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  • il y a 26 minutes
Chaque week-end, Dominique Tenza vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00C'est l'une des images de cette soirée. Regardez Vladimir Poutine en treillis militaire, le président russe qui apparaît
00:07à la télévision,
00:08images fournies par le Kremlin et qui assure que l'initiative stratégique sur le champ de bataille, il ne parle
00:13pas de guerre,
00:13il parle d'opération spéciale, d'initiative stratégique, et ce soir entre les mains des forces armées russes.
00:20Vladimir Poutine qui cherche peut-être à rassurer sa population, rassurer aussi l'armée parce que la colère gronde.
00:26Et j'aimerais qu'on évoque maintenant, si vous le voulez bien, le cas d'Alexander Lunin.
00:30C'est cet ancien commandant de l'armée russe engagé un temps sur le front ukrainien dans la région de
00:34Kourx.
00:35Face caméra, il est apparu dans une vidéo, vous allez la voir, vêtu de son uniforme.
00:39Il a interpellé Vladimir Poutine sur la situation des soldats. On l'écoute et on en parle juste après.
00:46Il s'agit d'un appel adressé au président russe, Vladimir Poutine.
00:49Je m'appelle Alexander Mikhailovich Lunin. J'habite dans le village de Lysinovka, dans le district de Rossochansky, dans la
00:57région de Voronezh.
00:59Monsieur Poutine, je vous donne ma parole d'homme. Si vous m'invitez au Kremlin, je vous dirai la vérité.
01:04Celle qu'aucun de vos fonctionnaires ni de vos subordonnés ne vous le dira.
01:07Je vous dirai la vérité sur ce qu'il se passe réellement dans le pays en ce moment même.
01:11Je vais vous parler de l'anarchie dont font preuve les chefs locaux et les responsables locaux à notre égard.
01:16À nous, les vétérans de l'opération militaire spéciale, ainsi qu'à l'égard des citoyens ordinaires.
01:22Je ne suis pas le seul. Nous sommes des centaines, voire des milliers.
01:26Vladimir Poutine, nous en avons assez.
01:29Vladimir Poutine, nous en avons assez de vivre dans la peur.
01:34Voilà, cette vidéo, elle est devenue virale.
01:37Cet homme a été depuis arrêté. On est sans nouvelles de lui.
01:39Ça rappelle évidemment le cas Prigogine, le patron de Wagner.
01:45Le premier, mystérieusement, je mets des gros guillemets, a disparu dans un accident d'avion.
01:50Est-ce que vous voyez cet acte de rébellion, ces actes de rébellion, Sergueï, se multiplier dans les semaines ou
01:56dans les mois à venir ?
01:57Ce n'est pas le premier acte finalement.
01:59Vous savez, le premier acte, c'était le général Ivachov qui, le 31 janvier, trois semaines avant le début de
02:04la guerre, a dit
02:05« Poutine est fou, Poutine va commencer la guerre en Ukraine, il va la perdre, il faut qu'il démissionne
02:10de son poste de commandement en chef ».
02:12Le général Ivachov n'a pas été mis en prison.
02:15Il est toujours vivant et vous pouvez le retrouver, ses interviews, encore sur Internet.
02:19Après, il y a eu Prigogine.
02:21Après Prigogine, il y a eu le général Popov qui était le commandant de la 58e armée, donc, dans la
02:28région de Zaporizhia.
02:29Lui aussi, il a été arrêté.
02:31Et puis après, Poutine n'a jamais osé le juger, parce qu'il craignait que l'armée serait rebelle si
02:37on commençait à juger les commandants.
02:39Donc, en fait, ce n'est pas la première fois.
02:41Mais là, on parle de haut gradé.
02:44Si la rébellion commence par la base, ces soldats qui en ont marre d'aller se faire tuer au front,
02:48on rappelait tout à l'heure que la durée de vie au front, elle est entre 10 minutes et 3
02:52heures.
02:52C'est justement ça.
02:54Sur le champ de bataille.
02:55C'est justement ça.
02:56Ça veut dire qu'en fait, cet homme, ce n'est pas un pacifiste.
02:59Ce n'est pas quelqu'un qui a dit qu'il faut arrêter cette guerre, que c'est une guerre
03:02criminelle.
03:03Il dit, vous voulez vaincre dans cette guerre, mais vous ne vous donnez pas les moyens et vous maltraitez, en
03:09fait, les officiers, et vous maltraitez surtout les soldats.
03:12Vous les tuez, vous les torturez, vous leur prenez tout leur argent.
03:18Vous savez, les soldats qui sont payés, en fait, sur le front, après, cet argent disparaît parce que pour ne
03:23pas être envoyé ce matin à la boucherie, il faut payer.
03:28Pour ne pas demain être renvoyé à la boucherie, il faut payer.
03:31Pour avoir quelque chose de matériel sur le front, il faut payer.
03:36– C'est-à-dire qu'il y a aussi une forme de raquette, finalement, organisée sur le front.
03:40– Mais ce n'est pas une forme de raquette, c'est du raquette.
03:43Mais c'est du raquette organisée, ça veut dire que c'est une pratique généralisée.
03:47Et l'armée russe, mais depuis toujours, il y avait le mot « Dédofshine », ça existait même du temps
03:53de l'Union soviétique.
03:54En fait, l'armée, c'était pire que les prisons, ou exactement la même chose que les prisons.
