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  • il y a 11 minutes
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 19h-21h, Pierre de Villeneuve.
00:03Avec jusqu'à 20h Jean-Michel Salvatore. Bonjour Jean-Michel.
00:06Bonjour Pierre.
00:07Louis Osalter.
00:08Bonjour Pierre.
00:09Bonjour aux journalistes politiques au Figaro.
00:11Bonsoir Laurent Jacoboli.
00:13Bonsoir Pierre de Villeneuve.
00:14C'est vrai que c'est plutôt le soir, on devrait dire.
00:15Bonsoir député de Moselle, porte-parole du Rassemblement National,
00:19avec cette dernière sortie de la Cour de Cassation,
00:24qui répond donc au pourvoi formé par Rodolphe Bousselu, l'avocat de Marine Le Pen.
00:28Est-ce que vous avez une quelconque inquiétude ?
00:31Non, je n'ai pas d'inquiétude.
00:33Il y a la Cour de Cassation qui communique, elle est dans son droit,
00:35et je n'ai pas à faire de commentaire.
00:37Pas d'inquiétude, parce que nous savons Marine Le Pen, innocente,
00:40et puis que nous connaissons les délais.
00:42Donc ça y est, nous sommes partis en campagne.
00:44Les soubresauts judiciaires sont dérannés.
00:46Mais si au dernier moment, si au début du mois d'avril,
00:50tout d'un coup, finalement, on vous dit,
00:52finalement, elle va devoir poser un bracelet électronique,
00:54qu'est-ce qui se passe ?
00:55Non mais, on peut faire des hypothèses d'école.
00:57Je ne vous dis pas que sur le papier...
00:59Je ne sais pas, j'interroge gentiment.
01:01Je vous réponds avec autant de gentillesse.
01:03Je ne dis pas que sur le papier, le cas ne peut pas exister.
01:07En théorie, ça n'est jamais arrivé.
01:09Donc je ne vois pas pourquoi il y aurait un régime d'exception.
01:12Vous avez remarqué quand même qu'il y a des jugements assez étonnants ces dernières années.
01:14On peut le dire, mais moi je me réfère quand même
01:17à ce qu'avait fait la Cour de Cassation précédemment.
01:19Ils avaient dit, nous répondrons en janvier,
01:22parce qu'il y a la question de l'inéligibilité de Marine Le Pen
01:25et que ça joue sur les élections et que nous ne voulons pas jouer sur les élections.
01:29Donc selon le même principe,
01:30on peut imaginer qu'ils ne vont pas faire une procédure accélérée
01:33parce que s'ils sortaient de la norme des délais d'instruction,
01:37ce serait un régime d'exception qui entraverait les élections.
01:40Donc je ne le crois pas.
01:41Nous sommes très confiants et je vous dis,
01:43nous on est passé à l'étape d'après,
01:45celle de la campagne active sur le terrain.
01:47Jean-Michel Salvatore.
01:48Mais franchement, est-ce que vous avez été surpris
01:50par cette accélération des délais ?
01:52Parce qu'en fait, ce n'était pas prévu.
01:54Non mais il n'y a pas d'accélération des délais au moment où on se parle.
01:57La dernière phrase est que le rendu pourrait être...
02:00C'est ça, c'est du conditionnel.
02:02Oui mais c'est du conditionnel.
02:03On vous dit, pourrait être avant le mois d'avril.
02:05Donc ça peut être au mois de mars, ça peut être au mois de février.
02:07Enfin l'incertitude n'est pas confortable.
02:08Ça pourrait être un supplice chinois si nous avions le moindre doute.
02:12On n'en a pas.
02:12Ce n'est pas très fort s'ils donnaient une date exacte.
02:14On est dans la machine.
02:16On est dans un monde.
02:17Et je ne crois pas...
02:18L'appel c'était le 7 juillet, il y avait la date.
02:20Oui mais ce n'est pas exactement pareil je crois.
02:22Mais je ne crois pas honnêtement que quiconque va jouer avec les délais
02:27parce que ça viendrait interférer avec un processus important
02:31qui est l'élection présidentielle.
02:33Donc voilà, je pense que la sagesse doit revenir.
