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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est 20h08 sur CNews et on poursuit l'heure des pros avec Pierre Lelouch, Jules Torres, avec Éric Revelle,
00:07bonsoir à tous les trois, Alain Destex, qu'on est heureux de retrouver sénateur honoraire belge, qui nous avait manqué
00:14pendant plusieurs semaines.
00:15Mais j'étais en mission, en voyage, en train d'exercer le rôle de médecin.
00:20Bah écoutez...
00:20Voilà, ça tombe bien, puisqu'on va parler de la calicule.
00:23Il devait faire chaud là-bas.
00:24Il n'y avait pas plus qu'ici.
00:26Chez les orpailleurs, ils payent en pépi.
00:28Eve Seftel est avec nous, chère Eve, bonsoir, directrice de la rédaction de Marianne, c'est Jean-Luc Mélenchon qui
00:35est à la une de Marianne et nous en parlerons de Jean-Luc Mélenchon parce qu'il y a eu
00:39cette toute dernière déclaration sur le 7 octobre, mais nous en parlerons en fin d'émission.
00:44Mais avant cela, évidemment, revenons sur les toutes dernières mesures, la vigilance reste maximale ce samedi, 50 départements sont toujours
00:50placés en vigilance rouge, 35 en vigilance orange soumettés en France.
00:54Pendant ce temps, et on découvrira dans un instant la ministre de la Transition, mais c'est très intéressant de
00:59voir comment ça se passe.
01:00On annule, on interdit, on met en place des plans d'urgence, plans blancs, mais la seule question c'est
01:06de savoir pourquoi on annule ?
01:08Pourquoi on interdit ? Pourquoi on est obligé aujourd'hui de mettre en place ces plans ?
01:14Est-ce que, par manque d'anticipation, et là je me tourne d'abord vers le médecin, est-ce qu
01:19'on a plus de soignants dans les EHPAD ?
01:21Comment se fait-il que dans une école, dans un établissement comme un EHPAD, dans un hôpital, on soit obligé
01:28aujourd'hui de débloquer 30 000 climes, par exemple, dans un hôpital ?
01:33Mais dans quel monde on vit ? Et on va expliquer aux gens, on vous interdit tout ça, en responsabilité.
01:39Soyez responsables, parce que c'est de votre faute si on est dans le souci.
01:42On est fou cette société !
01:43Effectivement, il n'y a pas eu d'anticipation, et dès ce matin, j'ai reçu, comme pas mal de
01:49médecins inscrits à la réserve sanitaire,
01:51un appel, parce qu'il manque de médecins pour faire face à cette période de canicule.
01:56Et ce qui la caractérise, c'est effectivement le manque d'anticipation, parce que des épisodes de chaleur et de
02:02canicule, on en a déjà eu,
02:03mais voilà, le système de santé est très largement désorganisé, il manque de soignants, il manque de lits climatisés.
02:10Dans les hôpitaux, les salles d'opération sont climatisées, mais vous avez extrêmement peu de lits qui sont climatisés.
02:17Les EHPAD ne le sont quasiment pas, et les écoles non plus.
02:207% seulement des surfaces dans les écoles sont climatisées.
02:24Donc, une fois de plus, on est d'un côté dans le manque d'anticipation, et puis dans des mesures
02:29un peu absurdes,
02:30comme l'interdiction aux cavistes de vendre de l'alcool.
02:34C'est incroyable.
02:35On peut les vendre dans les restaurants.
02:38On revient à la période Covid, où vous pouvez boire votre café debout, mais vous ne pouvez pas le voir
02:42assis.
02:42La semaine dernière, je plaisantais en disant que c'est le confinement caniculaire.
02:46On y vient.
02:47Et loin de moi, l'idée de minimiser ce qui est en train de se passer, Ève.
02:51Parce que je vois bien venir les enfermistes en chef dire, mais vous ne vous rendez pas compte de ce
02:55que vous êtes en train de faire.
02:56On vit quelque chose d'historique.
02:58Ben oui, on vit quelque chose d'historique.
02:59Ça fait 30 ans qu'on vous explique qu'il va peut-être falloir mettre en place des dispositifs
03:03pour faire face à des phénomènes caniculaires qui vont se répéter dans les prochaines années.
03:08Où sont les soignants ? Où sont les clims ?
03:10Où sont, dans les écoles, les espaces pour permettre aux professeurs de travailler dans de bonnes conditions ?
03:19Vous avez fait quoi tous ces milliards depuis 2003 ?
03:23Le problème, c'est que les caisses, elles sont vides aujourd'hui.
03:25Donc, à moyen constant, face à un pic d'entrée aux urgences, dans une situation extrême comme celle-là,
03:33moi, je trouve que c'est une bonne politique d'annuler des manifestations et d'interdire l'alcool.
03:37Parce qu'on ne va pas en rajouter, on ne va pas laisser les gens prendre le risque d'engorger
03:42encore davantage les urgences,
03:44sachant quand même qu'il y a aujourd'hui des morts à l'hôpital du fait de la chaleur.
03:51Ève, vous avez bien saisi que je ne minimise pas la gravité de la situation.
03:59Je dis simplement qu'on est face à des gens qui, depuis 30 ans, n'ont pas anticipé
04:05et pas mis en place les promesses qu'ils avaient pourtant tenues.
04:08Le Ségur, enfin, je dis 30 ans, le Ségur de la santé, ce n'était pas il y a 30
04:11ans, c'était les 19 milliards.
04:13Ils ont servi à quoi ?
04:15Pourquoi aujourd'hui, aujourd'hui, M. Lecornu débloque, pardonnez-moi, un hashtag pour 30 000 climatiseurs ?
04:24Pourquoi aujourd'hui ?
04:25Pardonnez-moi d'être en colère.
04:27En plus, 30 000, c'est dérisoire, mais par rapport à l'alcool, ou bien on l'interdit totalement,
04:32parce qu'on estime qu'il y a une urgence sanitaire maximale,
04:35mais on n'interdit pas ponctuellement aux cavistes, mais pas aux restaurants et aux cafés,
04:40on interdit certaines manifestations, mais pas d'autres.
04:42Ça manque quand même, globalement, de cohérence.
04:45Vous vous rendez compte quand même du débat que nous avons, c'est-à-dire que oui, il y a
04:48eu un épisode de grand show,
04:49il existe, personne n'est là pour le remettre en cause,
04:52mais on en est à se dire, bon, à 17h59, vous avez le droit d'acheter votre petite bouteille de
04:57blanc,
04:57en revanche, à 18h01, vous ne pouvez plus faire ça.
05:00Donc oui, évidemment, le problème, c'est qu'on a une sorte de double peine pour les Français.
05:04D'abord, on paye des millions et des millions, pour ne pas dire des milliards d'euros d'impôts chaque
05:09année,
05:09pour des services publics qui ne fonctionnent pas, en particulier celui de l'hôpital.
05:13Et ensuite, parce qu'on a peur qu'il y ait une saturation dans les hôpitaux qui sont dans un
05:18état de désalbrement catastrophique,
05:20on interdit Solidays, on interdit la marge des fiertés.
05:23Alors moi, je ne fréquente pas ces milieux-là, mais c'est-à-dire Solidays, je n'y suis jamais
05:28allé.
05:29Mais c'est-à-dire qu'ils n'ont pas à pâtir de l'incapacité de l'État à avoir
05:33des hôpitaux dignes de la cinquième puissance mondiale.
05:36C'est-à-dire qu'ensuite, cinquième, cinquième, cinquième, bon, ça change toutes les deux semaines.
05:41Mais c'est toujours cet état nounou qui veut emmerder les Français, encore une fois, c'est toujours la même
05:46chose.
05:46Je ne suis pas un grand adepte du en même temps, mais à mon avis, dans votre questionnaire courroussé, il
05:53y a deux choses différentes.
05:54Il y a le fait qu'on n'est pas anticipé, d'accord, on n'a pas tiré suffisamment de
05:57leçons de 2003, la preuve.
05:58On commande en urgence 30 000 climatiseurs, mais...
06:01On interdit l'alcool et la crevelte.
06:03Mais deux minutes...
06:05Jules, allez-y Eric, s'il vous plaît.
06:07Mais en revanche, en revanche, là, la situation, à mon avis, est très grave.
06:11C'est-à-dire que quand on va faire le bilan humain de ce que nous vivons aujourd'hui, dans
06:15plusieurs semaines,
06:16ce que tous les médecins le disent, les effets de la canicule historique qu'on vit vont avoir des effets
06:21mortifères sur beaucoup de gens fragiles.
06:25Non mais attendez, donc là, il faut que le gouvernement, même s'il n'a pas anticipé, si les gouvernements
06:30n'ont pas anticipé,
06:31ils sont absolument dans l'obligation, pardonnez-moi, de prendre des mesures fermes.
06:36Mais Eric, deux secondes...
06:36Vous savez ce que c'est, Solidès ?
06:37Attendez...
06:39Deux secondes, encore...
06:40C'est des milliers, des milliers de jeunes...
06:42Mais cette semaine, on nous a expliqué au plus haut sommet de l'État qu'on avait plutôt bien fait
06:45ces dernières années.
