Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 18 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans 60 minutes, votre grand rendez-vous d'information du soir.
00:00:04Le suspense jusqu'à la dernière minute pour Marine Le Pen.
00:00:08On apprend ce soir que le sort judiciaire de la désormais candidate pourrait se jouer au plus tard en avril
00:00:13prochain,
00:00:14c'est-à-dire au moment du premier tour de l'élection présidentielle.
00:00:17C'est ce que dit la cour de cassation que Marine Le Pen avait saisie.
00:00:20En clair, la justice pourrait décider de lui mettre un bracelet à la cheville juste avant le vote des Français.
00:00:25Et puis le bruit des bombes, le bruit des bombes au Moyen-Orient, de retour très clairement ces dernières heures.
00:00:30Les frappes ont repris entre l'Iran et les États-Unis.
00:00:32Le cessez-le-feu, c'est fini.
00:00:34C'est ce que dit Donald Trump qui promet de frapper encore plus durement dès la nuit prochaine.
00:00:3960 minutes, soyez tous les bienvenus.
00:00:41Ça commence tout de suite.
00:00:55Et avant d'évoquer dans quelques instants le sort politique et judiciaire de Marine Le Pen,
00:00:59un nouveau point ce soir sur les incendies qui touchent et qui ravagent une partie du sud de la France.
00:01:04Situation compliquée, très compliquée, même ce soir dans plusieurs départements.
00:01:09On va aller le vérifier sur le terrain ce soir encore avec toutes les équipes de BFM TV qui sont
00:01:12déployées,
00:01:13à commencer par les Pyrénées-Orientales.
00:01:15Avec vous, Isor Delagorce, ça fait 4 jours, désormais 4 jours et 4 nuits,
00:01:20que les pompiers luttent contre les incendies, contre les flammes dans ce département.
00:01:24Vous êtes en ce moment dans un village qui a été évacué.
00:01:27On peut dire que les habitants ont sans doute échappé au pire.
00:01:32Tout à fait 4 jours que les pompiers luttent contre les flammes.
00:01:35Et certains habitants également.
00:01:36On se trouve ici à Rodez.
00:01:38C'est l'un des villages qui a été victime des flammes.
00:01:40Un village qui a été évacué.
00:01:42Une vingtaine de maisons ont été ici victimes des flammes.
00:01:45Et celle-ci en fait partie.
00:01:46Regardez sur les images de Valentin Dribbe.
00:01:48Cette maison, ou du moins ce qu'il en reste, les murs principaux.
00:01:51Mais à l'intérieur, il ne reste presque plus rien.
00:01:54Des tas de gravats, des tuiles également, qui ont été projetées au sol.
00:01:58Puisque le toit a été totalement dévoré par le feu.
00:02:01On a discuté en fait avec des habitants qu'on a croisés dans ce village.
00:02:05700 normalement habitants.
00:02:06Mais il serait aujourd'hui une trentaine à être restés sur les lieux.
00:02:10Pourquoi ? Parce qu'ils veulent protéger leur maison.
00:02:13Ils luttent aux côtés des pompiers contre les reprises de feu.
00:02:16Pourquoi ? Et parce qu'il y a du vent aussi qui se lève.
00:02:19Je vous propose d'écouter le témoignage de Laurent que nous avons croisé tout à l'heure.
00:02:23J'ai dit tant que mes pieds ne crament pas, je ne m'en mets pas de chez moi.
00:02:26Oui, on va rester avec la bande de collègues qu'on est là dans le village,
00:02:29à faire des rondes, à surveiller la moindre reprise pour essayer de sauver les maisons.
00:02:33Les nuits sont très courtes.
00:02:36Après, oui, ça demande de l'énergie de descendre avec les sauts d'eau,
00:02:39avec les quatre moyens qu'on a.
00:02:41Mais voilà, écoutez, on fait ce qu'on peut.
00:02:45Et la vigilance reste toujours accrue pour les pompiers ici.
00:02:48Parce que la tramontane est en train de se lever.
00:02:51Il y a donc du vent et ça, ça peut favoriser des reprises de feu.
00:02:54Il y en a déjà eu.
00:02:55Le préfet des Pyrénées-Orientales a annoncé qu'il y avait des reprises,
00:02:58notamment à I sur tête.
00:03:00Et ce qu'on voit depuis tout à l'heure avec Valentine,
00:03:02c'est également des fumeroles.
00:03:03Beaucoup de fumée un peu partout, aux quatre coins du département,
00:03:07avec des images qui sont assez fortes de ces maisons.
00:03:10Une vingtaine ici à Rodez qui sont parties en fumée.
00:03:13Le feu a déjà parcouru 4900 hectares.
00:03:16Images impressionnantes filmées par Valentine Ribes,
00:03:19donc sur place.
00:03:20Voilà pour la situation dans les Pyrénées-Orientales.
00:03:22Au total, ce soir en France, il y a 30 incendies en cours,
00:03:26dont l'un dans le département de l'Hérault.
00:03:28Nous attend Thomas Hermand.
00:03:29Incendies en cours.
00:03:30Quelle situation ce soir autour de vous ?
00:03:34Panache de fumée encore très important.
00:03:36Vous le voyez ici à l'image.
00:03:38Feu encore très actif.
00:03:39Des évacuations en cours.
00:03:41On voit des habitants s'affairer pour prendre quelques affaires
00:03:44et puis quitter leur domicile.
00:03:46On parle quand même au bout de cette rue
00:03:47de plusieurs dizaines de maisons évacuées.
00:03:49Des sapeurs-pompiers au plus proche des habitations
00:03:51pour tenter de les épargner des flammes.
00:03:53Des hélicoptères bombardés d'eau qui procèdent à des largages
00:03:55à une trentaine de mètres des habitations.
00:03:58On a eu au plus fort deux Canadaires mobilisés,
00:04:00mais il y a d'autres feux en simultané dans le département de l'Hérault.
00:04:03Ce qui complique donc l'intervention.
00:04:05On entend régulièrement des bruits d'explosion,
00:04:07de bonbonnes de gaz, signe que le feu progresse.
00:04:10Les sapeurs-pompiers sont donc mobilisés.
00:04:11Une centaine au total, nous disent les pompiers de l'Hérault.
00:04:15Situation donc encore très compliquée.
00:04:17Pour vous donner rapidement la topographie des lieux,
00:04:19vous avez donc un quartier résidentiel au bout de cette rue.
00:04:22Ainsi qu'il y a un verger avec des vignerons qui sont également présents.
00:04:27Et puis un enclos également avec des animaux qui sont présents au bout de cette rue.
00:04:31Une situation donc encore assez compliquée.
00:04:34Des habitants qui sont tout autour de nous,
00:04:36vous le voyez au téléphone portable,
00:04:37en train de prendre des nouvelles de leurs proches
00:04:39et de tenter de les rassurer.
00:04:43Merci beaucoup Thomas.
00:04:44La situation donc dans l'Hérault.
00:04:46On va monter plus au nord,
00:04:48beaucoup plus au nord à présent,
00:04:49direction la Savoie.
00:04:51Là aussi, incendie ce soir, toujours en cours.
00:04:53Victor Pérez-Boucheron, vous êtes sur place.
00:04:55Ce matin, c'est un jeune pompier volontaire,
00:04:58un jeune de 22 ans,
00:04:59qui est mort justement en luttant contre les flammes.
00:05:04Exactement Marc.
00:05:05Mais regardez tout d'abord sur ces images de Chloé Berthaud.
00:05:06Les sapeurs-pompiers, au nombre de 64,
00:05:09toujours présents ce soir,
00:05:10ont les yeux rivés sur ce massif que vous voyez juste en face.
00:05:12Vous l'avez dit, il y a de cela deux semaines.
00:05:14Un orage, un impact de foudre a frappé un arbre.
00:05:17Et tout le massif ici s'est enflammé.
00:05:19Un petit point également sur l'évolution de l'incendie.
00:05:22Ce soir, les pompiers sont toujours mobilisés.
00:05:24Une vingtaine de camions toujours présents,
00:05:26trois hélicoptères.
00:05:27Et vous l'avez dit, un incident tragique a eu lieu dans la nuit.
00:05:30C'est un sapeur-pompier volontaire de 22 ans
00:05:33qui a été percuté par un bloc rocheux à ce sujet.
00:05:36Je vous propose d'écouter Damien Carré.
00:05:38C'est le maire de la commune du Planète.
00:05:40Écoutez-le au micro de Romain Etuin.
00:05:43Beaucoup de tristesse,
00:05:44puisque lors de la relève,
00:05:47on avait pu parler un peu tous ensemble.
00:05:49Et oui, ça nous a vraiment fait du mal.
00:05:55Mais en voyant ses collègues,
00:05:58avec l'appel qu'ils avaient,
00:05:59reprendre le travail et continuer la lutte,
00:06:03on a calqué sur eux et on a continué aussi.
00:06:06C'est un terrain très compliqué,
00:06:08très escarpé.
00:06:09C'est très piégeux.
00:06:11Et les voir s'investir comme ça,
00:06:13c'est très fort et honorable.
00:06:17Nous avons pu discuter également avec plusieurs habitants
00:06:19qui nous ont décrit ce matin une fumée très présente
00:06:21au-dessus de leurs habitations.
00:06:23Vous voyez, le vent s'est levé.
00:06:24C'est ce qui va donc cristalliser la suite des opérations.
00:06:27Ici, le maire que vous avez entendu,
00:06:29Damien Carré, n'exclut pas un hommage
00:06:31aux sapeurs-pompiers volontaires dans les prochains jours.
00:06:33Voilà, les flammes et l'émotion.
00:06:35Donc ce soir en Savoie, le vent,
00:06:36on va en parler dans quelques instants.
00:06:38C'est l'espoir des pompiers qui luttent contre ces flammes
00:06:40un peu partout en France.
00:06:41Mais d'abord, on repart sur le terrain,
00:06:43cette fois-ci direction les Bouches-du-Rhône.
00:06:45C'est avec vous, Alexis Puyette.
00:06:46Bonsoir.
00:06:47Vous êtes avec des habitants qui,
00:06:49un peu comme ceux qu'on a pu voir il y a quelques minutes,
00:06:52ont échappé de peu aux flammes.
00:06:56Oui, absolument.
00:06:57Parce qu'il y a un feu qui est parti vers 15h.
00:06:59Vous voyez, dans ce champ ici,
00:07:01on est à Châteauneuf-le-Rouge,
00:07:03dans les Bouches-du-Rhône.
00:07:03Il y a beaucoup de vent.
00:07:05Il fait très, très chaud, plus de 40 degrés.
00:07:07Et le vent a amené le feu vers ce lotissement
00:07:09de 50 maisons qui, heureusement, ont pu être préservées.
00:07:11Mais vraiment, les habitants ont eu chaud.
00:07:13Franck, vous habitez ici.
00:07:15Racontez-nous, vous avez dû avoir sacrément peur tout à l'heure.
00:07:18Oui, tout à fait.
00:07:19Quand le feu a démarré, il était à peu près à 200 mètres.
00:07:24Mais il s'est vite rapproché avec le vent.
00:07:26Il y avait des seaux, des seaux de feu, ce qu'on appelle,
00:07:29qui se projetaient à pratiquement 50 mètres.
00:07:32Et on voyait bien que tout s'enflammait.
00:07:35Alors, heureusement, votre maison n'a pas été touchée.
00:07:36Mais vous avez dû évacuer.
00:07:38Alors, nous, on n'a pas été touchés comme les voisins.
00:07:40On a arrosé ici pendant 20 minutes le temps que les pompiers arrivent.
00:07:44Et les pompiers ont pris le relais.
00:07:46Et c'est la gendarmerie qui nous a demandé de partir précisément.
00:07:50Voilà.
00:07:50Merci beaucoup, Franck.
00:07:51Donc, les pompiers qui vont rester vraiment vigilants toute la nuit.
00:07:55Il y a 13 hectares qui sont partis en fumée.
00:07:57120 pompiers mobilisés.
00:07:58Et donc, ce vent, toujours, qui les préoccupe, qui va continuer à souffler.
00:08:01Donc, les opérations de noyage vont durer toute la soirée et toute la nuit.
00:08:05Merci beaucoup, Alexis Pluyette en direct des Bouches-du-Rhône.
00:08:08Bonsoir, Eléonore Boccarat.
00:08:09Bonsoir.
00:08:10Journaliste météo-climat à BFM.
00:08:12Je disais tout à l'heure, une trentaine d'incendies en ce moment même partout en France.
00:08:16On a 1 000 hectares qui sont partis en fumée chaque jour depuis le début du mois.
00:08:20Ce qui fait 8 000 hectares au total.
00:08:22C'est plus que sur tout le mois de juillet de l'année dernière.
00:08:26Situation exceptionnelle.
00:08:27Exceptionnelle et même réellement inédite.
00:08:30Il suffit de regarder déjà le nombre de départements qui sont en vigilance élevée à très élevée d'incendies.
00:08:35On est à plus de 50, 54 aujourd'hui.
00:08:37Il faut se dire qu'avant 2026, le record, c'était 29.
00:08:42Donc, on est vraiment dans quelque chose d'absolument inédit.
00:08:44On l'a constaté avec les températures et ces canicules précoces de ces derniers temps.
00:08:48Avec le contexte de sécheresse qui est particulièrement marqué sur une grande partie du territoire.
00:08:53Ça fait un à deux mois qu'il n'y a pas eu de précipitation.
00:08:55Donc, une exceptionnelle sécheresse, une exceptionnelle chaleur.
00:08:58Si vous rajoutez à cela les rafales de vent du Mistral et de la Tramontane,
00:09:02on a vraiment le cocktail explosif qui donne ce résultat aujourd'hui.
00:09:05Tous les reporters de Bafel ont dit sur le terrain, les pompiers surveillent le vent.
00:09:08Est-ce qu'un répit est prévu ?
00:09:10Alors, il est prévu en tout cas une atténuation des rafales de vent côté Mistral et Tramontane à partir de
00:09:15demain.
00:09:16Donc, oui, ça va faiblir.
00:09:18On sait aussi que ça a tendance à faiblir la nuit.
00:09:20Donc, déjà, c'est quelque chose qui est très attendu par les pompiers.
00:09:23Effectivement, au cours des prochains jours, il y a des rafales de vent moins importantes de demain.
00:09:26Mais ça ne veut pas dire que ce sera néant.
