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  • il y a 6 heures
Ce mardi 7 juillet, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, et Jean-François Robin, directeur de la recherche chez Natixis, se sont penchés sur les changements à anticiper sur les marchés boursiers, SpaceX qui intègre le Nasdaq-100, 25 jours après son IPO, la reprise de l'activité industrielle en Allemagne, les valeurs tech toujours en hausse sur les marchés, ainsi que les publications à venir, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Le club est ouvert et tout est en place, ils sont là, nos experts.
00:06Jean-François Robin, directeur de la recherche de Natixis, bonsoir Jean-François.
00:09Bonsoir à tous.
00:10Et François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, re-bonsoir François.
00:13Re-bonsoir.
00:13Ravi de vous accueillir l'un et l'autre.
00:15On a des marchés un peu entre deux eaux, là, on le sent ce début de semestre, Jean-François.
00:20On a des marchés alors européens qui frôlent les records, qui en ont battu d'ailleurs ces derniers jours.
00:24Le Stoxx Europe 600 a battu des records, d'autres indices aussi.
00:26Le CAC est presque aussi à son record, mais c'est mou.
00:29Puis à Wall Street, seul le Dow Jones fait mieux que les autres indices, sinon c'est assez disparate.
00:34On sent qu'on cherche une direction qu'on n'a pas trop de convictions, là.
00:37Comment vous sentez l'état d'esprit, le potentiel pour ce deuxième semestre ?
00:40Quand même, il y a quelque chose qui est assez marquant de ces derniers jours, semaines,
00:43c'est cette espèce de grande rotation, parce que là, quand on regarde typiquement le S&P ou le Dow
00:46Jones sur le S&P,
00:48c'est désormais les 493 qui font le marché et les 7 qui souffrent.
00:51On a une sous-performance très notable de la tech dans les indices.
00:56Ce qui pesait un peu en relative value sur l'indice français, sur le CAC, c'est exactement ce qui
01:01soutient aujourd'hui.
01:02C'est d'être un petit peu moins pondéré de tech et on voit un peu le retour des valeurs
01:06hors tech.
01:08Tout ça s'explique assez facilement par cet grand questionnement.
01:11Et on voit Samsung, vous le disiez tout à l'heure, qui fait 1800% de hausse de ses bénéfices
01:17et qui baisse en bourse.
01:18Donc c'est vraiment un questionnement sur les valorisations avec toujours, on en a parlé souvent,
01:23c'est-à-dire que vous avez des valorisations qui ne cessent de grimper à la faveur de résultats assez
01:29astronomiques.
01:30Et évidemment, on a des boîtes qui gagnent de l'argent, grosse différence avec la bulle des années 2000.
01:34Simplement, c'est que c'est des résultats, un, qui sont exceptionnels.
01:36Est-ce qu'ils peuvent durer indéfiniment, première chose ?
01:38Deuxièmement, est-ce que ces résultats exceptionnels sont basés sur des réalités ou sur des profits futurs discountés
01:46qui font qu'on est un peu dans du co-sanguinité, dans du circulaire ?
01:49Et donc c'est un peu tout ça qu'on questionne aujourd'hui.
01:51Vous parliez de SpaceX, on va en parler tout à l'heure.
01:55Et le titre recule pour son premier jour au Nasdaq 100.
01:57Voilà, on avait tous dit que ça n'allait pas arrêter de monter.
02:00Finalement, ça est remporté par cette vague de doutes ou en tout cas de consolidation sur la tech.
02:06Oui, le Nasdaq recule d'1,4% aujourd'hui.
02:09Samsung a décroché ce matin, malgré les trimestriels assez dingues.
02:12François, bénéfice d'exploitation record multiplié par 19.
02:15Samsung a décroché et ses fournisseurs décrochent.
02:17En Europe, à SML, cet après-midi, recule à la bourse d'Amsterdam, moins 7%.
02:22Là, l'étincelle négative vient de Corée.
02:25Jusqu'ici, on voyait effectivement les 7 magnifiques ne plus produire grand-chose en bourse
02:28parce que la Corée, elle, a tiré les flux.
02:30Là, on voit que ces deux Corées, on voit des signes de craquement à nouveau.
02:34Enfin, même là-bas, même en Corée désormais.
02:36Qu'est-ce que ça dit ça ?
02:37Ça dit que le marché cherche une nouvelle histoire du carburant.
02:41On a vécu quand même pendant plusieurs mois sur la perspective d'une sortie de guerre
02:45et un retour à la normale des cours du pétrole.
02:48Ça, ça a déjà été très bien joué par les investisseurs.
02:52Et on a eu des marchés qui ont progressé pendant le conflit.
02:56Et durant ce conflit, on a eu sans cesse des révisions à la hausse des croissances bénéficiaires des entreprises.
03:00Quand on regarde le S&P 500, au début de l'année, on estimait le consensus était plutôt sur une
03:05croissance de 15% du bénéfice net par action du S&P 500.
03:10Là, aujourd'hui, on est à 25%.
03:12Donc, maintenant, il va falloir tenir ces fameux 25%.
03:15Et donc, la barre, elle est haute.
03:17Est-ce qu'on va pouvoir faire largement mieux ?
03:19C'est compliqué.
03:20On le voit, par exemple, avec Samsung, même si les résultats sont très impressionnants.
03:25C'est le moins qu'on puisse dire.
03:26Mais est-ce que c'est durable ?
03:27Est-ce qu'ils vont pouvoir le dupliquer ?
03:28Donc, voilà, on est dans une phase un peu de doute.
03:30Les marges d'Ebitda de Samsung dépassent de loin celles d'NVIDIA.
03:35Celles d'NVIDIA sont 60%, celles de Samsung 80%.
03:38Oui, mais historiquement, on sait que les prix des puces mémoire sont beaucoup plus volatiles que les puces de puissance.
03:46Mais globalement, on a la recherche d'une nouvelle histoire.
03:50Et la nouvelle histoire, elle n'est pas encore tout à fait écrite.
03:52Parce que, d'abord, on voit qu'il y a un durcissement des banquiers centraux, en tout cas de la
03:56Fed.
