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- #120minutesinfowe
Les invités d’Elodie Huchard débattent de tous les thèmes qui font la une de l'actualité dans #120MinutesInfoWE, tous samedis à 15h
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00:00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour ce 120 minutes info week-end.
00:00:04On va commencer nos débats dans un instant, mais d'abord le journal avec Noémie Hardy.
00:00:08Bonjour Noémie.
00:00:08Bonjour Elodie.
00:00:10Avec l'épisode caniculaire qui continue ce samedi en France,
00:00:13ce sont 37 départements qui restent en vigilance rouge
00:00:16et la vague de chaleur se déplace vers l'est, Noémie.
00:00:19Oui, une grande partie de l'Europe, de la France à la Pologne,
00:00:22affronte samedi une nouvelle journée suffocante
00:00:25et on a posé la question aux touristes parisiens,
00:00:27comment ils vivent ces températures. Écoutez.
00:00:31Il fait vraiment chaud en ce moment.
00:00:35J'habite dans une chambre de bonne sous les toits.
00:00:37L'hiver, c'est un peu froid, mais là, c'est super chaud.
00:00:39La nuit, la température ne descend pas.
00:00:41J'ai un petit ventilateur, mais pas de climatiseur.
00:00:43Je ne peux vraiment pas dormir.
00:00:47Il n'y a pas assez de climatisation dans l'hôtel, dans les musées.
00:00:52Il fait vraiment chaud.
00:00:53Ce n'est pas très confortable quand vous venez d'un pays
00:00:55où il y a de la climatisation.
00:00:56Mais ça va pour le week-end.
00:01:02On est venus spécialement à Paris parce qu'à Londres,
00:01:04d'où nous venons, nous n'avons pas de climatisation.
00:01:06Nous sommes venus à Paris juste pour pouvoir dormir à l'hôtel
00:01:08avec de la climatisation et c'est parfait.
00:01:10Je ne sais pas trop pourquoi les gens se plaignent.
00:01:16Et cette canicule sature les services de santé.
00:01:18Le nombre d'appels dans les SAMU parisiens
00:01:20a augmenté de 80% cette semaine.
00:01:23Et justement, Matignon s'est exprimé sur la situation sanitaire
00:01:27due à ces températures extrêmes.
00:01:29Ils ont déclaré dans un compte-rendu, je cite,
00:01:31« Si la canicule recule, ses effets sur la pression sur le système de santé
00:01:35restent eux devant nous.
00:01:37Un plateau haut va s'installer pendant plusieurs jours
00:01:39par effet de latence sanitaire, déshydratation, décompensation,
00:01:43hospitalisation différée. »
00:01:46Et l'une des autres conséquences de cette canicule,
00:01:48c'est aussi le manque de dons du sang.
00:01:51Avec la chaleur, les donneurs désertent les centres de collecte.
00:01:55Le directeur de l'établissement français du don du sang
00:01:59alerte sur la situation inédite.
00:02:01Les explications de François Teskevitch.
00:02:08« Si Léa n'aime pas les piqûres,
00:02:10il était important pour elle de venir donner son sang
00:02:12lors de cette collecte organisée à l'Opéra de Lille. »
00:02:15« Ça permet de sauver plus de vies.
00:02:17Il y a beaucoup plus en plus d'accidents.
00:02:19Donc forcément, tout le monde n'a pas le même sang.
00:02:23Donc si on peut donner, rien qu'en donnant notre sang,
00:02:27sauver une vie, c'est parfait.
00:02:28C'est une petite action. »
00:02:30Une petite action que Capucine a elle aussi voulu accomplir.
00:02:34Une première pour sa jeune maman.
00:02:36« Lors de mon accouchement, mon petit garçon a eu besoin d'une transfusion.
00:02:39Jusqu'à là, je n'avais jamais donné.
00:02:41Et là, je me suis dit que c'était très utile
00:02:42et qu'il était temps que je me bouge les fesses
00:02:45et que je revienne donner le mien.
00:02:46Parce qu'en l'occurrence, ça lui a sauvé la vie. »
00:02:49Depuis le début de la canicule,
00:02:51les dons de sang sont en baisse.
00:02:52Le directeur de l'établissement français du sang
00:02:55pour les régions Hauts-de-France et Normandie
00:02:57alerte sur une situation inédite.
00:02:59« Nous sommes très préoccupés par la nouvelle vague de chaleur
00:03:01qui est annoncée dans quelques jours par Météo France.
00:03:04Aujourd'hui, pour donner quelques chiffres,
00:03:07hier, en région Hauts-de-France-Lormandie,
00:03:09nous avons eu une sous-fréquentation de nos collectes
00:03:11à hauteur de 28% par rapport à ce que nous attendions.
00:03:14C'est extrêmement important. »
00:03:16Au niveau national,
00:03:1710 000 dons de sang par jour sont nécessaires
00:03:19pour garantir des stocks suffisants.
00:03:21Il en manque actuellement 2 000
00:03:23pour atteindre cet objectif.
00:03:26À l'international,
00:03:27l'armée française vient d'arriver au Venezuela
00:03:29pour aider dans les recherches
00:03:31après les deux séismes
00:03:32qui ont fait des centaines de morts.
00:03:34Oui, au Venezuela,
00:03:35les recherches se poursuivent
00:03:36et le bilan du double séisme
00:03:38continue de s'alourdir.
00:03:40Au moins 920 morts
00:03:41et plus de 50 000 disparus.
00:03:43Les Vénézuéliens peuvent compter
00:03:44sur une aide internationale.
00:03:46Des équipes de recherche et de sauvetage
00:03:48d'au moins 17 pays
00:03:49ont commencé à intervenir
00:03:51dans ce pays en crise.
00:03:52Et pour finir ce journal,
00:03:54une image un peu plus positive.
00:03:55Ce sont des lionceaux
00:03:56qui ont fait leur premier pas
00:03:58à l'extérieur dans un zoo.
00:04:00Ça s'est passé en Norvège, Noémie.
00:04:01On les voit à l'image.
00:04:02Oui, Elodie,
00:04:03c'est un événement rare.
00:04:04Ce sont 4 lionceaux
00:04:06nés en avril dans un zoo
00:04:07dans le sud de la Norvège.
00:04:09Et vous le voyez sur ces images,
00:04:11ils sont en train de marcher
00:04:12à l'extérieur.
00:04:13Merci beaucoup, Noémie,
00:04:15pour cette image un peu plus positive.
00:04:17Je vous donne rendez-vous
00:04:18à 15h30 pour un prochain journal.
00:04:20Voilà pour le journal de Noémie.
00:04:22On va passer maintenant
00:04:23à nos débats.
00:04:24Et pour ma compagnie aujourd'hui,
00:04:25Estelle Forget, bonjour.
00:04:26Bonjour.
00:04:26Vous êtes experte
00:04:27des questions climatiques.
00:04:28On parlera avec vous
00:04:29notamment de la canicule
00:04:31et des solutions
00:04:31qu'on peut trouver à vos côtés.
00:04:33Alain Ben-Soussan, bonjour.
00:04:34Bonjour.
00:04:34Avocat.
00:04:35Et Raphaël Serville, bonjour.
00:04:36Bonjour Elodie.
00:04:37Journaliste au JDD.
00:04:38On va commencer malheureusement
00:04:40en revenant sur la mort de Louis,
00:04:42ce jeune homme de 17 ans.
00:04:44Ça s'est passé à Narbonne
00:04:45avec cette question.
00:04:46Qui sont les 5 auteurs
00:04:48présumés de cette violente agression
00:04:50pour l'instant.
00:04:51Le mobile est encore
00:04:52extrêmement flou.
00:04:53Mais le procureur de Narbonne
00:04:54a commencé à communiquer
00:04:56ce qui donne de premières pistes.
00:04:57On voit cela avec Sharon Camara.
00:05:00C'est ici, sur ce chantier,
00:05:02que Louis, 17 ans,
00:05:03a été retrouvé inanimé
00:05:04samedi dernier
00:05:05après avoir été roué de coups
00:05:07la veille au soir.
00:05:08Le jeune homme confié
00:05:09à l'aide sociale à l'enfance
00:05:10a été agressé
00:05:11par un groupe de jeunes.
00:05:13Une agression filmée
00:05:14par les auteurs présumés
00:05:15qui l'ont ensuite diffusé
00:05:16sur les réseaux sociaux
00:05:17et même envoyée
00:05:18à certains amis du jeune homme.
00:05:20Des vidéos d'une extrême violence
00:05:22dont la diffusion en ligne
00:05:23a permis d'identifier
00:05:24les protagonistes.
00:05:25Il s'agit de 5 jeunes hommes
00:05:27qui ont pu être interpellés
00:05:28et placés en garde à vue.
00:05:30Parmi eux,
00:05:313 mineurs âgés de 17 ans
00:05:32et 2 jeunes majeurs
00:05:33de 19 ans.
00:05:343 d'entre eux
00:05:35sont connus
00:05:36des services de l'aide sociale
00:05:37à l'enfance
00:05:37mais aucun n'était placé
00:05:39dans la même structure
00:05:39que la victime.
00:05:41Si le mobile du crime
00:05:42est inconnu pour l'heure,
00:05:43l'effet recueilli
00:05:44laisse penser que cette agression
00:05:45était préméditée
00:05:46et que les auteurs présumés
00:05:48avaient tendu
00:05:48un guet-tapant
00:05:49à la victime
00:05:50en l'attirant
00:05:51sur ce chantier.
00:05:52Les 5 suspects
00:05:53ont été présentés
00:05:54mardi à un juge d'instruction
00:05:55puis mis en examen
00:05:56pour tentative d'assassinat.
00:05:57Un chef
00:05:58qui devrait être requalifié
00:06:00après le décès
00:06:01de la victime
00:06:01ce mardi.
00:06:04Raphaël Saint-Ville
00:06:05ces agressions
00:06:06contre des mineurs
00:06:07par un certain nombre
00:06:08aussi de mineurs
00:06:09malheureusement
00:06:09on en voit de plus en plus
00:06:11et ce qui choque
00:06:11à chaque fois
00:06:12c'est vraiment la violence
00:06:13le déferlement de haine
00:06:14jusqu'à la volonté
00:06:15manifeste de tuer
00:06:17et puis ensuite derrière
00:06:18en plus l'exposition
00:06:19sur les réseaux sociaux
00:06:20c'est-à-dire qu'on se vante
00:06:21vraiment
00:06:22de ce qu'on vient de faire
00:06:23on a l'impression
00:06:24qu'il n'y a plus aucune
00:06:26ni norme
00:06:27ni aucune empathie
00:06:28en fait
00:06:28chez ces jeunes.
00:06:29Oui c'est exactement ça
00:06:30il y a une absence d'empathie
00:06:32qui est absolument sidérante
00:06:33Maurice Berger
00:06:34qui est pédopsychiatre
00:06:36et qui s'occupe
00:06:37de ces jeunes
00:06:38qui ont parfois commis
00:06:40des actes absolument
00:06:42épouvantables
00:06:43décrit très bien
00:06:44leur espèce d'indifférence
00:06:46face à la violence
00:06:47face à la mort
00:06:48parfois
00:06:48qu'il provoque
00:06:49et c'est ça
00:06:50qui est particulièrement
00:06:51inquiétant
00:06:52on vit vraiment
00:06:53dans une époque
00:06:54où on voit
00:06:56un nombre
00:06:57de plus en plus
00:06:58important
00:06:58de jeunes
00:07:00qui basculent
00:07:01dans la violence
00:07:02sans prendre conscience
00:07:03des conséquences
00:07:07de cette violence
00:07:08pour eux
00:07:08pour autrui
00:07:10un ensauvagement
00:07:12absolument
00:07:12terrifiant
00:07:14et avec en plus
00:07:15cette exposition
00:07:16au grand jour
00:07:17sur les réseaux sociaux
00:07:18de leurs actes
00:07:19comme si c'était des trophées
00:07:20dont il fallait se glorifier
00:07:22donc il y a quelque chose
00:07:23effectivement
00:07:24quand on regarde
00:07:24ces images
00:07:25lorsqu'on entend
00:07:26notamment
00:07:26le râle
00:07:28de Louis
00:07:28agonisant
00:07:29et ces agresseurs
00:07:30qui reviennent
00:07:31sur les lots
00:07:32de cette agression
00:07:33pour filmer
00:07:34sans réagir
00:07:35les derniers
00:07:37instants
00:07:38de Louis
00:07:39on se dit
00:07:40qu'on a basculé
00:07:41dans quelque chose
00:07:42qu'on ne connaissait pas
00:07:43et qui malheureusement
00:07:44devient presque une norme
00:07:45une banalité
00:07:45que l'on décrit
00:07:46semaine après semaine
00:07:48à la même sous sang
00:07:49on peut effectivement
00:07:49faire ce constat
00:07:50que donnait à l'instant
00:07:51Raphaël
00:07:52c'est-à-dire ce basculement
00:07:53là on parle de la jeunesse
00:07:54mais pas que
00:07:55vers une extrême violence
00:07:55une extrême haine
00:07:56qui conduit à la mort
00:07:58la question
00:07:58on se dit
00:07:59comment on fait maintenant
00:07:59pour que ce basculement
00:08:00s'inverse
00:08:01ou qu'on revienne
00:08:02dans des normes
00:08:03qui semblent un peu plus logiques
00:08:04il y a la sanction
00:08:05bien sûr
00:08:05mais est-ce que la sanction
00:08:06peut être suffisante ?