00:09:29Et dans ce cas-là, avec cette configuration, ça reste sous une extrême surveillance.
00:09:33Il y a un point positif à partir de vendredi.
00:09:35On va avoir un régime un peu plus maritime.
00:09:37Et on sait que pour le pourtour méditerranéen, en tout cas, quand le vent vient de la mer,
00:09:41il est plus humide et il vient un peu en contrefeu de ces vents secs.
00:09:44Donc, ça, c'est un point positif.
00:09:46Néanmoins, on va rester vraiment sur un risque très élevé.
00:09:49Et jusqu'à ce week-end, puisqu'aussi, les chaleurs vont rester très élevées jusqu'à ce week-end.
00:09:53On a plus de 35 degrés sur la quasi-totalité du territoire.
00:09:55Donc, ce sera encore le cas pour les prochains jours.
00:09:57Et soyez prudents, vous aussi.
00:09:58L'accès à quasiment tous les massifs montagneux du sud,
00:10:02les accès sont interdits, justement, pour éviter de nouveaux incendies
00:10:06et permettre aux pompiers de lutter contre les feux.
00:10:08Voilà ce qu'on pouvait dire ce soir sur ces incendies qui ravagent une partie du sud
00:10:13et pas uniquement du sud de la France depuis 5 jours maintenant.
00:10:16On en vient à la politique à 18h57.
00:10:18Et au coup de poker de Marine Le Pen, peut-il se retourner contre elle ?
00:10:23Ce matin, la désormais candidate du RN a fait son premier déplacement de campagne.
00:10:28C'était dans la Sarthe, aux côtés de celui qu'elle a promis de nommer Amatignon.
00:10:32Si elle est élue, c'est-à-dire Jandane Bardella.
00:10:34Mais on apprend donc ce soir que la cour de cassation pourrait chambouler la campagne de Marine Le Pen.
00:10:39Bonsoir Marie Chantret.
00:10:40Bonsoir.
00:10:41Chef du service politique de BFM.
00:10:43Depuis hier, tous les regards étaient tournés vers cette cour de cassation que Marine Le Pen a saisie.
00:10:48Ce qui lui permet d'ailleurs de faire campagne sans bracelet électronique à la cheville.
00:10:52Ce soir, les magistrats de la cour de cassation fixent en quelque sorte le tempo de l'élection.
00:10:57Oui, avec une petite précision quand même, Marc, dans ce communiqué.
00:11:01Ce calendrier est susceptible d'évoluer en fonction des facteurs procéduraux.
00:11:07Et c'est une petite ligne qu'il faut quand même regarder de près
00:11:10parce que ça pourrait faire partie de la stratégie de la défense des conseils avocats de Marine Le Pen
00:11:15de déposer des recours, de déposer des questions prioritaires de constitutionnalité
00:11:19qui fassent que finalement le délai soit allongé et donc dépasser le scrutin.
00:11:24Ça peut faire de la stratégie de défense de Marine Le Pen.
00:11:27Ce qu'il dit, c'est nous trancherons d'ici au mois d'avril 2027, pour ceux qui n'auraient
00:11:31pas le calendrier électoral en tête.
00:11:3318 avril, premier tour.
00:11:34C'est le premier tour de l'élection présidentielle.
00:11:36Ce qui fait dire notamment à Marion Maréchal, qui était sur notre antenne il y a seulement 30 minutes,
00:11:42que c'est un calendrier politique.
00:11:44Et voilà à revenir finalement à l'estimantique des débuts, à dénoncer une justice politique.
00:11:49On va sans doute en débattre.
00:11:51Mais oui, il y avait cette accélération demandée par le camp de Marine Le Pen pour que ce soit tranché.
00:11:57Là désormais, il y a cette accusation qui revient.
00:11:59Parce qu'effectivement, elle se prononcerait avant le premier tour de l'élection présidentielle.
00:12:03Alors, calendrier politique ou pas, épée de Damoclès ou pas, au-dessus de la tête de Marine Le Pen,
00:12:07on va en parler ce soir avec nos invités.
00:12:09Bruno Jeudy, bonsoir.
00:12:10Éditorialiste politique à BFM TV.
00:12:12Laure Lavalette, bonsoir.
00:12:14Bonsoir.
00:12:14Porte-parole du Rassemblement national et député du Var.
00:12:17Éric Alphen, bonsoir.
00:12:19Bonsoir.
00:12:19Ancien juge anticorruption, président d'honneur de l'association AC Anticorruption et Philippe Brun.
00:12:24Bonsoir.
00:12:24Député socialiste de Laure.
00:12:26Sans langue de bois, Laure Lavalette, c'est une mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen.
00:12:30Mais non, regardez.
00:12:31La cour de cassation pourrait, donc déjà on est quand même au conditionnel,
00:12:34et effectivement ce que disait Marie-Centré, nuance en fonction des facteurs procédiaux.
00:12:39Donc pour nous, franchement, il n'y a aucun doute sur le fait que Marine Le Pen puisse faire campagne
00:12:44sans bracelet.
00:12:45Puis vous savez, même un bracelet, c'est compliqué.
00:12:48Vous voyez une fois, enfin on en peut en parler, mais vous voyez une fois le juge d'application des
00:12:51peines.
00:12:52Finalement, vous êtes rappelé par un agent de l'administration pénitentiaire d'un SPIP,
00:12:56service pénitentiaire d'insertion et de probation.
00:12:58Vous avez un peu bossé le dossier.
00:12:59C'est très long.
00:12:59Il faut trouver des bracelets.
00:13:00Il y a beaucoup de départements, figurez-vous, il n'y a pas assez de bracelets.
00:13:03Il y a des pénuries.
00:13:03Ça peut prendre entre 6 et 8 mois avant d'avoir un bracelet.
00:13:07Moi, je rassure les Français ce soir, je suis venue pour ça.
00:13:10Marine Le Pen pourra se présenter.
00:13:12Elle fera campagne.
00:13:13Elle ira à la rencontre des Français.
00:13:15Vous avez la certitude qu'à aucun moment de sa campagne,
00:13:17ni le premier jour, ni le dernier jour, elle n'aura un bracelet à la chaise.
00:13:20Écoutez, tous les faisceaux concordent sur le fait de nous dire
00:13:23que oui, elle arrivera à faire campagne, déjà avec sa présomption d'innocence.
00:13:27Alors, la Cour de cassation, on pourrait presque être un peu étonné,
00:13:30puisqu'en principe, elle était censée être accélérée comme calendrier
00:13:33parce qu'il fallait parler de l'inéligibilité qui, finalement,
00:13:37est tombée avec l'arrêt de la Cour d'appel d'hier.
00:13:39Donc, je pense que là, on est sur les délais dont nous parlions d'hier.
00:13:42Éric Alphène, il y a un côté un peu supplice chinois
00:13:45dans ce que va faire la Cour de cassation,
00:13:47c'est-à-dire dire à la candidate et favorite des sondages,
00:13:50il y a un moment, ça va tomber.
00:13:52Peut-être maintenant, sans doute plus tard,
00:13:54peut-être quelques jours avant le premier tour.
00:13:56Alors, moi, je vais aussi rassurer les Français.
00:13:58J'espère bien que le problème juridique sera tranché le plus tôt possible.
00:14:03Et même pas en avril, je suis un peu déçu, pour tout vous dire,
00:14:06d'avoir vu le communiqué de la Cour de cassation
00:14:08disant que ce serait tranché au plus tard début avril.
00:14:11Moi, je pensais que l'audience pouvait se tenir en octobre ou novembre
00:14:14avec un délibéré début janvier.
00:14:17Parce que ça aurait eu le mérite d'éclairer
00:14:19ou d'éclaircir un peu la situation.
00:14:22Là, honnêtement, personne n'y comprend rien.
00:14:24Même juridiquement, je pense qu'il y a un risque juridique
00:14:26qui n'a pas été évoqué, mais qui est réel.
00:14:30À savoir que théoriquement, à partir du moment
00:14:33où l'arrêt de la Cour d'appel est suspendu par le pourvoi,
00:14:36l'exécution provisoire de l'inéligibilité
00:14:41décidée par le tribunal peut s'appliquer.
00:14:44Et on est plusieurs juristes à penser que ça s'applique encore.
00:14:49Et il y a d'ailleurs un arrêt de la Cour de cassation en 1993.
00:14:53C'est très rare.
00:14:54Ça ne fait pas jurisprudence d'avoir un seul arrêt isolé.
00:14:58Ça ne veut rien dire, c'est la jurisprudence ou pas ?
00:15:00C'est les magistrats de la Cour de cassation qui décideront.
00:15:03Mais il y a un grand principe, effectivement, en droit pénal,
00:15:05qui est que tant qu'une décision définitive n'est pas intervenue,
00:15:09les décisions précédentes avec exécution provisoire
00:15:12continuent à s'appliquer.
00:15:13Donc, il y a un vrai problème juridique.
00:15:16Personne ne peut...
00:15:17Vous, vous voudriez qu'on sache tout de suite ?
00:15:20Moi, en tant que citoyen, oui, j'aimerais bien savoir à peu près
00:15:24de quoi sera fait l'horizon de la campagne présidentielle.
00:15:29Il y a la politique.
00:15:30La campagne sera lancée.
00:15:32Personne n'imagine qu'une décision de la Cour de cassation
00:15:35interviendrait au 1er avril
00:15:37pour empêcher une candidate de l'être au 18 avril.
00:15:40Je ne dis pas ça du tout pour rassurer Mme Lavalette,
00:15:42mais il faut regarder le calendrier tel qu'il est sorti.
00:15:46Déjà, en deux jours, on s'aperçoit que d'une décision
00:15:49qui pouvait avoir lieu en décembre ou en janvier,
00:15:51on est déjà peut-être avant avril.
00:15:53Attendez, monsieur Jeudy, si vous permettez,
00:15:55il ne faut pas verser les choses.
00:15:57On a quelqu'un à qui était reproché des infractions graves,
00:16:03qui a été condamné en première instance,
00:16:06qui a été condamné en deuxième instance.
00:16:08Donc, ce n'est pas la justice qui empêche la politique.
00:16:11Mais ça, ça n'a aucun doute, monsieur Alphine.
00:16:12Oui, mais ce n'est pas la justice qui empêche la politique de fonctionner.
00:16:15C'est la politique qui essaie de faire en sorte
00:16:19de passer entre les mailles de la justice.
00:16:22Donc, c'est vrai qu'on a…
00:16:23C'est un peu fort comme phrase de passer entre les mailles.
00:16:26Je voudrais entendre Philippe Rhin qui vous écoute depuis tout à l'heure
00:16:29rassurer les Français.
00:16:30Non, pas Benoît Pond, qui vous écoute calmement.
00:16:32Il a raison de vous écouter.
00:16:33Comment vous regardez la situation de Marine Le Pen ?
00:16:35Est-ce qu'elle a eu raison ?
00:16:36Est-ce qu'elle a pris un risque ?
00:16:38Est-ce que ça peut se retourner contre elle ?
00:16:40C'est votre adversaire politique.
00:16:42C'est celle que vous espérez battre le jour où vous aurez un candidat.
00:16:45Je referme la parenthèse.
00:16:47En avril prochain.
00:16:48Moi, j'ai une question pour Laure Lavalette.
00:16:50Votre objectif, c'est que la Cour de cassation se prononce après la présidentielle
00:16:54pour que Marine Le Pen puisse se présenter.
00:16:56Imaginons donc que la Cour de cassation se prononce après la présidentielle.
00:16:59Et imaginons qu'elle confirme les deux jugements qui ont été rendus
00:17:02en première instance et en appel.
00:17:04Selon vous, est-ce que, si Marine Le Pen est présidente de la République,
00:17:07est-ce qu'elle doit porter le bracelet électronique ?
00:17:09Mais déjà, elle ne pourra pas le porter parce qu'elle aura l'immunité du président.
00:17:12Donc, elle ne portera pas le bracelet électronique.
00:17:14Donc, vous tablez sur l'immunité présidentielle pour sauver Marine Le Pen,
00:17:17il faut qu'elle se soustrait à la justice.
00:17:18Mais ça n'a rien à voir.
00:17:19Et vous savez très bien que c'est une histoire de calendrier.
00:17:21Et effectivement, quand vous êtes président de la République,
00:17:23vous ne pouvez pas être condamné.
00:17:24Vous avez cette immunité que vous avez déjà, mon cher collègue,
00:17:26en tant que parlementaire aussi, en émissive.
00:17:29Nous, elle est levée, notre immunité, par le bureau de l'Assemblée nationale.
00:17:32Il n'y a personne qui peut lever l'immunité.
00:17:34Donc, en fait, vous comptez sur l'élection présidentielle
00:17:36pour sauver Marine Le Pen de son destin judiciaire.
00:17:39En fait, je compte surtout sur Marine Le Pen
00:17:40pour sauver la France de son destin absolument terrible.
00:17:43Et on a bien vu à quel point vous parliez de cet arrêt de la Cour d'appel.
00:17:48Non, de la Cour d'appel.
00:17:49Mais excusez-moi de vous dire que c'est quand même un peu un désaveu
00:17:52de la première instance.
00:17:53Vous avez bien vu que toutes les peines avaient été pratiquement divisées par deux.
00:17:55Toutes les peines d'inéligibilité sont passées avec sursis.
00:17:58Et les dommages et intérêts que nous sommes condamnés à payer
00:18:04ont eux aussi été divisés par deux.
00:18:06Donc, quelque part, il y a quand même un peu un désaveu de cette première instance
00:18:09qui, pour le coup, je pense, était une décision politique.
00:18:12Je rappelle simplement que pour des faits quasi similaires,
00:18:15Jean-Luc Mélenchon n'est pas empêché.
00:18:17Et M. Bayrou a été relaxé.
00:18:18Je ne sais pas si ce que les montants n'étaient pas les mêmes.
00:18:20Mais on est bien d'accord.
00:18:21Mais sauf que sur les faits, on est sur des faits complètement similaires.
00:18:24Donc, ça pose une vraie question.
00:18:25Marine Le Pen a toujours dit qu'elle purgerait tous les moyens en sa possession,
00:18:29comme n'importe quel judiciaire, pour pouvoir se...
00:18:30Mais là, elle veut purger grâce à l'élection présidentielle.
00:18:32Là, elle veut purger sa peine grâce à l'élection présidentielle.
00:18:34Déjà, elle est persuadée...