06:48Mais si demain, il y avait au Solidès 100 morts ou 10 morts...
06:54Mais Eric, ce n'est pas ce que je dis !
06:55Mais ce n'est pas ce que je dis !
06:57Ce n'est pas ce que je dis, Eric.
06:59J'ai dit simplement que cette semaine, j'ai entendu une sorte d'auto-satisfaitsit au plus haut sommet de
07:05l'État
07:05sur les mesures qui ont été mises en place pour lutter contre les épisodes caniculaires,
07:11pour aider les soignants, pour aider le système de santé,
07:16et que dans le même temps, vous avez quoi ?
07:18Un homme comme Philippe Juvin, qui a pris la parole, qui est quand même chaise du service des juridiques,
07:22il te dit la même chose que pendant la crise sanitaire.
07:25Sa phrase, aujourd'hui, les flux de patients ne baissent pas.
07:28Il a beaucoup augmenté.
07:29Les couloirs sont pleins de patients plutôt âgés.
07:32Ça commence à 50-60 ans.
07:33On ne forme pas suffisamment de personnel de santé.
07:36Nous n'avons pas de marge de manœuvre.
07:38Cette phrase, c'est celle de Philippe Juvin, ce n'est pas la mienne.
07:40L'argent des retraites absorbe tout.
07:43Je veux dire, aujourd'hui, ça bouffe 14% du PIB.
07:45Il n'y a plus d'argent.
07:48Il faut des crédits militaires.
07:49On a besoin de l'argent pour les crédits militaires, pour se réarmer.
07:54L'État est obligé de faire des choix à un moment donné.
07:56Encore une fois, on est à moyen constant.
07:59Je pense que le sujet, on retombe toujours là-dessus,
08:02sur la réforme des retraites, que l'État n'est pas arrivé à faire,
08:05pour différentes raisons.
08:06Mais moi, je peux vous proposer déjà 4 milliards chaque année,
08:104 milliards chaque année qui peuvent aider.
08:12Vous les trouvez où ?
08:13Je ne sais pas.
08:14Je pense à 4 milliards pour les soignants, déjà.
08:17C'est pour ça qu'on a baissé les crédits à la transition énergétique.
08:19La retraite, évidemment.
08:21Mais moi, déjà, je vous trouve 4 milliards supplémentaires,
08:23chaque année pour les soignants.
08:24Où Éric a raison, c'est que je sens qu'il est là, attention.
08:28Ah, il bouillonne.
08:29J'ai le volcan Lelouch qui va exploser dans pas le temps.
08:33Là, on est à 42 ans.
08:34Je suis d'accord avec moi.
08:35Le pic dans les hôpitaux, il ne sera pas passé avec la fin de la canicule.
08:40Parce que ce qui se passe, c'est la déshydratation.
08:42La déshydratation, c'est quelque chose qui s'installe lentement
08:45et qui se traite lentement.
08:46Donc, une fois que le pic caniculaire sera passé,
08:49les semaines suivantes seront très critiques dans les hôpitaux
08:53pour les personnes à risque, les enfants, les personnes âgées
08:55et tous ceux atteints de pathologies chroniques.
08:58Mais c'est vrai que vous êtes évidemment médecin,
09:00que vous avez été le patron de Médecins sans frontières
09:02et que vous ne parlez pas qu'en qualité de sénateur honoraire.
09:07Vous parlez en qualité de médecin.
09:09D'ailleurs, je pense que vous allez y revenir demain matin.
09:11Monsieur le ministre.
09:13Moi, je parle en qualité de quelqu'un
09:18qui conseillerait au gouvernement
09:19de prendre des vacances rapidement.
09:21On a un président qui est toujours content de lui.
09:24Il a tout fait.
09:24Il a tout bien fait.
09:26Et alors, derrière, c'est un festival.
09:28Le Cornu, il explique que les maires et les préfets
09:31vont gérer ça parfaitement.
09:33La ministre barbu, elle est historique, celle-là.
09:38On va en parler dans un instant.
09:40On va en parler dans un instant.
09:42Moi, elle m'a frappé, en tout cas.
09:44Oui, mais ne dévoilez pas tout.
09:47Non, ce que je crois, c'est que notre pays n'est pas gouverné.
09:51Il est administré, mal administré, mais pas gouverné.
09:53La gouvernance, c'est de prévoir.
09:55Ce genre de catastrophe doit être prévisible.
09:57De même que se préparer à la guerre,
10:00ça fait partie du travail gouvernemental.
10:02Si vous faites les comptes de notre impréparation
10:05dans les domaines régaliens,
10:08c'est consternant que des personnes âgées
10:13soient contraintes en payant jusqu'à 3 000, 3 500 euros par mois
10:17de vivre dans une toute petite pièce sans climatisation,
10:21en train de littéralement mourir de chaleur,
10:24rôtir, parce qu'il n'y a pas de clim.
10:26Que vous entendez des ministres du gouvernement
10:29vous expliquer que la clim,
10:30ça ne peut pas empêcher les feux de forêt
10:33ni de pousser des cultures.
10:35Je veux dire, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
10:36Moi, je suis complètement effondré.
10:38C'est pour ça que j'aurais tendance à leur conseiller
10:41d'aller en vacances et de laisser ce pays tranquille.
10:44Je voulais commencer cette émission,
10:45non pas par le sujet des mesures qui sont prises,
10:48parce qu'on a bien compris que c'était des mesures d'urgence.
10:51Et encore une fois, si il faut tout mettre en œuvre
10:53pour aider les soignants et éviter qu'il y ait
10:56des dizaines et des dizaines de drames,
10:58tant mieux, c'est bien ce que je dis,
10:59je ne mise pas encore une fois la hauteur de cette canicule
11:03et la gravité de cette canicule.
11:06Je suis juste surpris du décalage
11:08entre l'autosatisfaits du gouvernement,
11:10les témoignages des médecins sur le terrain
11:12et les promesses qui ont été faites
11:14pendant non pas que 5 ans,
11:1610, 15, 20 ans pour lutter contre ça.
11:20Et de se demander, la seule question qu'on se pose tous,
11:21c'est où sont passées ces milliards ?
11:23Mais la déclaration du jour,
11:25peut-être la plus importante,
11:28certains vont dire que c'est un coup de chaud,
11:30Mme Barbu, elle a eu un coup de chaud,
11:31qui est la ministre de la Transition écologique.
11:34D'autres vont découvrir Mme Barbu,
11:36la ministre de la Transition écologique.
11:38Celle qui avait annoncé une canicule en début de semaine
11:40pour le 14 juillet.
11:40J'ai entendu dans les médias parler de maladresse.
11:44Mais là, c'est une faute politique majeure
11:46de Mme Barbu,
11:47qui perd son sang-froid,
11:49qui va dévoiler, je pense,
11:51son idéologie militante,
11:54et qui va s'adresser aux journalistes en disant
11:56la clim, elle a dit,
11:58elle est horrifiée
11:59par ceux qui voudraient mettre,
12:02terrifiée ou horrifiée ?
12:03Par ceux qui voudraient mettre horrifiée,
12:05par ceux qui voudraient mettre la clim partout,
12:07parce que la clim,
12:07ça ne permet pas d'éteindre des feux de forêt.
12:10Merci Mme Barbu.
12:11C'est ça le niveau de notre ministre
12:13de la Transition écologique.
12:15Je vous assure,
12:16mais la question va se poser de sa démission, peut-être.
12:19Qu'est-ce qu'elle fait ?
12:21Mais qu'est-ce qu'elle fait ?
12:23Ça changerait quoi ?
12:26Au moins quelqu'un qui arrive à...
12:28On l'écoute, pardonnez-moi,
12:29c'est de ma première existence.
12:30Moi aussi, j'ai un peu chaud.
12:31Écoutons Mme Barbu.
12:33Je suis horrifiée par les gens qui me disent
12:36« Ah, mais il n'y a qu'à mettre la clim partout.
12:39Très bien, on va mettre la clim partout.
12:41Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt ?
12:43Vous croyez que ça va éviter une culture de ne pas exister ?
12:47Vous croyez que ça va éviter la mort des animaux que nous voyons ?
12:51Vous croyez que ça va éviter quoi ?
12:54Rien. Rien.
12:56Ça, ce n'est pas de l'adaptation.
12:58Ça, c'est une mesure d'urgence, peut-être, qu'on peut prendre.
13:01Il faut forcément, bien évidemment,
13:04que les gens ne suffoquent pas.
13:06On est bien d'accord.
13:07Mais ce n'est pas de l'adaptation au changement climatique.
13:10Mesdames, Messieurs,
13:11vous découvrez votre ministre de la Transition écologique.
13:14Il n'y a qu'en France qu'on peut entendre des choses.
13:15Je n'ai jamais vu ça.
13:16Non, mais alors, pour le coup...
13:16Quelqu'un qui a un peu voyagé à travers le monde,
13:18je peux vous assurer qu'il n'y a qu'en France
13:20où on entend ce genre de discours.
13:21Non, mais en disant de ma chronique...
