Passer au playerPasser au contenu principal
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il est quasiment 20h sur CNews, la France suffoque mais nous voyons le bout du tunnel
00:05puisque le phénomène caniculaire devrait s'estomper dans les prochains jours.
00:10En revanche, dans les hôpitaux, le plus dur est à venir et c'est l'histoire sans fin.
00:16Hôpitaux saturés, soignants qui manquent de tout, manquent de bras, manquent de moyens
00:19et vous avez aujourd'hui des grandes difficultés.
00:24Et pourquoi je vous dis c'est l'histoire sans fin ?
00:26Parce que les témoignages qui nous reviennent, notamment des hôpitaux, des EHPAD,
00:31des personnes qui sont au plus près des malades et à qui on doit rendre hommage ce soir,
00:36ces témoignages-là nous rappellent bien évidemment les témoignages de la crise sanitaire.
00:41Qu'avons-nous fait depuis la crise sanitaire ? Qu'avons-nous fait depuis 2003 ?
00:45C'est la grande question qu'on va se poser ce soir.
00:48Hélène Roux est avec nous, chère Hélène, bonsoir.
00:50Bonsoir, Hélène.
00:50Le journaliste au JDD, Joachim Leflocueil, Imad.
00:52Bonsoir.
00:53Monsieur le ministre, Pierre Lelouch, Monsieur le sénateur et docteur.
00:58Oui, docteur.
00:59Docteur ou professeur ?
01:00Non, non, docteur.
01:01Docteur, mais c'est déjà très bien.
01:02Ce soir, c'est particulièrement approprié.
01:04Évidemment.
01:04Et on va être en direct avec un membre des infirmiers libéraux qui est en colère.
01:10Rémi est en direct avec nous.
01:12Avant de vous donner la parole, cher Rémi, je voudrais qu'on voit ce sujet,
01:16puisque là aussi, on essaye au plus haut sommet de l'État de nous dire, on était prêt, on va
01:21tout organiser.
01:22Et dans le même temps, hier, on annonce 30 000 climatiseurs en plus, une commande de 30 000 climatiseurs pour
01:30les établissements de santé.
01:32On n'aurait pas pu le prévoir avant 30 000 climatiseurs.
01:36Voyez le sujet, il est signé, Kylian Salé.
01:38Des patients comme cette dame sur un brancard dans le couloir.
01:42Une scène visible dans de nombreux hôpitaux français, faute de lits suffisants.
01:46Les salles d'attente des urgences sont pleines et les délais de prise en charge sont rallongés.
01:50On avait des patients qui étaient dans le couloir des urgences sur les brancards depuis plus de 15 heures.
01:56Dans des zones d'attente d'urgence depuis plus de 20 heures.
01:59Dans le service du HCD, qui est le service d'hospitalisation de courte durée, où théoriquement ça ne devrait pas
02:05accéder 24 heures,
02:06pour permettre la fluidité du service, les patients étaient là depuis 36 heures, 48 heures.
02:13Cette médecin pointe du doigt un manque d'effectifs depuis déjà plusieurs années.
02:17Conséquence, les hôpitaux sont surchargés et ne s'en sortent plus.
02:20Dès qu'il y a un pic comme là sur la canitucule ou l'hiver par rapport à l'épidémie
02:26de grippe,
02:27on n'arrive plus à faire face, tout simplement.
02:31Donc ça augmente encore les délais, ça augmente l'agressivité des gens envers les soignants.
02:40Une agressivité de certains patients qui s'ajoute à des conditions de travail déjà difficiles.
02:45Ces 24 dernières heures en Ile-de-France, plus de 3000 passages aux urgences ont été comptabilisés,
02:50soit une hausse de 36% par rapport à une journée normale.
02:54Rémi Kaspry qui est avec nous et je le disais, vous êtes membre des infirmiers libéraux.
02:58Bonsoir cher Rémi.
03:01Le ministre de l'Intérieur vient de réagir il y a quelques instants sur la mobilisation contre cette canicule.
03:08C'est une question qui est posée par nos confrères du Parisien qui dit
03:12« Entre les morts, les hôpitaux saturés et les écoles fermées, certains parlent de fiasco.
03:15Est-ce votre avis ? » C'est la question qui est posée.
03:17Et je vais vous lire, peut-être que vous ne l'aviez pas vue, la déclaration du ministre de l
03:20'Intérieur.
03:20« Non, ce n'est pas un fiasco. C'est totalement inédit d'avoir de tels niveaux de température,
03:24très au-dessus des normales saisonnières.
03:26Il n'y a pas eu d'incident dans les EHPAD, contrairement à la canicule de 2003,
03:30car nous avons tiré toutes les leçons de cette période, créant par exemple des sales rafraîchissements.
03:34A l'inverse, le défi est celui des personnes vivant seules chez elles.
03:37Mais surtout, tous les services ont répondu présents, car nous étions préparés,
03:40contrairement à ce que certains politiques racontent.
03:43Je veux rendre hommage aux équipes de l'État. »
03:46Vous répondez quoi ce soir, Rémi, vous, le membre des infirmiers libéraux en colère,
03:51au ministre de l'Intérieur ?
03:53« Alors, je ne sais pas si on peut parler de fiasco ou pas de fiasco.
03:57En tout cas, une chose est sûre, c'est que quand j'entends dire « on voit le bout du
03:59tunnel »,
03:59c'est faux, on ne voit pas du tout le bout du tunnel.
04:01On est à peine au début de l'été.
04:03Donc, la canicule, elle va continuer. »
04:05Je pense qu'il l'ait dit, c'est sur cette période caniculaire, l'épisode,
04:10on voit le bout du tunnel.
04:11Mais raconte pas, si je ne devais pas dire ça.
04:14Mais en tout cas, moi, ce que je pense, c'est que là, on est parti pour avoir une période
04:18qui va durer,
04:19avec des périodes qui vont être un peu plus calmes, des périodes qui vont être un peu plus lourdes,
04:22des périodes qui vont être très lourdes, voire insupportables.
04:24Et aujourd'hui, ce que je vois, moi, à mon niveau, je ne vais pas parler des hôpitaux,
04:28mais je vais parler de la ville, c'est que nous, pour la ville, par contre, strictement, rien n'est
04:31fait.
04:31Et on a tendance à oublier que le premier rempart à l'hospitalisation,
04:35c'est ce que je disais tout à l'heure sur une autre chaîne à vos confrères,
04:38le premier rempart à l'hospitalisation, c'est nous, les soignants de ville,
04:41c'est la médecine de ville, c'est les infirmiers libéraux, c'est les médecins généralistes,
04:45c'est tous ces gens-là qui, justement, au chevet du patient,
04:48font en sorte que le patient ne finisse pas aux urgences.
04:50Et nous, à notre niveau, je suis désolé, mais non, rien n'est fait.
04:54Rien n'est fait.
04:55Quand j'entends M. Lecornu, notre Premier ministre, qui nous dit
04:58« On va faire appel aux facteurs pour surveiller, enfin, la poste pour surveiller les patients »,
05:02je me dis « Non, mais on marche sur la tête.
05:04On a aujourd'hui 100 000 infirmiers libéraux en France,
05:06un peu plus de 100 000 infirmiers libéraux en France.
05:09On existe depuis des années et des années.
05:10À quel moment on s'appuie sur nous ?
05:12À quel moment on se dit « Tiens, peut-être qu'on va parler aux infirmiers,
05:16peut-être que… » Enfin, là, on a sorti des soins, des actes et des arrêtés.
05:20Je ne sais pas si vous avez vu, mais on a sorti des arrêtés,
05:23des avenants pour les infirmiers libéraux
05:24pour leur donner plus de liberté, plus de droits de prescription.
05:26Il n'y a pas une ligne sur le plan caniculaire.
05:29Je veux dire, aujourd'hui, on a des patients qui sont à leur domicile,
05:32il fait 38 degrés.
05:3338 degrés, c'est plus que la chaleur corporelle.
05:35C'est des patients qui ont 95, 96 ans.
05:38C'est des personnes âgées, des personnes âgées.
05:39D'ailleurs, que je rappelle, un jour ou l'autre,
05:41on sera tous des personnes âgées, en tout cas pour les plus chanceux.
05:43Donc, un jour, on sera tous des petits vieux.
05:45Et un jour, on souffrira tous de cette manière.
05:47Et donc, ces patients qui sont sous des appartements à 38 degrés,
05:50il n'y a strictement rien qui est fait pour eux.
05:52On leur dit « Buvez de l'eau. »
05:53« Ah bah ouais, buvez de l'eau, buvez de l'eau, c'est bien. »
05:56Sauf que buvez de l'eau, des fois, ils ont des troubles cognitifs,
05:58des fois, ils ne ressentent pas la chaleur comme on ressent la chaleur, nous, etc.
06:02La gériatrie, c'est quelque chose de particulier.
06:04Et forcément, boire de l'eau, ça ne suffit pas.
06:07On pourrait très bien se dire « Tiens, en amont de tout ça,
06:11on poserait des perfs d'hydratation chez les patients les plus vulnérables. »
06:14Imaginons un truc sur le texte, on aurait pu dire
06:16« On va ouvrir la consultation à l'infirmière et on va dire
06:19l'infirmier, suite à une consultation avec son patient, risque de déhydratation.
06:24Hop, il est capable de poser une perfusion d'hydratation en sous-cutané pendant trois jours
06:28et on peut passer la case médecin-traitant à ce niveau-là.
06:31Parce que la problématique aujourd'hui en ville,
06:34c'est qu'on est face à un phénomène caniculaire
06:36où les patients souffrent
06:37et où on est sur un manque d'accès aux soins aux médecins-traitants. »
06:41Et la surréglementation fait qu'aujourd'hui,
06:44l'infirmier libéral que vous êtes est limité dans son champ d'action
06:48pour s'occuper des plus fragiles.
06:51Rémi, rapidement, s'il vous plaît,
06:55vous avez entendu peut-être la ministre de la Transition écologique
07:01sortir de ses gonds à propos de la climatisation.
