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  • il y a 5 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00La campagne électorale, elle a démarré pour le Rassemblement National, pour Marine Le Pen.
00:05Elle est partie en déplacement du côté de la Flèche, c'est dans la Sarthe, avec Jordan Bardella.
00:09Bref, c'est le ticket du RN, la candidate, Marine Le Pen, le Premier ministre, Jordan Bardella.
00:16On va en parler dans un instant avec Marion Maréchal, elle va être notre invitée.
00:19Mais on va d'abord retrouver Milan Argelas, il est à l'ancien siège du Rassemblement National.
00:24Je dis l'ancien siège parce qu'entre-temps, il y a un nouveau siège,
00:27mais on garde quand même encore quelques habitudes, c'est-à-dire de se réunir à cet endroit-là.
00:32Et les cadres du RN y sont d'ailleurs, Milan.
00:37Absolument Alain, puisque s'est tenu ici un conseil national qui a réuni 120 membres du parti.
00:43Certains étaient en visio, l'objectif c'était de réunir donc des cadres nationaux et locaux.
00:47Jordan Bardella a quitté les lieux il y a environ une heure maintenant,
00:51mais Marine Le Pen est toujours à l'intérieur.
00:53C'est pour cela qu'on surveille très attentivement cette porte, évidemment,
00:56parce que c'est par là que Marine Le Pen ne devrait pas tarder à sortir.
01:00En tout cas, on l'attend d'une minute à l'autre.
01:02Jordan Bardella ne s'est pas exprimé en sortant de cet ancien siège du Rassemblement National.
01:08En revanche, on sait selon plusieurs sources ce qui a été dit par le président du Rassemblement National
01:13et par Marine Le Pen lors de ce conseil national.
01:16Justement, je vais citer la chef de file des députés RN.
01:19Les Français n'auront pas de surprise, ils choisiront également dans la campagne présidentielle le Premier ministre.
01:25Nous formons un ticket gagnant, Marine Le Pen qui réaffirme donc son tandem avec Jordan Bardella
01:31qui veut également remobiliser ses troupes.
01:34Jordan Bardella s'est d'ailleurs exprimé aussi, voici ce qu'il dit.
01:37Nous allons faire une campagne extrêmement enthousiasmante et positive.
01:41L'épisode judiciaire est derrière nous, cap sur la campagne.
01:44Voilà pour les déclarations de Jordan Bardella et Marine Le Pen.
01:47On a pu également recueillir quelques réactions de membres du RN qui étaient à l'intérieur de ce conseil national.
01:53Écoutez justement, Julien Sanchez, c'est le directeur de campagne de Marine Le Pen.
01:58Il n'y a pas de réaction particulière.
02:00La Cour de cassation dit ce qu'elle veut et on fait ce qu'on veut.
02:02On a une candidate qui est candidate, qui est une justiciable comme les autres,
02:07qui a le droit d'aller en appel, d'aller en cassation comme tout français.
02:11Donc il n'y a pas de prise d'otage, il y a simplement une justiciable qui utilise les voies
02:17de droit.
02:18Julien Sanchez, je vous l'avais entendu, qui réagissait ici à l'annonce de la Cour de cassation,
02:23la Cour de cassation qui a annoncé qu'elle se prononcerait sur le cas de Marine Le Pen avant avril
02:282027.
02:29Milana Argelas avec Pierre-Louis Créter, en direct de l'ancien siège du Rassemblement national dans le 16e arrondissement à
02:34Paris.
02:34Marion Maréchal est avec nous, bonsoir.
02:36Mais avant ça quand même, on a besoin de l'éclairage de Vincent Vantiguem parce que la véritable feuilleton judiciaire
02:43que nous vivons depuis hier,
02:44on a appris dans un communiqué que la Cour de cassation pourrait se prononcer au plus tard début avril 2027.
02:51Rappelons que le premier tour c'est le 18 avril, le premier tour de la présidentielle.
02:54Ça veut dire que ce jour-là, à cette période-là, début avril, la Cour de cassation pourrait rejeter le
02:59pourvoi.
03:00Et donc Marine Le Pen serait définitivement condamnée ?
03:02Oui, c'est ce qu'on comprend dans ce communiqué de la Cour de cassation qui vient un peu invalider,
03:07je ne vais pas dire la stratégie, mais en tout cas ce que les avocats de Marine Le Pen ont
03:11indiqué hier sur l'antenne même de BFM.
03:14Rodolphe Bosslu et Sandra Chirac-Colary qui étaient avec Maxime Switek hier soir
03:18et qui expliquaient bien que le pourvoi en cassation, maintenant il n'y a plus de caractère urgent
03:22et qu'il faudrait sans doute attendre 12 à 18 mois pour le voir examiner.
03:26Eh bien non, la Cour de cassation dit aujourd'hui qu'on va aller plus vite,
03:28comme elle l'avait d'ailleurs indiqué en début d'année, un examen avec une décision au plus tard avant
03:34le premier tour,
03:35donc début du mois d'avril.
03:36Les mêmes options sont sur la table.
03:38Si jamais la Cour de cassation rejette le pourvoi déposé par Marine Le Pen,
03:42effectivement sa condamnation deviendra définitive et viendra alors le temps de l'équiper d'un bracelet électronique.