03:56Est-ce qu'il y aura hausse de taux à partir de septembre ou pas ?
03:59Donc, il y a un petit peu de suspense.
04:00D'autant qu'on a quand même des cours du pétrole qui refluent.
04:03Donc, est-ce que l'inflation, elle va rester élevée longtemps, etc.
04:05Donc, on cherche un peu nos marques.
04:07On va avoir une avalanche de publications des résultats d'entreprises dans quelques jours.
04:11Donc là, il va y avoir aussi un peu de volatilité.
04:14Donc, finalement, se dire on prend quelques bénéfices maintenant,
04:17alors que les marchés ont formidablement monté et que les nouvelles histoires,
04:21parce qu'il faut nourrir la bête, il faut nourrir le marché.
04:25Mais on a quand même eu un report, ça c'est quand même un signal qui est plutôt négatif sur
04:28la tech,
04:29c'est un report d'une introduction d'OpenAI qui devait être enchaînée tout de suite derrière Anthropik.
04:33Donc, on devait avoir 3 méga introductions aux États-Unis.
04:38SpaceX, plus des dizaines de milliards, plus de 80 milliards levés.
04:41On devait avoir Anthropik, ça c'est quasiment sûr, ça va être aussi des dizaines de milliards levés.
04:44Mais on n'a pas OpenAI, donc on n'a pas le strike, on n'a pas les 3 valeurs
04:49qui vont aboutir
04:50et qui vont encore nourrir les investissements dans le domaine de l'IA.
04:53Donc, il nous en manque un.
04:54Donc, finalement, voilà, on se dit c'est très bien, mais ça aurait pu être mieux.
04:57Et donc, finalement, on prend quelques bénéfices.
04:59Pour l'instant, il n'y a rien d'inquiétant.
05:00Mais voilà, il faut trouver un nouveau scénario, un nouveau paradigme.
05:04Amazon, d'après Bloomberg, chercherait à son tour à lever 25 milliards de dollars supplémentaires via des obligations.
05:09Voilà, 25 milliards de plus, c'est ce que chercherait Amazon sur le marché obligataire.
05:12Le titre Amazon est stable dans un marché en baisse.
05:14Donc là, pour le coup, cette info-là, le marché ne la sanctionne pas.
05:17Ça ne la sanctionne pas et pourtant, ça correspond précisément à la petite alerte lancée par la BRI,
05:22qui a fait un excellent rapport sur la valorisation de la tech en disant
05:27qu'on n'a aucun doute sur le fait que c'est une révolution technologique.
05:29En revanche, tout le monde ne sera pas gagnant là-dedans.
05:31Et il y a peut-être du surinvestissement et on n'arrivera pas forcément à tout monétiser.
05:35Et typiquement, il cite le fait qu'il y a un certain nombre de boîtes de la tech
05:39qui se mettent à lever de la dette juste après.
05:42On parlait justement des introductions de bourse, on lève 86 milliards.
05:45La semaine d'après, on vient lever de la dette.
05:47Et donc, il y a quand même une espèce de leverage qui est en train de se mettre en place,
05:50de boîtes qui sont en train de s'endetter assez classiquement.
05:52On passe du narratif de boîtes très peu endettées avec beaucoup de fric-lash-flow,
05:57des marges bénéficiaires incroyables,
05:58à des boîtes qui finalement, on voit les marges quand même baisser globalement.
06:02Et surtout, finalement, du capex qui se maintient.
06:06Et en revanche, du levier qui, lui, commence à augmenter avec de la dette.
06:09Et donc, on passe par des boîtes un peu exceptionnelles, à des boîtes un peu plus classiques.
06:12Et vous le disiez très justement, dans un environnement qui est peut-être un environnement
06:16finalement aussi éto, on perd un peu ça.
06:18Et puis, j'ajoute que ce qui a été marrant, c'est que dans tout l'épisode Iran,
06:21entre guillemets, on avait ce narratif comme quoi les valeurs de la tech,
06:23c'était l'IA plus fort que la guerre.
06:25C'est ça qu'on disait, que finalement, le narratif l'emportait sur la guerre.
06:28Et que c'était peut-être même des valeurs refuge et que finalement,
06:31on valait mieux acheter du Microsoft ou du Nvidia que de l'État américain.
06:34C'était peut-être plus sûr parce qu'au moins, on avait une visibilité
06:37alors que l'État américain s'endait tel déficit courait à plus de 7,5%, etc.
06:41Là, ce qu'on voit bien avec la fin de la guerre,
06:43c'est peut-être cette espèce d'inversion de paradigme
06:45qui était sans doute un peu excessif de penser que la tech était immunisée contre tout ça.
06:50La tech, ça reste quand même de plus en plus, on le voit,
06:53ça devient en tout cas de plus en plus aussi une affaire de capex,
06:56de leverage, de dette en plus de bilans qui gonflent.
07:00Donc voilà, on change un petit peu d'univers quand même.
07:03Oui, un mot de SpaceX donc aussi qui intègre le Nasdaq 100.
07:06Ça y est, c'est fait à peine 26 jours après son introduction en bourse,
07:09quand même délai record d'introduction dans un indice américain.
07:12On se disait, les fonds passifs, il y en a plus de 200 sur le Nasdaq 100
07:16qui vont intégrer SpaceX, vont devoir acheter la valeur,
07:19ça va la porter naturellement.
07:21Mais que nenni, SpaceX pour cette première séance au Nasdaq perd 5,5%.
07:24Comment vous l'expliquez, ça ?
07:26Il y a plus de vendeurs, malgré les flux acheteurs dépendant des ETF.
07:28Alors oui, il y a plus de vendeurs que d'acheteurs, je pense qu'on peut le dire, Guillaume.
07:30C'est mon explication.
07:31On va le préciser, il y a encore plus de vendeurs que d'acheteurs aujourd'hui.
07:36Non, ben effectivement, là aussi, c'est quand même un petit peu le parangon
07:39de l'histoire de ce qui se passe en ce moment.