13:23Partout, on est réfrigérés.
13:23C'est peut-être la déclaration la plus lunaire que j'ai jamais...
13:28Il y a eu une déclaration de la ministre de l'Éducation nationale,
13:31mais qui est restée très peu,
13:32et qui est devenue Mme Oudea Castera.
13:34Oudea Castera, oui.
13:35La première déclaration, vous vous souvenez,
13:36devant une école dans le 7e.
13:38C'est des champions, oui.
13:39Ce qui est frappant, c'est qu'elle dit
13:41que ça ne va pas empêcher les feux de forêt,
13:43ça ne va pas empêcher...
13:43Alors, ça n'a absolument rien à voir.
13:45Ce n'est pas prévu pour.
13:46Ça va empêcher la mort des animaux.
13:48Et en fait, elle ne pense pas aux humains.
13:50C'est-à-dire que ça peut empêcher, par contre,
13:52la mort de personnes âgées.
13:54Et donc, c'est typique d'un certain pensée écologique radical
13:59qui est anti-humaniste.
14:00Je n'y avais pas pensé comme ça.
14:02C'est-à-dire que l'homme, quelque part,
14:03est le cadet de leurs soucis.
14:05Parce qu'il est la cause.
14:06Voilà.
14:07Parce qu'il est la cause du mal.
14:08Ce qui est le cas.
14:09Par contre, moi, je ne suis pas d'accord
14:09avec Philippe de Villiers.
14:11Il y a une responsabilité de l'homme indéniable
14:14dans le réchauffement climatique.
14:16Sauf qu'il y avait une canicule
14:18beaucoup plus grave encore en 1911,
14:20une autre en 1947,
14:22une autre en 1976,
14:23une autre en 2003,
14:252023, 2026.
14:26Donc, l'homme,
14:28ce n'est pas le même homme en 1911.
14:30Il y a un consensus scientifique
14:33sur le réchauffement climatique.
14:34Il ne faut pas le lier.
14:35Non, non, non.
14:36Attendez.
14:37Laissez terminer.
14:38Ève, il y a juste une chose.
14:39Vous dites la canicule de 1976.
14:41Non, mais la canicule de 1976,
14:43et Philippe en parlait,
14:44vous regardez le thermomètre en 1976,
14:47c'est 10 degrés que moins qu'en 2026.
14:50Non, c'était de même ordre.
14:51Elles sont plus fréquentes et plus intenses,
14:53et elles vont l'être encore plus dans les années qui viennent.
14:55Ah, moi, j'ai vu ça.
14:56Vraiment.
14:57Les températures sont en gros bellement,
14:59dans les six cas que je viens de citer,
15:02les températures sont du même ordre.
15:04On fait le pari, Pierre ?
15:05Le sujet, c'est qu'en France,
15:06on a la chance d'avoir l'énergie nucléaire décarbonée.
15:10Donc, on aurait très bien pu,
15:11et c'est François Gemmène qui le dit,
15:13expert du GIEC,
15:14c'est pas...
15:15Non, non, non.
15:15Bien sûr qu'on peut assayer des climatisateurs en France.
15:16On aurait très bien pu avoir une climatisation,
15:19généraliser la climatisation.
15:21D'ailleurs, 8 Français sur 10 sont pour...
15:23Dont l'extrême-gauche.
15:24Voilà, et dont, on regardait avec tout à l'heure Pierre Lelouch,
15:29sondage de Doxa pour le Figaro,
15:308 Français sur 10 sont pour la génération de la climatisation,
15:32dont 73% des sympathisants LFI et Europe écologique...
15:36Moi, je voudrais qu'on réécoute Mme Barbu,
15:38qui nous explique que la clim ne sert à rien,
15:40qu'elle ne sert même pas à sauver des arbres, des animaux...
15:45Des animaux, si, elle sert à sauver des animaux, la clim.
15:47Mais c'est absurde.
15:48Et dans le même jour, la même journée,
15:50deux heures plus tard, vous avez M. Lecornu,
15:52qui vient investir et qui libère un chèque
15:55pour 30 000 climatiseurs dans les hôpitaux.
15:58Mais que fait cette femme à ce poste-là ?
16:02C'est pour ça qu'ils ont besoin de vacances.
16:04Elle a un discours purement idéologique,
16:05et ça montre que le macronisme est en fait un gauchisme,
16:08ou en tout cas, est solidaire de la gauche.
16:10C'est surtout un naufrage, mon pauvre ami.
16:12C'est surtout un naufrage, c'est pas autre chose que ça.
16:14Nous avons la chance d'avoir de l'énergie nucléaire
16:17qui nous permet d'équiper l'ensemble de la France en climatisateur
16:20sans participer au réchauffement climatique.
16:23Maintenant, excusez-moi de le dire,
16:25il n'y a pas de consensus scientifique.
16:27Il y a un réchauffement climatique, effectivement.
16:30En revanche, la part de l'humain
16:33et la part des phénomènes physiques
16:36restent controversées.
16:38Madame Barbu, qu'est-ce qu'elle a fait dans la vie ?
16:40C'est très intéressant,
16:41parce que là, on est face à quelqu'un qui est dans le dogme.
16:44C'est pour ça que je disais que c'est une faute politique majeure,
16:46parce qu'elle ne réagit pas
16:48en ministre de la Transition écologique,
16:50mais en militante.
16:51Alors, elle a un CV quand même solide.
16:54Elle a un CV solide.
16:54présidente et directrice générale du Fonds pour l'environnement mondial 2006-2012.
16:59Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies
17:02sur la lutte contre la désertification.
17:04Envoyée spéciale du président de la République
17:07pour la préparation du One Planet Summit
17:09pendant un an.
17:11Elle a été présidente de WWF France
17:15de janvier 2021 à 2023.
17:17Et elle est devenue
17:19ministre de la Transition écologique
17:20en octobre 2025.
17:22Quelques réactions politiques.
17:24Jean-Philippe Tanguy,
17:26vous vous demandiez pourquoi le gouvernement ne donnait jamais la parole
17:28à Monique Barbu pour une interrogation ?
17:30Maintenant, vous savez.
17:32C'est drôle.
17:33David Listard, le maire de Cannes,
17:36est candidat à la présidentielle.
17:37Et moi, je suis horrifié par de tels propos,
17:39sans fondement scientifique,
17:41qui n'ont aucun rapport avec la réalité,
17:43comme il n'y en a pas,
17:44non plus entre la climatisation et les feux de forêt
17:46ou la mort des animaux.
17:48Il y a en revanche,
17:49entre l'absence de climatisation
17:52et la fermeture des écoles
17:53et la mise en danger des patients
17:54dans les hôpitaux surchauffés.
17:57Adaptation basique et mesure d'urgence
17:58de salubrité publique.
18:00Sarah Knafo,
18:01peut-être que la clim n'empêchera pas de feux de forêt,
18:03mais elle empêchera à nos concitoyens les plus fragiles
18:05de faire des malaises ou pire, de décéder.
18:07Je vous assure, il ne faut pas en rire.
18:09Je me demande si la question de la démission de la ministre
18:12va se poser dans les prochaines heures.
18:16Alors évidemment...
18:17Les ministres qui disent des bêtises de...
18:19Non mais là, ce n'est pas des bêtises.
18:20Elle dit n'importe quoi.
18:22Mais c'est la démission de ceux qui l'ont nommée.
18:24Max Lisgui a réagi.
18:26Ses propos sont hallucinants.
18:29Madame la ministre confond
18:31adaptation sur climatisation et atténuation,
18:34réduction des émissions de GES,
18:36gaz à effet de serre.
18:37L'un n'empêche pas l'autre, un.
18:39Deux, la France n'aimait et ne maîtrise
18:41que plus ou moins 1% des émissions.
18:44Et la clim sauve des vies.
18:46Ah oui, la clim sauve des vies.
18:48Non mais moi, si je dis la clim ne sauve pas des vies sur le plateau,
18:50je me fais harcomiser.
18:51Oui, mais la clim sauve des vies.
18:53Vous prenez 50 000.
18:55Et les ministres peuvent se faire harcomiser avec Revelle ?
18:59L'harcomisation, je pense qu'elle va rester à la postérité,
19:03Madame Barbu.
19:04Ah oui, cette déclasse est la meilleure.
19:06Non pas pour son action en faveur de la climatisation,
19:08mais parce que cette petite phrase,
19:10évidemment, va faire couler beaucoup d'encre.
19:12Et ça sera la marque de fabrique de Madame Barbu.
19:15Qui ne l'a pas pour le moment.
19:16Arrêtons la clim, ça n'évitera pas les feux de forêt.
19:19Mais vous savez, ces gens, en fait, appartiennent toujours au même registre.
19:23Souvenez-vous quand même,
19:24quand Madame Dominique Wouanet,
19:25qui était ministre de l'écologie aussi à une autre époque,
19:28se targuait en revenant d'une conférence avec son homologue allemand
19:32d'avoir mis en panne le nucléaire français.
19:35Alors, le retraitement des déchets est une question du nucléaire,
19:38mais enfin c'est, comme vous l'avez rappelé,
19:40l'énergie la plus décarbonée.