03:48Est-ce qu'on aura le temps entre une décision début avril et un premier tour le 18 avril ?
03:52Ça semble un petit peu compliqué, il y aura d'autres débats en ce moment-là.
03:56Et puis il y a l'autre option, si la Cour de cassation casse l'arrêt qui a été rendu
04:00hier par la Cour d'appel,
04:01eh bien on leur donnera un nouveau procès et à ce moment-là elle redevient totalement présumée innocente.
04:07Elle l'est aujourd'hui.
04:07Un procès qui n'aura pas lieu dans la foulée.
04:09Un procès qui n'aura pas lieu dans la foulée si jamais elle est élue.
04:11Si elle n'est pas élue, on pourra très bien avoir son procès.
04:13Avant de me tourner vers vous Marion Maréchal, la campagne Marie Chantret, ce matin il y avait des gens avec
04:19des casseroles.
04:20On a entendu condamnés, condamnés, condamnés.
04:23Donc elle prend le risque, moi aussi Marine Le Pen, de retrouver ça à chaque meeting, à chaque moment.
04:29Empêchée, pas par un bracelet électronique de faire campagne, mais empêchée peut-être par des manifestants.
04:34Dès hier soir, quand on a appris ce déplacement sur les réseaux sociaux,
04:37ont circulé des appels justement lancés par des partis politiques et des militants.
04:42En l'occurrence, la France Insoumise et les écologistes qui étaient présents ce matin à La Flèche,
04:46qui ont obligé d'ailleurs la candidate et Jordan Bardella à écourter ce déplacement
04:51et à aller, je mets de gros guillemets, se réfugier dans la mairie de La Flèche.
04:55Julien Sanchez, justement le patron de la campagne du RN,
04:59disait tout à l'heure sur notre antenne et notre plateau que le préfet,
05:02le préfet de la Sarthe avait sous-estimé ses appels à manifester
05:05et que les forces de l'ordre n'étaient pas assez nombreuses sur place.
05:09Mais en effet, c'est le risque que prend aujourd'hui Marine Le Pen candidate
05:12en se maintenant de déplacement parfois contrarié des appels à manifester très régulièrement
05:19à chaque fois qu'elle se déplace.
05:20Donc, pari politique, mais aussi, on vient de le voir avec Vincent, pari judiciaire
05:24puisque la Cour de cassation n'a pas l'intention de céder aux pressions de Marine Le Pen
05:29et de ses avocats.
05:30Peut-être que Marine Le Pen en a fait un peu trop hier ?
05:34Non, pas un pari. Respect de l'état de droit, respect de la décision de justice,
05:38de la part du justiciable qui n'a pas plus de droits mais n'en a pas moins.
05:41Or, la justice a décidé que Marine Le Pen avait le droit d'être candidate.
05:44Donc, elle fait valoir ce droit.
05:45La justice prévoit qu'elle peut se pourvoir en cassation,
05:48donc elle fait valoir ce droit.
05:49Maintenant, moi, je vous le dis, je...
05:52Enfin non, pas je m'étonne, mais j'interpelle quand même
05:55sur ce récent communiqué de la Cour de cassation
05:57qui annonce donc qu'il prendra une décision d'ici maximum la fin d'avril.
06:02Ce qui démontre bien que nous sommes dans un calendrier politique
06:04et qu'en réalité, contrairement à ce qu'on nous dit,
06:05Marine Le Pen n'est pas une justiciable comme les autres.
06:07Parce que si Marine Le Pen était une justiciable comme les autres,
06:10rien n'aurait indiqué que la Cour de cassation se prononce avant...
06:12Oui, mais elle voulait un appel rapide, Mme Le Pen et d'autres.
06:14Excusez-moi juste qu'elle se prononce avant 12 à 18 mois,
06:16ce qui est le délai classique de la Cour de cassation.
06:18On va écouter Jean-Philippe Tanguy, pardon, priorito.
06:19On revient tout de suite.
06:20...de leur propre campagne qui prend l'eau et qui n'intéresse personne.
06:23Par contre, j'aimerais bien avoir une vie privée...
06:24Ça ne vous met pas des bâtons dans les roues quand même ?
06:26C'est le fait que la Cour de cassation compte se prononcer
06:31avant le début de la campagne ?
06:32Absolument pas.
06:33Tout est normal et vous allez vous prendre un poteau
06:34et vous allez vous faire très mal.
06:37Alors on a besoin de vous pour justement que la campagne se passe bien
06:39et qu'on ait des débats de qualité.
06:47Oui, donc, le petit trait d'humour de Jean-Philippe Tanguy
06:52vis-à-vis de Milan Argelas, notre journaliste.
06:54Pardon, je vous ai interrompu dans votre raisonnement.
06:56Non, je vous en prie, mais je vais au bout de mon raisonnement.
06:57Le raisonnement, c'est que pour moi, il y a donc un calendrier politique
06:59puisque nous ne sommes pas dans les délais classiques de la Cour de cassation.
07:02Alors, on nous oppose le fait que la Cour de cassation avait dit à l'époque
07:05qu'elle se prononcerait rapidement, mais quand il y avait un caractère d'urgence,
07:08c'est-à-dire l'inégibilité prononcée de Marine Le Pen est provisoire,
07:12ce qui n'est plus le cas en espèce, donc il n'y a plus de caractère d'urgence.
