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  • il y a 10 minutes
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, était l’invité du Face-à-Face de ce jeudi 9 juillet sur BFMTV et RMC. Il a notamment été interrogé sur  Marine Le Pen, la présidentielle 2027, et une primaire à gauche 

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Transcription
00:00Vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Olivier Faure.
00:03Bonjour.
00:04Merci de répondre à mes questions ce matin.
00:05Vous êtes premier secrétaire du Parti Socialiste, député de Seine-et-Marne.
00:08On verra si vous êtes encore d'ailleurs premier secrétaire du Parti Socialiste ce soir.
00:12Je vous poserai la question de savoir quelles conséquences le vote des militants
00:15qui est organisé ce soir pour dessiner la manière d'avoir un candidat au Parti Socialiste
00:22aura des conséquences sur vous et puis sur la France d'une certaine manière.
00:25Mais j'aimerais d'abord vous interroger sur la campagne qui démarre.
00:28Marine Le Pen qui a décidé d'être candidate malgré tout.
00:32D'abord un, est-ce que la Cour de cassation doit accélérer le processus ?
00:36Est-ce que pour vous il faut savoir oui ou non si Marine Le Pen,
00:39si le jugement est confirmé ou non avant l'élection présidentielle ?
00:44Moi je ne commande jamais les décisions de justice.
00:47La justice est indépendante, elle doit le rester.
00:49Nous sommes dans un état de droit et donc il y a eu deux jugements.
00:54Un premier en instance qui a condamné Marine Le Pen lourdement
00:57pour des faits qui sont caractérisés, des tournements de fonds publics.
01:02Ce jugement a été confirmé en appel même si la peine d'exécution provisoire a été annulée
01:08et donc que Marine Le Pen est désormais en capacité d'être candidate à l'élection présidentielle.
01:12Ça vous trouvez que le fait qu'elle soit malgré tout candidate, elle en a le droit ?
01:18Elle en a le droit, c'est légalement possible.
01:22Est-ce que c'est moralement souhaitable que quelqu'un qui se présente à la présidence de la République,
01:27à la magistrature suprême, soit elle-même une personne condamnée ?
01:31Je me souviens d'une époque où l'extrême droite se vantait d'être main blanche, tête haute.
01:37La réalité, c'est qu'aujourd'hui, c'est l'inverse.
01:39C'est les mains sales et la tête basse.
01:41Et donc, la réalité, c'est que la décision appartient à Marine Le Pen.
01:46Elle a donné sa réponse.
01:47Maintenant, la justice n'a pas à se prononcer en fonction de Marine Le Pen,
01:51mais en fonction de son propre agenda.
01:52Et je crois que Rémi Hatz a confirmé le fait qu'il y aurait effectivement une décision
01:58qui serait prise par la Cour de cassation en avril.
02:00Donc, en avril prochain, il est possible que Marine Le Pen soit soumise au bracelet électronique.
02:05Perturbée par des manifestants hier, le premier déplacement,
02:09ils avaient des casseroles, il y avait notamment des militants avec des drapeaux LFI
02:13ou Europe Écologie Les Verts, avec des cris comme « en prison, les voleurs ».
02:17Est-ce qu'il faut littéralement l'empêcher de faire campagne, comme ça a été le cas hier ?
02:21Elle a été obligée d'écourter et de changer son programme ?
02:23Bon, ça ne l'a pas empêché de faire campagne.
02:25Et la réalité, c'est qu'elle fera campagne.
02:27Mais vous ne pouvez pas non plus empêcher des citoyens
02:29qui considèrent qu'il y a là une anomalie
02:31à ce que quelqu'un qui a été condamné aussi lourdement
02:34pour détournement de fonds publics.
02:35Il ne s'agit pas d'une affaire privée.
02:37Il s'agit en réalité de quelqu'un qui a fraudé la loi
02:41et qui a volé l'argent des Français et des Européens.
