00:00Vous déplorez, Jonathan Sixou, que ce potentiel séisme, le déclenchement de ce séisme puisse être entre les mains de quelques
00:06juges mardi prochain ?
00:07Oui, parce que ces histoires d'attachés parlementaires, qui aujourd'hui tombent sous le coup de la loi, d'une
00:15façon ou d'une autre, éclaboussent tous les partis.
00:18Si le modem de François Bayrou en a été poursuivi pour cela, LFI, mais là, la justice est un peu
00:25moins prompte également à ordonner ces enquêtes concernant le parti de Jean-Luc Mélenchon.
00:32C'est le Rassemblement national depuis des mois maintenant et il est à déplorer, effectivement, que ce soit des juges
00:39qui arbitreront les candidats à une élection présidentielle,
00:45qui plus est quand il s'agit en plus de candidats qui sont plus que largement favorisés dans les sondages.
00:54J'ajoute une chose, c'est que la situation est totalement inédite.
00:58On n'a jamais vu des candidats, encore une fois, qui sont très bien placés, être uniquement tributaires d'une
01:05décision de justice.
01:07Il est à noter, il y a quelques jours, Marine Le Pen a donné une interview, une longue interview à
01:12une autre chaîne d'infos.
01:14Et dans cette interview, il est intéressant de voir qu'elle continue évidemment de soutenir Jordan Bardella, mais d'une
01:20façon un peu étrange.
01:21Parce qu'elle disait qu'elle s'était préparée à devenir présidente de la République et que Jordan Bardella s
01:27'était préparée à devenir Premier ministre.
01:29Et à aucun moment dans l'entretien, elle évoquait la possibilité que, d'une certaine façon, Jordan Bardella soit formé
01:38pour devenir président de la République.
01:39Ça, c'est peut-être pour l'anecdote, mais de toute façon, ce qui est absolument effarant, c'est que,
01:47encore une fois, pardon si je me répète,
01:49mais c'est que ce soit les juges qui soient désormais les arbitres de notre vie politique.
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