07:43C'est-à-dire que, est-ce que SpaceX ne rentrera pas dans les livres d'histoire
07:46comme une espèce quand même de symbole peut-être d'un certain nombre d'exès ?
07:49Je ne veux pas me prononcer sur quelque chose, moi je suis un petit peu en débat
07:54avec mes analyses là-dessus, mais quand même, SpaceX, l'histoire qu'on vous vend,
07:57c'est qu'on va envoyer un million de personnes sur Mars,
08:00qu'on va faire des data centers dans l'orbite et que ce serait moins cher
08:03de faire des data centers en orbite que d'aller mettre du panneau solaire dans le Texas.
08:07Bon, il faut quand même acheter l'histoire.
08:08Ce n'est pas si évident que ça, que ça doit valoir autant que ce que c'est valorisé aujourd
08:15'hui.
08:15Donc je pense que ça peut rester aussi comme une espèce de symbole de
08:18tiens, on a réussi à vendre une histoire quand même qui n'engage que ceux qui la croient.
08:22Il y en a qui y croient encore, c'est les grandes banques américaines
08:24avec des objectifs de cours, des recommandations sur SpaceX,
08:27ça y est, qui commencent à arriver et qui sont énormes.
08:29Une dizaine, il y a même, je ne sais plus de mémoire,
08:31Morgan Stanley qui prévoit un double du cours actuel.
08:36Après, il y a des effets techniques, appartement c'est tellement gros,
08:38c'est un petit peu autoréalisateur.
08:40Vous le disiez, il y a des investisseurs passifs qui vont devoir en prendre.
08:44C'est la mécanique.
08:45C'est là toute la question, je ne veux pas revenir sur le match à Etats-Unis-Belgique,
08:49mais pourquoi on va changer les règles tout d'un coup pour que ça rentre dans les indices
08:54et que tout d'un coup, on revienne en jeu des choses qui n'auraient pas dû avoir
08:58forcément lieu dans cette dynamique-là.
09:01Ça va beaucoup plus vite, SpaceX.
09:02Bon, aujourd'hui, on peut questionner quand même l'investissement passif.
09:07On ne porte pas la prudence qu'il y a en ce moment sur la tech.
09:10Moi, je trouve que c'est assez sain, finalement.
09:12François, SpaceX avance à reculons aujourd'hui pour sa première séance au Nasdaq.
09:16Le titre perd 6% contre toute attente ou pas contre toute attente.
09:19Ça veut dire qu'il y a quand même énormément de vendeurs aujourd'hui sur SpaceX.
09:21On a quand même un cours de bourse, je crois, au-dessus du cours d'introduction.
09:25Mais 30% sous le record.
09:27Oui, mais il faut voir que, d'abord, ça a été introduit à des multiples de valorisation incroyables.
09:32On était à 100 fois le chiffre d'affaires pour une société qui perd de l'argent.
09:36Donc, se dire qu'il y a beaucoup de marge de potentiel au niveau valorisation,
09:40est-ce qu'on va accepter de la payer 150 fois son chiffre d'affaires ou 200 fois ?
09:44Là, on parle, ça ne devient pas du tout raisonnable.
09:47C'est quand même une boîte qui est impressionnante.
09:49Ça perd 9 milliards l'année dernière.
09:51En année glissante, là, le dernier résultat, ça en perd 25 milliards.
09:54Et vous voulez dire que les valorisations, on achète une histoire.
09:57Ce sont stratosphériques.
09:58Donc, déjà, c'est déjà formidable de garder ce niveau de capitalisation,
10:01ce poids boursier et un cours de bourse qui est au-dessus de son cours d'introduction.
10:05Parfois, on est à la Bourse de Paris, on a des plus petites sociétés.
10:08Dans le cours d'introduction, on n'arrive pas à le retrouver quelques jours après,
10:12voire quelques semaines après.
10:13Donc là, on a quand même sur un titre qui tient.
10:15Ça, c'est le premier élément.
10:16Deuxième élément, maintenant, pour aller plus haut,
10:18il faut qu'il arrive à démontrer qu'il crée de la valeur.
10:20Donc, il y a le discours, le narratif, maintenant, tout le monde le connaît.
10:23On a les satellites qui peuvent financer les lancements de fusées
10:26et qui peuvent nous financer une partie de la conquête spatiale,
10:31même s'il faut lever de la dette en plus de lever du capital.
10:34Donc, ça consomme, ça mange beaucoup de capital.
10:37À un moment donné, il va falloir montrer que ça génère aussi des capitaux,
10:40un flux de trésorerie positif.
10:42Donc, c'est ça, l'histoire.
10:43Et la deuxième histoire, c'est, est-ce qu'il va réussir à faire ces robots Optimus chez Tesla
10:49pour après fusionner Tesla avec SpaceX pour vraiment asseoir et devenir la première capitalisation mondiale ?
10:59Ce qui est le scénario le plus probable.
11:01Mais pour ça, il faut, pour justifier cette fusion,
11:04il faut que derrière, il y ait des robots humanoïdes, des Optimus chez Tesla,
11:09pour dire qu'il y a un intérêt, parce que dans l'espace, peut-être que dans un premier temps,
11:13on ne va pas envoyer des hommes sur Mars, mais peut-être des robots.
11:15Ça me paraît plus sage.
11:17Sauf si vous voyez, Guillaume, vous avez envie de partir un an là-bas.
11:20Je ne sais pas.
11:21Et pas sûr de pouvoir revenir.
11:22Voyageur du monde va peut-être proposer.
11:24Peut-être voyageur.
11:24C'est des one-way tickets pour l'instant.
11:27Il y a quand même du risque.
11:28Donc peut-être que c'est plus sage de mettre des robots.
11:30Et là, ça aurait du sens de fusionner tout ça.
11:32Donc il a encore des cartouches pour faire rêver durablement les investisseurs.
11:36Il a un fan club, notamment aux Etats-Unis.
11:40Mais de l'autre côté de l'Atlantique, on a besoin de voir un peu quand même une croissance bénéficiaire.
11:45Oui.