19:41Mais quand les gruneunes allemands, pour des raisons politiques,
19:45évidemment bien sentis,
19:46et à mon avis tout le monde dans la classe politique allemande
19:48ne voulait pas avoir à côté de soi
19:50la France avec une énergie pas chère et décarbonée.
19:53Tous ces gens-là, les gruneunes, les verts en fait,
19:56ils ont non seulement permis à la France, si j'ose dire,
20:01d'accumuler du retard,
20:02mais ils ont investi en fait l'idéologie.
20:04Ils ont investi la plupart des cerveaux
20:06et très peu de gens à cette époque allaient les contredire.
20:10On disait, oui, vous avez raison, c'est peut-être dangereux, etc.
20:13Donc en fait, Madame Barbu...
20:15Vous avez parlé sur la fermeture de Fessenheim ?
20:16Oui, mais enfin, attendez, même, sans aller jusque-là,
20:19puisque Hollande l'avait lancé et Macron l'a fait,
20:22mais avant le discours de Belfort,
20:23où là, c'est le virage à 180 degrés du président de la République,
20:26qu'est-ce qu'il nous dit ?
20:27Il nous dit qu'il fermait 13 réacteurs nucléaires.
20:30Donc en fait, voilà.
20:31Aujourd'hui, on...
20:32Alors j'espère que comme pour les masques,
20:34Elliot, j'espère que comme pour les masques,
20:36on ne va pas découvrir que les 30 000 climatiseurs
20:38viennent d'Asie et qu'on ne les aura qu'en décembre.
20:40Oui, ou les canadaires.
20:41Les canadaires, pardonnez-moi,
20:43on nous a promis, lorsqu'il y a eu les fausses forêts,
20:44des nouveaux canadaires.
20:45J'espère que les pompiers ont à disposition
20:48tous ces nouveaux canadaires.
20:50Non mais je regarde, parce que
20:51Arlette Chabot, qui n'est pas non plus
20:53une journaliste de la dernière heure,
20:57c'est une journaliste connue, reconnue,
20:59elle dit quoi ?
21:00Elle dit dans un papier,
21:02la politique c'est un métier,
21:03Emmanuel Macron devrait songer à un autre ministre,
21:06commencer avec Nicolas Hulot
21:08et finir avec Mme Barbu,
21:09ce n'est pas très raisonnable.
21:11C'est ce que j'ai dit,
21:11le problème c'est lui qui les nomme.
21:14Mais alors justement,
21:15ce chaos, c'est quand même géré par quelqu'un.
21:18Le chaos est organisé.
21:19Mme Barbu, je me souviens très bien,
21:20puisque c'était sur votre plateau
21:21quand il y avait eu le remaniement,
21:22c'était l'une des prises de guerre
21:23de Sébastien Lecornu
21:25lors de son dernier remaniement,
21:26on l'avait annoncé d'ailleurs ici.
21:28C'était l'une des seules personnes
21:30avec M. Farandou
21:31qui était issue de la société civile
21:33parce qu'elle venait de WWF,
21:35donc il en était très content.
21:37Sébastien Lecornu jusqu'à...
21:39Et là, à Matignon par exemple,
21:40en couloir, on dit quoi ?
21:41Là je pense que...
21:43Vous pensez, pour l'instant vous n'avez pas...
21:44Vous pouvez creuser un peu ?
21:45J'ai de bonnes raisons de croire
21:47que les deux sorties de cette semaine
21:48de Mme Barbu,
21:49la première sur le fait
21:50qu'il y aurait peut-être une canicule
21:51la semaine du 14 juillet
21:52qui a été démentie par tout le monde,
21:54y compris Météo France,
21:55y compris par la porte-parole
21:56du gouvernement Maude Brejon,
21:57elle est assez mal passée.
21:58Et je peux vous dire que celle-ci,
21:59j'ai de bonnes raisons de croire
22:00qu'elle est mal passée.
22:05Enfin...
22:06Mais qu'est-ce que vous faites ?
22:07Il l'assonge !
22:08Il est écouté Mme Barbu
22:09retourner avec Mme Petatenberg
22:11sur le terrain du militantisme
22:13parce que vous avez totalement le droit
22:14et c'est votre droit de le faire.
22:15Mais elle n'est pas de militant,
22:16elle ne pense ça.
22:18Elle ne distocie pas son militantisme
22:21de son ministère.
22:22On sait très bien qui est Mme Barbu.
22:24Écoutez, je découvre ça.
22:25On va faire une courte pause.
22:26On va se poser aussi la question
22:29de où sont les milliards ?
22:31Parce que où sont passés tous les milliards ?
22:32Vous savez que depuis 2003,
22:33il y a une journée de solidarité.
22:34Ah oui, ça on la sait, oui.
22:36La journée de solidarité,
22:37ça permettait chaque année
22:39d'avoir par exemple 3 milliards
22:40pour notamment...
22:42Les gens imaginaient que c'était aussi
22:44pour les climatiseurs dans les EHPAD,
22:46dans les états...
22:47Non, mais...
22:48Pas que, bien sûr.
22:48Donnez-moi une seconde pour dire
22:50que les boîtes,
22:52les grosses entreprises
22:54qui détiennent le marché
22:55des maisons de retraite
22:57sont suffisamment riches
22:59pour mettre des climatiseurs dans les champs.
23:01Quand elles touchent 3500 balles
23:03par mois,
23:04par résident,
23:06et que ces gens
23:08crèvent de chaud en ce moment,
23:09c'est un véritable scandale.
23:11Les Orpéas et compagnie
23:12qui ont des...
23:14Ce chiffre...
23:15Non, mais ça c'est du privé.
23:16Du privé,
23:16mais dans le public.
23:17Allez, la publicité.
23:18Il suffit d'une règle
23:19qui oblige les directeurs
23:21ou les sociétés
23:23qui détiennent
23:23ces établissements
23:24à installer des climatiseurs.
23:26C'est tout.
23:27Et puis, on parlera aussi
23:28d'Yann Barthez,
23:29le mépris pour les Français
23:30qui sont sous les toits.
23:32Il a persisté encore.
23:33Il a déjà choqué des Français
23:35mais il faut qu'il continue.
23:37Le plan blanc,
23:38on y reviendra.
23:38Il va se faire raccomiser,
23:39vous aussi.
23:39Il est d'extrême droite.
23:40Ah oui, mais ça c'est parce
23:41qu'il est d'extrême droite.
23:43Allez, on revient dans un instant.
23:44Il est 20h32.
23:45Je ne suis même pas...
23:46Avec la fatigue
23:47et les déclarations
23:47de Mme Barthez.
23:48Pourtant, vous avez une très belle lunette.
23:53Il est 20h34
23:54et je pense vraiment
23:55aux téléspectateurs
23:55qui nous rejoignent
23:56il y a l'instant
23:57et qui n'ont pas eu la chance
23:58d'écouter la ministre
23:59de la Transition écologique,
24:01Mme Barbu.
24:02Mme Barbu
24:03qui a perdu son sang-froid
24:05cet après-midi.
24:06Monique.
24:07Son sang-froid.
24:09Mme Barbu.
24:09Mais canicule oblige.
24:11Et peut-être que ça sera
24:12sur le terrain du coup de chaud.
24:14Il y a eu cette maladresse.
24:17Ce qui est extraordinaire,
24:18c'est aussi le système
24:19médiatique.
24:20Dans les médias mainstream,
24:21on vous explique
24:22que c'est une maladresse.
24:23Et j'ai entendu
24:24que le ministre
24:25de l'Éducation nationale
24:26avait été interrogé
24:27sur Mme Monique Barbu
24:28et on a parlé de maladresse.
24:30Il dit Rix
24:31quand il y a un assassinat.
24:32Est-ce que ce que vous allez
24:33entendre maintenant
24:33est une maladresse ?
24:34Je ne suis pas sûr
24:35que ce soit une maladresse.
24:37Le masque de Mme Barbu
24:39est tombé
24:39et c'est la militante
24:41qui a parlé.
24:41C'est comme ça que je le vois.
24:42Peut-être que je me trompe
24:43et bienvenue pour nous en parler
24:44demain matin,
24:45Mme Monique Barbu.
24:47Je suis horrifiée
24:49par les gens
24:49qui me disent
24:50« Ah, mais il n'y a qu'à
24:52mettre la clim partout.
24:53Très bien,
24:53on va mettre la clim partout.
24:55Vous croyez
24:56que ça va éviter
24:57un feu de forêt ?
24:57Vous croyez
24:58que ça va éviter
25:00une culture
25:00de ne pas exister ?
25:02Vous croyez
25:02que ça va éviter
25:03la mort des animaux
25:04que nous voyons ?
25:05Vous croyez
25:06que ça va éviter quoi ?
25:09Rien.
25:10Rien.
25:10Ça, ce n'est pas
25:11de l'adaptation.
25:12Ça, c'est une mesure
25:13d'urgence, peut-être,
25:15qu'on peut prendre.
25:16Il faut forcément,
25:17bien évidemment,
25:18que les gens
25:19ne suffoquent pas.