02:36Il y a un communiqué de presse que je n'ai pas à commenter
02:38mais je pense qu'on ne va pas passer en tout cas le reste de notre campagne
02:41à se dire oui mais si jamais les délais sont raccourcis
02:44et puis que si jamais l'avocat est malade
02:45et puis s'il y a eu une invasion de Soutrelle la nuit d'après
02:48et qu'il y a un gros embouteillage sur la 31 bis qui sera construite au Moselle.
02:52Non écoutez, excusez-moi, on va maintenant parler du programme.
02:55Je pense que les cas et les scénarios de politique fiction ennuient les Français.
03:00Louis Auxaltère du Figaro, d'ailleurs vous chantez un sondage sur les présidentielles.
03:04Il montre qu'il a été réalisé après le 20h de Marine Le Pen hier
03:08et qu'il montre une progression de 4 points de ses intentions de vote
03:11donc sur un terrain réalisé entre hier soir et aujourd'hui.
03:15Mais s'il y a peut-être une dynamique qui est donc à 36% d'intention de vote
03:19pour Marine Le Pen, est-ce que pour autant vous ne craignez pas
03:22le fait qu'elle joue un peu avec l'institution judiciaire ?
03:25Certes, ça pourrait conforter son électorat
03:27mais est-ce que sa condamnation ne va pas l'empêcher d'être rassembleuse ?
03:30Est-ce que sa dynamique du premier tour ne sera pas perturbée au second tour
03:33parce que malgré tout elle a été condamnée pour détournement de fonds publics
03:36et ça l'empêchera peut-être de convaincre des gens
03:38qu'un Jordan Bardella, pourquoi pas, aurait pu convaincre ?
03:40Apparemment les sondages qui sortent ce soir ne semblent pas indiquer
03:43que les choses aient dans le sens que vous évoquez
03:45puisqu'effectivement Marine Le Pen est selon les sondages entre 34 et 36% au premier tour
03:49mais qu'elle est à 54% au second tour face au bloc central
03:52et même à 70% face à Jean-Luc Mélenchon
03:55donc apparemment cette grille de lecture n'est pas la grille de lecture adoptée par les électeurs
03:58je rappelle qu'elle est présumée innocente au moment où on se parle
04:01vous avez dit condamnée mais elle est présumée innocente
04:04et puis je crois que les Français aujourd'hui en ont tellement ras-le-bol
04:07de la Macronie et de ce qui l'a précédé
04:09ils ont ras-le-bol de l'insécurité, de l'immigration, de la baisse de pouvoir d'achat
04:12qu'ils ont besoin d'un programme solide et de quelqu'un avec du courage pour l'incarner
04:15et je crois, vous savez, qu'à travers ces épreuves
04:17Marine Le Pen a montré qu'elle avait énormément de courage
04:20et face aux épreuves que la France continue de traverser
04:23le courage qu'il faudra pour imposer les mesures
04:28travailler, rétablir les comptes, rétablir la sécurité
04:30clairement elle a montré qu'elle serait à la hauteur
04:32En quoi ça consiste ? C'est peut-être un détail
04:33mais ce courage et cette montée en puissance de la campagne présidentielle de Marine Le Pen
04:38hier on vous a vu tous vous réunir au 70 rue Cortembert
04:41ce matin vous étiez rue Mille-Kellange
04:43il y a quoi ? Il y a deux salles de réunion différentes ?
04:45Il y a deux stratégies ? Vous n'avez pas fini les cartons ?
04:47Qu'est-ce qui se passe ?
04:48Il n'y a pas deux salles, deux ambiances pour reprendre une expression
04:51C'est vous qui le dites
04:53Mais oui mais ce n'est pas le cas, on est entre deux locations
04:55donc si vous voulez rentrer dans les détails techniques
04:57on est en train d'aménager le nouveau siège
04:59ce n'est pas encore complètement aménagé
05:01et donc comme on avait aujourd'hui une réunion du Conseil National
05:03où il y a beaucoup de monde, on a utilisé l'ancien siège
05:06Alors qu'est-ce qui se dit dans ces grandes réunions ?
05:08Est-ce que c'est des...
