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  • il y a 15 heures
Une enquête de France Travail indique que 2,2 millions de projets de recrutement sont prévus sur l’ensemble de l’année 2026 dans l’Hexagone. Deux tiers de la demande vient d’entreprises de moins de 50 salariés, ce qui implique aussi un besoin important de formation comme l’explique Arnaud Muret, directeur général de l’Opco EP, opérateur de compétences des entreprises de proximité.

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Transcription
00:12Bien dans son job pour s'intéresser au recrutement dans les TPE et PME, c'est là où se fait
00:18d'ailleurs le gros du recrutement en France, c'est notre vivier d'entreprise et on en parle avec vous
00:23Arnaud Muray.
00:23Bonjour Arnaud, très heureux de vous accueillir, vous venez régulièrement sur notre plateau, sur la chaîne Bismarck, directeur général de
00:30l'Opco-EP, un petit mot sur l'Opco-EP pour qu'on comprenne bien le champ de l'Opco
00:36?
00:36Eh bien d'abord merci pour l'invitation, l'Opco-EP se veut dire entreprise de proximité, c'est un
00:41opco, un opérateur de compétences qui finance l'apprentissage, l'alternance en général et la formation professionnelle continue,
00:48des secteurs de l'artisanat, artisanat comme coiffeur mais aussi alimentaire comme les bouchers, les professions libérales, les avocats, les
00:56notaires, les services à la personne,
00:58et quand vous prenez une rue piétonne c'est grosso modo 80% de l'activité de la rue piétonne
01:03avec le taxi qui vous attend au bout.
01:05Ça c'est l'opérateur de compétences EP et vous en êtes le directeur. Une enquête de France Travail Besoin
01:12en main d'oeuvre 2026 indique que deux recrutements sur trois
01:16se font dans des entreprises de moins de 50 salariés, c'est dire évidemment que c'est votre cible, ce
01:22sont vos adhérents, ce sont ceux que vous accompagnez.
01:25Alors nous, nous le voyons bien mais nous le voyons à plusieurs titres. D'abord parce que l'OPCOEP, juste
01:31un chiffre, c'est 442 000 entreprises,
01:33donc 440 000 entreprises de moins de 50 et essentiellement des entreprises avec seulement trois salariés, donc vraiment la TTPE,
01:41donc nous avons un poste d'observation.
01:43Donc on parlait des artisances et ces profils-là.
01:45Exactement, mais également dans une pharmacie où il y a quelques salariés et donc c'est tout cet écosystème.
01:51Et par rapport à l'emploi, nous d'abord ce qu'on voit, c'est par rapport à l'apprentissage
01:55parce que les apprentis ont un contrat de travail,
01:58ce ne sont pas seulement des étudiants, ce sont aussi des salariés et un OPCO comme EP finance un contrat
02:04sur cinq en France de l'apprentissage
02:06et ce que nous voyons, c'est que ça se tient très bien.
02:10Et le paradoxe, aujourd'hui, nous observons même une pénurie.
02:16C'est-à-dire que la chose, déjà rien que pour parler de l'emploi, ce qui nous surprend, c
02:21'est que la transition démographique,
02:22on commence à l'avoir et les métiers comme les bouchers ont des tensions pour recruter des jeunes,
02:26les coiffeurs ont des tensions pour recruter des jeunes.
02:29Ce qu'on observe, c'est qu'il y a un besoin, ça on le voit très clairement.
02:34Il y a un besoin sur les métiers de la main, comme on les appelle, puisqu'on parle des coiffeurs,
02:37on parle des bouchers,
02:38il y a d'autres métiers, on appelle ça les métiers de la main, ou les métiers manuels.
02:42Quand même un mot, le directeur général de l'OCO où vous êtes, est-ce que vous sentez aussi un
02:48rafraîchissement sur les alternants ?
02:50Parce qu'il y a un débat, évidemment, un coup de rabot, comme on dit.
02:52Est-ce que ça s'est tari, notamment dans ces métiers de la main ?
02:55Je vais vous répondre très précisément.
02:58Pour autant, un OPCO comme EP, quand on fait 165 000 contrats d'apprentissage,
03:03c'est 90 000 vraiment dans l'infra-bac, c'est-à-dire CAP, BEP, mais le reste c'est
03:07de l'enseignement sup.
03:08Donc ces métiers de la main, ils ont des cerveaux aussi.
03:12Y compris pour avoir une main qui bouge en CAP, BEP, ils font un cerveau.
03:15Donc on a bien toute la chaîne et on le voit.
03:18La question de savoir si c'est assez tari, alors de façon très claire, les branches qui rencontrent des difficultés
03:24économiques,
03:25et on l'a vu dans la presse, comme la chaussure, l'habillement, et bien là où, et y compris
03:31l'immobilier,
03:33sur ces branches-là, ça a chuté au niveau de l'apprentissage.
