- il y a 4 jours
Avec Nicolas Corato, Président fondateur du think tank Place de la République et William Thay, Président du think tank “Le Millénaire”
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, 7h10h, Maxime Liedot.
00:05Il est 8h44 sur Sud Radio et c'est l'heure de votre débat du dimanche 0826 300 300.
00:11Ce débat concerne Marine Le Pen.
00:12La cour d'appel va rendre son arrêt dans l'affaire des fameux,
00:16la fameuse affaire des assistants parlementaires,
00:19eurodéputés, rassemblement national.
00:20La chef des députés, Marine Le Pen, avait pris,
00:23en même temps que tous les autres prévenus,
00:24ils avaient tous été condamnés,
00:26mais elle avait écopé de 4 ans de prison,
00:28dont un ferme, sous bracelet électronique,
00:30100 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité.
00:33Forcément, elle avait contesté cette décision.
00:35Et la question qu'on vous pose ce matin,
00:37alors qu'on attend le verdict là dans quelques jours,
00:39la question qu'on vous pose, elle est simple,
00:41c'est est-ce que les juges peuvent kidnapper la démocratie ?
00:44Et pour en parler, je suis avec William Thé,
00:46président du Think Tank, le millénaire.
00:47Bonjour William.
00:48Bonjour Maxime.
00:48Et Nicolas Corato, président fondateur du Think Tank,
00:51Place de la République.
00:52Bonjour Nicolas.
00:53La question que je vous pose, elle est simple, c'est celle-ci.
00:55Est-ce que oui, il existe un risque dans ce pays
00:58que les juges éventuellement kidnappent la démocratie ?
01:02La question a volontairement un ton provocateur,
01:04mais ce sera à vous de la resituer si nécessaire.
01:07Je me tourne d'abord vers vous William.
01:08Oui, parce que les juges l'ont déjà fait en 2017,
01:11ils ont pris en otage le vote des Français
01:14avec l'élection présidentielle de 2017,
01:16avec notamment François Fillon,
01:17dans la mesure où normalement il y avait une règle non écrite
01:20qui était que les juges ne devaient pas rendre de jugement
01:22à l'année de l'élection présidentielle,
01:23pour ne pas perturber le vote des Français.
01:25Or, à plusieurs reprises, maintenant,
01:27ils décident d'intervenir dans le débat public
01:29et dans le débat politique,
01:30et notamment se pose la question de
01:32est-ce qu'on arrive non pas sur uniquement
01:34une intervention des juges,
01:35mais sur un gouvernement des juges,
01:36parce que de plus en plus,
01:37les juges veulent prendre la place du politique.
01:40On le voit notamment sur le Conseil constitutionnel
01:42qui censure une partie des lois
01:43qui sont votées démocratiquement.
01:44On voit que des juges également censurent
01:46des textes qui sont votés démocratiquement
01:48au Conseil d'État.
01:49Et donc, les Français se disent
01:50est-ce que ça sert encore quelque chose à voter
01:52dans la mesure où les juges peuvent empêcher
01:54le politique d'agir ?
01:55Et sur la question que vous posez,
01:57moi je pense que Marine Le Pen sera condamnée.
01:59La question c'est à quelle peine elle sera condamnée ?
02:01Moi je n'exclus pas que Marine Le Pen soit condamnée,
02:03qu'elle arrive quand même à être candidate
02:04dans la mesure où il y a un petit trou de souris,
02:07où elle peut être condamnée à deux ans d'inéligibilité,
02:10et donc ça arriverait le 25 mars 2027,
02:13et donc elle serait éligible au premier tour
02:15de l'élection présidentielle.
02:15Nicolas Corato, comment vous observez ça ?
02:17Et même la tournée de la question qui doit déjà vous déplaire.
02:19Oui, bien sûr, vous l'imaginez bien,
02:21mais je suis sidéré par ce que je viens d'entendre.
