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  • il y a 13 heures
Ce vendredi 26 juin, le bref recul des valeurs tech notamment la quatrième séance consécutive dans le rouge du Nasdaq, l'inflation qui a atteint son plus haut niveau depuis trois ans aux États-Unis, et le raffermissement du dollar, ont été abordés par Valentin Bissat, chef économiste et stratège au sein de Mirabaud AM, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Valentin Bissat, chef économiste et stratège de Mirabeau Asset Management.
00:04Bonjour Valentin, merci de nous accompagner ce matin.
00:07Quatrième séance dans le rouge hier soir pour le Nasdaq.
00:10C'est vrai qu'après un parcours spectaculaire depuis la fin du mois de mars,
00:16il y a de plus en plus d'interrogations sur la tech avec, je disais, en préambule,
00:19des hausses de prix chez Microsoft, chez Apple, des questions sur l'interrogation de OpenEI.
00:23Bref, petite pause, là, ça se calme un petit peu sur les valeurs tech.
00:27Oui, on a eu aussi cette semaine les bons résultats de Micron.
00:30Donc d'un côté, on voit quand même que la thématique est porteuse, les bénéfices sont là.
00:34Mais on sait que c'est un marché qui va rester volatile.
00:36Depuis l'introduction de SpaceX, on sait que les investisseurs regardent un petit peu
00:41comment se positionner, comment réallouer leur portefeuille.
00:44Donc cette volatilité risque de rester encore ces prochains mois.
00:47Une volatilité très forte sur les valeurs liées aux semi-conducteurs.
00:49Vous avez parlé de Micron, c'est vrai que le titre a gagné 15% hier soir à la clôture.
00:53Ce matin, la bourse de Séoul a perdu plus de 6% sous le poids de Samsung et de SKINX
00:58qui sont là aussi très volatiles.
01:01Est-ce que pour vous, ce segment technologique doit encore avoir une place prépondérante
01:05dans les portefeuilles ou il faut commencer à prendre un petit peu de recul ?
01:08On a vu hier la réaction sur le titre Apple, moins 6%.
01:11Le marché craint qu'Apple n'ait pas la capacité de pouvoir répercuter
01:14les hausses de prix qui ont été annoncées hier, qui sont quand même assez conséquentes.
01:17Sur un max, ça passe de 600 à 700 euros par exemple.
01:22De l'autre point de vue, c'est quand même important de rester investi sur ce secteur,
01:25sur les semi-conducteurs, sur l'équipement hardware.
01:27C'est vraiment des positions fondamentales dans nos portefeuilles.
01:30On voit quand même que la croissance américaine, et on a eu des chiffres encore cette semaine,
01:35la croissance américaine reste très très forte.
01:37Sur le deuxième trimestre, on peut penser que la croissance sera supérieure à 2,5%.
01:42Donc on pense que le consommateur sera en capacité finalement de supporter ces hausses de prix.
01:50Mais il est clair que ce cycle d'investissement, au bout d'un moment,
01:54c'est où les entreprises qui vont prendre en partie sur leur marge,
01:56et on sait qu'évidemment c'est négatif pour les investisseurs,
01:59où le consommateur qui va devoir encaisser ces hausses de prix.
02:02Donc pour l'instant, on a vu principalement cette inflation sur les prix à la production,
02:06sur les prix aux importations.
02:08Si on regarde les prix aux importations américaines, on voit que les prix des composants électroniques a explosé.
02:14Et jusqu'à maintenant, on ne voyait pas encore cet impact sur les prix à la consommation.
02:18Les prix à la consommation qui sont principalement guidés par l'inflation sur les services,
02:23les prix des biens représentent à peu près 20% du panier de la consommation aux États-Unis.
02:29Mais il y a un moment quand même où ces prix vont passer des prix à la production aux consommateurs,
02:35et ce sera intéressant de voir non seulement comment les consommateurs réagissent,
02:38mais également la Banque centrale américaine.
02:40Cette semaine a été très enrichissante sur les marchés,
02:43avec le pétrole qui est revenu sur ses niveaux d'avant-guerre,
02:46le dollar qui continue de se renforcer.
02:48Qu'est-ce que ça vous évoque quand vous voyez ce dollar qui devient à nouveau une valeur refuge,
02:53alors qu'elle ne l'était pas vraiment pendant le conflit en Iran ?