03:58Et donc, en fait, ça, c'est quelque chose qui est mine, l'armée russe.
04:03Mais la phrase qui était prononcée par Solounine, c'est que « Poutine, si tu ne m'écoutes pas,
04:09si tu ne me fais pas venir à Moscou, l'armée peut retourner les armes contre le Kremlin. »
04:15– Un coup d'État.
04:16– Et c'est un coup d'État.
04:17– Un coup d'État.
04:17– Donc, en fait, c'est une menace pour laquelle, à mon avis, il paiera 10 ou 15 ans de
04:22prison.
04:23– Il a été arrêté, et pour l'instant, on est, je le disais, sans nouvelles de lui.
04:26– Pour 11 jours, si, on a eu sa femme qui a dit, d'ailleurs, on a enregistré déjà,
04:33une vidéo dans laquelle il dit « J'adore Vladimir Vladimir Poutine, notre grand commandant, etc. »
04:39Donc, en fait, on lui a imposé déjà une…
04:42– Je vous rappelle que Prigodine avait bénéficié d'une amnistie.
04:45Il a pris l'avion et on n'a jamais retrouvé son corps.
04:47– Très courte.
04:49– Très courte.
04:50– Si on ajoute ces vidéos, Thierry, qui deviennent justement virales,
04:54cette colère qui semble poindre au sein de l'armée,
04:57si on ajoute ça à ces scènes de difficulté, le quotidien des Russes pour aller faire un plein d'essence,
05:02c'est plein de petits indices, finalement, qui nous disent que peut-être quelque chose est en train de vaciller.
05:07– Oui, personne n'est capable de dire comment ils vont s'agréger et de quelle manière.
05:12Et je pense que personne ne sait mesurer très précisément quel est aujourd'hui le degré de vulnérabilité de Vladimir
05:18Poutine.
05:18Il est incontestablement en difficulté, ça ne fait pas de doute.
05:22Après, encore une fois, c'est difficile à évaluer.
05:24Il ne faut pas imaginer, d'une part, que la Russie est sur le point de s'effondrer militairement sur
05:28le front
05:29et, d'autre part, qu'un coup d'État va renverser Vladimir Poutine demain.
05:34Il ne faut pas oublier d'où il vient, il ne faut pas oublier depuis combien de temps il est
05:37à la tête du pouvoir russe.
05:38Et s'il est vigilant sur un point, parmi d'autres, c'est vraiment sa propre sécurité, sa propre protection
05:47et sa survie politique.
05:49Donc, il est connu pour s'entourer d'une multitude de précautions diverses et variées, pour éliminer toutes les menaces.
05:57– On l'a vu dans le documentaire juste avant cette émission, 50 000 hommes surentraînés autour de lui,
06:02un goûteur, des voitures blindées, des choses comme ça, bien sûr.
06:05– Voilà, donc il en faudrait beaucoup pour mettre fin à ce régime.
06:11– Mais ça, c'est sa sécurité à lui, mais justement, est-ce que le régime peut commencer à vaciller,
06:17peut-être ?
06:17– Si ça devait arriver, et encore une fois, c'est impossible, en tout cas, moi, je ne suis absolument
06:23pas capable d'en évaluer la probabilité,
06:26mais si ça devait arriver, ça ne peut arriver effectivement que de l'intérieur. Il ne peut être renversé que
06:31de l'intérieur.
06:32– Il y a autour de lui des gens susceptibles de mettre un coup d'arrêt à l'histoire de
06:37Vladimir Poutine ?
06:38– Je suis persuadé qu'un certain nombre y pensent, parce que leurs propres intérêts, leur survie politique, voire leur
06:47vie même, peut-être…
06:48– Il ne faut pas se louper, quoi.
06:49– Oui, on l'a bien vu, on l'a bien vu avec…
06:53– Vous savez, tous les dictateurs ont fait l'objet de beaucoup de tentatives de coups d'État ou d
06:58'assassinats,
06:59et Adolf Hitler s'est passé une fois dans sa tanière du loup très près, puisqu'il a été blessé
07:05assez gravement au bras,
07:07on le voit sur les images des derniers mois de la guerre mondiale.
07:10Ils se sont loupés de très peu, ils pensaient d'ailleurs avoir gagné.
07:13Donc effectivement, des complots, des tentatives de le destituer, voire de l'assassiner, je pense qu'il y en a,
07:21et je pense que les Américains, par exemple, doivent aussi tenter de persuader, avec toutes sortes de moyens, des gens
07:28de passer à l'action.
07:32– Un flambeur inconnu a misé 400 000 dollars sur le fait que Poutine n'arrivera pas à être président
07:41avant le 31 décembre cette année, aux États-Unis.
07:44– Sur un site de Paris en ligne, il ne serait plus président au 31 décembre.
07:50– D'accord. Il a dit comment ?
07:52– On ne sait pas, on ne sait pas si…
07:55– Par quels moyens ?
07:55– C'est quelqu'un qui a misé, donc qui a mis quand même 400 000 dollars.
07:59– Aline Lebaï-Kremer, sans aller jusqu'à faire vaciller le régime, est-ce que ces attaques, est-ce que
08:05cette colère peut amener Vladimir Poutine à la table des négociations ?
08:08On rappelle que c'est aussi le but de cette opération lancée par Volodymyr Zelensky, ces 40 jours d'offensive,
08:14ramener le président russe à la table des négociations.