02:45Donc, l'évidence, c'est qu'il y avait une forme de retenue morale
02:51qui aurait dû s'imposer à elle, ce qui n'est pas le cas.
02:53Et donc, il n'est pas anormal qu'il y ait des gens
02:55qui viennent lui signifier que sa situation n'est pas normale.
02:58Gabriel Attal dit « Marine Le Pen prend en otage la campagne présidentielle ».
03:02Vous trouvez que c'est le cas ?
03:04Je ne sais pas si elle la prend en otage.
03:06La réalité, c'est que ça aurait été, Jordan Bardella,
03:09c'était la même histoire.
03:11Nous sommes dans une situation où c'est un parti qui a été condamné
03:13et où le danger que représente l'extrême droite,
03:17c'est évidemment, on le comprend, une forme de trumpisation de la vie politique.
03:22Mais c'est...
03:22C'est une forme de trumpisation.
03:24Elle fait du choix, Marine Le Pen.
03:26Bien sûr.
03:27Elle n'est pas la copie conforme, mais en tout cas,
03:29on voit bien que son modèle est un modèle illibéral,
03:33une forme de...
03:36On passe par-dessus toutes les règles de la morale élémentaire,
03:40par-dessus l'État de droit,
03:41alors même qu'elle voulait incarner l'autorité de l'État.
03:43Ça n'a pas l'air de décourager les Français pour l'instant.
03:45En tout cas, les premiers sondages depuis cette décision,
03:49il y a notamment ce sondage IFOP,
03:51qui montre que qui que ce soit face à elle,
03:53au deuxième tour, elle l'emporte.
03:56C'est vrai.
03:57C'est vrai, de toute façon, c'est une candidate redoutable.
03:59Et l'extrême droite est aujourd'hui avec le vent dans le dos.
04:02Donc, ce serait une forme de...
04:05d'incapacité à comprendre la situation que de dire le contraire.
04:09Alors, celui face auquel elle l'emporterait le plus largement,
04:12c'est Jean-Luc Mélenchon.
04:14Que voulez-vous que je vous dise ?
04:15Je pense effectivement que le problème de Jean-Luc Mélenchon,
04:19c'est qu'il est à la fois un très bon candidat de premier tour,
04:22mais qu'il est le plus mauvais candidat pour la gauche au second tour.
04:26Parce qu'il est celui qui permet à toutes les droites de se coaliser,
04:30puisqu'il est devenu, en réalité, une forme d'épouvantail commode.
04:34Et donc, la réalité, c'est qu'il serait sèchement battu par l'extrême droite,
04:38ce qui serait un problème.
04:40Non seulement parce que la défaite serait au rendez-vous,
04:43mais aussi parce que le score lui-même serait sans appel
04:46et donnerait le sentiment qu'en réalité, la France a basculé à l'extrême droite,
04:50ce qui ne peut pas être le cas.
04:52Mais pour l'instant, avant de parler au second tour,
04:55parler du second tour, parlons déjà du premier.
04:58Donc, faisons en sorte qu'il y ait au rendez-vous une gauche
05:01qui est en capacité de l'emporter.
05:03Mais c'est qui cette gauche-là ?
05:04D'abord, primaire ou pas primaire ?
05:06Il y aura une primaire.
05:06Mais alors, primaire ou primaire ?
05:07C'est-à-dire, laquelle primaire ?
05:09Pardon, je m'y perds complètement.
05:10J'ai essayé de comprendre.
05:11Ça va être très simple.
05:12Vos adhérents, je redis quand même le contexte.
05:15Il faut que tout le monde comprenne.
05:17Les adhérents socialistes sont appelés aujourd'hui à voter
05:21pour décider du mode de désignation.
05:24Donc, ils ne décident pas du candidat,
05:25ils décident du mode de désignation.
