encore des délaissages
00:39:54et des coupures dans le moindre quartier du Gabon, on ne sera pas d'accord. Il se peut
00:40:00qu'à Libreville, ce soit réglé dès 2027 ou 2028. Mais le Gabon, ce n'est pas que
00:40:06Libreville. Au 22, est-ce que ce sera réglé ? À Biquil, est-ce que ce sera réglé ? À
00:40:11Ndindé, est-ce que ce sera réglé ? Mais il faut qu'à la fin du mandat du chef de
00:40:15l'État, le pilier 1 ait été réglé. C'est ça. Après, on a des solutions palliatives
00:40:23de coût terme d'immédiateté qui étaient que oui, quand on a une coupure d'eau, on
00:40:32nous vend le mètre cube d'eau à 10 000. Bon, le gouvernement a pris le problème après
00:40:42le corps. Je dirais au ministre de l'Énergie que l'état d'urgence est une norme juridique
00:40:48particulière qu'elle détenue par la Constitution. À sa place, j'aurais utilisé une autre
00:40:53expression. Mais tout le monde comprendra qu'il voulait apporter une solution de soulagement
00:40:59aux compatriotes du grand Libreville. J'espère que ça va régler le problème. J'espère.
00:41:06Mais le problème de l'eau à Libreville est d'avoir un problème de production. Nos petits
00:41:12ruisseaux de Ndoum, c'était fait pour Libreville. Quand Libreville s'arrêtait encore à
00:41:17Rio, Alalala et Aude Guégué. Normalement, maintenant, il fallait chercher l'eau à
00:41:26temps. Donc, il faut transporter l'eau non plus sur 40 km, mais sur 100 km. Ça ne se
00:41:47veut pas alimenter le pays. C'est un problème de l'eau. Alors, la lutte contre la vie chère,
00:41:56c'est un sujet qui est souvent un sujet de controverse. Les choses ont un coût dans la vie.
00:42:07Les choses ont un coût. Quand on te dit que la baguette de pain, c'est
00:42:19150. Moi, je ne veux pas savoir si c'est cher ou si ce n'est pas cher. Je veux
00:42:24savoir
00:42:24si celui qui veut manger du pain a assez de revenus pour acheter le pain. Ce n'est pas la
00:42:33chose. En 2009, après l'élection présidentielle et le coup d'état électoral d'Ali Gombo le
00:42:38premier, j'ai perdu mon travail. Mais je payais un loyer. Mes enfants allaient à l'école.
00:42:47Je devais nourrir ma famille. Est-ce que je devais dire, comme je n'ai plus de travail,
00:42:53j'enlève les enfants à l'école. Ou bien, comme je n'ai plus de travail, je vais prendre ma
00:42:58femme et mes
00:42:59enfants, on va les vivre dans la maison familiale. Non, j'ai cherché un autre travail.
00:43:06Ça veut dire quoi? Ça veut dire que depuis 1985 exactement, dans ce pays, on a bloqué les salaires.
00:43:16Et on a dit, la vie est chère, il faut baisser tous les produits de première nécessité. On a supprimé
00:43:24toutes les taxes. Mais le pain, le pain, la base du pain, c'est le blé. Le Gabon ne produit
00:43:32pas le blé.
00:43:34Quand la France ou l'Ukraine fixent le prix du blé, ils ne demandent pas aux Gabonais si la vie
00:43:38est chère
00:43:38chez eux ou pas. Ils fixent le prix de leur blé. Le prix du blé augmente tous les ans. Un
00:43:45peu, un peu.
00:43:46À un point où, aujourd'hui, le prix auquel le boulanger achète le blé à la SMAG, du moins la
00:43:54farine,
00:43:55est moins élevé que le prix de vente de ce blé parce qu'on subventionne. Moi, je pense qu'on
00:44:03n'a pas
00:44:04un problème de vie chère au Gabon. On a un problème de revenus. Et que si on veut que les
00:44:09Gabonais
00:44:10s'en sortent, il faut qu'on leur paye de meilleurs salaires. Il faut qu'ils aient de meilleurs revenus.