07:14Et donc, moi, je vais vous dire, c'est mon avis très personnel,
07:16là, je parle en mon nom exclusivement, puisque ce calendrier est politique,
07:20puisque Marine Le Pen n'est pas traitée comme une justiciable classique,
07:23puisque la Cour de cassation marque la volonté de vouloir potentiellement
07:28interférer dans cette campagne en ne donnant plus les moyens à Marine Le Pen
07:31de pouvoir exercer cette campagne normalement,
07:34puisqu'elle pourrait, dans ce cas-là, avoir un bracelet,
07:36moi, je considère qu'elle doit aller au bout de cette campagne
07:38quoi qu'il arrive, c'est-à-dire même avec un bracelet électronique.
07:41– Vous avez dit, on nous oppose, vous êtes dans le camp de Marine Le Pen.
07:45– Quel rôle vous allez jouer ?
07:46– Je ne fais pas de surprise en vous disant que je suis un soutien
07:49et un allié de Marine Le Pen, j'ai des candidats qui étaient sur des listes communes
07:51avec le Rassemblement national et l'UDR d'Éric Ciotti.
07:54– Vous allez rejoindre le R pour la campagne Identité et Liberté.
07:57– Exactement, donc je suis un allié, je suis un soutien,
08:01sans aucune ambiguïté depuis maintenant des mois,
08:03nous avons déjà eu des listes communes par le passé,
08:05et je serai évidemment active.
08:06– Quel rôle voulez-vous jouer ? Vous voulez jouer un rôle particulier
08:08dans cette campagne ?
08:09– Écoutez, de fait, aujourd'hui, qu'est-ce qui est indiqué par les sondages,
08:14c'est une photographie, c'est que le camp national est très haut,
08:18historiquement haut, mais que pour arriver à une victoire au second tour,
08:21il faut faire 50 plus 1.
08:22Donc il y a encore des électeurs à aller chercher,
08:23et donc je vais contribuer à aller chercher ces électeurs,
08:26peut-être davantage, si je puis dire, de ceux qui sont aujourd'hui encore,
08:29pour ce qu'il en reste, chez Éric Zemmour ou chez Bruno Retailleau,
08:32parce que je pense que nous partageons l'essentiel,
08:33et moi, le message que j'ai envie de leur faire passer,
08:36c'est de leur dire que plutôt que leurs idées soient enfermées
08:38dans une impasse électorale,
08:39ou qu'elles puissent prendre les risques d'être diluées dans la Macronie,
08:42eh bien qu'ils se joignent à nous,
08:43parce qu'avec nous, elles seront non seulement représentées,
08:45défendues, mais potentiellement au pouvoir.
08:47– Marion Maréchal, je suis saisie,
08:48même si vous dites que vous parlez en votre nom,
08:51vous dénonciez, et vous appropriez ce terme de calendrier politique.
08:56La critique de la justice, de cette justice politique,
08:59c'était la tonalité après la première instance.
09:02Force est de constater que vous avez vu que vous et vos troupes,
09:05et Marine Le Pen elle-même, c'est revenu un peu en boomerang.
09:08Ça vous a été fortement reproché par les avocats généraux,
09:10notamment lors des réquisitions.
09:12Est-ce que reprendre finalement cette sémantique-là
09:15n'est pas un risque dans lequel vous pouvez tomber à nouveau ?
09:18– Mais vous savez, comment expliquer une accélération inédite
09:21du calendrier de l'accord de cassation autrement que pour cette raison-là ?
09:23Il n'y a aucune raison objective que la cour de cassation ne respecte pas.
09:26– C'était une volonté de votre part que la justice a dit.
09:28– Une fois de plus, nous ne sommes plus dans la même configuration
09:30que celle de l'exécution provisoire, qui avait un caractère d'urgence.
09:33Maintenant, moi je vous le dis, une fois de plus,
09:35on a le droit de critiquer des décisions de justice et de ne pas être d'accord.
09:38Je vous donne un exemple sur cette affaire très clair.
09:40En première instance, il a été dit que Marine Le Pen devait être inéligible
09:43parce que sa candidature, je cite,
09:45risquait de créer un grave trouble public à l'ordre démocratique.
09:49Ce n'est pas une petite phrase ça quand même.
09:50Eh bien l'appel a totalement effacé ça,
09:52et l'appel a considéré que non, sa candidature finalement
09:55ne représentait pas un trouble grave à l'ordre démocratique.
09:58– Il fallait laisser la liberté et le choix aux électeurs.
10:01– Et donc exactement, donc manifestement,
10:03une cour de justice peut se tromper.
10:04Il peut y avoir des interprétations différentes.
10:07Et donc rien n'indique que Marine Le Pen ne parviendra pas
10:10à prouver définitivement son innocence sur le plan du droit
10:12devant la cour de cassation, puisque déjà entre deux décisions de justice,
10:16il y a eu une inflexion, une réduction très importante.
10:18– Mais c'est pour ça en fait que la cour de cassation accélère son calendrier en fait.
10:21Parce que dans un premier temps, après le jugement de première instance,
10:24Marine Le Pen elle-même avait réclamé une accélération
10:26pour que ce soit purgé avant le premier tour de la présidentielle.
