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  • il y a 2 jours
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.

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00:00:03Générique
00:00:09Bonjour à tous et bienvenue dans le Midi BFM. Bonjour Roselyne.
00:00:12Bonjour Christophe, bonjour à tous.
00:00:13Trois titres, trois dossiers essentiels dans le Midi BFM.
00:00:16Pour la première fois depuis le début des feux majeurs dans le sud-est de la France.
00:00:20On a appris ce matin la mort d'un pompier de 22 ans.
00:00:22...pieds-pieds contre les zones très escarpées dans les Pyrénées-Orientales.
00:00:26La situation se stabilise.
00:00:32Il est quasiment midi et demi. Bienvenue si vous nous rejoignez dans le Midi BFM.
00:00:35Il y a trois titres essentiels dans l'actualité de ce mercredi.
00:00:37D'abord le cessez-le-feu avec l'Iran qui est terminé.
00:00:39C'est ce qu'a dit Donald Trump ce matin dès son arrivée au sommet de l'OTAN à Ankara.
00:00:43Et ce, après des frappes cette nuit, il y a de toute évidence une surenchère entre les Etats-Unis et
00:00:48l'Iran.
00:00:48Le président américain traite les Iraniens de malades et d'ordures.
00:00:52Les incendies. Un jeune pompier volontaire de 22 ans a péri en Savoie alors qu'il luttait contre un feu
00:00:57de forêt.
00:00:57Alors que dans les Pyrénées-Orientales, le vent menace.
00:01:00Et puis Marine Le Pen. Marine Le Pen qui a débuté ce matin sa campagne présidentielle dans le département de
00:01:05la Sarthe avec Jordan Bardella.
00:01:06Au lendemain, à la fois de sa condamnation et de sa décision de se pourvoir en cassation.
00:01:11Et on sera dans un instant en direct avec son directeur de campagne, Julien Sanchez.
00:01:15Merci d'être avec nous. Mais d'abord écoutez Marine Le Pen qui insiste sur le fait qu'elle est
00:01:19de nouveau présumée innocente.
00:01:22Je dis que je suis innocente et que j'effectue un pourvoir en cassation pour montrer mon innocence.
00:01:30Mais je vous rappelle que la cour d'appel m'a rendu mon éligibilité.
00:01:35Elle m'a rendu mon éligibilité. Je suis donc aujourd'hui éligible.
00:01:40Je ne vais pas passer la campagne présidentielle à vous faire des analyses juridiques.
00:01:44Moi ce que je souhaite c'est que l'on parle maintenant de politique parce qu'il en va de
00:01:47l'avenir des Français.
00:01:49Qu'ils attendent des réponses à leurs problèmes quotidiens.
00:01:52Le pouvoir d'achat, l'insécurité, la désindustrialisation, le niveau très bas des salaires.
00:01:58C'est cela qu'ils attendent.
00:02:00Marie Chantret, déplacement à La Flèche, terre devenue RN, mairie conquise par le RN.
00:02:05Mais elle était attendue Marine Le Pen.
00:02:07Oui, elle était attendue par ses militants, par les électeurs RN qui, à juste titre, vous le rappelez, ont élu
00:02:12un maire RN au dernier municipal.
00:02:14Mais aussi par des opposants qui, dès hier soir sur les réseaux sociaux, avaient lancé cet appel à venir manifester.
00:02:21Et donc ce qui a donné lieu à des scènes de brouhaha et un peu de cohue autour de Marine
00:02:26Le Pen
00:02:27qui a pu signer des autographes, faire des selfies aux côtés de Jordan Bardella.
00:02:31Son ticket pour l'Elysée, il sera à Matignon.
00:02:33C'est en tout cas la promesse sur le papier.
00:02:36Mais également des militants, la France insoumise, écologistes, qui ont crié des RN voleurs
00:02:42et qui a, de fait, eu pour conséquence d'écourter un peu ce déplacement.
00:02:47Cette déambulation devait durer un peu plus...
00:02:57Et retrouver finalement un peu d'ordre avec un cordon de sécurité des policiers que nous avons vu sur nos
00:03:04images.
00:03:05Julien Sanger, est-ce que le Rassemblement national va devoir s'habituer à faire campagne dans ces circonstances-là ?
00:03:11Je crois que c'est la question de la démocratie qui se pose.
00:03:13C'est-à-dire qu'on sait bien que la France insoumise, notamment, n'accepte pas la démocratie.
00:03:17Et que son but est toujours de créer des perturbations lors des déplacements des gens
00:03:22qui ne sont pas d'extrême-gauche ou de gauche.
00:03:24Vous ne nous verrez jamais, nous, attaquer un déplacement de Jean-Luc Mélenchon
00:03:29ou de quelconque autre candidat.
00:03:31Donc j'invite simplement les téléspectateurs à être juges de cela
00:03:33et à montrer le côté stérile de ce parti de la France insoumise.
00:03:37Mais est-ce que vous comprenez qu'il puisse y avoir ce genre de réaction ?
00:03:40Ou tout de moins d'interrogation de la part d'une partie de l'électorat,
00:03:44qu'il soit de gauche ou pas d'ailleurs ?
00:03:46Non, parce que là, ce ne sont pas des électeurs ou des gens qui étaient sur le marché.
00:03:50Ce sont des militants politiques de la France insoumise
00:03:53qui avaient, sur les réseaux sociaux, appelé à manifester ce matin
00:03:56contre la venue de Marine Le Pen.
00:03:58Donc voilà, ce sont les fascistes rouges, comme d'habitude,
00:04:00qui sont dans la rue et qui sont là pour empêcher les gens
00:04:04qui ne sont pas d'extrême-gauche de s'exprimer.
00:04:05On va évidemment parler de la campagne, de la répartition des rôles aussi,
00:04:08pour ce binôme, comme le dit Marine Le Pen.
00:04:11Mais moralement, est-ce qu'il n'y a pas quand même une question qui se pose
00:04:13pour celle qui fustigeait ces politiques condamnées,
00:04:15tous ses adversaires, en tout cas, s'y engouffrent ?
00:04:17Écoutez encore Esor Philippe ce matin à Sochaux.
00:04:22Je comprends parfaitement que beaucoup de gens soient surpris.
00:04:26D'abord surpris par le décalage entre ce que Mme Le Pen a toujours dit
00:04:30avec beaucoup de véhémence et beaucoup d'invective à l'égard d'autres candidats
00:04:35sur le thème, voilà, tous ces gens qui ont volé dans la caisse
00:04:39et qui veulent continuer à faire de la politique, c'est inacceptable,
00:04:42il faut les condamner à l'inéligibilité à vie, c'est ce qu'elle disait.
00:04:44Bon, manifestement, autre temps, autre mœurs.
00:04:48Et puis ensuite, c'est une question qui l'a à place face à sa propre conscience.
00:04:52Et moi, je n'ai pas de sujet à me prononcer là-dessus.
00:04:54Elle a le droit de se présenter.
00:04:56Elle le fait.
00:04:57Et ensuite, elle s'expliquera auprès des Français.
00:04:59Julien Sanchez, comment répondre à ça ?
00:05:00Je pense que M. Philippe devrait plutôt s'intéresser à son propre bilan qui est catastrophique.
00:05:05Répondez à son intervention.
00:05:05Est-ce qu'elle va revenir, cette question, forcément ?
00:05:07Oui, mais il pense à Marine Le Pen, Mme Midier-Ssoir, avant le procès comme après le procès.
00:05:12C'est bien, effectivement, elle est donnée en tête dans tous les sondages.
00:05:15Donc, je comprends que ça l'obsède.
00:05:16Mais voilà, ces délires ne m'intéressent pas.
00:05:19Ce n'est pas des délires.
00:05:20J'ai un petit peu.
00:05:21Non, parce qu'en fait, il reprend les propos prononcés par Marine Le Pen ces dernières années.
00:05:26Et il dit que c'est un peu contradictoire avec l'attitude qu'elle adopte.
00:05:29Oui, alors, pour vous répondre, je crois que les avocats l'ont fait hier en France.
00:05:33Et vous le savez très bien, vous êtes journaliste, il y a plusieurs degrés de juridiction.
00:05:37Chaque personne, chaque justiciable, vous, moi, tout le monde, tout français,
00:05:40a le droit d'être jugé en première instance, en appel, et y compris en cassation.
00:05:44Sinon, il faut supprimer la Cour de cassation.
00:05:46Bien sûr.
00:05:46Donc, Marine Le Pen utilise ses droits.
00:05:48Mais deux fois, la faute a été reconnue, monsieur.
00:05:49Deux fois.
00:05:50Bah, écoutez, en tout cas, elle est innocente.
00:05:52Elle est présumée innocente à partir de ce qu'on prend en cassation.
00:05:55Sa condamnation est suspendue.
00:05:55Voilà, elle est suspendue jusqu'à ce que la Cour de cassation...
00:05:57Oui, et elle est présumée innocente.
00:05:59Jusque là, tout à fait.
00:05:59Je crois que la procureure générale près de la Cour d'appel l'a rappelée encore ce matin chez certains
00:06:03de vos confrères.
00:06:04Donc, voilà, elle est présumée innocente.
00:06:05Et elle a le droit, justement, de se défendre à nouveau.
00:06:08Avec quand même des flous sur la cassation.
00:06:12À la réponse, ou à la question plus précisément de si la cassation ne devait pas aller dans son sens.
00:06:18Elle répond hier soir, nous verrons.
00:06:20À la question ce matin, elle dit, avec des scies, on mit Paris en bouteille.
00:06:24Il y a quand même un risque qui est pris juridiquement.
00:06:26Écoutez, on a l'habitude, de toute façon, d'affronter les éléments.
00:06:30Donc, voilà, elle a pris sa décision.
00:06:33Nous avons pris cette décision.
00:06:34Et je crois que, normalement, le délai pour aller en cours de cassation, il est de 12 à 15 mois.
00:06:40Donc, nous serons...
00:06:40Non, ils ont promis d'accélérer les choses.
00:06:42On va détailler les scénarios dans quelques instants.
00:06:44Mais ça, Laurent Demand, c'est quand même une vraie interrogation, n'est-ce pas ?
00:06:48Pourquoi Marine Le Pen a-t-elle fait ce choix ?
00:06:50Dès lors que la cour d'appel l'a rendue éligible, son pourvoi en cassation suspend la peine.
00:06:58Donc, depuis hier, Marine Le Pen, non seulement est éligible, mais elle est présumée innocente.
00:07:04Et donc, elle n'a pas besoin de porter de bracelet.
00:07:06Et donc, à partir de maintenant, c'est le premier acte de sa décision, la pression, elle est sur la
00:07:12cour de cassation.
00:07:13Et c'est le deuxième acte.
00:07:15Parce qu'évidemment, l'intérêt de Marine Le Pen, et Julien Sanchez nous le confirmera peut-être,
00:07:19c'est que la cour de cassation rende son arrêt le plus tard possible.
00:07:23Or, souvenez-vous, le premier président de la cour de cassation avait dit, comme la cour d'appel d'ailleurs,
00:07:27au nom du bon déroulement démocratique, on se mettra en situation de rendre notre arrêt au début du mois de
00:07:34janvier 2027.
00:07:35Elle peut faire plus vite ?
00:07:36Elle peut faire... Ben, janvier, c'est très rapide, puisque d'habitude, c'est 12 à 18 mois.
00:07:39Mais pour les gens qui nous regardent, ce n'est pas forcément une évidence.
00:07:41D'habitude, c'est 12 à 18 mois.
00:07:43Là, la cour avait dit, en 6 mois, on peut le faire, justement, pour le bon déroulement démocratique.
00:07:48Or, les avocats de Marine Le Pen, ils n'ont pas intérêt à ce que cet arrêt soit rendu vite.
00:07:51Ils ont intérêt à ce qu'il soit rendu après la présidentielle.
00:07:54Et donc, ils vont tout faire, tout faire, pour que cet arrêt ne puisse pas être rendu avant le premier
00:07:59tour.
00:07:59Bon, c'est technique. On va tout vous expliquer.
00:08:01Pourquoi ce choix précisément et quel calendrier ? On voit ça en détail avec Romain Langlais.
00:08:05Et vous réagissez juste après.
00:08:08C'est en terre sartoise que la campagne présidentielle de Marine Le Pen a officiellement démarré sans entrave ce matin.
00:08:15Malgré sa condamnation en appel hier, la députée RN l'assure.
00:08:19Elle sera candidate sans bracelet électronique.
00:08:22Je suis innocente. Je saisis la cour de cassation pour lui soumettre un problème juridique qui est un problème juridique
00:08:28extrêmement sérieux.
00:08:29Mais je vous rappelle que la cour d'appel m'a rendu mon éligibilité. Je suis donc aujourd'hui éligible.
00:08:35Un choix qui permet en effet à la chef de file du Rassemblement National de suspendre l'exécution de sa
00:08:41peine,
00:08:41mais surtout de gagner du temps à 9 mois de la présidentielle.
00:08:44Marine Le Pen est présumée innocente, même si la cour de cassation juge sur le droit et non sur les
00:08:52faits.
00:08:52Parce qu'admettons que la cour de cassation accepte le pourvoi de Marine Le Pen et renvoie vers une cour
00:08:58d'appel.
00:08:59Cette cour d'appel va rejuger depuis le début.
00:09:01Premier cas de figure donc.
00:09:02La cour de cassation valide le pourvoi de Marine Le Pen avant la présidentielle.
00:09:06Un nouveau procès aura lieu, mais bien après l'élection.
00:09:10Deuxième option, le pourvoi est rejeté avant le scrutin.
00:09:13La candidataire ne pourrait alors être placée sous bracelet électronique en plein cœur de la campagne.
00:09:18Il y a une possibilité que cette peine soit mise à exécution de manière, on va dire, même la plus
00:09:21rapide possible.
00:09:22Janvier, février, donc dans les derniers mois de l'élection présidentielle.
00:09:26Maintenant, cette année de bracelet électronique, elle peut être aménagée, elle peut être suspendue,
00:09:30elle peut être convertie en d'autres formes de peine, jour à mort, travaux d'intérêt général.
00:09:34Dernière hypothèse enfin, la décision est rendue après le second tour.
00:09:38Si Marine Le Pen est élue, l'immunité présidentielle suspenderait alors sa peine, le temps de son mandat.
00:09:44Laurent Neumann, Laurent Neumann, quels sont les outils à la disposition des défenseurs de Marine Le Pen
00:09:49qui peuvent utiliser pour ralentir l'arrêt de la cour de cassation, c'est ça ?