00:18:35Elle est candidate à l'élection pour ne pas purger sa peine.
00:18:37Déjà que la Cour de cassation lui rendra son innocence.
00:18:40Elle clame son innocence.
00:18:41Et c'est aussi pour ça qu'elle pose un pourvoi en cassation.
00:18:43Il se trouve que les effets du pourvoi sont de rendre caduque cet arrêt.
00:18:49Mais c'est aussi pour prôner son innocence.
00:18:54Mais comme ferait n'importe quel justiciable, monsieur.
00:18:56Alors, Lavalette, je vous pose la question de manière très simple.
00:18:58Si la Cour de cassation vous donne tort,
00:19:00et si la justice a le temps, on sait qu'il y a des délais ensuite,
00:19:04d'imposer un bracelet électronique à Marine Le Pen,
00:19:06elle le portera en meeting, en déplacement ?
00:19:09Encore une fois, c'est ce que je vous ai dit.
00:19:10Pour le coup, si vraiment ça, ça devrait existir.
00:19:12Vous avez préparé tous les scénarios.
00:19:13Si vraiment ça, ça devrait arriver.
00:19:14Encore une fois, je peux vous dire que les délais,
00:19:16elle n'aurait pas le temps d'avoir son bracelet électronique avant le premier tour.
00:19:18Si la Cour de cassation tranche demain matin...
00:19:20Oui, d'accord.
00:19:22Enfin, si on va parler...
00:19:23Ou en décembre, oui.
00:19:23Ça n'arrivera pas.
00:19:24Ça n'arrivera pas.
00:19:25Donc, voilà, je comprends bien que ça mette tout le monde un peu en PLS
00:19:28que Marine Le Pen puisse se présenter.
00:19:30Que la Cour d'appel lui rende son éligibilité.
00:19:32PLS, décryptage pour les plus jeunes.
00:19:34Position latérale de sécurité.
00:19:35Ou les plus vieux, d'ailleurs.
00:19:36En tout cas, tout le monde est un peu chafouin.
00:19:37J'ai bien vu la tête de Gabriel Attal, d'Edouard Philippe, même de M. Mélenchon.
00:19:41Gabriel Attal, il dit que vous faites du trumpisme.
00:19:43Vous faites pression sur la Cour de cassation
00:19:45pour qu'elle rende sa décision le plus tard possible
00:19:48une fois que Marine Le Pen aurait été élue à l'Élysée.
00:19:50Il dit que c'est du trumpisme.
00:19:51Est-ce que vous connaissez, Macron, les délais…
00:19:52Marine Le Pen prend en otage cette élection ou cette campagne.
00:19:55Est-ce que vous connaissez les délais normaux de pourvoi en cassation ?
00:20:0018 mois.
00:20:01Voilà.
00:20:02Donc, excusez-moi de vous dire que ce serait presque étonnant.
00:20:03Information, service, police, justice de BFM, je ne savais pas jusqu'à ce matin.
00:20:06Ce serait presque étonnant, du coup, que ce soit avant.
00:20:09Ça n'aurait pas de sens.
00:20:10Ou là, ça deviendrait très politique.
00:20:11Mais quel serait le sens que ça vienne avant ?
00:20:13D'autant plus que l'idée de l'inéligibilité est déjà tranchée
00:20:16parce qu'elle voulait accélérer le calendrier pour être bien sûr que Marine Le Pen puisse se présenter.
00:20:20Ayant purgé ces 15 mois, finalement, grâce à l'exécution provisoire,
00:20:23ce qui est quand même assez…
00:20:24La même que vous aviez dénoncée après le premier procès.
00:20:26Mais que nous dénonçons toujours.
00:20:27Vive l'exécuteur.
00:20:29Avouez que c'est assez cocasse, quand même.
00:20:30C'est assez cocasse.
00:20:31Mais je suis toujours opposée à l'exécution provisoire.
00:20:33– Ce matin, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont fait leur premier déplacement
00:20:37d'après-candidature en commun.
00:20:40C'était dans la Sarthe, à la Flèche, ville conquise, je parle sous votre contrôle,
00:20:43par le RN, le dernier municipal.
00:20:45En mode, entre nous, c'est du sérieux.
00:20:47Il n'y a plus de plan A, il n'y a plus de plan B.
00:20:50Déplacement qui a été perturbé par quelques dizaines de manifestants.
00:20:53Certains de la France insoumise, d'autres…
00:20:54– Manifestations pas organisées par la France insoumise, nous avons la fiche.
00:20:57– Oui, oui, c'est ce que je viens de dire.
00:20:58– Mais clairement organisées.
00:20:58– Mais vous pouvez me reprendre le temps que vous voulez,
00:20:59j'étais en train d'essayer de le dire, de la France insoumise et des écologistes,
00:21:02allais-je ajouter.
00:21:04Voilà ce que ça a donné pour ceux qui étaient venus perturber ce déplacement.
00:21:08– Le Pen en prison !
00:21:10– Le Pen en prison !
00:21:14– Le Pen en prison !
00:21:24– Le Pen en prison !
00:21:26– Le Pen en prison !
00:21:28– Le Pen en prison !
00:21:29– Marie Chantret, est-ce que ce qu'on voit là,
00:21:32c'est peut-être un avant-goût de ce que va vivre la candidate Marine Le Pen ?
00:21:35– Peut-être, peut-être, Marc, pas empêchée par un bracelet électronique,
00:21:39mais empêchée peut-être par une série de manifestations
00:21:42qui viendraient perturber des déplacements de campagne.
00:21:46Toute campagne est faite de déplacements à Paris, en province,
00:21:49ce que fait aujourd'hui Marine Le Pen avec Jordan Bardella.
00:21:52Ces appels à manifester ont été lancés dès hier soir,
00:21:54quand le lieu a été rendu public, sur les réseaux sociaux,
00:21:57à l'appel donc de la France insoumise et des écologistes.
00:22:01Votre directeur de campagne, Julien Sanchez, sur notre plateau un peu plus tôt,
00:22:04dénonçait peut-être l'impréparation du préfet,
00:22:07ou en tout cas du fait qu'il n'avait pas assez mis de force de l'ordre
00:22:10et de sécurité à la flèche dans la Sarthe.
00:22:14Ce qui est une réalité ce matin, Marc, c'est que ce déplacement a dû être écourté.
00:22:18Ils auraient dû passer 1h30 dans les rues de la ville,
00:22:20notamment autour du marché,
00:22:21et après un micro tendu, quelques expressions, quelques selfies et de poignet de main,
00:22:26ils ont dû repartir direction la mairie,
00:22:29où là, effectivement, à l'intérieur, ils étaient en sécurité.
00:22:32Ce n'est pas une première, mais c'est vrai que ça donne la tonalité d'accueil.
00:22:36Et effectivement, après, c'était un risque aussi.
00:22:40Peut-être que dans le Sud-Est, les risques étaient moins importants.
00:22:44Ils auraient dû aller chez Laure-la-Valès.
00:22:45Ils auraient dû venir chez Presque-la-Valès.
00:22:47Ça, vous validez, oui.
00:22:48Philippe Brun, le Parti Socialiste, il soutient ces manifestations-là ou pas ?
00:22:52On peut manifester, c'est un droit qui est garantie de tout.
00:22:54Je crois que l'ERN organise de nombreuses manifestations.
00:22:56Mais tout de même, l'ERN a fait tout son capital politique
00:23:01sur la critique du manque de probité des grands partis de gouvernement,
00:23:04les affaires qu'il y a eu sur le PS il y a très longtemps,
00:23:06sur le RPR, Éric Alfein est avec nous.
00:23:09Et que fait l'ERN aujourd'hui ?
00:23:10Marine Le Pen, elle est condamnée.
00:23:12Elle aurait pu laisser sa place à M. Bardella.
00:23:13Il était prêt, il était prêt pour être prémiste.
00:23:15Elle était bien prêt pour être candidat à la présidence de la République.
00:23:18Elle, elle va être candidate.
00:23:19On se demande si elle va avoir un bracelet électronique.
00:23:21Et en fait, Mme Lavalette nous dit à l'instant
00:23:22que Mme Le Pen, elle a besoin d'être élue présidente de la République
00:23:25pour se soustraire à la justice et ne pas porter les bracelets électroniques
00:23:28qu'elle doit normalement porter.
00:23:30Donc la vérité aujourd'hui, c'est que l'Assemblée nationale prouve
00:23:32qu'il est un parti affairiste
00:23:34et qu'il est toujours bien pire aujourd'hui que les autres partis
00:23:37qui se soustraient à la justice,
00:23:39qui n'en a rien à faire de ses condamnations.
00:23:41D'ailleurs, il n'a eu aucun méa culpa de Marine Le Pen
00:23:43sur le financement de son parti par le Parlement européen.
00:23:46Il y en a eu un petit au procès en appel
00:23:47où elle a dit si c'est un délit, je veux bien l'entendre.
00:23:49Si certains disent que c'est un délit, je veux bien l'entendre.
00:23:50Si elle veut bien l'entendre, alors elle doit se retirer de cette élection présidentielle,
00:23:53laisser la place à M. Bardella.
00:23:55Il n'y a pas de déni démocratique.
00:23:56Il est au-dessus dans les sondages qu'elle aujourd'hui.
00:23:58Il n'y a pas eu les derniers sondages aujourd'hui.
00:24:00Il y a une réalité, c'est qu'au Front National,
00:24:02il faut s'appeler Le Pen pour être connu à la présidentielle depuis 1974.
00:24:06Et c'est ça la leçon qu'on a aujourd'hui.
00:24:08C'est une PME familiale qui se soustrait à tout,
00:24:10qui se soustrait à la justice, qui se soustrait à la morale,
00:24:13qui se soustrait à toutes les règles de bonne conduite aujourd'hui des hommes politiques.
00:24:17Alors Lavalette ?
00:24:17M. Brandella, la présomption d'innocence n'est pas géométrie variable.
00:24:21Marine Le Pen se pourvoit en cassation.
00:24:23Elle est donc présumée innocente.
00:24:24Et j'imagine que vous êtes très attachée à ce principe important de notre démocratie.
00:24:29Donc elle n'est pas condamnée.
00:24:32Elle n'est pas condamnée comme par exemple le chef de vos alliés LFI,
00:24:35où typiquement Jean-Luc Mélenchon est déjà condamné.
00:24:37Il a un casier judiciaire.
00:24:39Il a des procédures encore en cours.
00:24:41Mais je vais vous dire, laissons le peuple décider, non ?
00:24:44Est-ce que finalement sous la Ve République, ce n'est pas le peuple qui est la Cour suprême ?
00:24:46Vous avez vu aujourd'hui les quatre sondages où Marine Le Pen prend 4-5 points.
00:24:50Elle est à 36% dans les sondages.
00:24:51Les Français veulent d'elle pour incarner l'alternance.
00:24:54Pour incarner le relèvement de ce pays que vos alliés ont laissé complètement exsangue.
00:24:59Donc oui, les Français veulent de Marine Le Pen pour remettre l'école debout, l'hôpital,
00:25:03arrêter l'immigration massive, renforcer la sécurité.
00:25:07Laissons faire le peuple.
00:25:08Et encore une fois, c'est...
00:25:10Mais Jordan Bardella ne pouvait pas faire tout cela pour vous, Madame la Valèche.
00:25:13Mais il n'est pas condamné.
00:25:14Pourquoi vous ne l'avez pas présenté lui ?
00:25:15Parce que c'est notre candidate légitime.
00:25:17Jordan Bardella sera un excellent Premier ministre.
00:25:19Je voudrais entendre, Éric Alphen, sur le « laissons le peuple décider »
00:25:24que la justice arrête aujourd'hui de chercher des poux à Marine Le Pen.
00:25:29Surtout, j'aimerais bien venir quand même apporter quelques correctifs
00:25:32aux termes juridiques qui ont été employés.
00:25:34D'abord, j'entends, Marine Le Pen n'a pas été condamnée.
00:25:36Mais si, elle a été condamnée en première instance.
00:25:39Elle a été condamnée en cours d'appel.
00:25:41Alors justement, la présomption d'innocence,
00:25:44ce n'est pas la même quand vous avez un mis en examen
00:25:47uniquement sur des indices
00:25:49qui après se fortifient, qui deviennent des charges
00:25:51et qui après deviennent des éléments
00:25:55incitant les juges à condamner.
00:25:56Donc, la présomption d'innocence,
00:25:58elle n'est pas la même au départ, pour simplifier,
00:26:00qu'à l'arrivée.
00:26:01Il n'y a pas de doux présomption d'innocence.
00:26:03Mais non, quand on est condamné deux fois,
00:26:05on n'est pas de la même façon présumé innocent
00:26:08que quand on vient d'être mis en examen.
00:26:09Donc, elle est un peu moins présomée innocente.
00:26:11Je voulais revenir aussi sur les délais
00:26:13de la Cour de cassation pour examiner les pourvois.
00:26:16C'est une moyenne.
00:26:17Mais il est évident qu'entre une affaire civile
00:26:19qui va parfois prendre trois ou quatre ans
00:26:21avant d'être tranchée par la Cour de cassation
00:26:23et un dossier pénal dans lequel, par exemple,
00:26:25il y a des détenus,
00:26:27ce n'est pas du tout les mêmes délais.
00:26:28Et il n'est pas rare du tout
00:26:30que la Cour de cassation tranche en quelques mois.
00:26:33Enfin, je voulais revenir aussi sur les SPIP
00:26:35et les bracelets électroniques.
00:26:37– SPIP, pardon, vous nous le remettez ?
00:26:38– Services de probation qui gèrent
00:26:40avec le juge d'application des pèles.
00:26:41– Entre le PLS et le SPIP, moi, il y a un moment où…
00:26:44– C'est les services qui gèrent
00:26:45– Et il y a les JAP.
00:26:45– Les bracelets électroniques.
00:26:47C'est évident qu'on ne va pas mettre six mois
00:26:49à supposer que ce soit le cas.
00:26:52On ne va pas mettre six mois
00:26:52pour trouver un joli bracelet pour Mme Le Pen.
00:26:54– Ce qui est donc différent pour Marine Le Pen,
00:26:55en fait, de pour les justiciables de base.
00:26:57– Ce qui est sûr, en tout cas…
00:26:58– Ce qui est différent, du coup, pour Marine Le Pen.
00:26:59– Je ne sais pas d'où vous sortez les…
00:27:00– Des exemples très concrets.