05:27Deux options, une primaire dite « ouverte »,
05:32c'est-à-dire qu'il faudrait payer 2 euros
05:33mais ne pas avoir à prouver qu'on est adhérent du parti pour choisir.
05:38Et puis, l'autre forme de choix,
05:41ce serait une primaire dite « fermée »,
05:43les adhérents socialistes et places publiques
05:45en ajout de cotisations qui décideraient.
05:48J'ai bon ?
05:49Tout bon.
05:50Et vous, vous êtes pour la solution 1 ?
05:52Je suis pour ouvrir les portes et les fenêtres.
05:55Je suis pour que dans un moment que vous venez de décrire,
05:58qui est un moment où nous ne sommes pas les favoris de cette compétition...
06:02Oui, c'est un moment qu'on puisse dire, mais je vous trouve très lucide.
06:04Mais il faut l'être.
06:06Mais donc, un moment où on sait que ce combat sera extrêmement difficile,
06:10ce n'est pas le moment du repli sur soi.
06:11C'est le moment, au contraire, où on doit ouvrir les portes et les fenêtres
06:14et créer un élan populaire, créer une dynamique,
06:17faire en sorte qu'il y ait des centaines de milliers,
06:19peut-être même des millions de personnes
06:20qui viennent ajouter leur force au nôtre
06:23et qui viennent donner une légitimité à un candidat.
06:24C'est le modèle de la primaire 2012.
06:27C'est le modèle de la primaire 2012
06:29qui avait permis la victoire de François Hollande.
06:30Et donc, il faut trouver un moment,
06:33un moyen,
06:34comme on dit en bande français,
06:35on dirait un « game changer »,
06:37un moment qui permette de dire
06:39que quelque chose se passe dans cet espace politique-là
06:41et que nous sommes en train de prendre la mesure
06:44de ce qu'est une élection présidentielle.
06:45On n'est pas nommé président de la République,
06:47on est forcément élu.
06:49Mais Olivier Faure, vous dites...
06:50Il faut prendre les ailes, les unes après les autres.
06:51Donc là, c'est la première.
06:52Aujourd'hui, en quelque sorte, cette aile-là,
06:54ensuite, il y aura la haie de la primaire
06:55et puis ensuite, il y aura la campagne.
06:56Mais quand vous dites « ouvrir grand les portes et les fenêtres »,
07:00ça veut dire du coup.
07:01C'est-à-dire que vous imaginez que ceux qui viendraient
07:03et qui paieraient 2 euros,
07:05ça veut dire que n'importe qui pourrait voter.
07:07Et en même temps, vous dites « la gauche or LFI ».
07:09Je n'ai pas tout à fait compris, vous ouvrez,
07:11mais pas non plus grand, grand, quoi.
07:12Non, c'est-à-dire que toutes celles et ceux
07:14qui se reconnaissent dans cette gauche-là
07:18pourront venir voter,
07:20moyennant la somme maudite de 2 euros.
07:22Donc, pas de barrage à l'entrée,
07:23pas de vote censitaire.
07:25On ne demande pas aux gens de venir payer
07:2720, 30, 40, 50 euros,
07:29comme c'est le cas pour les militants.
07:31Et donc, on est dans une situation
07:33où on dit à tous
07:34« venez choisir votre candidat
07:36et venez ensuite le supporter ».
07:38Quand on vous dit de vote censitaire,
07:39c'est parce que pour être adhérent,
07:41pour avoir sa carte à jour,
07:42il faut effectivement payer sa cotisation
07:45et ça peut aller jusqu'à 40 euros.
07:47Non, c'est quoi ?
07:47C'est 15, 20.
07:48Non, c'est bien plus que ça.
07:49Vous ne vous rendez pas compte ?
07:50Moi, je paye 6, 20.
07:50Non, je ne suis adhérente d'aucun parti,
07:51donc je ne sais pas.
07:52Je vous donne ma cotisation à moi,
07:54c'est 6 500 euros.
07:55Ah oui ?