00:09:56Votre question, elle est très importante.
00:09:57Il faut que je dise une phrase avant de répondre.
00:10:00Le seul maître du calendrier de la cour de cassation, c'est la cour de cassation.
00:10:04C'est qui la cour de cassation ?
00:10:05C'est elle qui décide. Il y a un premier président de la cour de cassation qui s'appelle M.
00:10:09Christophe Soulard.
00:10:10Et donc c'est lui, avec ses équipes, qui décide du calendrier.
00:10:14Est-ce qu'on fait vite ? Est-ce qu'on prend notre temps ? C'est lui qui décide.
00:10:17Maintenant, les avocats de Marine Le Pen peuvent très bien, pour retarder le prononcé de l'arrêt,
00:10:23peuvent très bien déposer une question prioritaire de constitutionnalité.
00:10:27C'est un peu compliqué.
00:10:28Mais tant que le Conseil constitutionnel ne s'est pas prononcé, la cour de cassation ne peut pas le faire.
00:10:33Il pourrait même y avoir, on n'en a pas parlé, mais un recours en suspicion légitime, par exemple.
00:10:38Tout ça pour retarder le travail de la cour.
00:10:40C'est ça, vous allez jouer la montre ?
00:10:41Est-ce que vous allez le faire ? Est-ce que les avocats de Marine Le Pen vont le faire
00:10:43?
00:10:43C'est simple.
00:10:44On va laisser tout simplement les choses se dérouler.
00:10:48Donc, tous les outils à votre disposition ne seront pas utilisés ?
00:10:51Ça, c'est une question d'avocat. Il appartiendra aux avocats d'y répondre.
00:10:54Je vous rappelle que le pourvoi en cassation en a 10 jours.
00:10:55Pardon, les avocats font ce que Marine Le Pen leur diront faire ?
00:11:00Bien évidemment, c'est Marine Le Pen et ses avocats qui prendront cette décision.
00:11:04Le pourvoi n'est pas encore formé. Il sera formé dans le délai de 10 jours, qui est le délai
00:11:07de rigueur.
00:11:09Concernant ce sujet, je rappelle que sur l'urgence, l'urgence à statuer de la cour de cassation
00:11:15aurait été liée à l'exécution provisoire de la peine d'inéligibilité.
00:11:21C'est pour cela que la cour de cassation avait dans un premier temps envisagé d'agir en urgence.
00:11:25Cela ayant été levé par la cour d'appel, il n'y a plus d'urgence à statuer.
00:11:30Et maintenant, ce qu'on demande simplement, et ce que les Français voient,
00:11:33c'est que les délais soient des délais classiques et habituels.
00:11:36Mais pardonnez-moi, le bon déroulement du processus démocratique,
00:11:39ce qui était l'argument que vous aviez avancé à juste raison pour l'appel.
00:11:43Les électeurs doivent voter en connaissance de cause.
00:11:45Donc savoir avant le premier tour si Marine Le Pen est définitivement innocente ou définitivement capable.
00:11:50Non, je pense que le bon déroulement démocratique, si jamais cet argument devait être avancé,
00:11:54c'est justement que ce processus se déroule dans les délais, c'est-à-dire après l'élection présidentielle.
00:11:59Non, mais moi j'ai une question aussi importante pour les électeurs.
00:12:02C'est-à-dire que si le pourvoi en cassation est rejeté, donc Marine Le Pen est sous bracelet ?
00:12:09Absolument.
00:12:10Ce sera une candidate sous bracelet ?
00:12:12Non, mais là c'est un scénario de science-fiction.
00:12:14Le pourvoi ne sera pas rejeté.
00:12:16C'est une possibilité, monsieur ?
00:12:17Non, ce n'est pas une possibilité puisqu'il y a des moyens sérieux et légitimes.
00:12:20Ah ben voilà, vous allez les utiliser.
00:12:21Évidemment, il y a des moyens sérieux et légitimes pour que ce pourvoi soit accepté, mais en droit.
00:12:25C'est-à-dire des moyens sur l'arrêt et le contenu de l'arrêt.
00:12:29En attendant, elle est en campagne. Ils sont en campagne à deux.
00:12:32D'ailleurs, vous aviez déjà l'affiche, vous l'avez dévoilée dès hier soir.
00:12:35Marine Le Pen, bras écartés.
00:12:37Alors, on est assez nombreux à la voir comme ça, une référence à une croix quasiment messianique comme référence.
00:12:43C'était voulu ?
00:12:44Écoutez, c'est une photographie qui n'est pas un montage.
00:12:47C'est une photographie en l'occurrence sur un de ses meetings.
00:12:50Et donc, cette photo, elle a metté particulièrement en valeur.
00:12:53Je crois que c'est surtout ça que je vois.
00:12:55Et Renaissance, ce n'est pas le nom du parti de Gabriel Attal ?
00:12:58Alors, c'est la Renaissance.
00:13:00Et la Renaissance, c'est pour montrer, en fait, que contrairement à ce que font nos adversaires,
00:13:03qui sont toujours dans la fatalité, c'est-à-dire on ne peut rien y faire,
00:13:08c'est l'Union européenne, c'est le Covid, c'est l'Ukraine, enfin, c'est jamais leur faute.
00:13:12Nous, on dit simplement l'inverse aux Français.
00:13:13C'est qu'on peut faire une Renaissance française.
00:13:16Et pour cette Renaissance française, il faut voter pour des gens qui sont capables
00:13:20et qui ont de la volonté, et non pas pour des incapables qui se réfugient derrière le moindre prétexte.
00:13:24Et alors, comment est-ce qu'ils vont se répartir les rôles dans ce binôme ?
00:13:26Parce qu'on a Manuel Bompard qui dit que si Marine Le Pen est candidate,
00:13:29c'est parce qu'elle n'a pas confiance en Bardella.
00:13:32Ce côté, malgré tout, il vaut mieux une candidate condamnée,
00:13:34mais de nouveau présumée innocente, innocente plutôt que lui.
00:13:38Non, je crois que M. Bompard prend ses rêves pour des réalités.
00:13:41Ce serait bien d'ailleurs qu'il nous dise quel serait le Premier ministre de M. Mélenchon.
00:13:44Est-ce que ce sera Mme Hassan ou d'autres ? On ne sait pas.
00:13:47Donc là, c'est le ticket affiché.
00:13:48Vous avez l'Elysée et le Matignon.
00:13:50Je suis un directeur de campagne heureux ce matin
00:13:53parce que j'ai ma candidate pour la présidence de la République
00:13:56et mon candidat au poste de Premier ministre.
00:13:58On est les seuls.
00:13:59Aucune déception du côté de Jordan Bardella ?
00:14:01Non, tout simplement, il était prêt à y aller si Marine Le Pen était empêchée,
00:14:05mais elle n'est pas empêchée.
00:14:06On va écouter Jordan Bardella qui l'a accompagnée ce matin.
00:14:11Ni du soulagement, ni de la déception, la campagne démarre.
00:14:13Et nous affrontons maintenant une échéance qui est une échéance électorale.
00:14:18Et donc moi, je me réjouis que Marine puisse porter nos couleurs
00:14:21et que d'abord, l'innocence partielle quand même du Rassemblement national
00:14:25soit reconnue face à ce qui apparaissait en première instance
00:14:28comme une décision évidemment politique.
00:14:29Et donc nous nous réjouissons de cela.
00:14:31Et nous allons continuer de travailler naturellement main dans la main
00:14:34comme nous l'avons toujours fait.
00:14:35Julien Sanchez, alors maintenant, la campagne a commencé.
00:14:38C'était ce matin dans la Sarthe.
00:14:40Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur le programme ?
00:14:43Est-ce qu'il y a des meetings qui sont programmés ?
00:14:45Oui.
00:14:45Tout l'été ? Allez-y.
00:14:47Alors, je crois que l'été est traditionnellement une période
00:14:49où les Français ne s'intéressent pas beaucoup à la politique.
00:14:52Donc je pense que le premier grand meeting qui aura lieu,
00:14:55c'est au mois d'octobre à Orléans
00:14:56pour notre congrès suivi d'un meeting présidentiel.
00:15:00Donc ça, ça va être vraiment le gros temps fort.
00:15:02Il y aura bien sûr la rentrée parlementaire avant, au mois de septembre.
00:15:05Mais tout au long, à partir de septembre,
00:15:08il y aura des déplacements de campagne, bien évidemment,
00:15:10de Marine Le Pen, de Jordan Bardella,
00:15:11parfois seul, parfois ensemble,
00:15:13parfois les deux en même temps sur des territoires différents.
00:15:16C'est l'avantage qu'on a quand on a les deux personnalités préférées des Français.
00:15:19Mais comment Jordan Bardella va pouvoir, par exemple,
00:15:23mettre de l'eau dans son vin ?
00:15:26Sur le dossier des retraites, par exemple.
00:15:28Oui, parce qu'il y a eu des divergences.
00:15:30On l'a bien vu ces dernières semaines.
00:15:32Comment vous allez gérer ça ?
00:15:33Non, mais il n'y avait pas de divergence, en l'occurrence, sur le sujet.
00:15:36J'entends que vous, vous me dites que si, mais moi, je vous dis que non.
00:15:39Simplement, c'était une façon différente de présenter les choses.
00:15:41L'une parlait de l'âge de départ,
00:15:43l'autre parlait du nombre d'annuités,
00:15:45qui est un vrai sujet aussi,
00:15:47parce que si vous commencez à travailler à 40 ans,
00:15:49vous ne pouvez pas partir à 60.
00:15:50Donc ça, c'était justement le présenter de manière honnête,
00:15:53parce que c'est vrai que quand on écoute le gouvernement,
00:15:55ce n'est pas toujours présenté de manière honnête.
00:15:57Donc, concernant le projet présidentiel,
00:16:00nous avons des réunions également en ce moment
00:16:03avec Marine Le Pen, avec Jordan Bardella,
00:16:05avec les équipes du Rassemblement national.
00:16:08Moi, mon but en tant que directeur de campagne,
00:16:09c'est que tout soit ficelé d'ici la fin de l'été
00:16:12pour que nous puissions ensuite présenter ce projet.
00:16:15– Pardonnez-moi, ça veut dire que sur une question centrale
00:16:16comme celle des retraites, vous n'avez pas tranché ?
00:16:18– Si, nous avons tranché.
00:16:19– Est-ce que vous allez à 64 ans ?
00:16:20Est-ce qu'on reste à 62 ? Est-ce qu'on revient à 60 ?
00:16:22– Nous avons tranché, et Marine Le Pen vous en parlera.
00:16:25En tout cas, elle n'a pas changé sa façon de voir sur le sujet.
00:16:30C'est un mythe que nous entendons à droite, à gauche,
00:16:33mais elle n'a jamais remis en cause sa position,
00:16:35et Jordan Bardella non plus.
00:16:37– Il y a le programme, il y a la stratégie politique aussi.
00:16:40On a compris au fil des dernières semaines,
00:16:43un Bardella beaucoup plus ouvert à peut-être tendre la main
00:16:46à la droite et à l'union des droites,
00:16:48ce que Marine Le Pen, elle récuse depuis le début.
00:16:51Là, encore une fois, j'ai en tête un récent meeting
00:16:54de Bruno Retailleau avec des militants qui disaient
00:16:56« il faut aller avec Jordan Bardella, il faut aller avec Jordan Bardella ».
00:16:59Qu'en est-il là aussi là-dessus ?
00:17:00Est-ce qu'ils arrivent à se retrouver ?
00:17:01Est-ce que c'est une stratégie, à un moment donné, un virage ?
00:17:04Et une main tendue que vous ferez ?
00:17:05– Mais il n'y a pas une différence entre Marine Le Pen et Jordan Bardella
00:17:08sur la stratégie politique.
00:17:10Donc à chaque fois, on essaie de leur prêter.
00:17:11Et moi, ça fait 25 ans.
00:17:13– Mais ce n'est pas une insulte que de le constater.
00:17:15– Ça peut être naturel pour d'ailleurs deux personnalités
00:17:17de générations différentes et de cultures différentes.
00:17:19– Pas sur la stratégie.
00:17:21Sur la stratégie, encore une fois,
00:17:23ils dirigent ensemble, on dirige ensemble ce mouvement.
00:17:26Et il n'y a pas une stratégie différente.
00:17:28– Mais tendre la main à la droite,
00:17:30tendre la main à peut-être une partie de l'électorat de Bruno Retailleau,
00:17:33ce qu'a fait Éric Ciotti en son temps.
00:17:35Est-ce que ça fait partie de ce que vous pourrez entreprendre
00:17:38dans les prochaines semaines ?
00:17:39– Évidemment, tendre la main aux électeurs,
00:17:41mais on tend la main à tous les Français.
00:17:42C'est ce que dit Marine Le Pen depuis de nombreuses années.
00:17:45On tend la main à tous les Français.
00:17:46Et le but pendant cette campagne, ça va être de démontrer
00:17:48que c'est notre programme le meilleur pour tous les électeurs,
00:17:51y compris pour les électeurs de Bruno Retailleau.
00:17:53Mais je crois que vous savez, Bruno Retailleau,
00:17:55Mme Pécresse a fait 4% la dernière fois,
00:17:57je crois qu'il ne sera pas beaucoup plus haut s'il se présente,
00:17:59et que leurs électeurs vont voter utile.
00:18:01Et le vote utile, c'est le vote pour Marine Le Pen.
00:18:03– Vous avez dit qu'ils allaient enchaîner les déplacements,
00:18:05ensemble ou séparément.
00:18:06On évoquait tout à l'heure avec Marie l'accueil mouvementé des manifestants.
00:18:10Est-ce que vous vous posez la question de ne plus dire
00:18:13où auront lieu les déplacements à l'avance
00:18:16pour éviter ce genre de comité d'accueil qui brouille l'image quand même ?
00:18:20Ils ont dû les courter tout à l'heure, leur visite.
00:18:22– Non, ce n'était pas un déplacement long,
00:18:24puisqu'ils doivent être à Paris à 14h30,
00:18:26donc il y a 3 heures de route.
00:18:28Il était prévu qu'il ne reste pas longtemps sur place.
00:18:29C'était simplement d'avoir un premier déplacement
00:18:31dans une ville de Rassemblement National.
00:18:33– Ceci dit, on nous avait dit que la déambulation dans le marché,
00:18:36c'était jusqu'à midi et demi, il y a eu 3 quarts d'heure zappée.