08:17– Ramener la pression maximale sur la Russie, par la force aussi, et ça, ça correspond très exactement, par ailleurs,
08:26à ce que disent les Ukrainiens depuis toujours.
08:29« La Russie ne comprend que la force ».
08:31Donc, il y a eu, comment dire, un calendrier, un agenda diplomatique de navettes, qualifié comme tel par Volodymyr Zelensky.
08:41Il n'y a pas un Ukrainien, à ma connaissance, en tout cas, parce que ça m'occupe quand même
08:45H24 7 sur 7,
08:47pas un Ukrainien n'y croyait réellement.
08:49Et d'ailleurs, très peu d'Ukrainiens croient à cette fameuse table de négociation.
08:53Ce qui peut se passer, c'est que s'il y a suffisamment de force, de pression, de sanctions qui
08:59est mise sur la Russie,
09:01oui, elle peut décider d'arrêter d'envoyer des missiles sur les villes ukrainiennes.
09:07C'est ça qui peut se passer.
09:08Donc là, il y a une opération, effectivement, de 40 jours annoncée par l'Ukraine sur les raffineries,
09:15et effectivement sur la Crimée, parce que la Crimée, occupée temporairement,
09:19a été transformée par la Russie comme une base militaire à ciel ouvert,
09:23d'où partent les engins de mort sur les villes ukrainiennes.
09:26Donc il y a une urgence aussi pour les Ukrainiens que d'isoler, finalement,
09:30d'une forme de blocus qui est en train de se mettre en place autour du fameux pont de Kerch
09:34qui symbolise l'impérialisme absolu russe à l'endroit de l'Ukraine.
09:40Donc il y a évidemment beaucoup d'attention qui est mise là-dessus.
09:43Et par ailleurs, si, admettons ce qui était plus plausible, à mon sens,
09:48plus que ce qui peut se passer en interne en Russie,
09:50si les Ukrainiens arrivent à isoler, à se fixer et finalement démilitariser par la force,
09:56quelque part, la Crimée, cette perte symbolique de la Crimée peut être assez tragique
10:02d'un point de vue, enfin, et ce sera un bonheur ukrainien,
10:06mais une tragédie au Kremlin, que de voir cette terre leur échapper.
10:12Et là, ça peut lui coûter extrêmement cher.
10:14Donc c'est très exactement ce à quoi travaillent les Ukrainiens
10:17qui comptent sur eux-mêmes et pas sur d'éventuelles, comment dire,
10:22opérations de salons dans les méants.
10:24Et on parlait justement du pressing exercé par les Ukrainiens.
10:28Regardez ces images qui nous parviennent à l'instant,
10:30images de roquettes ukrainiennes lancées cette nuit de drones
10:34qui ont frappé la centrale thermique de Belgorod, en Russie.
10:38Voilà, des pannes d'électricité et d'eau ont été signalées à Belgorod.
10:42C'était aussi ça le but du président Zelensky,
10:46c'est mettre la pression sur cette population russe
10:48à qui on avait dit « la guerre n'existe pas ».
10:50Là, cette population russe, elle commence à comprendre
10:53que la guerre existe, que le plein d'essence coûte plus cher
10:55et elle commence à en payer le prix.
10:56Oui, ça change tout et ça rappelle d'ailleurs, même si nous sommes en plein été,
11:00ces images et cette propagande moscovite visant à faire en sorte
11:06que Kiev notamment soit gelée pendant l'hiver 2022-2023.
11:11Il y avait ces images de propagande assez terrifiantes
11:13qui montraient toute la ville en fait comme un bloc de glace
11:17et en frappant les sites énergétiques.
11:20Donc là, c'est effectivement la même chose, c'est en été,
11:24mais les conséquences évidemment des mêmes frappes
11:26sur les mêmes infrastructures en Ukraine ou dans la Fédération Russie
11:31ne sont pas susceptibles d'avoir les mêmes conséquences.
11:34En Ukraine, ça solidifie finalement
11:36et ça renforce la volonté de gagner la guerre
11:40et dans la Fédération Russie, ça a plutôt tendance à affaiblir le pouvoir.
11:44Amiral, là ce sont des civils qui sont pris pour cible.
11:47Alors, ils ne sont pas directement visés comme en Ukraine,
11:49mais forcément c'est eux qui pâtissent de ces frappes.
11:52Parce qu'on n'avance pas sur le terrain militaire,
11:54on frappe maintenant de part et d'autre les populations civiles ?
11:58Les opérations militaires continuent.
12:01On voit qu'elles piétinent.
12:02Il y a toujours autant de soldats tués, mais on voit qu'elles piétinent, bien sûr.
12:06Vous avez raison. Elles sont même violentes.
12:07Elles sont très violentes.
12:09Oui, et à côté de ça, vous avez la stratégie ukrainienne dont on a parlé
12:12qui est d'isoler la Crimée et de s'en prendre aux raffineries.
12:16Mais ils ne touchent pas au centre de production de pétrole,
12:19parce que c'est trop loin.
12:21Et il y a la réaction russe qui est sauvage
12:25et qui est de taper sur les populations
12:27avec en plus une précision très aléatoire
12:30qui vient probablement de leur système de guidage
12:32qui n'est pas celle du GPS.
12:33Ce n'est pas une réaction.
12:34Vous dites que ce n'est pas une réaction ?
12:35Les Russes le font depuis 4 ans, de s'en prendre aux villes ukrainiennes.