10:30Sinon elle n'aurait pas pu se présenter.
10:31C'est pour ça que la cour d'appel s'est mise en marche rapidement.
10:33Et c'est dans ce cadre-là que la cour de cassation a indiqué,
10:37oui il faut purger ce dossier avant la présidentielle,
10:40parce qu'il y a un débat sur l'inéligibilité.
10:42On ne peut pas dire d'un côté,
10:43quand je suis inéligible il faut que ça aille vite,
10:44et maintenant que je ne le suis plus, il faut redevenir normal.
10:46– Vous ne pouvez pas écarter le caractère quand même un peu pernicieux
10:49de cette annonce de la cour de cassation,
10:50parce que la cour de cassation dans ce cas-là va avoir créé une incertitude
10:54justement sur cette campagne et créer une incertitude sur cette candidature
10:57qu'il ne devrait pas y avoir puisqu'elle a l'occasion de pouvoir se présenter.
11:01Et de fait, le côté pernicieux c'est de ne pas donner une date précise.
11:04Donc ils sont en train de nous expliquer qu'ils prendront une décision au maximum en avril,
11:08c'est-à-dire n'importe quand pendant la campagne.
11:10– On écoute Marine Le Pen qui est en train de sortir.
11:12– Qu'est-ce que vous répondez au bloc central notamment
11:16qui vous accuse de prendre en otage cette campagne ?
11:18– Comment vous avez réagi madame ?
11:21– Qu'est-ce qui s'est dit là-dessus sur ce qu'a annoncé la cour de cassation
11:23lors du conseil national ?
11:24– Dont acte.
11:25– Mais encore, qu'est-ce que ça veut dire dont acte ?
11:29– Attention la voiture derrière.
11:30– Le poteau, la voiture.
11:33– Elle a dit quoi je prends acte ?
11:34– Pas de commentaire supplémentaire de Marine Le Pen, elle a dit ce qu'elle avait à dire.
11:41Place à la campagne maintenant.
11:43– Si on quitte le terrain judiciaire pour aller sur le terrain politique,
11:46est-ce que Marine Le Pen est une meilleure candidate que Jordan Bardella selon vous ?
11:49– Moi je pense que Marine Le Pen est une très bonne candidate, elle est d'ailleurs reconnue par…
11:52– Non, la question est-ce qu'elle est meilleure que Jordan Bardella ?
11:54– Oui, ce que je veux dire c'est que je pense, mais en fait ce qui est terrible c
11:57'est qu'on a le sentiment
11:58que lorsqu'on donne des qualités à Marine Le Pen, ce serait une manière en miroir
12:01de relever les défauts de Jordan Bardella, mais ce n'est pas le cas,
12:03ils ont tous les deux des qualités, des parcours différents.
12:05– Mais c'est un argument de vos adversaires, Manuel Bompard dit en fait
12:07c'est une forme de défiance, il a dit Jordan Bardella,
12:10d'avoir maintenu coûte que coûte sa candidature.
12:11– Mais pas du tout, je veux dire Jordan Bardella…
12:13– On ne faisait pas confiance à Jordan Bardella ?
12:14– Jordan Bardella a été le premier d'ailleurs dans cette campagne
12:17à dire et redire que Marine Le Pen était la candidate légitime du camp national
12:21et la réalité d'ailleurs, quand on regarde les photographies
12:23des différents sondages qui a été faits, c'est qu'ils étaient peu ou prou
12:26selon les configurations qui n'étaient pas toujours testées de la même manière d'ailleurs,
12:28dans le même étiage, voilà, donc je pense que la confiance des Français
12:31est envers eux et envers le Rassemblement national au sens large
12:34et ses alliés, elle est massive.
12:36– D'accord, mais notre sondage, et là que nous publions ce soir,
12:39montre quand même qu'il y a un tiers des électeurs du Rassemblement national
12:43qui auraient finalement préféré que Marine Le Pen ne se présente pas
12:49et quand on va plus dans le détail, Jordan Bardella finalement est devant Marine Le Pen,
12:53c'est-à-dire qu'il commence à s'habituer à la candidature Bardella,
12:56il va falloir faire un travail là.
12:57– Non mais je vais vous dire, une fois de plus, quand on regarde les photographies,
12:59il y a très très peu d'écart entre les candidats,
13:01et maintenant la campagne commence, voilà, donc tout est à faire,
13:03rien n'est jamais acquis, ça vous avez raison de le dire,
13:05c'est pas parce qu'on est très haut dans une photographie
13:07que nécessairement ce sera le résultat final,
13:10et une fois de plus…
13:10– En général les favoris perdent à la fin,
13:12– Pour gagner…
13:12– La présidentielle.
13:14– Oui, enfin, parce qu'on a beaucoup ce débat,
13:16mais on a quand même la chance nous au sein du camp national
13:18d'avoir eu deux candidats potentiels qui étaient quand même de grande qualité
13:22et envers lesquels les Français avaient quand même une large confiance,
13:24ce n'est pas le cas de nos adversaires, il y en a qui ont même parfois
13:26une difficulté à avoir un seul bon candidat,
13:28donc je pense qu'on ne va pas se plaindre de ça,
13:30maintenant ce qui est vrai c'est qu'il faut transformer l'essai
13:31et faire 50 plus 1, donc il y a des électeurs à aller chercher,
13:34mais en revanche, moi ce que je dis aux électeurs,
13:36c'est qu'il y a quand même trois hypothèses très claires
13:37qui se dessinent devant nous.