03:36Pour le reste, c'est extrêmement stable, en développement, avec un point d'attention, pas assez de jeunes pour remplir
03:43ces métiers-là.
03:44Pas assez de jeunes, et donc on revient au sujet avant alternance, sur la pénurie dans certains secteurs, des métiers,
03:50des métiers de bouche notamment, vous l'évoquiez.
03:52Comment l'OPCO-EP accompagne, permet justement d'aller dire à des salariés et ceux qui nous regardent, aller dans
04:01cet EP-EPME ?
04:02Il y a des créations d'emplois ?
04:03Alors là-dessus, on a fait une expérimentation avec France Travail, je vais vous raconter un petit peu cette anecdote.
04:08Déjà, l'OPCO-EP, on a une équipe de conseillers physiques, on fait évidemment physique et au téléphone, distanciel,
04:15mais les conseillers physiques rencontrent 50 000 entreprises par an et font ce qu'on appelle un diagnostic à propos
04:21des compétences.
04:22Et à l'occasion de ces échanges-là, on détecte, au cours de cet entretien, un besoin d'emploi.
04:30Nous, on est opérateurs de compétences sur le financement de la formation professionnelle,
04:33ce n'est pas notre métier de fournir des comptes, des personnes.
04:37En revanche, on aura...
04:38On n'a pas de recruteurs.
04:39Voilà, exactement.
04:40Et on aura la région, donc en région Rhône-Alpes avec...
04:43Il faut se collier avec ceux qui ont justement les salariés.
04:45Exactement.
04:46Et alors, l'opérateur qui fait ça, j'emploie le mot opérateur, mais c'est France Travail.
04:51Donc, on a passé un accord avec France Travail, où tous les jours, quand on détecte des besoins dans ces
04:57TPE,
04:58on envoie un fichier qualifié à France Travail.
05:01France Travail, il faut souligner ce qu'ils font.
05:05En moins de 48 heures, ils rappellent l'entreprise, ils qualifient avec eux le besoin...
05:10Et ils essaient de trouver le...
05:11Et le taux de transformation, en tout cas sur la région Rhône-Alpes, c'était une expérimentation, j'espère...
05:16Et ça marche.
05:17Très agile, très rapide.
05:18Et c'est agile, c'est rapide.
05:19Et France Travail, ce qu'ils nous disent, ce marché gris.
05:22Parce qu'en fait, quand vous avez dit c'est TPE, c'est le marché gris.
05:26Les grands cabinets de conseil, ce n'est pas là où ils vont.
05:28Ils ne communiquent pas, on ne sait pas.
05:29On ne sait pas, et ils sont discrets.
05:31Quand vous allez voir un coiffeur, il ne va pas aller voir un cabinet de recrutement, faire des annonces.
05:36Il affiche sur la vitrine, parfois.
05:37C'est exactement ça.
05:38Alors là, France Travail, il est vraiment dans son rôle d'accompagnement.
05:42Eux, ils approchent le coiffeur, ils discutent avec lui, ils qualifient le profil et ils proposent des gens.
05:48Et s'il est nécessaire, soit les gens...
05:51France Travail a des moyens pour former les personnes, pour les amener.
05:54Soit ils reviennent, en fait, chez nous via des dispositifs.
05:57On les forme pour qu'ils rentrent dans l'entreprise.
05:59Donc, on voit que ça, c'est des mécanismes gagnants-gagnants.
06:02Extrêmement bel outil, la main dans la main, l'OPCO-EP et France Travail.
06:05Et France Travail qui joue aussi le rôle d'opérateur de recrutement ou mise en relation entre la demande et
06:10l'offre.
06:10Merci Arnaud Muray de nous avoir rendu visite.
06:12directeur général de l'OPCO-EP.
06:14Avec cette étude, besoin en main d'oeuvre 2026, les TPE, les PME, c'est un vivier de création d
06:21'emplois.
06:22Merci de nous avoir rendu visite.
06:23On tourne une page, c'est le débat d'actu.
06:24Alors, ça intéresse évidemment tout le monde, tous les Français, tous les sièges d'entreprise.
06:28Et évidemment, comment réduire notre déficit.
06:30Avec en point de mire le budget 2027 qui est déjà en construction,
06:34évidemment par Sébastien Lecornu.
06:36Il faut trouver 7 milliards avec le MEDEF.
06:39On va en parler avec nos invités.
06:40Le MEDEF qui, dans les échos, a fait lui son programme de réduction des déficits.
06:44C'est la potion du MEDEF.
06:46On en parle avec nos invités.
06:48C'est le débat d'actu.
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