07:05Moi, la question que j'ai envie de poser aux médecins que vous êtes,
07:07c'est est-ce que la clim, qui n'est pas l'alpha et l'oméga,
07:10peut quand même sauver des vies ?
07:14C'est-à-dire éviter que le patient qui a 94 ans chez lui,
07:19peut-être qu'avec une climatisation,
07:22il soit dans des meilleures conditions.
07:26Le problème de la climatisation, il est multiple.
07:29On ne va pas partir sur le phénomène écologique des climatisations
07:33et on va vraiment se centrer sur le patient et la clim.
07:35Déjà, une clim, c'est un certain budget.
07:36La plupart des patients qui souffrent,
07:38ce sont des patients qui vivent dans des appartements,
07:40dans des immeubles qui sont vétustes,
07:41sur lesquels il y a des chaleurs qui sont insoutenables,
07:43qui sont au cinquième, sixième étage.
07:45Ces patients-là, moi, j'ai des patients comme ça
07:46qui n'ont même pas de ventilateur.
07:48Donc, vous imaginez, leur demander d'acheter,
07:49ils ont une pension qui est si maigre,
07:51qu'ils ne pourront jamais se payer un climatiseur à 400, 500 euros.
07:54Pour moi, les climatiseurs, il faut surtout les donner
07:57aux services d'urgence, aux maternités, aux écoles, aux crèches.
08:00Voilà, ça, par contre, il y avait Mathias Vargon la dernière fois
08:04qui en parlait, c'était intéressant,
08:06il disait que le manque de climatiseurs dans les services d'urgence
08:08est une perte de chance pour le patient.
08:10C'est vrai.
08:11À domicile, je ne vois pas comment on pourrait climatiser
08:13toutes les maisons et tous les appartements de France,
08:15ça me paraît improbable.
08:16Donc, effectivement, quand elle dit que ce n'est pas l'alpha et l'oméga,
08:19elle n'a pas tout à fait tort.
08:20Par contre, derrière, il n'y a quand même, comme je vous le disais,
08:23strictement rien qui est proposé comme alternative.
08:25Je veux dire, la grosse problématique aujourd'hui,
08:28c'est qu'on a des chips qui sont dans des bureaux climatisés,
08:31qui sont bien, qui sont là-haut,
08:32et qui prennent des décisions pour les mecs ou les nanas
08:35qui sont dans des appartements où ça crève de chaud
08:38et où ils n'en peuvent plus.
08:39Et là, voilà la grosse problématique aujourd'hui.
08:40C'est qu'aujourd'hui, encore une fois,
08:42il revient toujours au même depuis 2003,
08:43on n'a pas de communication entre le terrain
08:45et entre ceux qui prennent des décisions.
08:48Et encore une fois, on oublie la ville.
08:50Eh bien, écoutez, le message est passé.
08:51Merci beaucoup, Rémi, d'avoir réagi en direct.
08:55Je vous propose quand même qu'on écoute une nouvelle fois
08:57Aude Murat, qui est le médecin-coordinateur dans une clinique,
09:00que vous avez pu entendre dans le sujet.
09:02Je me disais, mais attendez,
09:03vous pouvez attendre 15 heures sur un brancard.
09:06Mais on est dans le tiers-monde
09:07ou on est dans une des plus grandes puissances au monde ?
09:11Écoutez donc Aude Murat.
09:14Franchement, cet été arrive très en avance,
09:18à la fois sur le plan des températures
09:20et à la fois sur le plan de l'activité saisonnière.
09:23On a effectivement une saisonnalité qui est très prématurée cette année
09:29et puis des températures caniculaires
09:32qui aggravent l'état des patients,
09:36que ce soit des patients qui sont même des touristes,
09:38qui sont en camping dans des conditions d'hébergement
09:41qui sont parfois un peu précaires
09:43quand il est question de canicule comme ça.
09:46Et puis les patients de la région,
09:50les EHPAD, les patients âgés, les patients isolés,
09:52on a beaucoup d'isolement dans les docs.
09:54Donc tout ça est très compliqué à gérer pour nous
09:57et vient sur une situation qui reste dégradée
10:00mois après mois depuis,
10:03maintenant on peut parler en années,
10:05avec un aval des urgences qui est complètement défaillant.
10:09Vous imaginez, elle explique que la situation se dégrade
10:15et en même temps, au plus haut sommet à l'état,
10:17on nous explique que la situation est plutôt sous contrôle,
10:20était anticipée.
10:21Non, la situation n'est pas du tout sous contrôle
10:24et moi j'ai des témoignages aussi personnels
10:26de la situation dramatique dans les hôpitaux.
10:28Parce que qu'est-ce qui se passe ?
10:29Aujourd'hui on est en train de traiter les urgences.
10:32C'est quoi les urgences ?
10:33Ce sont les hyperthermies malignes,
10:35c'est-à-dire les patients qui font plus de 40 degrés de température
10:39et tout l'organisme se dérègle.
10:41Le cœur, les reins, les poumons
10:43et avec un risque d'accident cardiaque
10:46et d'accident vasculaire cérébral.
10:48Ça c'est aujourd'hui l'urgence.
10:49Mais qu'est-ce qui va se passer ?
10:51L'infirmier l'a très bien dit dans les prochains jours,
10:53c'est qu'on va voir arriver les déshydratations.
10:55Et ça, ça met beaucoup plus de temps à apparaître
10:58et aussi beaucoup plus de temps à se soigner.
11:00Donc quelle que soit la météo,
11:02dans les prochains jours,
11:03la situation va continuer à se détériorer.
11:06C'est pour ça que, contrairement à ce qu'affirme le gouvernement,
11:08on voit se multiplier les gouvernements
11:10pour faire appel.
11:11Le gouvernement fait appel à la réserve sanitaire
11:14et demande des médecins volontaires,
11:16en particulier des urgentistes,
11:17pour aller soigner dans les hôpitaux.
11:19Et puis, Elliot, 30 000 climatiseurs,
11:23mais d'abord, premièrement,
11:24on ne sait pas quand ils vont arriver,
11:26mais surtout 30 000 divisé tout simplement
11:28par 100 départements,
11:30ça fait 300 climatiseurs par département.
11:34C'est rien du tout par rapport à...
11:36Donc c'est du vent là aussi ?
11:37Ce n'est pas du vent,
11:38c'est mieux que rien,
11:39mais ce n'est pas du tout.
11:40Si on pouvait en avoir un peu de vent,
11:41c'est pour le coup...
11:42Oui, ce serait pas mal.
11:43Mais donc, attention,
11:45la situation n'est pas du tout sous contrôle.
11:47Le gouvernement lui-même,
11:49il ne fait peut-être pas la médiatisation de cela,
11:52fait appel à des spécialistes dans les urgences,
11:54et ça va continuer à se dégrader dans les prochains jours,
11:57même si la météo s'améliore.
12:00Pierre Lelouch,
12:00sur l'aspect politique public,
12:02qu'est-ce qui n'a pas été fait ces 20 dernières années
12:05pour faire face à une telle situation
12:09et qu'on ne se retrouve pas comme à chaque fois
12:12une sorte de sidération face à un épisode caniculaire ?
12:16Il y a 23 ans, il y a eu 15 000 morts.
12:18Le ministre de la Santé a sauté.
12:21Vous vous souvenez ?
12:22Après le choc, il n'y a rien eu.
12:27Qu'est-ce qu'on aurait dû faire ?
12:28On aurait dû climatiser
12:30toutes les chambres dans les hôpitaux.
12:33Parce que moi, j'ai aussi des retours directs
12:35de gens qui ont des maladies ou des opérations lourdes
12:38où il n'y a pas de climatiseurs dans la chambre.
12:41Donc, ils cuisent après l'opération ou avant.
12:44On aurait dû mettre des climatiseurs
12:46dans toutes les écoles,
12:47toutes les classes du pays.
12:49On aurait dû remettre obligatoirement
12:51dans tous les EHPAD
12:52en faisant porter le coup sur les EHPAD privés
12:55et puis en prenant de l'argent
12:56pour faire les EHPAD publics.
12:58Ça, c'est un minima.
12:59Protéger les deux bouts de la vie.
13:00Les plus jeunes,
13:02les plus vieux et les malades.
13:04Les écoles, 7% seulement
13:05des surfaces de bâtiments scolaires
13:08sont aujourd'hui rafraîchies.
13:09Et moins de 10% des chambres
13:11dans les établissements accueillant
13:12des personnes âgées.
13:14Un chiffre qui, depuis 2020,
13:15n'a quasiment pas bougé.
13:16C'est ce que nous expliquent
13:17nos confrères du point.
13:19C'est pour ça que le Président
13:20ne peut pas dire
13:21« j'ai tout bien fait ».
13:22Tout ça n'a pas été fait,
13:24y compris par ses prédécesseurs,
13:25d'ailleurs.
13:26Il y a des choix de société
13:28qu'on a faits pendant cette période.
13:29On a, par exemple,
13:31décidé de dépenser
13:321,4 milliard d'euros
13:34pour soigner tous les gens
13:35qui arrivent en France
13:36et qui sont malades
13:38et qui n'ont jamais cotisé.
13:39L'AME, 1,4 milliard d'euros.
13:41Si vous voulez soigner
13:42l'étranger qui vient,
13:45vous êtes les bienvenus.
13:46Simplement,
13:47en même temps,
13:47vous ne pouvez pas avoir
13:48de climatiseur
13:49pour les personnes âgées
13:50dans les EHPAD
13:51ou dans les hôpitaux.
13:52Et ça,
13:53ce sont des choix de société.
13:54Donc,
13:56un responsable politique
13:57tirant les conséquences
13:59de ce qui s'est passé
13:59en 2023,
14:00sachant qu'on allait avoir
14:02d'autres épisodes de ce genre.
14:05Et d'ailleurs,
14:06il y en a eu.
14:07Il y en a eu avant,
14:08il y en a eu après,
14:09il y en aura demain.