13:38– Lesquelles ?
13:38– L'hypothèse numéro 1, c'est la continuité de la Macronie
13:41avec le duo Édouard-Philippe Attal qui recycleront l'intégralité
13:45de la Macronie et des LR centristes, voilà.
13:47L'hypothèse numéro 2, pardon, mais c'est tout droit et à toute balle
13:51vers le risque de guerre civile avec Jean-Luc Mélenchon
13:54et son concept de Nouvelle-France, voilà.
13:57Et troisième option, c'est une nouvelle génération politique
13:59avec un projet de rupture qui n'est tenu par personne
14:02et qui est incarné par le gouvernement national.
14:03– Pardon, Marine Le Pen n'incarne pas la nouvelle génération,
14:04Jean-Dame Bardella a incarné une nouvelle génération, le renouvellement.
14:07Marine Le Pen, c'est sa quatrième candidature,
14:09il ne faut pas dire qu'elle incarne le renouvellement.
14:11– Si, elle incarne évidemment une nouvelle génération
14:13qui n'a jamais été aux affaires et qui a, malgré tout,
14:16je pense qu'on pourra lui accorder ça,
14:18vu loin et beaucoup de choses depuis longtemps,
14:20là où beaucoup ont été naïfs, aveugles, voire incompétents.
14:23Donc si, de fait, elle incarne cette nouvelle génération
14:25qui pourrait changer complètement la donne
14:28et c'est comme ça qu'elle sera perçue.
14:29Et juste, je me permets juste un dernier sujet
14:30parce que ça me paraît très important,
14:31vous parliez du rôle que je pourrais jouer dans la campagne,
14:33ça c'est quelque chose qui me tient particulièrement à cœur.
14:35Moi, je considère qu'il y a trois tours, en fait, dans cette campagne.
14:37Il y a les présidentielles, il y a les législatives et il y a l'Europe.
14:41Et ce n'est pas un petit sujet,
14:42parce qu'il faut savoir que l'élection italienne
14:43va se jouer au même moment que l'élection française.
14:47Imaginez le scénario extrêmement enthousiasmant
14:49que nous pourrions vivre si Marine Le Pen l'emportait,
14:51si Georgia Belloni était reconduite,
14:53nous aurions l'opportunité historique
14:54de construire un couple franco-italien cohérent,
14:59notamment sur la question de l'immigration,
15:00et pouvoir ainsi infléchir de manière inédite et historique
15:04les politiques européennes au Conseil européen.
15:06Et ça, vous voyez, c'est quelque chose qui me motive.
15:08Madame Mélonie qui avait régularisé 500 000 personnes.
15:10Mais c'est totalement faux.
15:11C'est répété en boucle depuis un an.
15:14Madame Mélonie n'a jamais régularisé 500 personnes.
15:16Jamais. C'est faux.
15:17C'est faux.
15:18C'est totalement faux.
15:19D'ailleurs, l'immigration de travail...
15:20Elle était revenue, en tout cas, sur ses promesses de campagne.
15:22L'immigration, regardez tous les chiffres factuellement...
15:25Face à la réalité économique du pays.
15:26Non, mais tous les chiffres factuellement démontrent que l'immigration,
15:29à la fois illégale, d'ailleurs, et légale,
15:31a baissé en Italie parce qu'elle avait donné un potentiel de visa de travail
15:35avec des conditions tellement strictes
15:37qu'en réalité, ce potentiel est très, très loin d'être atteint.
15:39Parce qu'un exemple,
15:41elle n'accorde pas de visa de travail à des pays
15:43qui ne s'engagent pas à reprendre leur clandestin.
15:44Voyez-vous, c'est en France,
15:45on n'aurait pas de travailleurs algériens, par exemple.
15:48Donc, évidemment, les conséquences se font tout de suite voir.
15:50Donc, moi, nous avons commencé à changer l'Europe.
15:52Si nous avions devant vos mains Marine Le Pen et Georgia Meloni
15:55au Conseil européen ensemble, nous ferions des étincelles.
15:57Vous avez toujours ce problème.
15:58Parce que vous, vous défendez l'union des droites.
16:00C'est votre combat.
16:01Marine Le Pen, votre tante,
16:03elle ne cesse de dire
16:04« Je ne suis ni de droite ni de gauche ».
16:06Donc, vous avez quand même une différence d'approche.
16:10Comment vous allez la convaincre d'aller vers votre ligne ?
16:13Puisque vous dites
16:14« C'est ma ligne qui permettrait de gagner ce fameux second tour ».
16:17Rappelons que Marine Le Pen a toujours échoué au second tour
16:20sur une espèce de plafond de verre.
16:22Et Jordan Bardella a été beaucoup plus ouvert
16:24et beaucoup plus ouvert à cette main tendue,
16:26à cette union des droites.
16:27Au-delà des sujets doctrinaux, de postures
16:31ou d'éléments de langage ou de vocabulaire,
16:34moi, je regarde les actes.