07:55Ah bien sûr.
07:56C'est parce que vous êtes député.
07:57Parce que je suis député.
07:57Oui, voilà, tout le monde n'est pas député.
07:58J'espère que vous n'avez pas que
08:00des militants députés,
08:08avec la possibilité pour ceux
08:09qui ont des difficultés sur leur revenu
08:12de payer moins cher.
08:12Mais enfin, la réalité,
08:14c'est quand même que c'est une cotisation
08:14qui est élevée.
08:15Et donc moi, je souhaite qu'y compris
08:17pour que les classes populaires
08:18puissent venir participer à ce scrutin,
08:20qu'elles puissent dire
08:21voilà, moi, entre X et Y,
08:23je choisis X ou Y,
08:25eh bien, je souhaite que tout le monde
08:26puisse venir et que tout le monde
08:27puisse donner un élan à ce candidat,
08:29donner une légitimité très puissante,
08:31très forte,
08:31qui permette de dire qu'il y a un moment
08:33quelque chose qui se passe
08:34et faire en sorte que ce candidat
08:37ou cette candidate
08:37soit en mesure derrière
08:38de prendre son élan.
08:40Regardez ce qui s'est passé
08:41avec toutes les primaires,
08:41qu'elles aient eu lieu
08:42à droite ou à gauche.
08:44Ça a toujours donné un élan
08:45aux candidats.
08:46Ça a été le cas pour François
08:47Monde, ça a été le cas pour Benoît,
08:48Monde, ça a été le cas pour Valéry Pécresse.
08:48Vos opposants au sein du Parti Socialiste
08:51vous diraient qu'ils sont aussi
08:52pour une primaire.
08:53Simplement, c'est primaire ou primaire.
08:54C'est-à-dire primaire ouverte
08:55ou primaire fermée.
08:56Mais de toute façon,
08:57il y aura une primaire.
08:57On est d'accord.
08:59Il y aura de toute façon une primaire.
09:00Ça n'est pas la même chose
09:01de faire un huis clos
09:02entre militants socialistes
09:04et places publiques,
09:05même si, évidemment,
09:06j'ai le plus profond respect
09:07pour les uns et pour les autres.
09:09Je suis premier secrétaire,
09:10donc ce n'est pas moi
09:11qui vais cracher
09:12sur mes propres militants.
09:14Mais ce que je dis simplement,
09:15c'est qu'aujourd'hui,
09:15nos militants,
09:16qu'est-ce qu'ils souhaitent ?
09:17Ils souhaitent, en réalité,
09:19aller vers la victoire.
09:20Et pour aller vers la victoire,
09:21il faut éviter de donner
09:23le sentiment d'être dans l'entre-soi,
09:25d'être fenêtre et porte fermée,
09:26mais au contraire,
09:27de s'ouvrir au maximum
09:28et de dire,
09:29écoutez, venez avec nous,
09:31venez donner de la force
09:32à celui ou celle
09:33qui sera le candidat
09:34à la présidentielle.
09:36Qu'est-ce que vous ferez ce soir ?
09:37Vous serez premier secrétaire
09:39du Parti socialiste encore ce soir,
09:41quel que soit le résultat ?
09:43Je ne comprends pas très bien
09:44votre question,
09:44pour tout vous dire.
09:45Ma question,
09:46c'est que vous aviez un choix.
09:48Votre choix, à vous,
09:49c'est l'option 1.
09:49Si c'est l'option 2
09:51qui l'emporte,
09:52est-ce que vous partirez ?
09:53Vous l'avez dit vous-même,
09:54il y aura une primaire
09:55dans tous les cas de figure.
09:55Moi, ce que j'ai ouvert comme choix,
09:57c'est le fait qu'on puisse
09:58avoir deux solutions.
09:59Je suis un démocrate,
10:01donc j'ai dit,
10:01puisque nous ne sommes pas
10:02exactement d'accord.
