00:00Et bonjour Thomas Ranung.
00:02Bonjour mon cher Maxime, bonjour à tous.
00:03On commence comme chaque week-end après 8h avec la revue de presse nationale qu'on va ouvrir ce matin
00:07avec l'actualité judiciaire.
00:08On va nous raccrocher avec Ludovic Friat qui était responsable de l'un des principaux syndicats auprès des magistrats.
00:14Et on a le journal du dimanche en effet qui dénonce un nouveau mur des cons.
00:18Et oui, l'hebdomadaire vise les 1800 juges qui ont décidé de lancer une rébellion contre le ministre de la
00:23Justice Gérald Darmanin.
00:25Concrètement, ce panel de magistrats lui reproche de les avoir mis en cause après le meurtre de l'IANA.
00:30On se rappelle que le ministre avait pointé les défaillances de certains magistrats.
00:34Lundi, il a même annoncé des sanctions contre une substitut de la procureure d'Auche après un premier pré-rapport
00:40faisant état de dysfonctionnement grave dans le cadre de cette affaire, l'IANA.
00:45De quoi faire dire vendredi à l'union syndicale des magistrats qui représente 60% de la profession.
00:50Effectivement, vous receviez l'un de ses porte-parole il y a quelques minutes.
00:53que Gérald Darmanin a perdu la confiance des magistrats pour les avoir jetés en pâture à la colère légitime mais
01:00toujours mauvaise conseillère.
01:02Ce matin, le JDD dévoile l'échange WhatsApp échangé dans un groupe qui compte 1800 magistrats que le journal présente
01:10comme sédicieux.
01:11On voit qu'ils n'y vont pas de main morte, Maxime, contre leur ministre.
01:15Ils l'accusent de sacrifier une de leurs collègues face à la pression de l'opinion publique.
01:19Certains appellent à la grève, d'autres à renvoyer les audiences.
01:22L'un d'eux appelle même à bloquer la boîte mail du garde des Sceaux en l'inondant de mails.
01:28Bref, le JDD déplore l'absence totale de remise en question de la profession
01:32et de ne pas respecter leur statut qui leur interdit de faire preuve d'hostilité contre le gouvernement
01:37même si, en l'occurrence, c'est important de le rappeler, on parle bien d'échanges qui avaient vocation à
01:42rester privés.
01:43Et on poursuit cette revue de presse avec une interview à retrouver ce matin
01:45et c'est celle du ministre de l'Intérieur dont on aura l'occasion de reparler un peu plus tard
01:49dans cette matinale,
01:50Laurent Nunes. C'est dans le Parisien aujourd'hui en France.
01:52Oui, elle revient sur les sujets qui nous ont animés ces derniers jours, à commencer évidemment par la canicule.
01:57Ce n'est pas un fiasco, affirme-t-il.
01:59Il n'y a eu que peu d'incidents dans les EHPAD, contrairement à 2003.
02:03Nous avons tiré les leçons de cette période.
02:05Se satisfait-il d'une certaine manière ?
02:07Pourtant, force est de constater qu'il y a bien des hôpitaux saturés ou des écoles en surchauffe totale
02:12et que visiblement, il y a encore tout un tas de leçons qui pourraient être tirées.
02:16Le ministre revient aussi sur ce pré-rapport qui fait suite à l'affaire Liana dont on parlait juste avant.
02:21Mon rôle est de constater qu'une enquête a été défaillante et d'en tirer les conséquences, affirme-t-il.
02:27Pas de remettre en question le travail très important effectué par les policiers.
02:31Vous voyez qu'il y a une approche un petit peu différente de celle de Gérald Darmanin vis-à-vis
02:34des magistrats.
02:35Beaucoup plus souple, on va dire.
02:36Voilà, c'est ça.
02:36Il aborde aussi l'autre affaire de violence dont on a parlé cette semaine.
02:40C'est bien sûr le décès du jeune Louis à Narbonne après un lynchage.
02:44Le ministre parle d'une vidéo insoutenable, mais refuse de parler du symbole de l'ensauvagement de la société.
02:50Un terme connoté politiquement, selon lui.
02:53Il dénonce d'ailleurs une exploitation de l'extrême droite dans cette affaire.
02:56Est-ce que, quand on voit l'horrible, parce qu'il faut bien la qualifier ainsi, l'horrible mort de
03:00ce jeune Louis à Narbonne,
03:03est-ce une exploitation de l'extrême droite, comme le dit le ministre de l'Intérieur ?
03:06Eh bien, on en débattra avec nos éditorialistes et avec vous, Ami Auditeur, au 0826 300 300.
03:12Suite de la revue de presse avec vous, Thomas Ranou, avec toujours et encore la canicule, bien sûr,
03:16qu'on retrouve notamment à la une de la tribune dimanche avec ce titre « Crise climatique, ce n'est
03:21que le début ».
03:21Ben oui, parce que si elle semble enfin touchée à sa fin, avec des températures qui reviendront à la normale
03:26à partir d'aujourd'hui,
03:28l'hebdomadaire veut prendre un peu de recul.
03:30Il explique qu'à l'avenir, ces épisodes seront à la fois plus récurrents et plus intenses, selon les scientifiques.
03:36Il pointe une grande improvisation dans la gestion de cette dizaine de jours de forte chaleur,
03:40notamment dans les écoles, alors que 3500 d'entre elles ont fini par devoir fermer et 10000 par adapter leurs
03:46horaires.
03:47Pour le vice-président du GIEC, Jean Jouzel, on doit s'attendre à une amplification du réchauffement climatique
03:52à hauteur de 30% en 2050, avec des canicules et des températures qui monteront à 45 voire 50 degrés
03:59dans les villes.
04:00En tout cas, pour le moment, on attend le bilan chiffré de cet épisode,
04:03mais l'hebdomadaire affirme avoir des indicateurs laissant à penser que la mortalité cumulée sera supérieure à celle de 2003
04:10qui s'élevait à 15 000 morts.
04:12Merci beaucoup Thomas Rannoud pour cette revue de presse qu'on retrouve tous les week-ends après 8h et après
04:179h.
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