16:35Marine Le Pen, elle a été celle qui a tendu la main
16:37et a rassemblé ces dernières années.
16:39Elle nous a rassemblés, nous, en l'occurrence, mon mouvement.
16:41Elle a accueilli quand même rien de moins
16:42que l'ancien patron de LR,
16:43pour quelqu'un qui serait contre l'union des droites.
16:45Ce n'est quand même pas un petit sujet.
16:47Elle a, de fait, aux dernières élections municipales,
16:49laissé l'intégralité des candidats
16:51qui le souhaitaient tendre la main au LR
16:53à l'entre-deux-tours pour faire battre la gauche,
16:55ce que les LR ont refusé.
16:56Mais ce n'est pas Marine Le Pen
16:56qui a empêché ce rassemblement.
16:59Donc, je veux dire, cette volonté de rassemblement,
17:01elle existe et elle est déjà en cours.
17:03Est-ce qu'il faut, par exemple,
17:06dire à Bruno Retailleau,
17:07au lieu de rejoindre Edboard Philippe
17:09pendant quelques mois, rejoignez-nous ?
17:10Moi, je le dis très ouvertement.
17:12Je le dis très ouvertement
17:13parce que la réalité, c'est que moi,
17:14je ne remets pas en cause la sincérité de Bruno Retailleau,
17:16mais la réalité de son choix politique
17:19de s'allier à la Macronie,
17:21c'est que ses résultats ont été déplorables
17:24en matière de lutte contre l'immigration clandestine.
17:26Parce que, précisément,
17:27il était allié à des gens
17:28qui ne pouvaient pas lui permettre
17:30de mettre en place vraiment
17:31les idées auxquelles il est censé croire.
17:33Or, avec nous, de fait,
17:35il aurait une coalition cohérente
17:37dans laquelle il pourrait défendre
17:38ce qui lui tient à cœur.
17:39Donc, vous dites ce soir,
17:39et le rôle que vous aurez dans cette campagne
17:41que l'on ne comprend pas véritablement,
17:43mais vous allez avoir un rôle,
17:44vous allez conseiller à Marine Le Pen
17:46de faire ce rapprochement.
17:48La victoire peut aussi passer par là, selon vous ?
17:51Croyez-vous vraiment que si demain,
17:53Bruno Retailleau, je ne sais pas,
17:54en novembre,
17:56après avoir joué la course aux petits chevaux
17:57des sondages,
17:58se posait la question de savoir
17:59s'il devait rejoindre Marine Le Pen
18:01ou Édouard Philippe,
18:02et qu'il disait finalement
18:03« je fais le choix historique
18:04de rejoindre le camp national »,
18:05vous croyez que Marine Le Pen refuserait ?
18:06Mais jamais de la vie.
18:07Jamais de la vie.
18:08Maintenant, la balle est dans leur camp.
18:09Parce que la réalité de cette main tendue,
18:11elle a été démontrée
18:12à très nombreuses reprises par le passé.
18:13C'est ce soir que Marine Le Pen
18:14accepterait de s'allier finalement
18:15comme avec Éric Ciotti en son temps ?
18:17Mais j'en suis absolument convaincue.
18:19J'en suis absolument convaincue.
18:20Alors, sur un programme cohérent,
18:21évidemment,
18:21il faudrait qu'on discute des idées.
18:23Après avoir été ministre de l'Intérieur
18:25d'Emmanuel Macron,
18:26elle pourrait revenir sur finalement…
18:28Moi, je suis convaincue
18:30que s'il y a un projet de rassemblement cohérent
18:34et qu'il y a des gages qui sont donnés
18:36de sincérité et de construction à l'avenir,
18:39je suis convaincue que Marine Le Pen
18:40ne serait pas un obstacle à ce rassemblement.
18:42Ça me paraît être une absolue évidence.
18:44Maintenant, je veux dire,
18:44on n'en prend pas le chemin
18:45parce que, de fait,
18:46à l'heure où nous parlons,
18:47encore aux dernières législatives,
18:49les LR ont fait le choix
18:50de s'allier avec Horizon
18:51et avec la Macronie
18:53et qu'à l'heure où nous parlons
18:54au sénatorial,
18:55il y a encore des listes communes
18:56entre les LR et la Macronie.
18:58– Admettons que ça se passe,
19:00ça ne garantit pas…
19:00– Vous n'auriez pas le président des LR
19:01quand il fait des alliances
19:02avec la Macronie, c'est naturel.
19:02– Oui, mais ça ne garantit pas
19:03que les électeurs suivent
19:04et fassent la même chose.
19:05Ça peut être un ralliement solitaire
19:07à ce moment-là.
19:07– Rien ne garantit rien,
19:09si vous voulez,
19:10mais à un moment donné,
19:11il me semble quand même
19:12que quand on incarne une coalition
19:14et une équipe,
19:14on a plus de chances
19:15de parler un maximum de français
19:17que lorsque l'on est tout seul.