25:20On est bien d'accord.
25:21Mais ce n'est pas
25:22de l'adaptation
25:23au changement climatique.
25:24Un mot sur les animaux.
25:26Elle parle des humains
25:26à la fin.
25:27Un mot sur les animaux.
25:28Il ne faut pas suffoquer.
25:28Les animaux qui sont
25:29si chers à Mme Barbu.
25:30Je voudrais lui dire
25:31qu'à Qatar,
25:33il y a une énorme ferme.
25:34Ils sont très fiers.
25:35Ils font tout leur lait,
25:36leur yaourt.
25:37Tout ça est fait
25:37au Qatar.
25:38Dans une énorme ferme
25:40de 25 000 vaches,
25:42la ferme,
25:42elle est entièrement
25:43climatisée.
25:44Donc, je lui souhaite...
25:46Je vais peut-être aller...
25:47Pout que d'aller dormir
25:48chez Julie hier soir,
25:49je vais peut-être
25:50aller dormir
25:50avec les 25 000 vaches.
25:51Je vous suggère
25:51d'aller dormir
25:52avec Mme Barbu
25:53dans l'étable
25:54à vaches du Qatar.
25:57Bon, plus sérieusement,
25:59sur la canicule,
26:01la question,
26:02c'est est-ce que
26:03les pouvoirs publics
26:04sont dépassés
26:05et où sont passés
26:06tous les milliards
26:07qui étaient promis
26:08pour, justement,
26:09qu'on ne se retrouve pas
26:10dans une situation
26:12obligée de fermer
26:12les écoles
26:13ou tout se fait
26:15dans la précipitation ?
26:16Donia Tengour.
26:18Après la canicule
26:19historique de 2003,
26:21le gouvernement
26:21de Jean-Pierre Raffarin
26:22veut à l'époque
26:23marquer le coup
26:24face au drame
26:24qui a causé
26:25la mort de près
26:26de 15 000 personnes.
26:27L'exécutif vote
26:28la loi du 30 juin 2004
26:30pour créer
26:31une journée
26:31de solidarité.
26:32Le concept est inédit.
26:34Les salariés
26:34travaillent un jour
26:36de plus par an
26:36sans être payés,
26:37souvent le lundi
26:38de Pentecôte,
26:39tandis que les employeurs
26:40versent une taxe
26:41de 0,3%
26:42sur leur masse salariale.
26:44Aujourd'hui,
26:45ce dispositif rapporte
26:46plus de 3 milliards
26:47d'euros par an.
26:48Cet argent
26:49est intégralement
26:50fléché
26:51par la Caisse nationale
26:52de solidarité
26:53pour l'autonomie.
26:54Alors,
26:54où va
26:54cette contribution financière ?
26:56Dans le financement,
26:57d'abord,
26:58de la rénovation
26:59des EHPAD,
27:00le recrutement
27:00du personnel soignant
27:02ou encore
27:02dans des aides
27:03pour permettre
27:03aux personnes âgées
27:04de vivre à domicile.
27:06Alors,
27:06la journée de solidarité
27:07est efficace
27:08pour récolter des fonds
27:10et financer
27:11l'aide humaine
27:11au quotidien.
27:12Cependant,
27:13elle ne suffit pas
27:14à moderniser
27:15l'infrastructure
27:16des EHPAD,
27:17notamment face
27:17aux canicules
27:18comme celles
27:19qu'on est en train
27:20de vivre,
27:20le budget privilégiant
27:21notamment le personnel
27:23plutôt que
27:24les travaux lourds.
27:25que les résidents.
27:27Est-ce que c'est grave,
27:28docteur ?
27:29Oui,
27:29c'est très grave.
27:30Le diagnostic
27:31est, je dirais,
27:33incurable
27:33parce que là,
27:34où Madame
27:34a raison tout à l'heure,
27:36c'est que les caisses
27:36sont vides.
27:38Aussitôt,
27:38un peu d'argent rentre,
27:39il est de toute façon
27:40pris par les budgets
27:42ordinaires.
27:42Le problème,
27:43si la France
27:44veut vraiment se moderniser,
27:45c'est qu'il faut diminuer
27:46et pas augmenter
27:48les dépenses publiques
27:48pour recréer
27:49de la prospérité
27:50et recréer
27:51des marges de manœuvre.
27:52Aujourd'hui,
27:53la France
27:54est un des trois
27:55pays au monde
27:55avec le taux
27:56le plus élevé
27:57de dépenses publiques
27:58et de prélèvements
27:59obligatoires.
27:59Les caisses
28:00ne sont pas si vides
28:01que ça.
28:02C'est comment
28:03vous utilisez
28:04cet argent ?
28:04Prenons l'échelon local.
28:06Regardez à Nice,
28:07par exemple.
28:07À Nice,
28:08ils vont mettre
28:09en place
28:09un dispositif
28:10de climatisation
28:11dans toutes les écoles.
28:12Et la question
28:13que j'ai posée,
28:13c'est est-ce que vous
28:14nous faites le coup
28:14de la com',
28:15c'est-à-dire
28:15dans toutes les écoles,
28:17on a une clim,
28:17c'est-à-dire
28:18il y a une petite salle.
28:19Non, non, non.
28:19Dans toutes les classes,
28:21il y aura une quille.
28:22Ils ont budgétisé ça,
28:23je crois,
28:24plus de 25 millions d'euros.
28:25Si mes souvenirs sont bons.
28:26Oui, mais avant
28:26il a coupé
28:27dans les dépenses.
28:28Mais il dit
28:30plutôt que d'investir
28:32dans ça,
28:33moi j'ai investi
28:34dans ça.
28:34Mais il a d'abord
28:35coupé dans les dépenses.
28:36Mais j'entends.
28:37Je ne sais pas
28:37si vous avez vu,
28:38c'est absolument effrayant.
28:39Je vais vous donner
28:40trois chiffres
28:40puisque vous parlez
28:41de dette.
28:42On a dépassé
28:42les 3 500 milliards
28:44d'euros de boute.
28:45Oui.
28:45Au premier semestre
28:46de l'année,
28:46qu'on vit en ce moment,
28:48la dette publique
28:49a augmenté de 76 milliards.
28:51En dépit de ça,
28:52on a payé 51 milliards
28:53d'impôts en plus.
28:54Ce qu'on ne dit pas
28:55au français.
28:55On a payé 51 milliards
28:57d'impôts en plus.
28:58On a payé 42 milliards.
28:59En réalité,
28:59quand on réduit
29:00un peu l'éficit budgétaire,
29:01on le fait parce qu'on
29:02augmente les impôts
29:03massivement.
29:03Pour le reste,
29:04rien n'est fait.
29:05Les réformes
29:06de la dépense publique
29:07qu'on attend depuis
29:08les siècles...
29:08Rappelez-vous,
29:09Bérou,
29:10l'été dernier,
29:10a dit que je vais faire
29:1140 milliards d'économies.
29:12Oui, oui, oui.
29:13On sort avec 51 milliards
29:15d'impôts en plus
29:16et zéro économie.
29:17Au contraire,
29:18les dépenses
29:19ont continué à croître.
29:19Voilà,
29:19et Sébastien Lecornu
29:20a le 6 milliards
29:22modeste d'économies.
29:23On n'en connaît même pas
29:25le déroulement.
29:26Alors évidemment,
29:26ils ne trouvent pas
29:27l'argent pour les sourds.
29:28C'est la première fois
29:29qu'il faut le dire
29:30qu'un gouverneur
29:31de la Banque de France,
29:32celui qui est parti,
29:33François Villerois de Gallo,
29:34a quand même dit
29:35qu'il n'y avait plus
29:35un euro en caisse.
29:36C'est la première fois
29:37que j'entendais.
29:38Un gouverneur
29:39de la Banque de France
29:43vous allez dire...
29:43Mais c'est comment
29:44vous l'utilisez ?
29:44La guerre en Ukraine...
29:45Voilà, par exemple.
29:46Non, les retraits
29:47par l'Ontario
29:48c'est aussi l'emprunt.
29:49Mais donc ça veut dire
29:50pardonner cet emprunt.
29:51Attendez,
29:52écoutez-vous tout ensemble,
29:53ça veut dire
29:53qu'il y a de l'argent.
29:55Il y a de l'argent,
29:56c'est comment
29:57vous le dispatchez ?
29:58Non,
29:58on n'a pas d'argent en vérité.
30:00Tout l'argent
30:00qu'on dépense,
30:01on l'emprunte.
30:02Bien sûr.
30:03Quand on dit par exemple
30:0490 milliards de plus
30:05pour l'Ukraine,
30:06dont 17 milliards
30:07pour la France,
30:08cet argent
30:09il n'est pas budgété.
30:10On va l'emprunt
30:11s'il vous plaît.
30:11Il n'est pas dans le budget
30:12de la défense.
30:13Allez, on a un mot
30:13parce que j'ai l'impression
30:14qu'on essaie
30:15un petit dialogue.
30:16Vous avez parlé
30:16des 4 milliards,
30:17ça c'est quelque chose
30:18qu'on peut arrêter
30:18du jour au lendemain.