02:24Cette idée qu'il y aurait des usages,
02:26des règles non écrites,
02:27qu'il n'y aurait pas de jugement
02:29les années précédentes, les présidentielles,
02:31mais enfin, pourquoi est-ce que les femmes
02:33et les hommes politiques seraient traités différemment
02:35que les citoyens et que les auditeurs qui nous écoutent ?
02:38Pourquoi est-ce qu'ils bénéficieraient
02:39d'un régime d'exception,
02:40ou d'impunité, ou d'immunité ?
02:42Non, mais c'est exactement ce que vous dites.
02:44Pourquoi est-ce que l'État de droit,
02:45ça s'arrêterait à la porte des partis politiques ?
02:47Pardon, il y a un État de droit,
02:49il y a des contre-pouvoirs,
02:50la justice en fait partie,
02:51et c'est comme ça que nous vivons en démocratie.
02:54Et ce que je trouve très fort dans notre discussion,
02:57c'est qu'on est tous en train de se demander
02:59quelle est la faute des juges,
03:00mais pardon, ce n'est pas les juges
03:02qui avaient des assistants parlementaires
03:05au Parlement européen.
03:06Et on parle bien de détournement de fonds publics,
03:09et la question qui est la nôtre aujourd'hui,
03:11c'est de savoir si elle sera condamnée,
03:13mais suffisamment peu pour pouvoir se présenter.
03:16C'est la première fois,
03:17là c'est une première,
03:18qu'un candidat se présenterait
03:20en ayant été condamné.
03:22C'est la première fois que les Français
03:25accepteraient de voter pour quelqu'un
03:27qui aurait été définitivement condamné.
03:29Non mais ce n'est pas neutre.
03:31Vous n'arrêtez pas de parler de moralisation,
03:33d'éthique, de la vie politique,
03:34et là on est en train de se dire,
03:36finalement, si elle est inéligible
03:38une semaine et qu'on en est quand même,
03:40ça passe.
03:41Je suis très étonné
03:41de la teneur de ce débat.
03:43Non mais Nicolas,
03:44si tu es si pressé d'avoir des jugements,
03:46pourquoi tu n'es pas pressé
03:47d'avoir un jugement
03:47pour la même affaire
03:48portant sur les mêmes espèces
03:50et les mêmes faits
03:51sur Jean-Luc Mélenchon,
03:52sur le parti de la gauche ?
03:53Aucun problème.
03:54Pourquoi tu n'as pas un problème
03:55portant notamment sur le fait
03:56qu'on voit bien
03:57qu'il y a un deux poids, deux mesures,
03:58dans la mesure où,
03:59quand tu es une personnalité de droite,
04:02les faits arrivent avant l'élection,
04:03et quand tu es une personnalité de gauche,
04:05un peu comme...
04:05C'est très grave ce que tu dis.
04:07Donc tu es en train d'accuser les juges
04:08d'être de parti tri
04:10quand ils jugent
04:11des affaires politiques et financières.
04:13Moi je dis très clairement
04:14qu'il y a un deux poids, deux mesures
04:15et que tous les auditeurs peuvent le voir.
04:17Ça promet pour 2027
04:18si vous allez vous pouvoir.
04:19Que tous les Français
04:20peuvent comprendre
04:21qu'à chaque fois qu'il y a une affaire
04:22qui sort une personnalité de droite,
04:23bizarrement,
04:24ça arrive avant l'élection,
04:25quand ça concerne une personnalité de gauche,
04:26ça arrive toujours après l'élection.
04:27Messieurs, je vous propose,
04:29puisque ça fait plusieurs fois
04:30que l'un et l'autre
04:30vous prenez à témoin les Français,
04:32je vous propose qu'on les écoute
04:33parce que figurez-vous
04:34qu'ils ont une oreille attentive
04:35à ce débat,
04:36notamment sur Sud Radio 0826 300 300.