14:10Il faut que ce pays
14:11accepte de se rentrer
14:12dans la politique
14:13de climatisation
14:14quant à adopter l'essentiel
14:15des pays de la planète
14:16que je connais,
14:17y compris en Europe,
14:18en Espagne ou ailleurs.
14:20Mais vous allez en Asie,
14:21partout,
14:22c'est climatisé.
14:23Alors,
14:23pourquoi est-ce qu'un pays
14:24soi-disant extrêmement développé
14:25comme la France
14:26n'est pas capable
14:26de réfrigérer
14:27ses hôpitaux,
14:29ses écoles,
14:29enfin les centres
14:30les plus névralgiques
14:31et protéger nos anciens
14:33parce que là aussi,
14:34j'ai des retours.
14:36On nous dit,
14:36on était préparés
14:37par cette canicule
14:38et en même temps,
14:39vous avez 7%
14:40des établissements scolaires
14:41qui sont avec des équipements
14:45rafraîchis
14:45et seulement 10%
14:47pour les personnes âgées.
14:48Ça me paraît un peu faible.
14:50Et il dit,
14:50il n'y a pas de problématique
14:51dans les EHPAD
14:52mais tous les témoignages
14:53qui nous reviennent
14:54nous disent,
14:55ça devient de plus en plus complexe
14:58et aujourd'hui,
14:59c'est l'art du système D
15:00parce qu'on manque de soignants
15:01et manque de bras.
15:02Danny Foster,
15:02par exemple,
15:03lui,
15:03il appelle à un plan Marshall
15:05dans les EHPAD.
15:05Il est président d'EHPAD.
15:07On l'écoute ?
15:09Depuis 2003,
15:10il n'y a pas eu grand-chose
15:11qui avait pu être réalisé
15:12en face des personnes âgées.
15:14Je pense que même,
15:15on est dans un puits sans fonds
15:16c'est-à-dire,
15:16vous voyez,
15:17il y a eu la journée de solidarité
15:19qui doit rapporter
15:19à peu près 3 milliards d'euros
15:20par an
15:21où sont passés
15:22les 36 milliards d'euros
15:23de la journée de la solidarité
15:24créée après la canicule de 2003.
15:26Donc,
15:27je pense que là,
15:28il faut vraiment
15:29soit un plan d'action
15:30pour revoir ceci.
15:32C'est très bien
15:33le gouvernement
15:33d'équiper les hôpitaux
15:35de climatisateurs.
15:37Bon,
15:38c'est presque à la veille
15:39de la fin de la canicule,
15:40vous voyez.
15:41Est-ce qu'on a décidé
15:42d'équiper dans les EHPAD
15:43publics ?
15:44Non,
15:44je ne pense pas.
15:45Donc,
15:45je pense qu'il faut vraiment
15:46un plan Marshall
15:47pour équiper les EHPAD
15:48de climatisation
15:49pour qu'ils puissent bien veillir
15:51et surtout pour les personnes
15:52qui sont en fin de vie
15:53puisqu'il faut noter
15:56que certaines personnes âgées
15:59décèdent
15:59dans des chaleurs suffocantes
16:01dans leur chambre
16:02et ce n'est pas acceptable.
16:04Dans leur chambre ?
16:05Oui.
16:05Parce qu'ils nous disaient
16:06la semaine dernière
16:07qu'ils ne peuvent pas,
16:08par exemple,
16:09faute de place
16:10dans les hôpitaux,
16:12faire le transfert.
16:14Et puis,
16:14il y en a qui ne veulent pas
16:15aller dans la salle
16:15réfrigérée commune,
16:17qui veulent rester dans leur chambre
16:18et qui meurent doucement
16:19dans leur chambre.
16:20J'ai des retours
16:21qui sont effrayants.
16:22Moi,
16:22franchement,
16:24il y a un phénomène,
16:25il y a quelque chose
16:26de très humain là-dedans.
16:27Est-ce qu'on a le droit
16:28de laisser mourir
16:30nos anciens
16:30dans des situations pareilles
16:32alors que ces personnes
16:33payent 3 500 euros par mois
16:35pour être hébergées
16:36dans un EHPAD ?
16:37Avec la phrase
16:38« Où sont passés
16:39ces 36 milliards ? »
16:40Puisque c'est 3 milliards
16:42alloués à cette journée
16:43de solidarité
16:44qui a été utilisée
16:45évidemment pour...
16:46Vous savez,
16:47c'est un jour
16:48dans l'année,
16:49un jour où vous travaillez,
16:50mais journée de solidarité.
16:52C'était notamment
16:53pour les équipements,
16:54mais 36 milliards
16:55avec ces 36 milliards
16:56et comment ont-ils été dispatchés ?
16:58J'espère que les députés
17:01vont dire
17:02« Il y a un moment
17:02où on va peut-être
17:03faire une commission d'enquête
17:05pour comprendre
17:06où est passé l'argent
17:08et qu'est-ce qui a manqué
17:09pour qu'en urgence
17:10on demande
17:1130 000 climatiseurs ? »
17:13Joachim.
17:13Quand j'entends
17:14le ministre de l'Intérieur
17:15s'exprimer sur le sujet,
17:16je me dis qu'il y a quand même
17:17quelque chose de paradoxal.
17:18La même semaine
17:19a pantonisé Marc Bloch
17:20et a salué
17:20le pouvoir visionnaire
17:21de son œuvre
17:22et a reproduire
17:23en fin de semaine
17:24dans les déclarations
17:25tout ce que Marc Bloch
17:25dénonçait dans
17:26« L'étrange défaite »,
17:27c'est-à-dire ce mélange
17:28de déconnexion,
17:29d'irresponsabilité,
17:30de faillite totale
17:31des élites,
17:32d'approche hyper bureaucratique
17:34gestionnaire de la politique.
17:35La réalité,
17:36c'est que gouverner,
17:37c'est prévoir,
17:38c'est dominer les crises
17:39et là,
17:39on a une classe dirigeante
17:40qui les subit
17:41les unes après les autres
17:42au point d'aboutir
17:43à deux types
17:44de situations dramatiques.
17:45D'abord,
17:46on regarde les gens vulnérables
17:47souffrir,
17:47vouloir mourir.
17:48Plus de 100 morts
17:48à Paris cette nuit
17:49ce qui représente
17:50une hypermortalité
17:51qu'on n'a pas
17:52dans les autres pays européens
17:52donc ça montre bien
17:53qu'on est à la traîne.
17:55Et l'autre problème,
17:56c'est qu'on en vient,
17:57Alexandre Dévecure
17:58en parlait ce matin,
17:58mais à toujours plus
17:59de contrôle social,
18:00d'infantilisation des Français,
18:02de restriction
18:02des libertés fondamentales
18:04comme si on n'avait pas
18:05désigné suffisamment
18:06de boucs émissaires
18:06comme ça
18:07pendant la période
18:07de la crise sanitaire,
18:09période où on n'a pas
18:09tiré les leçons,
18:10je crois,
18:10on le voit encore aujourd'hui.
18:11Vous savez,
18:12Eliott,
18:12je voudrais dire
18:12quelque chose
18:13de vraiment important.
18:14L'État a dépensé
18:15des milliards
18:17en primes,
18:18en aides
18:18pour rénover les bâtiments,
18:20pour isoler les bâtiments
18:21et dans le solaire
18:22et l'éolien.
18:23Eh bien,
18:24l'isolement des bâtiments
18:25publics,
18:26ça a un sens,
18:26mais l'isolement
18:27des bâtiments privés,
18:29l'isolation,
18:30pardon,
18:30des bâtiments privés,
18:32ça n'a aucun sens
18:33parce que maintenant,
18:34il y a des études
18:34en Allemagne
18:35et en Grande-Bretagne
18:36à très grande échelle
18:38qui montrent
18:39que la réduction
18:41de consommation
18:42d'énergie
18:42est absolument minime,
18:44voire nulle,
18:45parce que les personnes
18:46augmentent la température
18:48pour un meilleur confort.
18:49Donc,
18:49vous isolez votre bâtiment
18:50dans le but
18:52de réduire
18:52la consommation d'énergie
18:53et en réalité,
18:55la consommation d'énergie
18:56ne diminue pas
18:57parce que vous améliorez
18:57votre confort.
18:58Donc,
18:59tout cet argent
18:59des milliards
19:00qui sont utilisés
19:02pour la rénovation énergétique
19:04aurait pu être utilisés
19:05soit pour acheter
19:07des réfrigérateurs,
19:08des climatisateurs,
19:09mais aussi pour investir
19:10dans l'intelligence artificielle
19:12et dans le futur industriel
19:13de la France,
19:14dans ce qui va compter
19:15au XXIe siècle
19:16et pas en essayant
19:17effectivement
19:17de promouvoir
19:18un agenda
19:19de décroissance
19:20et de punition
19:21des gens.
19:22Hélène ?
19:23Vous avez un vrai choc
19:24de simplification
19:25qui n'a d'ailleurs
19:26pas non plus été entamé
19:27pour 2003
19:28parce qu'en fait,
19:29quand on regarde
19:29quand on essaie
19:30de se renseigner un peu,
19:30si vous mettez à la place
19:31d'un directeur d'école
19:32qui prendrait la décision
19:34donc d'installer
19:35une climatisation,
19:36c'est le parcours
19:37du combattant.
19:37Vous avez un nombre
19:39d'étapes sans évidemment
19:40même parler des financements
19:41de la banque des territoires,
19:42c'est un parcours du combattant.
19:43Donc en fait,
19:44quand vous voyez les mois
19:44où vous allez devoir vous battre,
19:46faire des dossiers,
19:46faire des diagnostics,
19:47établir les températures
19:48dans les classes,
19:49etc.,
19:50on a besoin de ce choc
19:51de simplification
19:51pour qu'en fait,
19:52un directeur d'école
19:53puisse se dire
19:53« Bon, on commence
19:54les démarches,
19:55on y va,
19:55on va le faire ».
19:56C'est la raison
19:56pour laquelle aujourd'hui
19:57on se retrouve
19:57avec seulement 7%
19:59des écoles
19:59qui sont climatisées.