00:44:16On ne bloque pas un salaire. Quelqu'un a un salaire de 150 000 bloqué pendant 20 ans. Mais en
00:44:2520 ans,
00:44:26l'inflation cumulée a fait doubler les prix. Ses revenus ont donc baissé de moitié. Ce qu'ils
00:44:31pouvaient acheter il y a 20 ans avec 100 francs, il lui faut 200 pour l'acheter aujourd'hui,
00:44:35mais il a toujours 150 000 de salaire. On ne peut pas empêcher l'inflation. Chaque année,
00:44:43les choses vont augmenter un peu. Regardez, vous savez quel est le prix du taxi au Gabon ? Officiellement.
00:44:49100 francs. Qui se souvient de la dernière fois où il a payé 100 francs le taxi ici ?
00:44:56Voilà. Vous êtes ici, vous dites qu'il faut que le taxi vous regarde. Parce que si vous
00:45:02ne misez pas, vous ne montez pas dans un taxi. Mais on dit que le taxi a 100 francs. On
00:45:05se
00:45:06ment à nous-mêmes. Voilà. Donc moi, je pense que sur cette question, on ne doit pas travailler
00:45:13sur les prix. C'est une bataille perdue d'avance. On doit travailler sur les revenus.
00:45:18Donc un, trouver le moyen d'augmenter les revenus des gens qui travaillent. Deux, voir
00:45:25dans quelle mesure ce qui peut être pris en charge par la collectivité et ne pas être
00:45:31payé par les individus peut l'être. Je prends un exemple simple. Comment concevoir qu'une
00:45:37femme de ménage, donc qui a de faibles revenus, envoie son enfant à l'école privée ?
00:45:42Parce qu'il n'y a pas d'école publique. Du coup, elle doit dépenser 30 ou 50 000 francs
00:45:49par mois pour payer l'école de l'enfant. Mais s'il y avait une école publique à côté,
00:45:55moi j'ai appelé à l'école publique urbaine. C'était à 100 mètres de chez moi. Quand
00:45:59on se rendait la cloche, je pouvais courir et puis arriver, me mettre en rang et rentrer.
00:46:03De conséquence, mes parents n'ont jamais eu besoin de payer l'école de l'enfant.
00:46:10Si on a une société de transport urbain qui fonctionne bien, on a les arrêts de bus,
00:46:17on sait qu'il y a un bus à 10h15, il y a un bus à 10h30, toutes les 15
00:46:22minutes il y a un bus.
00:46:22Je peux monter dans le bus au carrefour Gigi, le bus va me laisser à Sainte-Marie,
00:46:26je vais payer les fameux 100 francs ou j'aurai même un abonnement mensuel qui fera que j'ai
00:46:30ma carte de bus. La question du transport sera réglée parce que beaucoup parmi nous
00:46:35ou parmi vous dépensent 2 à 3 000 francs par jour pour le transport.
00:46:42Si la clame GES fonctionne bien, on aura moins d'argent à dépenser pour la santé.
00:46:50C'est cela que j'appelle traiter la question des revenus.
00:46:53Faire en sorte que toutes les dépenses qui peuvent être prises en charge par la collectivité
00:46:57soient bien prises en charge, qu'on n'ait plus besoin d'aller payer une clinique,
00:47:01d'aller payer l'école, de dépenser pour le transport.
00:47:05Comme cela, les revenus qu'on aura du travail vont être consacrés à acheter des vêtements
00:47:11aux enfants, à se nourrir, à construire une maison et éventuellement acheter une voiture.
00:47:16Voilà. C'est pour cela que toutes les solutions au moins personnellement
00:47:21de réduire le coût de la vie, comme je le dis, on se rend à nous-mêmes.
00:47:28Voilà.
00:47:36Bonsoir, honorable.
00:47:37Bonsoir.
00:47:38Michael Maglouba, normaliste à l'épargne.
00:47:412 questions, s'il vous plaît.
00:47:43La première compte sur les mécanismes de contrôle par l'Assemblée, des autorités.