04:39Xavier, bonjour.
04:40Bonjour Maxime,
04:41bonjour Sud Radio.
04:42Merci beaucoup d'être avec nous
04:43en ce dimanche matin.
04:44Comment vous observez
04:46la discussion
04:47que viennent d'avoir ici
04:49William et Nicolas
04:50et comment vous observez
04:51plus largement la question
04:52qu'on se pose
04:53concernant Marine Le Pen
04:53et des juges
04:54qui pourraient éventuellement
04:55kidnapper la démocratie,
04:56Xavier ?
04:58J'observe que c'est dommage
05:00parce qu'il y a une polémique
05:01dans ce débat
05:02parce qu'on devrait tous
05:02tomber d'accord
05:03sur le fait que,
05:05effectivement,
05:05comme a dit
05:07la personne en plateau,
05:09Nicolas Corato,
05:09je crois,
05:10l'État de droit
05:11ne s'arrête pas
05:11aux portes des partis politiques
05:13et donc,
05:14que ce soit une personnalité
05:15de droite ou de gauche,
05:17la justice,
05:18effectivement,
05:19c'est un contre-pouvoir
05:20qui, en République française,
05:21permet aux citoyens
05:23d'être protégés
05:23face à l'arbitraire,
05:25face à la toute-puissance
05:26d'un parti politique
05:27ou d'un futur despote.
05:28Et on peut s'enorgueillir,
05:30nous, en France,
05:31d'avoir une justice
05:31qui est capable,
05:32aujourd'hui, en 2026,
05:34de punir des hommes politiques,
05:36ce qui n'était pas le cas
05:37en France il y a encore
05:3730-40 ans.
05:39Il y avait une chape de plomb
05:40et il n'y avait pas
05:41les moyens,
05:42surtout juridiques,
05:43qui existaient pour les juges
05:44pour sanctionner.
05:45Donc, vous, Xavier,
05:46vous n'êtes pas idéologue,
05:47vous dites juste
05:47s'il y a eu des erreurs,
05:48il est anormal
05:49que les juges
05:49ne se penchent pas dessus
05:50et qui plus est,
05:51si des erreurs sont constatées,
05:52prouvées,
05:53il est anormal, surtout,
05:54que les politiques
05:54ne soient pas condamnées
05:56comme les autres.
05:56C'est bien ça ?
05:57Oui, c'est évidemment anormal
05:59que les politiques
06:00ne soient pas condamnées
06:01comme M. et Mme Tout-le-Monde
06:02parce qu'en fait,
06:03ce sont des citoyens
06:04comme les autres
06:05et s'ils ont fraudé,
06:06s'ils ont flotté,
06:08eh bien,
06:08ils doivent être sanctionnés
06:09comme les autres.
06:09Et j'ai envie de vous dire,
06:10ça a une petite saveur
06:12assez particulière,
06:13une petite hypocrisie
06:14de la part de ceux
06:15qui défendent Marine Le Pen.
06:17C'est-à-dire que
06:18ce sont les gens
06:20qui, quand même,
06:21ont tendance à accuser
06:23la justice d'un certain laxisme,
06:26de dire qu'il faut
06:27beaucoup plus de fermeté,
06:29qu'il faut une justice
06:30plus dure,
06:31une justice qui est
06:32implacable
06:33face aux fraudeurs.
06:35Eh bien,
06:36que cette justice
06:36soit dure et implacable
06:38à l'égard
06:38de ceux
06:40qui l'appuient
06:42de la laxisme.
06:43Voilà, moi,
06:43ce que je pense
06:44et ce que beaucoup
06:45de Français pensent aussi.
06:46Mais merci de l'avoir
06:47exprimé comme ça,
06:48Xavier,
06:48au micro de Sud Radio
06:49en parlant vrai,
06:50notamment en ce dimanche matin.