00:18:39– On n'a pas beaucoup vu d'ailleurs de personnes dans le marché.
00:18:43– Ça a été court.
00:18:43– Enfin, vous voyez, on n'a pas eu le temps réellement d'aller à la rencontre.
00:18:47– Ce que je constate, et vous l'aurez vu,
00:18:49c'est que la France Insoumise a fait un appel à manifestation contre cette venue.
00:18:53Donc, je le redis à vos téléspectateurs,
00:18:55il y a des gens qui ne respectent pas la démocratie,
00:18:58c'est les gens de la France Insoumise.
00:18:59Nous, nous n'avons jamais attaqué aucune venue d'un candidat de la France Insoumise.
00:19:03– Mais sous ma question, est-ce que vous serez plus discret à l'avenir ?
00:19:06– Mais on n'a pas à céder au terrorisme intellectuel de la gauche,
00:19:08donc on va continuer à se déplacer, que ça leur plaise ou non.
00:19:11Et c'est au préfet de prendre ces responsabilités.
00:19:13En l'occurrence, il ne les a pas prises ici.
00:19:15et c'est au préfet de faire en sorte que des manifestants potentiellement violents,
00:19:21eh bien…
00:19:21– Pour vous, c'était sous-estimé ?
00:19:22Le préfet a sous-estimé peut-être en termes de sécurité ?
00:19:25– Je crois qu'il appartient en campagne présidentielle à l'État
00:19:29de faire en sorte que chaque candidat puisse faire campagne.
00:19:32– Donc un cordon de force de l'ordre à chaque fois ?
00:19:34– Non, mais une organisation.
00:19:36C'est-à-dire que quand vous avez une manifestation,
00:19:37normalement elle doit être déclarée, ça n'était pas le cas en l'espèce,
00:19:40et qu'une manifestation, elle doit être cantonnée sur un périmètre.
00:19:43C'est ce que font normalement les préfets qui savent gérer ce genre de choses.
00:19:48– Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Julien Sanchez.
00:19:51Vous restez avec nous dans un instant.
00:19:52La guerre va-t-elle reprendre ?
00:19:53On se pose la question forcément avec Trump qui dit que le cessez-le-feu
00:19:56est terminé avec l'Iran et ses échanges de frappe cette nuit.
00:19:59Et puis les incendies, 5000 hectares brûlés dans les Pyrénées-Orientales.
00:20:03Un sapeur, un pompier volontaire de 22 ans qui a péri en Savoie.
00:20:06Et le danger va nous dire tout de suite Anthony, c'est le vent qui revient.
00:20:11Retour sur le plateau du midi BFM.
00:20:13Les incendies évidemment sont toujours à la une de l'actualité.
00:20:15Vous vous rendez compte, ça fait pratiquement une semaine que ça dure.
00:20:18On a une pensée pour les sinistrés des Pyrénées-Orientales.
00:20:21Le feu n'est toujours pas fixé évidemment, ni maîtrisé.
00:20:24Puis l'autre préoccupation, enfin c'est plus qu'une préoccupation,
00:20:27le malheur qui s'est abattu sur les pompiers, les sapeurs-pompiers,
00:20:29puisque pour la première fois, depuis le début de ces feux majeurs dans le sud-est de la France,
00:20:33on a appris la mort d'un pompier de 22 ans.
00:20:36Un jeune pompier volontaire qui luttait contre les flammes en Savoie, Roselyne.
00:20:39Bonjour Vanina Nicoli, merci d'être avec nous.
00:20:42Préfète du département, est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qui s'est passé ?
00:20:45Il luttait visiblement depuis des heures contre un feu de forêt.
00:20:49Oui, bonjour.
00:20:50Alors effectivement, on a un feu qui est présent sur le département depuis plusieurs jours maintenant,
00:20:55qui était peu actif et qui s'est énormément activé hier à la faveur des vents notamment.
00:21:01et à tel point qu'il menaçait de passer au-delà d'un axe départemental
00:21:08et donc atteindre des zones habitées et des zones encore plus inaccessibles.
00:21:12Et donc il y avait un dispositif de lutte qui était mis en place depuis hier soir sur cet axe.
00:21:17C'était dans le cadre de ce dispositif que le jeune sapeur-pompier intervenait cette nuit
00:21:23et ce matin, malheureusement, il est décédé suite à une chute de blocs de pierre.
00:21:29Ce que je comprends, c'est qu'on était dans une zone particulièrement difficile,
00:21:32sans doute également difficile d'accès,
00:21:35et c'est en maîtrisant les flammes, en essayant de maîtriser ce feu difficile,
00:21:40qu'un rocher s'est détaché, c'est ça ?
00:21:42Non, en réalité, le feu court sur un territoire assez important, très inaccessible,
00:21:49et la route départementale qui était en cours de protection est située sous une falaise
00:21:56et le feu a fait travailler en fait la masse rocheuse
00:22:00et à un moment donné, il y a eu des pierres qui se sont détachées
00:22:04et malheureusement, le jeune sapeur-pompier a été emporté.
00:22:09Ils venaient d'Alberville, ils sont nombreux ?
00:22:11Et les pompiers volontaires à lutter encore à l'heure où on parle ?
00:22:14Oui, on a encore une quarantaine de pompiers qui sont présents sur le secteur,
00:22:19avec une vingtaine d'engins, et on a un secteur assez important à couvrir,
00:22:26alors c'est 50 hectares qui ont été parcourus par le feu,
00:22:29et ce qu'il faut avoir à l'esprit, c'est que la déclivité est extrêmement forte,
00:22:33donc on est dans des zones de montagne très inaccessibles,
00:22:37peu de routes carrossables,
00:22:38et des espaces sur lesquels on ne peut intervenir que dans des conditions très périlleuses.
00:22:43Et c'est un feu qui progresse toujours, madame ?
00:22:46Oui, actuellement, on a un feu qui reste actif,
00:22:49et on a du vent qui s'est levé,
00:22:52et qui fait évoluer le front de flammes.
00:22:56Dans des conditions, encore une fois, difficiles.
00:22:58Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
00:23:00Commandant, c'est important de rendre hommage aux pompiers volontaires,
00:23:03qui sont en fait les plus nombreux.
00:23:05Tout à fait. 80% de la population sapeur-pompier sont des pompiers volontaires.
00:23:08C'est le squelette de la sécurité civile en France.
00:23:11Ce sont des personnes qui donnent de leur temps libre,
00:23:14et qui finalement peuplent les casernes,
00:23:16notamment la nuit et les week-ends,
00:23:17pour répondre présents,
00:23:18et ça a été le cas de notre camarade qui est décédé,
00:23:20et qui d'ailleurs, visiblement, souhaitait devenir pompier professionnel.
00:23:23Ils ont tous un point commun,
00:23:24c'est la passion qui les anime,
00:23:25puisqu'ils font ça comme une activité extra-professionnelle.
00:23:28Ils ne sont pas rémunérés, rien du tout.
00:23:29C'est uniquement le volontariat et le désir d'aider qui les anime.
00:23:34Exactement.
00:23:35C'est la volonté d'aider son prochain et qui les anime.
00:23:37Ils ne sont pas bénévoles,
00:23:39ils bénéficient d'une indemnité,
00:23:40mais qui n'est sans commune mesure.
00:23:42Voilà, c'est pas un salaire.
00:23:44Les pompiers volontaires, vous ne gagnez pas un salaire.
00:23:45Mais par contre, vous avez une indemnité,
00:23:46ce qui est normal aussi,
00:23:47parce qu'ils ont aussi besoin de pouvoir se nourrir.
00:23:49Et pour autant, c'est vraiment l'envie d'aider les autres
00:23:51qui a fait qu'autant de personnes répondent présents.
00:23:54Je vois que madame la préfète est toujours là.
00:23:56Madame, pompier volontaire, 22 ans,
00:23:58donc évidemment moins d'expérience que ceux plus âgés,
00:24:01ou évidemment les pompiers professionnels.
00:24:03Est-ce que, compte tenu des nouvelles circonstances
00:24:06auxquelles nous sommes soumis,
00:24:08les pompiers volontaires sont suffisamment formés
00:24:10pour aller dans des endroits,
00:24:12comme vous avez décrit il y a quelques instants ?
00:24:14Alors, ce qu'il faut avoir à l'esprit,
00:24:15c'est que ce jeune sapeur pompier volontaire,
00:24:18certes, avait 22 ans,
00:24:19mais il était engagé depuis de très nombreuses années
00:24:21au sein des sapeurs pompiers.
00:24:23Il était formé,
00:24:24il avait une technicité importante,
00:24:26et il venait de réussir le concours de sapeurs professionnels.
00:24:30Donc, on avait là quelqu'un qui était très aguerri,
00:24:34et les sapeurs pompiers volontaires reçoivent des formations
00:24:36qui leur permettent d'intervenir dans les conditions
00:24:39où ils sont engagés.
00:24:41On ne se permettrait pas d'engager des personnels
00:24:43qui ne sont pas formés,
00:24:44qui ne sont pas en situation de pouvoir intervenir.
00:24:47Et compte tenu de la part que représentent
00:24:49les sapeurs pompiers volontaires,
00:24:50vous imaginez bien qu'on ne limite pas
00:24:53la formation aux sapeurs professionnels.
00:24:57Et vu le nombre de fronts,
00:24:59ils sont absolument indispensables.
00:25:01Savoie, on le disait,
00:25:02Ardèche, Pyrénées-Orientales, Drôme,
00:25:05Héros, ça brûle partout,
00:25:07avec en plus le vent qui se lève à nouveau.
00:25:09Dans les Pyrénées-Orientales,
00:25:10le préfet disait que les pompiers tentaient
00:25:12de maîtriser ce feu géant
00:25:14qui a déjà brûlé 5 000 hectares,
00:25:16800 pompiers mobilisés.
00:25:17Le problème, Jean-Yves-Frit de Forquès,
00:25:18c'est que même s'ils ont bien progressé,
00:25:20la situation reste difficile.
00:25:24Oui, on est dans le massif,
00:25:26ici à Montalba-le-Château.
00:25:27C'est ici qu'avait débuté en partie
00:25:29le feu ce week-end.
00:25:30On est avec les hommes du caporal-chef
00:25:32Derek Vellin.
00:25:34Bonjour.
00:25:34Bonjour.
00:25:35Quel est le travail ?
00:25:36C'est stopper les fumaroles,
00:25:38éventuellement les reprises de feu au sol,
00:25:40c'est ça ?
00:25:40Oui, c'est ça.
00:25:41En fait, on a été engagé
00:25:42pour une reprise éventuelle.
00:25:44Donc on vient traiter exprès
00:25:46afin d'éviter toute reprise
00:25:49plus encore large.
00:25:50Quelle est la difficulté ?
00:25:52Là, comme vous pouvez le voir,
00:25:53c'est au niveau du terrain.
00:25:55Vous voyez, ça monte,
00:25:55il y a des rochers.
00:25:56Le terrain n'est pas plat,
00:25:57donc il faut qu'on tire nos tuyaux
00:25:58jusqu'à là pour traiter
00:25:59vraiment les foyers résiduels.
00:26:01Et vous restez tant que la fumarole
00:26:03n'est pas maîtrisée contenue,
00:26:05c'est ça ?
00:26:05Oui, tout à fait.
00:26:07Le travail se poursuit donc sur le terrain
00:26:10avec des équipes comme ça
00:26:11réparties sur le terrain.
00:26:13La difficulté, évidemment,
00:26:14aujourd'hui, c'est la température,
00:26:16la météo.
00:26:17Il fait excessivement chaud ici
00:26:19dans ce massif des Pyrénées-Orientales,
00:26:22autour de 41-42 degrés à l'ombre,
00:26:2450 degrés ici pour les pompiers
00:26:26sur le terrain.
00:26:27Ce sont des conditions de travail
00:26:29absolument terribles.
00:26:30Et puis on va surveiller le vent,
00:26:32le vent qui risque de se lever,
00:26:34et la Tramontane qui risque de souffler
00:26:35très fort dans les prochaines heures.
00:26:37Justement, réveil de la Tramontane,
00:26:38Anthony Ferry,
00:26:39dans le département des Pyrénées-Orientales.
00:26:40Journée noire.
00:26:41Actuellement, la Tramontane souffle
00:26:42entre 40 et 50 km heure
00:26:44sur ce département précisément
00:26:45des Pyrénées-Orientales,
00:26:47ainsi que sur les rôles.
00:26:48Prudence pour le Mistral
00:26:49qui souffle dans toute la vlée du Rhône.
00:26:51On a les deux qui se sont levés
00:26:52et il va souffler jusqu'à 60 km heure aujourd'hui.
00:26:55Alors dans les Pyrénées-Orientales,
00:26:56il y a une commune
00:26:56dont on a beaucoup parlé ces derniers jours,
00:26:58c'est la commune de I-sur-Tête.
00:27:00J'espère que je prononce bien,
00:27:02monsieur le maire.
00:27:02Bonjour, Alain Fabresse.
00:27:05Tout le village, n'est-ce pas,
00:27:06a été évacué au tout début du signe.
00:27:095 500 personnes, c'est bien ça ?
00:27:12Oui, c'est ça.
00:27:135 500 personnes environ.
00:27:14Mais avant toute chose,
00:27:15permettez-moi de saluer la bravoure
00:27:17des sapeurs-pompiers.
00:27:19Vous avez raison.
00:27:21J'apprends avec consternation
00:27:23et vraiment une tristesse absolue.
00:27:25Le décès d'un jeune soldat du feu de 22 ans,
00:27:29c'est vraiment la pire des choses
00:27:33qui puisse arriver.
00:27:35J'adresse aux familles vraiment
00:27:36ma profonde émotion et mon entier soutien.
00:27:39Tout le corps des sapeurs-pompiers
00:27:41doit être à ses côtés.
00:27:43L'État, les collectivités territoriales.
00:27:46Pour ce qui est de la commune de I-sur-Tête,
00:27:48il y a encore, ici, quelques reprises du feu.
00:27:52Il y a sur les communes Limitrophes aussi,
00:27:54Boulterner, également, aussi, à Rodez et Vinsa.
00:27:58Les pompiers sont là.
00:28:00Il y a 800 pompiers qui ont été mobilisés
00:28:04pour vraiment combattre la violence du feu.
00:28:08Et comme on le disait,
00:28:09comme vous le disiez précédemment,
00:28:11un de vos invités,
00:28:13c'est le vent, la Tramontane.