30:19Sur l'emprunt,
30:20moi je ne parlais pas
30:20de cet emprunt,
30:21je ne parlais pas
30:21des 17 milliards
30:22de l'emprunt
30:22de la guerre en Ukraine,
30:23je parlais des 11 milliards
30:24que la France
30:24a d'ores et déjà donné
30:26dans l'aide à l'Ukraine,
30:28que ce soit l'aide
30:30simplement de l'argent,
30:31soit de l'aide technique.
30:32Donc à un moment donné,
30:33l'argent on l'a.
30:33Il y a 20 milliards d'euros
30:35à faire d'économie
30:36sur les aides sociales
30:37non contributives
30:38pour les étrangers.
30:39C'est un choix politique
30:41mais le problème
30:41c'est que ce gouvernement
30:42ne veut pas le faire,
30:44il ne veut pas baisser
30:44la dépense publique,
30:45il ne veut pas s'en prendre
30:46aux agences de l'Etat
30:48qui coûtent un paquet de pain,
30:49un pognon d'un,
30:50à l'EME,
30:51à toutes les agences.
30:53Sans aucun problème.
30:55Je cherchais l'ADEME,
30:56je crois que l'ADEME...
30:577 milliards.
30:57Combien ?
30:587 milliards.
30:58Bon, imaginez 7 plus 4,
31:00je ne sais pas pourquoi
31:01je pense à 4,
31:02ça fait 11 déjà.
31:04Je crois que les 4
31:04on voit très bien.
31:06Et dans le même temps...
31:07900 milliards d'euros
31:10dans ce pays
31:11sont consacrés
31:12à la redistribution.
31:13Et dans le même temps,
31:14vous avez des Français
31:15qui sont en souffrance
31:16et puis vous avez une élite
31:18parfois qui se moque
31:19des gueux
31:20ou des petites gens.
31:23Sur ce plateau par exemple,
31:24c'est agréable,
31:25il fait plutôt bon,
31:27mais jamais il ne me viendrait
31:28à l'esprit de me moquer
31:30des Français
31:31qui peuvent vivre...
31:32Vous savez,
31:32les étudiants par exemple
31:33à Paris,
31:35beaucoup ont une chambre
31:36de bonne sous les toits.
31:37Mais il fait 40,
31:3845...
31:38C'est un enfer.
31:39D'accord ?
31:40Bon, cette semaine,
31:41Yann Barthès s'est moqué
31:42des gens qui vivent
31:43sous les toits
31:43alors que la France
31:44est touchée par de fortes chaleurs.
31:45Je vous propose
31:46de revoir cette séquence.
31:48Comme on le disait hier,
31:49tout le monde a chaud.
31:50C'est rare d'ailleurs
31:51de vivre un événement universel.
31:53On est tous logés
31:54à la même enseigne.
31:55Si vous croisez Bernard Arnault,
31:57il aura chaud.
31:58Un ministre,
31:59il aura chaud.
31:59Il aura aussi chaud
32:00que vous
32:01ou que votre voisin
32:02du dessus
32:02ou du dessous
32:03et que vous habitiez
32:05dans le nord,
32:06dans le sud,
32:06enfin non.
32:07Il y a cette catégorie
32:08de personnes
32:08qui est plus concernée
32:10que tous les autres.
32:12Il y a...
32:13Il fait extrêmement chaud
32:14chez moi,
32:15évidemment,
32:15en plus j'habite
32:16sous les toits.
32:17Il y a ceux
32:18qui vivent sous les toits
32:20et ils le précisent.
32:22J'habite
32:23au troisième étage
32:24sous les toits.
32:25Donc ils se sentent
32:26autorisés
32:27à parler plus fort
32:28car j'habite
32:29sous les toits.
32:31Tout le monde s'en fout.
32:32Non,
32:33tout le monde s'en fout pas.
32:34Le mépris,
32:35tout le monde l'a compris
32:36et ce qui est saisissant
32:38c'est que
32:39vous vous plantez.
32:40Le lendemain,
32:41vous dites
32:41si j'ai heurté les gens,
32:42je présente mes excuses.
32:44Évidemment,
32:45et ça aurait pu être drôle
32:46justement qu'il fasse
32:47une pastille sous les toits
32:48avec un étudiant
32:49qui lui explique
32:50ce que c'est
32:50de vivre sous les toits
32:51et pas avec sa clim
32:52et son prompteur
32:53pour faire une blague
32:53qui n'est pas drôle
32:54sauf pour le petit comité.
32:56Et réécoutez
32:57parce que hier,
32:58il a persisté
32:58et signé.
33:02Il fait plus de 40
33:03dans les rues de la capitale
33:05et dans une bonne partie
33:06du pays.
33:06Nous avons encore chaud.
33:10Tous.
33:11Tous chaud.
33:12Tous.
33:15Et le petit comité
33:16à la fin.
33:16ou bien
33:18vous soufflez.
33:19Non mais c'est intéressant.
33:19En fait,
33:21je trouve,
33:21les journalistes,
33:22on ne sait plus quoi dire
33:23sur la canicule
33:23en même temps.
33:25je pense que voilà.
33:26On est obligé de dire
33:26des conneries.
33:27Non mais c'est pas très grave
33:28non plus.
33:29Mais je ne dis pas
33:30que c'est grave,
33:30je dis que c'est méprisant.
33:31Je ne dis pas que c'est grave.
33:32Je ne sais même pas
33:32si c'est mépris parce que
33:34vous pensez qu'il y a un syndicat
33:36des gens qui vivent sous les toits ?
33:37Non parce que sous les toits
33:38ce n'est pas forcément
33:39ça peut être des bobos
33:40qui vivent sous les toits.
33:42Mais je ne comprends pas.
33:42Non mais ce que je veux dire
33:43c'est qu'il n'y a pas besoin
33:44d'en faire toute une histoire.
33:45C'est qu'au bout d'un moment
33:46il a raté quoi.
33:47Il a raté sa blague.
33:49Je n'ai pas commencé avec ça
33:51dans l'émission.
33:52Simplement je vois que
33:54si vous voulez
33:55les rires, moqueurs
33:58la blague manquée
34:00mais je ne pense même pas
34:01que c'est une blague.
34:02Mais ce que je veux dire par là
34:03c'est qu'on pourrait
34:05simplement au lieu
34:06d'être méprisant
34:07d'aller au plus près des gens
34:08pour se demander
34:09pourquoi on fait 40 ans.
34:12Je suis 100 fois d'accord
34:13avec vous.
34:14Je suis 100 fois d'accord.
34:15Ils ne sont pas journalistes
34:15ils sont humoristes.
34:16Vous avez raison.
34:17Elliot, ou bien
34:18il est très bête
34:19ou bien il est totalement
34:20hors sol
34:21parce que moi
34:22j'y vois essentiellement
34:23du mépris.
34:23Ou alors c'est une blague grattée.
34:24En plus si vous voulez
34:25quand on parle d'écologie
34:26c'est toujours le serpent
34:28qui se mord la tête.
34:29Parce que vous savez
34:29qu'Eliot
34:30on a convaincu
34:31les français
34:32qu'il fallait isoler
34:33les bâtiments.
34:34Donc quand vous êtes
34:35sous un toit
34:36au dernier étage
34:37et que vous avez isolé
34:39votre chambre
34:40votre ex-chambre de bonne
34:42et bien vous crevez
34:43littéralement de chaud
34:44bien davantage
34:45que si vous n'avez pas
34:46isolé votre bâtiment.
34:47Moi je suis pour l'isolement
34:47des cons.
34:47Donc les politiques énergétiques
34:49se retournent
34:51contre la population.
34:53Autre sujet
34:54à présent
34:55il nous reste
34:56un peu plus de 10 minutes
34:57et c'est un sujet
34:58ça c'est intéressant
34:59j'ai hâte d'avoir
35:00votre avis
35:00parce que
35:02les avis diffèrent.
35:03Vous vous souvenez
35:04du fameux test
35:05anti-drogue ?
35:06Bah oui.
35:07Bah oui.
35:08Dans une circulaire
35:09le 17 juin
35:10le barbu
35:11Sébastien Lecornu
35:13a demandé
35:14à ses ministres
35:15et aux membres
35:16de son gouvernement
35:17d'organiser
35:18des dépistages
35:19et ils l'ont
35:19annoncé publiquement.