00:08:07à la date d'aujourd'hui
00:08:08la sanction est maximale
00:08:10pour les majeurs
00:08:11on a un assassinat
00:08:12on a
00:08:13dans le cadre
00:08:14d'un guet-tapant
00:08:15on a une violence
00:08:17qui va mener
00:08:18à l'assassinat
00:08:19et donc à la mort
00:08:20de la personne
00:08:21réclusion criminelle
00:08:22à perpétuité
00:08:23en pratique
00:08:24il y a peu de chances
00:08:25pour qu'elle va s'appliquer
00:08:26comme d'habitude
00:08:27mais on peut l'expliquer
00:08:28pourquoi
00:08:29et puis
00:08:30il y a cette deuxième partie
00:08:32c'est-à-dire
00:08:32fait de gloire
00:08:33j'ose pas dire
00:08:34fait de guerre
00:08:35plus grave
00:08:36barbarie tout simplement
00:08:37des réseaux sociaux
00:08:38et là encore
00:08:39il faut changer
00:08:41peut-être
00:08:41des règles
00:08:42première règle à changer
00:08:44c'est qu'il doit
00:08:44pas pouvoir y avoir
00:08:45sur les réseaux sociaux
00:08:46ce type d'image
00:08:47c'est possible
00:08:47technologiquement
00:08:48il n'y a pas
00:08:48de difficulté
00:08:49majeure
00:08:50il n'y a qu'une volonté
00:08:51à la fois
00:08:51des patrons
00:08:52de ces sociétés
00:08:53nations
00:08:53oui c'est ça
00:08:54ce qui bloque
00:08:55c'est plutôt
00:08:55ce qu'on appelle
00:08:56les plateformes
00:08:56parce que les gouvernants
00:08:57essayent justement
00:08:58de faire en sorte
00:08:59qu'on puisse supprimer
00:09:00quasiment automatiquement
00:09:01ces contenus
00:09:02tout à fait
00:09:02mais expost
00:09:03toujours avec cette idée
00:09:05expost
00:09:05après alors qu'on voit bien
00:09:07que toutes ces infractions
00:09:08elles sont mis
00:09:09quasiment en temps réel
00:09:11pas exsantées
00:09:11elles sont préparées
00:09:12à exsantées quasiment
00:09:13avec comme un cinéma
00:09:15comme un film de cinéma
00:09:16et ensuite de ça
00:09:17on va avoir
00:09:18une projection
00:09:19à exs post
00:09:19et cette situation
00:09:20juridique
00:09:21elle n'est plus tenable
00:09:22il faut que
00:09:22la responsabilité
00:09:23des plateformes
00:09:25et d'ensemble
00:09:25des opérateurs
00:09:26de plateforme
00:09:26parce que quand on dit
00:09:27plateforme
00:09:28il y a à la fois
00:09:28les opérateurs
00:09:29de plateforme
00:09:30il y a les hébergeurs
00:09:31il y a les sociétés
00:09:32de télécommunications
00:09:32toute la chaîne en fait
00:09:33c'est toute la chaîne
00:09:34qui est à repenser
00:09:35ça c'est du côté
00:09:35du numérique
00:09:36parce que quelque part
00:09:38ça les pousse aussi
00:09:39à le faire
00:09:39et puis tous ces gens
00:09:40qui regardent
00:09:41et tous ces gens
00:09:42qui se disent
00:09:42pourquoi pas moi
00:09:43il y a un effet aussi
00:09:44d'entraînement
00:09:45c'est un peu comme
00:09:46le sport de l'extrême
00:09:47où parfois
00:09:47on arrive à une situation
00:09:50effrayante
00:09:50c'est pareil
00:09:51par contre
00:09:52de l'autre côté
00:09:52du côté
00:09:53effectivement
00:09:54je crois qu'il y a
00:09:56trois mineurs
00:09:57et deux majeurs
00:09:58là encore
00:09:59la situation
00:10:00elle ne peut pas être
00:10:01une réponse pénale
00:10:02en tant que telle
00:10:03pourquoi ?
00:10:03parce qu'on est là
00:10:04au maximum
00:10:04ou alors après
00:10:05vous savez bien
00:10:06que c'est un autre débat
00:10:07idéologique
00:10:07il faut passer à la peine de mort
00:10:09moi je ne suis pas
00:10:10favorable
00:10:10mais c'est une question idéologique
00:10:12sur une position sociétale
00:10:14que faire ?
00:10:16la seule possibilité
00:10:17me semble-t-il
00:10:18pour ajouter encore
00:10:21une couche
00:10:22c'est d'abord
00:10:23l'appliquer réellement
00:10:24et passer
00:10:25poser le problème
00:10:26de la réclusion criminelle
00:10:27et perpétuité
00:10:28même si
00:10:28dans une observation
00:10:30technicienne
00:10:31on dit que les gens
00:10:32au bout de 30 ou 40 ans
00:10:34ne sont plus les mêmes
00:10:35qu'ils sont effectivement
00:10:36détruits
00:10:37socialement
00:10:38intellectuellement
00:10:38et parfois même physiquement
00:10:40et que quelque part
00:10:41c'est une sorte
00:10:42d'empathie rétroactive
00:10:44qu'ils n'ont pas eue
00:10:44pour les faire sortir
00:10:46mais peut-être qu'aussi
00:10:47pour pouvoir arrêter ça
00:10:49il faudrait aller
00:10:50jusqu'à la réclusion criminelle
00:10:51à perpétuité
00:10:52comme vrai substitut
00:10:54à ce que certains
00:10:55réclament la peine de mort
00:10:56et qui ne devraient jamais
00:10:57être aujourd'hui
00:10:57posé comme tel
00:10:58bien sûr
00:11:00après on lira
00:11:00ce que disait
00:11:01la maman de Louise
00:11:02ce qui est terrible
00:11:03c'est qu'on voit bien
00:11:04que la réponse
00:11:05elle ne peut pas être
00:11:06ni judiciaire
00:11:08ni exclusivement judiciaire
00:11:09ni sécuritaire
00:11:10en mettant encore davantage
00:11:11de policiers dans les rues
00:11:12la question qui se pose
00:11:14pour qu'on n'arrive pas
00:11:15à ce que ce genre d'actes
00:11:16se reproduise
00:11:18elle est d'abord
00:11:18d'ordre éducationnel
00:11:20civilisationnel
00:11:21on voit bien que
00:11:22si aujourd'hui
00:11:23on a une jeunesse
00:11:24qui a basculé dans la violence
00:11:25c'est qu'un certain nombre
00:11:27de choses
00:11:27depuis des années
00:11:29n'ont pas opéré
00:11:31c'est-à-dire que
00:11:31le processus de civilisation
00:11:33le processus d'éducation
00:11:34est défaillant
00:11:35donc il y a un problème familial
00:11:37il y a un problème
00:11:39éducationnel
00:11:39notamment
00:11:41à l'éducation nationale
00:11:42et puis
00:11:43ce sont même
00:11:43les valeurs
00:11:44que l'on
00:11:47de notre pays
00:11:48qui sont probablement
00:11:49aussi très largement
00:11:51attaquées
00:11:52c'est-à-dire que
00:11:52moi j'évoquais ça
00:11:54tout à l'heure
00:11:55mais
00:11:55lorsque vous avez
00:11:56dans le même temps
00:11:57on vous dit
00:11:58qu'il y a une banalisation
00:11:58de la mort
00:11:59et que dans le même temps
00:11:59on discute
00:12:00de la possibilité
00:12:02de pouvoir
00:12:04inscrire l'euthanasie
00:12:05dans notre droit
00:12:05je pense que
00:12:06même pour les jeunes
00:12:07c'est-à-dire que
00:12:07la banalisation
00:12:08de la mort
00:12:09aujourd'hui
00:12:10rend peut-être possible
00:12:12aussi encore davantage
00:12:13ce genre d'actes
00:12:14lorsque la mort
00:12:15est réduite à rien
00:12:16je pense que
00:12:17tout ça
00:12:18ces questions sociétales
00:12:20elles doivent être posées
00:12:21c'est-à-dire que
00:12:21notre société
00:12:22elle-même
00:12:23a produit
00:12:25ses enfants
00:12:26et a rendu possible
00:12:27ce genre de crime
00:12:28donc bien sûr
00:12:28qu'il faut une réponse
00:12:30pénale
00:12:31qui soit forte
00:12:32mais indépendamment
00:12:33de cette réponse pénale
00:12:34il faut au préalable
00:12:36aussi
00:12:36que nous pensions
00:12:37à comment
00:12:39les enfants
00:12:40qui deviendront
00:12:42demain des adultes
00:12:43ont été éduqués
00:12:44civilisés
00:12:45sans quoi
00:12:46on se condamne
00:12:47à revivre
00:12:49commenter
00:12:49et pleurer
00:12:50la mort
00:12:51de petits gamins
00:12:52allez-y
00:12:53je vais se répondre
00:12:53deux éléments
00:12:54vous avez tout à fait raison
00:12:56et en plus
00:12:57ce qui est
00:12:58dans cette affaire
00:12:59absolument
00:13:00une horreur
00:13:01c'est que vous avez
00:13:02des majeurs
00:13:02et des mineurs
00:13:03donc on n'a pas
00:13:03l'excuse de minorité
00:13:04en tant que tel
00:13:05vous avez
00:13:06une loi
00:13:07qui est au maximum
00:13:08possible
00:13:08dans la situation
00:13:10effectivement
00:13:10des valeurs
00:13:11qui sont les nôtres
00:13:11réclusion criminelle
00:13:12à perpétuité
00:13:13et vous avez
00:13:15je dirais
00:13:16un accord
00:13:17complet
00:13:17du gouvernement
00:13:19d'un côté
00:13:19bien entendu
00:13:20de la police
00:13:20et de la justice
00:13:21pour l'appliquer
00:13:22et donc vous avez raison
00:13:23la question
00:13:24elle est idéologique
00:13:25et plus qu'idéologique
00:13:26elle est
00:13:27les valeurs
00:13:27que cette société
00:13:28non pas n'a plus
00:13:29elle les a
00:13:30mais ne défend plus
00:13:31c'est à dire que
00:13:32c'est en fait
00:13:34je crois que c'est
00:13:35pas un problème
00:13:35de gouvernement
00:13:36je crois pas que c'est
00:13:37un problème de civilisation
00:13:38je crois pas que c'est
00:13:38un problème de la France
00:13:39c'est nous-mêmes
00:13:40nous-mêmes
00:13:41le peuple français
00:13:42à ce niveau-là
00:13:43qui idéologiquement
00:13:44ne ramène pas
00:13:45ces valeurs
00:13:46que nous avons
00:13:47que nous partageons
00:13:48la charte des droits fondamentaux
00:13:50l'article 1er
00:13:50c'est la dignité
00:13:51et le respect de la personne
00:13:52bien évidemment
00:13:53mais on ne le pose pas
00:13:54comme tel
00:13:55on va avoir
00:13:56des manifestations énormes
00:13:57sur les manifestations sportives
00:13:59qui est le mérite
00:14:00et nous avons
00:14:01sur cette affaire-là
00:14:02par exemple
00:14:02aucun moment
00:14:03une sorte de symbiose
00:14:05de mur
00:14:07des valeurs
00:14:08qui vient se mettre
00:14:08entre eux
00:14:09et nous
00:14:10de cohésion
00:14:10pas du tout le vivre ensemble
00:14:12des valeurs à défendre
00:14:13et c'est ça
00:14:14la nouvelle idéologie
00:14:15c'est reprenons
00:14:16en puissance
00:14:17sur nos valeurs
00:14:18comme le disait
00:14:18le président Sarkozy
00:14:19sur un autre sujet
00:14:20c'est surtout
00:14:20que nous ne défendons plus rien
00:14:22pas tant que ceux
00:14:22qui sont face à nous
00:14:24sont forcément conquérants
00:14:25je voudrais qu'on regarde
00:14:26la mère de Louis
00:14:27qui s'est exprimé
00:14:28justement sur les réseaux sociaux
00:14:30on vient de parler
00:14:31de l'émotion
00:14:31et c'est important aussi
00:14:32à chaque fois
00:14:33d'écouter ce que nous disent
00:14:34les familles
00:14:35elle dit ceci
00:14:36depuis samedi
00:14:37la vie s'est arrêtée pour moi
00:14:38tu t'es battu comme un lion
00:14:39mon amour
00:14:39avec toute la force
00:14:40dont je te sais capable
00:14:41tu es arrivé dans ce monde
00:14:43dans mes bras
00:14:43et tu es parti dans mes bras
00:14:44et entouré de tous les tiens
00:14:45et de leur amour
00:14:46il n'est pas question
00:14:47d'adieu entre nous
00:14:48mon bébé
00:14:48tu es là
00:14:49et tu seras toujours
00:14:50avec moi
00:14:51c'est ce qu'a dit
00:14:51sa maman
00:14:52sur la perte
00:14:54d'un fils
00:14:54et je voudrais aussi
00:14:55qu'on se pose
00:14:56la question de l'aide sociale
00:14:57à l'enfance
00:14:57parce que justement
00:14:58c'est un budget
00:14:59d'environ 11 milliards
00:15:01et on voit bien
00:15:01qu'il y a beaucoup de choses
00:15:02qui ne fonctionnent pas
00:15:03une aide
00:15:04qui est gérée
00:15:05par les départements
00:15:06et les chiffres sont effrayants
00:15:07un enfant
00:15:08sur deux
00:15:09qui vient de l'ASE
00:15:10aurait été victime
00:15:11de violences sexuelles
00:15:12les précisions
00:15:12avec Sabrina Birlin-Bouillet
00:15:15l'aide sociale à l'enfance
00:15:16celle qu'on appelle
00:15:17plus couramment
00:15:18l'ASE
00:15:18est un service public
00:15:21départemental
00:15:21ça veut dire
00:15:21que ce sont
00:15:22les services départementaux
00:15:24qui gèrent
00:15:25et qui financent
00:15:26l'ASE
00:15:27l'Etat lui
00:15:28exerce plutôt
00:15:28un rôle de contrôle
00:15:29fixe le cadre juridique
00:15:31et doit garantir
00:15:32le respect
00:15:33du droit des enfants
00:15:34l'ASE
00:15:35qui a à la charge
00:15:36la responsabilité
00:15:37de placer les enfants
00:15:38qui sortent de leur famille
00:15:40pour aller vers des foyers
00:15:41ou des familles d'accueil
00:15:43dès lors
00:15:43un suivi médical
00:15:44éducatif
00:15:45psychologique
00:15:46est censé être fait
00:15:47par l'aide sociale
00:15:48à l'enfance
00:15:49et pour cela
00:15:50il y a des fonds
00:15:51les voici
00:15:51regardez l'ASE
00:15:52c'est 11 milliards d'euros
00:15:54de budget à l'échelle nationale
00:15:56pour environ 400 000 enfants
00:15:58et jeunes de moins de 21 ans
00:16:00pris en charge
00:16:01aujourd'hui
00:16:01les problèmes soulevés
00:16:03concernent surtout
00:16:04le manque de suivi
00:16:05notamment pour les enfants
00:16:06les plus âgés
00:16:07et les jeunes majeurs
00:16:09et le manque de contrôle
00:16:11les foyers révèlent
00:16:12des problèmes de fugue
00:16:13des cas de violence
00:16:15commises entre les enfants
00:16:16on sait aussi
00:16:17qu'il y a un phénomène
00:16:18de bande criminelle
00:16:19qui utilise
00:16:20certains de ces enfants
00:16:21ont placé
00:16:22les problèmes de drogue
00:16:23et de prostitution
00:16:24concernant les jeunes filles
00:16:26on parle même
00:16:26de réseaux de prostitution
00:16:28qui viennent s'ajouter
00:16:29à ce terrible constat
00:16:31et toujours
00:16:32ces violences sexuelles