12:38Attention, parce qu'il y en a tendance aussi à acheter le discours russe
12:41qui dit que c'était des représailles, ce qui s'est passé.
12:43Non, ce qui s'est passé il y a 48 heures, ce sont des frappes.
12:46Je crois que l'amiral faisait référence aux derniers événements.
12:48Aux derniers événements ?
12:49Moi, je ne remonte pas à 2022.
12:51Oui, mais moi non plus.
12:54Cette population russe, à un moment, elle peut dire stop
12:57et elle peut forcer Vladimir Poutine à stopper la guerre.
13:00Est-ce qu'on peut imaginer dans un pays,
13:02Thierry le disait quand même, c'est un pays autoritaire,
13:04on se souvient de certaines manifestations
13:06qui avaient été réprimées, certaines arrestations.
13:08Est-ce qu'on peut imaginer des Russes qui descendent dans la rue
13:10et qui expriment leur ras-le-bol face à la situation ?
13:13Poutine a acheté une paix sociale.
13:16Il a dit, vous ne faites pas de politique,
13:19moi je m'occupe de tout,
13:20et moi je vous crée les conditions pour vivre bien.
13:26Et ce contrat social entre Poutine et sa population
13:29a tenu au début des années 2000,
13:32jusqu'à 2012, 2014, même très bien.
13:35Et à partir de 2014, de décembre 2014,
13:38la première dévaluation du rouble,
13:40ça a commencé à baisser et ça baisse maintenant en permanence.
13:44Et donc, cette population-là, bien évidemment,
13:47c'est une autre population,
13:49ce n'est pas une autre population soviétique.
13:51Ils ont eu les bonnes années,
13:53ils ont eu les voyages à l'étranger,
13:55ils ont eu les produits d'importation,
13:57ils ont eu tous des voitures, etc.
14:00Donc le confort,
14:01et vous savez, quand vous avez eu le confort,
14:03c'est très facile d'être habitué au confort,
14:07c'est très difficile de le perdre.
14:09Et donc, personne ne le sait,
14:11mais par exemple, au Kazakhstan,
14:14le 1er janvier 2022,
14:16juste deux mois avant la guerre de Poutine en Ukraine,
14:19au Kazakhstan,
14:20ils ont augmenté de quelques centimes le prix de gaz.
14:23Une idée géniale, bien évidemment,
14:25le jour de l'an, les gens se réveillent,
14:27et il se trouve que les prix de gaz ont augmenté.
14:29Au Kazakhstan, il se trouve que le gaz fait tout.
14:32Ça veut dire, ils font de la cuisine au gaz,
14:34ils se saufent au gaz,
14:35il y a des voitures qui marchent au gaz, etc.
14:37Et donc, ça a donné la révolte.
14:39La révolte sanglante.
14:41Il y a eu des morts, il y a eu des blessés,
14:42donc il y a eu la révolte à Astana,
14:44il y a eu même des troupes
14:46que Poutine a envoyées au Kazakhstan
14:48pour aider Tokayev.
14:50Après, il y a la Chine qui est intervenue, etc.
14:54Et donc, vous savez, les précédents,
14:56on a eu déjà l'Empire russe,
14:58la Première Guerre mondiale,
15:011916-1917,
15:03à Saint-Pétersbourg,
15:04on manque de pain,
15:05et ça donne la révolte.
15:07Parce qu'on dit,
15:08enfin, vous savez,
15:08les bolcheviques, après,
15:09on dit, c'était un truc idéologique,
15:11parce que les ouvriers,
15:13les paysans,
15:13voulaient renverser le tsarisme.
15:15C'est du pipeau.
15:16En fait, il manquait,
15:17tout simplement,
15:18il y avait la faim,
15:19et les gens se sont révoltés contre ça.
15:21– La révolte, elle est souvent,
15:22effectivement, économique.
15:23– Et la plupart du temps,
15:25elle est économique.
15:26La plupart du temps,
15:26elle est économique.
15:27Regardez la révolte en Iran.
15:29– En Iran,
15:29parce que je l'ai donné,
15:30effectivement, cet exemple-là.
15:31– C'est exactement ça.
15:32C'est les bazaris qui disaient,
15:34mais l'inflation est de 70%,
15:35c'est impossible.
15:36– Ou les printemps arabes,
15:37un peu plus loin,
15:37qui commencent,
15:38effectivement, de la même manière.
15:39– Beaucoup de choses
15:40qui se passent par l'économique,
15:42et donc, comme disait Thierry,
15:43il y a quelque chose qui couvre,
15:45mais où et quand ça va se résolver,
15:50personne ne peut le dire.
15:51– Votre parieur disait avant la fin de l'année,
15:54c'est ça ?
15:54– Pour Poutine.
15:55– Pour Poutine,
15:55avant le 31 décembre.
15:57J'aimerais qu'on aille aux États-Unis
15:58retrouver Antoine Lahr,
15:59parce qu'on le disait,
16:00si l'Iran parvient à résister
16:03de manière aussi spectaculaire
16:04face à la Russie,
16:05c'est aussi grâce au soutien des Occidentaux,
16:07et notamment au soutien des États-Unis.
16:09Alors, Donald Trump n'a pas toujours été tendre
16:11avec Volodymyr Zelensky et Antoine,
16:13même s'il semble dire,
16:14ces derniers temps,
16:15qu'il se débrouille plutôt bien,
16:16je reprends les termes du président américain.