00:28:15Mais là, pas que la Tramontane,
00:28:16qui souffle très violemment à 80 km heure,
00:28:19mais combinée aussi avec une hygrométrie
00:28:21qui est vraiment trop basse.
00:28:23Elle est à 10 % environ,
00:28:25alors qu'elle devrait être, à cette époque de l'année,
00:28:27aux alentours de 50 à 60 %.
00:28:29Et puis la chaleur, 40-41 degrés.
00:28:32Et là, c'est un cocktail qui se met en place.
00:28:35Et voilà, on a du mal à le maîtriser.
00:28:36Le feu n'est pas maîtrisé,
00:28:39n'est pas encore maîtrisé, ni fixé.
00:28:41Voilà, il y a une surveillance accrue
00:28:43sur tout le massif des aspres,
00:28:45dit des aspres.
00:28:46– Du coup, est-ce que vous savez
00:28:47quand les habitants vont pouvoir rentrer chez eux ?
00:28:49Ils sont toujours accueillis dans des salles communales ?
00:28:53– Absolument.
00:28:54Je vous parle depuis la salle communale,
00:28:56une salle polivalente, la Catalane.
00:28:58– Est-ce qu'on voit ?
00:28:59– Oui, c'est ce que vous voyez.
00:29:00C'est d'ailleurs le lieu d'accueil
00:29:01de la population qui a été évacuée il y a trois jours.
00:29:03Et puis, c'est le lieu aussi d'accueil des soldats du feu,
00:29:06justement, qui viennent pour se restaurer,
00:29:09pour se reposer.
00:29:10Et puis, c'est les opérations de tiroir.
00:29:12Une colonne arrive, une autre colonne repart,
00:29:15pour se reposer un petit peu.
00:29:17Alors, la situation, elle est très lourde,
00:29:20matériellement aussi,
00:29:21mais surtout immatériellement,
00:29:23parce que la population qui est évacuée
00:29:26est très attristée.
00:29:27Elle est partie des foyers,
00:29:30et donc, il leur tarde de revenir.
00:29:31– Bien sûr.
00:29:32– Voilà, ça a fait beaucoup de confusion,
00:29:34et beaucoup de douleurs,
00:29:36et beaucoup de souffrances par rapport à la population.
00:29:38Et on est en train, justement,
00:29:39de mettre en place un plan,
00:29:42justement, pour réaccueillir la population qui est partie.
00:29:45Il y a eu un avant…
00:29:46– Restez avec nous, monsieur le maire,
00:29:47parce que parfois, on peut avoir de belles surprises.
00:29:49On va aller voir dans l'héros,
00:29:50restez avec nous,
00:29:51on va aller voir dans l'héros Camille Borin,
00:29:53avec les pompiers qui, justement,
00:29:55ont réussi à sauver Camille,
00:29:57miraculeusement, j'allais dire, une maison.
00:29:58– Oui, effectivement, je suis avec le lieutenant Anthony Segura.
00:30:03Je vais commencer par vous montrer ce que le feu a brûlé.
00:30:06Ici, on voit le hangar de la maison,
00:30:09on voit aussi tout autour la végétation
00:30:10qui est complètement calcinée,
00:30:12et pourtant, juste derrière nous,
00:30:14une maison est intacte,
00:30:16et il faut savoir qu'il y avait des personnes
00:30:18à l'intérieur de retraités
00:30:19qui ont appelé les pompiers,
00:30:21et les pompiers sont intervenus en les ayant au téléphone.
00:30:23Lieutenant, racontez-nous,
00:30:25vous étiez sur place au moment des faits,
00:30:27et racontez-nous, comment ça s'est passé ?
00:30:28– Oui, oui, nos équipes étaient sur place.
00:30:30On a un feu qui est arrivé très, très vite,
00:30:32poussé par un banc du Nord sur cette habitation,
00:30:35et la parfaite connaissance du secteur des intervenants
00:30:38et l'action combinée des moyens terrestres aériens
00:30:41a permis d'accéder à la maison,
00:30:42effectuer deux sauvetages,
00:30:44et ramener ces personnes en sécurité
00:30:47au centre de secours.
00:30:48– Alors, concrètement, vous parliez des moyens aériens,
00:30:50c'est-à-dire que des Canadaires
00:30:51étaient en train de larguer de l'eau sur la maison
00:30:54pendant que vous interveniez ?
00:30:55– Alors, les avions permettaient l'intervention sur le chemin,
00:31:00donc un largage d'eau sur le chemin pour refroidir,
00:31:03permettre à nos moyens terrestres de s'engager,
00:31:05d'extraire les personnes rapidement et de repartir.
00:31:08– Eh bien, écoutez, voilà, en tout cas,
00:31:09ici dans les rôles, la journée va être encore compliquée,
00:31:11on attend jusqu'à 42 degrés,
00:31:13et surtout 40 kilomètres hors de vent,
00:31:14ce qui ne devrait pas faciliter les choses.
00:31:16– Voilà, on a évidemment une très, très grosse pensée
00:31:18pour tous ces pompiers, pompiers volontaires, je le rappelle,
00:31:22il faut rappeler ce chiffre, 80% d'entre eux sont des volontaires
00:31:25dans les 10 de nos départements, les services d'incendie et de secours.
00:31:30Merci à tous d'avoir été avec nous,
00:31:31bon courage aux pompiers qui doivent d'ailleurs commencer à fatiguer,
00:31:34ils sont des centaines et des centaines,
00:31:35ça fait pour certains d'entre eux 7-8 jours qu'ils…
00:31:37– C'est tout ce mécanisme justement de Noria,
00:31:38où en fait, il y a des temps forts et des temps faibles,
00:31:40il faut aussi qu'ils puissent se reposer pendant la crise,
00:31:42et c'est pour ça qu'il y a d'autres renforts qui arrivent,
00:31:44pour pouvoir justement s'alterner sur le terrain.
00:31:45– Avec des beaux gestes de solidarité également
00:31:47dans tous les villages concernés par ces incendies.
00:31:50– Merci beaucoup, vous restez avec nous dans un instant,
00:31:52la guerre va-t-elle reprendre ?
00:31:54Forcément, on se pose la question quand on entend Donald Trump dire
00:31:56que le cessez-le-feu avec l'Iran est terminé,
00:31:58et qu'il menace, il les traite aussi d'ordures.
00:32:03– Donald Trump est de très, très mauvaise humeur.
00:32:06Il est arrivé à Ankara ce matin pour le sommet de l'OTAN,
00:32:09il est en mauvaise humeur contre les pays de l'OTAN,
00:32:12et il est en mauvaise humeur contre l'Iran également, voilà.
00:32:16– Parce qu'après les frappes cette nuit contre des navires
00:32:18et la riposte iranienne, il est persuadé que la trêve ne tient plus.
00:32:26– Monsieur le Président, le cessez-le-feu est-il rompu ?
00:32:29– C'est une question très intéressante.
00:32:34Pour ma part, je pense que c'est fini,
00:32:36je ne veux plus avoir affaire avec eux.
00:32:39Ce sont des ordures.
00:32:40Vous savez ce que c'est, des ordures ?
00:32:42– Ils sont dirigés par des gens malades.
00:32:46Et ce sont des gens vicieux et violents.
00:32:48Et s'ils avaient une arme nucléaire, ils s'en serviraient.
00:32:52Alors en ce qui me concerne, c'est fini.
00:32:55Je vais en parler à nos négociateurs,
00:32:57ils doivent revenir vers moi.
00:32:59Mais en ce qui me concerne,
00:33:00traiter avec l'Iran n'est qu'une perte de temps,
00:33:02ce sont des menteurs.
00:33:04– Thierry Arnaud, on vous retrouve en direct,
00:33:07mots violents, presque insultants,
00:33:08alors que les deux parties sont censées être en pleine négociation.
00:33:11– Oui, et que le président américain parle dans ce langage florique
00:33:17que vous venez d'entendre,
00:33:18des mêmes dirigeants qu'il décrivait il y a quelques jours seulement,
00:33:21comme des gens intelligents, dignes de confiance,
00:33:23de bons négociateurs qui aimaient leur pays.
00:33:26Comme toujours chez Donald Trump,
00:33:27ça peut monter très haut, très vite, très fort,
00:33:30et ça peut redescendre tout aussi rapidement.
00:33:32Et donc évidemment ici à Ankara,
00:33:34on attend avec un intérêt particulier,
00:33:36Roselyne, vous l'imaginez,
00:33:37la conférence de presse,
00:33:38que Donald Trump va devoir tenir dans l'heure qui vient
00:33:41pour expliquer ses propos,
00:33:43pour nous dire si vraiment il considère désormais
00:33:45que ce cessez-le-feu est définitivement enterré.
00:33:48Mais au fond, c'est aussi pour lui
00:33:49une forme de méthode de négociation,
00:33:51aussi paradoxale que cela puisse paraître,
00:33:54donner de temps en temps un grand coup de poing sur la table
00:33:57quand les choses n'avancent pas assez vite
00:33:58et de manière assez satisfaisante de son point de vue.
00:34:01Il nous a habitués à le faire, évidemment.
00:34:04Donc là, il faut avoir en tête la séquence des événements.
00:34:06D'abord les Iraniens qui s'en prennent
00:34:07à trois bâtiments de la marine marchande
00:34:09dans le détroit d'Hormuz,
00:34:10qui font en quelque sorte la police
00:34:11et qui frappent ces navires.
00:34:13Une réplique américaine très puissante
00:34:15avec 80 frappes sur des cibles choisies
00:34:18avec précision, nous dit le commandement central américain,
00:34:20de la défense antiaérienne, des radars,
00:34:22de la surveillance,
00:34:23et puis une soixantaine de fragiles embarcations
00:34:26des gardiens de la Révolution.
00:34:27Il a joint les actes à la parole le président américain.
00:34:30Instrument de négociation, dit Thierry Arnaud
00:34:33pour qualifier ces frappes réciproques.
00:34:35Ça veut dire que ça coince ?
00:34:36C'est un instrument de négociation sans doute
00:34:38parce que qu'est-ce que c'est l'alternative ?
00:34:40C'est la reprise des hostilités
00:34:41et où est-ce qu'on va vers la reprise des hostilités ?
00:34:43On ne sait pas où on va.
00:34:44Donc en fait, c'est aussi...
00:34:46Et je rappelle aussi qu'il s'adresse
00:34:48à la ligne conciliatrice chez les Iraniens.
00:34:50Le ministre des Affaires étrangères,
00:34:52quand il s'est rendu au funérail du guide suprême,
00:34:55il a été construit par la foule
00:34:57parce que la foule considère
00:34:59qu'il n'a pas été assez radical
00:35:00et il y a des tenants de la reprise de la guerre en Iran.
00:35:03Donc s'ils se grillent avec les négociateurs
00:35:06qui sont déjà un peu dépassés par leur base sociale,
00:35:10ça va rentrer dans une perspective
00:35:12qui est déplorable pour l'ensemble du Golfe.
00:35:15Et on n'a pas encore entendu les pays du Golfe.
00:35:17Qu'est-ce qu'ils vont dire ?
00:35:18Parce qu'il y a le Bahreïn et le Koweït qui ont été pris.
00:35:20Il y a des pèlerins qui sont en ce moment en Irak.
00:35:23Et évidemment, cette situation va un peu empirer
00:35:26dans des circonstances particulièrement graves.
00:35:29La menace, Patrick, elle est effectivement pour le Golfe
00:35:31avec l'Iran qui considérera comme cible légitime, je cite,
00:35:34tout site permettant aux Etats-Unis d'attaquer le pays.
00:35:36Donc toutes les bases sont des cibles potentielles.
00:35:39Elles l'étaient déjà.
00:35:40Mais ça s'était calmé ces dernières semaines.
00:35:42Ça s'était calmé.
00:35:43On n'oublie pas qu'il y avait une espèce de temps suspendu
00:35:45depuis le 4 juillet, côté américain.
00:35:474 juillet aussi, date choisie par les Iraniens
00:35:49pour commencer ces funérailles.
00:35:51Elles se poursuivent en ce moment.
00:35:53Sébastien parlait de l'Irak.
00:35:54Le cercueil d'Adi Ramenei est à Najaf, en Irak,
00:35:57au milieu des chiites.
00:35:59Ça n'a pas empêché les Iraniens, malgré leur dénégation après,
00:36:02de tirer sur des pétroliers, des métaniers,
00:36:06tout en disant que ce n'est absolument pas de notre fête
00:36:08sans aller beaucoup plus loin.
00:36:10Je note que les Iraniens n'ont pas réagi.
00:36:13C'est le silence complet parce qu'ils reviennent
00:36:15un petit peu dans leur couloir,
00:36:16c'est-à-dire qu'ils sont en deuil au moins jusqu'à demain.
00:36:19Mais tout ce qui peut servir à délayer dans le temps
00:36:22va dans leur sens.
00:36:24Ils savent quand même, et là je rejoins Thierry Arnault,
00:36:26que Donald Trump peut monter très haut
00:36:28et faire d'ailleurs exploser les coûts du pétrole
00:36:31et redescendre assez bas.
00:36:33Il y a un petit bout de phrase qui évidemment faisait
00:36:36beaucoup moins de bruit que le début,
00:36:38c'est que Donald Trump a dit
00:36:38« Bon, très bien, je vais renvoyer Jared Kushner
00:36:41et Steve Witkoff dans le coin,
00:36:42mais moi je n'y crois pas ».
00:36:43Ça montre quand même qu'on est toujours
00:36:45dans cette différence entre les faits qu'on attend,
00:36:48peut-être des frappes ce soir de la part des Américains,
00:36:50et les déclarations de Trump que tout le monde regarde
00:36:52un peu avec des sourcils un peu relevés.
00:36:54Dans cette histoire, une minute Sébastien,
00:36:56une minute pour...
00:36:57Dans cette histoire, on a complètement oublié
00:36:58qu'il y avait des négociations.
00:36:59Oui !
00:37:00Elles en sont où les négociations ?
00:37:01Et en plus, un des grands acquis de la négociation,
00:37:03qui était lors des dernières négociations au Qatar,
00:37:05c'est l'établissement d'une ligne rouge
00:37:07entre Washington et Téhéran,
00:37:08justement pour éviter ce genre de situation.
00:37:11Donc ça plaît plus facilement.
00:37:11J.D. Vance avait dit
00:37:12« Si vous avez un problème,
00:37:14au lieu de nous taper,
00:37:15au lieu de frapper les bateaux,
00:37:16téléphonez,
00:37:16et puis on essaye de régler la situation. »
00:37:18Et là, apparemment,
00:37:19le ligne rouge ne fonctionne pas,
00:37:21il y a de la friture.