00:16:33commises
00:16:33sur les mineurs
00:16:34regardez bien
00:16:35ce chiffre
00:16:36plus qu'alarmant
00:16:37selon l'union
00:16:38pour l'enfance
00:16:38c'est près d'un enfant
00:16:40sur deux
00:16:40placé à l'aide sociale
00:16:42à l'enfance
00:16:43qui aurait été victime
00:16:44de violences sexuelles
00:16:46ces chiffres
00:16:47Raphaël
00:16:47ils sont extrêmement
00:16:48violents
00:16:48quand on voit
00:16:49qu'un enfant sur deux
00:16:50placé à l'ASE
00:16:51a été victime
00:16:51de violences sexuelles
00:16:52quand on entend parler
00:16:53comme le dit Sabrina
00:16:54de réseaux de prostitution
00:16:56de réseaux criminels
00:16:57et on voit que l'État
00:16:58abandonne en fait
00:16:59totalement ses enfants
00:17:00il y a 11 milliards d'euros
00:17:01sans doute
00:17:01qu'il faudrait peut-être
00:17:02plus d'argent
00:17:03ou alors il faudrait
00:17:04contrôler un peu mieux
00:17:05ce qui se passe
00:17:05vraiment à l'ASE
00:17:06en réalité
00:17:06mais en fait
00:17:07ce qui est absolument
00:17:09terrifiant
00:17:10c'est que
00:17:10ces enfants
00:17:11qui sont placés
00:17:12à l'aide sociale
00:17:13à l'enfance
00:17:13pour beaucoup
00:17:14c'est pour
00:17:16qu'ils échappent
00:17:17à des violences
00:17:19dans leur propre famille
00:17:21on est censé les protéger
00:17:22quand même
00:17:22ils retrouvent
00:17:23non seulement
00:17:25ces violences
00:17:25mais des violences
00:17:26en pire
00:17:26quand on décrypte
00:17:29ces chiffres
00:17:29et qu'on voit
00:17:30qu'un enfant sur deux
00:17:32placé à l'ASE
00:17:33a été victime
00:17:34de violences sexuelles
00:17:36et qu'on ramène ça
00:17:37à l'ampleur
00:17:39de ces 400 000 enfants
00:17:40qui sont grosso modo
00:17:41placés à l'ASE
00:17:42vous imaginez un peu
00:17:43le scandale
00:17:44que c'est
00:17:44comment cette structure
00:17:46finalement aujourd'hui
00:17:47est devenue non plus
00:17:48une structure qui protège
00:17:49mais une structure
00:17:50qui accélère
00:17:51le processus
00:17:52de presque
00:17:53de décomposition
00:17:54de fragilisation
00:17:54de ces enfants
00:17:56c'est absolument
00:17:56insupportable
00:17:57après
00:17:58il faut quand même
00:18:00reconnaître
00:18:01que l'ASE
00:18:03connaît
00:18:04un certain nombre
00:18:04de difficultés
00:18:05des défauts
00:18:05d'absence de moyens
00:18:07des personnes
00:18:09qui s'investissent
00:18:10pour beaucoup
00:18:11mais qui
00:18:12ont un travail
00:18:13impossible
00:18:14et il faut quand même
00:18:15penser
00:18:16à ces difficultés
00:18:18déjà systémiques
00:18:20de l'ASE
00:18:20ajouter quand même
00:18:21la question
00:18:22des mineurs
00:18:22étrangers
00:18:23isolés
00:18:24qui viennent
00:18:24aggraver
00:18:25déjà
00:18:25un système
00:18:27qui est déjà
00:18:28très largement
00:18:29en souffrance
00:18:30donc quand vous avez
00:18:31plus de 40 000 jeunes
00:18:33mineurs étrangers
00:18:34qui sont placés
00:18:36et qui
00:18:37pour souvent
00:18:38sont absolument
00:18:39incontrôlables
00:18:39il ne faut pas
00:18:40s'étonner
00:18:41que cela dysfonctionne
00:18:42de partout
00:18:42et qu'on retrouve
00:18:43ce type de violence
00:18:45et on continuera
00:18:46justement de parler
00:18:46de ces sujets
00:18:47à partir de 16h
00:18:49on va marquer
00:18:49une première pause
00:18:50dans ce 120 minutes
00:18:51info week-end
00:18:52et puis on évoquera
00:18:53la canicule
00:18:55où en sommes-nous
00:18:55les dernières infos
00:18:56et puis
00:18:56quelle solution
00:18:57est-ce que l'État
00:18:59passe trop de temps
00:18:59à réagir
00:19:00et pas assez
00:19:01à anticiper
00:19:01et à agir
00:19:02on en parle
00:19:03juste après la pause
00:19:04restez avec nous
00:19:09de retour
00:19:10pour la suite
00:19:10de 120 minutes
00:19:11info
00:19:11et on reprend
00:19:12cette partie
00:19:13avec un nouveau journal
00:19:13de Noemi Ardy
00:19:14rebonjour Noemi
00:19:15rebonjour Elodie
00:19:16on reparle
00:19:16de ce qui s'est passé
00:19:17au Venezuela
00:19:18puisque les recherches
00:19:19se poursuivent
00:19:20et le bilan
00:19:20du double séisme
00:19:22malheureusement
00:19:22continue de s'alourdir
00:19:24au moins 920 morts
00:19:25et plus de 500 000 personnes
00:19:26sont portées disparues
00:19:2750 000 personnes
00:19:28sont portées disparues
00:19:29Oui Elodie
00:19:29les Vénézuéliens
00:19:30peuvent compter
00:19:31sur une aide internationale
00:19:32des équipes de recherche
00:19:34et de sauvetage
00:19:35d'au moins 17 pays
00:19:36ont commencé
00:19:36à intervenir
00:19:37dans ce pays en crise
00:19:38pour rappel
00:19:39le nord du Venezuela
00:19:40a été violemment touché
00:19:42par des secousses
00:19:42de magnitude 7,2
00:19:44et 7,5
00:19:45le récit est signé
00:19:47Corentin Alonso
00:19:49Un terrain de football
00:19:50comme centre d'accueil
00:19:52un dernier refuge
00:19:53pour ceux qui ont tout perdu
00:19:54où l'on vient chercher
00:19:56vêtements et médicaments
00:19:57C'est dévastateur
00:19:58j'ai perdu ma maison
00:20:00on nous a ordonné
00:20:01d'évacuer
00:20:02parce qu'elle n'est plus habitable
00:20:03et nous sommes ici
00:20:04pour survivre
00:20:05comme on dit
00:20:06Nous remercions Dieu
00:20:07d'être en vie
00:20:08mais il y a des familles
00:20:09qui sont ici
00:20:10et qui ne retrouvent
00:20:11toujours pas leurs enfants
00:20:12A quelques kilomètres de là
00:20:13ils sont des centaines
00:20:15à venir vérifier
00:20:16les listes affichées
00:20:17devant cet hôpital
00:20:18à la recherche de nouvelles
00:20:20de leurs proches disparus
00:20:21Selon les médecins
00:20:22tous les hôpitaux de la région
00:20:24sont débordés
00:20:25face à l'afflux de victimes
00:20:28Il y a beaucoup trop de morts
00:20:30qui n'ont pas été comptabilisées
00:20:31De toute évidence
00:20:32de nombreuses personnes
00:20:33sont encore coincées
00:20:34sous les décombres
00:20:34Dans de nombreux quartiers
00:20:36de la Guayra
00:20:36on continue à demander de l'aide
00:20:38où des gens expliquent
00:20:39qu'il n'y a même pas de secouristes
00:20:40personne pour les aider
00:20:44Selon les Nations Unies
00:20:45au moins 17 pays
00:20:47ont envoyé des équipes de secours
00:20:48pour aider le Venezuela
00:20:50Parmi eux la France
00:20:51où un avion chargé
00:20:53d'aide humanitaire
00:20:54est parti depuis
00:20:55la base aérienne
00:20:55de Marignane
00:20:57Et parmi les recherches
00:20:58vous allez le voir
00:20:59sur ces images
00:21:00c'est un nouveau-né
00:21:00qui a été sauvé
00:21:02dans les décombres
00:21:02Noémie
00:21:03Oui les sauveteurs
00:21:04ont réussi à extraire
00:21:05sain et sauf
00:21:06un bébé de 18 jours
00:21:08après 32 heures
00:21:09passées sous les débris
00:21:10C'est un véritable miracle
00:21:12vous le voyez
00:21:12sur les images
00:21:13il a été remis
00:21:14à sa famille
00:21:16A l'international
00:21:17toujours la guerre
00:21:18entre l'Ukraine
00:21:19et la Russie
00:21:20continuent
00:21:20faisant des morts
00:21:21des deux côtés
00:21:22Deux personnes
00:21:23ont été tuées
00:21:24par des frappes russes
00:21:25et trois
00:21:26dans des attaques ukrainiennes
00:21:27Les frappes
00:21:28ont fait des dizaines
00:21:29de blessés
00:21:30de chaque côté
00:21:31Une guerre quasi quotidienne
00:21:32qui a commencé
00:21:33en février 2022
00:21:34depuis plus de 4 ans maintenant
00:21:37On termine en revenant
00:21:39en France
00:21:39ces derniers jours
00:21:40des ouvertures sauvages
00:21:41de bouches à incendies
00:21:42se sont multipliées
00:21:43un peu partout en France
00:21:45pour faire face
00:21:45à ces fortes chaleurs
00:21:46Oui on l'appelle
00:21:47le street pooling
00:21:49et avec ces températures
00:21:50ils sont de plus en plus
00:21:51nombreux à ouvrir
00:21:53ces bouches
00:21:54illégalement
00:21:54pour se rafraîchir
00:21:55Problème
00:21:56c'est une pratique
00:21:57interdite et dangereuse
00:21:59les explications
00:22:00de Mathieu De Vez
00:22:02Ces jets d'eau
00:22:02en pleine rue
00:22:03proviennent d'une bouche
00:22:04à incendie
00:22:05ouverte illégalement
00:22:06quelques minutes plus tôt
00:22:07Selon ces enfants
00:22:08qui joués
00:22:09se rafraîchissent
00:22:10c'est avant tout
00:22:11un moyen d'échapper
00:22:12à la chaleur étouffante
00:22:13des appartements
00:22:19Et pourtant
00:22:20c'est une pratique illégale
00:22:21et dangereuse
00:22:22le street pooling
00:22:23qui consiste à forcer
00:22:25l'ouverture de bouche
00:22:26à incendie
00:22:26pour créer des douches
00:22:27improvisées
00:22:28Avec la canicule
00:22:29le phénomène s'intensifie
00:22:30chaque jour
00:22:31en région parisienne
00:22:33des dizaines d'interventions
00:22:34sont nécessaires
00:22:35pour refermer
00:22:35ces hydrants
00:22:36Les pompiers seront
00:22:37empêchés
00:22:38d'intervenir
00:22:39et empêchés
00:22:40d'éteindre les incendies
00:22:41si les hydrants
00:22:43sont ouverts
00:22:43Par ailleurs
00:22:44ça nécessite
00:22:45leur intervention
00:22:46puisque ce sont
00:22:46les sapeurs-pompiers
00:22:47eux-mêmes
00:22:47qui viennent fermer
00:22:48ces bouches à incendie
00:22:49et donc ça les occupe
00:22:50inutilement
00:22:51à un moment
00:22:51où on a véritablement
00:22:52besoin d'eux
00:22:53pour le secours à personne
00:22:54Un délit
00:22:55qui peut coûter très cher
00:22:56Les auteurs risquent
00:22:58jusqu'à 5 ans
00:22:58d'emprisonnement
00:22:59et 75 000 euros
00:23:00d'amende
00:23:01Et au-delà
00:23:02des sanctions
00:23:02ces ouvertures clandestines
00:23:04pénalisent les habitants
00:23:05des villes concernées
00:23:06la pression d'eau
00:23:07de leur logement
00:23:08est considérablement réduite
00:23:10en raison de ces fuites
00:23:11intempestives
00:23:13Voilà pour l'essentiel
00:23:14de l'actualité
00:23:14Merci Noémie
00:23:15On vous retrouve à 16h
00:23:16pour un prochain journal
00:23:18On va reparler maintenant
00:23:19de la canicule
00:23:20avec cette vague
00:23:21de forte chaleur
00:23:22qui n'est pas encore
00:23:23totalement derrière nous
00:23:24dit le gouvernement
00:23:25en Ile-de-France
00:23:26notamment
00:23:27Le plan blanc
00:23:28a été déclenché
00:23:29par le directeur
00:23:30de l'agence régionale
00:23:31de santé
00:23:31Vous l'avez vu aussi
00:23:32les festivals en plein air
00:23:33sont annulés
00:23:34La vente et la consommation
00:23:36d'alcool
00:23:36sont interdits
00:23:37pour le week-end
00:23:38dans un certain nombre
00:23:39de villes
00:23:39dont Paris
00:23:40On fait le point
00:23:41sur les dernières informations
00:23:42avec Julia Ferrand
00:23:45Le plan blanc
00:23:47déclenché
00:23:47dans tous les hôpitaux
00:23:48d'Ile-de-France
00:23:49Ce dispositif de crise
00:23:51a été activé
00:23:52pour faire face
00:23:53à la saturation
00:23:53des hôpitaux
00:23:54avec une nette augmentation
00:23:56des appels aux 15
00:23:57mais aussi
00:23:58des passages aux urgences
00:24:00en hausse
00:24:00de 47%
00:24:02pour les plus
00:24:02de 75 ans
00:24:03Évidemment
00:24:04on voit des décès
00:24:05arriver
00:24:06on voit surtout
00:24:08une augmentation
00:24:09de l'activité
00:24:10aux urgences
00:24:11une augmentation
00:24:12de l'activité
00:24:12aux SAMU
00:24:13chez les médecins
00:24:14de ville
00:24:15donc on est à un moment
00:24:16où on doit
00:24:17continuer la prévention
00:24:18puisque ça évite
00:24:20des décès
00:24:21c'est ça le message important
00:24:23A la demande
00:24:24du préfet de police
00:24:25de Paris
00:24:25des événements culturels
00:24:27ont également été annulés
00:24:28pour éviter
00:24:29d'engorger
00:24:29les hôpitaux
00:24:30comme le festival
00:24:32de musique
00:24:32Solidays
00:24:33prévu initialement
00:24:35de vendredi soir
00:24:36à dimanche
00:24:36sur l'hippodrome
00:24:37de Paris-Lonchamp
00:24:38même sort
00:24:39pour la marche
00:24:40des fiertés
00:24:41prévue ce samedi
00:24:42dans Paris
00:24:42et reportée
00:24:43à une date
00:24:44qui doit encore
00:24:45être déterminée
00:24:46Les mesures prises
00:24:47pour lutter
00:24:48contre la saturation
00:24:49des hôpitaux
00:24:50concernent aussi
00:24:51la vente
00:24:51et la consommation
00:24:52d'alcool
00:24:52toutes deux interdites
00:24:54dans la rue
00:24:55et les espaces publics
00:24:56à Paris
00:24:56pour le week-end
00:24:58Estelle Forgeat
00:24:59je rappelle que vous êtes
00:24:59experte des questions
00:25:00climatiques
00:25:01et on voit à chaque fois
00:25:02un gouvernement
00:25:03qui prend des mesures
00:25:05on l'a dit
00:25:05sur l'alcool
00:25:06sur interdire
00:25:06un certain nombre
00:25:07d'événements
00:25:08et de rassemblements
00:25:09et à chaque fois
00:25:10on se dit
00:25:10on a l'impression
00:25:11qu'on réagit
00:25:12un peu dans l'urgence
00:25:13mais que d'un épisode
00:25:14de canicule
00:25:15ou de forte chaleur
00:25:16à l'autre
00:25:16est-ce qu'on met
00:25:17vraiment les moyens
00:25:18d'anticiper ?