16:18Est-ce qu'il est prêt à soutenir,
16:19à continuer de soutenir l'Ukraine ?
16:21– Écoutez, d'abord,
16:26il faut rappeler que les États-Unis
16:27ne fournissent plus gratuitement
16:28des armements à l'Ukraine.
16:30Ça, c'est fini depuis que Donald Trump
16:31est revenu à la Maison-Blanche.
16:33S'il avait critiqué Joe Biden
16:34en disant que son prédécesseur
16:36avait dilapidé l'argent des contribuables américains
16:38en soutenant l'effort de guerre ukrainien,
16:40ce que fait Trump désormais,
16:41c'est qu'il vend des armes aux Européens
16:43qui ensuite les donnent à l'Ukraine.
16:45Donc ça, ça ne va pas changer.
16:46En revanche, ce que demande Zelensky désormais,
16:48c'est l'autorisation de produire
16:50des missiles patriotes en Ukraine.
16:54Pour ça, il faut obtenir une licence,
16:56une autorisation de la part des États-Unis.
16:58C'est Donald Trump qui a le pouvoir
16:59de donner son feu vert.
17:01Et donc Zelensky demande à Donald Trump
17:03l'autorisation de produire ses armes.
17:05Pour l'instant, Donald Trump n'a pas encore
17:07validé totalement cette demande.
17:10La question qui se pose désormais,
17:11c'est aussi de savoir si Donald Trump
17:12a vraiment envie de s'impliquer
17:13en tant que médiateur.
17:14Trump dit qu'il veut un accord de paix
17:16entre la Russie et l'Ukraine.
17:18Il l'a dit encore récemment.
17:19Mais on voit que ça n'est plus vraiment sa priorité.
17:21Le dossier ukrainien, c'était sa priorité
17:23il y a un an et demi.
17:24Lorsqu'il est revenu à la Maison-Blanche,
17:26à l'époque, souvenez-vous,
17:27Trump espérait décrocher le prix Nobel.
17:29Et c'est vraiment ça qui l'animait,
17:30qui le motivait.
17:31Il voulait montrer au monde entier
17:32qu'il était un grand faiseur de paix,
17:34qu'il était celui qui allait pouvoir
17:36mettre fin à ce conflit.
17:37Finalement, sa médation a été un échec.
17:40Il s'est fait balader par Vladimir Poutine.
17:41Il l'a d'ailleurs lui-même reconnu.
17:43Et progressivement, il a fini par se désintéresser
17:46de la guerre en Ukraine.
17:48Il faut noter aussi que les deux émissaires
17:50qu'il avait nommés pour négocier
17:51un potentiel accord de paix
17:53entre les deux belligérants,
17:54c'est Steve Vitkoff et Jared Kushner.
17:56Le même duo qui, aujourd'hui,
17:58est à la manœuvre avec l'Iran
18:00pour trouver un accord final sur le nucléaire.
18:02Et très clairement,
18:04Vitkoff-Kushner, aujourd'hui,
18:05toute leur attention est accaparée par l'Iran.
18:07Pas sûrs, donc, qu'ils aient vraiment
18:08de la disponibilité pour s'investir à fond
18:11dans le dossier ukrainien.
18:14Merci beaucoup, Antoine Hollard.
18:15Thierry Arnaud, on sait que souvent,
18:17Trump varie dans ses propos
18:19et dans ses soutiens.
18:20Est-ce qu'il a, cette fois,
18:21définitivement choisi son camp,
18:23celui de l'Ukraine ?
18:23Non, définitivement choisi son camp, non.
18:25Il est plutôt, effectivement,
18:27dans de bonnes dispositions vis-à-vis de l'Ukraine
18:29et vis-à-vis de Volodymyr Zelensky
18:31lorsqu'on l'a interrogé la semaine dernière
18:32dans le bureau Oval en lui disant
18:34« Monsieur le Président, vous aimez bien les gagneurs,
18:36les winners.
18:36Est-ce que vous êtes maintenant du côté
18:37de Volodymyr Zelensky ? »
18:39Il a répondu en saluant le courage
18:41du président ukrainien
18:43et en expliquant qu'il avait de bons combattants
18:45et qu'il s'en sortait très bien.
18:47Par ailleurs, lorsqu'il était au G7,
18:49il a accepté la publication d'un communiqué commun
18:52où il est question de l'Ukraine,
18:54du soutien à son intégrité territoriale
18:56et, pour rebondir sur ce que disait Antoine à l'instant,
18:58sur le fait qu'on était prêt à accorder
19:00à l'Ukraine le droit de fabriquer des armes sous licence.
19:05Alors ça, c'est la position de Donald Trump
19:07au moment où on se parle.
19:09Est-ce qu'elle pourrait résister
19:10à un nouveau coup de fil avec Vladimir Poutine ?
19:13C'est évidemment pas certain
19:14et c'est toujours le risque avec le président américain.
19:17Jérôme ?
19:17Oui, il n'est pas le seul quand même à décider.
19:20Nous sommes aux États-Unis.
19:21Il y a un personnage très puissant
19:23et qui est très favorable à l'Ukraine,
19:25c'est le patron de la CIA, John Radcliffe,
19:27qui a d'ailleurs réussi à écarter
19:28la patronne du renseignement américain,
19:31Tutsi Galbar,
19:32qui, elle, était pro-Kremlin.