35:21Bon ça c'est un premier point
35:22mais les résultats
35:24barbu
35:24Les résultats
35:26vous avez aussi
35:27un coup de chaud
35:27je vais vous mettre
35:27sous la pique
35:30mais non mais
35:31vous n'aurez
35:32jamais
35:32les résultats
35:34les résultats
35:35ne seront pas
35:36rendus publics
35:37et l'argument
35:38c'est de dire
35:38on n'est pas un tribunal
35:40on a lancé
35:40cette campagne
35:41de dépistage
35:42au nom de l'exemplarité
35:43de la sécurité
35:43de l'état
35:44ces postes exposent
35:45et rendent par nature
35:46les postes vulnérables
35:48on n'entend pas
35:48pour autant
35:49rendre public
35:50les non-médients
35:51Pierre Lelouch
35:51a raison
35:52ce gouvernement
35:53doit prendre
35:53des vacances
35:56On aura le résultat
35:58parce que les gens
35:59qui ont été testés
36:00positifs
36:01ils vont être virés
36:01donc je ne sais pas
36:02combien il restera
36:03deux gens dans les cabinets
36:04ou deux ministres
36:05à la tête des ministères
36:06mais qu'est-ce que vous en savez
36:07c'est ce qu'ils ont dit
36:08c'est ce qu'ils ont dit
36:10ils ont dit
36:11mais ils ne vont jamais virer
36:12personne n'est viré
36:13dans la administration
36:14ceux qui sont dépistés
36:17seront conduits
36:17enfin incités
36:18à démissionner
36:19et donc il y a déjà
36:20eu deux personnes
36:20c'est le cas
36:21d'un conseiller agricole
36:23je crois qu'il a démissionné
36:24historiquement
36:24et un haut fonctionnaire
36:25pour l'instant
36:26on a déjà
36:27ça touche
36:28le conseiller agricole
36:29il y a quelque temps
36:30dans le passé
36:31il y a déjà eu
36:32deux personnes
36:32vous voulez dire
36:33pas depuis le dépistage
36:34là on va voir
36:35ça va être intéressant
36:35de voir qui démissionne
36:36vous savez la photo
36:37de rentrée
36:37il n'y a plus que trois ministres
36:39qu'est-ce qu'il s'est passé
36:40c'est ça
36:41qu'est-ce qu'il s'est passé
36:42c'est barbu
36:43moi je veux que barbu
36:44Sabrina Agresti-Roubach
36:46la députée de Marseille
36:48pardon
36:48plaisante un peu
36:49parce que c'est la canicule
36:51la ministre de Marseille
36:53elle a fait le test
36:53Sabrina Agresti-Roubach
36:54Agresti-Roubach
36:55devant les caméras
36:56donc il s'est avéré négatif
36:58donc elle on sait
36:58qu'elle ne va pas démissionner
36:59mais pour les autres
37:00on ne sait pas encore
37:02c'est le meilleur exemple
37:04de la communication
37:04de la communication
37:06à outrance de ce gouvernement
37:07qui pour montrer
37:09qu'ils sont
37:10en premier plan
37:11sur la lutte
37:12contre le narcotrafic
37:13veulent montrer pas de blanche
37:14et veulent montrer
37:14que tout va bien
37:15et ils vous disent
37:16que ce sera public au départ
37:17et puis ensuite
37:18ils les font
37:19j'ai pas d'informations
37:20sur la fiabilité
37:22de ces tests là
37:22et qu'est-ce que ça a donné
37:23et ensuite
37:24ils disent
37:24on ne les rendra pas publics
37:26je vous jure
37:26si on est un français
37:28et qu'on regarde ça
37:29comment voulez-vous
37:31que la défiance
37:31envers le politique
37:32elle ne soit pas encore
37:33plus grande
37:33les auditeurs
37:34ils vont promettre
37:35mon émerveille
37:36ça c'est plus rigolo
37:38que la blague de Barthez
37:39c'est beaucoup plus rigolo
37:44les auditeurs
37:44sur Europe 1
37:45par exemple
37:45ils nous appelaient
37:46en disant
37:46mais comment
37:48voulez-vous
37:48qu'on n'ait pas
37:49un doute
37:51sur pourquoi
37:52ils ne rendent pas ça public
37:53est-ce qu'ils veulent
37:54cacher des choses
37:55c'est quand même étrange
37:56c'est pas la justice
37:57ça n'a rien à voir
37:59à ce moment là
38:01il faut qu'ils arrêtent
38:02de faire les malins
38:03faites attention
38:04je pèse mes mots
38:07peut-être que
38:08cette affaire
38:09est une des explications
38:11une des explications
38:12du chaos
38:13qui règne dans ce gouvernement
38:14peut-être qu'il y en a
38:16qui exagèrent
38:16il y en a qui cherchent
38:17à se faire virer
38:18en revanche
38:18plus sérieusement
38:20le président
38:20la vraie question
38:24c'est que
38:24au moment où
38:26le 17 juin
38:27il y a cette circulaire
38:28qui est donnée
38:29à l'administration
38:30vous avez
38:31la haute administration
38:32et l'administration
38:33ce qu'on appelle
38:33aux Etats-Unis
38:34vous savez
38:34les deep states
38:36je peux vous dire
38:36qu'ils étaient
38:38très en colère
38:39on va pas se mettre
38:40à
38:40mais c'est quoi cette histoire
38:41on travaille comme des damnés
38:42etc
38:43et peut-être
38:44que le fait
38:44de ne pas rendre public
38:45c'est aussi
38:47dû à la pression
38:48qui a été mise
38:49par
38:50l'état
38:50du profond
38:52qui décide
38:53qui gouverne
38:53est-ce que c'est le ministre
38:54qui est là pendant 6 mois
38:55ou est-ce que c'est l'état profond
38:57bonne question
38:59est-ce que vous allez le faire
39:00à CNews
39:00mais moi j'ai aucun problème
39:02mais alors là
39:02j'ai aucun problème
39:03pour le faire
39:03et je trouve que
39:04non mais
39:05les journalistes
39:06faites-le dans votre rédaction
39:08à Marianne
39:08mais pourquoi
39:09votre médecin par exemple
39:11et je vous souhaite évidemment
39:12aucun problème de santé
39:13mais imaginez que votre chirurgien
39:15c'est un chirurgien
39:16qui est consommateur
39:17régulier de drogue
39:19peut-être que vous allez
39:20aller voir un autre médecin
39:21c'est important
39:22Jean-Luc Mélenchon
39:24à présent
39:25et nous allons parler
39:25dans un instant
39:26de votre enquête
39:28dans Marianne
39:29mais avant de parler
39:31de l'enquête
39:31Jean-Luc Mélenchon
39:32la toute dernière déclaration
39:33très intéressant
39:34de voir ce qui s'est passé
39:35le 7 octobre 2023
39:37la France Insoumise
39:38pour certains
39:39avait assimilé
39:39des attaques du Hamas
39:40à une offensive armée
39:41de forces palestiniennes
39:42en ne soulignant pas
39:43le caractère terroriste
39:44c'est ce qu'écrit
39:45le Figaro aujourd'hui
39:46qui a voulu recontextualiser
39:48bon
39:48Jean-Luc Mélenchon
39:48a pris la parole
39:49et il y a une nouvelle polémique
39:51puisqu'il estime
39:53que le caractère terroriste
39:54de l'attaque
39:55peut être questionné
39:56mais pourquoi il fait ça ?