19:18Et je crois que,
19:19vous parliez de mon rôle,
19:20l'une des plus-values
19:20que je peux apporter,
19:21c'est que moi,
19:21je porte aussi une sensibilité
19:22dans cette coalition particulière
19:23et donc je parle à des gens
19:25qui se reconnaissent peut-être davantage
19:27sur certains points
19:27dans la ligne que je porte
19:29et qui ont la garantie ainsi
19:31que leur ligne sera représentée
19:32dans cette coalition,
19:33influera dans cette coalition
19:34et aura demain
19:35des représentants dans les institutions.
19:36– Si on revient juste
19:37sur sa décision de se maintenir
19:40et d'aller à cette présidentielle,
19:42il y a aussi depuis plusieurs heures,
19:44plusieurs jours,
19:45des propos,
19:45le fameux placard à archives
19:47qui ressortent
19:47sur la probité,
19:49sur l'exemplarité,
19:50sur des élus condamnés.
19:51Et ça, c'est des mots
19:52qu'a tenus Marine Le Pen.
19:53– On peut l'écouter directement ?
19:55– On peut l'écouter.
19:55– Merci Marie Chantré,
19:56on va l'écouter,
19:57cette archive.
19:58Allons-y.
19:59– Est-ce qu'il faudra
20:00un casier vierge désormais
20:02pour être candidat
20:03du Rassemblement national ?
20:04– Mais c'est toujours
20:05la politique que nous avons suivie.
20:06Ne pas avoir de condamnation
20:08à son casier judiciaire
20:09est pour moi
20:09une règle numéro une
20:12lorsqu'on souhaite
20:13être parlementaire de la République.
20:14– Si Marine Le Pen
20:15est condamnée ?
20:17– Si, avec des si,
20:19un appel.
20:20– Très bien.
20:21– L'appel,
20:21vous rend plus blanc que blanc.
20:22– Très bien.
20:23Et si l'appel confirme
20:25la première sanction
20:27et qu'il y a des législatives
20:28en 2027
20:29ou une présidentielle
20:30en 2027,
20:31Marine Le Pen
20:31ne peut pas être candidate
20:32parce qu'elle aura été condamnée.
20:33C'est ce que vous venez de dire.
20:33– Mais l'appel ne confirmera pas
20:35puisque Marine Le Pen
20:35est totalement innocente.
20:36– Mais vous venez
20:37d'édicter une position de principe
20:38qui est de dire
20:39s'il y a condamnation,
20:40il n'y a pas de candidature.
20:41Et ça vaut pour tout le monde,
20:42on est d'accord.
20:43– Mais évidemment
20:44que ça vaut pour tout le monde.
20:45– Très bien.
20:45– Mais Marine Le Pen est innocente.
20:47– Oui, mais il y a quand même
20:48le scénario de la condamnation.
20:50– Je vais vous dire,
20:50moi, je n'ai jamais voulu
20:51d'ailleurs rentrer dans ce débat
20:52du casier judiciaire vierge
20:54parce qu'il faut comprendre
20:54– Parce qu'il est embêtant.
20:55– Non, non,
20:56il faut comprendre
20:56de quoi on parle.
20:57Moi, je vais vous dire,
20:57vous avez quelqu'un devant vous
20:58qui a été condamné
20:59en première instance.
21:00Alors, j'ai fait appel
21:00donc je suis encore innocente.
21:01Vous savez pourquoi
21:01j'ai été condamnée ?
21:02J'ai été condamnée
21:03parce qu'à l'époque,
21:04j'ai dit de l'IESH,
21:05l'Institut des frères musulmans
21:06qu'il était une école islamiste.
21:08Il se trouve qu'entre-temps,
21:09cette école a été fermée
21:11précisément pour ses accointances
21:12avec les frères musulmans
21:13et que le juge a quand même
21:14trouvé bien de me condamner
21:15pour avoir dit
21:16après la fermeture de cette école
21:17qu'il était anormal
21:19que j'ai pu dire
21:19que c'était des islamistes.
21:21– Donc vous n'êtes pas
21:21condamnée pour diffamation ?
21:22– Exactement.
21:23– Ce n'est pas la même chose
21:23qu'à vous condamnée
21:24pour détournement de son public.
21:25– Oui, mais ça commence
21:26et ça s'arrête où ?
21:27Parce que la réalité de cette affaire,
21:28une fois de plus,
21:29c'est que, non,
21:30si, je suis désolée
21:30parce que de fait,
21:31on n'est pas,
21:32c'est important de le rappeler,
21:33Marine Le Pen ne s'est pas
21:34mis de l'argent dans les poches,
21:35il n'y a pas d'enrichissement personnel,
21:36il n'y a pas de corruption,
21:38on est sur un débat
21:39sur le périmètre…
21:41le jugement il est clair,
21:42il est juste détournement.
21:42– C'est un sujet,
21:43c'est un sujet en fait
21:45de périmètre de travail
21:46des assistants parlementaires.
21:47– Mais qui a été reconnu
21:49comme étant une infraction.
21:50– Et par ailleurs,
21:51Jordan Bardella a raison
21:53de le rappeler d'ailleurs,
21:54jusqu'à d'ailleurs
21:55que la cassation
21:55se soit, comment dire,
21:57décidée.
21:58Marine Le Pen reste innocente
21:59et une fois de plus,
22:00il a été démontré
22:01qu'entre la première instance
22:02et l'appel,
22:02la peine avait déjà été réduite.