10:02Donc même si vous êtes désavoué,
10:04vous restez ?
10:04Mais il n'y a pas de question
10:05de désavoué ou pas désavoué.
10:06Ce n'est pas un référendum
10:07pour ou contre moi.
10:08C'est ce soir un choix stratégique.
10:11Est-ce que nous considérons
10:12que nous sommes très bien
10:14entre nous et que ça suffit ?
10:15Ou est-ce qu'au contraire,
10:17on souhaite s'élargir,
10:18faire en sorte que le plus grand nombre
10:20ait le sentiment
10:20que ce candidat
10:22est le candidat
10:22qu'ils ont choisi ?
10:24Moi, c'est la version que je défends
10:25parce que je crois
10:26qu'à un moment,
10:27dans une campagne
10:28où vous avez une extrême droite
10:29qui est en majesté,
10:30où vous avez des concurrents
10:31à droite comme à gauche
10:32qui sont déjà sur le pied de guerre
10:35et qui ont déjà marqué
10:37leur territoire,
10:38si vous voulez arriver
10:39à reprendre le terrain,
10:41ça suppose d'avancer.
10:42D'ailleurs, sur cette question
10:43du calendrier,
10:45les autres sont déjà partis
10:46en campagne,
10:47enfin une partie en tout cas.
10:49Ce serait quand,
10:50cette fameuse primaire ?
10:51Option 1 ou option 2 ?
10:52Fin septembre, début octobre.
10:53Ce n'est pas un peu tard ?
10:54Un peu tard ?
10:56Les uns et les autres
10:57sont déjà partis.
10:58Toutes les primaires
10:58qui ont eu lieu précédemment
10:59C'était toujours à l'automne ?
11:00Toujours à l'automne,
11:01parfois même beaucoup plus tard.
11:03Et la réalité,
11:04c'est que méfiez-vous aussi
11:05des sondages.
11:06Vous avez,
11:07et ce n'est pas un reproche
11:08que vous faites à vous uniquement,
11:10mais c'est un reproche
11:11qu'on peut faire
11:11au monde politique
11:12comme au monde médiatique.
11:14Tous les ans,
11:15enfin avant,
11:16chaque présidentielle,
11:17c'est pareil,
11:17on commente les sondages
11:18et on dit
11:18« Oh là là, ça va être... »
11:20La réalité,
11:20c'est que si les sondages
11:22avaient vu juste un an à l'avant,
11:23ça se saurait.
11:24Depuis 1974,
11:25ils se sont quasiment
11:26toujours trompés.
11:26On se souvient de François Hollande,
11:27le fameux monsieur 3%.
11:29On se souvient de François Hollande,
11:30mais on pourrait aussi dire
11:31que normalement,
11:32Alain Juppé,
11:32Édouard Balladur,
11:34Raymond Barre,
11:35même peut-être Éric Zemmour,
11:36tous ces gens-là
11:37ont été un jour promis
11:38à l'élection présidentielle
11:40par les sondages.
11:41Et la réalité,
11:42c'est qu'ils n'étaient même pas
11:43au second tour
11:43la plupart du temps.
11:44Vous serez candidat ?
11:45Vous verrez.
11:47Vous serez candidat ?
11:48Mais je n'ai pas...
11:50Moi, je cherche depuis des mois...
11:51Vous ne serez pas candidat ?
11:53Je n'ai rien dit.
11:54J'ai dit simplement
11:55que ça fait des mois
11:56que je cherche surtout
11:57à tenir un rôle exigeant
11:58qui est celui d'un premier secrétaire.
11:59Mais vous cherchez aussi...
12:01Vous ménagez la possibilité de l'être ?
12:03Je suis premier secrétaire.
12:05Il ne serait pas illégitime
12:06que je le sois.
12:07Je n'ai pas pris...
12:08Je n'ai pas dit
12:09que j'avais pris ma décision.