20:00Et bien,
20:00au-delà de la climatisation,
20:02moi je lisais même
20:02des reportages,
20:03il y a des écoles
20:03où il n'y a même pas
20:04ni de store,
20:04ni de rideau.
20:05Donc en fait,
20:06vous avez les élèves
20:06qui sont directement exposés
20:07au soleil avec les fenêtres,
20:08c'est juste invraisemblable.
20:10Et mon dernier point
20:10sur la communication
20:12du gouvernement,
20:13pardon,
20:13mais comme à chaque fois
20:15qu'il y a une crise
20:15ou un événement
20:16dans ce pays,
20:16le gouvernement raconte
20:18n'importe quoi.
20:18Vous avez le même jour
20:19Monique Barbu
20:20qui donc vous explique
20:21qu'elle est horrifiée,
20:22elle les monte un sens quoi,
20:24il faut faire attention
20:24à ce qu'on dit quand même.
20:25Elle est horrifiée
20:26de voir qu'il y a des gens
20:27qui veulent faire
20:27des grands plans climatisation.
20:29Donc elle nous dit ça
20:30et le même jour
20:30on a Sébastien Lecornu
20:31qui donc précisément
20:32commande ses 30 000 climatisateurs
20:35huit jours après
20:36le début de la canicule
20:37et Laurent Nunez
20:38mais qui a une,
20:39pardon encore une fois,
20:40mais c'est un déni de réalité.
20:41Comment on peut dire
20:42avec 100 morts par jour
20:43à Paris en une nuit,
20:45comment on peut dire
20:46non non mais la situation
20:47elle est sous contrôle
20:48mais à chaque fois
20:49c'est toujours pareil
20:50la finale de la Ligue des Champions
20:51c'était sous contrôle
20:51on est tout le temps serein
20:52et déterminé
20:53on ne peut pas dire
20:53que ça se passe bien
20:54alors qu'il y a des morts
20:55c'est dingue.
20:55Alors il y a un sujet
20:57et un article absolument passionnant
20:59sur les réglementations,
21:02sur réglementations
21:03et notamment
21:03encore une fois
21:04de nos confrères du point
21:05et c'est Géraldine Vossner
21:07vous savez qui est très attachée
21:08aux questions de climat
21:09il faudra l'inviter d'ailleurs
21:10parce que souvent
21:11elle est attaquée
21:12on a l'impression
21:13que c'est le grand danger
21:15elle fait partie
21:16de l'international réactionnaire
21:17quand elle parle climat
21:18alors elle parle
21:20de ces normes absurdes
21:23cette réglementation
21:24diabolique
21:26qui freine la climatisation
21:27le gouvernement assure
21:28qu'il n'est pas hostile
21:29à la climatisation
21:31mais ses aides
21:31et son plan d'adaptation
21:32disent l'inverse
21:33autopsie d'un corpus
21:35de règles
21:35qui empêche concrètement
21:37cette adaptation
21:38et cette publication
21:41ça a été adopté en 2021
21:43si mes souvenirs sont bons
21:45mais c'est plus de 1800 pages
21:48qui vous expliquent
21:49de normes
21:51non mais c'est hallucinant
21:52c'est très compliqué
21:53vous avez en plus
21:54peu d'entreprises
21:55mais c'est catastrophique
21:56il y a peu d'entreprises
21:57dans ce business
21:58de la clim
21:58alors que c'est très rentable
22:00les gens
22:01il faut les former
22:02il faut que ce soit bien fait
22:04c'est très compliqué
22:05à installer
22:06ensuite
22:06dans les immeubles parisiens
22:07vous avez les problèmes
22:09de copropriété
22:10qui se posent
22:10et tous les obstacles
22:11toutes les normes
22:12qui interfèrent
22:13au niveau de
22:13et donc
22:14on a des situations
22:15où des vieilles personnes
22:17mèrent très elles
22:18dans la chaleur
22:19c'est vraiment un dossier
22:21qui revient
22:22sur ces 1892 pages
22:25de la RE 2020
22:26cette réglementation obèse
22:28qui freine concrètement
22:29toute adaptation individuelle
22:30ou collective
22:31aux vagues de chaleur
22:32c'est une réglementation
22:34environnementale
22:35qui régit
22:35la construction neuve
22:36rend de facto
22:37impossible
22:38la climatisation
22:39voilà aussi
22:40vous parlez de madame Barbu
22:41vous pouvez être peut-être surpris
22:44de voir qu'il n'y a pas eu
22:45une communication
22:46en disant
22:46écoutez madame Barbu
22:47hier a réagi
22:49non pas aux ministres
22:50mais peut-être
22:51elle est revenue
22:52à ses premières amours
22:53de militante
22:53donc on a une sorte
22:56d'ailleurs de là
22:56de l'écologie
23:00plutôt que d'une femme politique
23:02et bien
23:03sachez que nous
23:04notre position au gouvernement
23:05c'est évidemment
23:06de climatiser massivement
23:08les établissements publics
23:10on réécoute madame Barbu
23:11pour le plaisir
23:11allez pour le plaisir
23:12vous aimez hein idiot
23:14je suis horrifié
23:15par les gens
23:15qui me disent
23:17ah mais il n'y a qu'à mettre
23:18la clim
23:18partout
23:19bah très bien
23:19on va mettre la clim partout
23:20vous croyez que ça va éviter
23:23un feu de forêt
23:23vous croyez que ça va éviter
23:26une culture
23:27de ne pas exister
23:28vous croyez que ça va éviter
23:29la mort des animaux
23:30que nous voyons
23:31vous croyez que ça va éviter
23:33quoi
23:35rien
23:36rien
23:36ça ce n'est pas
23:37de l'adaptation
23:38ça c'est une mesure
23:39d'urgence
23:40peut-être
23:41qu'on peut prendre
23:42il faut
23:43forcément
23:43bien évidemment
23:44que les gens
23:45ne suffoquent pas
23:46on est bien d'accord
23:47mais ce n'est pas
23:48de l'adaptation
23:49au changement climatique
23:50de l'adaptation
23:52au réchauffement climatique
23:53Julien Odoul lui a répondu
23:54sur France Inter
23:55ah
23:55un peu plus de monde
23:56sur France Inter
23:57du RN visiblement
23:59ces derniers jours
23:59oui mais on se demande
24:01bien pourquoi
24:02ils ont été
24:03arc-comisés
24:03oui ils ont été
24:04arc-comisés
24:05mais il n'y a pas
24:06que c'est mieux
24:07c'est pas les seuls
24:09vous avez raison
24:09Julien Odoul on écoute
24:10oui
24:11les responsables
24:12sont les différents
24:13gouvernements
24:14qui se sont succédés
24:15qui n'ont pas adapté
24:16notre pays
24:17qui n'ont pas engagé
24:18notre pays
24:19dans un plan
24:20de climatisation
24:21nationale
24:22j'ai entendu
24:23les propos
24:25scandaleux
24:25de la ministre
24:26Monique Barbu
24:27qui est horrifiée
24:28parce qu'on nous parle
24:29de climatisation
24:30qui fait des parallèles
24:31totalement lamentables
24:33entre les feux de forêt
24:34les animaux morts
24:36et puis la climatisation
24:37la climatisation
24:38il faut le dire
24:39à madame Barbu
24:40ça sauve des vies
24:41ça ne résout pas
24:42évidemment le problème
24:43du réchauffement climatique
24:44au niveau mondial
24:45mais ça sauve les vies
24:46moi je suis horrifié
24:47de voir
24:48qu'on a des patients
24:49qui meurent dans nos hôpitaux
24:50parce qu'on n'a pas de clim
24:51je suis horrifié
24:51de voir qu'on a des enfants
24:52et je parle
24:53de mon département de Lyon
24:54où dans les cars scolaires
24:56vous avez 43 degrés
24:58pour plusieurs heures
25:00de trajet
25:01je suis horrifié
25:02de voir
25:02que les élèves
25:03enfin les lycéens
25:04qui passent le bac
25:05passent leurs euros
25:06dans des parkings
25:06voilà le niveau
25:07de la 7ème puissance du monde
25:09c'est ça
25:09qui devrait intéresser
25:10madame Barbu
25:11mais pourquoi
25:12il dit horrifié
25:13c'est en réponse
25:14mais c'est ce que là
25:15ils l'utilisent
25:15de manière importante
25:16mais on vient de voir
25:18à l'instant
25:18l'absurdité de la réglementation
25:20mais au-delà de la réglementation
25:21il y a l'idéologie
25:22c'est-à-dire qu'aujourd'hui
25:24avec cet épisode caniculaire
25:25on parle enfin
25:26de climatisation
25:27mais parler de climatisation
25:29jusqu'à l'année dernière
25:29ça faisait de vous
25:30quelqu'un d'extrême droite
25:32un irresponsable
25:33un fasciste
25:34donc on n'avait pas le droit
25:35d'en parler
25:35il a fallu
25:36cet épisode
25:37pour mettre
25:37ce sujet sur la table
25:39et puis
25:39cette ministre
25:41vous savez
25:41elle vient du World Wide Front
25:42elle fait partie
25:43de ces ONG
25:45qui au départ
25:45ont été créées
25:46dans un but louable
25:47protéger la faune
25:48et les espèces animales
25:49et puis ce sont devenus
25:51des ONG militants
25:52c'est un peu hors sujet
25:53mais c'est le parcours
25:54qu'ont connu
25:55Amnesty International
25:56Médecins Sans Frontières
25:57et d'autres ONG
25:58qui au départ
25:58qui vous avez piloté
25:59d'ailleurs
26:00qui au départ
26:01partent d'une très bonne intention
26:02qui font du bon travail
26:03et puis qui au fil des ans
26:05deviennent des ONG
26:05purement idéologiques
26:06comme Europe Écologie Les Verts
26:07qui n'a pas fait d'écologie
26:08depuis des années
26:09et des années
26:09ils préfèrent parler du Burkini
26:11de la Baia
26:12et du Gaza
26:12que d'écologie
26:13et de protection animale
26:14ils ont changé visiblement
26:16leur position
26:17sur la climatisation
26:17on écoute le docteur
26:18Gérald Kerzek
26:19qui était l'invité
26:20cette semaine
26:20de nos confrères
26:21du Figaro
26:22et qui revient
26:23sur l'importance
26:24de la climatisation
26:26la clim sauve des vies
26:28c'est-à-dire qu'en période
26:28de canicule
26:29chez des personnes
26:30qui sont fragiles
26:30chez des personnes âgées
26:31moi je ne comprends pas
26:32qu'en France
26:33puissance mondiale
26:34on n'ait pas
26:35tous les hôpitaux climatisés
26:36je lisais récemment
26:37un article sur le nouvel hôpital
26:38qui va à Nantes
26:39c'est ce que j'allais vous demander
26:40et il n'y a pas de climatisation
26:42qui est prévue
26:42mais qui pense ça ?