19:34Donc il y a aussi ces rapports de force
19:36qui changent à Washington
19:38et qui font peser, d'un côté ou de l'autre,
19:40finalement, la position du président américain.
19:43Sergei ?
19:43En revanche, Steve Whitcoff et Jared Kushner
19:47ne sont jamais rendus à Kiev.
19:50Il y a d'ailleurs le président Zelensky
19:52qui leur a reproché justement ça
19:54et on vient d'avoir la réponse.
19:57Soit disons, Kushner aurait répondu
20:00qu'il n'irait pas à Kiev
20:02pour faire juste une session photo
20:05avec le président Zelensky.
20:08Donc sous-entendant que
20:09s'il y a un accord en prévision
20:12qui pourrait être signé à ce moment-là, oui.
20:16S'il n'y a rien du tout,
20:17si c'est juste pour regarder sur place,
20:19ce n'est pas la peine.
20:19Antoine l'a rappelé,
20:21Donald Trump s'était donné pour mission
20:22de résoudre aussi ce conflit.
20:24Il avait même dit, moi, en 48 heures,
20:26en 48 heures ou 24 heures,
20:27je ne sais pas,
20:2748 heures, ce que Joe Biden
20:29n'avait pas réussi à faire,
20:30moi, j'aurais iré à le faire.
20:31Bon, pour l'instant, cette guerre,
20:31elle est encore là.
20:32Est-ce qu'en plus de faire,
20:35de soutenir Vladimir Zelensky,
20:36il a les moyens de faire pression
20:38sur Vladimir Poutine ?
20:39Ça, c'est autre chose.
20:40Alors, il y a la question des moyens
20:42et la question de la volonté.
20:43Pour l'instant, il ne l'a pas fait,
20:45effectivement, jusqu'à présent.
20:46Il a plutôt été attentif
20:48et réceptif à ce que lui disait
20:50le président russe.
20:52On se souvient de leur rencontre
20:53à Encourage en Alaska
20:54le 15 août dernier en particulier.
20:57On ne l'a pas vu encore
20:59faire pression sur le président russe.
21:02Jusqu'à présent,
21:02il s'y est toujours refusé.
21:03C'est ça, le constat
21:04qu'on est obligé de dresser ce soir.
21:06Et il s'est contredit
21:07parce que je vous rappelle
21:08qu'en 2023,
21:09Trump a dit,
21:10j'ai le plan A.
21:11Si je vais faire pression
21:13sur Zelensky
21:14et si Zelensky ne voudra pas la paix,
21:18à ce moment-là,
21:18je lui coupe tous les vivres.
21:20Et si après,
21:21et le plan B,
21:22je vais faire pression sur Poutine
21:24et si Poutine ne voudra pas
21:25se mettre à la table de négociation,
21:27je donnerai à l'Ukraine
21:28autant d'armes
21:29qu'elle n'a jamais eues
21:31et que personne n'aurait jamais donnée
21:32à l'Ukraine.
21:33Et donc, le plan B,
21:34le prend à oublier complètement.
21:37Aline,
21:37la pression sur Poutine
21:39pour revenir à la table
21:40des négociations.
21:40Trump pendant les moyens ?
21:41Oui.
21:42S'il y avait la volonté politique
21:45américaine claire
21:46de livrer
21:47tant de missiles patriotes
21:48pour les systèmes
21:49de défense aérienne,
21:50tant d'armes, etc.
21:51Oui, les Etats-Unis,
21:52si elles le voulaient vraiment,
21:53pourraient...
21:54Mais Poutine...
21:54Maintenant,
21:55il y a...
21:56Je voulais juste ajouter
21:57ce que fait l'Ukraine aussi,
21:59c'est qu'il faut bien se rendre compte
22:00qu'aux Etats-Unis,
22:00en effet,
22:01il y a Trump,
22:03mais il y a aussi
22:03tout un environnemental
22:04un écosystème.
22:05Il y a énormément
22:06d'Américains
22:07qui aident l'Ukraine,
22:08mais à des niveaux
22:09extrêmement élevés,
22:12quasiment d'État.
22:13Je pense au PDG de Google
22:14qui a permis
22:15de développement,
22:16on parlait de développement
22:17d'armes,
22:17c'est aussi
22:18de grosses fortunes
22:19américaines.
22:20À tout le monde,
22:20on a des démocrates républicains,
22:22peu importe,
22:22qui sont vraiment massivement
22:24en soutien à l'Ukraine
22:25d'un point de vue militaire
22:26quasi industriel.
22:27Donc, il y a ça aussi
22:28à prendre en compte
22:29dans ces interactions-là.
22:31Donc, Trump,
22:31il est obligé
22:32de le prendre en compte aussi,
22:33même si,
22:34ça c'est son petit côté
22:36poutinien,
22:37il ne respecte aussi
22:37que la force.
22:38Donc, on aura remarqué aussi
22:39que quand il y a
22:40des coups d'éclat ukrainiens
22:42ou spectaculaires
22:43qui impressionnent
22:44d'un point de vue militaire,
22:46notamment les séquences
22:47de frappes en profondeur
22:48ou sur les raffineries,
22:49etc.,
22:49oui,
22:50il y a une inflexion
22:51à Washington
22:51parce que quand même,
22:53on a plus envie
22:53de se mettre
22:54du côté des gagnants
22:55et ça peut paraître
22:57très cynique,
22:57mais malheureusement,
22:58ça marche comme ça.