11:45Alors l'IA, c'est aussi, on va parler des autres thématiques bien sûr dans un instant,
11:49c'est aussi très gourmand en ressources énergétiques.
11:52Et en électricité, Antoine, il se trouve qu'on se demande justement sur le pétrole.
11:56Est-ce qu'on aura demain assez de pétrole pour nos besoins ?
11:59Maintenant, on commence peut-être à avoir la réponse avec la réouverture d'Hormuz.
12:01On se dit, ah non, peut-être qu'il y aura même trop de pétrole.
12:04Va-t-on vers une surabondance de pétrole ?
12:06Cette question peut se la poser aussi sur l'électricité.
12:08Parce qu'on a la construction, la mise en place, le développement de nouveaux parcs
12:11de production d'électricité un peu partout.
12:13Et dans certains pays, on commence à se demander si on ne va pas vers une surabondance d'électricité désormais,
12:19Antoine.
12:19Si on regarde ce qui se passe en Australie,
12:21c'est assez amusant.
12:23Il ne faut pas oublier qu'il y a 80% de la surface du pays
12:25qui est un désert où il fait thermostat 12.
12:28Et où on a effectivement
12:30le mérite d'installer le plus
12:32de fermes solaires possibles.
12:34Mais on produit tellement d'électricité photovoltaïque
12:37en Australie que
12:38chaque citoyen en moyenne a
12:403 heures d'électricité gratuite par jour.
12:43Ça donne une...
12:44C'est le cas en Suède aussi.
12:46Ils sont en train de basculer justement pour que les industriels
12:49produisent aux heures pleines.
12:50Absolument.
12:51Mais vous savez,
12:52aujourd'hui, je regardais juste avant de venir,
12:54parce que ça m'intéresse le sujet,
12:55le prix de l'électricité en France aujourd'hui,
12:57c'est zéro.
12:58Oui, il y a...
12:58Le prix de l'électricité en Allemagne aujourd'hui,
13:00c'est zéro.
13:01Le prix de l'électricité aujourd'hui en Italie,
13:03c'est 130 euros le mégawatt.
13:05Donc, il y a quand même une espèce de truc sur les renouvelables
13:08qui font de l'énergie pas chère.
13:09Donc, la compétitivité prix d'un pays,
13:12elle va dépendre énormément de ça.
13:13Donc, aujourd'hui, si vous devez mettre un data center,
13:15pourquoi SoftBank vient en France ?
13:16C'est parce que vous avez de l'électricité abondante
13:18et pas chère.
13:19Et pour être pas chère, il faut être renouvelable.
13:20Pour être abondant, il faut être un peu nucléaire.
13:22Du coup, tu peux plutôt le mettre en Australie,
13:25ton data center,
13:26il aura trop de l'énergie dans l'espace,
13:27ça va être un peu plus compliqué.
13:29Même dans le Sahara,
13:302% du Sahara,
13:32vous pouvez mettre en panneau solaire
13:33autant pour l'électricité et la consommation électricité du monde.
13:36Le problème des renouvelables,
13:38c'est que l'énergie n'est pas forcément récurrente, régulière.
13:41Donc, il faut avoir un plan B
13:42pour pouvoir...
13:44Ou une centrale.
13:45Alors là, c'est l'appel d'offre de cet après-midi
13:47du gouvernement français
13:48qui enfin est passé à l'électricité et le solaire.
13:50Si vous mettez l'électricité et le solaire,
13:52le problème est résolu.
13:53C'est ce qui se passe d'ailleurs en Australie.
13:54C'est les leaders mondiaux
13:56sur le stockage par batterie de l'électricité solaire.
13:58Il faut des batteries.
13:59Et qui sort, là, sur l'appel d'offres,
14:01on sort sur les trucs à 80 euros mégawatts.
14:03Donc, solaire plus batterie,
14:04on est déjà en train de passer sous le nouveau nucléaire.
14:07Oui, mais tout ça, c'est une excellente nouvelle
14:08pour la réindustrialisation européenne.
14:10Peut-être parce que les prix de l'électricité américain,
14:11au contraire, sont super élevés
14:12du fait de la demande très forte liée à l'IA, notamment.
14:15Surtout qu'ils font ça avec des centrales à gaz.
14:16Ce n'est pas en train d'être le moins cher.
14:18On peut imaginer une réindustrialisation européenne
14:20avec ses prix à zéro.
14:21On aime bien l'idée, mais en tout cas, c'est sûr.
14:23Si le monde de demain est IA, data center,
14:27il est forcément électrique.
14:28Et aujourd'hui, pour produire de l'électricité,
14:30ou en tout cas dans les technologies
14:31qui sont connues aujourd'hui,
14:33c'est clair qu'il n'y a pas moins cher
14:34que le renouvelable, que le solaire.
14:36Le solaire, c'est ça qui va l'aborder.
14:37Donc, les pays dans lesquels on peut penser
14:40qu'on devrait installer data center
14:42sont ceux où il y aura le plus d'électricité
14:45renouvelable, quelque part.
14:46Et encore une fois, qu'il soit 24 disponibles.
14:49Donc, il faut penser à ça.
14:51Aujourd'hui, ce qui est le cas,
14:52c'est que c'est typiquement la France.
14:54On a un coup à jouer là-dedans.
14:56Et encore une fois, pourquoi SoftBank choisit
14:58la France pour mettre 75 milliards d'investissements
15:00dans les data centers ?
15:01Ça, c'est quand même un truc que...
15:02Oui, mais il y en a d'autres qui choisissent
15:04d'autres pays aussi.
15:04Oui, bien sûr, bien sûr.
15:05Non, mais aujourd'hui, il y a énormément
15:07de data centers.
15:08Aujourd'hui, on est à zéro,
15:09mais demain, on ne sera peut-être pas à zéro.
15:11Il y a une volatilité du prix
15:12qui est quand même assez importante.
15:13Mais c'est vrai que nous, on peut se targuer
15:15au moins de ça, d'avoir une électricité
15:17pilotable, pas chère.
15:19Pour l'instant, c'est ça qui est gagnant.
15:20En Allemagne, la production industrielle
15:23reprend au mois de mai.
