00:12Bien dans son job pour s'intéresser au recrutement dans les TPE et PME, c'est là où se fait
00:18d'ailleurs le gros du recrutement en France, c'est notre vivier d'entreprise et on en parle avec vous
00:23Arnaud Muray.
00:23Bonjour Arnaud, très heureux de vous accueillir, vous venez régulièrement sur notre plateau, sur la chaîne Bismarck, directeur général de
00:30l'Opco-EP, un petit mot sur l'Opco-EP pour qu'on comprenne bien le champ de l'Opco
00:36?
00:36Eh bien d'abord merci pour l'invitation, l'Opco-EP se veut dire entreprise de proximité, c'est un
00:41opco, un opérateur de compétences qui finance l'apprentissage, l'alternance en général et la formation professionnelle continue,
00:48des secteurs de l'artisanat, artisanat comme coiffeur mais aussi alimentaire comme les bouchers, les professions libérales, les avocats, les
00:56notaires, les services à la personne,
00:58et quand vous prenez une rue piétonne c'est grosso modo 80% de l'activité de la rue piétonne
01:03avec le taxi qui vous attend au bout.
01:05Ça c'est l'opérateur de compétences EP et vous en êtes le directeur. Une enquête de France Travail Besoin
01:12en main d'oeuvre 2026 indique que deux recrutements sur trois
01:16se font dans des entreprises de moins de 50 salariés, c'est dire évidemment que c'est votre cible, ce
01:22sont vos adhérents, ce sont ceux que vous accompagnez.
01:25Alors nous, nous le voyons bien mais nous le voyons à plusieurs titres. D'abord parce que l'OPCOEP, juste
01:31un chiffre, c'est 442 000 entreprises,
01:33donc 440 000 entreprises de moins de 50 et essentiellement des entreprises avec seulement trois salariés, donc vraiment la TTPE,
01:41donc nous avons un poste d'observation.
01:43Donc on parlait des artisances et ces profils-là.
01:45Exactement, mais également dans une pharmacie où il y a quelques salariés et donc c'est tout cet écosystème.
01:51Et par rapport à l'emploi, nous d'abord ce qu'on voit, c'est par rapport à l'apprentissage
01:55parce que les apprentis ont un contrat de travail,
01:58ce ne sont pas seulement des étudiants, ce sont aussi des salariés et un OPCO comme EP finance un contrat
02:04sur cinq en France de l'apprentissage
02:06et ce que nous voyons, c'est que ça se tient très bien.
02:10Et le paradoxe, aujourd'hui, nous observons même une pénurie.
02:16C'est-à-dire que la chose, déjà rien que pour parler de l'emploi, ce qui nous surprend, c
02:21'est que la transition démographique,
02:22on commence à l'avoir et les métiers comme les bouchers ont des tensions pour recruter des jeunes,
02:26les coiffeurs ont des tensions pour recruter des jeunes.
02:29Ce qu'on observe, c'est qu'il y a un besoin, ça on le voit très clairement.
02:34Il y a un besoin sur les métiers de la main, comme on les appelle, puisqu'on parle des coiffeurs,
02:37on parle des bouchers,
02:38il y a d'autres métiers, on appelle ça les métiers de la main, ou les métiers manuels.
02:42Quand même un mot, le directeur général de l'OCO où vous êtes, est-ce que vous sentez aussi un
02:48rafraîchissement sur les alternants ?
02:50Parce qu'il y a un débat, évidemment, un coup de rabot, comme on dit.
02:52Est-ce que ça s'est tari, notamment dans ces métiers de la main ?
02:55Je vais vous répondre très précisément.
02:58Pour autant, un OPCO comme EP, quand on fait 165 000 contrats d'apprentissage,
03:03c'est 90 000 vraiment dans l'infra-bac, c'est-à-dire CAP, BEP, mais le reste c'est
03:07de l'enseignement sup.
03:08Donc ces métiers de la main, ils ont des cerveaux aussi.
03:12Y compris pour avoir une main qui bouge en CAP, BEP, ils font un cerveau.
03:15Donc on a bien toute la chaîne et on le voit.
03:18La question de savoir si c'est assez tari, alors de façon très claire, les branches qui rencontrent des difficultés
03:24économiques,
03:25et on l'a vu dans la presse, comme la chaussure, l'habillement, et bien là où, et y compris
03:31l'immobilier,
03:33sur ces branches-là, ça a chuté au niveau de l'apprentissage.