12:10Mais ce que je dis,
12:10Mais vous n'avez pas décidé
12:11de ne pas l'être ?
12:11Ce que j'ai dit,
12:12ce que je dis,
12:13c'est que ça fait des mois
12:14que je cherche à concilier
12:15des points de vue
12:16qui sont parfois très divergents.
12:18Pour quoi faire ?
12:19Pour arriver à rassembler la gauche
12:21que j'ai dite
12:22de l'offre à Glucksmann.
12:24Pardon, Olivier Faure,
12:24mais à un moment,
12:25il faut quand même regarder les chiffres.
12:26Vous n'arrivez même pas
12:27à rassembler
12:27votre propre groupe de députés.
12:29Je disais qu'ils n'étaient
12:29déjà pas si nombreux,
12:31mais surtout,
12:31ils sont divisés.
12:32Ce qui s'est passé lundi,
12:33vous avez annoncé vous-même
12:35voter la motion de censure
12:37et vous l'avez en effet fait.
12:38Mais sur le groupe,
12:40il y a 20 députés,
12:42dont vous,
12:43qui avez voté la censure,
12:45sur 68.
12:46Vous êtes en minorité
12:48dans votre propre groupe.
12:50Il peut arriver
12:51qu'on soit en avance de phase.
12:54Moi, on a eu un débat
12:55qui a été un débat curieux.
12:59Enfin, je ne vais pas ici
13:00le qualifier davantage.
13:03Et effectivement,
13:04j'ai fait un choix.
13:06Pourquoi j'ai fait ce choix ?
13:07Parce que je ne veux pas donner
13:09quittus au gouvernement.
13:10Vous avez vu encore ce matin
13:11les images qui sont produites
13:13dans la Drôme,
13:14avec l'absence de canadaires,
13:17l'absence de moyens
13:17qui sont là pour lutter
13:19contre les incendies
13:20qui sont directement liés
13:21à la canicule.
13:22J'ai tout à l'heure
13:23écouté Cécile Duflo
13:24à votre micro
13:24qui expliquait
13:25qu'on était dans une époque
13:26où on commençait même
13:27à avoir des réfugiés climatiques.
13:29Je ne voulais pas donner
13:29quittus au gouvernement
13:30de son action sur le climat.
13:32Alors, à un moment
13:33où au contraire,
13:34il réduit les budgets
13:35qui sont destinés
13:36à limiter le réchauffement climatique
13:38et la résilience climatique.
13:39Mais ce n'est pas été
13:39votre seul argument.
13:40Le deuxième argument
13:42que j'ai évoqué
13:42devant mon groupe,
13:43c'est de dire
13:44rendez-vous compte
13:44que le lendemain de ce vote,
13:46il y aura un vote
13:48qui sera proposé
13:50par le gouvernement
13:50sur l'adoption d'une loi
13:52qui crée une présomption
13:54de légitime défense
13:55pour les forces de l'ordre.
13:57C'est-à-dire
13:58une inversion totale
13:58de la charge de la preuve
13:59et une blessure
14:02dans l'état de droit
14:03et j'étais fasciné
14:06de voir que
14:06la droite
14:07et l'extrême droite
14:08main dans la main
14:09ont voté cette proposition.
14:11J'ai été
14:14avec beaucoup d'autres
14:15au Panthéon
14:16il y a quelques mois
14:16au moment
14:17où le président de la République
14:18a honoré Robert Banater.
14:19Mais ce soir-là,
14:20Robert Banater,
14:21il n'était pas à l'honneur
14:22et c'est l'extrême droite
14:23qui était déjà majoritaire.
14:24Vous parleriez
14:24d'un permis de tuer ?
14:26Je n'irai pas
14:27jusqu'à parler
14:28de permis de tuer.
14:28C'est un des arguments
14:30et ce sont des cris
14:31qui ont été entendus
14:32depuis les rangs de la gauche
14:33dans l'hémicycle.