06:52Xavier,
06:52vous avez d'une certaine manière
06:54fait un petit coup
06:55de Kylian Mbappé
06:56parce que je crois
06:56que vous avez fait
06:57une passe décisive
06:58à William T
06:58concernant les gens
06:59qui critiquent souvent
07:00la justice
07:00de ne pas être assez ferme,
07:01assez rapide,
07:02assez efficace.
07:03Qu'est-ce que vous répondez,
07:04William ?
07:04Moi, il y a une partie
07:06où je peux être d'accord
07:06avec lui.
07:07On demande à la justice
07:08d'être juste
07:09et de ne pas classer
07:11les citoyens
07:12avec des sous-citoyens
07:13et des personnes
07:14qui seraient au-dessus des lois.
07:16Mais quand vous regardez
07:16la situation,
07:17ce qu'il dit
07:18n'est pas exact.
07:18Il suffit d'aller
07:19à un tribunal correctionnel
07:22et des études de droit
07:23le premier jour
07:24que vous passez un jour
07:25en tribunal correctionnel
07:25pour savoir comment ça se passe.
07:26Or, vous voyez très bien
07:27que les politiques,
07:29aujourd'hui,
07:30depuis une vingtaine d'années,
07:32sont considérées
07:33comme des sous-citoyens,
07:34notamment s'ils ont
07:35le malheur d'être de droite
07:36avec beaucoup de personnalités
07:37qui sont visées,
07:39qui sont condamnées
07:40déjà en amont
07:41alors que des faits
07:42ne sont pas avérés.
07:44Je ne veux pas rentrer
07:44dans les détails des affaires
07:45mais c'est le cas.
07:46Quand vous êtes une personnalité
07:47de droite
07:47et que vous commettez une faute,
07:48vous êtes quasiment certain
07:49que vous allez être jugé
07:50et quasiment condamné d'office.
07:52Ça, c'est quasiment certain.
07:53Quand vous êtes une personnalité
07:54de gauche,
07:55je ne vais pas revenir
07:55sur toutes les affaires,
07:56Mélenchon a les mêmes faits
07:57que Marine Le Pen,
07:57il n'est toujours pas passé
07:58en tribunal.
07:58Al Hidalgo a les mêmes faits
08:00que se reprocher.
08:00Vous êtes en train
08:00d'exaspérer Nicolas Corazzo.
08:02Il est incroyable cette défiance.
08:02Ensuite, après,
08:03deuxième point.
08:05C'est grave de jeter les juges
08:07comme ça.
08:09Ensuite, après,
08:10on voit bien que les juges
08:12choisissent leur dossier.
08:13William,
08:13laissez répondre Nicolas.
08:14Il est en train de bouillir.
08:16Je ne veux pas
08:16que pour cette dernière
08:17je vais vous donner un exemple
08:19sur le fait que les femmes politiques
08:21ne sont pas moins bien traités,
08:22y compris à droite,
08:23que le citoyen lambda
08:25devant les juridictions.
08:27Combien de temps d'audience
08:28pour l'appel de Marine Le Pen ?
08:31Combien de jours d'audience ?
08:32Un mois.
08:33Un mois pour du détournement
08:34de fonds publics.
08:35Vous prenez n'importe quel
08:36chef d'entreprise
08:37qui nous écoute,
08:38de PME, TPE,
08:39qui passe pour de la fraude fiscale,
08:41il a droit à une demi-journée
08:43devant le tribunal correctionnel
08:44ou dans la cour d'appel.
08:45Donc vous voyez,
08:46les moyens de la justice,
08:47ils sont mis à contribution
08:49pour les femmes
08:50et les hommes politiques
08:51d'une certaine manière
08:52encore une fois
08:53beaucoup plus privilégiés.
08:54Donc moi je n'aime pas
08:55qu'on mette la justice
08:57dans le paquet de linge sale
08:59qui est le vôtre.