02:58Le dollar s'est apprécié quand même pendant le conflit en Iran.
03:00On pensait que justement l'accord de cesser le feu et ensuite l'accord de paix,
03:05en tout cas qui est en train d'être négocié entre les États-Unis et l'Iran,
03:09pourrait amener finalement à une dépressation du dollar.
03:11Ce n'est pas le cas.
03:12Ça s'explique pour l'instant principalement par la Banque centrale américaine.
03:17Beaucoup anticipaient une Banque centrale américaine peut-être un peu plus accommodante,
03:21ou en tout cas dans le discours avec la nomination et la première réunion de Banque centrale
03:27sous la direction de Kevin Walsh.
03:29Donc une Banque centrale américaine qui a remis l'accent sur l'inflation.
03:32On voit maintenant que les investisseurs anticipent près de deux hausses de taux ces prochains mois.
03:38Donc ça aussi, ça vient soutenir le dollar.
03:41Et c'est thématique de l'intelligence artificielle.
03:43On sait que les pays qui en bénéficient sont certes Taïwan, la Corée du Sud, le Japon,
03:49mais également les États-Unis.
03:50Donc ça, en termes de flux d'investissement, c'est aussi positif pour les États-Unis et pour le dollar.
03:54Le dollar fort qui pénalise l'once d'or, qui est passé sous les 4 000 dollars cette semaine,
03:58mais également dans une moindre mesure le bitcoin qui est passé encore cette nuit sous les 60 000 dollars.
04:03Est-ce que ce dollar, la vigueur de ce dollar, remet un petit peu en cause votre allocation
04:09ou est-ce que vous avez fait quelques mouvements cette semaine, Valentin Bissard ?
04:14Alors effectivement, la force du dollar, la hausse des taux d'intérêt réels, vraiment important,
04:19pèse sur le dollar.
04:20Nous, on a pris sur certains comptes en France Suisse, on a profité finalement de la correction de l'or
04:25pour rajouter un petit peu sur les positions.
04:27On pense que l'argument sur le moyen long terme est toujours là.
04:31Effectivement, à court terme, c'est ces craintes de débasement.
04:34De nouveau, on revient sur la Banque centrale américaine.
04:36C'était un des grands thèmes.
04:37Est-ce que finalement, on va laisser courir l'inflation ?
04:40Est-ce que le sujet de la dette va revenir ?
04:42Ce sont des sujets qui actuellement sont un peu moins présents,
04:45mais on pense que ça va revenir à court, moyen terme.
04:49Et de nouveau, à 4 000 dollars l'once, on pense que ce sont des niveaux assez intéressants
04:53pour remettre un pas dans cet actif-là.
04:56Et d'un point de vue boursier, sur les secteurs actions,
05:00quels sont aujourd'hui les secteurs que vous continuez d'accompagner ?
05:03En préambule, on parlait du segment technologique, mais ce n'est pas le seul, j'imagine.
05:07Alors, on a relativement peu de surpondérations dans notre allocation.
05:10Aux États-Unis, on a le secteur de la tech, ou en tout cas, les semi-conducteurs et le tech
05:15hardware.
05:15On reste toujours prudent sur les softwares.
05:17On a toujours une surexposition au secteur de l'énergie,
05:19mais évidemment, l'accord entre l'Iran et les États-Unis
05:22remet un petit peu en cause cette surpondération.
05:25C'est quelque chose qu'on va encore réévaluer ces prochains jours.
05:28Mais on a été surpris par la vitesse, finalement, de normalisation des prix du pétrole.
05:32Mais on voit aussi qu'il y a quand même une volatilité qui pourrait rester importante
05:35pendant ces 60 jours de négociation de l'accord.
05:39Et puis, en Europe, on est toujours exposé à les secteurs industriels, notamment, et financiers.
05:44Et les résultats semestriels, également, qui vont bientôt être publiés d'ici trois semaines,
05:49notamment du côté des États-Unis, puis en Europe.
05:52Merci beaucoup à Valentin Bissa de nous avoir partagé vos convictions.
05:55Ce matin, je rappelle que vous êtes chef économiste et stratège chez Mirabo Asset Management.
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