00:47:51Pensez-vous qu'une réforme de mécanismes de contrôle puisse être envisagée au côté de l'Assemblée ?
00:47:58Vous pensez à quoi ?
00:47:59Pardon ?
00:48:00Vous pensez à quoi ?
00:48:02Je ne sais pas si je ne comprends pas sur quoi.
00:48:05Donc, quand vous dites qu'il y a une réforme du mécanisme, je veux bien, mais à quelle réforme vous
00:48:09pensez ?
00:48:09Je ne sais pas si je contrôle.
00:48:10Oui.
00:48:11À quelle réforme du mécanisme vous songez ?
00:48:13Toutes.
00:48:14Vu que...
00:48:15Enfin, toute de façon générale, vu qu'on remarque que l'Assemblée nationale met l'acte pour reprendre les propos
00:48:24d'évocation,
00:48:24lever la main et adorer les actions des autorités de l'expertise.
00:48:29Ça, c'est la première question.
00:48:31La seconde porte sur la dette.
00:48:34Vous avez récemment rappelé que, d'ici les 10 prochaines années, près de 1 000 milliards seront en politique dans
00:48:41les intérêts.
00:48:43Quels sont, selon vous, les mécanismes de l'Europe ?
00:48:45Là, il y a d'autres mécanismes que vous, ou c'est le gérant du gouvernement ?
00:48:51Merci beaucoup.
00:48:52OK.
00:48:56Bon.
00:48:58Moi, pour faire une réforme, je dois d'abord connaître ce qui se passe et identifier qu'il y a
00:49:04un problème.
00:49:05Et que pour régler ce problème, il faut une réforme.
00:49:08Dans le fonctionnement actuel de l'Assemblée, je ne vois pas fondamentalement un problème qui nécessite une réforme.
00:49:17Aucun.
00:49:18Je vois, par contre, des gens qui doivent prendre leur responsabilité.
00:49:25Ce n'est pas la même chose.
00:49:26D'accord ?
00:49:27Je vous l'ai dit tout à l'heure, il y a des textes qui sont venus à l'Assemblée.
00:49:32Je peux assumer, devant chacun de mes compatriotes, et devant mes électeurs, le fait qu'il y a des textes
00:49:43là-dedans que j'ai votés,
00:49:45et je sais dire pourquoi j'ai voté ces textes.
00:49:48Et je sais aussi leur dire qu'il y a des textes que je n'ai pas votés.
00:49:51Et je sais aussi pourquoi je n'ai pas voté ces textes.
00:49:53Voyez-vous ?
00:49:54Mais ça, ce n'est pas une règle qui m'a amené à le faire.
00:49:57Il n'y a aucune réforme pour faire ça.
00:50:00Il y a la responsabilité de chaque citoyen.
00:50:03La constitution actuelle a opéré une réforme essentielle.
00:50:09Tout mandat impératif est nul.
00:50:12Ça veut dire que les choix que je fais à l'Assemblée, personne ne peut m'attaquer à cause de
00:50:18ça.
00:50:19Avant, les députés étaient pris au piège par le fait que vous êtes député de l'Union nationale.
00:50:24Si vous faites un mauvais choix, l'Union nationale vous exclue de l'Union nationale et vous perdez votre mandat.
00:50:29Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
00:50:30Aujourd'hui, je suis élu par les populations d'Akanda.
00:50:37Même elles ne peuvent rien me faire.
00:50:40Elles et moi, on a rendez-vous dans 5 ans.
00:50:43Elles me diront, faisons le bilan.
00:50:44Si on est d'accord avec votre bilan, on pourra vous reconduire si vous vous présentez.
00:50:48Si on n'est pas d'accord, on ne vous reconduira pas.
00:50:52Mais pendant ces 5 ans, je dois agir en âme et conscience.
00:50:57Moi, je me suis présenté devant mes compatriotes en disant, si je suis député, voici ce que je ferai.
00:51:02Ils m'ont élu pour que je fasse ce que je leur ai dit et c'est ce que je
00:51:06vais faire.