22:04Donc on peut espérer
22:05que le droit…
22:06– Pas la culpabilité.
22:07– Que le droit,
22:08que le droit…
22:08Oui, d'accord.
22:09Mais enfin, ce que je veux dire
22:10c'est que si déjà
22:10on est capable de passer
22:11de juge qui explique
22:12que sa candidature serait
22:13un trouble à l'ordre démocratique
22:14et les suivants qui disent
22:15que ce ne serait plus le cas,
22:16bon, c'est que manifestement
22:17il y a une marge d'interprétation.
22:17– Je comprends bien votre position
22:18si jamais la Cour de cassation
22:20début avril
22:21ne casse pas le procès,
22:25enfin l'arrêt
22:25et donc ne redemande pas un procès,
22:27Marine Le Pen sera donc
22:28condamnée définitivement
22:29et ça ne vous choquera pas
22:30qu'elle se présente condamnée
22:33à l'élection présidentielle.
22:34– Non, parce que ça c'est
22:34mon avis personnel
22:35parce que je considérerais
22:36que ce calendrier était politique
22:37et puis surtout je vais vous dire
22:38enfin, au-delà de ce sujet
22:39de cette affaire…
22:40– Ça sera compliqué quand même
22:40de demander ensuite
22:42une fois au pouvoir
22:44zéro, zéro laxisme,
22:46tolérance zéro.
22:47Plus de répression,
22:49incarner l'autorité,
22:50incarner l'ordre.
22:51Enfin pardon,
22:53une présidente condamnée
22:54peut-elle incarner l'autorité ?
22:56– Qui on a face à nous ?
22:57Excusez-moi,
22:58on a face à nous des gens
22:59qui appellent à l'insurrection populaire
23:01en cas de victoire de Marine Le Pen
23:02qui mettent le dawa,
23:04le chaos à l'Assemblée nationale
23:06quand des textes parlementaires
23:07ne leur plaisent pas.
23:08Des élus de la République
23:10qui sont aujourd'hui…
23:11Excusez-moi,
23:11parce que moi je veux bien
23:12qu'on explique…
23:13– Non, je ne m'échappe pas du tout.
23:14– Est-ce qu'une présidente condamnée
23:16peut être la garante des institutions ?
23:18– Je vous dis que quand on voit
23:20aujourd'hui le dossier
23:21qui touche à Marine Le Pen
23:22dans lequel il n'y a ni corruption
23:23ni enrichissement personnel
23:24et un débat d'ordre presque administratif…
23:30mais moi je conteste la manière
23:31dont les juges ont décidé de cette décision.
23:34– Sauf qu'on est dans un état de droit
23:35avec une décision de justice,
23:36une cassation,
23:37une possibilité d'une condamnation potentielle,
23:41définitive pour quelqu'un
23:42qui peut être élu président de la République.
23:44Enfin, c'est…
23:45– Sauf que moi…
23:45– Aujourd'hui,
23:46on ne peut pas être fonctionnaire
23:46si on a un casier judiciaire.
23:48Et là, on aurait une personne
23:49qui irait à l'Élysée
23:50avec un casier judiciaire.
23:51– Moi, ce que je vois…
23:52– Enfin, Marion Maréchal,
23:53vous êtes élue de la République.
23:54– Oui, oui, mais moi ce que je vois,
23:55si vous voulez,
23:55c'est que Marine Le Pen aujourd'hui
23:56est la mieux placée, me semble-t-il,
23:58pour répondre à deux dangers
23:59qui nous menacent,
24:00qui sont celui finalement
24:01de la continuation
24:02de ceux qui nous ont mis
24:02dans le mur aujourd'hui
24:03et d'un homme qui menace
24:05rien de moins, si vous voulez,
24:06que la paix civile dans notre pays.
24:08– Non mais d'accord,
24:08mais ça c'est les Français
24:09qui trancheront par rapport au programme.
24:11– C'est exactement ça,
24:12laissez les Français trancher.
24:13C'est pas vous sur ce plateau de télévision
24:15qui pouvez dire
24:15est-ce que Marine Le Pen
24:16est digne d'être chef de l'État.
24:18– On vous pose la question.
24:19– Mais je vous réponds.
24:20– Moi, je me fie simplement
24:21un scénario judiciaire potentiel, possible.
24:25– Si Marine Le Pen est digne
24:26d'être chef de l'État ou pas.
24:28– D'accord.
24:28– C'est quand même la chose
24:29la plus saine qui soit.
24:30Si les Français sont d'accord avec vous,
24:32eh bien ils n'iront pas à Marine Le Pen.
24:33S'ils ont confiance en elle,
24:35malgré son casier judiciaire possible,
24:37eh bien ils iront chef de l'État.
24:39– Et vous, ça ne vous choque pas.
24:40– Il me semble, excusez-moi,
24:41que quand on revient
24:42à ce qu'a pu dire le général de Gaulle
24:43qui s'y connaît un petit peu
24:44en Ve République
24:44et qui expliquait que le juge suprême,
24:47le juge suprême c'est le peuple,
24:48ce n'est pas la Cour de cassation,
24:49ce n'est pas le Conseil constitutionnel.
24:50Ce serait bien que certains s'en rappellent,
24:52notamment dans la magistrature.
24:53– Merci.
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