14:34Vous ne dites pas
14:35que c'est un permis de tuer ?
14:37Non, la réalité
14:38c'est que
14:39heureusement
14:39les policiers
14:40ne sont pas tous
14:41à chercher
14:41à cibler des gens
14:43et à s'autoriser
14:45le meurtre
14:48de gens
14:49qu'ils considèrent
14:49comme des délinquants.
14:50Mais la réalité
14:53c'est quand même
14:53que c'est très grave.
14:54Pourquoi c'est très grave ?
14:55Parce qu'on présume
14:57le fait que
14:57quand un policier
14:59fait usage
15:00sur une arme à feu
15:00et qu'il tue quelqu'un
15:02il était en état
15:03de victime de défense.
15:04Ça n'est absolument
15:04pas toujours le cas.
15:06J'entends parfaitement
15:07ce que vous dites là-dessus
15:07et sur l'écologie
15:08mais c'est un peu illisible
15:10et c'est d'ailleurs
15:11ce qu'a remarqué
15:12Jean-Luc Mélenchon
15:13qui a été assez
15:14au minimum ingrat
15:15sur le fait que vous votiez
15:16avec eux
15:17et avec Europe Écologie.
15:18Il a très bien compris
15:19une chose
15:19parce que Jean-Luc Mélenchon
15:20ce jour-là
15:21qu'est-ce qu'il comprend ?
15:21Il comprend que
15:22lui il voulait pouvoir dire
15:23une chose simple.
15:24Il voulait pouvoir dire
15:25regardez les socialistes
15:26regardez ce qu'ils ont fait
15:28ils ne sont pas
15:29avec les écologistes
15:29petits écologistes
15:30venez à moi.
15:32Et donc
15:33contrarié
15:33dans ce discours-là
15:35il vient me taper dessus
15:37comme toujours
15:37parce qu'en réalité
15:38celui qui a
15:40le plus souvent
15:41subi les foudres
15:41de Jean-Luc Mélenchon
15:42c'est moi.
15:43C'est vous.
15:43Pourquoi ?
15:44Parce que justement
15:44il considère que
15:46je le prive
15:47d'une part
15:47de son espace politique
15:49alors même
15:49qu'il serait très heureux
15:51d'avoir François Hollande
15:52face à lui
15:52parce qu'il considère
15:53que dans ces cas
15:54il pourrait élargir son spectre
15:55et moi je suis un homme
15:57de gauche
15:57et donc
15:58je me bats
15:59sur des sujets
16:00qui sont des sujets
16:00de gauche
16:01et ça le gêne
16:02parce qu'il voudrait
16:03s'approprier
16:04à lui seul la gauche.
16:05le monopole
16:05des critiques
16:07de Jean-Luc Mélenchon
16:08et pas non plus
16:09le monopole de la gauche.
16:10Bien sûr que non
16:10c'est pas ce que je dis.
16:11Mais face à lui
16:12effectivement
16:13vous avez entendu
16:14donc ces mots
16:15il dit
16:15Olivier Faure a trahi
16:16sa parole
16:17sa dignité
16:18la NUPES
16:19le nouveau front populaire
16:20tout et tout le monde
16:21pour devenir
16:21le candidat des centres
16:23il a refusé
16:23dix fois la censure
16:24pour sauver Macron
16:25et maintenant
16:26il met un maillot
16:27d'insoumis
16:28pour voter avec nous
16:29et les écolos
16:30la censure de Lecornus
16:31ce n'est plus une girouette
16:32c'est un ventilateur
16:33cette saison
16:34mais Hollande
16:35n'aura pas de pitié.