00:51:07Il n'y a pas de réforme pour cela.
00:51:11Mais je vous prends un exemple simple.
00:51:13J'ai demandé à l'Assemblée nationale une commission d'enquête parlementaire sur ce qui s'est passé au Gabon
00:51:21pendant la période d'AVC d'Ali.
00:51:26Bon, ils ne m'ont pas encore répondu jusqu'à maintenant.
00:51:29J'attends qu'ils me répondent pour me dire si on va le faire ou si on ne le fera
00:51:32pas.
00:51:32Mais il n'y a pas de réforme pour changer cela.
00:51:40Il n'y a pas de réforme pour changer cela.
00:51:43Sur la dette, ce que j'ai dit à l'Assemblée, c'est que dans la loi des finances ratificatives
00:51:502026,
00:51:52pour financer son fonctionnement, l'État se propose d'emprunter 1 400 milliards.
00:52:07Parce qu'au total, l'État emprunte près de 2 600 milliards,
00:52:12mais il y a une partie qui est consacrée à l'investissement.
00:52:17Cette partie ne me pose pas de problème.
00:52:19Mais il y a 1 400 milliards qui sont là, en fait, comme un emprunt d'équilibre.
00:52:23Et ces 1 400 milliards vont coûter à l'État, en termes d'intérêt seulement,
00:52:311 000 milliards sur les 10 prochaines années.
00:52:33Et je pense qu'il ne faut pas faire pour ça.
00:52:38Et vous avez utilisé le mot que je ne veux pas qu'on utilise.
00:52:42Reprofilage.
00:52:44J'en parlais tout à l'heure, vous n'étiez peut-être pas encore là.
00:52:47Le reprofilage, c'est ce qu'on appelle au quartier des prêts avec intérêt.
00:52:50C'est-à-dire qu'au fond, on doit de l'argent.
00:52:51On ne sait pas comment le rembourser.
00:52:53On va aller emprunter pour rembourser.
00:52:57Et donc, c'est ce nouveau prêt qui sera un peu plus long.
00:53:00Mais on reste endetté.
00:53:02Je pense que ce n'est pas une solution.
00:53:03Et je l'ai expliqué longuement tout à l'heure.
00:53:05Il va falloir qu'on fasse le sacrifice de certaines choses qui sont à nous,
00:53:09qu'on les vende pour rembourser la dette.
00:53:11C'est tout.
00:53:12Voilà, je vous remercie.
00:53:13Merci madame.
00:53:15Marie-Lasson-Lé, à lieu d'abord.
00:53:17Vous êtes ?
00:53:18A lieu d'abord.
00:53:19Caroline.
00:53:20Caroline, voilà.
00:53:21Caroline, voilà.
00:53:28La première question, vous avez parlé de l'enfant.
00:53:31Oui.
00:53:31Vous avez apporté quelques solutions pour prouver notamment les difficultés.
00:53:38Mais est-ce que c'est le fait des prévues qui fait le problème ?
00:53:41Ou bien ce sont les vêtements ?
00:53:45Est-ce que, s'il est arrivé qu'on en prend, par exemple, qu'on revient qu'on a décidé
00:53:50de
00:53:52se situer, qu'on obtient de l'argent ?
00:53:55Allons-nous faire rien de tout ?
00:53:57Ce que nous avons décidé de faire ?
00:54:00Est-ce la première question ?
00:54:02Vous avez dit que madame, vous avez été une barre à l'éducation de la Cameroun ?
00:54:07Et d'ici là, on va casser certaines zones de l'éducation.
00:54:11Ce sont les compensations de la dette.
00:54:14Et d'ici là, on va casser certaines zones de l'éducation.
00:54:25Oui.
00:54:26Bon.
00:54:27Sur la question de la dette, votre question est pertinente qui est de dire, est-ce que ce sont les
00:54:32détournements qui sont le problème ou est-ce que ce sont les emprunts ?
00:54:42Je vais faire simple.