09:00Si effectivement
09:01vous êtes pour un système
09:02qui ressemble à celui
09:03des années 80-90
09:04quand les partis politiques
09:05faisaient n'importe quoi,
09:07quand la France ressemblait
09:08à la Sicile,
09:09et bien continuez,
09:10continuez à mettre
09:11l'opprobre sur les juges,
09:12continuez finalement
09:12à les mettre
09:13dans une situation
09:13de danger politique
09:14et peut-être au-delà,
09:16mais je trouve
09:16ces propos irresponsables
09:18les juges aujourd'hui.
09:19Et on a la chance
09:20en France
09:20d'être une grande démocratie
09:21avec des magistrats
09:22qui sont pour la plupart
09:24indépendants,
09:24je dis pour la plupart
09:25pour ceux du siège
09:26en tout cas indépendants,
09:27et qui doivent le rester
09:28et qui doivent rester
09:29au cœur de notre préoccupation.
09:30Nicolas, Nicolas, Nicolas...
09:32C'est eux aussi
09:32qui sont aux avant-ports
09:33de la démocratie.
09:34Messieurs, on poursuivra
09:35la discussion,
09:36mais comme les auditeurs
09:37sont également nombreux
09:38à nous appeler
09:39à vouloir réagir,
09:39je vous propose
09:40qu'on accueille Jean-Pierre.
09:41Jean-Pierre, bonjour.
09:42Oui, bonjour.
09:43Bonjour à vous tous.
09:44Merci beaucoup
09:44d'être avec nous Jean-Pierre.
09:45Comment vous regardez
09:46le débat qu'on est en train
09:47d'avoir depuis
09:48près d'une dizaine de minutes ?
09:49Est-ce qu'on peut le dire ?
09:50Il y a des lames
09:51qui sont en train
09:51de s'aiguisées.
09:52Dans quel camp
09:53vous vous situez ?
09:54On cherche Jean-Pierre
09:54du côté de ceux
09:55qui soutiennent les juges
09:56ou de ceux où vous dites...
09:57Moi, je vais vous dire franchement.
09:58Allez-y.
09:58Franchement, je me situe
09:59dans le camp de la France.
10:01C'est pas mal, ça.
10:02Donc, si on est
10:02sur les grands principes,
10:03c'est très bien.
10:04Tout ce que vient
10:06de dire ce dernier monsieur,
10:07c'est parfait sur le papier,
10:08sauf que ça ne marche plus.
10:10Donc, la réalité,
10:12bien triste d'ailleurs,
10:13c'est qu'effectivement,
10:14lorsqu'on est un homme de droite
10:17et qu'on a un petit peu
10:18des choses à se reprocher,
10:20voire pas,
10:21on est sûr d'être condamné.
10:22Et j'attends encore
10:24le procès qui mettrait
10:25Cahuzac en prison.
10:27J'attends encore
10:27des procès à rebours
10:29contre tout un tas
10:30d'hommes de gauche.
10:30J'attends que la ville de Paris,
10:32dans son ensemble,
10:33soit mise en examen.
10:34Ça, par contre,
10:35quand Fillon,
10:36pour un costume,
10:37on le met en examen,
10:38alors là, oui,
10:39ça va vite.
10:40En revanche,
10:41lorsque là,
10:42il s'agit d'enfants
10:42qui se font violer
10:43par des ASE,
10:46là, on ne bouge pas.
10:48Là, la justice,
10:48elle n'est pas pressée.
10:49Alors, effectivement,
10:50il y a un déploiement
10:51de moyens invrésembables
10:52pour condamner
10:53des hommes politiques.
10:54Ça, c'est sûr.
10:55J'aimerais qu'il y ait
10:56les mêmes pour condamner
10:57les trafiquants de drogue,
10:57moi,
10:58pour les gens qui...
10:59Donc, vous dites parfois
11:01en surface,
11:01en surface...
11:02Allez-y, Jean-Claude.
11:03Les juges choisissent
11:05leurs affaires.
