00:00Écoutez, nous avons voulu tout simplement répondre à l'appel de la famille et notamment de la mère de Louis,
00:04d'être à leur côté non seulement pour rendre hommage bien sûr à la mémoire de leur fils,
00:07mais aussi pour porter un message politique qui est celui de la nécessité de mettre fin à l'excuse de
00:12minorité,
00:13abaisser la majorité pénale à 15 ans pour que ceux qui tuent comme des hommes payent comme des hommes,
00:19pour reprendre les mots de la mère de Louis précisément.
00:22Que répondez-vous à celles et ceux qui vous accusent de récupération aujourd'hui ?
00:27Oui, je dis que c'est la meilleure manière évidemment de stériliser le débat.
00:30En général, ceux qui accusent de récupération sont précisément ceux qui ne veulent pas qu'on parle des problèmes et
00:34qui ne veulent pas qu'on les règle.
00:35Nous sommes face à un véritable scandale d'État. Il ne s'agit pas là d'un fait isolé, il
00:39s'agit là d'un drame national,
00:41puisque je rappelle que Louis était placé à l'aide sociale à l'enfance, il était sous la responsabilité de
00:45l'État,
00:46et l'État ne l'a pas protégé. Pire, l'État l'a mis au contact de délinquants, d'agresseurs,
00:51et d'ailleurs Louis n'est pas un cas isolé, parce que la faillite de l'aide sociale à l
00:55'enfance est un drame que nous dénonçons depuis des années.
00:58On pourrait parler des milliers de jeunes femmes qui aujourd'hui sont placées à l'ASE et qui sont en
01:02situation de prostitution.
01:03On peut parler des viols, des agressions, des violences quotidiennes, dont Louis n'a été malheureusement que l'une des
01:08victimes visibles.
01:09Et donc moi je profite aujourd'hui de cette présence au milieu des Français pour faire un appel au gouvernement.
01:14Saisissez-vous de ce sujet de l'aide sociale à l'enfance.
01:17N'attendez pas qu'un nouveau Louis meure sous les coups pour réagir et pour bouger.
Commentaires