00:27:02– J'aimerais bien que vous me trouviez
00:27:03quelques chiffres, c'est faux en fait.
00:27:05C'est faux.
00:27:05– Non, c'est faux, c'est un mot.
00:27:07– Juste un mot.
00:27:08– Je sens que ça vous chafouille,
00:27:09mais ce n'est pas faux.
00:27:09– Les hommes et les femmes politiques,
00:27:11quand ils sont condamnés,
00:27:12il y a une seule chose qui compte pour eux,
00:27:14c'est légibilité ou pas.
00:27:18Je parlais tout à l'heure
00:27:19avec le chauffeur de taxi qui m'a amené ici,
00:27:21qui m'a dit, nous, chauffeur de taxi,
00:27:23on a besoin d'un quasi-judiciaire vierge
00:27:24pour pouvoir exercer notre métier.
00:27:27Pourquoi il en irait différemment
00:27:29pour les hommes et des femmes politiques ?
00:27:30– Quand on interroge,
00:27:32c'est ce qu'a fait aujourd'hui l'Institut LAP pour BFM TV,
00:27:34vos électeurs, alors la valette,
00:27:36sur c'est qui le meilleur ?
00:27:37Jordan Bardella ou Marine Le Pen ?
00:27:4036% disent que Jordan Bardella
00:27:42aurait fait un meilleur candidat.
00:27:4426% préfèrent Marine Le Pen
00:27:46et un gros tiers, 38%, ne se prononcent pas.
00:27:48Est-ce que ce n'est pas étrange
00:27:49d'envoyer à la bataille
00:27:52celle qui n'est pas la préférée
00:27:53de ses propres électeurs ?
00:27:54– Mais encore une fois,
00:27:55vous parlez de celui-là, il y a quatre sondages
00:27:57qui sont sortis tout à l'heure au DOXA,
00:27:59Marine Le Pen tutoie les sommets,
00:28:01elle est à 36%,
00:28:02elle n'a jamais fait ce score-là,
00:28:03donc ça pose aussi quand même une vraie question,
00:28:04probablement il n'y a pas de rejet
00:28:06de la part du peuple français,
00:28:07mais encore une fois…
00:28:07– Dans le sondage que vous donnez,
00:28:08Bardella n'est pas en liste.
00:28:11– Encore une fois,
00:28:11non mais elle n'a jamais quand même fait,
00:28:13elle même toute seule, ce score-là.
00:28:15– Mais quand vous regardez ce chiffre-là,
00:28:16est-ce que vous ne vous dites pas
00:28:17peut-être qu'on aurait pu passer un peu plus de temps ?
00:28:19– Notre candidate légitime,
00:28:20c'est Marine Le Pen,
00:28:21et la grande chance qu'on a,
00:28:22c'est d'avoir Marine Le Pen et Jordan Bardella.
00:28:23Vous imaginez bien que le ticket
00:28:24Marine Le Pen président,
00:28:26Jordan Bardella Premier ministre,
00:28:28est un ticket de personnes compétentes,
00:28:31solidaires,
00:28:31qui travaillent ensemble depuis longtemps
00:28:33et qui ont à cœur chacun
00:28:34le relèvement de la France.
00:28:35Donc en fait,
00:28:36c'est une force formidable pour nous
00:28:37et c'est assez inédit
00:28:39sous la Ve République aussi,
00:28:40finalement il n'y a pas de famille politique,
00:28:42peut-être en ça qu'on est un peu différent,
00:28:43mais où il y a un tel binôme,
00:28:45un tel ticket gagnant,
00:28:46on se demanderait
00:28:47qui allait mener la danse,
00:28:48maintenant on le sait,
00:28:49c'est Marine Le Pen.
00:28:49Mais quelle autorité vous aurez demain
00:28:51si vous gouvernez les affaires du pays
00:28:52pour rétablir l'ordre comme vous dit,
00:28:54pour condamner les voyous,
00:28:56pour donner des leçons,
00:28:58quand dans le même temps
00:28:59les dirigeants de votre parti,
00:29:00l'éventuel président de la République,
00:29:02ce sera ainsi soustraite à la justice.
00:29:04Vous n'aurez aucune autorité,
00:29:05vous ne pouvez pas défendre l'état de droit,
00:29:07défendre la justice,
00:29:07défendre le rétablissement de l'ordre
00:29:08quand vos propres élus...
00:29:10Parce que Madame la Bête l'a dit à l'instant,
00:29:12elle a dit que Madame Le Pen,
00:29:14si elle était condamnée par la Cour de cassation
00:29:15après l'élection,
00:29:16se soustrairait à la justice.
00:29:18Elle aurait l'immunité de Mme Le Pen aujourd'hui,
00:29:21elle se présente pourquoi ?
00:29:22Pour avoir cette immunité.
00:29:23Ils ont sa seul moyen d'échapper à sa peine
00:29:25pour Mme Le Pen,
00:29:25c'est de se présenter à l'élection présidentielle
00:29:27pour bénéficier de l'immunité présidentielle.
00:29:29Imaginons qu'elle soit condamnée,
00:29:30elle sera condamnée juste après son mandat,
00:29:32M. Brun,
00:29:33on ne se soustrait à rien du tout.
00:29:34C'est le calendrier qui ferait en sorte
00:29:36qu'elle ne puisse pas être condamnée.
00:29:38La question n'est pas là.
00:29:39C'est la seule raison de la Cour de la Cour de Marine Le Pen
00:29:40puisque Jean-Marie Bardella
00:29:41est devant elle dans les sondages,
00:29:43il est plus populaire qu'elle,
00:29:49Mais en fait, vous faites cela
00:29:53pour qu'elle échappe en vérité
00:29:55à la peine qui lui a été infligée
00:29:56deux fois de suite,
00:29:57en première et en appel.
00:29:58Marie Chantret.
00:30:00On se posait la question,
00:30:01et vous allez peut-être nous éclairer,
00:30:03de la déception de Jordan Bardella
00:30:05de ne pas être le candidat.
00:30:07Il était à ses côtés tout à l'heure
00:30:08et on a peut-être fait l'exégèse
00:30:11de ce qui se passait dans sa tête,
00:30:13mais peut-être un peu moins souriant qu'à l'habitude.
00:30:15Est-ce que vous pensez
00:30:16qu'il faut digérer finalement
00:30:18une forme de préparation du rendez-moi
00:30:20et en 24 heures,
00:30:22c'était annoncé,
00:30:24mais en 24 heures,
00:30:25renoncer à ce costume
00:30:26dans lequel il s'était sans doute un peu projeté.
00:30:28Si jamais je vous disais
00:30:29qu'il n'a aucune amertume,
00:30:31j'imagine que je m'en tirais.
00:30:32J'imagine bien que Jordan Bardella
00:30:33il a un petit cœur comme nous
00:30:34et si on vous avait dit
00:30:35pendant 18 mois,
00:30:36il a une position très difficile.
00:30:38Donc dire qu'il est un peu déçu,
00:30:39dire qu'il est un peu amère.
00:30:40C'est à lui qu'il faut poser la question.
00:30:41Mais j'imagine bien,
00:30:42on lui a dit pendant 18 mois,
00:30:44tu te prépares au cas où à y aller,
00:30:45ce qui fait de lui du coup
00:30:46quelqu'un de très expérimenté.
00:30:49Il a beaucoup travaillé,
00:30:50il a épaissi son costume.
00:30:51C'est encore une fois
00:30:52une chance pour la France.
00:30:53Mais la vraie question,
00:30:54c'est qu'il a 30 ans.
00:30:56Être Premier ministre à 30 ans,
00:30:57ça sera déjà quand même
00:30:58assez extraordinaire.
00:30:59Mais sûrement qu'il y a
00:31:00une petite déception.
00:31:01Entre les lignes,
00:31:01être président à 30 ans,
00:31:03c'était peut-être un peu trop.
00:31:04C'est étonnant même
00:31:05qu'il ne soit pas déçu.
00:31:06Vous voyez ce que je veux dire ?
00:31:06Après, on sait très bien
00:31:07que la candidate naturelle,
00:31:09il sera derrière elle,
00:31:10il sait ce qu'il lui doit.
00:31:10Vous avez bien vu à Liévin
00:31:12quand ils ont pris la parole.
00:31:13Encore une fois,
00:31:14on a quand même cette chance folle
00:31:15d'avoir ce duo.
00:31:17Après, il faudra lui poser
00:31:17la question de la déception.
00:31:18Et ce serait presque étonnant
00:31:19qu'il ne l'ait pas été du tout.
00:31:20Vous faisiez référence
00:31:21il y a quelques minutes
00:31:22au sondage.
00:31:23Voici le premier sondage
00:31:25d'intention de vote.
00:31:26Cette fois-ci,
00:31:27publié ce soir
00:31:28par nos confrères du Figaro.
00:31:30C'est l'Institut Ipsos
00:31:31qui a sondé les Français
00:31:32sur la candidature de cet IFOP.
00:31:35D'ailleurs, tiens,
00:31:36ça c'est pour moi.
00:31:37C'est un IFOP.
00:31:37C'est un IFOP.
00:31:38Bruno Jeudy me le confirme.
00:31:39Premier tour.
00:31:40Marine Le Pen donné,
00:31:40vous le disiez tout à l'heure,
00:31:41à 36%.
00:31:42Édouard Philippe, 19%.
00:31:43Jean-Luc Mélenchon, 15%.
00:31:45Hypothèse,
00:31:45Raphaël Gluckspan, 9%.
00:31:46Bruno Retailleau, 8%.
00:31:47Second tour.
00:31:48Avec les pincettes d'usage
00:31:50dans ces cas-là.
00:31:52Il y a un premier tour
00:31:52avant le second.
00:31:53C'est vrai que Marine Le Pen
00:31:54s'envole.
00:31:5554-46 dans l'hypothèse
00:31:58où elle serait face
00:31:58à Édouard Philippe.
00:32:00Face aux autres candidats,
00:32:01le score est même
00:32:02encore un peu plus impressionnant.
00:32:04Face à Gabriel Attal,
00:32:0555-45.
00:32:07Et elle est testée également
00:32:08dans l'hypothèse
00:32:08d'un second tour
00:32:10face à Jean-Luc Mélenchon.
00:32:1370-30.
00:32:14C'est plus le premier tour
00:32:16qui est notable
00:32:17puisque c'est vrai
00:32:17que Marine Le Pen
00:32:18progresse fortement
00:32:19dans ce premier tour.
00:32:20Donc elle capitalise.
00:32:21Alors c'est un sondage
00:32:22qui est un peu à chaud.
00:32:23Il faudra le digérer
00:32:24un peu plus sur plusieurs jours.
00:32:25Mais elle capitalise
00:32:26sur la décision de candidate.
00:32:28Mais ça veut dire
00:32:29que les Français s'en fichent ?
00:32:30Ça veut dire que
00:32:31ça n'a pas d'impact
00:32:32sur son électorat
00:32:34ou assez peu.
00:32:35Parce que là,
00:32:35ça mesure au fond
00:32:37l'adhésion des partisans
00:32:39de Marine Le Pen
00:32:40et du Rassemblement National.
00:32:41Et manifestement,
00:32:42elle rattrape un peu
00:32:43le petit retard
00:32:44qu'il y avait
00:32:44ces derniers temps.
00:32:46Sans doute
00:32:46qu'une partie
00:32:47des électeurs du RN
00:32:48s'était fait à l'idée
00:32:49que ce serait
00:32:49Jordan Bardella.
00:32:50Moi, j'ai toujours pensé
00:32:50que ce n'était pas
00:32:51très très important
00:32:51cet écart.
00:32:53Là, ce qui est important,
00:32:53c'est plutôt le fait
00:32:54qu'elle capitalise
00:32:55un maximum.
00:32:57les partisans suivent
00:32:59sans difficulté.
00:33:00Et derrière,
00:33:02c'est un peu
00:33:02les mêmes résultats
00:33:03avec une chute
00:33:04un peu marquée
00:33:04pour Rotaillot
00:33:05et pour Raphaël Duxman.
00:33:08Moi, je pense
00:33:09que ce qui s'est passé
00:33:10entre hier et aujourd'hui,
00:33:11c'est que le RN,
00:33:12au fond,
00:33:12pas intermédiaire
00:33:13de Marine Le Pen
00:33:14qui a vraiment repris
00:33:15les commandes du parti,
00:33:16c'est qu'elle a choisi
00:33:17définitivement une ligne.
00:33:18Elle a choisi d'ailleurs
00:33:19un slogan,
00:33:20une affiche.
00:33:21C'est Marine Le Pen
00:33:25qui va continuer
00:33:28les candidatures Le Pen
00:33:29depuis 88.
00:33:31Et au fond,
00:33:31terminer le pas de côté
00:33:34libéral,
00:33:35un peu libéral,
00:33:36je ne sais pas quoi.
00:33:36Là, on est vraiment
00:33:37sur une ligne populiste
00:33:38classique,
00:33:39j'allais dire,
00:33:40comme l'ont fait
00:33:41toujours les Le Pen.
00:33:42Et on la voit là,
00:33:43d'ailleurs,
00:33:43cette première affiche
00:33:45de la candidate
00:33:45Marine Le Pen
00:33:46pour la France.
00:33:47La Renaissance
00:33:47avec les bras en croix
00:33:50de la candidate.
00:33:51Là, c'est plus Marine Le Pen
00:33:52que vous avez face à vous,
00:33:53c'est Jésus.
00:33:54Oui, moi, je ne vais pas
00:33:54commenter,
00:33:55je ne suis pas spécialiste
00:33:56de communication politique.
00:33:57Moi, je vous dis simplement
00:33:57une chose,
00:33:58c'est que je ne crois pas
00:33:58du tout à ces sondages
00:33:59dans l'élection.
00:34:00On a des centaines d'exemples.
00:34:03Vous n'y croyez pas
00:34:03parce qu'ils sont
00:34:04très, très mauvais quand même
00:34:05pour votre parti
00:34:06et la gauche.
00:34:07Très dur.
00:34:08À deux semaines
00:34:08des élections législatives,
00:34:09on projetait une majorité
00:34:11absolue
00:34:12pour le Rassemblement National.
00:34:13Et la vérité,
00:34:13c'est qu'il n'y en a eu
00:34:14que 140 députés
00:34:15en comptant l'UDR.
00:34:16Ils ne sont pas mauvais
00:34:17pour toute la gauche.