00:37:22Et donc, il y a un problème de coordination
00:37:23entre les deux équipes.
00:37:24Ils ont encore de gros moyens militaires,
00:37:26les Américains, en général ?
00:37:27Bien entendu,
00:37:27ils ont pratiquement tout conservé
00:37:30depuis la fin de la guerre,
00:37:32notamment au moins un groupe aéronaval,
00:37:34donc ils ont des capacités importantes.
00:37:36Ce qu'il faut souligner, quand même,
00:37:38c'est que même si les frappes ont été importantes,
00:37:39alors d'abord,
00:37:40les 60 vedettes,
00:37:41ça n'a pas beaucoup de valeur militaire,
00:37:44il n'y aurait un gardien de la Révolution
00:37:45qui aurait été tué.
00:37:46C'est-à-dire que, voilà,
00:37:47c'est des frappes,
00:37:48on frappe du matériel,
00:37:49on ne frappe pas ni des civils
00:37:51ni des gardiens de la Révolution,
00:37:53ça compte aussi dans le message envoyé.
00:37:55Merci à tous les trois.
00:37:56Dans un instant,
00:37:57la campagne présidentielle
00:37:58avec Marine Le Pen,
00:37:59déjà sur le terrain,
00:37:59au lendemain de sa condamnation
00:38:01et de son pourvoi en cassation.
00:38:02Pourquoi ce choix ?
00:38:03Pourquoi cette stratégie ?
00:38:04Est-ce un pari risqué ?
00:38:05Et tiens,
00:38:06quel rôle aura ce fameux nouveau binôme ?
00:38:08On verra ça dans un instant.
00:38:17Nous sommes le combien ?
00:38:18Le mercredi 8 juillet.
00:38:21Et la campagne présidentielle a commencé,
00:38:22on est d'accord ?
00:38:23Depuis hier soir.
00:38:24Oui, assez nettement même.
00:38:25C'est clair.
00:38:25Et d'ailleurs,
00:38:26elle n'a pas perdu de temps Marine Le Pen.
00:38:27Marine Le Pen et Jordan Bardella,
00:38:29donc,
00:38:29qui se sont rendus dès ce matin,
00:38:31très tôt ce matin,
00:38:32dans le département de la Sarte.
00:38:33Alors, ça a été mouvementé,
00:38:34Sophie Dupont,
00:38:35on va nous raconter ça dans un instant.
00:38:36mais d'abord Marine Le Pen
00:38:37qui insiste sur le fait
00:38:38que jusqu'à la décision
00:38:40de la Cour de cassation,
00:38:41elle est de nouveau présumée innocente.
00:38:44Non, je ne joue pas à la montre.
00:38:46Je suis une citoyenne
00:38:48qui use de ses droits,
00:38:50des droits que l'état de droit,
00:38:52que mes adversaires ont souvent à la bouche,
00:38:55offre à tout justiciable.
00:38:57Mais je vous rappelle
00:38:58que la Cour d'appel
00:39:00m'a rendu mon éligibilité.
00:39:02Elle m'a rendu mon éligibilité.
00:39:04Je suis donc aujourd'hui éligible.
00:39:07Elle paraissait tout à fait décontractée,
00:39:08Marine Le Pen.
00:39:09Ce n'est pas qu'une impression,
00:39:10Sophie Dupont,
00:39:11dans les rues de la Flèche,
00:39:13dans la Sarte.
00:39:17Oui, Marine Le Pen,
00:39:18elle est arrivée tout sourire
00:39:19avec Jordan Bardella
00:39:20parce qu'il voulait réaffirmer
00:39:21ce binôme,
00:39:22ce ticket dans cette ville
00:39:23qu'ils ont gagné
00:39:23aux dernières municipales.
00:39:25Reste que rien ne s'est passé
00:39:26comme prévu
00:39:26pour le premier déplacement
00:39:28de la désormais candidate
00:39:29officiellement
00:39:30au Rassemblement National
00:39:31pour 2027.
00:39:32Parce que d'abord,
00:39:33le lieu de rendez-vous
00:39:34a été modifié.
00:39:35Pourquoi ?
00:39:35Parce que des manifestants,
00:39:36plusieurs dizaines de manifestants,
00:39:38Europe Écologie Les Verts,
00:39:39la France Insoumise notamment,
00:39:41attendaient Marine Le Pen
00:39:42et Jordan Bardella
00:39:42à leur arrivée
00:39:43avec des pancartes
00:39:44sur lesquelles on a pu lire
00:39:46délinquantes,
00:39:46mains sales,
00:39:47tête basse
00:39:47et des slogans entonnés.
00:39:49Pas de délinquants
00:39:51au gouvernement.
00:39:52Marine Le Pen
00:39:53et Jordan Bardella
00:39:53sont donc arrivés
00:39:54par une autre entrée
00:39:55mais ces manifestants
00:39:56les ont retrouvés.
00:39:57Si bien que ce déplacement
00:39:58a été écourté
00:39:59de près d'une heure.
00:40:01Il n'y a pas eu de déambulation
00:40:02dans ce marché
00:40:03à la flèche
00:40:04tel que c'était prévu.
00:40:05Marine Le Pen
00:40:06et Jordan Bardella
00:40:06n'auront fait que
00:40:07quelques dizaines de mètres
00:40:09avant de faire marche arrière.
00:40:11Reste qu'ils auront bien pris
00:40:12le temps
00:40:12de s'afficher ensemble
00:40:13devant les caméras
00:40:14et de répondre
00:40:15ensemble aux questions.
00:40:17Marine Le Pen
00:40:17a affirmé
00:40:18qu'elle n'avait pas hésité
00:40:19à prendre sa décision hier.
00:40:21J'avais dit
00:40:21que si je pouvais y aller,
00:40:22j'irais.
00:40:23J'ai pu,
00:40:24donc j'y vais,
00:40:24a-t-elle dit.
00:40:25Jordan Bardella
00:40:26qui se tenait à ses côtés
00:40:27a réagi pour la première fois
00:40:28au fait de redevenir
00:40:30le candidat à Matignon.
00:40:31Pas un soulagement
00:40:32ni une déception
00:40:33a-t-il dit.
00:40:34Les deux leaders
00:40:35qui sont repartis
00:40:35il y a une heure
00:40:36désormais
00:40:37direction Paris
00:40:37parce qu'il y a
00:40:38une réunion
00:40:39cet après-midi
00:40:40au siège du parti
00:40:40avec les instances dirigeantes,
00:40:42les cadres
00:40:43du Rassemblement National
00:40:45qui veulent croire
00:40:45en s'appuyant
00:40:46sur les sondages
00:40:47depuis un an
00:40:48que cette condamnation
00:40:49de Marine Le Pen
00:40:49en première instance
00:40:51confirmée en appel
00:40:51n'aura aucune incidence
00:40:53sur les électeurs.
00:40:54Vous restez avec nous Sophie
00:40:55on va détailler tout ça.
00:40:56D'abord sur ce
00:40:58premier rassemblement
00:40:58sur une terre symbolique
00:41:00Marie.
00:41:00Alors ils ont fait
00:41:00bonne figure devant
00:41:01les caméras
00:41:02mais c'était un peu raté
00:41:03finalement.
00:41:04En tout cas
00:41:04c'est vrai qu'ils ne s'attendaient
00:41:06pas peut-être
00:41:07à cet accueil
00:41:08si houleux
00:41:09des rassemblements
00:41:11des appels
00:41:12On écoute cet accueil
00:41:13effectivement
00:41:13sous des huées
00:41:16organisées par qui ?
00:41:17Alors on écoute
00:41:17d'abord ces huées.
00:41:38CUE couvrait presque
00:41:39la voix de Marine Le Pen
00:41:44lors de son intervention
00:41:45face au journaliste
00:41:46qui était là
00:41:47qui était à l'origine
00:41:48des militants insoumis
00:41:49des militants écologistes
00:41:50des appels
00:41:51à se rassembler
00:41:52à manifester
00:41:52ont circulé
00:41:53sur les réseaux sociaux
00:41:54dès hier soir
00:41:55au point que
00:41:56le porte-parole
00:41:57de la campagne
00:41:58de Marine Le Pen
00:41:59le directeur de campagne
00:42:00même qui était
00:42:01sur notre plateau
00:42:02accuse le préfet
00:42:04d'avoir peut-être
00:42:04sous-estimé
00:42:05ces manifestants
00:42:06et donc
00:42:07le cordon de sécurité
00:42:08des forces de l'ordre
00:42:09qui était présent.
00:42:09Et qu'à l'avenir
00:42:10il faudra peut-être
00:42:10dès hier
00:42:12dès la cour d'appel
00:42:13il y avait
00:42:14des huées
00:42:15Vincent Vantiguem
00:42:15vous étiez là.
00:42:16À la sortie
00:42:17de la salle d'audience
00:42:18il y avait une partie
00:42:18du public
00:42:19il faut savoir
00:42:19qu'il y avait 75 places
00:42:20pour les journalistes
00:42:21mais quand même
00:42:21une cinquantaine
00:42:22pour le public
00:42:22et quand Marine Le Pen
00:42:23est sortie
00:42:24et les autres prévenus
00:42:25ça a été très vite
00:42:26étouffé par les forces
00:42:26de l'ordre
00:42:27mais il y a eu
00:42:27quelques huées
00:42:28aussi dans les travées
00:42:29de la cour d'appel.
00:42:29Mais Laurent Neumann
00:42:30ça donne quand même
00:42:31la tonalité
00:42:31de la campagne
00:42:32que va devoir affronter
00:42:34en fait Marine Le Pen
00:42:35campagne présidentielle
00:42:36pour elle
00:42:36mais aussi
00:42:37campagne des opposants
00:42:38ils vont être là
00:42:40pour lui rappeler
00:42:41effectivement
00:42:41cet arrêt
00:42:42de la cour d'appel
00:42:43tout le temps.
00:42:44Oui absolument
00:42:45et d'ailleurs
00:42:46on l'a entendu
00:42:46dans la bouche
00:42:47d'un certain nombre
00:42:48de ses adversaires politiques
00:42:49ils vont évidemment
00:42:51aller sur le terrain
00:42:52de la probité
00:42:53certes avec ce pourvent
00:42:55en cassation
00:42:55elle est présumée innocente
00:42:56mais elle a quand même
00:42:57été condamnée deux fois
00:42:58pour détournement
00:42:59de fonds publics
00:43:00mais Marine Le Pen
00:43:01elle a choisi sa stratégie
00:43:02d'ailleurs
00:43:02il y a un petit côté
00:43:03trumpien
00:43:04dans ce qu'elle est
00:43:04en train de faire
00:43:06parce qu'au fond
00:43:07elle dit
00:43:07la justice
00:43:07c'est le système
00:43:08moi je suis la candidate
00:43:09anti-système
00:43:10je continue
00:43:12j'ai été condamné
00:43:13mais je continue
00:43:14et d'ailleurs
00:43:15dit-elle
00:43:15la cour d'appel
00:43:16m'a permis
00:43:17de continuer
00:43:18puisqu'elle m'a rendu
00:43:19mon éligibilité
00:43:21et en faisant
00:43:22ce pourvoi en cassation
00:43:23non seulement
00:43:24elle n'a pas de bracelet
00:43:24mais en plus
00:43:26elle est toujours
00:43:27présumée innocente
00:43:28la question
00:43:28c'est jusqu'à quand
00:43:30jusqu'à cet arrêt
00:43:31de la cour
00:43:31Vous allez trop vite
00:43:32on posera toutes les questions
00:43:33du calendrier
00:43:34des risques
00:43:35et des probabilités
00:43:36avec Vincent
00:43:36dans un instant
00:43:37mais d'abord
00:43:37on reste sur cette image
00:43:38c'est le début
00:43:39de cette campagne
00:43:39à deux
00:43:40Marie
00:43:41alors maintenant
00:43:42on aimerait bien savoir
00:43:43quel va être le rôle
00:43:44de celui qui a failli
00:43:45être candidat
00:43:46et de celle
00:43:47qu'il est
00:43:48malgré tout
00:43:49le rôle
00:43:50c'est le ticket
00:43:51elle candidate
00:43:52à la présidentielle
00:43:53pour l'Elysée
00:43:54lui candidat
00:43:55à Matignon
00:43:56pour être premier ministre
00:43:58il ne fait pas un peu la gueule
00:43:59il ne fait pas un peu la gueule
00:43:59mais écoutez ce qu'il répond à ça
00:44:01on se demandait
00:44:01s'il n'était pas un prof frustré
00:44:02écoutez-le ce matin
00:44:05ni du soulagement
00:44:06ni de la déception
00:44:07la campagne démarre
00:44:08et nous affrontons
00:44:10maintenant une échéance
00:44:11qui est une échéance électorale
00:44:12et donc moi je me réjouis
00:44:13que Marine puisse porter
00:44:14nos couleurs
00:44:15et que d'abord
00:44:17l'innocence partielle
00:44:18quand même
00:44:18du rassemblement national
00:44:19soit reconnue
00:44:21face à ce qui apparaissait
00:44:21en première instance
00:44:22comme une décision
00:44:23évidemment politique
00:44:24et donc nous nous réjouissons
00:44:25de cela
00:44:25et nous allons continuer
00:44:27de travailler naturellement
00:44:28main dans la main
00:44:28comme nous l'avons toujours fait
00:44:29il y a une petite frustration
00:44:31ou il y a une forme
00:44:31de soulagement
00:44:32parce que l'enjeu
00:44:33est évidemment considérable
00:44:34mais il faut bien rappeler
00:44:34qu'il a 30 ans
00:44:35et Jordan Bardella
00:44:36absolument
00:44:37oui alors encore une fois
00:44:38face caméra
00:44:39il dit n'éprouver
00:44:39aucune déception
00:44:41aucune frustration
00:44:42difficile de rentrer
00:44:43dans la tête
00:44:44de Jordan Bardella
00:44:45mais il s'y préparait
00:44:46depuis de nombreux mois
00:44:47il assure
00:44:48qu'il sera
00:44:49aux côtés
00:44:50de sa candidate
00:44:50il s'est mis
00:44:51dans ses habits
00:44:52il s'est mis
00:44:53dans ses habits
00:44:54mais certains disaient
00:44:55au RN
00:44:55que peut-être
00:44:56il n'était pas
00:44:57assez charpenté
00:44:58assez expérimenté
00:44:59que le hors-piste
00:45:00qui est aussi
00:45:01le lieu d'une campagne
00:45:02présidentielle
00:45:02c'est pas une insulte
00:45:03à 30 ans
00:45:04non pas du tout
00:45:05et encore une fois
00:45:06Marine Le Pen
00:45:06en est à sa troisième
00:45:07campagne présidentielle
00:45:08et certains considéraient
00:45:09en effet que peut-être
00:45:10ce n'était pas son moment
00:45:12c'était un moment
00:45:13contraint
00:45:13si elle avait été empêchée
00:45:15encore une fois
00:45:16j'ai écouté
00:45:17et comme vous
00:45:18beaucoup de prises de parole
00:45:20de Jordan Bardella
00:45:21je le trouve
00:45:22plus fermé
00:45:23et plus grave
00:45:24qu'à l'habitude
00:45:24après peut-être
00:45:26que c'est hué
00:45:27ses rassemblements
00:45:27faisait que ça stressait
00:45:29un peu tout le monde
00:45:29et son entourage
00:45:30et lui-même
00:45:31mais c'est vrai
00:45:32qu'il va falloir
00:45:33sans doute
00:45:34passer ce moment
00:45:34pour passer à autre chose
00:45:36Laurent
00:45:36la séquence
00:45:37elle est forcément
00:45:37difficile à vivre
00:45:38pour lui
00:45:39parce que ce qu'on est
00:45:39en train de vivre