11:05Il est évident
11:06qu'ils ont décidé
11:07non pas de kidnapper,
11:08mais de prendre en otage
11:10et de faire leur
11:11la vie politique française.
11:13Et là,
11:13ils sont en train
11:14de décider
11:15à la place des Français
11:16de qui peut être
11:18élu président
11:19de la République.
11:20Excusez-moi du peu.
11:21Donc, c'est un scandale.
11:22Il va falloir arriver
11:23à faire péter littéralement
11:26ce syndicat
11:26de la magistrature.
11:27Il va falloir trouver
11:28d'autres moyens
11:29de recruter des juges
11:30parce que les juges rouges,
11:31il y en a marre,
11:32mais il y en a
11:33strictement marre.
11:34Et puis...
11:34Ça, c'est le coup de gueule
11:35signé Jean-Pierre.
11:36Merci beaucoup
11:36d'avoir été avec nous,
11:37Jean-Pierre.
11:38On a bien compris
11:38la virulence.
11:39Il nous reste quelques secondes,
11:40messieurs.
11:40Je sais que ce n'est jamais
11:41un exercice facile,
11:42mais et pour Nicolas Corato
11:44et pour William T.
11:45Un dernier mot.
11:46D'abord vous, William,
11:47et ensuite Nicolas.
11:48Nicolas a raison sur...
11:49Je pense que l'auditeur
11:49a bien résumé.
11:50Nicolas a raison sur les principes.
11:51Lorsque vous avez
11:52un ancien président
11:52de la République,
11:53Nicolas Sarkozy,
11:54qui est jugé
11:54dans la dernière affaire libyenne
11:55par une présidente du tribunal
11:57qui fait partie
11:58du syndicat de la magistrature
11:59qui a organisé
12:01la manifestation
12:02contre Nicolas Sarkozy,
12:03président de la République.
12:04Est-ce qu'on peut vraiment dire
12:05qu'aujourd'hui
12:06les magistrats sont fiables
12:08et ils sont indépendants ?
12:09Surtout qu'une partie
12:09d'entre eux sont syndiqués
12:10et on fait le mur des cons
12:13et clairement
12:13ce sont des personnalités de droite.
12:14Le menu est complet
12:15pour 2027.
12:16Donc si la droite repasse,
12:17ce sera
12:18harrow sur les juges,
12:19harrow sur les syndicats,
12:21harrow sur l'état de droit.
12:22En fait,
12:23quelle liberté
12:24vous allez nous laisser
12:24d'expression,
12:25de syndicalisme,
12:26de représentation
12:27quand vous serez au pouvoir ?
12:28C'est la question que je me pose
12:28en vous écoutant
12:29mon cher William
12:30en ce dimanche.
12:32Excusez-moi
12:33mais en même temps
12:33quelqu'un me parlait dans l'oreille
12:34et croyez-moi
12:35ce que j'ai entendu
12:35c'était plus que perturbant.
12:37Merci beaucoup
12:38William Thé
12:39et Nicolas Corato.
12:39Le débat aura l'occasion
12:41de se poursuivre
12:41dans les prochains jours,
12:42les prochaines heures,
12:43les prochaines semaines.
12:43C'était un plaisir
12:44que de vous retrouver régulièrement
12:45le dimanche messieurs
12:46à ce micro.
12:47Merci pour votre franchise,
12:48pour vos arguments,
12:49pour vos désaccords nombreux
12:50mais toujours fidèles
12:51quand même à une certaine idée
12:52du débat en France
12:53même quand il y avait vraiment
12:54une totale opposition
12:55et c'est toujours agréable
12:56de participer
12:57avec des gens comme vous.
12:58Merci beaucoup,
12:59je vous souhaite un bon dimanche
13:00et à très bientôt
13:00ici ou ailleurs.
13:02Il est 8h57.
13:02Sous-titrage Société Radio-Canada
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