00:34:17Ils ne sont plutôt pas mauvais
00:34:18pour Mélenchon
00:34:19et très mauvais pour la gauche.
00:34:20Aujourd'hui,
00:34:21on ne connaît pas
00:34:21la loi, je ne sais pas.
00:34:22On ne sait pas
00:34:23qui sera le candidat socialiste.
00:34:24Nous allons bientôt en décider.
00:34:25Vous êtes vous,
00:34:26M. Brun ?
00:34:26Vous venez ce soir
00:34:27nous le dire ?
00:34:27Je suis candidat à la primaire.
00:34:29Je l'ai annoncé,
00:34:30interne du Parti socialiste.
00:34:31Donc, il y aura
00:34:31à ce moment-là
00:34:32une autre dynamique
00:34:33qui se créera en fin d'année.
00:34:34Et je vous le dis,
00:34:35on a eu tellement de sondages
00:34:36qui donnaient
00:34:37Édouard Ballet-Dur gagnant,
00:34:38qui donnait Alain Juppé gagnant,
00:34:39qui donnait Lionel Jospin gagnant.
00:34:40Avouez que vous pourriez nous dire
00:34:41ce soir,
00:34:41si elle était à 25,
00:34:42vous pourriez nous dire
00:34:44les Français ne lui pardonneront pas
00:34:45sa condamnation
00:34:47même si elle a
00:34:48appellé la Cour de cassation.
00:34:49Je suis tout à fait certain
00:34:50que cette histoire
00:34:51de condamnation,
00:34:52en vérité,
00:34:53n'aura probablement pas d'effet
00:34:54sur la campagne présidentielle.
00:34:56Est-ce que ce sera
00:34:56un argument de campagne
00:34:57chez vous ?
00:34:58L'argument de campagne,
00:34:59c'est nous,
00:34:59on a des choses
00:35:00à proposer aux Français
00:35:01sur le pouvoir d'achat,
00:35:02sur les services publics,
00:35:03sur la santé.
00:35:04Je pense que ce qui se joue,
00:35:05ce n'est pas les 35,
00:35:06les 35 qui sont acquis
00:35:07ou 30,
00:35:08enfin peu importe,
00:35:09c'est les 5 ou 6
00:35:10qui manqueront peut-être
00:35:10à la fin
00:35:11et qui justement
00:35:12vont peser peut-être
00:35:13sur cet électorat
00:35:14plus modéré,
00:35:15peut-être un peu plus à droite
00:35:16et qui sera,
00:35:17qui va regarder quand même
00:35:18cette affaire de justice
00:35:19et qui va les gêner.
00:35:20Moi je pense sérieusement,
00:35:21moi sur le terrain
00:35:21c'est ce que j'entends,
00:35:22c'est qu'en 2027
00:35:23les gens ils vaudront
00:35:23un grand changement
00:35:24et ce grand changement
00:35:25c'est aussi un grand changement
00:35:26dans la probité,
00:35:27dans l'honnêteté en politique.
00:35:28Et Marine Le Pen
00:35:29elle est aujourd'hui
00:35:30disqualifiée
00:35:30pour parler d'honnêteté
00:35:31et de probité en politique
00:35:33quand en vérité
00:35:34on joue la procédure,
00:35:35on joue la montre
00:35:35pour pouvoir se présenter
00:35:36à une présidentielle
00:35:37qui si elle était victorieuse
00:35:39pour elle
00:35:39lui permettrait d'échapper
00:35:41à une condamnation.
00:35:42Eric Alphen
00:35:42pour vous qui avez lutté
00:35:43pendant des années
00:35:43contre la corruption
00:35:45vous dites quoi ?
00:35:46Vous dites après tout
00:35:48elle est présumée innocente
00:35:49donc il est normal
00:35:50que ça ne joue pas
00:35:51dans les intentions de vote
00:35:52ou vous dites
00:35:52on a raté quelque chose ?
00:35:53Je dis clairement
00:35:54que les associations
00:35:55anticorruption
00:35:56ont raté quelque chose
00:35:56oui, on n'a pas réussi
00:35:58à convaincre
00:35:58on n'a pas réussi
00:35:59à convaincre
00:35:59C'est d'étournement
00:36:00de fonds public
00:36:00et pas d'enrichissement
00:36:02personnel
00:36:02ça fait partie de la corruption
00:36:04ça a été redit régulièrement
00:36:05sur ce plateau
00:36:05On n'a pas réussi
00:36:07à convaincre
00:36:08les citoyens
00:36:10qu'ils doivent faire attention
00:36:11aux critères de l'honnêteté
00:36:13pour parler simplement
00:36:14avant de mettre
00:36:15le bulletin dans l'urne
00:36:16et c'est vrai
00:36:17que c'est un gros échec
00:36:18la première association
00:36:20anticorps
00:36:20que j'ai co-fondée
00:36:22elle a été fondée
00:36:23justement
00:36:24en 2002
00:36:25en réaction
00:36:25à l'arrivée
00:36:26de Jean-Marie Le Pen
00:36:27au deuxième tour
00:36:27parce que dans les études
00:36:29d'opinion qui étaient faites
00:36:30les gens disaient
00:36:31en deuxième position
00:36:33que s'ils avaient voté
00:36:34Jean-Marie Le Pen
00:36:34c'est pour l'honnêteté
00:36:36en politique
00:36:36et on s'est dit
00:36:37c'est incroyable
00:36:38parce que les partis politiques
00:36:39classiques
00:36:40n'en parlent absolument pas
00:36:41et ça continue d'ailleurs
00:36:42ils en parlent très peu
00:36:44uniquement au moment
00:36:45des élections
00:36:45et donc
00:36:46on a essayé
00:36:48après
00:36:48de battre le terrain
00:36:50d'aller partout en France
00:36:51pour expliquer aux gens
00:36:52en quoi c'était embêtant
00:36:54de ne pas voter
00:36:55pour des gens
00:36:55qui inspirent confiance
00:36:56qui trahissent
00:36:57la confiance
00:36:58des électeurs
00:36:59et malheureusement
00:37:02globalement
00:37:02c'est vrai que c'est un constat
00:37:03d'échec
00:37:04c'est-à-dire que
00:37:05dans ce sondage
00:37:06dont vous parlez
00:37:06je ne vais pas commenter
00:37:07sur les intentions de vote
00:37:08mais ce qui est intéressant
00:37:10c'est que le fait
00:37:11qu'une personne
00:37:12soit condamnée
00:37:14ne freine malheureusement pas
00:37:15l'électeur
00:37:17dans sa volonté
00:37:17peut-être parce qu'il n'y a pas
00:37:18d'enrichissement personnel
00:37:22c'est un terme de journaliste
00:37:24mais moi je considère
00:37:25que quelqu'un
00:37:26qui aide un parti politique
00:37:27à vivre
00:37:27il aide par la même occasion
00:37:30son poste
00:37:31dans le parti
00:37:32à exister
00:37:32et du coup quelque part
00:37:34directement ou indirectement
00:37:35c'est un détournement
00:37:36qui sert
00:37:37d'ailleurs il y a
00:37:38un enrichissement personnel
00:37:38parce qu'il faut aussi
00:37:39le dire ici
00:37:40Marine Le Pen
00:37:41est la seule dirigeante
00:37:42de parti en France
00:37:43à être rémunérée
00:37:43en tant que dirigeante de parti
00:37:44c'est-à-dire qu'elle a un salaire
00:37:45elle avait un salaire
00:37:46oui mais aucun
00:37:48Olivier Faure
00:37:48il ne touche pas
00:37:49un salaire
00:37:49de premier secrétaire
00:37:50à l'époque
00:37:51elle n'est plus
00:37:52d'ailleurs chef de parti
00:37:52vous savez que c'est
00:37:53Jordan Varna
00:37:53à l'époque des faits
00:37:54elle avait un salaire
00:37:55de présidente du RN
00:37:56donc oui
00:37:56il y a un enrichissement personnel
00:37:58puisque pour payer son salaire
00:38:00à l'époque
00:38:00elle est 5000 euros
00:38:01en plus d'indimité
00:38:02de parlementaire européen
00:38:03le RN lui payait 5000 euros
00:38:04et c'est des postes
00:38:06qu'on a créé au parlement européen
00:38:07voire financé
00:38:09son salaire au parti
00:38:10donc moi c'est pas vrai
00:38:11qu'il n'y a pas eu
00:38:11d'enrichissement personnel
00:38:12parce que le RN
00:38:12il était son employé
00:38:14le RN
00:38:14donnait de l'argent
00:38:15à Marine Le Pen
00:38:16tous les mois
00:38:17et donc les économies
00:38:17qui ont été faites
00:38:18en mettant des faux assistants
00:38:19au parlement européen
00:38:20pour remplacer des permanents
00:38:21du parti
00:38:22et bien ils se sont retrouvés
00:38:23directement dans la poche
00:38:24de Marine Le Pen
00:38:25donc on ne peut pas dire
00:38:25qu'il n'y a pas eu
00:38:26d'enrichissement personnel
00:38:26puisqu'elle était salariée
00:38:27du parti pendant toute cette période
00:38:29puisqu'on est un peu
00:38:30dans le fond du sujet
00:38:31je pense qu'effectivement
00:38:32vous avez raison
00:38:32les français
00:38:34n'ont cure
00:38:34de savoir que finalement
00:38:36nos attachés parlementaires
00:38:37ont été payés
00:38:37pour faire de la politique nationale
00:38:39et pas de la politique européenne
00:38:40parce que le fond du dossier
00:38:41c'est ça
00:38:41et ils ont travaillé
00:38:42il n'y a pas d'emploi fictif
00:38:43et il n'y a absolument
00:38:44aucun enrichissement personnel
00:38:45quand vous allez dans la rue
00:38:46et je pense que dans votre circonscription
00:38:47c'est pareil monsieur Pint
00:38:48les français sont bien plus choqués
00:38:49que nous n'ayons rien fait
00:38:50que la justice n'ait rien fait
00:38:51pour arrêter l'assassin
00:38:52de Liana
00:38:53de Lola
00:38:54de Philippine
00:38:54ça ce sont des vraies questions
00:38:55et quelqu'un qui aurait été condamné
00:38:57dans cette sphère-là
00:38:58bien sûr
00:38:59n'aurait jamais trouvé crédibilité
00:39:00aux yeux des français
00:39:00mais vous voyez bien là
00:39:01que les français
00:39:02j'allais dire
00:39:02donnent un blanc-seing à Marine Le Pen
00:39:04et encore une fois
00:39:05mais bien sûr
00:39:06je ne présume de rien
00:39:08mais en tout cas
00:39:08typiquement les sondages
00:39:09c'est un peu
00:39:10cette leçon de sondage
00:39:11les sondages
00:39:12de l'Éric Zemmour
00:39:12devant Marine Le Pen
00:39:13elle n'a pas été
00:39:14Éric Zemmour
00:39:15il n'a pas été devant Marine Le Pen
00:39:16à la fin
00:39:16à l'époque
00:39:17vous les critiquiez
00:39:18ces sondages
00:39:18quand Éric Zemmour
00:39:19est-il devant Marine Le Pen
00:39:20je voudrais terminer une seconde
00:39:21je pense qu'un sondage
00:39:22vous avez raison
00:39:23il va y en avoir
00:39:246 000
00:39:24d'ici l'élection présidentielle
00:39:26c'est quand même une photo
00:39:28au jour J
00:39:28aujourd'hui
00:39:29les français
00:39:30ne tiennent pas rigueur
00:39:31à Marine Le Pen
00:39:31d'avoir eu cette gestion
00:39:33que vous condamnez
00:39:33nous nous pensons
00:39:34à l'époque
00:39:35que tout le monde faisait ça
00:39:36que c'était la règle
00:39:37et d'ailleurs
00:39:37Jean-Luc Mélenchon
00:39:38n'a pas été
00:39:40inquiété par la justice
00:39:41alors qu'il avait
00:39:42exactement la même façon
00:39:42de faire
00:39:43la même chose
00:39:43pour le modem
00:39:44donc vous voyez bien
00:39:45que ça n'a pas
00:39:47la même conséquence
00:39:48que ce que les français
00:39:49vivent au quotidien
00:39:50avec leurs histoires
00:39:50de sécurité
00:39:51typiquement
00:39:52ils sont révoltés
00:39:53que l'assassin de la piquilliana
00:39:55n'ait pas été
00:39:55sous les barreaux
00:39:56bien plus rapidement
00:39:58la faillite de la justice
00:39:59elle est là
00:39:59on a beaucoup parlé
00:40:00sondage
00:40:01je voudrais qu'on parle
00:40:01ligne politique
00:40:03on a entendu
00:40:04ces derniers mois
00:40:04des dissonances
00:40:05entre Jordan Bardella
00:40:06et Marine Le Pen
00:40:07vous les avez beaucoup cherchées
00:40:08quand même
00:40:09sur les retraites
00:40:10parfois il n'y avait pas besoin
00:40:10de les chercher
00:40:11pour être honnête
00:40:12quand Marine Le Pen
00:40:13dit retraite à 60 ou 62
00:40:14et que Jordan Bardella
00:40:15ne dit pas d'âge légal
00:40:17j'y suis pour rien
00:40:18il dit âge légal moins important
00:40:19tous les mois
00:40:20il y a eu une différence
00:40:21notamment entre
00:40:21les derniers mois
00:40:23jusqu'à la démission
00:40:24de Gérald Darmanin
00:40:25au moment de l'affaire Liana
00:40:26est-ce que Marine Le Pen
00:40:27avec une ligne un peu plus sociale
00:40:28ce qu'on avait appelé
00:40:29le RN du Nord
00:40:30face à Jordan Bardella
00:40:32une ligne un peu plus
00:40:33RN du Sud
00:40:34est-ce que pour vous
00:40:35c'est une difficulté de plus
00:40:36pour l'abattre ?