03:36Pour le reste, c'est extrêmement stable, en développement, avec un point d'attention, pas assez de jeunes pour remplir
03:43ces métiers-là.
03:44Pas assez de jeunes, et donc on revient au sujet avant alternance, sur la pénurie dans certains secteurs, des métiers,
03:50des métiers de bouche notamment, vous l'évoquiez.
03:52Comment l'OPCO-EP accompagne, permet justement d'aller dire à des salariés et ceux qui nous regardent, aller dans
04:01cet EP-EPME ?
04:02Il y a des créations d'emplois ?
04:03Alors là-dessus, on a fait une expérimentation avec France Travail, je vais vous raconter un petit peu cette anecdote.
04:08Déjà, l'OPCO-EP, on a une équipe de conseillers physiques, on fait évidemment physique et au téléphone, distanciel,
04:15mais les conseillers physiques rencontrent 50 000 entreprises par an et font ce qu'on appelle un diagnostic à propos
04:21des compétences.
04:22Et à l'occasion de ces échanges-là, on détecte, au cours de cet entretien, un besoin d'emploi.
04:30Nous, on est opérateurs de compétences sur le financement de la formation professionnelle,
04:33ce n'est pas notre métier de fournir des comptes, des personnes.
04:37En revanche, on aura...
04:38On n'a pas de recruteurs.
04:39Voilà, exactement.
04:40Et on aura la région, donc en région Rhône-Alpes avec...
04:43Il faut se collier avec ceux qui ont justement les salariés.
04:45Exactement.
04:46Et alors, l'opérateur qui fait ça, j'emploie le mot opérateur, mais c'est France Travail.
04:51Donc, on a passé un accord avec France Travail, où tous les jours, quand on détecte des besoins dans ces
04:57TPE,
04:58on envoie un fichier qualifié à France Travail.
05:01France Travail, il faut souligner ce qu'ils font.
05:05En moins de 48 heures, ils rappellent l'entreprise, ils qualifient avec eux le besoin...
05:10Et ils essaient de trouver le...
05:11Et le taux de transformation, en tout cas sur la région Rhône-Alpes, c'était une expérimentation, j'espère...
05:16Et ça marche.
05:17Très agile, très rapide.
05:18Et c'est agile, c'est rapide.
05:19Et France Travail, ce qu'ils nous disent, ce marché gris.
05:22Parce qu'en fait, quand vous avez dit c'est TPE, c'est le marché gris.
05:26Les grands cabinets de conseil, ce n'est pas là où ils vont.
05:28Ils ne communiquent pas, on ne sait pas.
05:29On ne sait pas, et ils sont discrets.
05:31Quand vous allez voir un coiffeur, il ne va pas aller voir un cabinet de recrutement, faire des annonces.
05:36Il affiche sur la vitrine, parfois.
05:37C'est exactement ça.
05:38Alors là, France Travail, il est vraiment dans son rôle d'accompagnement.
05:42Eux, ils approchent le coiffeur, ils discutent avec lui, ils qualifient le profil et ils proposent des gens.
05:48Et s'il est nécessaire, soit les gens...
05:51France Travail a des moyens pour former les personnes, pour les amener.
05:54Soit ils reviennent, en fait, chez nous via des dispositifs.
05:57On les forme pour qu'ils rentrent dans l'entreprise.
05:59Donc, on voit que ça, c'est des mécanismes gagnants-gagnants.
06:02Extrêmement bel outil, la main dans la main, l'OPCO-EP et France Travail.
06:05Et France Travail qui joue aussi le rôle d'opérateur de recrutement ou mise en relation entre la demande et
06:10l'offre.
06:10Merci Arnaud Muray de nous avoir rendu visite.
06:12directeur général de l'OPCO-EP.
06:14Avec cette étude, besoin en main d'oeuvre 2026, les TPE, les PME, c'est un vivier de création d
06:21'emplois.
06:22Merci de nous avoir rendu visite.
06:23On tourne une page, c'est le débat d'actu.
06:24Alors, ça intéresse évidemment tout le monde, tous les Français, tous les sièges d'entreprise.
06:28Et évidemment, comment réduire notre déficit.
06:30Avec en point de mire le budget 2027 qui est déjà en construction,
06:34évidemment par Sébastien Lecornu.
06:36Il faut trouver 7 milliards avec le MEDEF.
06:39On va en parler avec nos invités.
06:40Le MEDEF qui, dans les échos, a fait lui son programme de réduction des déficits.
06:44C'est la potion du MEDEF.
06:46On en parle avec nos invités.
06:48C'est le débat d'actu.
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