05:10Non mais la question est très précise
05:11c'est-à-dire est-ce que c'est juste pour peaufiner des axes
05:14qui sont déjà totalement gravés dans le marbre
05:16ou est-ce que c'est une redéfinition totale de la campagne ?
05:19Non, on ne va pas redéfinir totalement la campagne
05:21la réunion qui avait lieu hier
05:23donc dans le nouveau siège
05:24elle était pour d'abord définir qui serait notre candidat
05:29évidemment comme elle était éligible
05:30et comme elle n'avait pas à porter de bracelet
05:32l'équation nous donnait Marine Le Pen
05:33mais on a travaillé notamment avec les avocats
05:36pour être sûrs
05:38et on est sûr à 99,9%
05:41que la campagne se passera bien
05:42donc voilà pourquoi nous avons pris la décision
05:46Mais quand a-t-elle pris sa décision ?
05:48Est-ce qu'elle l'a pris au tribunal
05:49quand elle a eu connaissance de l'arrêt de la cour d'appel
05:53ou est-ce qu'il a fallu une discussion avec les uns et les autres
05:56pour la convaincre d'y aller ?
05:58D'abord Marine Le Pen est par essence une personne politique qui discute
06:03évidemment elle a eu un dialogue avec Jordan Bardella
06:06ils font les choses à deux
06:07et ils continuent même dans ce cas-là à faire les choses à deux
06:09après vous savez il y avait un certain nombre de scénarios
06:11et selon le scénario on avait un candidat ou un autre
06:14le scénario éligible sans bracelet
06:16donnait comme résultat Marine Le Pen
06:18donc Marine s'en est entretenue avec Jordan Bardella
06:21qui a été tout à fait harvie aussi de la nouvelle
06:25et de ce tandem qui était constitué pour la campagne
06:27et puis on a bétonné avec les conseils juridiques et les avocats
06:31Et donc ce duo avec Jordan Bardella
06:34va finir par effacer tout effectivement
06:37vous parliez de deux salles, deux ambiances
06:39tout ce que disent les observateurs
06:41c'est-à-dire que Jordan Bardella le libéral
06:43Marine Le Pen plutôt sur le côté social
06:45non mais je sais vous levez les yeux au ciel
06:48de Laurent Jacobelli
06:49mais c'est parce qu'on vous pose la question
06:51depuis trop longtemps
06:52ou 40 fois par jour
06:53et parce que vous sortez d'autres plateaux de télévision
06:55vous préférez que je vous interroge sur la playlist
06:57ou sur le disque de Marine Le Pen
07:00qu'elle a un disque et d'autres candidats
07:02comme le disait un confrère sur un autre plateau
07:03Non mais vous pouvez m'interroger sur tout ce que vous voulez
07:05d'abord il n'y a pas de programme
07:08il y en a un seul, on ne travaille que sur un seul
07:09Donc on est d'accord sur les retraites ?
07:11C'est déjà beaucoup de boulot
07:11je vais vous dire on ne va pas faire le travail en double
07:13Sur les retraites il y a des différences ?
07:15Non il n'y a pas de différence
07:16et les commentateurs se sont engouffrés
07:18parce qu'ils ont imaginé voir un détail
07:20qui pourrait laisser penser qu'il y a une différence
07:23et ils adorent ce type de storytelling
07:24Jordan Bardella a publiquement remis en cause
07:25le programme sur les retraites
07:26Faux !
07:27Dans une interview
07:27Faux !
07:29Le programme
07:29C'est écrit dans la presse allemande certes
07:31mais en lisant même en allemand
07:32c'est écrit dedans
07:33Faux !
07:34Je peux vous le dire 40 fois faux
07:35Je sais que vous en rêvez
07:39Je suis maudelant
07:40C'est pour ça que je vous demande
07:41Donc très clairement
07:43vous avez commencé à travailler avant 20 ans
07:4560 ans et 40 annuités
07:48progressivement c'est au maximum
07:49soit 62 ans et 42 annuités
07:51Quand Jean-Dame Bardella dit
07:52l'âge de la retraite en soi
07:55ce n'est pas le sujet
07:56il répond à Edouard Philippe
07:58qui n'arrête pas de vouloir décaler
07:59l'âge de la retraite
08:00sans parler des annuités
08:02sans parler du travail des jeunes
08:03sans parler du travail de seigneur
08:05autant dire ça ne sert à rien
08:06C'est exactement ce qu'a dit Jordan Bardella
08:08Or il se trouve que dans notre programme
08:09il y a un âge pivot
08:10un âge limite
08:11mais des annuités
08:13Donc sur le même programme
08:14chacun répond à sa question
08:16voilà
08:16mais c'est complémentaire
08:17Et est-ce qu'on peut ajouter
08:18une dose de capitalisation
08:19comme c'est déjà le cas
08:20pour les fonctionnaires ?