00:25:19Alors des moyens
00:25:21financiers
00:25:21il y en a
00:25:22ça c'est sûr
00:25:24après je crois
00:25:25que c'est plus
00:25:26une crise d'organisation
00:25:28qu'on a aujourd'hui
00:25:29qu'une crise climatique
00:25:32en tout cas
00:25:32pour ce qui concerne
00:25:33de l'anticipation
00:25:34ce qui est certain
00:25:35c'est qu'on voit
00:25:36depuis des années
00:25:37que les mêmes méthodes
00:25:38produisent le même résultat
00:25:39donc je pense
00:25:40qu'il y a une question
00:25:40à se poser
00:25:41et à l'aube
00:25:42de 2027
00:25:43et des élections
00:25:45présidentielles
00:25:45c'est
00:25:47dans quelle société
00:25:48on veut vivre
00:25:49et je trouve
00:25:50que ça va être
00:25:51un bon sujet
00:25:52de débat politique
00:25:53de voir
00:25:54dans les programmes
00:25:56indépendamment
00:25:56des aspects
00:25:57idéologiques
00:25:58du climat
00:25:58comment est-ce qu'on peut
00:26:01anticiper
00:26:02ce temps long
00:26:03et pas
00:26:04faire un
00:26:06simplement
00:26:06gérer l'urgence
00:26:08et puis finalement
00:26:08pas ce qui est important
00:26:09donc ça nécessite
00:26:11très clairement
00:26:12d'avoir
00:26:12une programmation
00:26:14une vision
00:26:15une vision d'abord
00:26:16mais une vision
00:26:17programmatique
00:26:18ambitieuse
00:26:19avec
00:26:21des financements
00:26:22qui sont alloués
00:26:24au-delà
00:26:25d'un mandat électoral
00:26:26donc il faut
00:26:27que nos politiques
00:26:28arrivent à conjuguer
00:26:31la durée de leur mandat
00:26:33et donc
00:26:34effectivement
00:26:35sortir peut-être
00:26:36pardonnez-moi
00:26:37mais d'une politique
00:26:38slogan
00:26:38pour rentrer dans
00:26:39une politique
00:26:40de programme
00:26:41avec une responsabilité
00:26:43pour notre génération
00:26:44naturellement
00:26:45mais également
00:26:45pour ce que
00:26:46la France
00:26:49laissera aux générations
00:26:50futures
00:26:50et ce qu'elle sera
00:26:51aussi
00:26:51cette France
00:26:52de demain
00:26:52Je voudrais qu'on regarde
00:26:54avant de voir
00:26:55une citation de Matignon
00:26:56justement au niveau
00:26:57européen
00:26:58en ce moment
00:26:59cet épisode
00:27:00de canicule
00:27:01parce qu'on parle beaucoup
00:27:01de ce qui se passe
00:27:02chez nous
00:27:03mais nos voisins européens
00:27:04sont aussi en train
00:27:05de souffrir de la chaleur
00:27:06on va regarder
00:27:06cette carte
00:27:08de l'Europe
00:27:09et on voit bien
00:27:09cette vague de chaleur
00:27:10qui certes
00:27:11touche la France
00:27:12mais qui est en train
00:27:13de se rapprocher aussi
00:27:14de l'Allemagne
00:27:15notamment
00:27:15et qui part en direction
00:27:16de l'Est
00:27:17avec toute l'Europe
00:27:18donc qui est
00:27:18sous ce dôme
00:27:20de chaleur
00:27:21avec des températures
00:27:22aussi on le voit
00:27:22qui sont extrêmement élevées
00:27:25par exemple
00:27:25je vois 36
00:27:26à Munich
00:27:27on est à 39
00:27:28à Berlin
00:27:29on est à 35
00:27:29à Varsovie
00:27:30on est à 34
00:27:31à Cracovie
00:27:32on voit bien
00:27:32que c'est toute l'Europe
00:27:33qui est touchée
00:27:34par ce dôme
00:27:34de chaleur
00:27:36pour revenir
00:27:36à ce qui se passe
00:27:37chez nous
00:27:37une cellule
00:27:38interministérielle
00:27:39de crise
00:27:39s'est tenue
00:27:40de nouveau ce matin
00:27:41le Premier ministre
00:27:42y a assisté
00:27:43à distance
00:27:44et regardez
00:27:45ce que nous dit
00:27:45Matignon
00:27:46de la situation actuelle
00:27:47si la canicule
00:27:48recule
00:27:49ses effets
00:27:49sur la pression
00:27:50sur le système
00:27:51de santé
00:27:51restent eux
00:27:52devant nous
00:27:53un plateau haut
00:27:53va s'installer
00:27:54pendant plusieurs jours
00:27:55car effet de latence sanitaire
00:27:56déshydratation
00:27:57décompensation
00:27:58ou encore hospitalisation
00:28:00différée
00:28:00c'est vrai que
00:28:01Raphaël Stainville
00:28:02on le dit beaucoup
00:28:02depuis cette crise
00:28:03on a l'impression
00:28:03qu'on se pose
00:28:04toujours les mêmes questions
00:28:05et que comme le disait
00:28:06Estelle Forger
00:28:07à l'instant
00:28:08il y a beaucoup
00:28:08il y a beaucoup d'idéologie
00:28:09autour par exemple
00:28:09de la clim
00:28:10ce qu'il faut faire
00:28:10ne pas faire
00:28:11en revanche
00:28:12comment gérer
00:28:12les prochains épisodes
00:28:13de canicule
00:28:14pas forcément ceux
00:28:15de l'an prochain
00:28:15mais sur 10-20 ans
00:28:16on a l'impression
00:28:17que vraiment
00:28:17personne n'a la réponse
00:28:18du côté des politiques
00:28:20pas du côté évidemment
00:28:20de ce dont c'est le métier
00:28:22c'est très exactement
00:28:23l'état actuel
00:28:25de la situation
00:28:26où les gouvernements
00:28:27successifs
00:28:28vont de crise en crise
00:28:29et répondent aux crises
00:28:31avec des solutions
00:28:32à très court terme
00:28:33sans vision
00:28:34regardez ce qui a été fait
00:28:35sur
00:28:36et c'est pour ça
00:28:37que la question des moyens
00:28:37elle existe
00:28:39mais elle n'est pas principale
00:28:40c'est vraiment la manière
00:28:41dont on va utiliser
00:28:42l'argent public
00:28:43on a investi
00:28:44des milliards
00:28:45dans la rénovation
00:28:49énergétique
00:28:49de nombre de quartiers
00:28:50et on a transformé
00:28:51des passoires thermiques
00:28:53en bouilloire thermique
00:28:53aujourd'hui
00:28:54comme si la réponse
00:28:55n'était que pour faire face
00:28:57à des hivers
00:28:58qui étaient plus rudes
00:28:59et en tout cas
00:28:59essayer de se prémunir
00:29:01du froid
00:29:02et que les français
00:29:05puissent vivre
00:29:06dans des habitations
00:29:07qui concernent la chaleur
00:29:09et oubliant que l'été
00:29:10il fallait que l'air
00:29:12puisse circuler
00:29:12donc il y a quand même
00:29:13un certain nombre
00:29:14de décisions
00:29:17qui ont été prises
00:29:17comme si elles étaient
00:29:19chacun était dans son couloir
00:29:20et qu'il n'y avait pas
00:29:21une vision d'ensemble
00:29:22à la fois dans le temps
00:29:24dans l'espace
00:29:26qui permettait
00:29:27d'accorder
00:29:28un certain nombre
00:29:29de politiques publiques
00:29:30et ce qui explique
00:29:31je pense
00:29:31cette succession
00:29:31de crises
00:29:33et de réponses aux crises
00:29:34mais qui ne règle
00:29:35jamais véritablement
00:29:36les effets
00:29:37tels que nous les constatons
00:29:38on paye ?
00:29:39oui allez-y
00:29:39je vais vous interroger
00:29:40si je peux rebondir
00:29:41là-dessus
00:29:41parce que je trouve
00:29:42que c'est un point
00:29:42extrêmement important
00:29:43il y a eu une conjonction
00:29:45selon moi
00:29:46de plusieurs choses
00:29:46par exemple
00:29:48dans nos manières
00:29:49d'investir
00:29:49on répond
00:29:51à des normes
00:29:52en fait
00:29:52parfois quand on sort
00:29:53du rationnel
00:29:54on a tendance
00:29:54à poser des normes
00:29:56et j'ai pour habitude
00:29:56de dire que c'est un peu
00:29:57comme un micado
00:29:58où vous savez
00:29:59le jeu
00:30:00quand on était gamin
00:30:01il suffit d'en prendre un
00:30:02et tout s'effondre
00:30:03c'est un peu ce qu'on a fait
00:30:04et ce qui est intéressant
00:30:05dans ce que vous dites
00:30:07parce que je pense
00:30:08que les personnes
00:30:08qui nous écoutent
00:30:09doivent se dire
00:30:09mais comment se fait-il
00:30:10qu'on a investi
00:30:11notamment dans le logement
00:30:12collectif
00:30:13dans de la rénovation
00:30:15pour fabriquer
00:30:15des logements
00:30:16qui aujourd'hui
00:30:16sont déjà plus aux normes
00:30:18en fait
00:30:18en réalité
00:30:19effectivement
00:30:20on s'est soucié
00:30:21du confort d'hiver
00:30:21pendant très longtemps
00:30:23oui
00:30:24on n'a pas intégré
00:30:25le confort d'été
00:30:26et quand on a intégré
00:30:27le confort d'été
00:30:28donc c'est-à-dire
00:30:28les nouvelles normes
00:30:29c'est assez récent
00:30:30y compris dans les DPE
00:30:31on a beaucoup parlé
00:30:32des DPE
00:30:33on n'intègre pas la clim
00:30:35parce que
00:30:36dans l'idéologie
00:30:37la clim
00:30:37c'est probablement
00:30:38une notion de confort
00:30:40réservée à ceux
00:30:41qui ont les moyens
00:30:42on part du principe
00:30:43qu'on n'a plus de clim
00:30:44dans les voitures
00:30:44d'ailleurs
00:30:45parce qu'à la limite
00:30:46il faudrait arrêter
00:30:46toutes les voitures
00:30:47de rouler
00:30:47mais ça a vraiment
00:30:49été ça je pense
00:30:50la logique
00:30:52au-delà
00:30:53de l'impact réel
00:30:54sur le climat
00:30:55puisqu'aujourd'hui
00:30:55on a déjà
00:30:56on a beaucoup progressé
00:30:57notamment avec
00:30:59certains équipements
00:30:59pompe à chaleur
00:31:00etc
00:31:01et puis on a
00:31:01des super ingénieurs
00:31:02qui vont encore
00:31:04nous faire progresser
00:31:05donc ça c'est une chose
00:31:06et la deuxième chose
00:31:08c'est que
00:31:08ce que j'ai observé
00:31:09moi depuis que je travaille
00:31:10sur ces sujets-là
00:31:11depuis 2009
00:31:12que je travaille
00:31:12sur ces sujets-là
00:31:13c'est que
00:31:14au fur et à mesure
00:31:15où on a décentralisé
00:31:17nos politiques publiques
00:31:19on n'a plus tenu compte
00:31:20de la géographie
00:31:21en réalité
00:31:22on ne fait plus
00:31:23d'aménagement
00:31:23de territoire
00:31:24on ne planifie plus
00:31:25l'entretien
00:31:26de nos infrastructures
00:31:27or les infrastructures
00:31:28c'est du développement économique
00:31:30et on s'est soucié
00:31:31de politiques environnementales
00:31:32qui visaient
00:31:33à préserver
00:31:34finalement
00:31:34la vie humaine
00:31:36en tout cas en France
00:31:37la santé publique
00:31:38or finalement
00:31:39on s'aperçoit aujourd'hui
00:31:40que
00:31:41un
00:31:41ça ne fonctionne pas
00:31:42parce que là
00:31:42il y a une grosse crise
00:31:43de santé publique
00:31:44et ça c'est géré
00:31:45dans un coin
00:31:46effectivement
00:31:46donc c'est très cloisonné
00:31:47deux
00:31:49pour ce qui concerne
00:31:50des politiques de logement
00:31:53d'infrastructures
00:31:53et d'entretien
00:31:54de modernisation
00:31:55de nos infrastructures
00:31:56infrastructures
00:31:56j'entends
00:31:56écoles
00:31:58lycées
00:32:00hôpitaux
00:32:03la justice
00:32:04oui
00:32:04alors les EHPAD aussi
00:32:06évidemment
00:32:06parce qu'ils ne sont pas
00:32:07tous climatisés aujourd'hui
00:32:08et bien tout ça
00:32:08c'est pensé de manière
00:32:09très cloisonnée
00:32:10par des directions
00:32:11de l'État
00:32:11qui travaillent sans vision
00:32:13et qui ne se parlent pas
00:32:14et à l'autre bout du spectre
00:32:16vous avez des professionnels
00:32:18qui essayent de compenser
00:32:19qui regardent
00:32:19quand il y a des plans
00:32:20de financement
00:32:21de la défis
00:32:21que des subventions
00:32:22etc
00:32:22et qui conjuguent
00:32:24donc c'est pas du tout pérenne
00:32:25en fait
00:32:25c'est un peu un yo-yo
00:32:28et qui permet pas d'ailleurs
00:32:29au monde économique
00:32:30non plus
00:32:30de développer les filières
00:32:31qui font bien
00:32:32par exemple
00:32:33aujourd'hui
00:32:33il faudrait qu'on développe