26:44quel est l'architecte
26:46l'administration
26:47qui peut imaginer
26:48parce que nous médecins
26:49évidemment c'est une évidence
26:50sauf qu'on voit bien
26:51qu'on est dans un équilibre budgétaire
26:54on dit
26:54ah non il n'y a pas d'argent
26:55on est dans un stade
26:56dans les hôpitaux
26:57où on va choisir
26:58entre du matériel chirurgical
27:00et par exemple
27:01ce qui serait considéré
27:03comme du confort
27:03c'est-à-dire la climatisation
27:05donc les arbitrages budgétaires
27:06ne sont pas forcément faits
27:07sur des arguments de santé
27:08Joachim
27:09la clim sauf des vies
27:11il faut le marteler
27:11mais sauf aussi
27:12des points de croissance
27:13il y a une étude
27:14très intéressante
27:15de l'assure alliance
27:16qui montre que la France
27:18va perdre 200 milliards
27:19d'euros de croissance
27:20sur l'horizon 2026-2030
27:23du fait de la multiplication
27:24des études de canicule
27:25à cause de la canicule ?
27:26à cause de la canicule
27:27l'étude d'alliance
27:28publiée très récemment
27:29ça fait à peu près 200 meutes
27:30on est le pays européen
27:32qui souffre le plus
27:33sur le plan économique
27:34des conséquences
27:35de la canicule
27:36donc encore une fois
27:37on revient à ce qu'Alain
27:38décribait tout à l'heure
27:39ce sont les ravages
27:40d'une conception pénitentielle
27:42idéologique
27:43quasiment religieuse
27:44de l'écologie
27:45Régis Debray l'avait expliqué
27:46il avait fait un bouquin
27:47que je vous invite à lire
27:48le siècle vert
27:49où il expliquait tout ça
27:50et on voit que cet écologisme
27:51politique
27:52il a du sens sur les marges
27:52Joachim a parfaitement raison
27:54vous avez un exemple historique
27:55j'espère ne pas trop
27:56extropier son nom
27:57mais le président de Singapour
27:59Ling Kuanhui
28:00explique le succès de Singapour
28:02quand il le résume
28:03il dit c'est la climatisation
28:04parce que c'est un pays tropical
28:05extrêmement chaud
28:06il a installé partout
28:07la climatisation
28:08ce qui permet de travailler
28:09dans de bonnes conditions
28:10et sans climatisation
28:11la France
28:12malheureusement
28:13en voit pas seulement
28:14dans ce domaine
28:15de tiers mondisation
28:16à maintes égards
28:17vous voulez écouter
28:17quelques témoignages
28:18de touristes
28:19deux témoignages
28:19de touristes
28:20qui reviennent sur l'enfer
28:22à Paris
28:22parce que c'est vrai
28:23qu'à Paris
28:24c'est la mauvaise semaine
28:26on a même passé le bac
28:28dans les parkings
28:29c'est incroyable
28:30on parlait de tiers mondisation
28:31de la France tout à l'heure
28:32vous n'y êtes non ?
28:36il fait vraiment chaud en ce moment
28:39j'habite dans une chambre de bonne
28:41sous les toits
28:41l'hiver c'est un peu froid
28:43mais là c'est super chaud
28:44la nuit la température
28:45ne descend pas
28:46j'ai un petit ventilateur
28:47mais pas de climatiseur
28:48je ne peux vraiment pas dormir
28:51il n'y a pas assez
28:54de climatisation
28:55dans l'hôtel
28:56dans les musées
28:56il fait vraiment chaud
28:58ce n'est pas très confortable
28:59quand vous venez
29:00d'un pays
29:00où il y a de la climatisation
29:01mais ça va
29:02pour le week-end
29:06quelle honte
29:07il a osé dire
29:08qu'il habitait sous les toits
29:09bien sûr
29:09j'ai une pensée
29:10pour Yann Barthès
29:10parce qu'effectivement
29:11on s'en fout
29:12des gens qui vivent
29:13sous les toits
29:13il s'est senti obligé
29:14de le préciser
29:15vous avez vécu
29:15je suis sûr
29:16quand j'étais étudiant
29:17je connais exactement
29:17ce qu'il disait
29:18ce jeune homme
29:18oui mais ce n'était pas
29:19les mêmes températures
29:21non mais si vous voulez
29:22le problème de fond
29:23le mal français
29:24il est là
29:24c'est que le pays
29:26est suradministré
29:27vous avez dit
29:271200 pages
29:29le médecin disait
29:30mais qui sont les architectes
29:31qui sont les types
29:31qui font ces normes là
29:32qui décident
29:33qu'il n'y a pas de clim
29:35donc le pays
29:35est suradministré
29:37par un état profond
29:38qui est très politisé
29:40et il est sous-gouverné
29:41c'est à dire
29:42que les autorités
29:43ministérielles
29:44ne peuvent pas
29:45prendre en main
29:45un dossier
29:46ou reculent
29:47devant les risques
29:49de la presse
29:50devant la difficulté
29:51monsieur le ministre
29:52c'est impossible
29:53j'ai connu ça
29:54première fois que tu prends
29:55une décision
29:56le directeur de cabinet
29:57arrive avec tous les types
29:59dans le ministère
29:59vous ne pouvez pas faire ça
30:01mais si on peut
30:02simplement
30:03c'est une bataille
30:04contre un mur administratif
30:06pour changer
30:07pour mettre
30:08des climatisateurs
30:09dans une école
30:09il va falloir
30:11que le maire
30:12s'implique
30:12et qu'il fasse sauter
30:14lui
30:14lui il a le pouvoir
30:16comme maire
30:16il se passe à Nice
30:17voilà il faut qu'il trouve
30:19l'argent
30:19et ensuite
30:20qu'il s'assoie
30:21sur les orientations
30:24émises par la préfecture
30:25ou la sous-préfecture
30:26etc
30:26et qu'il conduise
30:27cette politique
30:28s'il le fait
30:28il peut le faire
30:29alors avec la nouvelle direction
30:30niçoise
30:31j'ai pu échanger
30:32notamment
30:33avec certains d'entre eux
30:34et ils disaient
30:35nous on va mettre
30:36un plan
30:36un vaste plan
30:37de climatisation
30:38dans les écoles
30:39mais je sentais le loup
30:41donc je me suis dit
30:42non mais vous êtes marrant
30:42ça veut dire quoi
30:43un vaste plan de climatisation
30:44vous allez mettre
30:45une pièce rafraîchissante
30:47et puis tous les gamins
30:48qui vont être agglutinés
30:49ils disaient
30:49non non non pas du tout
30:50c'est
30:51l'objectif
30:52c'est la climatisation
30:53dans toutes les classes
30:54voilà
30:54il n'y a pas une classe
30:56sans climatisation
30:56et ils avaient budgétisé ça
30:57je crois
30:58à 25 millions
30:59d'euros
31:00il a fait 60 millions
31:00d'euros d'économie
31:01voilà c'est ça
31:02c'est toujours pareil
31:03c'est un arbitrage
31:03c'est où est-ce qu'on choisit
31:04de mettre l'argent
31:05s'il reste à l'eau
31:06et ses communes
31:06d'abord ce que je disais
31:07tout à l'heure
31:07avant de faire ses dépenses
31:08c'est ce que je disais
31:09tout à l'heure
31:09sur l'AME
31:10qui est un sujet majeur
31:111 milliard 400 millions
31:13alors de peur de me répéter
31:14moi je peux vous trouver
31:154 milliards très rapidement
31:17je les connais
31:17je les connais
31:18vous 4 milliards
31:19ils ne sont pas dans ma poche
31:21mais je peux vous les trouver
31:22très vite
31:22Eliott on va prendre
31:23vos 4 milliards
31:25non 4 milliards
31:27parce que ce n'est pas
31:27les miens
31:28c'est les nôtres
31:29de 4 milliards
31:30avec ça
31:31qu'est-ce qu'on va faire
31:31on va équiper
31:33les hôpitaux
31:33les crèches
31:34et les maisons de retraite
31:35sur la sur-bureaucratisation
31:37il y a les phénomènes
31:38de résistance
31:39que vous décrivez Pierre
31:40il y a ces ministres
31:41qui n'ont plus le pouvoir
31:42qui sont devenus
31:43des contre-pouvoirs
31:44parmi d'autres
31:44des contre-pouvoirs
31:45de l'état profond
31:45mais il y a aussi
31:46des incidences très lourdes
31:47sur la manière
31:48dont on alloue les moyens
31:49puisque le problème
31:49encore une fois
31:50dans l'éducation nationale
31:51ce n'est pas un excès
31:51ou un déficit de moyens
31:52c'est une question
31:53d'où est-ce qu'on met l'argent
31:54et par exemple
31:54on voit qu'on est capable
31:55d'entretenir une bureaucratie
31:56pléthorique
31:5720% de la dépense totale
31:59au niveau national
31:59qui va vers les personnes
32:00administratives
32:01deux fois plus
32:02que nos voisins espagnols
32:03donc on voit bien
32:04que c'est une question
32:05de choix politique
32:06derrière
32:07et d'inefficacité
32:08exactement Joachim
32:09et là je vois sur le plateau
32:11on est tous plus ou moins d'accord
32:12pour voir deux pistes
32:13de bon sens
32:14c'est-à-dire la réduction
32:15évidente de certaines dépenses
32:16et puis la simplification
32:18administrative
32:18une vraie simplification
32:20administrative
32:20pas les effets d'annonce
32:22comme en ont fait
32:22tous les présidents
32:23un autre exemple
32:24c'est le code du travail