15:24Confirmation de la reprise
15:25de cette industrie allemande,
15:26les carmets de commandes mieux orientés.
15:28Vous sentez, François, que pour le marché européen,
15:30pour la suite, l'Allemagne,
15:32qui a été un peu décevant ces derniers trimestres,
15:33ces derniers mois, pourrait redevenir
15:35une source d'espoir ?
15:36Là où on a été tous déçus avec l'Allemagne,
15:38c'est que le plan de relance,
15:38il a mis beaucoup de temps à infuser, à lâcher.
15:41On voit que les Allemands, ils n'aiment pas dépenser.
15:43Et on l'a encore très bien vu
15:45avec leur méga plan de relance.
15:49Ils comptent leurs sous, ils prennent du temps.
15:52Mais à un moment donné, on sait que l'Allemagne,
15:53une fois que c'est lancé, c'est lancé.
15:55Et c'est carré.
15:56Simplement, le temps, c'est aussi de l'argent en bourse.
15:59Et on voit que le DAX a fait un très mauvais
16:01premier semestre par rapport aux autres indices.
16:03Il y a un retard qui s'est accumulé,
16:05compte tenu de nombreux déboires.
16:07L'industrie automobile allemande,
16:09elle est en difficulté par rapport à la concurrence
16:12asiatique et chinoise avec l'électrique.
16:14Il manque quand même des sources d'énergie avec la Russie.
16:18Donc, ils ont beaucoup de défis à relever.
16:21Mais ils ont les moyens financiers.
16:22Donc, à un moment donné, oui, ça devrait marcher.
16:25Même si on ne voit pas non plus...
16:27En tout cas, politiquement,
16:29ils ne sont pas à l'aise pour savoir
16:30est-ce qu'ils vont rejoindre le camp des sceptiques
16:34vis-à-vis de la Chine en Europe
16:36ou s'ils vont continuer à faire les yeux doux aux Chinois.
16:39En fait, ils n'ont pas encore vraiment tranché
16:41leur politique de développement et de commerce avec la Chine.
16:46Donc, il y a quand même encore un peu de suspense.
16:47Mais le plan de relance, oui, il va infuser.
16:50Et on va avoir peut-être des débats encore à nouveau sur l'OTAN, etc.
16:52Donc, ce besoin d'avoir une armée plus efficace, plus moderne,
16:58ce besoin de développer de nouvelles infrastructures en Allemagne,
17:01en tout cas, il est criant.
17:02Maintenant, ils ont des budgets, mais il faut appuyer sur le bouton.
17:05En Europe, et dans le cadre de l'OTAN,
17:0640 milliards d'euros de contrats annoncés
17:08dès la première journée de la réunion du sommet de l'OTAN
17:10qui doit durer jusqu'à demain encore.
17:1140 milliards d'euros de contrats.
17:13Thématique défense.
17:14Donc, on espère voir se réveiller quand même.
17:16Oui, et puis avec des gros...
17:18Regardez la commande qui vient de passer le Canada.
17:20On a choisi l'Allemagne pour ses 12 sous-marins
17:24avec une accélération de l'histoire
17:25puisqu'ils doivent les livrer très, très vite.
17:27Aujourd'hui, vous parliez justement du plan de relance allemand.
17:30Ça y est, on a eu un peu des éléments qui tombent
17:32parce qu'en fait, ils mettent du temps, je suis complètement d'accord,
17:34ils mettent du temps à l'implémenter.
17:36Mais ça y est, là, on commence à avoir des chiffres
17:37juste pour donner quelques petits chiffres sur le plan allemand.
17:41C'est 109 milliards en 2027, le budget militaire allemand.
17:43C'est 55 milliards sur les infrastructures.
17:45C'est 180 milliards de dépenses militaires
17:48d'ici 2030.
17:50Donc, ils vont avoir six ans d'avance,
17:51ils vont atteindre les 3,5% de dépenses de défense.
17:54Ils vont dépenser 600 milliards sur la défense
17:57et non pas 500 milliards.
17:58Donc, ils sont quand même en train de passer la seconde
18:00avec des énormes...
18:01Tyson Croup, on en parlait sur les sous-marins,
18:04mais ils n'ont qu'à NDS, etc.
18:06Ce sont des valeurs qui sont assez intéressantes.
18:08Quand SpaceX a des valorisations stratosphériques,
18:11on a des valeurs de défense qui sont 25% en dessous du début de l'Iran,
18:14alors qu'on a une accélération phénoménale des dépenses,
18:16pour le coup, de défense.
18:18Et KNDS qui annonce un report sur l'introduction en bourse
18:20quelques jours à peine après l'avoir annoncé,
18:22c'est en invoquant les conditions de marché.
18:24Non, c'est juste une question de...
18:26Oui, je sais pas...
18:27Ce sont bon dos les conditions de marché.
18:28Mais c'est vrai que, regardez OpenAI,
18:30ils n'y vont pas non plus,
18:31donc ça doit être assez fragile quand même là-dedans.
18:33Non, puis c'est vrai que la valeur de défense,
18:34on fait un mauvais début d'année.
18:36Quand on voit Rennes Métal qui...
18:38Il vaut mieux le rouge.
18:39Il vaut mieux s'introduire quand c'est au plus bas
18:40que quand c'est au plus haut.
18:42Il faut s'introduire aussi quand il y a de l'appétit
18:44pour votre secteur.
18:45Oui, puis ça les cherche quand même du cash,
18:47donc si c'est un peu mieux valorisé,
18:48c'est pas plus mal.
18:49Bon, on poursuit nos échanges, messieurs.
18:53Moins 0,3%, c'est-à-dire STD4MX perd quasiment 8%.
18:57Lanterne rouge, c'est le segment tech qui souffre
19:00dans le sillage de Samsung, donc.
19:02On est toujours sur une phase de dégagement
19:04sur plein de valeurs.
19:05ASML qui fournit justement Samsung,
19:07recule aussi de 7,4%.
19:09Et puis plusieurs sources nous indiquent que
19:11DeepSync sera en train de produire sa propre puce,
19:14figurez-vous.