39:58il fait ça parce que
39:59le 7 juillet prochain
40:00vous avez Rima Hassan
40:02qui sera devant les tribunaux
40:04pour apologie du terrorisme
40:06après les déclarations
40:07notamment sur le Hamas
40:08et il remet au centre
40:10du jeu politique et médiatique
40:13la question du 7 octobre
40:15c'est-à-dire qu'il va recréer
40:17tout conflictualisé
40:18il va recréer ce climat-là
40:19à quelques jours
40:20de ce procès
40:23écoutez Jean-Luc Mélenchon
40:26j'ai dit
40:27ce n'est pas seulement un instant
40:29car celui qui est mis en examen
40:31a son nom dans la presse
40:33en gros
40:34apologie du terrorisme
40:36puis s'il est un jour ou l'autre
40:38ou si elle est un jour ou l'autre
40:39relâchée
40:40qu'il y a un non-lieu
40:41jamais on ne retrouve
40:43les mêmes gros titres
40:44si bien que le tout-venant
40:45qui est assez stupide
40:46pour croire ce qui est écrit
40:48dans la presse
40:48peut croire qu'en effet
40:50et bien il y aurait parmi nous
40:52des gens qui se réjouiraient
40:54du terrorisme
40:55à supposer
40:56que les actes dont on parle
40:57soient bien du terrorisme
40:59car vous le savez comme moi
41:00la question de la forme
41:02de la résistance
41:03que l'on oppose
41:04à une oppression
41:04et à une occupation
41:06quelle que soit la vie
41:07qu'on puisse avoir
41:08entre nous
41:09et chacun pour soi
41:11est une affaire
41:12qui se discute
41:13parce que le droit international
41:15sur ce point
41:16permet que cela soit discuté
41:18à supposer
41:19qu'il soit terroriste
41:20à supposer oui
41:21non il a tort
41:22l'apologie du terrorisme
41:23n'est pas une opinion
41:24c'est un délit
41:26voilà
41:26mais tout ça
41:28ça sert à expliquer
41:29qu'effectivement
41:30les gens chez eux
41:31il y en a beaucoup
41:31comme Rima Hassan
41:33qui pensent
41:34qu'il s'agit de résistance
41:35et pas de terrorisme
41:36n'ont rien à voir
41:36avec la justice
41:37et il dit ça
41:39attends
41:40il s'est passé
41:41quelque chose
41:42de très important
41:43en début de semaine
41:44au Panthéon
41:45avec Marc Bloch
41:46la panthéonisation
41:48c'était la deuxième mort
41:49de Marc Bloch
41:50Marc Bloch a été fusillé
41:53parce que résistant
41:54et parce que juif
41:55or là
41:56on a vu
41:57l'extrême gauche
41:59blanchi
41:59du doute d'antisémitisme
42:01des accusations
42:02ils ont pratiqué
42:03l'antisémitisme
42:04ouvertement
42:05depuis des mois
42:06pour fabriquer
42:07ce clivage
42:08dans le pays
42:08sur la race
42:10si vous n'êtes pas
42:11immigrationniste
42:12et pro-racisé
42:13vous êtes automatiquement
42:15fasciste
42:15c'est ça l'argument
42:16de Mélenchon
42:17et c'est ça
42:18qu'il a obtenu
42:19au Panthéon
42:21de se retrouver
42:22blanchi
42:23de ces accusations
42:23et il en rajoute
42:24aujourd'hui
42:25en expliquant
42:26que chez lui
42:26il n'y a pas de terrorisme
42:27moi je pense au contraire
42:29que Jean-Luc Mélenchon
42:30et Rima Hassan
42:31savent parfaitement
42:32que le 7 octobre
42:33est du terrorisme
42:34mais par rapport
42:35à leur électorat
42:36et par rapport
42:37à l'enfer
42:37de l'élection
42:40pour Madame Hassan
42:41c'est pas du terrorisme
42:42c'est de la résistance
42:42autre chose
42:43que du terrorisme
42:44de tuer des femmes enceintes
42:46de violer des femmes
42:47de tuer des enfants
42:48d'entrer dans la maison
42:49cette femme est une militante
42:51palestinienne
42:52qui défend le Hamas
42:53pour qui cette attaque
42:55n'était rien d'autre
42:56qu'un acte de résistance
42:57c'est ce que vient de redire
42:58Mélenchon
42:59si Jean-Luc Mélenchon
43:02prend la parole
43:03en disant ça
43:04et c'est là
43:05où la question de la justice
43:06il y a vraiment un sujet
43:07ça fait deux ans et demi
43:09que ça dure
43:09vous connaissiez
43:10au moment de la déclaration
43:12c'était quelques jours
43:13quelques jours après
43:14le 7 octobre
43:15si mes souvenirs sont bons
43:16pour Réma Hassan
43:16dans le métier
43:18ça met deux ans et demi
43:21avant d'être jugée
43:22c'est une autre déclaration
43:23justement
43:25le 7 juillet
43:26ça sera pas pour
43:26elle est jugée
43:28pour avoir
43:31c'est pour l'apologie
43:33du terrorisme
43:33un terrorisme japonais
43:35absolument
43:35pour ses propos
43:37le 7 octobre
43:38et ce qui a suivi
43:39elle a été lavé
43:41de tout soupçon
43:42elle avait déjà fait
43:42des heures de garde à vue
43:43là c'est pour un tweet
43:44qu'elle a fait
43:45il y a quelques mois
43:46où elle rendait hommage
43:47à un terroriste
43:48de l'armée rouge japonaise
43:49qui avait
43:50dans l'aéroport Ben Gurion
43:51en 1972
43:53tué 26 juifs
43:55et elle disait
43:56que c'était un héros
43:56de la cause palestinienne
43:57voilà pourquoi
43:58elle va être jugée
43:59le 7 juillet
44:00et alors ça va faire
44:00une jurisprudence
44:02parce que si aujourd'hui
44:03elle est lavée de tout soupçon
44:04enfin si le 7 juillet
44:05elle est lavée de tout soupçon
44:05ça veut dire qu'on peut
44:06rendre hommage
44:06à des terroristes
44:08imaginez donc
44:09par exemple
44:10des personnes qui pourraient
44:11rendre hommage
44:12à des terroristes
44:12parce que vous avez bien fait
44:14de recontextualiser
44:15j'avais plus
44:16tous ces éléments
44:17revenons à l'enquête
44:18que vous avez faite
44:19dans les colonnes
44:20de Marianne
44:21je rappelle que vous êtes
44:23la directrice
44:23de la rédaction
44:24de Marianne
44:25parce que vous êtes
44:26il y a Jean-Luc Mélenchon
44:27qui est à la une
44:28de votre journal
44:29on va la découvrir ensemble
44:30comment la France insoumise
44:31a trahi les gays
44:32qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
44:34on s'est intéressé
44:34parce que samedi
44:36ça devait avoir lieu
44:37la marche des fiertés
44:38comme on appelle aujourd'hui
44:40la guerre
44:40qui s'appelait la guerre
44:40la guerre
44:41la guerre
44:41exactement
44:41et donc on a voulu regarder
44:43quelle était la position
44:45des élus de la France insoumise
44:46sur la question
44:47de l'homophobie
44:48et on a remarqué
44:50que quand l'homophobie
44:52vient plutôt des musulmans
44:55elle n'est pas dénoncée
44:56il y a un silence
44:57quand elle vient en revanche
44:59des catholiques intégristes
45:02civitas etc
45:02là elle l'est
45:03et alors par exemple
45:04on a remarqué
45:06que le député LFI
45:09Ali Douara
45:10maire de la Courneuve
45:12il y a eu la pride
45:13des banlieues
45:14à la Courneuve
45:15il est invisible
45:16de toutes les photos
45:17et en fait
45:18quand on voit
45:19il avait volé au secours
45:21de l'imam homophobe
45:23et antisémite
45:24Hassan Iqusen
45:26donc on n'est pas étonné
45:27finalement
45:28cet imam
45:29qui avait dit
45:30chez nous
45:31les musulmans
45:31l'homosexualité
45:32n'est pas la bienvenue
45:33elle est condamnée
45:34par les textes
45:34de manière claire
45:35voilà
45:36David Guiraud
45:37la même chose
45:39maire de Roubaix
45:42on se souvient
45:43de Sophia Chikirou
45:44avec
45:44qui avait traité
45:45les salariés
45:46du média
45:46de tafiole
45:47de merde
45:48voilà
45:49donc on a voulu montrer
45:50que ce silence
45:51cette sorte de
45:55dénonciation
45:55à géométrie variable
45:56voilà
45:57particulièrement présente
45:58ils ont une légère
45:59contradiction
46:00voilà
46:00il y a une légère
46:01contradiction
46:01et en fait
46:02un des effets
46:03ce qu'on montre aussi
46:04dans notre enquête
46:05c'est que du coup
46:06le rassemblement national
46:08est devenu
46:09le parti
46:10le plus
46:11gay friendly
46:12aujourd'hui
46:13alors c'est pas nouveau
46:14mais ça s'accélère
46:16et voilà
46:17on a
46:18une enquête
46:19aussi là dessus
46:19et que vous répondent
46:21non mais ce qui est intéressant
46:21c'est que vous répondent
46:22les lieutenants
46:24de la France insoumise
46:24ou les hauts dirigeants
46:25j'imagine que vous avez
46:26essayé de les interroger
46:27sur les contradictions
46:28de la France insoumise
46:29de
46:31de certains
46:32de LFI
46:33qu'est-ce qu'ils vous répondent
46:34à cela
46:34alors ils répondent
46:35qu'ils mettent en avant
46:36ceux qui
46:37par exemple
46:38Manon Aubry
46:39effectivement
46:39sur ce sujet
46:41elle n'a jamais bougé
46:43voilà
46:43elle dénonce
46:44etc
46:45récemment il y a eu
46:46un jeune Noam
46:47du 19 ans
46:48qui a été tué
46:49à Metz
46:50qui était d'ailleurs
46:51en partie d'origine arabe
46:52il est d'une famille mixte
46:54et là
46:55le groupe LFI
46:56a demandé
46:56une minute
46:57une minute de silence
46:59à l'Assemblée nationale
47:00donc voilà
47:00mais
47:01on sait
47:02voilà
47:03on peut pas dire
47:04que le parti
47:05on ne dit pas
47:06que le parti
47:07est homophobe
47:07on dit simplement
47:08que
47:09comment
47:10LFI a trahi
47:13réconcilier
47:15l'islamo-gauchisme
47:16et l'homo-gauchisme
47:17exactement
47:17c'est les contradictions
47:18de la gauche
47:19intersectionnelle
47:20et vous me faites
47:21la transition
47:22puisque d'une enquête
47:23Marianne
47:24à un reportage
47:26que vous allez découvrir
47:27dans quelques instants
47:28la Nouvelle France
47:29de Jean-Luc Mélenchon
47:31c'est de la découvrir
47:32dans quelques instants
47:32produit par Janton
47:33Janton Productions
47:34merci à tous les cinq
47:35merci à toutes les équipes
47:36en réagir
47:37il est 20h58
47:38merci à madame Barbu
47:39et allez les bleus
47:41allez les bleus
47:43je ne dors pas chez vous
47:44et encore une fois
47:44un grand merci
47:45pour hier soir
47:46cher ami
47:47je ne savais pas
47:48ma félicitation
47:51oui
47:52c'est ça
47:52c'est ça
47:52c'est ça
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