00:32:34clairement une filière
00:32:35sur la climatisation
00:32:36on va en reparler
00:32:38d'ailleurs justement
00:32:38de la climatisation
00:32:39et du vrai ou du faux
00:32:40d'ailleurs
00:32:41je voulais juste conclure
00:32:41pardon
00:32:41non je voulais juste conclure
00:32:43sur un point important
00:32:45par rapport à la gestion
00:32:46donc de l'urgence
00:32:47et de l'importance
00:32:48et de l'agenda politique
00:32:49versus l'agenda
00:32:50d'un temps long
00:32:51puisque on bâtit
00:32:52un logement
00:32:53le logement
00:32:54et les infrastructures
00:32:55sur du temps long
00:32:55c'est ce qui s'est passé
00:32:57au niveau du PAC vert
00:32:58et du grand plan
00:32:59justement
00:33:00pour les pompes à chaleur
00:33:01européens
00:33:02et à un moment donné
00:33:03Madame van der Leyen
00:33:04a dû reculer
00:33:05parce que
00:33:06elle était contrainte
00:33:08pour sa réélection
00:33:09à une absence de vote
00:33:11en sa faveur
00:33:12donc elle a rétropédalé
00:33:13sur la question
00:33:13du développement européen
00:33:15du PAC vert
00:33:16donc étant donné
00:33:18que le climat
00:33:18ne va pas s'interrompre
00:33:19et va continuer
00:33:20plutôt
00:33:21ne va pas s'améliorer
00:33:21pour l'instant
00:33:22en tout cas
00:33:22plutôt que la canicule
00:33:24recule
00:33:25moi j'ai plutôt l'impression
00:33:26qu'elle va finir
00:33:26par s'emballer
00:33:27donc il est important
00:33:28que nos politiques
00:33:29à mon avis
00:33:30s'approprient
00:33:31cette notion de temps long
00:33:32rapidement
00:33:33effectivement
00:33:33et on va en reparler
00:33:34justement de la canicule
00:33:35dans notre prochaine partie
00:33:37on verra
00:33:37vous avez déjà évoqué
00:33:38la climatisation
00:33:39mais on verra
00:33:39un certain nombre
00:33:40de réactions politiques
00:33:41et puis on essayera
00:33:42de distinguer aussi
00:33:43le vrai du faux
00:33:44sur tout ce qu'on entend
00:33:45concernant la climatisation
00:33:47on marque une pause
00:33:48vous retrouvez tout de suite
00:33:49l'hebdo de l'écho
00:33:49et on revient
00:33:51avec mes invités
00:33:51juste après
00:33:52restez avec nous
00:33:57ravie de vous retrouver
00:33:57pour cette deuxième heure
00:33:59de 120 minutes
00:33:59info week-end
00:34:01on va continuer nos débats
00:34:02dans un instant
00:34:03mais d'abord
00:34:03le rappel de l'actualité
00:34:04avec Noémie Ardy
00:34:05rebonjour Noémie
00:34:05rebonjour Elodie
00:34:07bonjour à tous
00:34:07à la une de l'actualité
00:34:09au Venezuela
00:34:09les recherches se poursuivent
00:34:11et le bilan du double séisme
00:34:13continue de s'alourdir
00:34:14au moins 920 morts
00:34:16et plus de 50 000 disparus
00:34:18les vénézuéliens
00:34:18peuvent compter
00:34:19sur une aide internationale
00:34:21des équipes de recherche
00:34:22et de sauvetage
00:34:23d'au moins 17 pays
00:34:24ont commencé à intervenir
00:34:26dans ce pays en crise
00:34:26pour rappel
00:34:27le nord du Venezuela
00:34:29a été violemment touché
00:34:31par des secousses
00:34:31de magnitude 7,2
00:34:33et 7,5
00:34:35ce sont les séismes
00:34:36les plus dévastateurs
00:34:38enregistrés au Venezuela
00:34:39depuis 1900
00:34:41un nouveau féminicide
00:34:43une femme de 21 ans
00:34:45a été tuée
00:34:46par arme blanche
00:34:47par son compagnon
00:34:48à Amiens
00:34:48l'homme a été placé
00:34:50en garde à vue
00:34:51les faits se sont déroulés
00:34:52dans un appartement
00:34:53dans la nuit de vendredi
00:34:54à samedi
00:34:55selon les derniers chiffres
00:34:56officiels
00:34:57publiés en octobre
00:34:58107 femmes ont été tuées
00:35:00par leur conjoint
00:35:00ou ex-conjoint
00:35:01en 2024
00:35:02c'est une hausse
00:35:03de 11%
00:35:04par rapport à 2023
00:35:06et puis on finit ce journal
00:35:07avec un mot de football
00:35:08le sélectionneur de l'équipe de France
00:35:10Didier Deschamps
00:35:11est de retour aux Etats-Unis
00:35:12il était rentré en France
00:35:14après le décès de sa mère
00:35:15il est revenu aujourd'hui
00:35:17au camp de base des Bleus
00:35:18à Boston
00:35:19les hommes de Didier Deschamps
00:35:20affronteront en 16ème de finale
00:35:22la Suède
00:35:23coup d'envoi mardi
00:35:24à 23h
00:35:27Merci beaucoup Noémie Hardy
00:35:29avec mes invités
00:35:30Raphaël Steinville
00:35:31Estelle Forget
00:35:32et Alain Bensoussan
00:35:33on va revenir sur l'émotion
00:35:35du côté de Narbonne
00:35:36quelques jours après
00:35:37la disparition de Louis
00:35:39l'âge de la victime
00:35:40l'âge aussi de ses bourreaux
00:35:41300 mineurs
00:35:42et l'extrême violence
00:35:44font que les habitants
00:35:45sont évidemment
00:35:46sous le coup de l'émotion
00:35:47mais aussi de la colère
00:35:48reportage de nos équipes sur place
00:35:52Un chantier
00:35:53devenu un lieu de recueillement
00:35:55Samedi dernier
00:35:56Louis 17 ans
00:35:57a été retrouvé
00:35:58inanimé sur ce site
00:35:59à quelques pas
00:36:00de la gare de Narbonne
00:36:02L'adolescent
00:36:03a été violemment frappé
00:36:04par un groupe de jeunes
00:36:05la veille au soir
00:36:06il succombera à ses blessures
00:36:07trois jours plus tard
00:36:09Depuis
00:36:09ils sont nombreux
00:36:10à se rendre sur le lieu du drame
00:36:11pour lui rendre hommage
00:36:14Il était lynchée
00:36:15il a fait vraiment
00:36:15la pire chose au monde
00:36:17donc pour moi
00:36:18oui vous voyez
00:36:18sur du travail
00:36:19j'ai pensé
00:36:20à aller poser des fleurs
00:36:22Je l'ai vécu aussi
00:36:23j'ai
00:36:24mon premier amour
00:36:25qui est décédé aussi
00:36:26de s'être frappé
00:36:28il y a 5 ans
00:36:28et ça me porte à coeur
00:36:30de pouvoir
00:36:32rendre hommage
00:36:33à un jeune
00:36:33Une disparition tragique
00:36:35qui a plongé
00:36:36toute la ville
00:36:36dans le deuil
00:36:37et la consternation
00:36:38Un petit jeune
00:36:39qui se fait tabasser
00:36:40et puis lyncher
00:36:41c'est horrible
00:36:42donc on a vu ça
00:36:43à la télévision
00:36:45en tant que maman
00:36:45je dis c'est triste
00:36:46Je ne pensais pas
00:36:47que telles choses
00:36:47pouvaient se produire
00:36:48surtout en Narbonne
00:36:49J'ai toujours vu
00:36:50cette ville
00:36:51comme une ville tranquille
00:36:52on avait pratiquement
00:36:52le même âge
00:36:53et moi du coup
00:36:54ça m'inquiète aussi
00:36:55pour mon petit frère
00:36:56notamment
00:36:58ça me rassure pas trop
00:37:00Très vite interpellé
00:37:01les 5 auteurs
00:37:02présumés de l'agression
00:37:03mortelle
00:37:04sont actuellement
00:37:05en détention provisoire
00:37:07Je voudrais qu'on écoute
00:37:08à ce sujet
00:37:09ce que disait
00:37:09Véronique Jacquier
00:37:11que vous connaissez bien
00:37:11des plateaux
00:37:12de CNews
00:37:13notamment
00:37:13sur l'aide sociale
00:37:14à l'enfance
00:37:15on l'a déjà évoqué
00:37:15tout à l'heure
00:37:16mais je voudrais
00:37:16qu'on en redise
00:37:17un mot
00:37:17écoutez Véronique
00:37:19La protection de l'enfance
00:37:20c'est vraiment
00:37:20l'angle mort
00:37:21de la politique
00:37:23en France
00:37:23depuis bien trop longtemps
00:37:25enfin
00:37:25l'aide sociale
00:37:26à l'enfance
00:37:27ça n'a rien
00:37:28d'une aide sociale
00:37:28en fait
00:37:29vous confiez votre enfant
00:37:30à des prédateurs
00:37:31vous avez un enfant
00:37:33sur deux
00:37:33qui se fait
00:37:35abuser sexuellement
00:37:36des filles
00:37:37qui se font
00:37:38enfin qui sont
00:37:40prostituées
00:37:41vous avez
00:37:42ce jeune Louis
00:37:43qui a été
00:37:44mais carrément
00:37:45abandonné
00:37:46il n'a pas été
00:37:47abandonné
00:37:48que par l'Etat
00:37:49il a été abandonné
00:37:50par les éducateurs
00:37:52dans ces centres
00:37:53d'aide sociale
00:37:54à l'enfance
00:37:55donc moi
00:37:56je veux bien
00:37:57qu'on s'émeuve
00:37:58maintenant
00:37:59après Elias
00:38:00après Thomas
00:38:00Acrépole
00:38:02mais ça ne suffit plus
00:38:03il faut vraiment
00:38:04qu'il y ait
00:38:04une forte mobilisation
00:38:06pour réclamer
00:38:07des comptes à l'Etat
00:38:07Alors Mensoussan
00:38:09à ce sujet
00:38:09on entend Véronique Jacquier
00:38:10on l'évoquait tout à l'heure
00:38:11aussi avec Raphaël
00:38:12dire que c'est un angle mort
00:38:14l'aide sociale à l'enfance
00:38:15et c'est vrai qu'on se demande
00:38:16ces jeunes
00:38:17qu'on place
00:38:18à l'aide sociale à l'enfance
00:38:19en théorie pour les protéger
00:38:20quel avenir en fait
00:38:21on leur offre
00:38:22quand on entend
00:38:23ce qui se passe vraiment
00:38:23à l'intérieur de l'ASE
00:38:25Ce sont des enfants
00:38:26en difficulté
00:38:27c'est le point clé
00:38:29et effectivement
00:38:30la présentation
00:38:32qui a été faite
00:38:35fait que la situation
00:38:37est effrayante
00:38:38est effrayante
00:38:39et la seule solution
00:38:41c'est de ne pas changer
00:38:42le système
00:38:42là encore
00:38:43il faudra peut-être
00:38:44un jour changer
00:38:45le système
00:38:45mais en attendant
00:38:47aujourd'hui
00:38:48c'est du temps court
00:38:49c'est vraiment du temps court
00:38:50Oui il y a une vraie urgence
00:38:51là justement
00:38:51il y a une vraie urgence
00:38:52comme effectivement
00:38:53celle sur les enfants
00:38:55celle sur les enfants
00:38:56sur la violence
00:38:58intraconjugale
00:38:59et là même
00:39:00c'est une nouvelle politique
00:39:02de l'enfance
00:39:03de protection
00:39:04en temps court
00:39:05et là
00:39:06cette solution
00:39:07ce n'est pas encore
00:39:07d'augmenter les lois
00:39:08ce n'est pas encore
00:39:09d'augmenter
00:39:11les amendes
00:39:12c'est de rendre responsables
00:39:13les personnes
00:39:14au niveau du département
00:39:15qui en charge
00:39:16cette protection
00:39:17parce que
00:39:18si vous journaliste
00:39:19vous êtes capable
00:39:19de faire
00:39:20très rapidement
00:39:21ce bilan
00:39:22c'est que tout le monde
00:39:23autour de ces enfants
00:39:24peut faire ce bilan
00:39:25et donc il faut arrêter
00:39:26toujours de dire
00:39:27qu'il y a une responsabilité
00:39:28sociétale
00:39:29il y a d'abord
00:39:30et avant tout
00:39:30des responsables
00:39:31de personnes
00:39:32qui sont à la tête
00:39:32de ces organisations
00:39:33et il faut
00:39:34là vraiment
00:39:35engager des procédures
00:39:37engager des procédures
00:39:39pour sauver ces enfants
00:39:40Oui vous avez raison
00:39:40puisqu'on le disait
00:39:42et on rappelle malheureusement
00:39:43ces chiffres
00:39:43au moins un enfant sur deux
00:39:44sur ces 400 000 enfants
00:39:46qui est donc victime
00:39:47de violences sexuelles
00:39:48au sein de l'ASE
00:39:49on va continuer à parler
00:39:50de ces mineurs
00:39:51sous l'angle malheureusement
00:39:52de l'ultra-violence
00:39:53récemment c'est le cas
00:39:55évidemment de Louis
00:39:56mais combien de cas similaires
00:39:58on a pu évoquer
00:39:58sur ces plateaux
00:40:00comment expliquer
00:40:00que ces jeunes
00:40:01deviennent de plus en plus
00:40:02violents
00:40:03élément d'explication
00:40:04avec Louisa Paris
00:40:06L'ultra-violence des jeunes
00:40:08devient-elle banale ?