00:45:40dit une chose
00:45:41c'est que sa carrière
00:45:42politique ne dépend
00:45:43que d'elle
00:45:44que d'elle
00:45:45c'est elle
00:45:46qui décide
00:45:47s'il est candidat
00:45:48à l'élection présidentielle
00:45:49ou pas
00:45:49finalement il ne l'est pas
00:45:50c'est elle qui demain
00:45:52si elle l'emporte
00:45:52décidera de l'envoyer
00:45:54à Matignon
00:45:55ou pas
00:45:55puisque le seul pouvoir
00:45:57de nomination du premier ministre
00:45:58dépend du président
00:45:59de la république
00:46:00ça dépend aussi un peu
00:46:01de la cour de cassation
00:46:02alors ça on verra plus tard
00:46:04mais si elle est élue
00:46:05c'est elle qui décidera
00:46:06s'il est premier ministre
00:46:08ou pas
00:46:08aujourd'hui elle fait un binôme
00:46:10et c'est comme ça
00:46:10qu'elle l'affiche
00:46:11mais n'empêche que demain
00:46:12sa carrière à lui
00:46:13ne dépend que d'elle
00:46:14c'est même presque
00:46:15un argument de campagne
00:46:16c'est un ticket
00:46:18Julien Franchès tout à l'heure
00:46:19le directeur de campagne
00:46:20était avec nous
00:46:21le disait
00:46:21nous on a le mérite
00:46:22de la clarté
00:46:23nous sommes les seuls
00:46:24à dire
00:46:24qui ira à l'Elysée
00:46:25qui ira à Matignon
00:46:26et de ce point de vue là
00:46:27c'est le seul parti
00:46:28qui se présente ainsi
00:46:30c'est à dire
00:46:30un candidat à l'Elysée
00:46:32et un candidat à Matignon
00:46:33les autres
00:46:34les autres non
00:46:35et quand on pose
00:46:36la question
00:46:36à la France Insoumise
00:46:38au bloc central
00:46:39Gabriel Attal
00:46:39ou Edouard Philippe
00:46:40ils ne souhaitent pas répondre
00:46:42et s'engager sur
00:46:42un nom
00:46:43une personnalité
00:46:44pas un papier à cigarette
00:46:47entre eux
00:46:48et évidemment
00:46:50nous commentateurs
00:46:51et pas que nous
00:46:51d'ailleurs
00:46:52leurs opposants
00:46:52dénotent
00:46:53et notent d'ailleurs
00:46:54quand même des différences
00:46:55sur la stratégie
00:46:57sur la ligne
00:46:58beaucoup plus
00:46:59et le fond
00:47:00beaucoup plus libéral
00:47:01pour Jordan Bardella
00:47:03beaucoup plus social
00:47:04pour Marine Le Pen
00:47:05et ce sont des différences
00:47:06qui à un moment donné
00:47:07vont devoir être purgées
00:47:09ils ont beau nous répéter
00:47:10leur soutien
00:47:11encore une fois
00:47:12tout à l'heure
00:47:12qu'il n'y en a pas
00:47:13il y a quand même
00:47:15des différences
00:47:15entre les d'approche
00:47:16ils ne sont pas interchangeables
00:47:17encore une fois
00:47:18mais c'est peut-être
00:47:19pas plus mal
00:47:19parce qu'encore une fois
00:47:20la justice
00:47:21va jouer quand même
00:47:22un rôle dans cette affaire
00:47:23Vincent Vantigème
00:47:24alors je voudrais
00:47:25qu'on soit là encore
00:47:26assez simple
00:47:27et qu'on essaye
00:47:28de ne pas répéter
00:47:28ce qu'on entend
00:47:29depuis hier
00:47:30il va y avoir
00:47:31le pourvoi en cassation
00:47:32donc pourvoi en cassation
00:47:34de Marine Le Pen
00:47:35qui si j'en crois
00:47:36les spécialistes
00:47:37que vous êtes
00:47:37sera examiné
00:47:39en janvier
00:47:40c'est ça à peu près
00:47:41peut-être même avant
00:47:42mais si on écoute
00:47:43les avocats de Marine Le Pen
00:47:44ils espèrent un examen
00:47:46bien plus tard
00:47:46d'ici un an et demi
00:47:47deux ans
00:47:47mais qui peut décider
00:47:49que ce sera un peu plus tard
00:47:50c'est la cour de cassation
00:47:51qui va décider
00:47:52pourquoi déciderait-elle
00:47:53d'aller un peu plus loin
00:47:55ce qu'il faut bien préciser
00:47:56c'est que dans un cas classique
00:47:57la cour de cassation
00:47:58elle met environ
00:47:5818 mois
00:47:59à examiner une affaire
00:48:00maintenant
00:48:00on est dans un dossier
00:48:01hors norme
00:48:01hors norme
00:48:02à tel point
00:48:02que la cour d'appel
00:48:03a avancé son examen
00:48:04et dans la foulée
00:48:04la cour de cassation
00:48:05a dit
00:48:06pour le scrutin
00:48:07pour faire en sorte
00:48:08que cette question
00:48:09soit tranchée
00:48:10avant le premier tour
00:48:10nous aussi
00:48:10on va avancer le calendrier
00:48:11et on sera prêt
00:48:12à trancher cette affaire
00:48:14en fin d'année
00:48:15bon mettons fin d'année
00:48:16si le pourvoi est rejeté
00:48:18donc Marine Le Pen
00:48:19elle fait quoi
00:48:20elle peut être
00:48:20elle peut faire campagne
00:48:22sous bracelet ?
00:48:23non
00:48:23elle a dit non
00:48:24elle a dit non
00:48:25il n'y a rien qui ne lui interdit
00:48:27de faire campagne
00:48:27sous bracelet
00:48:28à part sa propre position
00:48:29ses propres déclarations
00:48:30mais effectivement
00:48:31si en janvier
00:48:32la cour de cassation
00:48:32rejette le pourvoi
00:48:33Marie-Suzanne Lecaux
00:48:35la procureure générale de Paris
00:48:36l'a dit ce matin
00:48:37chez nos confrères de TF1
00:48:38elle mettra à exécution
00:48:39la peine qui a été rendue hier
00:48:40c'est-à-dire qu'elle va
00:48:42envoyer au juge d'application
00:48:43des peines
00:48:43dans les Hauts-de-Seine
00:48:44puisque c'est le département
00:48:45où est domicilée
00:48:46Marine Le Pen
00:48:46les éléments
00:48:48elle sera convoquée
00:48:48et on lui posera un bracelet
00:48:50dans quel délai ?
00:48:51est-ce qu'entre la décision
00:48:52de la cour de cassation
00:48:53mettons en janvier
00:48:54et le premier tour
00:48:55le 18 avril
00:48:56Marine Le Pen
00:48:57peut échapper
00:48:58à un bracelet ?
00:48:59et bien
00:48:59j'aimerais pas être à la place
00:49:00du juge d'application
00:49:01des peines
00:49:02Laurent Neumann
00:49:02fait non non de la tête
00:49:03pourquoi non ?
00:49:05les gens du RN
00:49:06disent que oui
00:49:07mais Nicolas Sarkozy
00:49:09trois semaines
00:49:09non c'est très simple
00:49:10à comprendre
00:49:10en général
00:49:12le juge d'application
00:49:13des peines
00:49:13il lui faut une vingtaine
00:49:15de jours
00:49:16pour se saisir
00:49:17d'une affaire
00:49:17mais il a quatre mois
00:49:19au maximum
00:49:20pour décider
00:49:21des conditions
00:49:22de la pose
00:49:24de ce bracelet
00:49:25de cette détention
00:49:26hors les murs
00:49:27comme on dit
00:49:28c'est une mise
00:49:29sous écrou
00:49:30quatre mois
00:49:31mais il peut le faire
00:49:32en quinze jours
00:49:32ou en trois semaines
00:49:33ça c'est sa décision
00:49:35et vous avez vu
00:49:35qu'il y a une pression
00:49:36très forte
00:49:37qui est mise
00:49:37sur la cour de cassation
00:49:38aujourd'hui
00:49:38mais demain
00:49:39après
00:49:40la pression
00:49:41elle sera
00:49:41sur ce fameux
00:49:42juge d'application
00:49:43des peines
00:49:43il va falloir oser
00:49:45aller mettre
00:49:45un bracelet électronique
00:49:46à une candidate
00:49:47à la présidentielle
00:49:48la question
00:49:48c'est pas oser
00:49:49ou pas oser
00:49:49c'est la loi
00:49:50c'est la loi
00:49:51mais il faudra
00:49:51quand même le faire
00:49:52et bonne chance
00:49:53et si ça se passe
00:49:54comme ça
00:49:54Marie
00:49:55elle fait campagne
00:49:56sous bracelet
00:49:57ou pas
00:49:57Marine Le Pen
00:49:58sur ce point
00:49:59elle ne s'est pas
00:50:00prononcée formellement
00:50:01elle dit quand même
00:50:03hier soir
00:50:03nous verrons
00:50:04nous laisserons
00:50:05les français juges
00:50:06et puis ce matin
00:50:08à la question de si
00:50:09si la cour d'appel
00:50:10n'allait pas
00:50:11dans son sens
00:50:11elle a cette expression
00:50:12avec des si
00:50:14pardonnez-moi
00:50:15si avec des si
00:50:16on peut mettre Paris
00:50:16en bouteille
00:50:17c'est vrai que c'est
00:50:17une forme d'inconnu
00:50:18mais quand on entend
00:50:20Marine Le Pen
00:50:21et tous ses lieutenants
00:50:22c'est de dire que
00:50:23l'espace
00:50:24la temporalité
00:50:25le calendrier
00:50:26fait que
00:50:26cette décision
00:50:28sera rendue
00:50:29ils en sont
00:50:29quasi certains
00:50:30après l'élection
00:50:31après le scrutin
00:50:32et donc si elle
00:50:33devait être élue
00:50:34à la présidence
00:50:35de la république
00:50:35l'immunité
00:50:38présidentielle
00:50:39présiderait
00:50:39et donc
00:50:40elle ne serait pas
00:50:40empêchée
00:50:41j'ai une certitude
00:50:42c'est que si on lui pose
00:50:43un bracelet électronique
00:50:44elle fera campagne
00:50:46quand même
00:50:46pour une raison très simple
00:50:47c'est qu'il sera trop tard
00:50:49pour changer de candidat
00:50:50vous imaginez l'opposition
00:50:52qui s'engouffre
00:50:52évidemment dans cette brèche
00:50:53alors qu'elle avait été
00:50:54particulièrement sévère
00:50:56Marine Le Pen
00:50:56avec tous ceux
00:50:57qui avaient des ennuis
00:50:57avec la justice
00:50:58Hugo Capeli
00:50:59vous suivez notamment
00:50:59Edouard Philippe
00:51:01qui parlait moral ce matin
00:51:04Oui Edouard Philippe
00:51:06qui se trouve
00:51:06dans le restaurant
00:51:07juste derrière moi
00:51:08il est en train
00:51:08de déjeuner
00:51:09avec des élus
00:51:10du territoire
00:51:11Bourgogne-Franche-Comté
00:51:12c'est pas un déplacement
00:51:13anodin aujourd'hui
00:51:15parce qu'Edouard Philippe
00:51:16l'ancien Premier ministre
00:51:16il a envie d'envoyer
00:51:18il avait envie en tout cas
00:51:19d'envoyer
00:51:19plusieurs messages
00:51:21d'abord
00:51:21quand Jordan Bardella
00:51:22et Marine Le Pen
00:51:23étaient dans
00:51:23la Sarthe
00:51:24dans un territoire
00:51:25conquis
00:51:26si je puis dire
00:51:27Edouard Philippe
00:51:28lui il est venu ici
00:51:29dans les départements
00:51:30du Doubs
00:51:30du territoire
00:51:31de Belfort
00:51:32où il y a
00:51:32par exemple
00:51:33plusieurs députés
00:51:34qui l'ont emporté
00:51:35en 2024
00:51:36plusieurs députés RN
00:51:37et donc il vient
00:51:38sur un territoire
00:51:38un peu plus difficile
00:51:39pour lui
00:51:39au moment aussi
00:51:41où Jordan Bardella
00:51:41et Marine Le Pen
00:51:42rencontraient des Français
00:51:43qui faisaient leur course
00:51:44sur un marché
00:51:45et bien Edouard Philippe
00:51:46lui il voulait montrer
00:51:46qu'il était dans une usine
00:51:48en train de rencontrer
00:51:49des Français
00:51:50qui travaillent
00:51:51des entreprises françaises
00:51:52qui fonctionnent
00:51:53et puis on a pu interroger
00:51:54Edouard Philippe
00:51:55est-il satisfait
00:51:56d'affronter Marine Le Pen
00:51:58plutôt que Jordan Bardella
00:52:00et bien voici sa réponse
00:52:01c'était tout à l'heure
00:52:02au micro de Willem Gay
00:52:06Je comprends parfaitement
00:52:08que beaucoup de gens
00:52:09soient surpris
00:52:11d'abord surpris
00:52:11par le décalage
00:52:12entre ce que Mme Le Pen
00:52:14a toujours dit
00:52:15avec beaucoup de véhémence
00:52:17et beaucoup d'invectives
00:52:18à l'égard d'autres candidats
00:52:20sur le thème
00:52:21voilà
00:52:22tous ces gens
00:52:23qui ont volé dans la caisse
00:52:24et qui veulent continuer
00:52:24à faire de la politique
00:52:25et que c'est inacceptable
00:52:26il faut les condamner
00:52:27à l'inéligibilité à vie
00:52:28c'est ce qu'elle disait
00:52:29bon bah manifestement
00:52:30autre temps
00:52:31autre mœurs
00:52:33et puis ensuite
00:52:33c'est une question
00:52:35qui la place
00:52:35face à sa propre conscience
00:52:36et moi j'ai pas de sujet
00:52:38à me prononcer là-dessus
00:52:39elle a le droit
00:52:39de se présenter
00:52:40elle le fait
00:52:41et ensuite
00:52:42elle s'expliquera
00:52:42auprès des Français
00:52:44Edouard Philippe
00:52:45qui rentre aussi
00:52:45dans le débat politique
00:52:46il dit de Marine Le Pen
00:52:48on sent qu'elle a évolué
00:52:49sur un certain nombre
00:52:50de sujets
00:52:50le droit à l'IVG
00:52:51l'euro
00:52:52mais aussi sur la retraite
00:52:54à 60 ans
00:52:54elle dit que c'est un
00:52:55un mensonge
00:52:56qui va coûter cher
00:52:57aux Français
00:52:58vous le voyez
00:52:59petit à petit
00:52:59on rentre dans cette
00:53:01campagne présidentielle
00:53:02maintenant que l'on sait
00:53:03qui est le candidat
00:53:04du Rassemblement National
00:53:05bah tiens
00:53:06voici la première affiche
00:53:07de campagne
00:53:08de Marine Le Pen
00:53:09plusieurs choses
00:53:10d'abord Marie Chantret
00:53:10un cette affiche
00:53:11elle était prête
00:53:11absolument
00:53:12tout comme le slogan
00:53:14tout comme le slogan
00:53:15la renaissance
00:53:15c'est assez
00:53:18christique
00:53:18oui
00:53:19et le directeur
00:53:21de campagne
00:53:22nous expliquait
00:53:22que c'est une photo
00:53:23qui a été prise
00:53:23à l'occasion
00:53:24d'un meeting
00:53:25d'un meeting précédent
00:53:26tout était prêt
00:53:27christophe
00:53:27que ce soit elle
00:53:28ou que ce soit lui
00:53:29les affiches
00:53:30vous avez vu l'affiche
00:53:31de Jordan ou pas ?