08:21Marine Le Pen
08:22comme Jordan Bardella l'ont dit
08:23on peut effectivement
08:24y réfléchir
08:25en fonction de l'équilibre des comptes
08:27mais il y aura toujours
08:28une base par répartition
08:29qui constituera
08:30l'essentiel de la retraite
08:31pour garantir
08:32qu'il n'y ait pas
08:33de retraités pauvres en France
08:35Cette inflexion
08:36elle est nouvelle aussi
08:37au Rassemblement National
08:38je ne dis pas ça
08:38comme une critique
08:39je constate juste
08:40que c'est une nouvelle nouveauté
08:41chez vous
08:42dans votre discours
08:43D'abord ce n'est pas encore adopté
08:44c'est un axe de réflexion
08:45mais surtout
08:45le monde a changé
08:47la croissance est à taux
08:48la natalité
08:50ne cesse de chuter
08:52le poids fiscal
08:54et le poids normatif
08:55sur les entreprises
08:56ne cessent d'augmenter
08:57au détriment
08:58de la productivité
08:59donc tous ces éléments-là
09:01on est bien obligé
09:02de les prendre en compte
09:03et y compris la dette
09:04donc il y a un programme
09:05et un objectif
09:0662 ans 42 annuités
09:08et il y a les moyens
09:09que nous fixerons
09:10de manière raisonnable
09:11par rapport à la réalité économique
09:12vous savez nous on ne veut pas
09:13endetter la France
09:14plus qu'elle n'est
09:14au contraire on veut redresser
09:15les comptes
09:16mais on pense que ce n'est pas
09:17antinomique avec la protection sociale
09:18mais si on entend par exemple
09:19un autre membre du RN
09:20qui est Jean-Philippe Tanguy
09:22il revient en fait
09:23sur les ultra-riches
09:24où là effectivement
09:25il y aura une taxation supplémentaire
09:27non il n'y aura pas
09:28de taxation supplémentaire
09:30vous faites probablement
09:32référence aux entreprises
09:34qui auraient fait des sur-profits
09:35dans des cas extraordinaires
09:37Total par exemple
09:38bon
09:38un exemple
09:39il y a le Covid
09:40ou il y a la guerre
09:41au Proche et Moyen-Orient
09:42ce fait là
09:43fait augmenter les prix
09:44et vous avez des entreprises
09:45qui bénéficient
09:46de cette augmentation de prix
09:46sans avoir rien fait
09:48c'est un gain d'opportunité
09:49il est normal
09:50qu'une partie de ce gain
09:51d'opportunité
09:52vienne servir
09:54l'ensemble de la nation
09:55qui elle souffre
09:56de ces maux
09:57mais en revanche
09:57une société qui innove
09:59qui investit
09:59qui engage un type génial
10:01qui fait des créations
10:01et qui grâce à ça
10:03augmente son profit
10:04elle ne sera pas concernée
10:06voilà ce que je pense
10:07je pense sans doute
10:07à Arthur Mensch
10:08qui effectivement
10:08a été
10:10avec différents économistes
10:12qui avaient dit
10:13on va citer
10:14c'est monsieur Zuckman
10:14qui disait
10:15qu'il fallait prendre
10:16une partie
10:16de Mistral
10:17et dans ce cas là
10:18évidemment une autre partie
10:19de la classe politique
10:20avait crié Houlou
10:21en disant que
10:22si on commençait
10:22à détruire
10:23l'outil professionnel
10:25et les innovations françaises
10:26on ne pourrait pas aller
10:27très très loin
10:28sur cette fiscalité
10:30vous avez lu
10:31j'imagine
10:32le programme
10:33de la France Insoumise
10:35c'est du lourd parfois
10:36vous avez vu
10:37ben oui
10:37cela dit
10:38il faut connaître son adversaire
10:39donc j'imagine
10:40vous avez vu que
10:41par exemple