32:25français
32:26fait 4000 pages
32:28et le code du travail
32:30allemand
32:30fait 200 pages
32:31comment voulez-vous
32:32vous y retrouver
32:33quand vous avez
32:33un code de travail
32:34de 4000 pages
32:35c'est impossible
32:36personne ne peut vivre
32:37et fonctionner ainsi
32:39Canicule
32:40ça c'est un article
32:41de la presse quotidienne
32:42régionale
32:43et vraiment
32:43je serais curieux
32:44de pouvoir échanger
32:46avec les personnes
32:47qui ont été confrontées
32:48à cela
32:48et il faut creuser ce sujet
32:50mais c'est nos confrères
32:51de la dépêche
32:51il fait 35 degrés
32:53dans la chambre d'hôpital
32:54de sa maman
32:55j'aurais pu commencer
32:56l'émission avec ce sujet
32:57de sa maman
32:58de 83 ans
32:59et il veut installer
33:01un climatiseur mobile
33:02l'établissement lui refuse
33:04alors que le plan
33:05hors 100
33:06à l'hôpital
33:07est renforcé
33:08un homme dénonce
33:09les conditions
33:10d'hospitalisation
33:10de sa mère
33:11de 83 ans
33:12en Ile-de-France
33:13alors qu'elle est privée
33:13de climatisation
33:14par 35 degrés
33:15et la direction
33:16lui interdit
33:17d'installer
33:17un appareil personnel
33:18invoquant
33:19des raisons
33:20de sécurité électrique
33:21non mais
33:23mieux vaut en rire
33:24qu'en pleurer
33:24mais d'ailleurs
33:25vraiment
33:26je lance un appel
33:27si cet homme
33:29souhaite réagir
33:30en direct
33:31visiblement
33:32c'était une prise en charge
33:33à l'hôpital
33:35Louis-Maurier
33:36de Colombes
33:37dans les Hauts-de-Seine
33:38s'il souhaite réagir
33:39il est bienvenu
33:40et son témoignage
33:41pourrait être intéressant
33:42demain matin
33:42il faudrait peut-être
33:43la voir
33:44il veut mettre
33:45une prime mobile
33:46pour des raisons
33:47de sécurité électrique
33:48vous n'avez pas
33:48le droit de la mettre
33:49je ne suis pas
33:50un spécialiste
33:50de l'électricité
33:51je ne vous demande pas
33:53d'être un spécialiste
33:53de l'électricité
33:54c'est une prise normale
33:56on ne parle pas
33:57d'un four
33:59les normes
34:00pour se baigner
34:00dans le canal
34:01Saint-Martin
34:01là tout de suite
34:02il y a beaucoup
34:02moins de monde
34:03et en fait
34:03il y a des drames
34:04qui se passent
34:04alors ce qui est fou
34:05aussi c'est les injonctions
34:06contradictoires
34:07et on bascule
34:07dans une société
34:09où on retrouve
34:11une forme de confinement
34:12caniculaire
34:12et d'infantilisation
34:13et d'infantilisation
34:14l'interdiction
34:16de la vente d'alcool
34:17pour les cavistes
34:18mais c'est
34:19Mathieu Bocoté
34:20qui le rappelait
34:21le caviste à Paris
34:22a interdiction
34:23de vendre de l'alcool
34:24à une certaine heure
34:26mais en revanche
34:27il est obligé
34:27de rester ouvert
34:28pour vendre
34:29dans un endroit
34:31où vous vendez de l'alcool
34:32mais il y a tout
34:33ce qui n'est pas alcoolisé
34:34parce qu'un caviste
34:35a beaucoup
34:36beaucoup de choses
34:36non alcoolisées
34:37dans sa cave
34:38il y a le café
34:40qui lui continue
34:41et il y a
34:41évidemment
34:43ces mesures
34:44de dernière minute
34:45comme les 30 000
34:46climatiseurs
34:47ou bien l'interdiction
34:48d'alcool
34:48c'est vraiment
34:49un signe
34:50de la panique totale
34:51d'un gouvernement
34:52qui ne contrôle rien
34:53mais qui doit montrer
34:54qu'il fait quelque chose
34:55on est dans l'agitation
34:57dans une séquence
34:58de com
34:59comme ils disent
34:59dans l'actualité
35:01avant d'aller
35:01sur l'actualité dramatique
35:03les parents
35:04de Louis
35:05et c'est une exclusivité
35:07du JDD
35:07mais également
35:08de CNews
35:09la maman de Louis
35:10a répondu
35:11aux questions
35:12du JDD
35:13le papa de Louis
35:14a répondu
35:15aux questions
35:16de CNews
35:16et nous découvrirons
35:17ça dans un instant
35:18je me permets juste
35:19de vous apporter
35:20une actualité judiciaire
35:21et politique
35:22en même temps
35:23puisque
35:24et c'est
35:25à mort et bucco
35:26de Valeurs Actuelles
35:27qu'il le révèle
35:27Mélenchon 2027
35:29un collaborateur
35:30de Louis Boyard
35:32interpellé
35:33pour trafic
35:33de maillots
35:35contrefaits
35:36contrôlés
35:37pour excès de vitesse
35:38dans le nord-est parisien
35:39collaborateur parlementaire
35:40du député
35:40a été placé
35:41en garde à vue
35:42après la découverte
35:42dans son véhicule
35:43de plusieurs dizaines
35:44de maillots
35:45de football
35:45contrefaits
35:46dont certains floquaient
35:47Mélenchon 2027
35:49ça s'est passé vendredi
35:51une patrouille de police
35:52a contrôlé
35:53un véhicule
35:53circulant à vive allure
35:54dans le 19ème
35:56a pris valeur
35:57actuelle
35:58de source policière
35:58et le conducteur
36:00expliquant
36:00être pressé
36:01en raison
36:01d'une livraison
36:02de maillots de football
36:02il a spontanément
36:04ouvert le coffre
36:05de son véhicule
36:06révélant
36:07un important stock
36:08de maillots
36:09sous emballage
36:10et interrogé
36:11sur l'origine
36:12de ses articles
36:13l'automobiliste
36:14a reconnu
36:14qu'il s'agissait
36:15de maillots contrefaits
36:16destinés à être vendus
36:17à bas prix
36:18la fouille du véhicule
36:20a permis
36:20la découverte
36:21de plusieurs païs
36:22présentant
36:23les caractéristiques
36:24du produit contrefaits
36:25notamment les maillots
36:25de l'équipe de France
36:26et du Paris Saint-Germain
36:27floqués
36:28Mélenchon 27
36:29l'intéressé a été interpellé
36:31puis placé en garde à vue
36:31pour détention
36:32de commercialisation
36:33au-delà des faits reprochés
36:34c'est le profil
36:35du mis en cause
36:35qui interpelle
36:35il s'agit
36:36d'un certain monsieur
36:37de 20 ans
36:38militant d'extrême gauche
36:39nous dit le valeur
36:41apprenti révolutionnaire
36:41opposition politique
36:42qui a oublié
36:43de payer les droits
36:44de douane en Chine
36:45mais c'est bien
36:46on apprend comme ça
36:48que Mélenchon
36:49contribue au déficit
36:50commercial de la France
36:51par rapport à la Chine
36:53là elle ne va pas
36:54saisir le déontologue
36:55de l'Assemblée nationale
36:55c'est une bonne question
36:56est-ce que vous pouvez
36:57saisir le déontologue
36:58de l'Assemblée nationale
36:59sur un assistant parlementaire
37:01l'information
37:03elle vient d'être publiée
37:04je peux déjà vous répondre
37:06en avance
37:06qu'elle ne le fera pas
37:07en tout cas
37:07ils vont bientôt
37:08pouvoir faire une sélure
37:09sur la morateur
37:10parlementaire
37:10qu'elle me donnera tort
37:12on va vous dire
37:13que c'est comme
37:14s'il transportait
37:14les tracts
37:15ce qui est exact
37:16ce qu'il transportait
37:17c'était un instrument politique
37:19simplement
37:20il est contrefait
37:21ça arrive de Chine
37:22il ne paye pas les droits
37:23j'imagine que
37:25la France insoumise
37:25si les faits sont avérés
37:27va condamner
37:28bien évidemment
37:29la possession
37:30de maillot contrefait
37:32c'est interdit
37:34c'est illégal
37:35il y a une forme
37:36de cohérence
37:36au moins
37:37Louis Boyard
37:37trafiquait
37:38quand il était plus jeune
37:38de la drogue
37:39il s'en vantait
37:40Cyril Hanouna
37:42son collaborateur
37:43trafic défaut
37:44à Maillot
37:45aujourd'hui
37:45il y a une fidélité
37:47à eux-mêmes
37:47dans l'illégalité
37:48maintenant la question
37:49qui se pose
37:49c'est celle
37:50du deux poids
37:51deux mesures
37:51en effet
37:53affaire à suivre
37:55effectivement
37:55là où vous avez raison
37:56sur le deux poids
37:57deux mesures
37:57j'imagine que si
37:58vous aviez
37:59à l'inverse
38:01un collaborateur
38:01du Rassemblement
38:02national
38:02pris la main dans le sac
38:03pour quelque raison
38:04que ce soit
38:06je connais des médias
38:08qui seraient très attentifs
38:09le parti aurait par lui-même
38:11fait le ménage
38:12probablement
38:13avant même la sanction
38:13mais peut-être
38:14que la France
38:14a fait le ménage
38:15et encore une fois
38:16présomption d'innocence
38:17même si c'est lui
38:18qui a dit
38:19c'est des maillots
38:20je dois les livrer
38:20donc on ne sait pas vraiment
38:22wait and see
38:23comme on dit
38:24en bon François
38:25dans l'actualité
38:27je le disais
38:27et là on va basculer
38:28sur une actualité
38:29absolument dramatique
38:31et ce sera