00:54:43On est dans la situation des héritiers qui se retrouvent avec l'héritage que les parents ont laissé.
00:54:53Est-ce qu'ils doivent se poser des questions sur comment les parents vont laisser dans cette situation ?
00:55:00L'héritage est là.
00:55:02Par contre, vous vous interrogez sur les causes de cette situation.
00:55:06Oui.
00:55:09Une des causes, parmi d'autres, est effectivement ce qu'on appelle la mauvaise gouvernance.
00:55:15Ce qu'on appelle la cupidité des gouvernements.
00:55:17Ce qu'on appelle les détournements.
00:55:19Ce qu'on appelle des mauvais projets, des éléphants blancs, des mauvais choix.
00:55:29Cela veut dire, et je suis cohérent, ce n'est pas par hasard si j'ai demandé une enquête parlementaire
00:55:34sur ce qui s'est passé quand Ali Bongo a eu son AVC.
00:55:36C'était pour traiter un peu de cette question la gouvernance de nos finances publiques.
00:55:40Mais dans la solution que je propose, et vous avez raison, il ne suffira pas de vendre un asset, de
00:55:48rembourser la dette et de recommencer à faire comme avant.
00:55:52Pour moi, si on doit prendre une décision aussi importante que de vendre un gisement sur lequel on a à
00:56:02peu près entre 70 et 100 ans d'exploitation encore possible.
00:56:06Si on me demande mon avis, je dis, écoutez, on met le débat sur la place publique, on fait un
00:56:12référendum pour que les Gabonais acceptent ou refusent ce choix.
00:56:16Ne pas être le choix, même du chef de l'État.
00:56:19Moi, je dirais au chef de l'État, monsieur le chef de l'État, sauf votre respect, appeler les Gabonais
00:56:22au référendum.
00:56:24Et on doit offrir aux Gabonais des garanties en disant, voici exactement ce qu'on fera de cet argent.
00:56:32Et contrôler ou mettre en place un dispositif de contrôle.
00:56:41Mais, vous voyez, la question de la gouvernance chez nous, c'est un autre chantier entier.
00:56:48Mais qui est la cause profonde de notre situation actuelle ?
00:56:51Nous sommes dans cette situation parce que certains compatriotes qui étaient dans des positions de responsabilité ont joué au poker
00:56:59avec l'argent du pays.
00:57:03Et que si, quelles que soient les solutions qu'on proposera, si on recommence ça, on va se retrouver dans
00:57:115 ans, dans 10 ans, dans la même situation.
00:57:13C'est clair. Ça, il faut qu'on le comprenne.
00:57:14Donc, si vous arrivez à une situation où vous décidez de traiter la question et non de faire du reprofilage,
00:57:21de réchéronnement et tout ce qu'on dit,
00:57:23ça veut dire aussi que vous n'avez plus confiance de ce que notre mal le plus profond, qui est
00:57:27la corruption ou la cupidité des gouvernants, doit être traité.
00:57:31Je suis d'accord avec vous.
00:57:33Vous parlez des zones où on doit casser à Akanda.
00:57:38Vous voyez, il sera, nous sommes ici à la première cité.
00:57:44Ce sera difficile que vous entendiez dire qu'on va casser la première cité.
00:57:49Parce que c'est l'État qui a urbanisé.
00:57:55Et donc, les choses ont été plus ou moins réglées.
00:57:58On peut casser la route pour faire passer des tuyaux et tout le reste, mais on va difficilement casser les
00:58:03maisons.
00:58:04Par contre, la plupart de nos habitations, nous y sommes arrivés, soit parce que c'était le village et puis
00:58:12la ville est venue nous trouver, soit on cherchait un terrain pour construire.
00:58:16L'État n'offrait pas de terrain.
00:58:17Il y a un compacteur qui a bien pour nous vendre son terrain.
00:58:20Nous, on s'est développé pour faire la route et tout le reste.
00:58:22Quand on vient maintenant urbaniser une zone où les gens habitent déjà, on ne peut pas ne pas casser.
00:58:31Moi, je suis honnête, on ne peut pas ne pas casser.
