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  • il y a 10 heures
Le secteur des contrôleurs aériens est dans le viseur de la Cour des comptes. Face aux dérives de la profession et aux grèves à répétition, les Sages appellent à remettre en question le statut de fonctionnaires des contrôleurs.

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00:00Les contrôleurs aériens se retrouvent dans le viseur de la Cour des Comptes.
00:04Deuxième rapport qui leur est consacré en l'espace de dix jours,
00:07et deuxième salve de critiques et de mesures choc visant à réformer un système qui,
00:12selon les auteurs de ces études, semble à bout de souffle.
00:15Après la commission des finances du Sénat, c'est donc la Cour des Comptes qui constate
00:19que retards et annulations de vols sont en hausse constante dans le ciel français,
00:23à tel point que les sages demandent l'ouverture d'un débat sur le statut de fonctionnaire
00:27de fonctionnaire des contrôleurs aériens oéliens fleuraux.
00:30La Cour des Comptes pointe d'abord l'organisation du travail,
00:33des performances jugées médiocres qui placent la France comme le mauvais élève du secteur en Europe depuis 2023,
00:40et un manque de flexibilité qui coûte cher, explique Arnaud Aimé, spécialiste de l'aérien au cabinet SIA.
00:46Un calendrier de travail qui est assez fixe et défini très à l'avance,
00:49alors que l'intensité du trafic, elle, elle est très variable dans le temps,
00:53ce qui fait qu'à des moments de pic, il n'y a pas assez de contrôleurs aériens mobilisés,
00:56et donc il y a des vols qui prennent du retard.
00:58Des dérives selon la Cour des Comptes, comme la pratique des clérances,
01:02ces autorisations tacitent à ne pas venir travailler même si l'on est au planning.
01:05Un constat général qui, selon les sages, doit ouvrir le débat sur le statut des contrôleurs aériens
01:11pour le sortir du périmètre de l'État, une option qui plairait aux compagnies aériennes selon Arnaud Aimé.
01:17On pourrait très bien imaginer augmenter le nombre de contrôleurs aériens,
01:20vu que ce n'est pas payé par le contribuable, mais plutôt par les compagnies aériennes elles-mêmes,
01:23qui seraient prêtes à payer davantage pour avoir un service de meilleure qualité.
01:27Éviter, comme en 2025, les 6,6 millions de minutes de retard made in France,
01:32pour un coût estimé à 800 millions d'euros pour les compagnies aériennes.
01:37Aurélien Fleureau du Service Économie d'Europe 1 du Sud.
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