00:40:11Le 19 juin dernier
00:40:12Louis est tabassé à mort
00:40:14par 5 jeunes
00:40:15dont 3 mineurs
00:40:15un mois avant
00:40:16sur les bords
00:40:17de la vilaine
00:40:17Théo 11 ans
00:40:18est étranglé
00:40:19les suspects
00:40:20sont âgés
00:40:21de 15 et 16 ans
00:40:22janvier 2025
00:40:23Elias 14 ans
00:40:24est poignardé
00:40:25par deux adolescents
00:40:26pour un téléphone portable
00:40:27avril 2024
00:40:29Matisse est tué
00:40:30de plusieurs coups
00:40:30de couteau
00:40:31là encore
00:40:32un mineur
00:40:33est mis en cause
00:40:34Stanislas Godon
00:40:35délégué général
00:40:36d'alliance
00:40:36qualifie cette violence
00:40:37juvénile
00:40:38de bombe à retardement
00:40:39Tant sur les mineurs
00:40:41victimes
00:40:41que sur les mineurs
00:40:42qui sont des auteurs
00:40:43des auteurs
00:40:44de faits
00:40:45qui sont passibles
00:40:46des assises
00:40:47on a une désimbition
00:40:48absolument totale
00:40:49à la violence
00:40:50et qu'il n'y a plus
00:40:51de censure
00:40:52plus d'autocensure
00:40:53tous les freins
00:40:54tous les verrous
00:40:54ont sauté
00:40:55Selon le ministère
00:40:56de l'intérieur
00:40:56pas moins de 120 mineurs
00:40:58ont été mis en cause
00:40:59pour des homicides
00:41:00l'an dernier
00:41:00ils n'étaient que 29
00:41:02en 2016
00:41:02une augmentation
00:41:04encore plus frappante
00:41:05concernant les tentatives
00:41:06d'homicide
00:41:07un peu moins de 200 mineurs
00:41:08mis en cause en 2016
00:41:10ils sont plus de 400
00:41:11en 2025
00:41:12en France
00:41:14787 mineurs
00:41:15sont incarcérés
00:41:15cette année
00:41:16une augmentation
00:41:17de 28%
00:41:18en 3 ans
00:41:21Raphaël Saint-Ville
00:41:22cette problématique
00:41:23de la violence
00:41:23des mineurs
00:41:24et de la justice
00:41:25des mineurs
00:41:25plus largement
00:41:26elle a été évoquée
00:41:26notamment par Gabriel Attal
00:41:28et on se rappelle
00:41:29et on le redit
00:41:30la décision du Conseil
00:41:31constitutionnel
00:41:32qui nous explique
00:41:32que les mineurs
00:41:33il faut les éduquer
00:41:35plutôt que les sanctionner
00:41:36là par exemple
00:41:37il y a 3 mineurs
00:41:38qui ont passé à tabac
00:41:38qui ont laissé pour mort
00:41:39ce jeune Louis
00:41:40on a forcément du mal
00:41:41à comprendre
00:41:42comment ces jeunes
00:41:42il vaut mieux
00:41:43les éduquer
00:41:44que les sanctionner
00:41:45mais en fait
00:41:46il faut les deux
00:41:47mais si
00:41:47là où il y a
00:41:49quelque chose
00:41:50qui dysfonctionne
00:41:51c'est que
00:41:52les mesures
00:41:53punitives
00:41:54font partie
00:41:55de l'éducation
00:41:56de la rééducation
00:41:57de ces jeunes
00:41:59à vouloir séparer
00:42:01les mesures éducatives
00:42:03des sanctions pénales
00:42:07en fait
00:42:07on prend le risque
00:42:08finalement
00:42:09qu'il récidive
00:42:11d'autant plus rapidement
00:42:12ça a été analysé
00:42:13par quasiment
00:42:14tous les pédopsychiatres
00:42:16spécialistes
00:42:16de ces questions
00:42:17de la violence
00:42:18juvénile
00:42:19et aujourd'hui
00:42:21que
00:42:22malgré
00:42:22la volonté
00:42:23d'un certain nombre
00:42:24de politiques
00:42:24de changer des choses
00:42:25de voir les efforts
00:42:26qui ont été consentis
00:42:29cassés
00:42:29finalement
00:42:30par le
00:42:30par le conseil
00:42:32constitutionnel
00:42:32c'est absolument
00:42:33navrant
00:42:34tout le monde
00:42:34s'accorde à dire
00:42:35qu'il y a un problème
00:42:36sur la justice
00:42:37des mineurs
00:42:37que les jeunes
00:42:38d'aujourd'hui
00:42:38ne sont pas ceux
00:42:39des années 60
00:42:4170 ou 80
00:42:42et pourtant
00:42:42rien ou si peu
00:42:44a été fait
00:42:44pour prendre
00:42:45en considération
00:42:47cette évolution
00:42:48désastreuse
00:42:48de la jeunesse
00:42:50mais c'est
00:42:51pour revenir
00:42:51sur ce que je disais
00:42:52tout à l'heure
00:42:53moi je veux bien
00:42:54qu'on multiplie
00:42:55les initiatives
00:42:57sur le terrain
00:42:59judiciaire
00:42:59encore une fois
00:43:00si la société
00:43:01elle-même
00:43:01ne change pas
00:43:03on se condamne
00:43:04à revivre
00:43:05et à commenter
00:43:05les mêmes drames
00:43:07on disait
00:43:08tout à l'heure
00:43:09qu'il fallait
00:43:12réaffirmer
00:43:12nos valeurs
00:43:13moi je crains
00:43:14que finalement
00:43:14nos valeurs
00:43:15aujourd'hui
00:43:16telles qu'elles sont
00:43:17pratiquées
00:43:18il n'y ait plus grand chose
00:43:19à sauver
00:43:20de ces valeurs
00:43:20plus grand chose
00:43:23à défendre
00:43:23c'est peut-être
00:43:24le drame
00:43:25en tout cas
00:43:25moi c'est comme ça
00:43:26que je le vis
00:43:26je ne sais pas
00:43:27si je pourrais encore
00:43:29me réclamer
00:43:30comme conservateur
00:43:31quand je vois
00:43:31l'état actuel
00:43:32de la société
00:43:33et les valeurs
00:43:34qui sont prônées
00:43:34vous mettez
00:43:35un enfant
00:43:36devant un écran
00:43:38la violence
00:43:39à laquelle il est exposé
00:43:40n'a rien à voir
00:43:41avec les films
00:43:43qui étaient diffusés
00:43:44et qu'on proposait
00:43:45à la jeunesse
00:43:46au même âge
00:43:46il y a une sorte
00:43:47d'habituation
00:43:48d'habitude
00:43:50de la violence
00:43:51qui entraîne
00:43:52alors je ne dis pas
00:43:53que ce sont les écrans
00:43:54qui sont responsables
00:43:54de tout
00:43:55mais qui participent
00:43:56pas cette ambiance
00:43:56etc
00:43:57ça participe
00:43:57de cette désinhibition
00:43:59de la jeunesse
00:44:00et de cette possibilité
00:44:02que nombre d'entre eux
00:44:04passent à l'acte
00:44:04sans même prendre conscience
00:44:06que de la gravité
00:44:07de leurs gestes
00:44:08parce qu'effectivement
00:44:09Alain Ménsousson
00:44:09on l'a beaucoup entendu
00:44:10pendant le débat
00:44:11sur la justice des mineurs
00:44:12les mineurs d'aujourd'hui
00:44:13ne sont pas ceux
00:44:14de 1945
00:44:15je crois que c'est
00:44:15Garde des Sceaux
00:44:16qui décelait
00:44:16Gérald Darmanin
00:44:17et donc il y a une certaine logique
00:44:18de se dire que si
00:44:19les mineurs ont autant évolué
00:44:21si les mineurs sont devenus
00:44:23aussi violents
00:44:24il faut forcément
00:44:25que notre arsenal juridique
00:44:26il s'adapte aussi
00:44:27parce que là
00:44:28on n'est plus adapté
00:44:28en fait
00:44:29au cas qu'on a face à nous
00:44:30non non
00:44:31l'arsenal juridique
00:44:32est parfaitement adapté
00:44:33ce qu'on a comme problème
00:44:34c'est l'adéquation
00:44:36entre la personnalisation
00:44:37des peines
00:44:38les pouvoirs de la police
00:44:39et le temps serein
00:44:41de la justice
00:44:41on a une difficulté
00:44:44de lien
00:44:44voilà
00:44:44première difficulté
00:44:45deuxième type de difficulté
00:44:46que l'on a
00:44:47systémique
00:44:48toujours en temps court
00:44:49parce que
00:44:50c'est qu'il y a
00:44:5035 fichiers de police
00:44:52qui sont complètement éclatés
00:44:53ce qui fait que les gens
00:44:54peuvent être dans un fichier
00:44:55et pas dans un autre
00:44:56et qu'il n'y a pas
00:44:57une réponse bien évidemment
00:44:58personnelle
00:44:59mais d'abord et avant tout
00:45:00tout ça
00:45:01ça ne sert à rien
00:45:01de rajouter une couche
00:45:02technologique
00:45:03la couche à l'étidologie
00:45:04vous faites un micro-trottoir
00:45:05peut-être même dans cette salle
00:45:07et vous demandez
00:45:08avant de poser la question
00:45:09aux jeunes
00:45:09vous demandez
00:45:10aux plus anciens
00:45:11c'est quoi la valeur
00:45:12la plus importante
00:45:13en Europe
00:45:14et dans notre pays
00:45:14la Charte des droits
00:45:15fondamentaux
00:45:16c'est l'article premier
00:45:17c'est quoi l'article premier
00:45:18moi je suis sûr
00:45:19que je ne suis pas certain
00:45:20je ne vous pose pas la question
00:45:21mais c'est la dignité
00:45:22c'est la dignité
00:45:23la première des valeurs
00:45:25au XXIe siècle
00:45:26c'est la dignité
00:45:26fut un temps
00:45:27on s'est battu
00:45:28pour la liberté
00:45:28il faut se battre
00:45:29pour la sécurité
00:45:30mais c'est la dignité
00:45:31et donc quelque part
00:45:32c'est un déficit
00:45:33non pas de nos valeurs juridiques
00:45:34c'est au niveau
00:45:35le plus haut
00:45:36de notre hiérarchie
00:45:37des normes
00:45:37mais de la conscience
00:45:39de ces valeurs
00:45:39de cette application
00:45:41je dirais au quotidien
00:45:42et donc il faut
00:45:44réenforcer
00:45:44il faut réenforcer
00:45:46ces valeurs
00:45:46et les mettre en position
00:45:48d'armes de défense
00:45:49de la société
00:45:49en temps court
00:45:50et pour ça
00:45:51c'est
00:45:52les réseaux sociaux
00:45:53c'est sûr
00:45:54mais c'est aussi
00:45:55à l'éducation nationale
00:45:56et aux parents
00:45:57et si on arrive
00:45:58en temps court
00:46:00à reposer
00:46:01par exemple
00:46:02que chacun d'entre nous
00:46:03a en charge
00:46:04de la dignité
00:46:05qui est la sienne
00:46:06et du respect
00:46:06de la dignité des autres
00:46:07on peut peut-être
00:46:08avoir un pas
00:46:09vers un univers
00:46:10un peu plus humaniste
00:46:12et malheureusement
00:46:13on va continuer
00:46:13à parler
00:46:14même si vous donnez
00:46:15quelques pistes
00:46:15de solutions
00:46:17de nouvelles
00:46:18extrêmement inquiétantes
00:46:19avec vous
00:46:19Célia Barod
00:46:20bonjour
00:46:20et merci
00:46:20d'être avec nous
00:46:22du service
00:46:22Polyjustice
00:46:23des CNews
00:46:23on va reparler
00:46:24de Jérôme Barrella
00:46:26puisqu'on l'a appris
00:46:27sa femme a donc
00:46:28déposé plainte
00:46:28contre lui
00:46:29pour viol
00:46:30et violence conjugale
00:46:31que sait-on
00:46:32chère Célia
00:46:32oui c'est une nouvelle plainte
00:46:33qui s'ajoute
00:46:34aux précédentes
00:46:35un nouveau signalement
00:46:36concernant Jérôme Barrella
00:46:37puisque nous avons appris
00:46:38que sa femme
00:46:39et la mère
00:46:40de ses deux filles
00:46:41a déposé plainte
00:46:42pour viol
00:46:42et violence conjugale
00:46:44donc contre son mari
00:46:45pour rappel
00:46:46les filles
00:46:47de Jérôme Barrella
00:46:48sont âgées
00:46:48de 7 et 11 ans
00:46:49sa femme a été entendue
00:46:51par les gendarmes
00:46:52de la section de recherche
00:46:53de Toulouse
00:46:53le 18 juin dernier
00:46:54pour le moment
00:46:55nous ne savons pas
00:46:56quels faits exacts
00:46:57elle lui reprochent
00:46:59en termes notamment
00:46:59sur la durée
00:47:01à quand remontent
00:47:02ces faits
00:47:03ces violences conjugales
00:47:04qu'elle dénonce
00:47:05d'abord mise en examen
00:47:07pour enlèvement
00:47:07et séquestration
00:47:09dans l'affaire Liana
00:47:10il est désormais
00:47:11poursuivi
00:47:11pour meurtre
00:47:12et viol sur mineurs
00:47:13notamment depuis
00:47:14que l'autopsie
00:47:15de Liana
00:47:16déterminait
00:47:17qu'elle avait bien
00:47:18été violée
00:47:19et que des traces
00:47:20ADN de Jérôme Barrella
00:47:21ont été découvertes
00:47:22sur le corps
00:47:22de Liana
00:47:23pour le moment
00:47:24Jérôme Barrella
00:47:25est donc placé
00:47:25en détention provisoire
00:47:26à la prison
00:47:27de Mont-de-Marsan
00:47:28il a été placé
00:47:29à l'isolement
00:47:29vous nous le révéliez
00:47:30également la semaine
00:47:31dernière
00:47:31Elodie
00:47:32il garde pour le moment
00:47:33le silence
00:47:34il nie toute implication
00:47:36dans la mort de Liana
00:47:37Merci Célia
00:47:38vous allez rester avec nous
00:47:39pour le débat qui vient
00:47:40puisque depuis cette affaire
00:47:42le garde des Sceaux
00:47:43est ministre de la Justice
00:47:44Gérald Darmanin
00:47:45et plus que jamais
00:47:45face à la défiance
00:47:47des magistrats
00:47:48des magistrats
00:47:48qui s'organisent
00:47:49contre le ministre
00:47:50de la Justice
00:47:51avec notamment
00:47:51l'union syndicale
00:47:53des magistrats
00:47:53qui représente quand même
00:47:5460% de la profession
00:47:56qui a été même
00:47:57jusqu'à poser
00:47:58la responsabilité directe
00:48:00du ministre
00:48:01les explications
00:48:02de Julia Ferrand
00:48:04Les magistrats
00:48:06sous le feu
00:48:07des critiques
00:48:07depuis la mort
00:48:08de Liana
00:48:09contre-attaquent
00:48:10lors de l'ouverture
00:48:11d'un colloque
00:48:12le président
00:48:13du tribunal
00:48:14de Paris
00:48:14Peïman
00:48:15Khalé Marzban
00:48:16a mis en garde
00:48:17hier
00:48:18contre les propositions
00:48:19empreintes
00:48:20de simplicité
00:48:21et d'à peu près
00:48:22des politiques
00:48:23dans la même journée
00:48:24l'union syndicale
00:48:25des magistrats
00:48:26a affirmé
00:48:27que Gérald Darmanin
00:48:28a perdu la confiance
00:48:29des magistrats
00:48:30pour les avoir jetés
00:48:31en pâture
00:48:32après le meurtre
00:48:33de Liana
00:48:33Le principal syndicat
00:48:35de la profession
00:48:36a également posé
00:48:37la question
00:48:38de la propre responsabilité
00:48:40politique du garde
00:48:41des Sceaux
00:48:41De nombreux magistrats
00:48:43pointent le manque
00:48:44de moyens
00:48:44et expliquent
00:48:45être submergé
00:48:46par les procédures
00:48:47et la multiplicité
00:48:49des priorités
00:48:50fixées par le ministre
00:48:51de la Justice
00:48:51Une contre-attaque
00:48:53alors que ce dernier
00:48:54a prononcé
00:48:55des sanctions
00:48:56ce lundi
00:48:56à l'encontre
00:48:57d'une substitut
00:48:59de la procureure
00:49:00Doche
00:49:00avant même
00:49:01de recevoir
00:49:02avant la fin
00:49:02de l'été
00:49:03les conclusions
00:49:04de l'enquête
00:49:05administrative
00:49:05qu'il a lancée
00:49:06dans la mort
00:49:07de Liana
00:49:08Est-ce que les magistrats
00:49:09posent la question
00:49:10des moyens
00:49:10on va regarder
00:49:11de manière factuelle
00:49:11quand même
00:49:12l'augmentation
00:49:12des moyens
00:49:13même si tout
00:49:14n'est évidemment
00:49:14pas parfait
00:49:15sous la gauche
00:49:16on était
00:49:17à 30 milliards
00:49:18de budget
00:49:19pour le ministère
00:49:19de la Justice
00:49:20sous le premier
00:49:21quinquennat
00:49:21d'Emmanuel Macron
00:49:22vous le voyez
00:49:22on passe à un peu
00:49:23plus de 36 milliards
00:49:24on est désormais
00:49:25à plus de 48 milliards
00:49:27dans le même temps
00:49:28où sous la gauche
00:49:29pendant un mandat
00:49:30on a perdu
00:49:30100 magistrats
00:49:32quand on en a gagné
00:49:331484 depuis 2017
00:49:35loin de l'idée
00:49:36de dire que tout
00:49:36est suffisant
00:49:37en revanche
00:49:38soyons quand même
00:49:39factuels
00:49:40Alain Bensoussan
00:49:41on voit quand même
00:49:41un réflexe extrêmement
00:49:43corporatiste
00:49:44de ses magistrats
00:49:45on ne dit pas
00:49:46que tous les magistrats
00:49:47doivent être sanctionnés
00:49:48dans l'affaire Liana
00:49:48il est question
00:49:49d'un magistrat
00:49:50une substitut
00:49:51du procureur
00:49:52et on voit quand même
00:49:53la levée de bouclier
00:49:54que ça déclenche
00:49:55chez ces mêmes magistrats
00:49:57en l'état actuel
00:49:58il est difficile
00:49:59de dire qu'il y a
00:49:59un magistrat particulier
00:50:01qui est responsable
00:50:02selon le rapport
00:50:03il y a quelqu'un
00:50:04qui effectivement
00:50:05à un moment donné
00:50:05était peut-être
00:50:06en pouvoir
00:50:07plus facile d'agir
00:50:08j'attire votre attention
00:50:09sur le fait
00:50:09qu'on a trois couches
00:50:10on a une couche technologique
00:50:11qu'on n'utilise quand même
00:50:12que la poste
00:50:13pour envoyer les documents
00:50:14on a une deuxième couche
00:50:15qui est ignorée de personne
00:50:17ignorée de personne
00:50:19c'est-à-dire que le nombre
00:50:20de dossiers
00:50:21submerge le nombre
00:50:22de magistrats
00:50:23et notamment