22:59En tout cas,
23:00l'Ukraine n'attend pas
23:01non plus tout
23:02de Washington
23:02et sur un point
23:03tout de même
23:04où là,
23:04vraiment,
23:05les États-Unis,
23:05c'est crucial,
23:06c'est la question
23:06du renseignement
23:07qui n'est toujours pas,
23:09voilà,
23:10il y a toujours
23:10une dépendance
23:11au reste.
23:11Il est quand même,
23:12il est quand même
23:12ce soutien américain,
23:13amiral déterminant
23:14aussi pour l'Ukraine,
23:15il essaie d'être
23:15rassurant aussi
23:16pour les Européens,
23:16le fait que Donald Trump
23:18décide de ne pas lâcher
23:19l'Ukraine
23:20et de ne pas nous laisser
23:21nous Européens
23:22seuls face à Vladimir Poutine.
23:23– Oui,
23:24mais il ne veut pas
23:24lâcher non plus
23:25l'Arabie Saoudite,
23:26le Koweït,
23:26le Qatar
23:27et les Émirats.
23:29– Et l'Israël.
23:30– Non mais mettons ça
23:32à part.
23:33Et les patriotes
23:34dont on parlait,
23:35ils vont en priorité
23:36à reconstituer
23:37les stocks
23:37de ces gens-là
23:38parce qu'ils n'ont
23:38aucune confiance
23:39en l'Iran.
23:40Donc les deux sont liés
23:41et il n'est pas libre
23:43de ce qu'il peut faire
23:43en Ukraine.
23:44– Thierry,
23:45vous disiez tout à l'heure,
23:45pardon,
23:46il ne viendra pas
23:46à la table des négociations
23:47Donald Trump.
23:49– Non,
23:51il n'ira jamais
23:52comment cette guerre
23:53en éliminant
23:55l'un ou l'autre.
23:56– Oui,
23:57la Russie peut revenir
23:58à la table des négociations
23:59mais Vladimir Poutine,
24:01non,
24:02ça nous ramène
24:03à la conversation
24:03qu'on avait
24:04il y a quelques minutes
24:05sur la question
24:05de savoir comment
24:06il pourrait le cas échéant
24:08être renversé
24:08et encore une fois
24:09on n'en sait rien
24:10et on ne sait pas mesurer
24:13réellement son degré
24:14de fragilité
24:15mais on ne voit pas
24:16très bien
24:16comment il pourrait
24:17survivre politiquement
24:18et peut-être d'ailleurs
24:19survivre tout court
24:20mais on n'en sait rien
24:21en tout cas
24:21survivre politiquement
24:22à minima
24:22à un accord de paix
24:24avec l'Ukraine.
24:25Il nous a expliqué
24:26que ce pays
24:27était un pays nazi
24:29avec un régime
24:30à sa tête
24:32totalement corrompu,
24:33nuisible,
24:34nocif
24:34dont il fallait absolument
24:35se débarrasser.
24:37Il l'occupe aujourd'hui,
24:38il n'occupe que partiellement
24:39outre la Crimée
24:40quatre régions
24:41dont il a fait inscrire
24:43l'appartenance
24:44à la Fédération de Russie
24:45dans la constitution
24:46du pays
24:47donc il ne peut pas
24:48avoir fait
24:50voter les gens
24:51dans un pseudo-référendum
24:52organiser une grande
24:53cérémonie
24:54pour inscrire
24:58l'inclusion
24:59de quatre
25:00places
25:00de quatre régions
25:01dans la Fédération de Russie
25:02et retourner devant
25:03les Russes
25:04et dire
25:04finalement non
25:05on va les rendre
25:05à l'Ukraine.
25:06C'est inimaginable.
25:07En même temps
25:08je vous rappelle
25:09que les Serbes
25:10avaient fait livrer
25:12Melochevitch
25:12à la Cour pénale
25:13internationale
25:14eux-mêmes
25:15et pourtant
25:16avant
25:17ils disaient
25:17oui c'est notre
25:18grand leader
25:19à bas les pattes
25:20on va le maintenir
25:22chez nous
25:22et puis finalement
25:23Melochevitch
25:24s'est retrouvé
25:25à la haie
25:26et donc
25:26il y a des choses
25:27qui peuvent se passer.
25:28Bon, la Russie
25:29c'est un pays nucléaire
25:30c'est un pays
25:31au conseil de sécurité
25:33avec le droit de veto
25:34avec un énorme arsenal nucléaire
25:36etc.
25:37Mais
25:38on ne sait jamais.
25:40Cette attaque de drones
25:41en tout cas
25:41qu'on vous signale
25:43tout à l'heure
25:43attaque sur la centrale thermique
25:45de Belgore
25:45donc des drones
25:47ukrainiens
25:47qui auraient été envoyés
25:48c'est ce que confirme
25:49à l'instant
25:50la Russie
25:51la Russie
25:51dit avoir repoussé
25:53une attaque de drones
25:54deux
25:54ont été détruits
25:55elle parle également
25:56de débris
25:57puisque des services d'urgence
25:58je vous dis en même temps
25:59que ça nous parvient
26:00les services d'urgence
26:00interviennent sur le lieu
26:01de la chute des débris
26:04C'est quelque chose
26:05qui nous fait sourire
26:06parce qu'il n'y a que
26:07les débris qui tombent
26:08mais
26:09Mais il suffit
26:10à plonger la ville
26:10dans le noir
26:11manifestement
26:11puisque c'est ce qu'on voit
26:13ici à l'antenne
26:14Les grandes flammes
26:15et la fumée noire
26:17nous prouvent
26:18que les débris
26:19quand même
26:19étaient assez importants
26:20Amiral
26:20combien de temps
26:22peut-elle encore durer
26:23cette guerre
26:24entre l'Ukraine
26:25et la Russie
26:26est-ce que les signes
26:26de ces derniers jours
26:28de ces dernières semaines
26:29vous laissent entrevoir
26:30une avancée
26:31qui pourrait être rapide
26:33peut-être
26:33dans les jours qui viennent ?