00:53:32je ne l'ai pas vue
00:53:33mais les affiches
00:53:33et les slogans
00:53:34et je pense qu'on ne la verra
00:53:35jamais
00:53:35ou en tout cas
00:53:36ça serait quelqu'un
00:53:38de malin
00:53:38absolument
00:53:39tout était prêt
00:53:40en effet
00:53:41et là
00:53:42il s'agit
00:53:43d'inonder
00:53:44d'inonder
00:53:45leurs réseaux sociaux
00:53:46le site internet
00:53:47a été lancé
00:53:48ils se vantent
00:53:49de visites
00:53:50extrêmement nombreuses
00:53:52depuis un peu moins
00:53:52de 24 heures maintenant
00:53:54des affiches
00:53:55d'ailleurs
00:53:55pour l'anecdote
00:53:57et
00:53:57rire un peu
00:53:58qui sont d'ores et déjà
00:54:00extrêmement détournés
00:54:01sur les réseaux sociaux
00:54:02c'est le jeu
00:54:03à chaque fois
00:54:04mais
00:54:05quelqu'un me disait
00:54:06on s'y préparait
00:54:07et
00:54:09on arrivera
00:54:10à inonder
00:54:10à faire imposer
00:54:11cette affiche
00:54:11et ce slogan
00:54:12dans les prochains jours
00:54:12Laurent
00:54:13en un mot
00:54:13puisque tout est prêt
00:54:14aussi pour Jordan Bardella
00:54:15est-ce qu'au dernier moment
00:54:16décision de la cour de cassation
00:54:18oblige
00:54:18Marine Le Pen
00:54:19pourrait changer d'avis
00:54:20et se désister
00:54:21au profit de Jordan Bardella
00:54:22ça paraît
00:54:23absolument
00:54:24impossible
00:54:24et c'est d'ailleurs
00:54:25pour ça
00:54:26souvenez-vous
00:54:27elle avait dit
00:54:27oh là là
00:54:28mais faire un pourvoi
00:54:29en cassation
00:54:29ça voudrait dire
00:54:30que mon sort
00:54:31dépendrait de la cour
00:54:32et donc qu'on ne choisirait
00:54:33notre candidat qu'en janvier
00:54:34elle disait
00:54:35ça n'est pas possible
00:54:36désormais
00:54:37elle a fait un choix
00:54:38elle est candidate
00:54:39et même si elle est déclarée
00:54:41coupable
00:54:42à cause de l'arrêt
00:54:43de la cour de cassation
00:54:44il sera trop tard
00:54:45en janvier
00:54:46en février
00:54:46pour changer de candidat
00:54:48donc je peux le dire
00:54:49oui
00:54:49même si un juge
00:54:50d'application des peines
00:54:51venait à lui mettre
00:54:52un bracelet à la cheville
00:54:53elle continuera
00:54:54à faire campagne
00:54:55alors peut-être
00:54:56autrement
00:54:56peut-être en allant moins
00:54:58sur le terrain
00:54:58en prenant moins l'avion
00:54:59mais en revanche
00:55:01elle sera candidate
00:55:01jusqu'au bout
00:55:02et bien nous verrons
00:55:03l'autre évidemment
00:55:03dossier grand titre
00:55:05de l'actualité
00:55:05ce sont ces feux
00:55:06de 120
00:55:08avec ce matin
00:55:09un drame
00:55:09voilà
00:55:10un tout jeune pompier
00:55:11volontaire de 22 ans
00:55:12qui a trouvé la mort
00:55:13en savoir
00:55:13un pompier volontaire
00:55:14qui luttait
00:55:15toute la nuit
00:55:16contre un feu
00:55:16dans une région
00:55:17particulièrement escarpée
00:55:19on va y revenir
00:55:19dans un instant
00:55:20mais d'abord
00:55:20ces feux
00:55:21qui semblent fixés
00:55:23et qu'ils reprennent
00:55:24notamment dans l'héros
00:55:26où on vous retrouve
00:55:26Camille Borin
00:55:27on voit qu'il y a du vent
00:55:29qu'il fait chaud
00:55:29évidemment ça n'aide pas
00:55:33oui exactement
00:55:34là la situation
00:55:34est très tendue
00:55:35on est à la caserne
00:55:36de Bédarieux
00:55:37une commune
00:55:38limitrophe
00:55:38de Calancas
00:55:39et Levas
00:55:40où le feu
00:55:41s'est déclaré
00:55:41il y a plusieurs jours
00:55:42maintenant
00:55:43et donc on est avec
00:55:44les pompiers
00:55:44et ils sont tous
00:55:45très tendus
00:55:45parce que le feu
00:55:46a repris
00:55:47alors vous le voyez
00:55:47sur les images
00:55:48de Laura Champion
00:55:49là on ne voit
00:55:49qu'un petit peu
00:55:50de fumée
00:55:50mais tout à l'heure
00:55:51nous étions sur la route
00:55:52avec un pompier
00:55:52et on a vu
00:55:54énormément de flammes
00:55:55des flammes hautes
00:55:56de plus de 50 mètres
00:55:57se réactiver
00:55:58et les pompiers
00:55:59étaient très inquiets
00:56:01ou les très vite
00:56:01justement parce que
00:56:02le vent tourne
00:56:03constamment
00:56:04donc change le sens
00:56:05de propagation
00:56:06de l'incendie
00:56:07constamment
00:56:07et là il est parti
00:56:09l'incendie se déplace
00:56:10vers le sud
00:56:10ce qui fait qu'il y a
00:56:11des habitations
00:56:12qui pourraient être touchées
00:56:13donc les pompiers
00:56:14sont vraiment à pied d'oeuvre
00:56:15là on doit être
00:56:16aux alentours
00:56:17de 375 hectares
00:56:18qui ont été brûlés
00:56:20un chiffre qui est
00:56:20constamment réactualisé
00:56:22avec les drones
00:56:23des sapeurs-pompiers
00:56:24de l'Hérault
00:56:24mais voilà
00:56:25beaucoup de tensions
00:56:26ici avec ce feu
00:56:27qui reprend 42 degrés
00:56:28aujourd'hui
00:56:29ici dans l'Hérault
00:56:30ressenti 45 degrés
00:56:31et surtout
00:56:32vous le voyez
00:56:32sur les images
00:56:33de Laura Champion
00:56:33le vent
00:56:3440 km heure de vent
00:56:35ce qui n'aide
00:56:35absolument pas
00:56:36à la situation
00:56:37on a un cocktail
00:56:38terrible évidemment
00:56:38Anthony Ferry
00:56:39et donc d'abord
00:56:40le vent
00:56:41double vent
00:56:42qui se renforce
00:56:43à la fois le Mistral
00:56:43et la Tramontane
00:56:45la Tramontane
00:56:45c'est le vent
00:56:46qui passe à travers
00:56:47la montagne
00:56:47exactement
00:56:48en fait c'est même
00:56:48l'effet d'un four
00:56:49qui se produit actuellement
00:56:50puisque comme vous l'avez dit
00:56:51la Tramontane s'est levée
00:56:53on a des rafales
00:56:53à 50-60 km heure
00:56:55sur les Pyrénées-Orientales
00:56:56et l'Hérault
00:56:57mais en parallèle
00:56:58on a d'autres départements
00:56:59en alerte rouge
00:57:00notamment justement
00:57:01le Gard
00:57:01les Bouches-du-Rhône
00:57:02la Drôme
00:57:02pourquoi ?
00:57:03parce que le Mistral
00:57:04aussi s'est levé
00:57:05avec des rafales
00:57:06là aussi
00:57:06jusqu'à 60 km par heure
00:57:08et c'est l'effet d'un four
00:57:09comme je vous le disais
00:57:10pourquoi ?
00:57:10parce que ça se combine
00:57:11avec les très fortes températures
00:57:13rendez-vous compte
00:57:14on est sur un plateau
00:57:15caniculaire
00:57:1640 degrés aujourd'hui
00:57:1742 demain
00:57:1842 encore après-demain
00:57:19c'est le cocktail
00:57:21le plus explosif
00:57:22et évidemment tout ça
00:57:23bien ça baisse
00:57:24le taux d'humidité de l'air
00:57:25on est à 10% à peine
00:57:27sur ces zones
00:57:29concernées par les feux
00:57:30commandant
00:57:30on avait les pompiers
00:57:31qui arrivaient à progresser
00:57:32notamment sur ce feu géant
00:57:33dans les Pyrénées-Orientales
00:57:345000 hectares détruits
00:57:35ils progressent
00:57:36mais on voit bien
00:57:36que ça reste difficile
00:57:37et surtout que
00:57:37tant que c'est pas totalement noyé
00:57:39il y a un risque
00:57:40déjà même si le feu est fixé
00:57:42le feu n'est pas éteint
00:57:44d'autant plus que
00:57:45pour le moment
00:57:45ça n'a pas encore
00:57:46officiellement été annoncé
00:57:47comme étant fixé
00:57:47le réel sujet
00:57:48la réelle stratégie
00:57:49pour le moment
00:57:49c'est de noyer
00:57:50mais d'abord
00:57:50d'éteindre les points
00:57:51les plus chauds
00:57:52et de combattre aussi
00:57:53les flancs d'air
00:57:53que le feu sera fixé
00:57:55pour ensuite procéder
00:57:56à un noyage
00:57:56qui va prendre aussi
00:57:57plusieurs jours
00:57:58pourquoi ?