38:32un entretien
38:33à découvrir
38:33dans les colonnes
38:34du JDD
38:34demain
38:35d'ailleurs
38:36le journaliste
38:38qui l'a interrogé
38:38Jules Laurence
38:39qui travaille également
38:40à Frontières
38:41sera notre invité
38:44demain matin
38:44dans l'heure des pros
38:46je me tourne vers vous
38:47Hélène
38:47puisque la maman
38:50du petit Louis
38:51battu
38:52lynché à mort
38:53a réagi
38:54dans vos colonnes
38:55et ça s'appelle
38:55le titre est magnifique
38:56d'ailleurs
38:57c'est le combat
38:57d'une mère
38:58c'est le combat
38:58de parents
38:59qui espèrent
39:01que justice
39:01soit rendue
39:02pour leur fils
39:02oui c'est ça
39:03donc Jules Laurent
39:04a été en contact
39:05avec la famille
39:05depuis mercredi
39:06donc le lendemain
39:07de la mort de Louis
39:08et en l'occurrence
39:09la maman
39:10livre un témoignage
39:11absolument poignant
39:12elle parle de son fils
39:14évidemment
39:14et après elle rentre
39:16dans les détails
39:17elle parle des alertes
39:18qu'elle a elle-même
39:19transmises à la gendarmerie
39:20à la SE
39:21elle parle de justement
39:22toutes ces fois
39:22où personne ne lui a répondu
39:24elle parle
39:25et surtout
39:26ce qui est très intéressant
39:27c'est qu'elle parle
39:28véritablement de l'avenir
39:29c'est une femme
39:30qui apparaît
39:31extrêmement déterminée
39:32elle le dit elle-même
39:34c'est une femme
39:35manifestement
39:35extrêmement courageuse
39:36qui va se battre
39:37jusqu'au bout
39:38et en fait
39:39vous savez
39:39à chaque fois
39:40que les familles de victimes
39:40prennent la parole
39:41ils disent tous
39:42la même chose
39:43c'est qu'en fait
39:43pour que plus jamais
39:44ça n'arrive
39:45et en fait
39:45elle le dit
39:46je veux que Louis
39:47soit véritablement
39:48le dernier
39:48à qui une telle chose
39:50peut arriver
39:51pour qu'aucun parent
39:52n'ait à connaître
39:52la blessure
39:53de ce qu'on est en train
39:54de vivre maintenant
39:55pour qu'il soit
39:55véritablement le dernier
39:57ce n'est pas le temps
39:58du deuil
39:59c'est le temps
40:00de la guerre
40:01il est hors de question
40:03qu'un autre coeur
40:05de maman
40:05ou de papa
40:06soit brisé
40:07comme le nôtre
40:07que la France
40:09soit prête
40:10dit-elle
40:10nous sommes déterminés
40:11et je suis enragé
40:13comme jamais
40:14c'est vrai que
40:15dans cet entretien
40:15qui est bouleversant
40:16dans cet entretien
40:18à découvrir demain
40:19dans les colonnes
40:19du JDD
40:20vous avez une mère
40:22qui a vécu
40:24le pire
40:24et qui entend
40:26se battre jusqu'au bout
40:28pour que justice
40:29soit rendue
40:30et qui se bat
40:31jusqu'au bout
40:31pour que
40:32évidemment
40:33ce drame
40:34ne se reproduise
40:35plus
40:36Chloé Tarka
40:38notre journaliste
40:40qui était présente
40:40sur place aujourd'hui
40:41du côté de Narbonne
40:42et dans ses alentours
40:44a pu rencontrer
40:45le papa
40:46de Louis
40:48Nicolas
40:49qui a répondu
40:50à ces questions
40:50je vous propose
40:51de l'écouter
40:52c'était un garçon
40:55aimé de tout le monde
40:56c'était un gentil garçon
40:58poli
40:59bien élevé
41:01avec ses
41:02petites difficultés
41:05liés à ses troubles
41:06mais
41:07je ne comprends pas
41:08moi
41:08pourquoi
41:09tant de haine
41:11moi j'ai l'impression
41:12qu'on n'a pas existé
41:13on est une famille
41:15je l'ai toujours
41:17avec moi
41:18j'ai toujours été présent
41:19ça fait 6 ans
41:21qu'il est tout le temps
41:22chez moi
41:23et vous avez
41:24donc le papa
41:25qui est
41:25avec
41:26non pas la maman
41:28mais sa compagne
41:29puisque c'est une famille
41:30qui est
41:30la belle-mère
41:31la belle-mère
41:33du petit Louis
41:34autre déclaration
41:35que vous allez découvrir
41:37de Nicolas
41:39ça fait 6 ans
41:40que je l'ai
41:41tout le temps
41:42et
41:44que sa maman
41:45le voyait
41:45deux fois par an
41:48mais qu'elle était
41:48présente quand même
41:49il ne faut pas
41:51on a toujours
41:52une bonne relation
41:52avec sa maman
41:53c'est
41:54que d'ailleurs
41:55personne ne comprenait
41:56puisque nous
41:57on a été assez
41:58intelligents
41:58pour notre fils
42:00enfin je ne sais pas
42:01on n'avait aucun conflit
42:04mon bébé
42:04c'était un
42:05un gentil garçon
42:08mais vraiment
42:10vous pouvez demander
42:11à tout le monde
42:11dans tout le village
42:12partout
42:13partout
42:14où vous irez
42:14je fais tout ce que
42:16je pouvais
42:17après
42:17ces 16 ans
42:18j'ai sorti de l'ITEP
42:20enfin avec sa maman
42:21on l'a sorti de l'ITEP
42:22parce qu'il se faisait
42:24harceler
42:24c'était compliqué
42:27et
42:27après
42:29arrivé
42:316 mois après
42:32j'avais quand même
42:33gardé un contact
42:33avec l'ITEP
42:34qui le voyait
42:35une journée
42:37pour qu'on l'aide
42:38à trouver un travail
42:40un stage
42:41qui puisse
42:42vivre comme un garçon
42:43presque normal
42:45et
42:46vous allez entendre
42:47également
42:47Nicolas
42:48qui en pense
42:49bien sûr
42:51expliquer
42:51qu'il a essayé
42:52de solliciter
42:53toutes les institutions
42:55pour venir
42:56en aide
42:56à son fils
42:59j'ai demandé
42:59de l'aide
43:00à tout le monde
43:00j'ai été voir
43:01à toutes les institutions
43:04moi on n'avait pas placé
43:05mon fils
43:05c'est moi qui ai demandé
43:06j'ai demandé
43:08est-ce que mon fils
43:09il soit
43:11accompagné
43:12pour qu'il
43:13se sente mieux
43:14moi j'ai fait tout
43:15ce qui était
43:16à mon pouvoir
43:17après
43:19on l'a mis
43:19à l'UDESPA
43:22pour évaluer
43:22son traitement
43:23pour voir
43:24si on pouvait
43:25retrouver
43:27un truc
43:27en plus
43:29le médecin
43:30l'a vu
43:3015 minutes
43:31il a dit
43:31que mon fils
43:31il n'avait pas
43:32de problème
43:33du coup
43:34ils ont placé
43:36mon fils
43:36dans un foyer
43:37d'urgence
43:37qui n'avait rien
43:38à faire
43:38dedans
43:41je ne comprends pas
43:44ça c'est le drame
43:46de la misère
43:48des gens
43:48extrêmement modestes
43:50totalement désarmés
43:52face au système
43:53administratif
43:54c'est très difficile
43:55pour les parents
43:55même à des niveaux
43:57très importants
43:58moi je connais des gens
43:59qui sont médecins
44:00et autres
44:00avec des enfants
44:01comme ça
44:01qui ont peut-être
44:02un problème
44:03qui se heurtent
44:04à des difficultés
44:05monstrueuses
44:05alors pour quelqu'un
44:06de très modeste
44:07comme ce monsieur
44:08qu'on voit
44:09ça devait être épouvantable
44:11et le contrôle
44:12qu'il a ensuite
44:13sur le gosse
44:14une fois qu'il est placé
44:14il y a un énorme travail
44:16à faire dans ce pays
44:18sur l'aide à l'enfance
44:19parce qu'il y a aussi
44:20eu un tas de scandales
44:22sexuels
44:23d'abus
44:24sur les enfants placés
44:25il y a un vrai travail
44:26là aussi
44:27on a des ministres
44:28chargés
44:28théoriquement
44:29de ça
44:29mais j'ai pas vu
44:31une réforme
44:32j'ai pas vu un travail
44:33de fond
44:33mais vous imaginez
44:34la triste
44:34c'est triste d'ailleurs
44:36cette émission
44:36que nous faisons
44:37parce que
44:37on commence cette émission
44:39avec la canicule
44:40et on se rend compte
44:40que nos
44:41aînés
44:41on ne les protège
44:42pas suffisamment
44:43on n'a pas mis
44:44tous les moyens
44:45en place
44:45pour les protéger
44:46on parle désormais
44:47de nos enfants
44:48et là aussi
44:49on voit que l'état
44:51a failli
44:52pour protéger
44:53nos enfants
44:53ils ont eu pensé
44:54pour la famille
44:55évidemment
44:55de Louis
44:56et le courage
44:57de la maman
44:58qui parle dans les colonnes
44:59du JDD
45:00et du père
45:00et surtout
45:00le combat n'est pas terminé
45:01elle insiste vraiment là-dessus
45:02c'est qu'elle va se battre
45:04jusqu'au bout
45:04pour que non seulement
45:05justice soit rendue
45:06mais pour que plus jamais
45:07ça n'arrive
45:08on n'a pas fini
45:09d'entendre parler
45:09en tout cas de cette histoire
45:10c'est évident
45:11et Louis semble-t-il
45:12d'après ce qu'on peut lire
45:13était une personne fragile
45:14il souffrait quand même
45:16d'un trouble
45:16de l'activité
45:17et de l'attention
45:18donc il devait faire
45:19l'objet d'une attention
45:20tout à fait
45:22tout à fait particulière
45:23et il semblerait
45:24selon ce qu'on peut lire
45:26qu'il a été pris
45:27comme une sorte
45:27de victime expiatoire