00:40:37non mais je pense que d'ailleurs
00:40:38les gens ne voyaient pas
00:40:38la différence entre les deux
00:40:39entre nous
00:40:40nous on s'intéresse beaucoup
00:40:41à la politique
00:40:42mais je pense que pour les gens
00:40:42c'est à peu près la même chose
00:40:43et pardonnez-moi
00:40:44mes lignes sociales
00:40:45ça me fait rire
00:40:45quand il a fallu faire un vote
00:40:47à l'Assemblée
00:40:47pour augmenter le SMIC
00:40:49à l'époque
00:40:49le RN a voté contre
00:40:51j'ai le souvenir
00:40:52que le RN avait voté
00:40:53une partie des hausses d'impôts
00:40:54ça lui avait été reproché
00:40:55c'était très incohérent
00:40:57selon les votes
00:40:58il n'y a pas de ligne sociale
00:40:59il y a une ligne rasée gratis
00:41:00donc on propose à la fois
00:41:01la retraite à 60 ans
00:41:02et de supprimer
00:41:03tous les impôts
00:41:04pour les gens
00:41:04qui ont moins de 30 ans
00:41:05et de donner davantage
00:41:07de subventions aux entreprises
00:41:08et de baisser
00:41:09donc en fait en réalité
00:41:10il n'y a pas le moins
00:41:11de cadrage budgétaire
00:41:12donc on promet tout
00:41:13à tout le monde
00:41:14mais elle ne sera pas
00:41:15plus dure à battre
00:41:16que Jordan Bardella
00:41:16n'aurait été ?
00:41:17je n'en sais rien
00:41:18c'est difficile à savoir
00:41:19elle a de l'expérience
00:41:20elle a fait 4 campagnes
00:41:21enfin ça sera sa 4ème
00:41:21campagne présidentielle
00:41:22et évidemment
00:41:23c'est une candidate difficile à battre
00:41:24parce qu'elle a cette expérience-là
00:41:26et donc nous devons
00:41:27nous y préparer
00:41:27nous y préparer comment ?
00:41:29d'abord je crois
00:41:29avec des nouvelles figures
00:41:30avec aussi je crois
00:41:31un nouveau programme
00:41:32ça il y en a quelques-unes
00:41:33un programme pour nous
00:41:34je crois que notre devoir
00:41:36à nous la gauche
00:41:36au-delà de critiquer Marine Le Pen
00:41:38c'est de retrouver
00:41:39les ouvriers et les employés
00:41:40mais de rompre les qualités aussi
00:41:41je pense qu'on devrait
00:41:42vous ferait un bien fou
00:41:42moi je suis pour rompre les qualités
00:41:43mais pour retrouver
00:41:45les ouvriers et les employés
00:41:46qu'aujourd'hui
00:41:47nous avons perdus
00:41:48c'est ça la priorité
00:41:49que nous devons faire
00:41:50dans la primaire
00:41:51du Parti Socialiste
00:41:52c'est ce que je défendrais
00:41:53avec des mesures
00:41:53notamment sur le salaire
00:41:54moi je propose de baisser
00:41:55la CSG sur les salaires
00:41:56pour redonner du pouvoir d'achat
00:41:58aux gens
00:41:58et moi je crois que la gauche
00:41:59elle doit reparler
00:41:59du pouvoir d'achat
00:42:00et c'est comme ça
00:42:00qu'on battra le Rassemblement d'Assemblée
00:42:01Lors Lavalette
00:42:02une image que vous connaissez
00:42:03et qu'on vous a sortie
00:42:04sur tous les plateaux télé
00:42:04depuis plusieurs semaines
00:42:05c'est l'image
00:42:06de Jordan Bardella
00:42:07au Grand Prix de Monaco
00:42:09le jour de la marche blanche
00:42:11en hommage à Liana
00:42:12je ne vais pas vous demander
00:42:13de la commenter
00:42:13mais simplement
00:42:14vous avez peut-être lu
00:42:14le canard enchaîné aujourd'hui
00:42:15qui nous apprend
00:42:16qu'après cet épisode
00:42:19Jordan Bardella
00:42:20se serait rendu
00:42:20ou s'est rendu
00:42:21d'ailleurs ça a été confirmé
00:42:22dans une boîte de nuit
00:42:23très sélecte de Monaco
00:42:25où la table
00:42:26le simple fait
00:42:27d'avoir une table
00:42:28coûte 25 000 euros
00:42:29Jordan Bardella précise
00:42:30au canard enchaîné
00:42:31qu'il n'a pas pris de table
00:42:32ce jour-là
00:42:33et qu'il a bu
00:42:34des verres à table
00:42:35est-ce que le côté
00:42:36bling bling
00:42:37de votre possible
00:42:39Premier ministre
00:42:40va vous suivre
00:42:41pendant toute la campagne
00:42:41également
00:42:42est-ce qu'on peut aussi
00:42:42ficher la paix
00:42:43à ce potentiel
00:42:44Premier ministre
00:42:45qui a le droit aussi
00:42:46d'avoir une vie privée
00:42:47excusez-moi de vous dire
00:42:48que quand on en arrive
00:42:49à critiquer
00:42:50la vie privée
00:42:51à ce point-là
00:42:51ça me paraît quand même
00:42:52être un manque d'argument
00:42:53sur le fond
00:42:54sur le reste
00:42:55quand vous montrez
00:42:56ces images
00:42:56au jour de la marche blanche
00:42:57on ne peut pas mettre
00:42:58en parallèle
00:42:59ces deux événements
00:43:01encore une fois
00:43:02je ne sais pas
00:43:02ce qu'en pense M. Brun
00:43:03mais moi
00:43:03en tant que femme politique
00:43:04je pense qu'on est mieux
00:43:05à voter la loi
00:43:06que dans les marches blanches
00:43:07par exemple
00:43:08ou que dans les manifestations
00:43:09ce qui compte
00:43:10c'est qu'on trouve
00:43:10des solutions
00:43:11pour les Français
00:43:12mais est-ce que
00:43:14quand on est le candidat
00:43:15du peuple
00:43:15qu'on se définit comme ça
00:43:16on va dans ce genre
00:43:18d'endroit ou pas ?
00:43:18Est-ce qu'on doit tous
00:43:19s'interdire ?
00:43:20Enfin je veux dire
00:43:20on connaît tous
00:43:20puisqu'elle a été étalée
00:43:21sur la place publique
00:43:22la romance qu'il a
00:43:22avec sa fiancée
00:43:24Il est au courant
00:43:24de la présence des journalistes
00:43:25Est-ce qu'on ne peut pas
00:43:27lui ficher un peu la paix
00:43:28sur sa vie privée ?
00:43:29Je ne trouve pas
00:43:30que ce soit un joli procès
00:43:31Il est bling bling ou pas ?
00:43:33Jandar de Mardella
00:43:33Vous lui demanderez ?
00:43:34Non je ne pense pas
00:43:35qu'il soit bling bling
00:43:35Il n'y a pas de discussion
00:43:36en ce moment au RN
00:43:37sur ce sujet ?
00:43:37On ne lui demande pas
00:43:38s'il est bling bling
00:43:38c'est pas comme ça
00:43:39que ça se passe
00:43:41Est-ce que vous considérez
00:43:43que ça a été des fautes
00:43:43de communication
00:43:44ce qui s'est passé
00:43:45ces derniers temps
00:43:46Encore une fois
00:43:46il a le droit d'aller
00:43:47au Branc de Monaco
00:43:49Ce qu'il a répondu
00:43:50sur la marche blanche
00:43:51Oui bien sûr
00:43:52qu'il a le droit d'aller
00:43:52mais est-ce que
00:43:54c'était le moment
00:43:55de faire ça ?
00:43:55Encore une fois
00:43:56je pense qu'on ne peut pas
00:43:58nous reprocher
00:43:58Moi par exemple
00:43:59je ne vais jamais
00:43:59dans les marches blanches
00:44:00je ne vais jamais
00:44:00dans les manifestations
00:44:01parce que je trouve
00:44:01que ce n'est pas tout à fait
00:44:02ma place
00:44:03Moi je préfère être attelée
00:44:04à voter la loi
00:44:05et à trouver des solutions
00:44:06pour mieux protéger
00:44:06les français
00:44:07et l'état de droit
00:44:08ça me paraît plus cohérent
00:44:10Après voilà
00:44:10encore une fois
00:44:11quand vous en arrivez là
00:44:12c'est pas facile
00:44:12d'être une personnalité publique
00:44:13quand même
00:44:13je veux dire
00:44:14quand tout est scruté
00:44:15où que vous alliez
00:44:16quoi que vous fassiez
00:44:17à qui vous parliez
00:44:18c'est très compliqué quand même
00:44:20Merci beaucoup
00:44:21Merci à vous Marc Covet
00:44:22de votre invitation
00:44:23Ah et n'oubliez pas
00:44:24pour tous ceux
00:44:25qui veulent nous rejoindre
00:44:26MarineLePen
00:44:272026.com
00:44:28C'est un peu
00:44:31en un média
00:44:32Vous avez un petit internet
00:44:33à donner vous aussi
00:44:34ou ça va ?
00:44:35Eh ben voilà c'est fait
00:44:36Bruno Jeudy
00:44:37La Tribune dimanche
00:44:37Marie Chanteret
00:44:38Ah bah tout le monde fait sa pub
00:44:39C'est bon
00:44:40Merci à tous les cinq
00:44:42Vous regardez 60 minutes
00:44:43c'est un peu ce soir
00:44:44C'est aussi le bruit des bombes
00:44:46qui revient au Proche-Orient
00:44:47Au Moyen-Orient
00:44:48les Etats-Unis ont lancé
00:44:49près d'une centaine de frappes
00:44:50ces dernières heures
00:44:51En réponse à des tirs iraniens
00:44:53les Etats-Unis
00:44:54par Donald Trump
00:44:55disent ce soir
00:44:56que le cessez-le-feu
00:44:57est terminé
00:44:58On écoute le président américain
00:45:04Nous avons mené une attaque
00:45:05très puissante hier soir
00:45:06contre ces individus
00:45:07extrêmement dangereux
00:45:08venus d'Iran
00:45:10Ils sont malades
00:45:11ils ont un problème
00:45:15Monsieur le président
00:45:16le cessez-le-feu
00:45:17est-il rompu ?
00:45:21C'est une question très intéressante
00:45:23Pour ma part
00:45:24je pense que c'est fini
00:45:25je ne veux plus avoir
00:45:26à faire avec eux
00:45:27ce sont des ordures
00:45:28Le cessez-le-feu
00:45:30est terminé
00:45:31ce sont des ordures
00:45:32Bonsoir Antoine Forestier
00:45:33on va voir avec vous
00:45:34précisément
00:45:35ce qui s'est passé
00:45:36ces dernières heures
00:45:37frappe
00:45:38réplique
00:45:38expliquez-nous exactement
00:45:39Oui tout est parti déjà
00:45:40de la situation
00:45:41dans le détroit d'Ormuz
00:45:42ces derniers jours
00:45:43trois bateaux
00:45:44ont été atteints
00:45:45par des projectiles
00:45:46non identifiés
00:45:47vous les voyez ici
00:45:48sur cette carte
00:45:48il y a un métanier qatari
00:45:50un pétrolier saoudien
00:45:51et un navire commercial
00:45:52les Etats-Unis
00:45:53le Qatar
00:45:54l'Arabie saoudite
00:45:54accusent directement
00:45:55l'Iran
00:45:56Téhéran
00:45:56a démenti
00:45:57être à l'origine
00:45:58de ces attaques
00:45:59mais pour l'armée américaine
00:46:00c'est une violation
00:46:01du cessez-le-feu
00:46:02et une nouvelle série
00:46:03de frappes
00:46:04a eu lieu hier soir
00:46:05vous voyez ici
00:46:05des images
00:46:06de Bandar Abbas
00:46:07c'est une ville portuaire
00:46:08de 500 000 habitants
00:46:09qui est située
00:46:10au sud de l'Iran
00:46:10on distingue
00:46:11plusieurs explosions
00:46:12ce n'est pas la seule zone
00:46:13visée par l'armée américaine
00:46:15regardez cette carte
00:46:16on va voir les différentes
00:46:17localités
00:46:18qui ont été visées
00:46:18par les américains
00:46:19toutes situées
00:46:20dans le golfe Persique
00:46:21à proximité
00:46:22du détroit d'Ormuz
00:46:22il y a des systèmes
00:46:24des défenses aériennes
00:46:24qui ont été visées
00:46:25ainsi que des radars
00:46:26des missiles antinavires
00:46:27et 60 petits bateaux
00:46:29d'attaques rapides
00:46:30appartenant aux gardiens
00:46:31de la révolution islamique
00:46:3280 cibles en tout
00:46:33selon le centre
00:46:34de commandement américain
00:46:358 soldats
00:46:36des forces aériennes
00:46:37et navales
00:46:38ont été tués
00:46:39à Bandar Abbas
00:46:39et à Boucher
00:46:40que l'on voit juste ici
00:46:41selon le porte-parole
00:46:42de l'armée iranienne
00:46:44et suite à ces attaques
00:46:45américaines
00:46:46les Iraniens
00:46:47ont répliqué
00:46:48on va le voir
00:46:48sur cette nouvelle carte
00:46:49ils accusent
00:46:50à leur tour
00:46:50les Etats-Unis
00:46:51d'avoir violé
00:46:51le cessez-le-feu
00:46:52en représailles
00:46:53ils ont visé
00:46:54des bases américaines
00:46:55au Koweït
00:46:56et également
00:46:57au Bahreïn
00:46:58une base navale
00:46:59et une base aérienne
00:47:00les gardiens de la révolution
00:47:01indiquent avoir ciblé
00:47:03eux 85 sites militaires
00:47:05américains
00:47:05dans ces deux pays
00:47:06et selon un responsable
00:47:07américain
00:47:08ces attaques
00:47:08n'ont fait
00:47:08ni blessés
00:47:10ni dégâts majeurs
00:47:10Merci Antoine Forestier
00:47:12bonsoir Didier François
00:47:1380 frappes
00:47:14côté américain
00:47:1580 frappes
00:47:16côté iranien
00:47:17on est où ce soir ?
00:47:19Alors on est dans
00:47:19de toute évidence
00:47:20ils ont un peu ouvert
00:47:21la boîte à claques
00:47:22des deux côtés
00:47:23mais en ayant
00:47:25relativement maîtrisé
00:47:26leur feu
00:47:27on le voit bien
00:47:27les américains
00:47:29ont visé essentiellement
00:47:30des capacités
00:47:30de frappe iranienne
00:47:32en fait
00:47:32tous les systèmes
00:47:34qui s'étaient dévoilés
00:47:35lors de l'attaque
00:47:36des trois bateaux
00:47:37puisque c'est quand même
00:47:37faut le rappeler
00:47:38les iraniens
00:47:39qui ont pu cesser le feu
00:47:40en tirant
00:47:40sur des navires
00:47:42et si vous voyez
00:47:43si on remet la carte
00:47:43qu'on avait tout à l'heure
00:47:45je sais que
00:47:46la régie va le faire
00:47:47parce qu'ils sont très bons
00:47:48on se rend compte
00:47:49ils vous écoutent
00:47:51et on se rend compte
00:47:53qu'en fait
00:47:53les iraniens
00:47:54ont toujours
00:47:55le même objectif
00:47:57c'est-à-dire ?