00:58:33Par contre, on doit une juste indemnisation aux gens qui vont en être les victimes.
00:58:44On doit ouvrir une discussion, dire qu'on veut faire passer une route ici.
00:58:48Vous n'avez pas de route.
00:58:50Mais si on doit faire la route, la maison de Biban, celle de Bumba et celle d'Angoué là-bas,
00:58:57on va les casser.
00:58:59D'accord.
00:59:00On doit évaluer la valeur de ces maisons, s'organiser pour que le jour où on va casser la maison
00:59:06de Biban.
00:59:06Biban habite déjà quelque part.
00:59:10Il ne faut pas qu'un Gabonais se retrouve avec des matras sur la tête alors que la veille, il
00:59:16avait un toit sur la tête.
00:59:18L'État est coupable de ce qu'il n'a pas été capable jusqu'à aujourd'hui d'offrir dans
00:59:24une zone urbanisée à chaque Gabonais un terrain.
00:59:27Les Gabonais se sont débrouillés pour trouver des terrains et construire des maisons.
00:59:31Peut-être qu'ils ont mal fait, mais ce n'était pas leur rôle d'urbaniser.
00:59:34Donc, quand l'État vient pour urbaniser, il doit indemniser et préserver la dignité de nos compatriotes.
00:59:42C'est important.
00:59:44C'est important de faire comme ça.
00:59:45Mais nous devons tous, quand j'habite au carrefour Gigi,
00:59:51il n'est pas ce qu'un jour où on me dise qu'on va casser chez vous parce qu
00:59:53'il y a une route qui va passer ici.
00:59:55Ce que j'attends, c'est que l'État m'indemnise et me propose une alternative.
01:00:00Je serai malheureux, je serai peiné, mais c'est comme ça.
01:00:04...
01:00:23Vous êtes de quel média ?
01:00:24...
01:00:50Ma position est claire.
01:00:52Je l'ai partagée parce que j'ai eu l'avantage d'être membre de la commission
01:00:56qui a fait le projet de loi sur les partis politiques.
01:00:59...
01:01:03Sans trahir les secrets de délibération,
01:01:08si on avait suivi les faucons de cette commission,
01:01:11au Gabon, aujourd'hui, il n'y aurait pas cinq partis politiques.
01:01:15Alors, je vous le dis.
01:01:18Mais, moi, je suis pour la liberté d'association.
01:01:22Parce qu'un parti politique, c'est une association.
01:01:25Je suis pour la liberté.
01:01:25Même s'il y a 100 000 partis politiques au Gabon, ça ne me posera aucun problème.
01:01:31Je le dis à tout le monde.
01:01:33Par contre, je suis contre l'anarchie.
01:01:38Un parti politique, c'est une personne morale.
01:01:40Elle doit remplir un certain nombre de petites conditions.
01:01:44Elle doit avoir son siège quelque part.
01:01:47Elle doit avoir une boîte postale ou un numéro de téléphone pour qu'on s'adresse à elle.
01:01:53Elle doit avoir un bureau connu, désigné conformément à ses statuts.
01:02:02Donc, ces formalités-là, qu'on demande à toutes les associations au Gabon,
01:02:06tu vois pourquoi on ne demanderait pas sur le parti politique ?
01:02:09Voyez-vous ?
01:02:11Le parti politique qui, par rapport à la loi sur les partis politiques,
01:02:15n'existera plus demain, ne mérite pas d'exister.
01:02:19Ça veut dire que c'est un parti politique, cabine téléphonique, comme on dit,
01:02:22où il y a juste monsieur et madame qui sont les dirigeants du parti,
01:02:26et tout le reste.
01:02:27Non.
01:02:28La preuve, tous les partis politiques ont fait leur dossier,
01:02:31ont leur demandé leur statut, leur bureau de directeur,
01:02:34leur donné congrès, leur siège, puis c'est tout.
01:02:38Là-dessus, moi je n'ai vraiment aucun problème.
01:02:41On est passé à côté du danger, c'est vrai.