45:29et était précisément
45:31visé par ses agresseurs
45:33parce qu'il était fragile
45:35et semble-t-il aussi malade
45:37c'est particulièrement révoltant
45:40je vous propose
45:40de voir la déclaration
45:41de Laurent Nunez
45:42parce que ce qui est frappant
45:44c'est qu'à travers
45:45ce drame absolu
45:46il y a eu
45:48très peu de réactions
45:49des plus grandes institutions
45:51de notre pays
45:52c'est-à-dire que vous n'avez pas eu
45:53de message du président
45:54de la République
45:55vous n'avez pas eu
45:55de message du Premier ministre
45:57pour adresser
46:00ne serait-ce qu'un message
46:01de soutien
46:02et à la famille bien sûr
46:04mais c'est surtout
46:04aux Français
46:05qui n'en peuvent plus
46:06de voir ces drames
46:07se répéter
46:08il y a la disparition
46:09de la petite Liana
46:10dans des conditions atroces
46:11et vous avez
46:12la disparition du petit Louis
46:13là aussi
46:14dans des conditions atroces
46:15donc on va voir
46:17la déclaration
46:18puisqu'il a été interpellé
46:19par nos confrères
46:20du Parisien
46:22alors ça c'est
46:23la citation
46:24sur la polémique
46:24j'aurais aimé
46:25ne pas aller
46:26sur le terrain
46:26de la polémique
46:27parce qu'on lui demande
46:28est-ce qu'il y a
46:29un ensauvagement
46:30de la société
46:31et il dit
46:32que cette formule
46:33est connotée
46:34alors que par exemple
46:35l'ensauvagement
46:36de la société
46:36est employé
46:38par le ministre
46:38de l'Intérieur
46:39et vous voyez
46:39qu'il parle
46:41de l'exploitation
46:43du drame
46:44par l'extrême droite
46:46mais je vais vous dire
46:47par respect
46:49pour la famille
46:49j'ai même pas envie
46:50d'aller là-dessus
46:51je préférais
46:52en revanche
46:54lire
46:54la déclaration
46:56de Laurent Nunez
46:58que je vais essayer
46:59de retrouver
47:01voilà
47:02sur Louis
47:03c'est une affaire
47:03dramatique
47:04la vidéo
47:05de l'agression
47:06est insoutenable
47:07dit le ministre
47:08de l'Intérieur
47:09Louis a été lynché
47:10à mort
47:10par des personnes
47:11qu'il connaissait
47:12et qu'il fréquentait
47:13ils se sont connus
47:15dans des foyers
47:15de l'aide sociale
47:16à l'enfance
47:17Louis avait d'ailleurs
47:17déjà subi des violences
47:19qui avaient occasionné
47:20un signalement
47:20le 11 juin dernier
47:21et qui avait été porté
47:22à la connaissance
47:23de l'aide sociale
47:24à l'enfance
47:24donc là aussi
47:25il y a une faille
47:26pardonnez-moi
47:27là aussi
47:28et je vous dis
47:29j'ai pas envie
47:30parce que la question
47:31c'est
47:32la question
47:32de journaliste
47:33ensuite
47:33c'est est-ce le symbole
47:34d'un ensauvagement
47:35de la société
47:36il dit ce terme
47:36est connoté politique
47:37est-ce qu'il va
47:38est-ce qu'il va lancer
47:39une enquête
47:39pour vérifier
47:40comment ça se passe
47:41à l'intérieur
47:41de ses établissements
47:42est-ce qu'on va en profiter
47:43pour nettoyer ses écuries
47:45c'est épouvantable
47:47pourquoi il le fait pas
47:48mais ils vont pas le faire
47:48pourquoi il le fait pas
47:49qu'est-ce que ça veut dire
47:50ce terme est connoté
47:52l'ensauvagement
47:53de la société
47:53pourquoi est-ce qu'il dit ça
47:54écoute ce soir
47:55après la déclaration
47:56du papa
47:56et le témoignage
47:58de la maman
48:00je n'ai pas envie
48:01d'aller sur ce terrain
48:02ça n'a aucun intérêt
48:03autant demain
48:04peut-être que nous en parlerons
48:06effectivement
48:06parce que c'est une vraie question
48:08sur l'ensauvagement
48:09de la société
48:09c'est une formule
48:11qui a été employée
48:11pour la première fois
48:12dans le gouvernement
48:13par Gérald Darmanin
48:14à l'époque
48:14il était ministre de l'intérieur
48:15c'est intéressant
48:16de voir le décalage
48:17entre les ministres
48:18et le lendemain
48:19de cette déclaration
48:19c'était en commission d'enquête
48:20vous aviez le ministre
48:22de la justice
48:24à l'époque
48:24Eric Dupond-Moretti
48:25qui avait parlé de fantasmes
48:27et de sentiments d'insécurité
48:28même Jean-Pierre Chevenement
48:28en 1999
48:29qui parlait déjà à l'époque
48:30du problème des sauvageons
48:32donc on voit que 27 ans
48:33se sont écoulés depuis
48:34et que les problèmes
48:34n'ont fait que s'aggraver
48:35par inaction politique
48:37pour revenir sur la question
48:39de l'ASE
48:39ce qui est d'autant plus tragique
48:41c'est que la faillite
48:42de cet organisme
48:43de cette politique publique
48:44elle est documentée
48:47elle est diagnostiquée
48:48depuis des années
48:49il y a eu un rapport
48:49à l'Assemblée nationale
48:51une commission d'enquête
48:51encore une
48:52en avril 2025
48:53qui a été remis
48:54qu'est-ce qui a changé
48:54depuis rien
48:55on a toujours le même problème
48:56on a moins une crise
48:57du diagnostic en France
48:58qu'une crise de l'action
48:58il nous reste moins
49:00de deux minutes
49:00et Louis était un garçon
49:03qui adorait le football
49:05et nous allons essayer
49:06de terminer cette émission
49:07par un message positif
49:11puisque là aussi
49:13il faut penser à Louis
49:14à ses proches
49:15et c'était quelqu'un
49:15qui était visiblement
49:16un garçon passionné
49:17de football
49:18et en football en ce moment
49:21on espère que nos bleus
49:22vont aller jusqu'au bout
49:23et vous savez que ce week-end
49:27hier
49:28pardonnez-moi
49:28pour Norvège-France
49:30Didier Deschamps
49:31qui a perdu sa maman
49:31a quitté les Etats-Unis
49:34pour rejoindre ses proches
49:36et pour les obsèques
49:38de sa maman
49:39Didier Deschamps
49:40a d'ailleurs rejoint
49:41la délégation aujourd'hui
49:42mais regardez cette photo
49:44qui est merveilleuse
49:44c'est la Norvège
49:46qui a tenu à rendre hommage
49:47à la maman de Didier Deschamps
49:48en offrant un bouquet de fleurs
49:49juste avant le début
49:50de la rencontre
49:51et vous voyez à gauche
49:52Guy Stéphan
49:53qui était donc
49:54l'adjoint
49:55et qui l'est toujours d'ailleurs
49:56l'adjoint de Didier Deschamps
49:57et qu'est-ce qu'on a appris
49:58c'est magnifique
49:59il y avait 14 millions
50:00de téléspectateurs hier
50:01c'est quasiment plus de 60%
50:02plus de 60%
50:03de parts de marché
50:04donc les français
50:05parts d'audience
50:05les français sont
50:07passionnés
50:08par cette équipe de France
50:10et l'aiment
50:10et il y a de quoi
50:11c'est vraiment une belle équipe
50:12de France
50:13et on découvre
50:15Didier Deschamps
50:16qui a écrit
50:17une magnifique lettre
50:19à Guy Stéphan
50:19avant le départ des Bleus
50:21aux USA
50:21et il dit
50:22mon cher Guy
50:23notre complicité
50:24à un tel niveau
50:24qu'il y est bien longtemps
50:26que nous n'avons plus besoin
50:27de nous parler
50:27pour nous comprendre
50:29un regard suffit
50:30à l'aube de notre
50:31dernière compétition
50:32avec l'équipe de France
50:33je voulais te proposer
50:34un petit voyage
50:35presque 20 ans en arrière
50:36j'avais quitté la Juive
50:37tu avais quitté Besiktas
50:38je cherchais un adjoint
50:39et te proposer ce rôle
50:42reste certainement
50:43l'une des meilleures décisions
50:45que j'ai amenées
50:46et été amenée à prendre
50:47au cours de ma carrière
50:48c'est beau
50:49on a des frissons
50:49magnifique
50:50ouais c'est beau
50:50ça montre que le football
50:52ce n'est pas que les images
50:53de pillage
50:54de chaos qu'on a pu voir
50:55après la victoire du PSG
50:56c'est aussi des moments
50:57magnifiques d'humanité
50:58vous avez raison
50:59vive la France
51:00vive l'équipe de France
51:01vive la France
51:02l'une des meilleures
51:02qu'on n'ait jamais eue
51:03vous êtes qualifié
51:06ils ont été qualifiés
51:07les Belges
51:08pas encore
51:09malheureusement
51:09on a deux matchs nuls
51:10ils sont premiers
51:11on a fait un match nul
51:13contre l'Iran
51:14et il y a quelqu'un
51:15qui a dit que
51:15c'est comme la guerre
51:17c'est un match nul
51:17mais ça n'a pas coûté
51:18300 milliards de dollars
51:19ils sont qualifiés
51:21bien sûr
51:22merci à tous les quatre
51:23merci à Julien Duroux
51:24qui a préparé cette émission
51:25et une nouvelle fois
51:26ils ont eu une pensée
51:26pour la famille
51:30du petit Louis
51:34merci à Julien Duroux
51:36qui a préparé cette émission
51:37Sous-titrage FR ?
Commentaires

Recommandations