00:50:24de magistrats du parquet
00:50:25et une dernière couche
00:50:26que la justice
00:50:27elle n'est quand même pas
00:50:28très bien lotie
00:50:29tant du niveau européen
00:50:30que du niveau national
00:50:32alors quand on fait ce bilan
00:50:34de nouveau
00:50:34on a trois axes d'entrée
00:50:36on a le temps court
00:50:37le temps de cette petite fille
00:50:38et puis l'autre aussi
00:50:39ce qui fait dire
00:50:39que c'est absolument intolérable
00:50:41c'est une horreur
00:50:41ce temps court
00:50:42demande une réaction
00:50:43il y a un temps semi-long
00:50:44il y a un temps semi-long
00:50:45qui fait qu'il faut
00:50:46qu'on utilise
00:50:47des nouvelles technologies
00:50:48dans le cas de la justice
00:50:49et il y en a assez
00:50:50notamment l'intelligence artificielle
00:50:51Gérald Darman d'ailleurs
00:50:52a fait une conférence de presse
00:50:53à ce sujet
00:50:54en disant qu'il fallait
00:50:54l'utiliser si on accélère
00:50:55c'est ce que je voulais dire
00:50:57utilisons l'intelligence artificielle
00:50:58vous savez qu'il y a des gens
00:50:59qui bloquent partout
00:51:00que dans les systèmes
00:51:02il y a le temps moyen
00:51:03qui a utilisé
00:51:04une nouvelle technologie
00:51:04et puis il y a le temps long
00:51:06il y a le temps long
00:51:06qui fait qu'on manque
00:51:07de magistrats
00:51:08selon que là
00:51:08la justice n'est pas
00:51:09suffisamment puissante
00:51:10face à l'ensauvagement
00:51:11la justice n'est pas
00:51:12suffisamment puissante
00:51:13face aux difficultés
00:51:15qu'elle est confrontée
00:51:16en termes de preuves
00:51:17donc qu'il y ait une réaction
00:51:18des magistrats
00:51:19ce n'est pas illégitime
00:51:21au demeurant
00:51:21mais qu'il y ait une distance
00:51:23entre les magistrats
00:51:25et leur ministre
00:51:25ce n'est pas très habituel
00:51:27mais c'est au niveau
00:51:28de la présidente de la République
00:51:29c'est au niveau le plus haut
00:51:30qu'il faut intervenir maintenant
00:51:31au-delà d'idéologie
00:51:32il faut que la justice française
00:51:34ait les moyens
00:51:35de répondre
00:51:37à l'ensauvagement
00:51:37de la société
00:51:38et ça, ça sera sans doute
00:51:39l'un des nombreux débats
00:51:41de l'élection présidentielle
00:51:43je voudrais qu'on vous soumette
00:51:44ce sondage
00:51:45CSA pour CNews Europe 1
00:51:47et le JDD
00:51:48on vous a posé la question
00:51:49est-ce qu'il faut sanctionner
00:51:51les magistrats
00:51:52qui ont failli
00:51:53dans l'affaire Liana
00:51:54la question est très précise
00:51:56de manière globale
00:51:56vous êtes 81%
00:51:58des sondés
00:51:59à répondre
00:51:59par l'affirmative
00:52:00on va regarder maintenant
00:52:01le détail
00:52:02parti par parti
00:52:04ou sensibilité politique
00:52:05par sensibilité politique
00:52:07et ce qui est intéressant
00:52:08c'est que
00:52:08tout le monde répond
00:52:09majoritairement oui
00:52:10après les scores
00:52:11ne sont pas les mêmes
00:52:12chez la France Insoumise
00:52:12on est plutôt
00:52:13à 57%
00:52:15on est beaucoup plus haut
00:52:16du côté de la droite
00:52:16et du Rassemblement National
00:52:19Raphaël Steinville
00:52:20on voit effectivement
00:52:21aussi un ministre
00:52:22de la justice
00:52:22qui a envie
00:52:23d'essayer de jouer
00:52:24avec l'opinion publique
00:52:25et de montrer
00:52:26que ces décisions
00:52:27vont dans le sens
00:52:28de ce que
00:52:28semblent souhaiter
00:52:29les français
00:52:30oui mais ce que
00:52:31souhaitent les français
00:52:33rejoint
00:52:33quelque chose
00:52:35qui relève du bon sens
00:52:36comment imaginer
00:52:37que
00:52:37une partie
00:52:39de
00:52:39de
00:52:40de la magistrature
00:52:41d'ailleurs
00:52:42que la magistrature
00:52:43dans son entier
00:52:44puisse échapper
00:52:45à la possibilité
00:52:46d'être mise en face
00:52:47de leurs responsabilités
00:52:49alors que
00:52:50tout le reste
00:52:50de la société
00:52:51nombre de métiers
00:52:52doivent
00:52:52sont exposés
00:52:53à ce risque
00:52:54et à cette responsabilité
00:52:55il y a quelque chose
00:52:56d'absolument incompréhensible
00:52:57ça ne veut pas dire
00:52:58que dans le cadre
00:52:59de l'affaire Liana
00:53:01les responsabilités
00:53:02soient établies
00:53:03il y a encore
00:53:04une enquête administrative
00:53:05qui doit aller
00:53:06jusqu'à son terme
00:53:07avant que cette sanction
00:53:08soit définitive
00:53:10et prononcée
00:53:11mais le fait
00:53:12qu'il y ait
00:53:12une sorte de rareté
00:53:13même d'incongruité
00:53:15à ce que le conseil supérieur
00:53:16de la magistrature
00:53:17aujourd'hui sanctionne
00:53:18les magistrats
00:53:19en dépit d'un certain nombre
00:53:20de dysfonctionnements
00:53:21d'erreurs manifestes
00:53:23ça je parle de manière générale
00:53:24et dans des cas
00:53:25qui ont déjà été commentés
00:53:26ça paraît absolument
00:53:27aberrant
00:53:28aux yeux
00:53:29des français
00:53:30et donc
00:53:31à raison
00:53:33le garde des Sceaux
00:53:35veut agir
00:53:36en ce sens
00:53:37mais
00:53:38ça ne doit pas
00:53:38nous empêcher
00:53:40de poser aussi
00:53:40quand même malgré tout
00:53:41la question des politiques
00:53:42ça ne veut pas dire
00:53:43que je vise
00:53:43précisément
00:53:44Gérald Darmenin
00:53:45mais un certain nombre
00:53:47de choses
00:53:49il y a des choix politiques
00:53:50qui ont mené
00:53:50à la situation actuelle
00:53:51il y a des choix
00:53:52et puis même
00:53:52regardez
00:53:53la priorisation
00:53:54d'un certain nombre
00:53:56de sujets
00:53:57fait qu'aujourd'hui
00:53:58je pense que les magistrats
00:53:59se sentent un petit peu perdus
00:54:00lorsque
00:54:01à la fois
00:54:02le narcotrafic
00:54:03est un sujet prioritaire
00:54:05les violences faites aux femmes
00:54:06les violences faites aux enfants
00:54:07sont des sujets prioritaires
00:54:08le théorisme
00:54:09sont des sujets prioritaires
00:54:10comment voulez-vous
00:54:11que face à ce stock
00:54:13d'affaires
00:54:14qui traduit très exactement
00:54:16la dangerosité
00:54:19de la société
00:54:19aujourd'hui
00:54:20l'ensauvagement
00:54:20que nous avons pu évoquer
00:54:22comment voulez-vous
00:54:23que par ailleurs
00:54:23ils s'y retrouvent ?
00:54:24On va justement
00:54:25marquer une dernière pause
00:54:26merci Célia Barotte
00:54:27d'avoir été avec nous
00:54:29et puis on reparlera
00:54:30de la canicule
00:54:31avec ces deux dernières informations
00:54:33d'abord
00:54:33la vigilance
00:54:34Météo France
00:54:34qui évolue
00:54:3524 départements
00:54:36resteront en vigilance
00:54:38rouge
00:54:38dimanche 41
00:54:39en orange
00:54:40alors qu'on a appris
00:54:41que le Premier ministre
00:54:42envisage déjà
00:54:43de prolonger un peu
00:54:44les soldes d'été
00:54:45puisqu'en raison
00:54:46des fortes chaleurs
00:54:46vous êtes assez peu nombreux
00:54:48à vous rendre
00:54:48dans les commerces
00:54:50depuis mercredi
00:54:51on en parle
00:54:51juste après la pause
00:54:56de retour
00:54:57pour la dernière partie
00:54:57de 120 minutes
00:54:58info week-end
00:54:59on refait le point
00:55:00sur l'actualité
00:55:01avec Noémie Hardim
00:55:02rebonjour Noémie
00:55:02rebonjour Elodie
00:55:03bonjour à tous
00:55:04à la ligne de l'actualité
00:55:05à l'international
00:55:06le chef du Hezbollah
00:55:08pro-iranien
00:55:09a qualifié samedi
00:55:10de grave erreur
00:55:11l'accord signé
00:55:12la veille
00:55:12par le Liban
00:55:13et Israël
00:55:14sous l'égide
00:55:14des Etats-Unis
00:55:15il estime
00:55:16qu'il était
00:55:16nul
00:55:17et non avenu
00:55:18je cite
00:55:18l'accord cadre
00:55:19de Washington
00:55:20est humiliant
00:55:21honteux
00:55:21et représente
00:55:22un abandon
00:55:23de souveraineté
00:55:23il a accusé
00:55:24les autorités
00:55:25libanaises
00:55:26de légitimer
00:55:26la poursuite
00:55:27de l'occupation
00:55:28israélienne
00:55:29pendant de nombreuses
00:55:30années
00:55:30pouvant même
00:55:31conduire à l'annexion
00:55:32de ces terres
00:55:32de retour en France
00:55:34Sébastien Lecornu
00:55:35a décidé
00:55:36de prolonger
00:55:37la période des soldes
00:55:39elles ont commencé
00:55:40mercredi
00:55:40en pleine canicule
00:55:41ce qui inquiète
00:55:42particulièrement
00:55:43les commerces
00:55:43de centre-ville
00:55:44les soldes d'été
00:55:45devaient se terminer
00:55:46initialement
00:55:47le 21 juillet
00:55:48mais la date de fin
00:55:49n'a pas encore été
00:55:50arrêtée par le gouvernement
00:55:51il faut noter
00:55:52que ces soldes
00:55:53sous des températures
00:55:53extrêmes
00:55:54sont une aubaine
00:55:55pour les grands magasins
00:55:56climatisés
00:55:56mais une source
00:55:57d'inquiétude
00:55:58pour les commerces
00:55:59de centre-ville
00:55:59et puis c'est une bonne nouvelle
00:56:01pour les automobilistes
00:56:02le prix de l'essence
00:56:03baisse
00:56:04plus précisément
00:56:05le prix du gazole
00:56:06et du sans-plomb
00:56:07SP95 et E10
00:56:08est à moins de 1,90€
00:56:10le litre en France
00:56:12et le SP98
00:56:13à moins de 2€
00:56:15un prix qui n'avait été observé
00:56:17depuis les premières semaines
00:56:18de la guerre
00:56:18au Moyen-Orient
00:56:20Merci beaucoup Noémie
00:56:22de nous avoir informé
00:56:23pendant tout ce
00:56:23120 minutes info
00:56:24week-end
00:56:25on va reparler
00:56:26de la canicule
00:56:27avec cette information
00:56:28je vous le disais
00:56:29avant la pause
00:56:29de Météo France
00:56:30ce seront désormais
00:56:3124 départements
00:56:32qui seront classés
00:56:33en vigilance rouge
00:56:35demain
00:56:35et 41 départements
00:56:37qui seront en orange
00:56:38comme le disait Matignon
00:56:40la canicule
00:56:40qui recule un peu
00:56:41mais attention quand même
00:56:42à nos services de santé
00:56:44qui restent malheureusement
00:56:45saturés
00:56:46vous voyez donc
00:56:47cette nouvelle carte
00:56:48de la vigilance météo
00:56:49avec très clairement
00:56:50une canicule
00:56:50qui se déplace
00:56:51vers l'est
00:56:52et qui reste encore
00:56:53on pense aux parisiens
00:56:54et aux franciliens
00:56:55bien ancrée
00:56:56sur l'île de France
00:56:58on va parler
00:56:59aussi de climatisation
00:57:00parce que depuis le début
00:57:01de cette vague de chaleur
00:57:03la climatisation
00:57:04est vraiment devenue
00:57:05un sujet politique
00:57:06le rassemblement national
00:57:07par ailleurs
00:57:08qui appelle
00:57:09à un grand plan clim
00:57:10et Monique Barbu
00:57:11la ministre de l'écologie
00:57:13a été interrogée
00:57:14sur ce plan clim
00:57:15on écoute sa réponse
00:57:17on en débat juste après
00:57:19je suis horrifié
00:57:20par les gens
00:57:21qui me disent
00:57:22ah mais il n'y a qu'à mettre
00:57:23la clim
00:57:23partout
00:57:24très bien
00:57:25on va mettre la clim
00:57:25partout
00:57:26vous croyez que ça va éviter
00:57:28un feu de forêt
00:57:28vous croyez que ça va éviter
00:57:31une culture
00:57:32de ne pas exister
00:57:33vous croyez que ça va éviter
00:57:35la mort des animaux
00:57:35que nous voyons
00:57:36vous croyez que ça va éviter
00:57:38quoi
00:57:40rien
00:57:41rien
00:57:41ça ce n'est pas
00:57:42de l'adaptation
00:57:43ça c'est une mesure
00:57:44d'urgence
00:57:45peut-être
00:57:46qu'on peut prendre
00:57:47il faut forcément
00:57:48bien évidemment
00:57:49que les gens
00:57:50ne suffoquent pas
00:57:51on est bien d'accord
00:57:52mais ce n'est pas
00:57:53de l'adaptation
00:57:54au changement climatique
00:57:55Estelle Forger
00:57:56effectivement on a entendu
00:57:57beaucoup beaucoup de choses
00:57:58sur la climatisation
00:57:59là on vient d'entendre
00:58:01la ministre
00:58:01mais c'est vrai
00:58:02qu'à chaque fois
00:58:03on est en train de débattre
00:58:04est-ce qu'il faut
00:58:05ou pas
00:58:05la climatisation
00:58:06toujours avec des réflexes
00:58:08très idéologiques
00:58:09un peu moins peut-être
00:58:09pragmatiques
00:58:10et concrets
00:58:10pour les français
00:58:11pour les hôpitaux
00:58:12pour les écoles
00:58:12par exemple
00:58:13Ah bah oui
00:58:14enfin bon
00:58:15là la ministre
00:58:16d'ailleurs
00:58:17ça paraît lunaire
00:58:18comme ça
00:58:18son intervention
00:58:19mais elle le dit clairement
00:58:20elle dit que
00:58:21il faut climatiser
00:58:23et que
00:58:23enfin elle dit
00:58:24pas partout
00:58:25enfin c'est un peu
00:58:25elle a articulé
00:58:26Elle dit beaucoup de choses
00:58:27entre autres deux phrases
00:58:28peut-être
00:58:29Elle a pris plein de mots-clés
00:58:30et elle a tout mis
00:58:31elle a conjugué
00:58:32deux échelles de temps
00:58:33en même temps
00:58:34mais c'est pas évident
00:58:35de parler en public
00:58:37cela étant
00:58:38il y a le temps court
00:58:40effectivement
00:58:41où il faut de la climatisation
00:58:42et ça c'est plus
00:58:43c'est plus une question idéologique
00:58:46c'est on n'a pas le choix
00:58:47et donc c'est de l'adaptation
00:58:49il faut qu'on s'adapte
00:58:50et on n'a pas le choix
00:58:51parce que si on le fait pas
00:58:53il n'y a plus de développement économique
00:58:54on va vivre des crises sanitaires
00:58:56vous l'avez montré tout à l'heure
00:58:57dans votre documentaire
00:58:59si le premier ministre veut prolonger les soldes
00:59:02c'est qu'on n'y est pas au niveau économique
00:59:04mais c'est qu'en quelques jours
00:59:05on voit déjà
00:59:05que c'est un désastre
00:59:06pour les commerçants
00:59:07qui n'ont pas la climatisation
00:59:08et puis on l'a vu
00:59:08les restaurateurs
00:59:10les entreprises
00:59:11on a parlé de grosses entreprises
00:59:13qui ne s'étaient pas adaptées
00:59:15dans les ateliers
00:59:16ça pose immédiatement
00:59:18des difficultés
00:59:19donc il va falloir climatiser
00:59:21c'est pas une option
00:59:22c'est une nécessité
00:59:24donc la question se pose plus
00:59:26la seule question
00:59:27qu'on doit se poser aujourd'hui
00:59:28c'est comment
00:59:28on va structurer très rapidement
00:59:30notre filière
00:59:32pour que nos entreprises
00:59:33aient de la visibilité
00:59:34sur le carnet de commandes
00:59:35qu'elles puissent flécher
00:59:36leurs investissements
00:59:37et développer
00:59:37sur le temps long
00:59:38une filière
00:59:40qui nous permette
00:59:40d'avoir
00:59:41de la climatisation
00:59:43de bonne qualité
00:59:44et un coût abordable
00:59:45donc ça c'est un sujet
00:59:46et pour faire ça
00:59:47on a de l'argent
00:59:48on a par exemple
00:59:50MaPrimeRénov'
00:59:52entre ça et les C2E
00:59:53on a à peu près
00:59:5310 milliards par an
00:59:54déjà on peut faire
00:59:55un peu des choses avec
00:59:56ça va pas tout régler
00:59:57mais on peut y aller
00:59:58donc ça c'est une première chose
01:00:00et ensuite il faut s'adapter
01:00:02il faut continuer
01:00:03de s'adapter
01:00:03continuer de s'adapter
01:00:04pour moi ça doit
01:00:05on doit revoir nos règles
01:00:06d'urbanisme
01:00:08avoir un plan d'urbanisme
01:00:10où on intègre
01:00:11des cahiers des charges minimum
01:00:12par exemple
01:00:12je construis un hôpital
01:00:14quels sont les critères
01:00:15de confort d'été
01:00:16quels sont les critères
01:00:17de confort d'hiver
01:00:18ça paraît bête comme ça
01:00:19mais c'est du bon sens
01:00:20Oui parce qu'aujourd'hui
01:00:20on n'envisage pas par exemple
01:00:21un hôpital ou un appartement
01:00:23où on ne met pas le chauffage
01:00:23par contre on peut l'imaginer
01:00:25sans la clim
01:00:25c'est très clair
01:00:26je m'interrogeais là récemment
01:00:28et je suis prêt à vous poser
01:00:29la question à mon tour
01:00:30est-ce que vous seriez prêt
01:00:32à partir en Laponie
01:00:33sachant qu'il n'y a pas de chauffage ?