01:02:43Mais moi, je vous dis, je suis pour la liberté d'association.
01:02:46J'étais au dialogue.
01:02:48Il y a des Gabonais qui ont proposé la dissolution du PDG.
01:02:52D'ailleurs, parmi eux, et même parmi les plus virulents,
01:02:56c'était des gens qui avaient apporté le panne du PDG dans leur vie.
01:03:00Et moi, je leur ai dit non.
01:03:02Je n'accepte pas la dissolution d'un parti politique.
01:03:04Mon parti politique a été dissous au Gabon pendant quatre ans.
01:03:08Et ce n'est pas normal.
01:03:11La liberté politique existe.
01:03:13Donc, les partis politiques doivent exister.
01:03:15Mais les partis politiques doivent respecter les règles minimales d'existence d'une association.
01:03:20Et c'est ce que la loi actuelle demande.
01:03:23La preuve, je n'ai pas les chiffres exacts.
01:03:25On m'a dit qu'après, il y a 70% des partis politiques qui ont été régularisés.
01:03:28C'est dire combien, au fond, bien au contraire, on a juste dit à tout le monde, essayez.
01:03:36Un parti politique est supposé recevoir des subventions publiques.
01:03:42Donc, votre argent.
01:03:44Il faut quand même qu'on puisse contrôler, c'est-à-dire qu'on remet votre argent, un minimum.
01:03:49Donc, il n'y a pas, dans la loi actuelle, il n'y a pas, moi je mets au défi
01:03:55un parti politique
01:03:56qui viendra me dire que moi je suis un parti politique correctement établi, qui respecte
01:04:01les règles et je n'ai pas été validé ou non, ça n'existe pas.
01:04:17Autre question ?
01:04:21Ok, écoutez, merci en tout cas à tous d'être venus.
01:04:28C'est un échange qui était utile, qu'il fallait qu'on ait.
01:04:34Comme député, ici c'est notre permanence, donc c'est plutôt ici qu'on reçoit nos compatriotes
01:04:43et qu'on peut mener certaines activités.
01:04:45J'ai pris des bureaux en ville, enfin à Calicab.
01:04:52Donc, si un journaliste a besoin de me rencontrer, pour une raison particulière,
01:05:02il y a mes attachés parlementaires qui sont là, il y a Mickaël qui est là, vous pouvez contacter Mickaël,
01:05:07mais c'est plutôt à Calicab que j'ai pris des bureaux où je travaille avec eux,
01:05:10parce qu'à l'Assemblée, on n'a pas de bureau pour travailler.
01:05:15Comme on nous donne une indemnité pour pouvoir nous installer, je dois à la vérité de le dire,
01:05:20on m'a permis de louer des bureaux, de prendre des collaborations.
01:05:22Donc, si vous avez des préoccupations particulières au cours de mon mandat,
01:05:26vous saurez joindre Mickaël et puis vous saurez me trouver à mon bureau.
01:05:31Mesdames et Messieurs les chefs de quartier, comme je vous ai dit,
01:05:34on vient de prendre des vacances, donc je vais respirer un peu.
01:05:37Et puis, au mois d'août, je viendrai vers vous pour qu'on organise un peu une visite quartier par
01:05:45quartier
01:05:45et qu'on puisse aborder les questions locales qu'on pourra éventuellement traiter au cours du mandat.
01:05:53Parce que moi, je dis à tout le monde, j'ai été élu pour un mandat.
01:05:56Je ne pourrai pas traiter toutes les questions les trois premiers mois.
01:06:04On prendra le temps de discuter des choses, de dire et de voir ce qui peut être fait.
01:06:11Et je viendrai vers vous pour cet échange-là.
01:06:14Les six premiers moments ont permis de m'installer comme député, d'avoir un cadre de travail,
01:06:19de pouvoir avoir des échanges avec les uns les autres.
01:06:23Et dès le mois d'août, je m'en approcherai de vous pour venir vous rencontrer.
01:06:27Encore merci à vous, merci à tous et bonne fin d'après-midi.
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