00:47:57c'est d'empêcher
00:47:58que les bateaux
00:47:59passent
00:48:00vous voyez
00:48:00il y a deux voies
00:48:01de possibles
00:48:02pour sortir
00:48:03ou rentrer
00:48:03dans le golfe d'Hormuz
00:48:04celle qui est au nord
00:48:05à côté de Bandar Abbas
00:48:07c'est la voie
00:48:08qui passe
00:48:09dans les eaux territoriales
00:48:10iraniennes
00:48:11et où les iraniens
00:48:12ont décidé
00:48:13de lever
00:48:15non pas une taxe
00:48:16mais une contribution
00:48:18à la protection des navires
00:48:19qui passant par là
00:48:20ne sont pas attaqués
00:48:21ça ne vous rappelle rien
00:48:21la mafia
00:48:22vous savez
00:48:23votre magasin risque beaucoup
00:48:24si vous nous payez
00:48:25il ne brûlera pas
00:48:26bon ben voilà
00:48:26c'est ça
00:48:26et en revanche
00:48:28les trois bateaux
00:48:29qui ont été tapés
00:48:29ont été tapés en bas
00:48:30bien plus bas que Syrie
00:48:32du côté omanais
00:48:34donc dans l'autre corridor
00:48:35qui passe
00:48:36dans les eaux territoriales
00:48:38des Émirats Arabes Unis
00:48:39et de Oman
00:48:39pour dissuader
00:48:40les bateaux
00:48:41de franchir
00:48:42ou là
00:48:43évidemment
00:48:43on ne leur demande rien
00:48:44donc c'est pour dissuader
00:48:45les bateaux
00:48:46de passer
00:48:47dans les eaux
00:48:48omanais
00:48:49alors que normalement
00:48:50le passage
00:48:52est ouvert
00:48:52que les iraniens
00:48:53mènent des attaques
00:48:54sur les navires
00:48:55on voit encore mieux
00:48:56on voit très bien
00:48:58où les bateaux
00:48:58ont été touchés
00:48:59vous voyez bien
00:48:59qu'ils sont touchés
00:49:00au sud
00:49:00dans le corridor
00:49:02de navigation internationale
00:49:03je salue également
00:49:04pardon
00:49:05je vous interviendrai un instant
00:49:06Elsa Vidal
00:49:07qui est avec nous
00:49:07bonsoir
00:49:08Elsa El Général Sidose
00:49:09bonsoir Général
00:49:09ancien chef du bureau
00:49:10de liaison de la finule
00:49:12Donald Trump a dit
00:49:13cet après-midi
00:49:13je vais frapper encore plus fort
00:49:15ce soir
00:49:16de quoi est-il capable ?
00:49:17alors il l'a déjà souvent dit
00:49:19il l'a déjà dit
00:49:19dans la séquence précédente
00:49:21du 25 et 28 juin
00:49:22où il y avait eu
00:49:22deux frappes américaines
00:49:23en fait
00:49:24il y a eu deux salves
00:49:25donc là on peut avoir
00:49:26une deuxième salve
00:49:26effectivement
00:49:27cet après-midi
00:49:27ce soir pardon
00:49:28des salves mesurées
00:49:29pas la guerre totale
00:49:30c'est jamais la guerre totale
00:49:31dans l'immédiat
00:49:32on frappe effectivement
00:49:32des cibles militaires
00:49:33alors bien sûr
00:49:34il menace à chaque fois
00:49:35de frapper des infrastructures
00:49:36pétrochimiques
00:49:37mais là c'est une étape
00:49:39supplémentaire
00:49:40qui avait déjà été refusée
00:49:41pendant la phase des 40 jours
00:49:42et il a toujours bloqué
00:49:43les Israéliens
00:49:44pour faire ça
00:49:44donc là il frappe
00:49:45effectivement des objectifs militaires
00:49:46alors là il y a l'île de Carg
00:49:47qui a été frappée
00:49:48peut-être une petite nouveauté
00:49:50effectivement
00:49:50dans la série
00:49:51ça avait été limité
00:49:52détroit d'Hormuz
00:49:53enfin la zone d'Hormuz
00:49:54les fois précédentes
00:49:55et puis là on est peut-être
00:49:56monté un petit peu plus haut
00:49:57il a même dit
00:49:58qu'il allait s'emparer
00:49:59de l'île de Carg
00:49:59effectivement
00:50:00mais il y a
00:50:01en juin
00:50:02il avait également dit
00:50:03la république d'Iran
00:50:04on n'existera plus
00:50:05vous voyez
00:50:05enfin on est sans arrêt là-dedans
00:50:06mais j'ai envie de dire
00:50:07ça c'était de la Trump d'avant
00:50:08vous avez senti un peu moins
00:50:10il traitait moins
00:50:11les Iraniens d'abrutis
00:50:12ces dernières semaines
00:50:13oui alors les Iraniens
00:50:14ces dernières semaines
00:50:14n'avaient pas tapé
00:50:15sur des bateaux non plus
00:50:17enfin en général
00:50:18moi je suis totalement d'accord
00:50:19avec le général Sido
00:50:20mais le plus Trump crie
00:50:23moins il frappe
00:50:25ça prouve qu'il n'est pas content
00:50:26parce qu'en fait
00:50:27les Iraniens ne respectent pas
00:50:29les règles
00:50:29des négociations
00:50:30qui sont toujours en cours
00:50:31parce que
00:50:31ce qu'il faut comprendre
00:50:32c'est qu'à Genève
00:50:33les négociations continuent
00:50:34sur le nucléaire
00:50:35la levée des sanctions
00:50:36l'ouverture du détroit d'Hormuz
00:50:38et de la sécurité régionale
00:50:39et le Liban
00:50:40qui sont les quatre points
00:50:41sur lesquels ça négocie
00:50:41donc quand Donald Trump dit
00:50:41je ne négocie plus
00:50:43avec des ordures
00:50:44il n'est pas tout à fait la vérité ?
00:50:45Non
00:50:46et il laisse des messages
00:50:47je pense très forts
00:50:48notamment à son électorat
00:50:49à qui il fait entendre
00:50:51que les Etats-Unis
00:50:52à qui on a beaucoup reproché
00:50:53d'avoir signé un cessez-le-feu
00:50:55très profitable aux Iraniens
00:50:57et bien ne se laisse pas marcher dessus
00:50:58c'est un bon moment
00:51:00pour rappeler
00:51:01qu'il est encore capable
00:51:02de tracer une ligne dans le sable
00:51:03et de ne pas laisser
00:51:05un blanc-seing aux Iraniens
00:51:07au régime iranien plutôt
00:51:08et c'est quand même
00:51:09vous savez
00:51:09dans la communication
00:51:10de Donald Trump
00:51:11si tonitruante
00:51:13elle est évidemment
00:51:14à contre-courant
00:51:15de tout ce à quoi
00:51:16on a été habitué
00:51:17on lui trouve
00:51:18de nombreuses critiques
00:51:19moi la première
00:51:19mais si vous l'écoutez
00:51:21en fait
00:51:21même d'une oreille distraite
00:51:22vous allez comprendre
00:51:24sa position
00:51:24alors elle est brutale
00:51:26elle est grossière
00:51:27mais pour l'électeur américain
00:51:29moyen
00:51:29qui n'en a cure
00:51:31de la politique internationale
00:51:33il a le mérite
00:51:34d'être entendable
00:51:36et compréhensible
00:51:36Manu Militari
00:51:37on va retrouver
00:51:38Thierry Arnault
00:51:39qui est le correspondant
00:51:41l'envoyé spécial
00:51:41de BFM TV
00:51:42en Turquie
00:51:42en Cara
00:51:43où c'était en ce moment
00:51:43le sommet de l'OTAN
00:51:45bonsoir Thierry Arnault
00:51:46on attendait évidemment
00:51:47la prise de parole
00:51:48d'Emmanuel Macron
00:51:49qui a eu lieu aujourd'hui
00:51:50après ce retour des frappes américaines
00:51:51très clairement
00:51:52le président français
00:51:53s'est rangé
00:51:54derrière les Etats-Unis
00:51:55il considère bien
00:51:56que c'est l'Iran
00:51:57qui est responsable
00:51:58de la situation
00:51:59aujourd'hui
00:52:02Oui évidemment Marc
00:52:03parce qu'ici
00:52:03comme vous l'imaginez
00:52:04à Ankara
00:52:05personne n'avait anticipé
00:52:06bien sûr
00:52:06souhaiter que
00:52:07la rogne de tension
00:52:08au Moyen-Orient
00:52:09ne s'invite
00:52:09à ce sommet de l'OTAN
00:52:11en bouscule l'agenda
00:52:12et dès lors
00:52:12tout le monde se posait
00:52:13deux questions
00:52:13est-ce qu'on était reparti
00:52:14vers le risque
00:52:15d'un conflit généralisé
00:52:17à grande échelle
00:52:17et si oui
00:52:18comment l'éviter
00:52:19et du point de vue
00:52:20du président français
00:52:20la bonne manière
00:52:21de commencer cette discussion
00:52:23c'était de dire les choses
00:52:24de les poser simplement
00:52:25de dire
00:52:26s'il y avait eu
00:52:27une violation
00:52:28du cessez-le-feu
00:52:28et qui en était responsable
00:52:30écoutez
00:52:32Je pense qu'il y a eu
00:52:33une violation
00:52:33de cet accord
00:52:35par les frappes iraniennes
00:52:36qui ont conduit
00:52:37à une réponse américaine
00:52:41Je pense que les Iraniens
00:52:42ont tout tort
00:52:43de faire ces frappes
00:52:44qui contreviennent
00:52:45à ce qu'ils ont eux-mêmes signé
00:52:46qui a été préparé
00:52:47à Islamabad
00:52:47et signé à Lucerne
00:52:50Une fois ce constat posé
00:52:51restait à créer
00:52:51les conditions
00:52:52d'une reprise de dialogue
00:52:53avec calme
00:52:54et sans froid
00:52:55a dit le président
00:52:56de la République
00:52:56alors ça c'est la méthode
00:52:57revendiquée par Emmanuel Macron
00:52:58on a bien compris
00:52:59du côté de Donald Trump
00:53:00la méthode
00:53:01c'est plutôt
00:53:01la menace
00:53:02la plus puissante possible
00:53:03cela étant dit
00:53:05cela étant dit
00:53:05Marc
00:53:05lorsqu'on écoutait
00:53:06Donald Trump
00:53:07ce soir lors de sa conférence
00:53:08de presse finale
00:53:09alors c'est comme toujours
00:53:09une conférence de presse
00:53:11de Donald Trump
00:53:11ça traîne en longueur
00:53:12ça part dans des chemins
00:53:13de traverse
00:53:13ça suit des raisonnements
00:53:15qui sont toujours
00:53:15pas parfaitement cohérents
00:53:16mais enfin ce qui émanait
00:53:17de tout ça
00:53:18de manière quand même
00:53:19assez claire
00:53:19c'est que le président
00:53:20n'avait pas beaucoup d'appétit
00:53:21pour retourner au combat
00:53:22pour lancer
00:53:23ces fameuses frappes
00:53:24qu'il avait évoqué
00:53:25un petit peu plus tôt
00:53:25dans la journée
00:53:26il laissait plutôt
00:53:27la porte ouverte
00:53:28à un incident
00:53:30ou en tout cas
00:53:30un épisode
00:53:31de ce conflit
00:53:32entre l'Iran et les Etats-Unis
00:53:33qui disait-il
00:53:34devait être
00:53:35évidemment
00:53:36assez rapide
00:53:37alors tout ça
00:53:38malheureusement
00:53:38a mis de côté
00:53:39les autres sujets
00:53:40qui étaient ici
00:53:41quand même évoqués
00:53:42importants
00:53:42les avancées sur
00:53:43l'Ukraine
00:53:44d'une part
00:53:44et puis d'autre part
00:53:45la réaffirmation
00:53:46et ça c'était quand même
00:53:47attendu et important
00:53:48de l'engagement de tous
00:53:49y compris des Etats-Unis
00:53:50en faveur de l'OTAN
00:53:51et en faveur de sa solidarité
00:53:53exprimée par son article 5
00:53:54Merci beaucoup Thierry
00:53:56Thierry Arnaud
00:53:56en direct dans 40
00:53:57qui voulait ajouter
00:53:58quelque chose Didier
00:53:58Oui en fait
00:53:59il a peu d'options militaires
00:54:01puisqu'on reviendrait
00:54:02dans la question d'avant
00:54:03est-ce qu'on détruit tout
00:54:04ce qu'il a toujours
00:54:05refusé de faire
00:54:05c'est bien
00:54:06en revanche
00:54:07il a pris deux mesures
00:54:08ce soir
00:54:09qui sont très intéressantes
00:54:11et qui peuvent fonctionner
00:54:12sur long terme
00:54:12un
00:54:12il a rétabli
00:54:14l'embargo
00:54:15sur le pétrole iranien
00:54:17puisqu'il avait
00:54:17rappelez-vous
00:54:18dans l'accord
00:54:18il y avait la levée
00:54:19des sanctions
00:54:19du pétrole iranien
00:54:21portait du pétrole
00:54:22et ils avaient besoin
00:54:23de cet argent
00:54:23et deuxièmement
00:54:24une menace de remise
00:54:26des ports iraniens
00:54:27sur blocus
00:54:27et uniquement
00:54:28les ports iraniens
00:54:29ce qui là pour le coup
00:54:30serait efficace
00:54:30parce que ça serait
00:54:31une véritable rétorsion
00:54:32contre le fait
00:54:33que si les bateaux
00:54:34ne passent pas au sud
00:54:35ils ne passeront pas au nord
00:54:36et là pour le coup
00:54:37sans rentrer
00:54:38dans une confrontation militaire
00:54:40une déflagration militaire
00:54:41il aurait un levier puissant
00:54:42sur l'économie iranienne
00:54:44On n'est pas revenu
00:54:45en tout cas
00:54:45au cœur de la guerre
00:54:46qu'on a pu connaître
00:54:47ces dernières semaines
00:54:48si je vous suis bien
00:54:49ce soir
00:54:49je voudrais vous remontrer
00:54:50une image qui a marqué
00:54:52le début de la guerre