01:00:35En hiver ?
01:00:36Pas trop
01:00:37En fait ça vient l'idée de personne
01:00:39bon ben le climat en change
01:00:40en France change
01:00:42avant on avait un climat tempéré
01:00:44qui nous permettait
01:00:45d'avoir un modèle
01:00:46d'une typologie de construction
01:00:48une typologie d'équipement
01:00:49aujourd'hui notre climat change
01:00:51on le sait
01:00:52on le sait depuis 30 ans
01:00:53on n'a pas su anticiper
01:00:54c'est gênant
01:00:56c'est fâcheux
01:00:56on a des biens cognitifs
01:00:58qui fait qu'on n'anticipe pas
01:01:00mais c'est pas une fatalité
01:01:02on peut le faire
01:01:03On peut rattraper notre retard
01:01:05pour vous
01:01:05par exemple en termes
01:01:06de climatisation
01:01:07d'adaptation
01:01:08Alors on est encore capable
01:01:09de le faire ?
01:01:09En tous les cas
01:01:10on n'a pas le choix
01:01:10que de le faire
01:01:11Donc en fait
01:01:12à un moment
01:01:12on peut se dire
01:01:13on va tous se mettre
01:01:14autour de la table
01:01:15et réfléchir
01:01:16et dialoguer ensemble
01:01:17bah non là
01:01:18maintenant il faut le faire
01:01:18on a parlé beaucoup
01:01:20les solutions
01:01:21on les a
01:01:22maintenant il faut le faire
01:01:23je veux dire
01:01:24il n'y a pas d'autre mystère
01:01:26et pour le faire
01:01:27et bien à un moment donné
01:01:28il faut avoir
01:01:29une politique
01:01:30un peu
01:01:31un peu ferme
01:01:32et en disant
01:01:33bah voilà
01:01:33c'est comme ça
01:01:34pas autrement
01:01:34et là vous avez un plan
01:01:35et on priorise
01:01:37et on hiérarchise
01:01:38les priorités
01:01:39et puis on y va
01:01:40et on contrôle
01:01:41la performance
01:01:42c'est à dire que
01:01:43parce que c'est ça
01:01:44qui pêche aussi
01:01:45parfois
01:01:45si dans 10 ans
01:01:46ou dans 7 ans
01:01:48tous nos hôpitaux
01:01:49ne sont pas climatisés
01:01:49aujourd'hui on a encore
01:01:51des EHPAD
01:01:51on a eu une canicule
01:01:52en 2003
01:01:52on a encore des EHPAD
01:01:53qui ne sont pas climatisés
01:01:55les hôpitaux
01:01:55bon alors les hôpitaux
01:01:57n'en parlons pas
01:01:58mais est-ce que ça
01:01:59c'est satisfaisant
01:01:59non
01:02:00donc qu'est-ce qu'on fait
01:02:00est-ce qu'on continue
01:02:02à commenter
01:02:03notre impuissance
01:02:05ou est-ce qu'à un moment donné
01:02:06ensemble
01:02:07les médias
01:02:08les politiques
01:02:09bon les entreprises
01:02:09moi j'ai aucun
01:02:10aucun doute
01:02:11sur le fait
01:02:12qu'elles vont y aller
01:02:13elles ont besoin
01:02:14d'avoir des carnets
01:02:14de commandes
01:02:15de plein
01:02:17et voilà
01:02:17de préparer
01:02:18leurs effectifs
01:02:19former leur personnel
01:02:22il faut développer
01:02:23l'apprentissage
01:02:23d'ailleurs aussi
01:02:24pour ça
01:02:24et relancer
01:02:25l'apprentissage
01:02:26pour qu'on puisse
01:02:26développer
01:02:28nos filières
01:02:29mais les entreprises
01:02:30elles vont
01:02:31faire preuve
01:02:31d'innovation
01:02:33voilà
01:02:33si le marché
01:02:34est libéré
01:02:34pour elles
01:02:35il n'y aura
01:02:35aucun problème
01:02:37parce que c'est vrai
01:02:38qu'à l'enorme
01:02:38on se demande
01:02:39beaucoup
01:02:39avec ces vagues
01:02:40de chaleur
01:02:40à chaque fois
01:02:41ce qu'on a retenu
01:02:41la canicule
01:02:42de 2003
01:02:43évidemment
01:02:44il y a des choses
01:02:44qui sont mieux faites
01:02:45aujourd'hui
01:02:45par contre
01:02:46quand on voit
01:02:46des témoignages
01:02:47de personnes
01:02:48qui nous disent
01:02:48ma femme a accouché
01:02:49j'ai dû amener un ventilateur
01:02:50parce qu'il n'y avait pas
01:02:51la climatisation
01:02:52dans les hôpitaux
01:02:53on se dit
01:02:53certes c'est mieux
01:02:55mais on n'est pas
01:02:56non plus arrivé
01:02:57au bout de nos peines
01:02:58c'est à dire
01:02:58que ça va mieux
01:02:59dans certains hôpitaux
01:03:00dans certains EHPAD
01:03:01pour d'autres
01:03:0223 ans après
01:03:02on en est au même point
01:03:03on est au même point
01:03:04même dans les écoles
01:03:05il y a les parents
01:03:05qui se cotisent
01:03:06pour acheter des ventilateurs
01:03:07pour les classes
01:03:08c'est vrai j'ai cité les hôpitaux
01:03:08mais les écoles
01:03:09c'est pareil
01:03:09pour des questions de sécurité
01:03:11ils installent quand même
01:03:13au titre du principe
01:03:13d'urgence
01:03:15il faut savoir
01:03:16que là encore
01:03:16la réponse n'est pas juridique
01:03:18mais elle peut être juridique
01:03:19jusqu'à maintenant
01:03:19on a toujours admis
01:03:21il a fallu
01:03:23des gens importants
01:03:24pour admettre
01:03:25de lutter contre le froid
01:03:27et rappelez-vous
01:03:28il y a des appels
01:03:29au logement
01:03:30et le froid
01:03:30et puis aujourd'hui
01:03:32il n'y a pas pour la chaleur
01:03:33en fait
01:03:33on a besoin aujourd'hui
01:03:35d'un nouveau droit
01:03:36vous savez que le droit
01:03:37de l'environnement
01:03:37est en train de se construire
01:03:38on peut l'appeler aussi
01:03:39le droit du climat
01:03:40comme on veut
01:03:41et il faut aussi
01:03:41qu'on ait une réponse juridique
01:03:43à des situations
01:03:44de civilisation
01:03:45et bien il n'y a pas
01:03:46un droit fondamental
01:03:47qui serait le droit
01:03:48à vivre dans une température normale
01:03:49on l'avait pour la protection
01:03:51contre le froid
01:03:51on ne l'a pas contre la protection
01:03:52contre la chaleur
01:03:54c'est exactement la logique
01:03:55on a eu des adaptations
01:03:56à la chaleur
01:03:57avec le fait
01:03:57pour les travaux publics
01:04:00de travailler plus tôt
01:04:01avec le fait
01:04:02d'avoir un droit
01:04:03de ne plus travailler
01:04:04avec le fait
01:04:04d'avoir plus d'eau
01:04:05à un moment donné
01:04:06mais je pense qu'aujourd'hui
01:04:07dans le vivre
01:04:08dans nos civilisations
01:04:09avec ce climat
01:04:10il faut un nouveau droit
01:04:11un droit
01:04:12qu'on peut partager
01:04:13que le droit à vivre
01:04:14dans une température normale
01:04:15oui parce qu'en plus
01:04:16Raphaël
01:04:17on va regarder ensemble
01:04:17c'est triste de ne pas l'avoir
01:04:18ce droit
01:04:18oui c'est triste
01:04:19d'autant qu'on a su faire
01:04:20la logique inverse
01:04:21je voudrais qu'on regarde
01:04:21le sondage
01:04:22de nos confrères du Figaro
01:04:23sur le grand plan
01:04:25de climatisation
01:04:26est-ce qu'il faut le généraliser
01:04:2779% des sondés
01:04:29sont pour
01:04:29et quand on regarde
01:04:30d'ailleurs
01:04:31la différence
01:04:32partie par partie
01:04:34on voit que finalement
01:04:36pour généraliser
01:04:37la climatisation
01:04:38on a quand même
01:04:39une grande majorité
01:04:40alors là les couleurs
01:04:41ne s'affichent pas
01:04:42c'est plus compliqué
01:04:43à voir
01:04:43j'ai vu que même
01:04:45jusqu'aux écologistes
01:04:47qui se sont convertis
01:04:48aujourd'hui
01:04:48à ce grand plan
01:04:50de climatisation
01:04:51mais pour rebondir
01:04:52sur ce que disait
01:04:52maître Ben Soussan
01:04:53il y a quand même
01:04:54quelque chose
01:04:54qui
01:04:55moi qui m'inquiète
01:04:56c'est que
01:04:57vous vous évoquez
01:04:58de nouveaux droits
01:05:00qu'on comprend
01:05:01sur le papier
01:05:02mais il y a
01:05:02dix minutes
01:05:03une demi-heure
01:05:04nous déplorions
01:05:05que notre justice
01:05:06soit engorgée
01:05:08de dossiers
01:05:10qu'on ait des stocks
01:05:11infinis
01:05:12on ne fera
01:05:13que davantage
01:05:15rendre
01:05:17notre justice
01:05:17impossible à rendre
01:05:18si on continue
01:05:20dans cette folie
01:05:21normative
01:05:21qui d'une certaine
01:05:22manière
01:05:23nous prive
01:05:24de capacité d'action
01:05:25sur les sujets
01:05:25les plus essentiels
01:05:26vous pouvez mettre
01:05:27une réponse
01:05:27en un mot
01:05:28en un mot
01:05:29dix secondes
01:05:30l'idée c'est
01:05:32des principes
01:05:33et ensuite des règles
01:05:34il y a trop de règles
01:05:35mais il n'y a pas
01:05:35six ans de principe
01:05:36c'est très bien
01:05:37les émulser
01:05:37ça ne sert à rien
01:05:38c'était le mot de la fin
01:05:39merci beaucoup
01:05:39à tous les trois
01:05:40d'avoir été mes invités
01:05:42tout de suite
01:05:42vous avez retrouvé
01:05:43Thierry Cabane
01:05:43et ses invités
01:05:44pour Punchline
01:05:45et je vous rappelle
01:05:46un autre rendez-vous
01:05:47de l'antenne
01:05:47à retrouver
01:05:48à 23h
01:05:50notre documentaire
01:05:51sur les vrais chiffres
01:05:52de l'immigration
01:05:53ce grand reportage
01:05:54de CNews
01:05:55à retrouver
01:05:55à 23h
01:05:57bonne fin de journée
01:05:58à vous sur nos antennes
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