00:57:58parce que même si vous avez
00:57:59la première surface de végétation
00:58:00qui a été humidifiée
00:58:02et noyée par l'eau
00:58:03il subsistera encore
00:58:04des points chauds
00:58:05qui risquent de provoquer
00:58:06des petites reprises
00:58:08nécessitant dans les prochains jours
00:58:09une surveillance accrue
00:58:10de moyens conséquents
00:58:11de sa pompier
00:58:12alors on voudrait aussi
00:58:13revenir évidemment
00:58:14sur la mort de ce jeune
00:58:16pompier volontaire
00:58:17il était membre de la caserne
00:58:19d'Alberville
00:58:20rattaché plus exactement
00:58:21à la caserne d'Alberville
00:58:23et il est donc décédé
00:58:24en combattant ce feu
00:58:25que vous voyez sur nos villages
00:58:26voilà à Plané
00:58:27on est à côté de Courchevel
00:58:28vous voyez à quel point
00:58:29le terrain est escarpé
00:58:31difficile d'accès
00:58:32écoutez les dernières précisions
00:58:33que nous donnait tout à l'heure
00:58:34la préfète de Savoie
00:58:37il y a un feu qui est présent
00:58:39sur le département
00:58:41depuis plusieurs jours maintenant
00:58:42qui était peu actif
00:58:43et qui s'est énormément activé hier
00:58:46à la faveur des vents notamment
00:58:48et à tel point
00:58:49qu'il menaçait de passer
00:58:53au-delà d'un axe départemental
00:58:55et donc atteindre des zones
00:58:56habitées et des zones
00:58:57encore plus inaccessibles
00:58:58c'était dans le cadre
00:58:59de ce dispositif
00:59:00que le jeune sapeur-pompier
00:59:03intervenait cette nuit
00:59:04et ce matin malheureusement
00:59:06il a décédé
00:59:08suite à une chute
00:59:10de blocs de pierre
00:59:11ce jeune sapeur-pompier volontaire
00:59:13certes avait 22 ans
00:59:14mais il était engagé
00:59:15depuis de très nombreuses années
00:59:16au sein des sapeurs-pompiers
00:59:18il était formé
00:59:19il avait une technicité importante
00:59:21et il venait de réussir
00:59:23le concours de sapeur professionnel
00:59:24donc on avait là
00:59:27quelqu'un qui était
00:59:28très aguerri
00:59:29et les sapeurs-pompiers volontaires
00:59:31reçoivent des formations
00:59:32qui leur permettent
00:59:33d'intervenir
00:59:33dans les conditions
00:59:34où ils sont engagés
00:59:36on ne se permettrait pas
00:59:37d'engager des personnels
00:59:38qui ne sont pas formés
00:59:39qui ne sont pas en situation
00:59:40de pouvoir intervenir
00:59:42Anthony, ce que nous expliquait
00:59:43la préfète
00:59:44c'est que de toute évidence
00:59:45le grand écart
00:59:47de température
00:59:48sans doute entre l'hiver
00:59:49et l'été
00:59:50a entraîné le décrochage
00:59:51d'un rocher
00:59:52d'une falaise
00:59:53c'est l'altération mécanique
00:59:55tout simplement
00:59:55même si la roche
00:59:56est une matière rigide
00:59:57elle réagit
00:59:58aux différences de température
01:00:00le feu l'a extrêmement chauffé
01:00:02ce qui l'a dilaté
01:00:03et on ajoute à ça
01:00:04les hivers froids
01:00:06que l'on a connus
01:00:06la glace
01:00:07lorsque l'eau rentre
01:00:08à l'intérieur des fissures
01:00:09la glace élargit ses fissures
01:00:11et avec l'action encore du feu
01:00:12cet été
01:00:13les fissures
01:00:14au bout d'un moment
01:00:15fragilisent totalement la roche
01:00:16et les blocs se décrochent
01:00:17et ça a coûté la vie
01:00:18à ce jeune pompier volontaire
01:00:19de 22 ans
01:00:20les pompiers volontaires
01:00:21on ne le sait pas forcément
01:00:22en fait ils sont extrêmement nombreux
01:00:23dans le pays
01:00:24200 000
01:00:25Noémie Vira
01:00:26ils ont un métier à côté
01:00:28ils aident
01:00:29ils donnent sur leur temps libre
01:00:30exactement Roselyne
01:00:31ils peuvent être artisans
01:00:32étudiants
01:00:33boulangers
01:00:33ou encore infirmiers
01:00:35mais sur le terrain
01:00:36personne ne fait la différence
01:00:37ils affrontent
01:00:38les mêmes dangers
01:00:39que les pompiers professionnels
01:00:41à savoir les feux de forêt
01:00:42les incendies
01:00:42les secours à la personne
01:00:44les accidents de la route
01:00:45ou encore les catastrophes naturelles
01:00:46contrairement à une idée reçue
01:00:48ce n'est pas du bénévolat
01:00:50un pompier volontaire
01:00:50ne perçoit pas de salaire
01:00:51mais des indemnités horaires
01:00:538,71 euros
01:00:54pour un pompier volontaire
01:00:57et elles augmentent légèrement
01:00:58pour les caporaux
01:00:59sergents
01:01:00adjudants
01:01:00ou encore officiers
01:01:02c'est 9,35 euros
01:01:03vous voyez pour un caporal
01:01:0413 euros
01:01:05pour un officier
01:01:06elles sont exonérées
01:01:08d'impôts
01:01:08sur le revenu
01:01:09ou encore
01:01:10de cotisations sociales
01:01:11il faut savoir
01:01:11que les pompiers volontaires
01:01:12sont indispensables
01:01:14ils représentent
01:01:1480% des effectifs
01:01:16des pompiers
01:01:17en France
01:01:17plus de 200 000
01:01:18hommes et femmes
01:01:19et vous voyez
01:01:2020% seulement
01:01:21sont des sapeurs-pompiers
01:01:22professionnels
01:01:23et des militaires
01:01:24donc la brigade
01:01:25des sapeurs-pompiers
01:01:26de Paris
01:01:26et encore
01:01:27le bataillon
01:01:28des marins-pompiers
01:01:29de Marseille
01:01:30où sont-ils formés ?
01:01:31ils sont formés
01:01:31au niveau du département
01:01:33par le SDIS
01:01:33le service
01:01:35départemental
01:01:36d'incendie et de secours
01:01:37et non dans une école nationale
01:01:38unique
01:01:39cette formation
01:01:40elle comprend
01:01:40250 heures
01:01:41de formation initiale
01:01:43répartie
01:01:43sur une période
01:01:44de 1 à 3 ans
01:01:46donc en fonction
01:01:46des disponibilités
01:01:47du pompier volontaire
01:01:49et pour devenir
01:01:50sapeur-pompier professionnel
01:01:51il faut réussir
01:01:52le concours
01:01:53de la fonction
01:01:53publique territoriale
01:01:54et donc être recruté
01:01:56par un SDIS
01:01:56vous me rendez compte
01:01:57Laurent Neumann
01:01:57moins de 9 euros
01:01:59d'indemnité
01:01:59pour ces sapeurs-volontaires
01:02:01qui dévouent effectivement
01:02:02tout leur temps
01:02:03qui risquent leur vie
01:02:04mais bien sûr
01:02:05je vais le faire
01:02:07moi je connais bien
01:02:08les sapeurs-pompiers
01:02:08de Sosé dans la Drôme
01:02:10ils ont du boulot
01:02:11en ce moment
01:02:11je le salue
01:02:12parce qu'effectivement
01:02:13mon cousin doit être au feu
01:02:16ils sont particulièrement
01:02:17mobilisés aussi
01:02:18on le disait
01:02:18dans les Pyrénées-Orientales
01:02:19ce feu géant
01:02:21avec une trentaine
01:02:23de communes
01:02:24qui ont dû être évacuées
01:02:25des maisons
01:02:26qui disparaissent
01:02:27mais parfois
01:02:28grâce à ce travail acharné
01:02:30ils arrivent
01:02:31à sauver
01:02:32des bâtiments
01:02:32c'est le cas
01:02:33autour de vous
01:02:34Jean-Louis Lefeuille de Forquesse
01:02:36Oui bien écoutez
01:02:37nous sommes à la périphérie
01:02:39ici de la commune
01:02:39de Lille-sur-Tête
01:02:40cette partie de la commune
01:02:42a été en proie
01:02:44aux flammes
01:02:44durant tout le week-end
01:02:45je vais vous montrer
01:02:46deux exemples
01:02:47des ravages
01:02:49causés par le feu
01:02:49par exemple derrière
01:02:50cette maison
01:02:51que vous voyez
01:02:52sur les images
01:02:53de Bastien Dufour
01:02:53n'a pas été touchée
01:02:54elle a été épargnée
01:02:55tout simplement
01:02:56parce que nous disent
01:02:57les pompiers
01:02:58et bien ce propriétaire
01:03:00a débroussaillé
01:03:01l'environnement
01:03:02à proximité de sa maison
01:03:04sur 50 mètres
01:03:05c'est une contrainte
01:03:06c'est également
01:03:06une obligation
01:03:07pour les propriétaires
01:03:08donc cette maison
01:03:09a évité le feu
01:03:10en revanche
01:03:11juste en bas
01:03:12vous le voyez
01:03:12là sur les images
01:03:13de Bastien
01:03:14il y avait un entrepôt
01:03:15avec des véhicules
01:03:16et bien l'entrepôt
01:03:17est tout simplement
01:03:17parti en fumée
01:03:19a été totalement détruit
01:03:20par les flammes
01:03:21vous voyez des carcasses
01:03:22de voitures
01:03:23totalement calcinées ici
01:03:25c'est le résultat
01:03:26de ce feu
01:03:27très important
01:03:28durant le week-end
01:03:29et en début de semaine
01:03:30là les pompiers
01:03:32n'ont absolument
01:03:32rien pu faire
01:03:33la difficulté
01:03:35sur le terrain
01:03:35aujourd'hui
01:03:36pour les pompiers
01:03:36c'est de stopper
01:03:37les reprises de feu
01:03:38les fumeroles
01:03:39c'est un combat
01:03:40méthodique
01:03:41mètre par mètre
01:03:42au sol
01:03:43avec les lances
01:03:44dans des massifs
01:03:45parfois escarpés
01:03:46c'est une difficulté
01:03:47supplémentaire
01:03:48d'autant que
01:03:48la météo est terrible
01:03:50ici
01:03:5041, 42 degrés
01:03:5250 degrés
01:03:52parfois au soleil
01:03:53et puis le vent
01:03:54le vent devrait souffler
01:03:56de manière très très forte
01:03:57dans l'après-midi
01:03:58voilà ce qui fait craindre
01:03:59des reprises de feu
01:04:00c'est ce qui se passe
01:04:01dans l'héros
01:04:01l'inquiétude
01:04:02est bien présente
01:04:03Camille Borin
01:04:04avec ce vent
01:04:04qui s'est levé
01:04:05plus la canicule
01:04:09exactement là
01:04:09nous sommes à la caserne
01:04:11des pompiers
01:04:11de Bédarieux
01:04:12juste à côté
01:04:12je vous le disais
01:04:12de Calancas
01:04:13et Levas
01:04:14et les pompiers
01:04:15sont débordés
01:04:15ils courent
01:04:16ça parle fort
01:04:17parce que tout le monde
01:04:18part sur les reprises de feu
01:04:20et ce que me confie
01:04:21un pompier tout à l'heure
01:04:22c'est que là
01:04:22le feu était tellement impressionnant
01:04:24toutes les flammes
01:04:25que nous avons vues nous
01:04:25avec Laura Champion
01:04:26quand nous étions sur la route
01:04:27et bien que les pompiers
01:04:29ne pouvaient même pas y accéder
01:04:30donc c'était vraiment
01:04:31les moyens aériens
01:04:32qui allaient être mobilisés
01:04:34les canadaires
01:04:35les avions bombardiers d'eau
01:04:37qui vont bombarder de l'eau
01:04:38ou du produit retardant
01:04:39mais oui
01:04:40on est très très inquiet
01:04:41ici dans l'héros
01:04:41parce qu'en fait
01:04:42quand on a l'impression
01:04:43que ça se calme
01:04:44et bien ça repart presque
01:04:46immédiatement
01:04:46et c'est vrai que même
01:04:47parmi les habitants
01:04:48on sent un petit peu
01:04:49l'inquiétude
01:04:50dans le village de Bédarieux
01:04:52et de Calancas
01:04:52c'est vraiment l'inquiétude
01:04:54qui règne
01:04:54et d'ailleurs
01:04:55je voulais vous dire
01:04:56que la préfète
01:04:57de l'héros
01:04:58a interdit
01:04:58les feux d'artifice
01:05:00du 10 au 16 juillet
01:05:01donc il n'y aura pas
01:05:02de festivité pour le 14 juillet
01:05:03avec des feux d'artifice
01:05:04elle a estimé
01:05:05que c'était tout simplement
01:05:06trop risqué
01:05:06en cette période d'incendie
01:05:07alors ça c'est un vrai gros dossier
01:05:09qui s'annonce
01:05:09dans les jours qui viennent
01:05:10la suspension
01:05:10enfin oui
01:05:11la suspension des feux d'artifice
01:05:13du 14 juillet
01:05:13des dizaines l'ont déjà été annulées
01:05:14des dizaines l'ont déjà été
01:05:15y compris
01:05:15c'est au nord en fait
01:05:16absolument
01:05:17et sans doute que la liste
01:05:18évidemment va s'allonger
01:05:19comment non c'est indispensable
01:05:20qu'est-ce que vous dites vous
01:05:21si les conditions sont encore
01:05:23actuellement comme on les constate
01:05:24ça sera indispensable
01:05:25d'éviter de faire
01:05:27des spectacles pyrotechniques
01:05:27dans des zones
01:05:28qui sont excessivement inflammables
01:05:30c'est intéressant aussi
01:05:30le débroussaillage
01:05:31ça peut sauver une maison
01:05:32vraiment
01:05:33un chiffre
01:05:3390% des maisons qui sont brûlées
01:05:35sont des maisons
01:05:35qui n'ont pas été débroussaillées
01:05:37il faut évidemment le faire
01:05:38avant l'épisode d'été
01:05:40puisque débroussaillé
01:05:40c'est des points chauds
01:05:41qu'on crée aussi
01:05:42pendant l'été
01:05:42mais pour autant
01:05:43quand on prépare bien son été
01:05:44et qu'on débroussaille
01:05:45on retire le combustible
01:05:46qui peut faciliter une propagation
01:05:48et surtout atteindre les maisons
01:05:49et les lieux de vie
01:05:50surtout avec les conditions météo
01:05:52qu'on connait en ce moment
01:05:53avec cette canicule
01:05:54des 42 degrés
01:05:56attendu cet après-midi
01:05:57dans le sud
01:06:15C'est vrai Anthony
01:06:16qu'il y a une vraie inquiétude
01:06:17à la fois sur les vents
01:06:19et sur l'évolution de cette canicule
01:06:20elle en est où ?
01:06:22Eh bien nous sommes en plein dedans
01:06:23et vous le découvrez d'ailleurs
01:06:25sur cette carte
01:06:25puisque 67 départements
01:06:27sont actuellement en vigilance orange
01:06:28ici il y en aura un petit peu plus d'ailleurs
01:06:29à partir de 16h
01:06:31on va y revenir
01:06:31et donc vous en avez parlé
01:06:32effectivement Roselyne
01:06:33ces incendies
01:06:34qui menacent une bonne partie
01:06:36du porton méditerranéen
01:06:377 départements en alerte rouge
01:06:39pour les feux
01:06:40en raison de quoi
01:06:41bien évidemment
01:06:42à cause de cette chaleur
01:06:43qui coïncide avec le retour
01:06:46regardez du Mistral
01:06:47et de la Tramontane
01:06:48sur ce porton méditerranéen
01:06:50au niveau du golfe du Lion
01:06:50alors vous le voyez
01:06:51le temps est particulièrement ensoleillé
01:06:53parce que nous sommes dans des conditions anticycloniques
01:06:55et cet anticyclone
01:06:57eh bien il bloque
01:06:58au-dessus de nos têtes
01:06:59cet air très chaud
01:07:00que l'on retrouve donc
01:07:01sur nos cartes évidemment
01:07:02avec jusqu'à 42 degrés
01:07:04par exemple
01:07:04pour Perpignan
01:07:05notez d'ailleurs
01:07:06ce petit si je puis dire
01:07:0727 degrés
01:07:08au niveau de Biarritz
01:07:09c'est grâce à l'effet de la brise marine
01:07:10qui rafraîchit l'air ambiance
01:07:12sinon partout ailleurs
01:07:13eh bien vous le voyez
01:07:13c'est du 35 degrés
01:07:15quasiment pour tout le monde
01:07:16sauf vraiment
01:07:16à l'extrême nord du pays
01:07:18où on aura à peu près
01:07:1931 degrés
01:07:20de Strasbourg
01:07:21à Cherbourg
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