19:15Comment réagit NVIDIA ?
19:16Moins 1,5%.
19:17Mais la concurrence chinoise, on va en parler,
19:19toujours avec François Monnier et Jean-François Robin.
19:21D'autres sources nous indiquent,
19:23messieurs, que le président chinois,
19:26les autorités chinoises en tout cas,
19:27ont réuni les dirigeants de la tech chinoise
19:30pour leur demander quoi ?
19:31Eh bien de ne pas laisser accessible aux étrangers
19:34leurs meilleurs IA.
19:36Un peu comme Donald Trump qui a demandé à Anthropique
19:38de ne pas laisser accessible aux étrangers
19:39ses meilleurs IA.
19:40Alors on se met d'un autre point de vue à nous,
19:43tiens, européens.
19:43On n'aurait ni accès aux meilleurs IA chinoises,
19:46ni accès aux meilleurs chinois américaines.
19:48C'est Mistral qui va être content.
19:49Il nous resterait Mistral.
19:50Non mais moi je pense qu'il y a une guerre de la com là-dedans.
19:53Les chinois sont en train de montrer
19:54qu'ils sont les égaux,
19:55en train de chercher à montrer
19:56que c'est les égaux des Etats-Unis.
19:57Trump ne veut pas exporter ses plus
19:59et ses modèles d'IA les plus performants.
20:01Eh bien nous c'est pareil finalement.
20:03C'est une façon de faire penser
20:05que les chinois sont les leaders
20:06de ce nouveau monde.
20:08Moi je pense qu'il faudrait absolument
20:09demander à Mistral de ne plus exporter
20:11Vibes et de le garder pour nous
20:12parce qu'on est dans une espèce de guerre
20:14de l'information là.
20:15Je pense plus qu'autre chose.
20:17Oui il y a de la communication
20:19mais ça montre aussi quand même
20:20qu'on a une dépendance numérique
20:22qui est monstrueuse.
20:24On sait qu'on est dépendant
20:26industriellement, numériquement.
20:27On est dépendant aussi militairement.
20:30Donc à un moment donné
20:31il faut qu'on se réveille.
20:32Et Mistral a des atouts
20:34mais le temps joue contre lui.
20:37Il devient de plus en plus petit
20:38par rapport aux autres
20:39qui investissent 10 fois, 50 fois,
20:41100 fois plus que lui.
20:43Donc au départ l'initiative
20:44était intéressante, sympathique
20:46faisait rêver
20:47et plus le temps passe
20:48plus Mistral décroche
20:49par rapport aux autres.
20:50Donc à un moment donné
20:51il faut ou lever de l'argent
20:53ou trouver un partenariat.
20:54Alors eux ils se focalisent
20:56sur les entreprises
20:56donc ils ne se disent pas
20:58ce sera, on va s'intéresser
20:59au grand public
21:00mais ce qu'on voit
21:02c'est que
21:03alors peut-être que les Américains
21:05développent et gaspillent de l'argent
21:07mais les sommes en jeu
21:08mis en place par les concurrents
21:10font que là on a affaire
21:12plutôt à une société
21:13de taille modeste
21:14qui a des ambitions modestes
21:16alors que le besoin européen
21:18et le besoin français
21:19vis-à-vis de l'IA
21:20l'IA est gigantesque.
21:22Alors après je trouve
21:22que quand même
21:23le côté dépense
21:24par rapport à l'efficacité
21:25c'est le modèle chinois
21:26et pas du tout
21:26dans les mêmes ordres de grandeur.
21:28Mais on a peu de visibilité
21:29sur vraiment les dépenses
21:30et les performances.
21:31Et après Mistral
21:32sur une vague
21:33qui me semble intéressante
21:34c'est celle de maintenant
21:34de la grande thématique
21:35de la souveraineté.
21:36J'étais récemment
21:37au Parlement européen
21:38ils sont en train
21:38de passer sur Mistral
21:39la Commission européenne
21:40il passe sur Mistral
21:41Stellantis sur Mistral
21:42Airbus sur Mistral
21:43les armées sur Mistral
21:44donc il y a aussi
21:45une dynamique
21:46peut-être moins forte
21:47que les États-Unis
21:47mais on l'a vu aussi
21:48avec OVH
21:48OVH spécialiste du cloud
21:51on se disait
21:51on en a besoin
21:52on a besoin d'un cloud européen
21:53etc.
21:54Mais in fine
21:55on voit que les trois grands
21:56sont toujours les mêmes
21:57ce sont les trois grands américains
21:59c'est Amazon
22:00c'est Google
22:01c'est Microsoft
22:03et point final
22:04donc il y a des miettes
22:05et les miettes
22:06c'est souvent pour les européens
22:07donc à un moment donné
22:08en tout cas
22:09on a le besoin
22:10on a l'envie
22:11on a les acteurs
22:12qui peuvent militer
22:13mais on a du mal
22:14à passer la seconde
22:15Dans quelques jours
22:16les publications vont démarrer
22:18voilà on va entrer
22:18dans une nouvelle phase de marché
22:19la semaine prochaine
22:20en France
22:20une première publication
22:21et aux États-Unis aussi
22:23les banques américaines
22:23vont ouvrir le bal
22:24ici en Europe
22:25on va revenir ici en Europe
22:26François
22:26est-ce que vous la sentez bien
22:27cette saison de publication
22:28pour nourrir la hausse
22:29des marchés européens ?
22:30Ce qu'on voit
22:30c'est qu'on l'a vu aux États-Unis
22:32on le voit aussi en Europe
22:33on a eu sans cesse
22:34des révisions à la hausse
22:35des attentes
22:36de la part des analystes
22:37sur la croissance bénéficiaire
22:39tout au long du premier semestre
22:41donc les attentes
22:42aujourd'hui
22:42elles sont plutôt élevées
22:44donc est-ce que les entreprises
22:45vont être capables
22:46de faire aussi bien ?