00:54:53c'est le bombardement
00:54:54de cette école
00:54:55en Iran
00:54:55par les américains
00:54:56au tout début du conflit
00:54:58qui a eu un bilan
00:54:58absolument terrible
00:54:59le bilan varie
00:55:00évidemment près de 200 morts
00:55:01dont au moins
00:55:02une centaine d'enfants
00:55:03si je vous en parle ce soir
00:55:04c'est que CNN
00:55:05El Zavidal
00:55:06CNN affirme que
00:55:07l'état-major américain
00:55:08avant de frapper
00:55:09donc ses civils
00:55:10a ignoré
00:55:11plusieurs avertissements
00:55:12Oui
00:55:13on rentre dans le détail
00:55:14grâce à cette enquête
00:55:15de CNN
00:55:16dans le détail
00:55:17de ce qui sera sans doute
00:55:18l'une des bavures
00:55:20de cette guerre
00:55:21et bavure américaine
00:55:22et frappe contre des civils
00:55:23pouvant être qualifiée
00:55:24éventuellement de crime de guerre
00:55:25la plus importante
00:55:27des dernières années
00:55:27puisqu'on a identifié
00:55:29à peu près 200 victimes
00:55:31comme vous le disiez
00:55:32et beaucoup d'enfants
00:55:33et surtout
00:55:34CNN nous apporte
00:55:35à l'aide de sources
00:55:36au sein de l'armée
00:55:37et de la Maison-Blanche
00:55:38une compréhension
00:55:39beaucoup plus fine
00:55:40de ce qui s'est joué
00:55:41à savoir
00:55:41des alertes
00:55:43données par le logiciel
00:55:44qui permet
00:55:45de sélectionner
00:55:46les cibles
00:55:47à proposer
00:55:48au président
00:55:50américain
00:55:51des alertes
00:55:52répétées
00:55:53demandant
00:55:53à ce que
00:55:54cette cible
00:55:55ce terrain
00:55:56sur lequel
00:55:56était construit
00:55:57l'école
00:55:57soit mis à jour
00:55:59parce que
00:56:00les informations
00:56:00remontaient
00:56:01à plus de 10 ans
00:56:02et il n'a pas été possible
00:56:04c'est ce que révèle CNN
00:56:06pour les officiers
00:56:07de l'ignorer
00:56:08puisque le logiciel
00:56:09est protégé
00:56:10de telle manière
00:56:11est-ce qu'il demande
00:56:12l'autorisation
00:56:13d'un officier supérieur
00:56:14pour pouvoir valider
00:56:16la cible
00:56:17et la faire
00:56:17entrer
00:56:18dans cette liste
00:56:19ce qui prouve
00:56:20que les règles
00:56:21de protection
00:56:22des civils
00:56:24et des frappes
00:56:25pouvant les mettre
00:56:26en danger
00:56:26ont été contournées
00:56:28il ne s'agit pas
00:56:29d'une erreur de ciblage
00:56:30il s'agit d'un contournement
00:56:32des règles
00:56:32qui permettent
00:56:34de protéger
00:56:35les civils
00:56:36et cela a entraîné
00:56:37cette frappe
00:56:38terrible
00:56:38le 28 février
00:56:40sur une école
00:56:41élémentaire
00:56:42de filles
00:56:43au sud
00:56:44de l'Iran
00:56:45dans la ville
00:56:46de Minab
00:56:46et cette école
00:56:48désormais
00:56:48elle est marquée
00:56:50elle fait partie
00:56:51des griefs
00:56:52que l'Iran
00:56:52peut
00:56:53de bons droits
00:56:54et elle est utilisée
00:56:55d'ailleurs par le régime
00:56:56iradien
00:56:56bien sûr
00:56:56évidemment
00:56:57puisque du point de vue
00:56:57du droit international
00:56:58c'est assez peu
00:56:59défendable
00:57:00on a connaissance
00:57:02désormais
00:57:02des photographies
00:57:03satellites
00:57:04qui permettent
00:57:05de voir
00:57:05qu'en 2013
00:57:06sur ce terrain
00:57:08la régie va nous les trouver
00:57:09en 2013
00:57:10sur ce terrain
00:57:11il y avait
00:57:12en réalité
00:57:13un site
00:57:15des gardiens
00:57:16de la révolution
00:57:17en 2013
00:57:18en 2013
00:57:19et en 2015
00:57:20l'école
00:57:20a été construite
00:57:22tout à fait
00:57:23contre ce terrain
00:57:24une palissade
00:57:25a été élevée
00:57:26entre l'école
00:57:27et le terrain
00:57:28ça date de 2015
00:57:29mais la mise à jour
00:57:31de ces cibles
00:57:32n'a pas été faite
00:57:33pourquoi ?
00:57:34et bien c'est aussi
00:57:35une information de CNN
00:57:36parce qu'il y a eu
00:57:37une précipitation
00:57:38dans la prise
00:57:38de décision
00:57:39qui n'a pas permis
00:57:40la préparation
00:57:41nécessaire
00:57:42à l'établissement
00:57:44des listes
00:57:45cette décision
00:57:46de contourner
00:57:47l'alerte
00:57:48de mise à jour
00:57:49des informations
00:57:50et à l'arrivée
00:57:51cette catastrophe
00:57:53massive
00:57:54qui va rester
00:57:56sur les Etats-Unis
00:57:56mais attention
00:57:57on pourrait se dire
00:57:58que ça n'est pas appelé
00:58:00à se répéter
00:58:01puisqu'il y a une enquête
00:58:02menée par le Pentagone
00:58:04qui demande
00:58:04des comptes
00:58:06au sein de Com
00:58:07et pour l'instant
00:58:07la Maison-Blanche
00:58:08dit que l'enquête
00:58:09se poursuit
00:58:09mais Pitexès
00:58:10en septembre dernier
00:58:11au moment
00:58:12où il demandait
00:58:13à renommer
00:58:14le ministère de la Défense
00:58:15le ministère de la Guerre
00:58:17s'était prononcé
00:58:19pour une létalité maximale
00:58:21il était même
00:58:21c'est une citation
00:58:22qui lui est maintenant
00:58:23et puis imputée
00:58:24pour une létalité maximale
00:58:27et non
00:58:28pour une légalité tiède
00:58:31comment ça s'appelle
00:58:32ce qui s'est passé ?
00:58:33on est au-delà de la bavure
00:58:34oui on est au-delà de la bavure
00:58:35parce que s'il y a eu
00:58:36une décision humaine
00:58:37qui a été prise pour dire
00:58:37j'en ai rien à faire
00:58:38on frappe
00:58:39bon malheureusement
00:58:40j'ai envie de dire
00:58:41dans l'armée américaine
00:58:42il y a des caractères
00:58:42un peu comme ça
00:58:43en Afghanistan
00:58:44ils n'ont pas été
00:58:44avec le dos de la cuillère
00:58:45quand il fallait frapper
00:58:47moi je me rappelle
00:58:47une réflexion
00:58:47d'un officier américain
00:58:48à l'état-major
00:58:49à Kaboul
00:58:50en disant
00:58:50de toute façon
00:58:51c'est une zone de guerre
00:58:51les civils
00:58:52ils n'ont qu'à s'en aller
00:58:53donc c'est toujours
00:58:54un petit peu choquant
00:58:55vous voyez
00:58:55moi je l'ai entendu
00:58:56je ne l'ai pas oublié
00:58:56donc là il y a forcément
00:58:58s'il y a une présidence
00:58:58des civils humains
00:58:58ils ont été bombardés
00:59:00ils bombardaient
00:59:00il y a eu énormément
00:59:01de civils de tuer
00:59:01pendant les guerres d'Avélistan
00:59:03c'est un énorme problème
00:59:05les frappes américaines
00:59:07Karzai s'était braqué
00:59:09vraiment pendant très longtemps
00:59:10on pouvait le reprocher
00:59:11mais en fait
00:59:11les américains
00:59:12qui avaient une énorme
00:59:13supériorité
00:59:13frappaient les civils
00:59:14sans état d'âme
00:59:15il faut être clair
00:59:16pour protéger l'engard
00:59:16après il y a un autre sujet
00:59:18bon sur ce sujet là
00:59:19s'il y a une erreur humaine
00:59:21il va faire fusible
00:59:21mais enfin
00:59:22il sera peut-être protégé
00:59:22parce qu'effectivement
00:59:23quand vous avez le grand patron
00:59:24qui dit
00:59:25vous pouvez faire
00:59:25je vous couvre
00:59:26c'est délicat quand même
00:59:28c'est délicat
00:59:29il y a des choses à ne pas dire
00:59:30évidemment
00:59:30je voudrais vous montrer
00:59:31une dernière image
00:59:32peut-être un peu plus légère
00:59:33aujourd'hui
00:59:33dans ce sommet de l'OTAN
00:59:36vous allez la découvrir
00:59:37Didier François
00:59:38Donald Trump
00:59:38interrogé
00:59:39en marge de ce sommet
00:59:41et qui se prend
00:59:41un tout petit peu
00:59:42les pieds dans la géographie
00:59:43oui vaguement
00:59:45nous avons un porte-avions
00:59:46qui est l'un des plus beaux au monde
00:59:48c'est l'un des plus grands
00:59:49l'Abraham Lincoln
00:59:50et il y a deux mois
00:59:52nous avons essuyé
00:59:53une centaine
00:59:53c'est ce que je racontais hier
00:59:55nous avons essuyé
00:59:56donc 111 missiles
00:59:57tirés
00:59:58par la république islamique
00:59:59du Japon
01:00:01la république islamique
01:00:04du Japon
01:00:05trop méconnue
01:00:05à rajouter d'urgence
01:00:07dans les manuels
01:00:08de géographie
01:00:09après le jet lag
01:00:10c'est quand même
01:00:10la deuxième attaque
01:00:12contre les Etats-Unis
01:00:13puis 41
01:00:13on n'en avait pas eu
01:00:14oui c'est nouveau
01:00:15pour un homme
01:00:16qui n'en est pas
01:00:18à son premier lapsus
01:00:18qui avait approché aussi
01:00:20Groenland
01:00:20Island
01:00:21qui avait reproché au Japon
01:00:23ou plutôt loué
01:00:23la capacité de surprise du Japon
01:00:25avec l'attaque de Pearl Harbor
01:00:26ce qui avait mis très mal à l'aise
01:00:27Sanae Takahichi
01:00:28évidemment
01:00:29on dit parfois
01:00:30que l'Orient est compliqué
01:00:31visiblement
01:00:32il l'est pour Donald Trump
01:00:34reprise ou non
01:00:35des frappes ce soir
01:00:35en Iran
01:00:36on le saura
01:00:37dans les heures qui viennent
01:00:39Donald Trump
01:00:39a comme souvent
01:00:41joué du chaud et du froid
01:00:42en disant
01:00:43ce sera très dur
01:00:43mais finalement
01:00:44ce sera peut-être
01:00:45limité
01:00:46on va évidemment surveiller
01:00:47la situation
01:00:47avec nos reporters
01:00:48sur le terrain
01:00:48avec vous
01:00:49Didier Elsa
01:00:50et avec vous
01:00:51Général
01:00:52merci d'avoir été ce soir
01:00:54sur le plateau
01:00:5460 minutes
01:00:55un rendez-vous
01:00:56à vous donner
01:00:56ce soir
01:00:57un rendez-vous politique
01:00:58c'est avec vous
01:00:59Maxime Switek
01:01:0021h
01:01:01le forum
01:01:02à vos côtés
01:01:03on va lancer le décompte
01:01:04vers l'élection présidentielle
01:01:06avec vous Maxime
01:01:07un peu moins de 300 jours
01:01:08bonsoir Marc
01:01:09bonsoir à toutes et à tous
01:01:10on va se retrouver tout à l'heure
01:01:1121h pour le forum
01:01:13effectivement
01:01:13maintenant que Marine Le Pen
01:01:14est candidate
01:01:15et que le casting
01:01:16est en train de se préciser
01:01:18d'une certaine manière
01:01:19et alors que vous avez entendu
01:01:20toutes les réactions politiques
01:01:22depuis sa condamnation
01:01:23et sa candidature hier
01:01:24que vous avez entendu
01:01:25tous les hétorialistes
01:01:26il manque les français
01:01:27et bien ils seront là
01:01:28avec nous tout à l'heure
01:01:29ces français
01:01:30des boulangers
01:01:30des agriculteurs
01:01:32des profs
01:01:33des patrons
01:01:35petits et grands d'ailleurs
01:01:36qui seront avec nous
01:01:37tout à l'heure
01:01:37on va leur demander
01:01:38eux où ils en sont
01:01:39de cette présidentielle
01:01:40est-ce qu'ils valident
01:01:41d'ailleurs le choix
01:01:41de Marine Le Pen
01:01:42d'y aller
01:01:43malgré cette condamnation
01:01:44on le sait qu'il y a
01:01:44le provo en cassation
01:01:45évidemment
01:01:46qui va jouer dans tout ça
01:01:48qui pour battre
01:01:49Marine Le Pen
01:01:50parce qu'on le voit
01:01:50ce soir dans les sondages
01:01:51elle est la favorite
01:01:52ce soir de cette élection
01:01:53présidentielle
01:01:54qui pourrait la battre
01:01:55qui
01:01:56de qui ont envie
01:01:57les français
01:01:57qui seront avec nous
01:01:58tout à l'heure
01:01:59ben voilà
01:01:59on va leur poser la question
01:02:00c'est à partir de 21h
01:02:01c'est en direct
01:02:02et c'est sur BFM TV Marc
01:02:04et on aura beaucoup de plaisir
01:02:05à vous retrouver tout à l'heure
01:02:06bonne soirée
01:02:07à tout à l'heure
01:02:0721h Maxime
01:02:08avance là le 20h
01:02:09Julie à mettre dans un instant
01:02:11le sort politique
01:02:12de Marine Le Pen
01:02:12à la une
01:02:13très très belle soirée
01:02:14à tous
01:02:14Sous-titrage Société Radio-Canada
01:02:17Sous-titrage Société Radio-Canada
01:02:18Sous-titrage Société Radio-Canada
01:02:19Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations