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  • il y a 13 heures
Avec Nicolas Corato, Président fondateur du think tank Place de la République et Matthieu Hocque, Secrétaire général du think tank “Le Millénaire”



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##LE_DEBAT_DE_LA_SEMAINE-2026-06-28##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, 7h-10h, Maxime Liedot.
00:05Et les 8h46 sur Sud Radio, votre débat du dimanche ce matin avec Nicolas Corato.
00:09Bonjour mon cher Nicolas.
00:10Bonjour Maxime.
00:11Président fondateur du think tank Place de la République et Mathieu Haug, secrétaire général du think tank Le Millénaire.
00:16Salutations Mathieu.
00:16Bonjour Maxime, bonjour Nicolas.
00:18Heureux de vous accueillir ce matin, qui plus est, parce que je n'ai pas de doute sur le fait
00:20que vous alliez un minimum, en tout cas, vous opposer sur ce sujet.
00:23On va revenir, bien entendu, sur la mort de ce jeune homme, Louis, 17 ans, mort à Narbonne, de manière
00:29hallucinante, horrible.
00:30Sa famille a accepté de témoigner en exclusivité, c'était ce vendredi sur Radio, on va la réécouter dans un
00:35instant.
00:35Simplement, le contexte, jeune homme qui s'était déjà fait agresser à plusieurs reprises, qui avait été au commissariat,
00:41qui se fait littéralement, non pas, on va dire, battre au milieu d'une rixe, comme ça a pu être
00:46dit au milieu,
00:47mais bel et bien coincé dans un guet-apens, au point d'être laissé pour mort dans un chantier.
00:51Et après, quelques tentatives, bien sûr, de soins, de réanimation, cela n'a pas pu aboutir.
00:57Il est décédé, laissé pour mort pendant toute une nuit sur un chantier.
01:01Ses agresseurs, en tout cas, se sont filmés, l'ont posté sur les réseaux sociaux.
01:04Et c'est vrai que le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, donne une grande interview, fleuve, aux Parisiens ce
01:08matin.
01:09Et on lui demande, bon, est-ce que ce jeune homme, Louis, qui a été tabassé, qui a su gomber
01:13à ses blessures,
01:13est-ce que c'est de l'ensauvagement, où on est l'enquête d'abord, est-ce que c'est
01:16de l'ensauvagement ?
01:16Ce terme est connoté politiquement, il y a une véritable exploitation de l'extrême droite dans cette affaire.
01:21Et vous avez un autre hebdomadaire, le journal du dimanche, qui a recueilli en exclusivité le témoignage de la maman
01:27de Louis,
01:27qui dit, mais ce n'est pas le temps du deuil pour nous, pour notre famille, c'est le temps
01:31de la guerre,
01:31il est hors de question qu'un autre cœur de maman ou de papa soit brisé comme le nôtre.
01:35Et je vous le disais, elle était en exclusivité à mon micro dans la matinale vendredi,
01:38je veux juste qu'on entende la tante de Louis, qui a pris la parole au nom de la famille,
01:43et voici ce qu'elle disait sur les circonstances de la mort de ce jeune homme, Louis, et donc d
01:47'un membre de sa famille.
01:48Nous on est déterminés, malgré le chagrin, la douleur, je tiens à préciser que je parle au nom des parents
01:54de Louis,
01:55de ma sœur et de son papa, mais aussi au nom de toute notre famille.
01:59Cette médiatisation, elle est souhaitée.
02:02On a voulu que Louis ne tombe pas dans l'oubli, ce n'est pas un fait divers.
02:06Ce n'est pas un fait divers.
02:07Comment Nicolas Corateau, Mathieu Haugues, vous regardez ça,
02:10et cette phrase du ministre de l'Intérieur quand même,
02:13non en effet, c'est une exploitation de l'extrême droite.
02:17Mathieu Haugues.
02:18Le ministre de l'Intérieur, comme beaucoup, quand on n'a rien à dire sur le message,
02:22on s'en prend au messager.
02:24Et c'est un véritable problème, le pays meurt de cela,
02:27parce que l'enjeu aujourd'hui dans la société dans laquelle on vit,
02:33c'est qu'on a une forme de radicalité et d'ultra-violence chez une partie de la jeunesse,
02:40bien évidemment une partie de la jeunesse.
02:42On a un indicateur qui est tout simple, c'est le nombre de tentatives d'homicide
02:45sur lesquelles les jeunes sont surreprésentés d'une part
02:49et pour lesquelles cet indicateur progresse chez les jeunes.
02:52Et il faut rappeler que depuis 2017, le nombre de tentatives d'homicide a doublé dans notre pays.
02:56On est aujourd'hui à près de 4500 tentatives d'homicide.
03:00Naturellement, le taux d'homicide, lui, également augmente.
03:03Donc c'est le symptôme d'un pays qui s'en sauvage,
03:06qui fait face à une forme de barbarisation.
03:10Vous faites partie d'un spectre d'engagé, politiquement, dans le débat public,
03:13qui utilisait sans problème le terme de sauvagement.
03:15Sinon, si on ne pose pas les bons diagnostics sur les mots,
03:18alors on n'arrivera jamais à apporter les bonnes recommandations et les bonnes solutions.
03:24Et aujourd'hui, c'est ça le problème.
03:26Et donc, quand on a des gens qui s'attaquent davantage aux messagers,
03:30entre guillemets, qu'importe ce que dit le messager,
03:33sans répondre sur le fond aux messages,
03:35et le fond, c'est ce que dit la famille,
03:37on ne veut plus qu'il y ait une maman qui pleure la mort d'un enfant.
03:42Et donc, pour cela, il faut poser le bon diagnostic pour apporter les bonnes solutions.
03:45Nicolas Corato, sur ce sujet.
03:46Oui, il y a plusieurs éléments.
03:49D'abord, l'ultra-violence, cette ultra-violence que Mathieu vise,
03:55malheureusement, elle n'est pas nouvelle dans ce pays.
03:57Mais elle progresse.
03:58Non, mais elle progresse.
03:59Qu'est-ce que vous entendez ?
04:01Peut-être que la parle, elle n'est pas nouvelle.
04:02Ce qu'elle a toujours existé, peut-être que là, on est plus au courant.
04:05Mais on parlait de cette ultra-violence dans les mêmes termes il y a une vingtaine d'années.
04:10Regardez également dans les années 80 les schémas d'ultra-violence.
04:13Donc cette ultra-violence dans la jeunesse,
04:16ce qu'on appelle la jeunesse,
04:17il faudrait d'abord définir ce que ça veut dire la jeunesse.
04:20Ce n'est pas un fait social nouveau,
04:22c'est un fait social qui a été documenté.
04:24Regardez, travaillé par tous les sociologues,
04:27par tous les spécialistes,
04:28par les éducateurs spécialisés
04:29qui ne cessent d'alerter depuis une trentaine d'années
04:33sur ce mouvement dans une partie de la jeunesse.
04:35Donc, pardon, mais nous ne sommes pas face à un phénomène nouveau.
04:39Et nous sommes même face à un phénomène connu et reconnu.
04:43Et ce qui est intéressant...
04:44Mais il progresse.
04:46Mathieu, vous dites qu'il progresse.
04:48On avait une diminution de la violence chez les jeunes depuis vingt ans.
04:52Parce que ce n'est pas...
04:53Oui, justement, sur trente ans, il ne progresse pas.
04:55Sur trente ans, ce phénomène ne progresse pas.
04:57On est d'accord.
04:57Oui, mais il reprogresse à nouveau.
04:58Oui, non, mais il reprogresse à nouveau.
04:59Mais sur trente ans, il ne progresse pas.
05:00Non, mais c'est intéressant de regarder les choses attentivement.
05:03Le deuxième sujet qui me paraît important,
05:05c'est que vous parliez de la tente de Louis
05:08que vous avez eue au téléphone.
05:09Je lisais également chez vos confrères du Monde
05:12qu'elle précisait qu'elle ne souhaitait pas
05:14que cette affaire soit politisée.
05:16Et ça, c'est le deuxième sujet
05:17dont on doit se poser la question.
05:18Pourquoi est-ce que les partis politiques
05:21se jettent-ils sur ces horribles drames
05:26pour faire de la politique
05:28alors que l'enquête,
05:30alors que Louis n'est pas encore enterré,
05:31que l'enquête ne fait que commencer
05:33et que nous ne savons quasiment rien
05:35du déroulement des faits ?
05:37Troisième point.
05:38Non, mais attendez.
05:39Non, mais c'est important.
05:40Troisième point.
05:41Je vais vous dire le troisième point.
05:42Nous ne savons absolument rien des faits.
05:44Moi, j'attends de savoir par exemple
05:46ce que Louis et ses parents
05:49est allé dire plusieurs fois de suite
05:52aux officiers de police qu'il a rencontrés.
05:55Tout ça n'est pas très clair.
05:57Manifestement, il a porté plainte
05:58puis ensuite, il a signalé des faits, des menaces.
06:01Est-ce que ça a un lien avec l'assassinat
06:04ou le meurtre, selon la qualification
06:06qui sera retenue, dont il a été victime ?
06:09Mais pourquoi est-ce que subitement
06:11les partis politiques qui prétendent
06:13aux plus hautes fonctions
06:14se jettent-ils sur ces affaires-là
06:17sans respecter le deuil de la famille,
06:19sans respecter le travail des enquêteurs ?
06:22Peut-être que, comparaison n'est pas raison du tout,
06:24mais au même titre qu'il était impensable
06:26que d'une certaine manière,
06:27on salisse ce qui s'était passé autour de Liana,
06:30tellement c'était effroyable.
06:31Peut-être que ça provoque
06:32chez une telle partie de la population,
06:34en termes de nombre, mon cher Nicolas,
06:37à nouveau quelque chose de l'ordre de la colère,
06:39de l'effroi, que même si on ne sait pas précisément,
06:41et bien sûr qu'on est assez impatient
06:42de connaître toute la chaîne,
06:43ce qui a pu être des faillances
06:45que Louis a vraiment, bien sûr, pu dire, etc.
06:47La tante nous racontait
06:48qu'il y avait visiblement
06:48une situation de harcèlement.
06:49On a vu les vidéos,
06:51on entend les termes,
06:51on sait qu'il s'est quasiment produit
06:53la même scène une semaine auparavant,
06:55qui là aussi avait été mis
06:56sur les réseaux sociaux,
06:57ça nous a été confirmé par la famille.
06:59Donc, c'est peut-être tout ça
07:00qui choque et qui oblige,
07:02et je le mets entre guillemets,
07:03les politiques,
07:04peut-être pas, on va dire,
07:06à l'exploiter,
07:06mais à réagir,
07:07parce que ça traduit quelque chose
07:08qu'ils veulent combattre.
07:09Ça, on peut le comprendre.
07:10Mais on peut le comprendre,
07:10mais à ce moment-là,
07:11pardon, et je reviens
07:12sur la dénonciation de M. Nunez,
07:14du caractère politicien des réactions,
07:16à ce moment-là,
07:16le sujet, c'est moins l'ensauvagement,
07:18et je déteste ce terme
07:19qui est un texte...
07:20Vous ne l'utilisez pas ?
07:21Mais je ne l'utilise pas,
07:22parce que jusqu'à présent,
07:23il n'était employé que par l'extrême droite,
07:25et que parce que M. Maurras
07:27l'a forgé dans les années 30.
07:28Charles Maurras.
07:29Ce terme est un terme
07:30de fasciste et d'extrême droite.
07:31Oui, je le dis.
07:32Et c'est un terme de raciste.
07:33C'est un terme qui consiste à dire...
07:35Fasciste et extrêmement raciste.
07:36Oui, c'est un terme qui consiste à dire
07:37que ce sont les jeunes immigrés,
07:38que parce qu'ils sont jeunes,
07:39parce qu'ils sont immigrés,
07:41ils sont violents,
07:42ils sont délinquants,
07:43ils sont criminels.
07:43C'est ça que veut dire
07:44le terme en sauvagement.
07:45Et je pense qu'on devrait regarder
07:47attentivement les mots qu'on emploie,
07:48y compris dans le débat public.
07:49Mais si je referme la parenthèse,
07:52le sujet qui m'intéresse,
07:53moi, maintenant,
07:54c'est de voir s'il y a eu
07:55des défaillances
07:55dans la pariétatique.
07:57Si on est face à une nouvelle affaire Liana,
07:59et si, effectivement,
08:00l'État doit se remettre.
08:01J'ajoute une dernière chose.
08:02Louis était dans un foyer
08:04de l'aide sociale à l'enfance.
08:05La situation de l'AZE,
08:07de l'aide sociale à l'enfance,
08:07est dénoncée depuis des années
08:09et ne cesse de voir son budget
08:11raccordi par l'État
08:13et par la puissance publique.
08:15Voilà aussi un sujet
08:16sur lequel on devrait s'interroger.
08:17Est-ce que Louis a été victime
08:18non seulement de ceux
08:20qui l'ont tué,
08:21mais aussi d'être mis en insécurité
08:23dans un foyer
08:23de l'aide sociale à l'enfance
08:24dont on sait qu'ils mettent
08:25les enfants en insécurité
08:27et en danger ?
08:27Mathieu, qui apprend
08:27le filtre au standard
08:28au 0826-300-300.
08:30Ce que vous dites, Nicolas,
08:30c'est que soit
08:31on ne fait pas d'exploitation
08:34entre guillemets politique,
08:35je n'aime pas ce terme,
08:36d'exploitation politique
08:37et donc, effectivement,
08:38on ne lève pas les problématiques
08:39sur l'AZE,
08:40l'aide sociale à l'enfance
08:41que vous avez très justement
08:42soulignée,
08:43sur l'effectivement
08:44la prise de parole
08:46en prévention
08:47des policiers
08:49ou des gendarmes
08:49que Louis et sa famille
08:51étaient allés voir
08:52à plusieurs reprises
08:53avant le drame.
08:54Soit on ne parle pas de ça
08:55et dans ces cas-là
08:56on dit qu'on n'exploite pas,
08:57soit justement,
08:58au contraire,
08:59et moi je considère
09:00que ce type d'affaires-là,
09:01ça révèle une forme
09:02d'indignation
09:03d'une partie de la population
09:04et les politiques,
09:05ensuite après,
09:06sont là pour donner
09:06des réponses.
09:07D'ailleurs, on veut...
09:08Donc s'emparer
09:09de cette émotion
09:09que cela provoque ?
09:10Bien sûr,
09:10l'objectif,
09:11ce n'est pas de surfer
09:11sur l'émotion
09:12ou quoi que ce soit,
09:13c'est d'apporter des solutions
09:14à des problématiques
09:15qui existent
09:15et qui sont multiples.
09:17Quand on parle
09:17d'ensauvagement
09:18de la société
09:19et quand on parle
09:19de barbarisation
09:20de la société
09:21ou d'ultra-violence,
09:22l'idée,
09:22ce n'est pas de pointer
09:23telle ou telle catégorie,
09:24l'idée,
09:25c'est de dénoncer
09:25un phénomène social
09:27qui a des causes
09:28qui sont multiples
09:29et on ne peut pas
09:30exclure des causes
09:32comme la dégradation
09:33de l'aide sociale
09:33à l'enfance
09:34qui sont évidemment légitimes.
09:35On dépense deux fois moins
09:36que l'Allemagne
09:37sur cette politique publique,
09:38c'est évident
09:39que c'est un sujet.
09:40On ne peut pas mettre
09:41de côté le fait que,
09:43bah oui,
09:44chez une partie des jeunes
09:45issus de l'immigration,
09:46on constate
09:47une surreprésentation
09:48dans certaines catégories
09:50de violences.
09:51On ne peut pas mettre
09:52en dehors le fait
09:53que, effectivement,
09:54ça touche des gens
09:54qui sont plus jeunes
09:55et qui sont plus garçons.
09:56On ne peut pas mettre
09:56aussi de côté
09:58que ce sont aussi
09:59des gens qui sont plus précaires.
10:01C'est un agrégat
10:02de problématiques
10:02qu'il faut traiter
10:03mais il ne faut pas
10:04en occulter aucune.
10:05C'est ça que j'ai juste
10:05ce que j'ai dit.
10:05J'aimerais aussi
10:06qu'on entende
10:07ceux qui peuvent être
10:08interpellés par ces déclarations
10:09et même par ce fait.
10:11L'attente de Louis
10:12nous le disait au téléphone
10:13ce n'est pas un fait divers,
10:14c'est vraiment quelque chose
10:15d'une violence inouïe.
10:160-826-300-300
10:17La mort de Louis
10:18est-ce qu'une exploitation
10:19de l'extrême droite
10:20comme l'affaire Laurent Nunez ?
10:21On en discute avec vous
10:22au Standard.
10:23Bonjour Adonis.
10:24Oui, bonjour.
10:25Bonjour tout le monde.
10:26Merci beaucoup
10:26d'être avec nous ce matin.
10:28Qu'est-ce que vous pensez
10:30de cette déclaration
10:31du ministre de l'Intérieur ?
10:32Une exploitation
10:32de l'extrême droite ?
10:33Vous êtes d'accord avec lui ?
10:35On en fait trop
10:36ou en tout cas
10:36certains partis
10:37en font trop
10:37autour de la mort de Louis ?
10:39Oui, alors quand on parle
10:40d'extrême droite
10:41on vise qui ?
10:42Le RN ?
10:44Visiblement.
10:45D'accord.
10:46Je ne suis pas dans le cerveau
10:47de Laurent Nunez.
10:48Oui, bien sûr.
10:50Écoutez, moi je vais aller
10:51droit au but
10:52parce que c'est ce que je pense.
10:54Tout simplement
10:55parce que 2027
10:56se rapproche
10:58de plus en plus
10:59jour après jour
11:00et donc
11:01le seul objectif
11:02c'est d'atteindre
11:03la plus haute marche
11:03de ce pays
11:05en espérant
11:06que M. Macron
11:07laisse la place
11:07parce que ça
11:08ce n'est pas sûr non plus.
11:10Mais tout simplement
11:12ces gens-là
11:13n'ont qu'un seul
11:14objectif
11:14dans leur viseur
11:16c'est
11:17élection présidentielle
11:182027.
11:19Ce fait erreur de ma part
11:20M. Darmanin
11:21fait partie
11:21des potentiels candidats
11:22où c'est déjà
11:23déclaré un candidat.
11:24Sachant que là
11:25le ministre de l'Intérieur
11:25maintenant
11:26vous le savez
11:26c'est Laurent Nunes
11:27je sais que ça change
11:28beaucoup en ce moment
11:29mais
11:32vous vous dites
11:33qu'en réalité
11:33Adonis
11:34si je vous comprends
11:35dans le contexte
11:36vous dites
11:36en réalité
11:36attention
11:372027 approche
11:38donc tout le monde
11:39fait en sorte
11:39de s'éloigner
11:40de ce que certains
11:41appellent encore
11:42aujourd'hui
11:42les extrêmes
11:42et de ne pas rentrer
11:43dans leur jeu
11:44on a compris ça
11:44merci beaucoup
11:45d'avoir été avec nous
11:46Adonis
11:46merci beaucoup
11:47et est-ce que
11:48Hakim
11:49est encore avec nous ?
11:52non
11:52Hakim
11:54Hakim
11:54est en train de partir
11:55tant pis pour lui
11:56on aura essayé
11:57de l'attraper
11:57au bon moment
11:58il voulait parler aussi
11:59de ce qui avait fait polémique
12:00à l'époque
12:01Dupont-Moretti
12:01à savoir
12:02le sentiment d'insécurité
12:03comment vous regardez aussi
12:05ce timing
12:05en un mot
12:06parce qu'on doit conclure
12:06messieurs
12:07peut-être à l'approche
12:08de l'élection présidentielle
12:09est-ce que
12:09il faut redouter
12:10et je me tourne peut-être
12:11vers vous à ce moment-là
12:11Nicolas
12:12le fait qu'on exploite
12:13davantage
12:14ces situations
12:15ou peut-être comme vous
12:16Mathieu
12:16où on dit
12:17d'un côté
12:18bien sûr il y a des drames
12:19mais heureusement
12:19qu'on va s'y pencher
12:20parce que c'est quand même
12:21la France dans laquelle on vit
12:23messieurs les mots de la forme
12:23moi je pense
12:24je pense aux forces de l'ordre
12:26je pense aux enquêteurs
12:27je pense aux magistrats
12:28de ce pays
12:29qui travaillent déjà
12:30sous une forte pression
12:32et que cette pression
12:33ne va pas diminuer
12:34dans les mois qui viennent
12:35et c'est à eux
12:36que je pense aujourd'hui
12:37parce que
12:37c'est eux qui doivent rester objectifs
12:40c'est eux qui doivent rester
12:41indépendants et neutres
12:42dans la manière
12:42dont ils mènent leurs enquêtes
12:44ou leurs instructions
12:44ou dont ils mènent leurs audiences
12:46et je pense
12:48qu'on devrait tous
12:48penser
12:49à leurs travaux
12:51qui sont quand même
12:52à la base
12:54de la démocratie
12:54je suis très inquiet
12:55du climat actuel
12:56Mathieu Hock
12:57pour terminer
12:58alors moi j'ai plus une pensée
12:59pour les victimes
13:00justement
13:00parce qu'aujourd'hui
13:01dans un pays
13:02comme je le disais
13:02on a 4500 tentatives
13:04d'homicide par an
13:05ça veut dire que
13:06peut-être potentiellement
13:07plus de 4000 personnes
13:08dans notre pays
13:09quelqu'un a essayé
13:10de les tuer
13:11donc ça c'est pour moi
13:13l'enjeu numéro 1
13:14pour la présidentielle
13:15de 2027
13:16s'il y a bien un sujet
13:17qui doit être
13:18au-dessus
13:19de la pile des autres
13:20me semble-t-il
13:21c'est justement
13:22la protection des victimes
13:23de l'enfance
13:24des femmes
13:25des personnes vulnérables
13:26mais également
13:26de toute personne
13:27qui se fait attaquer
13:28notre pays
13:28Merci beaucoup
13:29Messieurs Nicolas Corato
13:30président fondateur
13:31du Think Tank Place
13:31de la République
13:32et Mathieu Hock
13:32secrétaire général
13:33du Think Tank
13:34le millénaire
13:34d'avoir été avec moi
13:3511 dimanche matin
13:36je vous souhaite
13:36une belle journée
13:37avec un air
13:38un peu plus rafraîchi
13:38on vous le souhaite
13:39dans un instant
13:40le rappel des titres
13:41votre météo
13:41la revue de presse
13:42et le journal des sports
13:43à tout de suite
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