10:42eux proposent
10:43de passer
10:43de 5 tranches
10:45d'imposition
10:46à 14
10:47est-ce que
10:47vous trouvez aujourd'hui
10:49non pas que c'est une bonne
10:50ou une mauvaise idée
10:51mais est-ce que vous trouvez
10:52que continuer
10:53avec 5 tranches
10:54d'imposition
10:54aujourd'hui en France
10:55c'est suffisamment juste
10:57on peut là aussi
10:58à la marge
10:59y réfléchir
11:00le vrai souci
11:00c'est quoi
11:01c'est qu'aujourd'hui
11:02les français
11:02paient trop d'impôts
11:03les entreprises
11:04paient trop d'impôts
11:05ça doit être ça
11:05l'axe de réflexion
11:06vous l'avez dit
11:06Jean-Philippe Ranguy
11:07mais je pense qu'il partage
11:09ce constat
11:09c'est un constat
11:10qu'on ne peut pas
11:11ne pas connaître
11:12quand on va en retour
11:12dans nos circonscriptions
11:13il y a une différence
11:14entre le brut et le net
11:15qui est inacceptable
11:16en France
11:17on est probablement
11:18le peuple le plus taxé
11:20socialement
11:20et on nous dit
11:21en même temps
11:22on va réduire
11:22la couverture santé
11:24on va réduire
11:25le montant des retraites
11:26il y a un paradoxe
11:27qu'il faut maintenant casser
11:28donc il faut relancer
11:30la consommation
11:30et donc baisser les impôts
11:31il faut rendre le travail
11:32plus attractif
11:33et pour ça
11:34il faut qu'on gagne plus
11:35en allant trimmer
11:36qu'en restant chez soi
11:37à faire du macramé
11:39donc ça c'est les aides sociales
11:40donc tout ça
11:41c'est évident
11:42et nous l'assumons
11:43de même que nous l'assumons
11:44que demain
11:46notre système social
11:47ne pourra être maintenu
11:48que si des entreprises se créent
11:49que des start-up se créent
11:51que des innovateurs
11:52j'entends un programme
11:53très libéral
11:55Laurent Jacobelli
11:55mais nous sommes
11:56pour l'économie de marché
11:57c'est pas un scoop
11:58ce que nous ne voulons pas
11:59ce sont les abus
12:00du libéralisme
12:01c'est-à-dire un état
12:02sans foi ni loi
12:03où tout est permis
12:04pour l'argent
12:04nous on tient aussi
12:05à l'aspect social
12:06mais ce serait naïf de penser
12:08qu'on peut maintenir
12:09un système social
12:10assez généreux
12:11qu'est-ce qui est tout permis
12:11pour l'argent
12:12c'est quoi ?
12:12c'est le système des holdings
12:13par exemple
12:14que d'ailleurs
12:14le bloc central a dénoncé
12:16il y a des choses
12:17qui ne vont pas
12:17vous avez des multinationales
12:19en France
12:19qui font des milliards
12:20de bénéfices
12:22et qui mettent
12:23leur siège social
12:24au Luxembourg
12:25où vous voulez
12:26dans les îles Marshall
12:27et qui au final
12:28payent 10 euros d'impôt
12:29en France
12:29et quasiment pas là-bas
12:31là il y a un problème
12:32parce qu'ils utilisent
12:32nos routes
12:33ils utilisent nos aéroports
12:34ils se servent
12:35d'une main d'oeuvre
12:36qui est formée en France
12:37il y a une inégalité
12:39mais lorsqu'on respecte
12:40le jeu
12:41on ne doit pas
12:42être assommé fiscalement
12:43Laurent Jacobelli
12:44est l'invité d'Europe
12:44un soir
12:45d'autres questions
12:46Jean-Michel Salvatore
12:47lève la main
12:47comme en classe
12:48et bien il est poli
12:49et il posera les questions
12:50juste après
12:50à tout de suite
12:50c'est promis
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