22:48Ben c'est pas sûr
22:49donc il y aura probablement
22:51des fortes réactions
22:52notamment à la baisse
22:53sur certains titres
22:54où les attentes
22:56sont vraiment très élevées
22:57quand on voit Samsung
22:58ce qu'ils ont été capables
22:59de faire
23:00et les prises de bénéfices
23:01alors certes
23:01le titre s'était emballé
23:03etc.
23:03mais on voit
23:04qu'on a vraiment acheté
23:06la promesse
23:07il va falloir maintenant
23:08délivrer
23:09et assurer
23:10voire
23:10et c'est surtout ça
23:11qu'attendent les investisseurs
23:12aujourd'hui
23:13avec le niveau d'attente
23:14des révisions à la hausse
23:15et peut-être
23:16qu'il y aura beaucoup
23:17d'entreprises
23:17qui vont encore hésiter
23:18à revoir la hausse
23:20leurs prévisions de bénéfices
23:21fin juillet
23:22parce que l'inflation
23:23on ne sait pas
23:24si elle va vraiment
23:25elle va être maîtrisée
23:25donc il y a encore
23:26beaucoup de suspense
23:27sur le pouvoir d'achat
23:28des ménages etc.
23:29donc la visibilité
23:31elle n'est pas excellente
23:32même si c'est mieux
23:33parce qu'on a une perspective
23:34de guerre
23:35en tout cas
23:36de paix
23:37au Moyen-Orient
23:38donc
23:39mais bon
23:40Trump
23:40est Trump
23:41donc il a fait beaucoup
23:42de parler de lui
23:43est-ce qu'il va nous reparler
23:44de Cuba
23:44de Groenland
23:45etc.
23:46plein de surprises
23:46encore
23:46de guerre
23:47même si maintenant
23:48la guerre d'échange
23:48pardon
23:49la guerre d'échange
23:50et la guerre tarifaire
23:51ça fait un peu moins peur
23:52aux investisseurs
23:52à force d'en avoir parlé
23:54beaucoup
23:54ça désamorce un peu
23:57la grenade
23:57on semble totalement immunisé
23:57quel secteur
23:58vous privilégierez
23:59il faudra privilégier
24:00au deuxième semestre
24:01d'après vous
24:01nous
24:04on aime bien
24:05les secteurs
24:06qui ne dépendent pas
24:08du cycle économique
24:09par exemple la santé
24:09la santé
24:10c'est vraiment
24:11typiquement le secteur
24:12qui a souffert
24:13qui souffre
24:13quasiment
24:14depuis
24:16la sortie du Covid
24:17c'était vraiment
24:18le secteur phare
24:19en 2020
24:21puis après
24:21il y avait eu
24:22trop de commandes
24:23longues traversées
24:24du désert
24:25et là maintenant
24:25on a des niveaux
24:26de valorisation
24:26qui se sont effondrés
24:27on a sur des multiples
24:29de valorisation
24:29sur l'ensemble
24:30des valeurs
24:30du secteur de la santé
24:31qui ont confondu
24:32de près de 40%
24:32alors certes
24:34c'était peut-être
24:34trop cher
24:35mais à un moment donné
24:36on passe tout souvent
24:37d'un excès à l'autre
24:38et là
24:39c'est probablement
24:40survendu
24:40donc il faut avoir
24:41des secteurs
24:42comme la santé
24:43en portefeuille
24:43il faut avoir
24:45je pense
24:45un peu de valeur
24:46bancaire
24:47des financières
24:49en portefeuille
24:50où les niveaux
24:50de valorisation
24:51ne sont pas excessifs
24:52il y a des dividendes
24:52qui sont généreux
24:53les sociétés
24:54devraient être capables
24:55d'annoncer des croissances
24:56bénéficiaires
24:57assez sympathiques
24:58donc cette approche value
24:59il ne faut pas la rejeter
25:00même si on est focalisé
25:02sur la croissance
25:02les semi-conducteurs
25:03l'électrification
25:05vous en avez parlé
25:05c'est vrai que les besoins
25:06sont considérables
25:07et puis on peut regarder aussi
25:09le côté
25:09le troisième pilier
25:10de la croissance
25:11ce sont les valeurs
25:12liées à l'aéronautique
25:13elles ont souffert
25:14pendant la guerre
25:16mais là on voit
25:16qu'il y a de l'appétit
25:18il y a du carnet de commandes
25:19il y a du pricing power
25:20encore dans ce domaine là
25:21donc oui
25:22on peut y aller
25:23et donc il faut essayer
25:24d'avoir un portefeuille
25:25diversifié
25:26mais la santé
25:27me semble être
25:28et peut-être que ce sera
25:29un des grands secteurs
25:31gagnants de l'IA
25:32avec toujours cette volonté
25:33de dire
25:33ça fait un moment
25:34qu'on en parle
25:35mais à un moment donné
25:36en tout cas
25:37les premiers débouchés
25:38on les voit plutôt là
25:40Jean-François ?