26:35La Russie est éternelle
26:36donc ça peut durer
26:36très longtemps
26:38Vladimir Poutine
26:39ne l'est pas
26:39Non mais
26:40il y aura
26:41Et heureusement
26:41Il y en aura d'autres
26:43On ne peut pas répondre
26:44à cette question
26:45Il y a différentes formes
26:47d'arrêt des combats
26:47des cessez-le-feu
26:48des trêves
26:50on gèle les combats
26:51donc on peut aller
26:53vers une de ces formes-là
26:54mais c'est très difficile
26:55de mettre un calendrier précis
26:57un agenda
26:58sur un effort de paix
26:59Ce qui contraint
27:01c'est les ressources humaines
27:02et la résistance
27:05la résilience
27:06de la population
27:06Et l'économie
27:07Et l'économie
27:08Oui la résilience
27:09je mets l'économie là-dedans
27:11Je vous rappelle
27:12que la Russie
27:12n'a pas toujours signé
27:14l'accord de la paix
27:15avec le Japon
27:16après la Deuxième Guerre mondiale
27:17Elle est éternelle
27:19On va revenir
27:20sur cette information
27:21qu'on apprenait
27:23en début de soirée
27:25qu'on vous donnait
27:26en début de soirée
27:27cette information
27:28selon des sources
27:29en tout cas
27:30de renseignements américains
27:32la Russie
27:33se préparerait
27:34peut-être
27:35serait en train
27:36de se préparer
27:36à attaquer
27:37l'un des pays
27:37de l'Alliance Atlantique
27:38et ce pays
27:38pourrait être
27:40la Pologne
27:41effectivement
27:42avec peut-être
27:43une incursion
27:44de drones
27:44ou peut-être
27:45une invasion
27:45ou peut-être
27:46autre chose
27:47une attaque hybride
27:48voilà ce que nous disent
27:49plusieurs sources
27:50plusieurs pays
27:51que craint-on
27:53précisément
27:54Sergueï
27:55sur ce qui pourrait se passer
27:56dans les jours
27:56les semaines qui viennent
27:57peut-être
27:57Ce n'est pas bien évidemment
27:59pas les chars russes
28:00parce que la Russie
28:01n'en a pas
28:02de toute façon
28:03il faudra passer
28:03par Biélorussie
28:04parce que la Russie
28:05n'a pas de frontières
28:07avec la Pologne
28:07sauf
28:08à Galingrad
28:09qui a la frontière
28:11avec la Pologne
28:11mais vous savez
28:14pour répondre aussi
28:15à la question
28:17de la Mérale
28:18qui ne voyait pas
28:19de cohérence
28:19pourquoi la Pologne
28:20serait attaquée
28:23par la Russie
28:23la Pologne
28:24c'est le principal
28:25hub
28:26de logistique
28:27pour aider l'Ukraine
28:29et donc
28:29pour la Russie
28:31c'est insupportable
28:32d'avoir cette Pologne
28:33qui malgré les différents
28:34parce que vous savez
28:35depuis une semaine
28:37la Pologne
28:38et l'Ukraine
28:39sont en conflit
28:41quasi ouvert
28:42entre les dirigeants
28:44mais on n'a pas
28:45le temps
28:46d'en parler
28:46mais la Pologne
28:47reste un des pays
28:49principaux
28:50qui aident l'Ukraine
28:51du point de vue
28:52de logistique
28:53et pour Poutine
28:53si vous voulez
28:54il y a quelque chose
28:55qui...
28:56la logique de Poutine
28:57c'est ça
28:57ça veut dire
28:58qu'il y a un bloc
28:58qui est derrière l'Ukraine
29:00d'ailleurs
29:01il a plusieurs reprises
29:03dit qu'il ne mène pas
29:04la guerre à l'Ukraine
29:05mais à l'OTAN
29:06et à tous les blocs
29:07occidentaux
29:07et l'Ukraine
29:08n'est qu'une marionnette
29:10de cet accident
29:13absolument méchant
29:14et pervers
29:15et donc
29:17attaquer
29:18un pays occidental
29:19c'est de rompre
29:21cette entente
29:23entre l'Occident
29:24et l'Europe occidentale
29:25et l'Ukraine
29:26et obliger l'Occident
29:28de s'occuper
29:28en quelque sorte
29:29de soi-même
29:30parce que si on crée
29:31un petit conflit
29:32donc les Occidentaux
29:33vont peut-être dire
29:34puisque ça se passe
29:35maintenant chez nous
29:35on ne va plus donner
29:36les armes à l'Ukraine
29:38en fait la logique
29:39serait ça
29:39c'est un peu
29:39le point de vue
29:39on ne va plus
29:39on n'a plus
29:40d'un point de vue
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