16:39Je viens de vous répondre
16:40je vous l'ai dit
16:41en fait
16:41il aurait tellement aimé
16:43que je ne vote pas
16:44cette censure
16:45tellement aimé
16:46pouvoir dire
16:46regardez les socialistes
16:47regardez comme ils sont
16:48ils donnent quittus
16:49au gouvernement
16:50sur la question climatique
16:51et malheureusement
16:52ce discours-là
16:53il ne peut pas le tenir
16:54voilà
16:54le fait que
16:56il y ait
16:57parmi les rangs de la gauche
16:58non seulement
16:59les déclarés
17:00enfin les déclarés
17:00ceux qui espèrent pouvoir
17:02se déclarer comme Raphaël Glucksmann
17:03mais ceux aussi
17:04comme Bernard Cazeneuve
17:05comme François Hollande
17:06dont on sent
17:07qu'ils sont un peu
17:07tapis dans l'ombre
17:09qu'ils se préparent
17:10voilà
17:10c'est l'expression
17:11en effet
17:12je sens une petite ironie
17:13de votre part
17:17oui peut-être
17:18oui
17:18je sens de ironie
17:20sans doute
17:20voilà
17:20s'ils sont candidats
17:22à cette fameuse primaire
17:24de la gauche
17:24ils choisiraient plutôt
17:26le scénario 2
17:26ce dont je viens de parler
17:28je crois qu'ils choisiraient
17:30d'attendre
17:31et que François Hollande
17:32ne veut se plier
17:34à aucun vote
17:34ah il ne veut se plier
17:35à aucun vote
17:36je crois avoir compris ça
17:37je crois qu'il l'a déjà dit
17:38publiquement
17:39ou en tout cas
17:40il y a des offres
17:41qui ont été craquées
17:41et donc je pense que
17:42il ne veut se soumettre
17:44à aucun vote
17:44et Raphaël Luxman
17:46qui serait évidemment
17:47sans doute le favori
17:48d'une option 2
17:49puisqu'il s'agirait
17:51comme électeur
17:53de cette fameuse primaire
17:54à la fois des adhérents socialistes
17:56mais aussi des adhérents
17:57place publique
17:58vous trouvez que c'est
17:58tout à fait juste ?
18:00ce n'est pas l'option
18:01que je défends
18:02vous l'avez compris
18:02maintenant
18:04moi je me plierais
18:05à la décision
18:05que prennent les militants
18:06c'est vrai que
18:07le problème d'une primaire
18:08fermée
18:08c'est que c'est une primaire
18:10dont on peut soupçonner
18:12d'ores et déjà
18:13le résultat
18:13parce que le corps électoral
18:14détermine presque le résultat
18:16comment vous définiriez
18:18votre gauche aujourd'hui ?
18:19j'ai l'impression
18:19qu'à chaque fois
18:19l'expression c'est
18:20gauche hors LFI
18:21ça fait un peu maigre
18:22d'être juste hors LFI
18:23ce n'est pas ce que je dis
18:23je n'ai pas dit gauche hors LFI
18:24moi j'ai dit la gauche
18:25démocratique et écologique
18:27et je défends
18:28non pas
18:28vous m'interrogez sur LFI
18:30je vous réponds
18:30je suis là pour vous répondre
18:31mais la réalité
18:33c'est que je parle
18:33très peu de LFI
18:34ça n'est pas mon sujet
18:35le sujet
18:36ce n'est pas de savoir
18:37si on est contre X ou Y
18:38la question c'est de savoir
18:39qu'est-ce que nous nous portons
18:40eux parlent beaucoup de vous
18:42on l'a vu notamment
18:43avec ce message
18:44de Jean-Luc Mélenchon
18:45peut-être que parfois
18:45on les obsède
18:46mais moi ça ne m'obsède pas
18:48ce qui m'obsède
18:49ce sont les français
18:50la France
18:51son état
18:51la situation dans laquelle
18:52nous sommes aujourd'hui
18:53et c'est la seule boussole
18:56qui me guide
18:56Merci Olivier Faure
18:57d'avoir répondu
18:58à mes questions ce matin
18:59Premier secrétaire
18:59du Parti Socialiste
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