25:41moi ce que je trouve
25:42intéressant dans ces publications
25:43à mon avis
25:43on va être bonnes
25:44simplement c'est peut-être
25:45un peu le monde d'avant
25:46c'est-à-dire le monde d'avant
25:46au sens de l'Iran
25:48c'est-à-dire qu'on va avoir
25:49des phénomènes
25:50de sur-profit
25:51des secteurs énergétiques
25:53on va avoir un peu
25:54des secteurs
25:54des valeurs
25:57par exemple
25:58du retail
25:58qui va peut-être
25:59un petit peu plus
26:00être en retard
26:01mais simplement
26:02c'est que là du coup
26:02je ne trouve pas
26:03que c'est forcément
26:03une très forte valeur
26:05d'analyse
26:05sur ce qui va arriver
26:06puisque évidemment
26:07ces résultats parlent
26:08de quelque chose
26:09qui est terminé
26:09c'est-à-dire
26:10un monde de guerre
26:11inflationniste
26:12de remontée des taux
26:13etc
26:13où là on finalement
26:14on bascule dans un monde
26:15où la guerre se termine
26:16où l'inflation rebaisse fortement
26:18donc ça devrait porter
26:19les valeurs
26:20un peu plus cycliques
26:22probablement
26:23et puis peut-être
26:23que cette rebaisse des taux
26:24va peut-être se retrouver
26:26moi je suis assez d'accord
26:27sur les financiers
26:27même si je ne veux pas
26:28être jugé parti
26:29je pense que c'est
26:29les secteurs
26:30qui ne sont pas chers
26:31la santé
26:31je partage
26:32mais on le disait
26:33tout à l'heure
26:33pour moi
26:34il y a une thématique
26:35il suffit de voir
26:36ce qui se passe
26:36avec les annonces
26:37de l'OTAN
26:38où l'Europe
26:39est maintenant seule
26:40et doit s'armer
26:41à très très très
26:41très forte accélération
26:43de ses dépenses
26:44de défense
26:45évidemment
26:45quand vous avez
26:45des valeurs
26:46qui sont moins élevées
26:47qu'avant la guerre
26:48ça me semble délirant
26:50oui mais ça s'appelle
26:50le marché
26:51et ça s'appelle
26:52le marché
26:52je serais tendance
26:54à arbitrer
26:55entre SpaceX
26:55et KNDS
26:56mais bon
26:57qui suis-je pour juger
26:58préféreriez
26:59KNDS clairement
27:00un dernier mot
27:01sur la vague
27:01de fusion
27:02qu'on voit
27:03notamment dans
27:03l'univers des small
27:04et mid-cap
27:04voyageurs du monde
27:05va quitter la cote
27:06dans quelques semaines
27:07sans doute d'ici
27:08la fin d'année
27:08François
27:08après une OPA
27:10le titre gagne 21%
27:11ça ligne quasiment
27:12sur le cours proposé
27:14déjà voyageurs du monde
27:14peut-être que vous avez
27:15un avis là-dessus
27:15ce qu'on voit
27:16d'abord
27:17il y a toujours
27:18un désintérêt
27:18des investisseurs
27:19pour les sociétés
27:19de taille modeste
27:21il y a toujours
27:22une prime
27:22à la liquidité
27:23les gérants
27:24veulent pouvoir
27:25acheter
27:26vendre rapidement
27:27sur n'importe quel titre
27:28donc il y a un vrai
27:29problème
27:30de valorisation
27:32sur les sociétés
27:33de taille modeste
27:34alors il y a un moment donné
27:36on estimait
27:36que cette sous-valorisation
27:37elle était normale
27:38parce que le private equity
27:39ça cartonnait
27:40sauf que le private equity
27:42aujourd'hui
27:42est en difficulté
27:44les taux restent élevés
27:45ils ont du mal
27:45à déboucler leurs opérations
27:46etc.
27:47donc globalement
27:49partout dans le monde
27:49que ce soit en private equity
27:51ou dans les sociétés cotées
27:52de taille modeste
27:53il y a
27:55une sorte de désintérêt
27:57et donc on peut
27:58comprendre
27:59que la société
28:00si elle n'est pas contente
28:01de sa valorisation
28:02elle sort de la bourse
28:03ça c'est le premier point
28:03le deuxième point
28:04on voit quand même
28:05le retour des opérations
28:06des fusions acquisitions
28:08on a vu Schneider Electric
28:09qui a fait une grosse opération
28:10à 3 milliards
28:11bref
28:11ça se multiplie
28:12et donc là
28:13on a des sociétés
28:13qui recherchent de la croissance
28:14on est dans un environnement
28:16où la croissance
28:17l'a quand même
28:17un petit peu ralenti
28:18il faut quand même
28:18absorber
28:19cette guerre
28:20ce choc inflationniste
28:21qui est peut-être éphémère
28:22mais qui a quand même
28:23coûté de l'argent
28:25donc là
28:25on a quand même
28:26et c'est ça
28:27qui est positif
28:28c'est que
28:28les chefs d'entreprise
28:29sont plutôt confiants
28:31puisqu'ils sont prêts
28:32à utiliser leur cash
28:34pour partir
28:34en quête
28:35et à la conquête
28:36de nouveaux marchés
28:37et de la croissance
28:38et on voit
28:39des opérations
28:40d'acquisition
28:41de M&A
28:41qui se multiplient
28:42un petit peu partout
28:43ça c'est plutôt bon signe
28:44même si
28:45on le sait
28:46la fin d'un cycle haussier
28:47ça se termine toujours
28:48par des méga acquisitions
28:50des méga deals
28:50donc il faut être prudent
28:51mais en tout cas
28:52c'est agréable
28:53de revoir
28:54qu'il y a des opérations
28:54de croissance externe
28:55où les entreprises
28:56utilisent leur cash
28:57plutôt que de racheter
28:58leurs actions
28:58même si les investisseurs
28:59aiment bien les rachats d'actions
29:01on est sur un marché
29:02en conquête
29:02ils rachètent
29:03les small et mid-cap
29:04les plus attractifs
29:04ça veut dire
29:05qu'il ne restera
29:05que les moins attractifs
29:06en bourse
29:06à la fin
29:08et après
29:09ça pourra peut-être revenir en bourse
29:10vous savez
29:10il y a des sociétés
29:11qui sortent
29:11qui reviennent
29:12on a une introduction
29:13en bourse du slip français
29:14donc voilà
29:15c'est la cote qui vit
29:16mais c'est vrai
29:16qu'on a tendance à voir
29:17plutôt des très gros dossiers
29:19arriver en bourse
29:20que plutôt des petits
29:21Jean-François
29:21à la fin
29:21il ne restera que
29:22les moins prometteurs
29:23ou pas ?
29:24Non mais c'est la beauté
29:24de la bourse
29:25c'est qu'aujourd'hui
29:26la bourse
29:26je vous rappelle
29:26qu'en fait
29:27sortent les moins performants
29:28et ne rentrent que
29:29les plus performants
29:30donc quand on dit
29:31depuis 1928
29:32la performance moyenne
29:33de la bourse
29:34c'est 10%
29:34oui mais c'est vrai
29:35que les moins performants
29:36on les sort
29:36les plus performants
29:37rentrent à la place
29:38donc un petit biais statistique
29:40je vous remercie
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